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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant :"ET PUIS AU PIRE ON S'AIMERA"

« ET PUIS AU PIRE ON S'AIMERA »

Thierry COHEN

MONTPOCHE

10 février 2022

448 pages

 

 

 

Présentation

 

Ça commence comme une belle histoire d'amour. Du genre... à l'eau de rose. D'ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d'Alice, trentenaire rongée par la solitude. Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre... quelque peu inquiétante. Tout prend donc la forme d'une comédie romantique pleine d'humour et... de doutes. Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d'être emportées par un mystère aussi romantique ? Jusqu'au jour où... ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue.

 

L'auteur

 

 

Thierry Cohen est l'auteur de nombreux best-sellers, traduits à l'étranger, comme Je le ferai pour toi, Si tu existes ailleurs, Si un jour la vie t'arrache à moi, Je n'étais qu'un fou, Avant la haine...

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions MONTPOCHE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Et puis au pire on s'aimera », roman de Thierry COHEN.

 

Je me suis de suite sentie happée par les mots de l'auteur qui nous offre un excellent thriller psychologique.


Au début de l'histoire le lecteur pense qu'il s'agit d'une romance mais les nombreux rebondissements qui tiennent vraiment en haleine, nous démontrent qu'Alice, notre héroïne pourrait ne pas vivre une belle histoire d'amour.. toutefois je ne vous en dirai pas plus et vous laisserai le découvrir par vous-mêmes.

 

L'auteur dresse une fine analyse des traits psychologiques des protagonistes de son ouvrage. Beaucoup d'émotions, de tensions, de peur sont palpables à la lecture de cet ouvrage que je recommande aux amateurs du genre.

Un bon moment de lecture.

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : "LES LARMES DU MARCHIDIAL"

« LES LARMES DU MARCHIDIAL »

Alain LEONARD

Editions DE BOREE

10 octobre 2019

264 pages

Présentation

Le temps s'écoule paisiblement dans le petit bourg auvergnat de Champeix. Mais la vie de Victor s'écroule quand un jour de janvier 1917 il reçoit son ordre de mobilisation pour le front. Il doit quitter son père veuf, sa ferme, son village, et la jeune fille qu'il aime depuis son enfance. L'amour sera t-il plus fort que son sens du devoir ?

Victor devra faire des choix difficiles qui ne seront pas sans conséquences sur son avenir. D'une plume sensible et magnifique, Alain Léonard nous plonge dans les années terribles de la Grande Guerre. Une belle histoire d'hommes, d'amour et d'amitiés.

 

Extraits

« Comme tu le sais, Fernand, la guerre dure plus que prévu, et l'armée manque d'hommes.

Ton garçon est appelé sous les drapeaux.

 

Les mains de Fernand se mirent à trembler imperceptiblement. Il savait dans son for intérieur qu'il n'y avait pas d'erreur. Le vieux gendarme gardait les yeux baissés vers le verre qu'il n'osait prendre.

Victor n'avait pas bougé de sa place. Incapable de prononcer une seule parole, comme pétrifié. Auguste posa sa main sur le bras du jeune homme. Je suis désolé, mon gars.

Il sortit de la poche intérieure de sa vareuse une enveloppe jaune qu'il déposa sans un mot sur la table. Victor prit délicatement le document, comme si celui-ci allait lui brûler les doigts. »


 

L'auteur

Après une carrière militaire en France et à l'étranger, Alain LEONARD est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois. A 52 ans, il entame en parallèle une carrière d'écrivain, mêlant histoire de France et romanesque. Enfants de la liberté, son premier roman, a reçu le prix du jury de l'Association du Noël des Romanciers d'Auvergne en 2017, puis le premier prix du concours de littérature 2019, attribué par le Lions Club Auvergne-Rhône-Alpes. Les Larmes du Marchidial est son troisième roman à paraître aux éditions De Borée.


 

Mon avis

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Les Larmes du Marchidial », roman de Alain LEONARD. Un grand merci également à Alain pour le marque-page et la gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

J'ai retrouvé avec grand plaisir la plume fluide et élégante de cet auteur découverte lors de la lecture de son précédent roman « Les Amants d'Austerlitz ».

 

Alain LEONARD nous entraîne en Auvergne, en 1917 où Victor, notre héros âgé de 18 ans, doit quitter son père et sa fiancée Lisette pour aller combattre l'armée allemande sur le Chemin des Dames..

 

Malgré son jeune âge et comme tous ses compagnons, Victor ne manque pas de courage et il lutte de toutes ses forces contre l'adversaire, partageant au quotidien la peur, le froid et la mort avec ses amis, dans l'enfer des tranchées.

 

Quelle sera la décision de Victor ? L'amour sera-t-il plus fort que la guerre ?

L'auteur nous offre une histoire intéressante et originale, se déroulant pendant la Première Guerre Mondiale qui nous fait découvrir un pan peu connu de notre Histoire. Il rend ainsi hommage aux jeunes gens, enrôlés d'office, qui n'ont pas hésité à défendre la patrie mais ont craqué et réagi devant le carnage de cette guerre.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman poignant, très bien écrit et documenté et avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture.

 

Si, comme moi vous êtes férus d'Histoire et aimez les belles histoires d'amour et d'amitié, ce roman ne pourra que vous séduire.

 

 


 

 

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Bonsoir aujourd'hui samedi je vais vous parler de ce roman : « LA DERNIERE TRANSHUMANCE »

« LA DERNIERE TRANSHUMANCE »

Alysa MORGON

6 Mai 2017

Editions Lucien SOUNY

« Le chant des Pays »

192 pages

 

RESUME :

Félicien et Elisée se connaissent depuis l'enfance. Devenus bergers, ils se retrouvent au moment des transhumances. Voilà trois étés, ils ont fait la connaissance de Barthé. Des liens si solides se sont noués entre eux qu'on ne pourrait imaginer les voir un jour se briser. Tous trois ballottés par leur famille, malmenés par la vie, mais diantrement attachés à leurs troupeaux, ils échafaudent sur l'alpage les rêves les plus fous pour se sortir de leur misère. Elisée toujours joyeux et décidé, va un jour leur indiquer le chemin de la providence : la Californie... Un paradis lointain où d'autres bergers, à la tête d'imposants troupeaux, courent dans les immenses plaines, remplissant leurs poches de dollars, dit-on ! Bravant familles, peurs et incertitudes, ces garçons, certes courageux mais aussi passablement en déroute, embarquent pour l'Amérique, un pays dont ils ignorent tout. Un voyage au bout d'eux-mêmes, comme au bout de leurs forces et de leur témérité. Mais cette dernière transhumance sera-t-elle celle de l'espérance ou bien celle du tourment ? A moins qu'elle ne soit celle du bonheur, tout simplement !

 

L'AUTEUR :

Comme tant de Hauts-Alpins, Alysa MORGON a entendu les anciens raconter les histoires et les anecdotes de ces milliers de Champsaurins (Vallée du Champsaur au-dessus de Gap) ayant quitté le pays pour aller tenter leur chance en Amérique.

 

Quarante ans plus tard, elle n'a toujours pas oublié ce jeune berger assassiné à l'autre bout du monde. Il ne parlait presque pas anglais. Son seul outil, sa seule défense était son sourire. Il souriait à tout le monde en permanence. Les Irlandais eux n'ont pas compris et ils ont pensé qu'il se moquait d'eux. Ils l'ont abattu froidement... et se sont emparés de son troupeau. A partir de cet épisode, Alysa MORGON a imaginé toute une histoire. Cet Alpin, elle l'a appelé Félicien et il nous entraîne dans une surprenante et palpitante aventure.

 

Précédentes publications aux éditions Lucien SOUNY : Un parfum de farigoulette (poche), Marie des garrigues, l'Epervière en Provence, Un bouquet de fiançailles, Le hameau près du ciel (poche), Un miroir en bois d'amandier, La Combe noire (poche), Le jardin des anges.

 

AVIS :

J'ai déjà lu plusieurs romans d'Alysa MORGON que j'ai beaucoup aimés mais venant de terminer la lecture de « la dernière transhumance », je peux dire que celui-ci fût pour moi un véritable coup de cœur !

 

L'auteur nous conte, comme elle sait si bien le faire,  l'histoire de Félicien, Elisée et Barthé, trois moutonniers très attachants, qui connaissent parfaitement leur métier et qui, comme 6000 Hauts-Alpins, ont décidé un jour de quitter leur montagne et leur pays afin de tenter leur chance en Amérique espérant ainsi survivre et garder leur dignité.

 

Le style musical et poétique de l'auteur nous transporte véritablement au sein des paysages et l'on s'imagine sur les chemins, proches de ces bergers et de leurs troupeaux, découvrant ainsi la faune et la flore. Comme dans tous les romans d'Alysa, l'on perçoit les odeurs, les accents et les couleurs de la belle Provence. L'auteur nous invite également à un voyage dans les immenses plaines de la Californie : un vrai bonheur.

 

L'histoire est triste et émouvante certes mais j'ai souri à maintes reprises tant les dialogues, ponctués de patois, sont truculents !

 

J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à le quitter, tant l'histoire est belle !

 

Je recommande donc vivement ce magnifique roman et souhaite une très bonne lecture à ceux qui vont le découvrir !

 

 

 

 

 

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Bonjour à tous aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant "LE SAUT DU LOUP"

« LE SAUT DU LOUP »

Christian LABORIE

Editions de BOREE

Terre de Poche

Novembre 2017

540 pages

 

Présentation

 

Lorsque Julien Estérel, le nouvel instituteur, découvre le corps sans vie de son prédécesseur, les gendarmes soupçonnent immédiatement un individu qui vit avec sa famille à l'orée du bois. Convaincue de l'innocence de son père, la belle Manuella trouve en Julien et en Marie, sa jeune collègue, des alliés inespérés. Mais au Saut-du-Loup, les légendes et les secrets qui dorment derrière chaque porte sont propres à brouiller les pistes. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois.

 

Extraits

« Manuella aimait profondément la vie.

Mais la vie parfois refusait de lui sourire.

 

Les heures passaient. Le jeune homme ne se lassait pas d'écouter Marie.

 

  • Dis-moi, nous sommes ici en plein cœur du fantastique ! Ne pouvait-il s'empêcher de s'extasier.

  • Tu ne crois pas si bien dire. Et je peux t'assurer que les histoires de sorcellerie et de mauvais œil, de guérisseurs, de désenvoûteurs, d'hommes et de femmes qui ont le pouvoir, comme on dit ici, on y croit dur comme fer. Ne t'amuse jamais à en rire devant personne. Tu ne sais pas à quoi tu t'exposerais !

  • Ne me dis pas que tu prêtes attention à ces sornettes !

  • Non. Mais j'évite de contredire les gens qui y croient.

  • (…)

  • Bigre ! Tu ne serais pas devenue un peu superstitieuse à ton tour, sous tes allures de jeune femme affranchie et moderne ?

  • Je ne tiens pas à tenter le diable !

  • Finis donc ton histoire de diable puisque tu en parles si bien.

 

Marie sourit. Elle aimait quand Julien la chinait. C'était, pensait-elle, la preuve qu'elle ne lui était pas tout à fait indifférente. »

L'auteur

 

Originaire du Nord de la France, né à Tourcoing en 1948 , Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de vingt-cinq ans. Professeur d'histoire et de géographie dans le Gard, il se passionne pour l'histoire et les habitants de sa province d'adoption, pour lesquels ses romans sonnent comme autant d'hommages humbles et sincères.

Il est l'auteur notamment de : 

L'Arbre à palabres
L'Arbre à pain
Le Brouillard de l'aube
L'Appel des drailles
Les Drailles oubliées
L'Arbre d'or
Les Hauts de Bellecoste
Terres noires
Les Rochefort
L'Enfant rebelle
Le Goût du soleil

La promesse à Elise

L'héritier du secret


L'ensemble de ses romans l'a hissé au rang des écrivains incontournables de la littérature de terroir.

 

Mon avis

 

Merci aux Editions DE BOREE et en particulier à Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le saut du loup », de Christian LABORIE, auteur que j'aime beaucoup et dont j'ai lu pratiquement tous les romans.

 

Christian LABORIE nous entraîne, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, dans les Cévennes, région chère à son cœur, et nous suivons l'enquête passionnante menée par la gendarmerie mais également par Julien, jeune maître d'école originaire de Nice et fraîchement nommé dans le village du Saut-du-Loup où les notables et habitants le considèrent comme un étranger..

 

En effet Julien a découvert le cadavre de M. Cabanel, son prédécesseur et tous les soupçons se portent sur un membre d'une famille de gitans, les Carballo.. Notre instituteur réussira-t-il à faire éclater la vérité dans ce village animé de rancunes et de préjugés où planent légendes, sorcellerie et superstitions ??

 

Dans ce très beau roman du terroir et d'amour, l'auteur nous rappelle les méthodes pédagogiques de l'époque et l'implication exceptionnelle des instituteurs dans le but d'assurer la pleine réussite de leurs élèves.

 

Comme à son habitude, l'auteur dépeint à merveille et avec moult précisions fort agréables, les paysages des Cévennes au fil des saisons. Il réussit également à nous tenir en haleine en nous offrant un récit riche en rebondissements et en action. Les personnages de Julien, Marie et Manuella sont attachants d'autres un peu moins mais je vous laisse le découvrir par vous-même !

 

J'ai vraiment ADORE ce livre mystérieux et très intéressant que j'ai dévoré d'une traite ne pouvant le quitter sans en connaître le dénouement au demeurant assez surprenant...

 

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

 

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INTERVIEW CHRONIQUEUSE JULIE CORDIER CE JOUR SUR MON GROUPE FB

GROUPE FB : 

LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS

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INTERVIEW 

CHRONIQUEUSE

Julie CORDIER

 

 

 

JM : - Bonjour à tous,

 

Notre amie Julie CORDIER a, récemment, accepté de répondre à mes questions.

 

  • Je partage donc l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Julie qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Julie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur mon gentil gril » ? 

 

Julie : Bonsoir Joelle. Oui, je suis prête, sur les starting-blocks. C’est un exercice très difficile pour moi car j'éprouve des difficultés de parler de moi ou de me dévoiler ;)

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Julie : Je m’appelle Julie, ai 36 ans et suis belge. Dans la vie, je suis juriste de formation, je travaille comme fonctionnaire pour l’Etat belge et je suis également chroniqueuse littéraire. J’ai un blog qui s'intitule Musemania’s Books par lequel je fais découvrir mes lectures.

 

 

JM : Tu es chroniqueuse littéraire et tu publies tes avis de lectures sur les réseaux sociaux.  Peux-tu nous parler de cette activité, nous dire depuis combien de temps tu partages tes retours de lectures mais également comment t'est venue cette passion ?

 

Julie : Mon blog, tel qu’il est, existe depuis un peu plus de 2 ans (avant, durant un an, j’utilisais une autre plateforme mais dont le design ne me plaisait pas). Depuis que je suis haute comme trois pommes, j’adore la lecture. Pas un seul jour ne passe, sans que je n’ouvre un livre. L’idée m’est venue à la suite de ma participation à un jury littéraire. Afin de me souvenir du ressenti de mes différentes lectures, pour des délibérations qui avaient lieu 6 mois plus tard, j’avais établi des fiches pour chacun des livres. C’est à ce moment-là que je me suis décidée à partager mes chroniques avec le « grand public ». 

 

 

JM : - Comment procèdes-tu pour rédiger tes chroniques ? Est-ce que tu prends des notes ou le fais-tu dès que tu as terminé ta lecture ?

 
Julie :  Généralement, je lis plus vite que je n’écris. J’aime laisser décanter mon ressenti deux ou trois jours avant de me lancer dans l’écriture de ma chronique. Parfois, cela me prend même un peu plus de temps. Je dois me discipliner car c’est comme si j’avais peur de la page blanche. Comme il s’agit de chroniques, c’est plus la peur de ne pas savoir retranscrire les sentiments ressentis en lisant le livre. 

Au sujet des notes, je dirais que cela dépend du livre. Quand il y a beaucoup de personnages alors je fais des schémas pour m’y retrouver avec des mots-clés. J’aime aussi noter les citations qui me plaisent dans des carnets. Selon les livres, je prends quelques notes afin d’éviter d'oublier certains éléments importants ou sentiments suscités.

 

 

JM : - Lorsque tu n'as pas adhéré à un ouvrage, écris-tu une critique négative ou nuances-tu tes avis ?

 

Julie : Même si je n’aime pas un livre, je poursuis ma lecture jusqu’à la fin car j’ai toujours l’espoir que l’auteur parvienne à me surprendre même dans les toutes dernières pages. 

Si ma lecture ne s’est pas très bien passée, par honnêteté pour les personnes qui me suivent mais aussi pour les maisons d’éditions quand il s’agit de service-presse, j’écris malgré tout une chronique. Je tente qu’elle soit la plus constructive qui soit dans le sens où j’indique les éléments qui ont fait que je n’ai pas aimé le livre. Je n'hésite pas à rappeler dans mes chroniques mitigées ou négatives qu’il ne s’agit que de mon humble avis personnel et qu’il n’engage que moi. Ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé un livre qu’il est forcément mauvais et qu’il ne trouvera pas son propre public. C’est ce que je reproche à certains chroniqueurs pour qui leurs avis doivent être parole d’Evangile et qui crient haut et fort sur les réseaux sociaux leurs avis négatifs, sans aucune considération pour l’auteur. Je trouve que c’est un manque total de respect pour les auteurs et les maisons d’édition. Un livre, cela prend du temps à être écrit, c’est toute une période de la vie de l’écrivain. Je peux dès lors comprendre que cela fait mal quand des gens méprisent leurs livres sur les réseaux sociaux notamment, quand on connaît les poids de ces derniers à l’heure actuelle. 

 

 

JM : - Es-tu en partenariat avec des maisons d'éditions ? Si oui lesquelles ?

 

Julie : Oui j’ai la chance de collaborer  de manière continue avec certaines maisons d’édition comme les Editions de L’Archipel, Slatkine & Cie, Harper Collins, Frison-Roche, Intervalles, Rivages, Albin Michel, Weyrich, Taurnada, Points, Les Avrils, Marchialy,  …

J’ai aussi des partenariats plus « sporadiques » avec d’autres comme Sonatine, Les Presses de la Cité, Calmann-Lévy, Plon, 

Je collabore aussi avec des agences et attachés de presse indépendants. 

Je tiens d’ailleurs à tous les remercier infiniment car je sais que j’ai beaucoup de chances.

 

 

JM : - Sur quels groupes, sites publies-tu tes chroniques ?

 

Julie : Je publie en premier lieu sur mon blog mes chroniques mais je les partage aussi sur des sites de lecteurs comme Booknode, Livraddict, Lecteurs.com

Je participe également au site Bepolar.fr ainsi qu’au site 20minutes.fr pour la page littéraire.

Je participe aussi à des jurys littéraires qui me permettent de découvrir des livres que je n’aurais pas forcément choisis en librairie et qui me permettent de pouvoir en parler avec d’autres amoureux de livres comme moi.

Quand aux réseaux sociaux, je poste à la fois sur Facebook, Instagram et Twitter (même si j’y ai moins d’interactions). Sur Facebook, je partage mes chroniques sur une bonne douzaine de groupes de lecteurs. Lorsqu’il s’agit de littérature noire, le nombre de groupes monte jusqu’à une quinzaine.

 

 

 

 

JM : - A quel âge as-tu commencé à lire ?

 

Julie : Je pense aux alentours de 5-6 ans. A l’époque, ma grand-mère habitait au-dessus d’une bibliothèque. J’adorais passer des heures dans ses rayons. Il y avait une odeur si particulière des livres que c’est une véritable « madeleine » de Proust quand je rentre dans une bibliothèque et où l’odeur des livres et surtout des vieux livres est perceptible. Je trouve que les bibliothèques sont des lieux rassurants.

 

 

JM : - Quel livre découvert dans l'enfance, t'a le plus marquée et pourquoi ?

 

Julie : En quatrième primaire (votre équivalent de CM1 si je ne me trompe pas), l’institutrice nous a fait lire « Le Petit Prince « d’Antoine de Saint-Exupéry. Je pense qu’il a provoqué comme un déclic. Chez moi, j’avais déjà les collections des livres de Martine de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier ainsi que les Bibliothèques Rose et Verte. J’aimais beaucoup les livres de la Comtesse de Ségur.

Un autre livre qui m’a aussi marquée durant mon parcours scolaire fut « La nuit des temps » de René Barjavel.

Ensuite, est venu mon amour pour la littérature noire avec les livres de Pierre Bellemare et de Mary Higgins Clark que je chipais auprès de ma grand-mère paternelle et de ma maman, toutes deux grandes lectrices également.

 

 

JM : - Quels sont tes auteurs préférés (disparus et contemporains) ?

 

Julie : Ils sont très nombreux. Mes tout premiers coups de coeur quand j’étais très jeune ont été Harlan Coben et Marc Lévy. Je continue à les suivre encore maintenant... 

À l’heure actuelle, j’adore Lionel Schriver, Jonathan Franzen, Stephen King, Franck Thilliez, Maxime Chattam, Emelie Schepp, Ken Follett entre autres….

Je suis une très grande amatrice de toute la littérature noire en général que ce soient des auteurs anglo-saxons, francophones mais aussi des auteurs nordiques. Je trouve que ces derniers sont très habiles pour distiller du suspens au fil des pages. Même si ce n’est pas toujours évident de suivre les noms des personnages ou des villes nordiques, l’atmosphère et l’ambiance de ces bouquins me plaisent particulièrement.

 

 

JM : - Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

 

Julie : Oh que oui!!! Il y en a partout chez moi mais je ne saurais pas faire autrement. J’aime trop les livres pour ne plus en acheter ;)

 

 

JM : - Où as-tu l'habitude d'acheter tes ouvrages ?

 

Julie : J’en achète un peu partout, en librairie ou en dépôt de secondes mains. On peut y faire de super trouvailles. J’achète aussi en brocantes quand il y en a ainsi que dans les foires du livre.

 

JM : - Quel format de lecture préfères-tu : numérique ou papier ?

 

Julie: Incontestablement, la version papier pour l’odeur, le toucher, le fait de voir rapidement où j’en suis dans l’intrigue. Par contre, j’ai toujours ma liseuse avec moi car c’est très pratique quand je ne suis pas chez moi. Ca ne pèse quasi rien et je peux avoir plein de livres avec moi quand je suis en déplacement. J’aime ce côté rassurant. En plus, quand je lis un livre papier, j’ai toujours la crainte de le terminer et de ne pas en avoir le suivant avec moi. Je déteste m’ennuyer et ne rien avoir à faire (dans les transports en commun par exemple).

 

 

JM : - Est-ce que tu achètes des livres neufs ou d'occasion et pourquoi ?

 

Julie : A la fois des neufs mais aussi des occasions. J’apprécie de me balader dans les dépôts-ventes car j’aime bien l’idée de leur donner une seconde vie.

 

 

JM : - A combien de livres s'élève ta PAL ?

 

Julie : Joker!!! Non, sans rire, je ne sais pas, je dirais beaucoup mais quand on aime, on ne compte pas ;)

 

 

JM : Peux-tu nous dire les titres des trois prochains livres que tu as hâte de lire ?

 

Julie : C’est surtout les prochains de certains auteurs dont j’aime suivre les séries comme d’Emelie Schepp mais un livre qui me vient directement à l’esprit c’est le second de Mathieu Lecerf, la suite « La part du démon ».  Arrivée à la dernière page, je l’ai détesté (rire). Maintenant, je l’attends avec impatience (qualité dont je ne fais absolument pas preuve).

Sinon, je ne programme pas toujours mes prochaines lectures. Je sais les livres qui m’attendent dans ma pile à lire et j’ai un agenda de lectures (avec les demandes des maisons d’édition ou des auteurs) pour tenter de respecter certains délais demandés mais je fonctionne aussi beaucoup à l’envie du moment afin que cela reste un total plaisir et non une corvée.

 

 

JM : - Quels sont tes genres de lectures ?

 

Julie : Je suis une lectrice totalement éclectique. Je fonctionne à l’envie. Je peux lire du contemporain, comme un classique, un essai, un document ou un thriller sanguinolent. Cela dépend de mon ressenti à ce moment là. 

Mais je dois bien avouer que mon préféré est la littérature noire sous toutes ses formes. Aussi bien en littérature qu’au cinéma, j’aime me faire peur.

 

 

JM : - Est-ce que tu lis plusieurs romans en même temps ?

 

Julie : Cela m’arrive mais ce n’est pas ce que j’apprécie le plus. J’ai parfois l’impression qu’il me faut un temps d’adaptation quand je vivote entre les deux. Je préfère savourer pleinement ma lecture, un livre après l’autre. Par contre, cela ne me dérange pas de lire plusieurs livres en même temps lorsque ce sont des genres complètement différents : par exemple, un thriller en même temps qu’un essai.

 

 

JM : - Combien lis-tu en moyenne d'ouvrages par mois ?

 

Julie : Cela dépend de mon travail, si je suis en congé, de mon état d’esprit mais je dirais aux alentours d’une dizaine. Bien entendu, quand je suis en vacances, cela peut grimper comme a contrario, quand j’ai beaucoup de travail et que je suis fatiguée mentalement, ça peut être moins. 

 

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de lire le soir puis une grande partie de la nuit jusqu'à t'endormir au petit matin ?

 

Julie : Hélas oui (rire). C’est parfois alors dur dur quand le réveil sonne à 5h30 car bien entendu, c’est quand je travaille le lendemain que cela m’arrive... 

 

 

JM : - Qu'est-ce qui te décide à choisir un livre plutôt qu'un autre – la couverture ? le nom de l'auteur ? Le résumé ? Les avis des chroniqueurs ?

 

Julie : Le plus important pour moi est la quatrième de couverture. J’y vais plus à l’aveugle quand ce sont des auteurs que je connais déjà et que je suis leurs parcours. Par contre, j’aime découvrir de nouveaux auteurs et ce, aussi grâce à l’avis d’amis blogueurs. Je peux être sensible à la couverture d’un livre mais ça ne sera pas l’élément prédominant.

 

 

JM : - Est-ce que tu prêtes tes livres ?

 

Julie:  Oui tout à fait. Cela ne me dérange pas du tout de les prêter. J’en prête à des amis, des collègues,…. Par contre, j’ai énormément de mal à m’en séparer pour les vendre. J’ai la chance d’habiter une grande maison et d’avoir de très nombreuses bibliothèques pour les ranger.

 

 

JM : - En dehors de la lecture quelles sont tes passions ?

 

Julie : Le cinéma et les séries, les animaux (dont je suis une fervente défenseuse), les voyages, la culture en général.

 

 

 JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Julie : Un seul c’est un peu compliqué mais je dirais : perfectionniste. Je ne sais pas faire une chose à moitié, j’aime me donner à fond dans ce que je fais.

 

JM : - Quelle est ta musique préférée ?

 

Julie : le rock sous toutes ses formes avec un groupe chouchou : les anglais de Muse. Tu as dû t’en douter à la vue du nom de mon blog, non? Je suis une aficionado depuis près de 20 ans je pense. J’ai tous leurs CD, j’ai déjà été les voir dans plusieurs pays.

A côté de ça, j’ai, comme pour les livres, des goûts très éclectiques. Je peux écouter du classique en allant bosser et terminer ma journée avec du metal.

Il y a juste le rap agressif dont je ne suis pas fan.

 

 

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ?

 

Julie : Comme film, « Moulin Rouge » a été un énorme coup de coeur. J’aime beaucoup les thrillers et les films d’horreur car comme je l’ai déjà dit ci-avant, j’aime me faire peur. Durant la période de Noël, je sais restée scotchée devant les films de Noël durant des heures. C’est vraiment l’un de mes plaisirs honteux (rire).

Au niveau séries, j’aime énormément « The Walking Dead » et les séries de zombies en général. J’attends aussi avec impatience la saison 3 de « You ».

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Julie : Vivre de ma passion des livres.

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Julie : Des livres, des livres et encore des livres. Une liseuse serait plus simple mais avec une dynamo alors pour la recharger ;)

 

JM : - Si tu étais : un fruit, un dessert, une fleur, une couleur,  un animal : tu serais ?

 

Julie :

 - un fruit : d’office un fruit exotique lesquels sont mes préférés : comme le melon, la pêche, la pastèque ou l’ananas.

- un dessert : mon préféré : le tiramisu

- une fleur : une fleur d’hibiscus ou d’oiseau de paradis comme l’un de mes tatouages.

- une couleur : le rose pour mon côté girly et le bleu car j’adore la mer.

- un animal : question très ardue pour moi car les animaux ont une très grande place dans ma vie : peut-être un animal marin comme la tortue marine (dont j’ai eu la chance de voir la ponte sur les plages du Cap-Vert) ou la baleine (pour sa sérénité moi qui suis toujours fort stressée). Vu mon signe astrologique, ça serait alors le lion.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Julie : Ne jamais hésitez à sortir de sa zone de confort! Les surprises ne peuvent être que meilleures :)

 

 

JM : Tu peux insérer ici le ou les liens de tes pages, blog etc...

 

Mon blog : www.musemaniasbooks.be 

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Merci Julie pour cet échange fort intéressant et sympathique.

Merci à toi Joëlle d’avoir pensé à moi pour cette présentation :)

 

 

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Je partage l'interview réalisée ce soir avec Marie MENEGUZZO et Bruno AUBERT sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW

Marie MENEGUZZO, Présidente Editions de l'Arbre Monde et auteure

 

Bruno AUBERT, directeur de publication Editions de l'Arbre Monde et auteur

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

⁃ Nos amis Marie MENEGUZZO et Bruno AUBERT ont gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Marie et à Bruno qui y répondront en direct ou plus tard selon leurs disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Marie et Bruno,

 

⁃ Comment allez-vous ? Êtes-vous prêts à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Marie : Bonjour Joelle ainsi que ceux qui sont présents, oui nous sommes prêts

 

 

Bruno : Bonjour Joëlle, je vais bien et j’espère qu’il en va de même pour vous. Nous pouvons commencer.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Marie : Mariée, maman de 3 grands enfants et mamie de 6 petits garçons de 2 ans à 14 ans.

Mes origines espagnoles

J'ai choisi de m'occuper de mes parents suite à des patologies graves. En alternant avec une bibliothèque que j'avais fondée à l'école de mes enfants. Aujourd'hui mes parents sont ensemble dans un autre monde. Grâce à Bruno, je continue mon péché mignon les livres. Sous une autre forme de bibliothèque que vous connaissez maintenant.

lectrice plus qu'auteure dans La rose de Kyoto Mon pseudo Ariane Evans.

 

 

Bruno : Je suis né il y a quelques hivers maintenant, au pays de l’été et du vent. Ensuite j’ai poussé en liberté comme une mauvaise herbe, comme une fleur sauvage, de celles qu’on ne voit jamais dans la vitrine d’un fleuriste. Non, je ne serai pas comme il faut, il y a de l’ennui à être comme il faut, et il est si bon de ne pas l’être. Mon enfance fut, de toutes celles dont on m’a parlé, la plus merveilleuse. J’en garde le goût du vent, de la poussière et des longues promenades que je faisais avec mon grand-père. J’en ai encore l’âme tout éblouie. Si bien que je ne pouvais pas me permettre de vivre autre chose que ce qui me faisait me sentir vivant. Bien de années plus tard, un monsieur du nom de Steve Job allait dire ceci :«Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens.» .

Le mien était d’écrire. Alors, j’ai écrit...

 

 

 

JM : - Comme vous avez plusieurs casquettes, je vais tout d'abord vous poser certaines questions concernant votre métier au sein des Éditions de l'Arbre Monde, puis d'auteurs.

 

  • Pouvez-vous nous présenter votre maison d'édition ?

 

Marie : j'aime bien quand Bruno la présente. à ti jeune homme

 

 

Bruno : Alors… c’est une longue histoire qui pourrait commencer par « il était une fois... » , mais nous allons sauter quelques chapitres pour en arriver à l’essentiel. D’abord expliquer le nom. Il n’est pas rare que l’on nous demande s’il s’agit d’une éponymie héritée de l’ouvrage de Richard Powers. Jusqu’à ce qu’on nous le demande pour la première fois, nous ignorions jusqu’à l’existence de Richard Powers et de son livre ( lequel est parait-il admirable, soit dit en passant). Nous souhaitions que notre Maison soit porteuse d’une image emblématique. Celle du chêne nous plaisait énormément ; hélas, d’autres l’avaient déjà trouvée à leur goût. On imaginera sans mal notre dépit. Mais comme bien souvent, une déconvenue peut devenir la source d’un « mieux ». La fameuse formule « un mal pour un bien » nous révélait tout son bon sens et sa sagesse. Nous désirions un arbre aux proportions universelles. Qu’à cela ne tienne. Yggdrasil ( l’arbre monde) nous tendait ses branches.

Et comme le Yggdrasil de la mythologie et ses 9 royaumes, notre Maison soutiendrait neuf genres littéraires majeurs. Les éditions de l’ARBRE MONDE étaient nées.

Nous souhaitons ouvrir une voie nouvelle, plus orientée sur la qualité littéraire que sur la logique forcenée assujettie à la seule loi du profit.

Nous souhaitons accompagner les auteurs et veiller à ce qu’ils ne soient plus le dernier maillon de la chaîne alimentaire.

 

 

  • Quelles sont les missions d'un éditeur et comment se déroule une journée type aux Éditions de l'Arbre Monde ?

 

Marie : je cherche des lieux de dédicace, je lis les romans des auteurs qui veulent éditer chez nous, si c'est dans notre ligne éditoriale je l'envoie à Bruno qui se charge des corrections.... Je lui donne quelques flashs d'images pour la couverture.....

 

 

Bruno : Un éditeur est avant tout un imprésario (toutes proportions gardées) il doit savoir sélectionner, je n’emploierai pas de métaphore à base de bon grain et d’ivraie, et accompagner l’auteur. En aucun cas, il n’est question d’accepter un ouvrage, de le publier et laisser à l’auteur le soin de se débrouiller pour la suite. Il doit au contraire lui baliser la voie et l’aider à trouver son public.

 

Il n’y a pas de journée type. L’équation est la suivante : journée type égale routine, routine égale ennui, et ennui égale promiscuité avec le néant. Le néant ( sous quelque forme qu’il se présente ) est l’ennemi que nous combattons. Et les livres sont assurément le meilleur rempart contre cet « ennemi ».

 

 

  • Combien avez-vous de collaborateurs et quelles sont les tâches qui leur sont confiées ?

 

Marie : Nous avons un trésorier, une infographiste, une secrétaire... un responsable d'animation Gérôme Michel apporte beaucoup aux éditions par sa gentillesse, son humour et son ambition

 

 

 

Bruno : Nous nous organisons dans un magnifique chaos de bonne humeur et d’échange. J’emploie ici le terme « chaos », dans l’esprit du chaos originel dont jaillit l’Univers. Vu de l’extérieur les choses pourraient peut-être sembler hors de contrôle, c’est très certainement ce que ne manquerait pas de dire un observateur qui se bornerait à ne juger que ce que son appréciation limitée lui permettrait de voir. Mais comme dans le Chaos qui engendra tout ce que nous connaissons ( et même ce que nous ne connaissons pas) chaque élément est idéalement à sa place et intervient avec à propos lorsque cela est nécessaire.

 

 

  • Sur quels critères choisissez-vous les manuscrits à publier et combien de textes lisez-vous par mois ?

 

Marie : écriture lisible, police taille 12, double interligne, titres chapitre en gras et 18 pouces, en haut de page, le moins de fautes possible.

 

 

Bruno : Les critères. La cohérence du récit, la structure et les règles de grammaire et d’orthographe. Sur ce dernier point, nous devenons de plus en plus stricts.

Le nombre est variable, pour donner une moyenne, entre 6 et 15. Le travail de sélection s’effectue en plusieurs étapes.

 

  • Quels genres littéraires publiez-vous dans votre maison d'édition ?

 

Marie : ti-homme à toi de dire

 

Bruno : Tous les genres, mais pour coller au plus près à l’écorce du légendaire Yggdrasil ( qui rappelons le soutient 9 royaumes), notre arbre à nous soutient neuf genres majeurs.

 

 

 

  • Quelles relations entretenez-vous avec vos auteurs ?

 

Marie : La plus amicale qui soit. Franchise, nous sommes ouverts à toute discussion. Je m'attache trop aux auteurs, comme une maman avec ses petits. (croyez-moi, ce n'est pas toujours bien). Dans un monde qui se veut speed, je dois mettre quelques barrières. ça viendra. On apprend à tout âge.

 

 

Bruno : Nous privilégions le dialogue. Auteur/éditeur, comme dans tous les couples il en faut. Nous ne souhaitons nullement que le contrat qui nous unis pour un temps soit perçu comme une servitude. Si ce n’était que nous, une poignée de main ou une engueulade suffiraient à conclure ou à rompre. Le contrat, par delà son côté officiel, c’est encore un peu ça chez nous. Donc nous encourageons nos auteurs à nous faire part de leurs attentes et à ne jamais rester sur une mauvaise impression sans en parler.

 

 

 

 

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos ouvrages ?

 

Marie : J'ai voulu montrer par ce roman la vie d'une femme mariée et responsable d'affaires. métro, boulot, dodo, est très mouvementés. Pas facile de danser sur un fil. On connaît plus son voisin que son conjoint. les manipulations dans des entreprises. La jalousie entre collègues. Et surtout avoir le plaisir de faire voyager les lecteurs, sans prendre un avion. De dire que tout est possible. Que l'amour et la réussite existent, il faut toujours être positif.

 

 

 

 

Bruno : - 20000 AL dans l’espace. Un roman de SF qui à l’origine devait être l’amorce d’une série de nouvelles qui rendraient hommage aux grands de la SF (il n’est pas improbable que je reprenne ce projet un jour), ici, il est question de paradoxe quantique et de singularité gravitationnelle.

 

- Le miroir (nouvelle), de l’héroic fantasy avec une petite aventure de Raven, la fille d’Ishtar.

 

- Le dernier géant (novella) Ici nous présentons le sorcier Yazad al Rahim ( figure que l’on retrouve dans le miroir et qui apparaîtra régulièrement dans l’univers de Raven). Le dernier géant fait le récit de la naissance et des origines de Yazad. Les hommes naissent-ils mauvais ou le deviennent-ils ?

 

- Le trésor du grand chêne (roman), roman d’amour dédié au temps qui passe. Un peu moins qu’un cri, mais déjà plus qu’un murmure, c’est un morceau d’Odyssée au pays des coeurs purs… ( je travaille actuellement à un ouvrage qui s’inscrit dans l’univers du grand chêne).

 

- Fenêtre sur cimetière (roman) Il ne s’agit pas vraiment d’un roman d’horreur pur et dur, mais plutôt d’une farce drolatique qui se veut le reflet d’un monde cynique. Les vivants et les morts y occupent tour à tour une place, y jouent un rôle. À bien y regarder, il n’y a pas grande différence entre les uns et les autres. Et puis, là-bas, dans sa noire demeure de Camden Street, le Maître occupe son éternité comme il peut. Dans l’ignorance de ce qu’ils sont, les hommes sont ses sujets.

 

- Prière aux vents du soir (nouvelle de SF) Une histoire d’amour par delà le temps et l’espace dans l’Amérique des années 50.

 

 

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en parler ?

 

Marie : je n'en avais pas spécialement, mais Bruno mon correcteur me dit oui, tu dois.

 

 

 

Bruno : Actuellement, je travaille à une nouvelle aventure des héros du trésor du grand chêne. J’éprouvais le besoin de les retrouver et de partager avec eux de nouvelles péripéties.

 

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos livres ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de vos histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Marie : je dors, je rêve, j'invente une nouvelle vie. Comme nous tous.

 

 

 

Bruno : Personnellement, je ne crois pas à l’inspiration. En revanche je crois que les histoires sont tout autour de nous et n’attendent qu’une chose, que quelqu’un les voit. Certaines font tout ce qu’elles peuvent pour attirer notre attention. Il faut simplement être attentif.

 

 

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Marie : sur des cahiers d'écoliers, sur ma main, sur mon coeur, ne restez pas en face de moi, si j'ai envie d'écrire, je peux me servir de votre front. Je suis plus lectrice qu'auteure

 

 

 

Bruno : J’ai commencé à écrire, il y a très longtemps, les ordinateurs n’existaient pas. J’ai écrit à la main, à la machine à écrire, à l’ordinateur et je suis revenu à la source, à la base, à l’artisanat, à l’écriture manuelle.

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

 

Marie : je n'ai pas d'heure ni de jours ni de nuit...

 

 

 

Bruno : En après-midi et en soirée. Et je ne mesure pas l’ouvrage accompli en temps, mais en mots, donc je veille à conserver un rythme de 1500/2000 mots jour.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Marie : Bernard Clavel car il écrivait mes rêves, la terre, la vie.

Pierre Bellemare aussi car il était vrai.

 

 

 

Bruno : Ils sont tellement nombreux… Le tout premier, Jean de la Fontaine. Victor Hugo, Voltaire, Rabelais et je m’arrêterais là pour ne pas imposer aux lecteurs un inventaire à la Prévert.

 

 

 

 

JM : - Quel a été votre dernier coup de cœur littéraire ?

 

Marie : Jean Giono dans jean le bleu

 

 

 

Bruno : Les copains de Jules Romains et un essai de Henri Guillemin, l’affaire Jésus

 

 

JM : - À quelle période auriez-vous aimé vivre ?

 

Marie :Deux périodes la première celle de l'Atlandide. J'aurais aimé vivre cette vie même si on ne sait si c'est une légende. Je suis sûre qu’elle est là encore. Les vestiges trouvés par l'archéologue Spyridon Marinatos me donnent espoir.

Puis aussi dans les années 1890 à 1900 et des brouettes pour rencontrer les grands écrivains. Puis aussi et encore d'autres années. Je suis une voyageuse....

Toutes , toutes sauf celle où nous sommes aujourd'hui.

 

 

Bruno : Entre – 753 et 466… ceux qui me connaissent savent pourquoi.

 

 

 

 

 

 

JM : - Pensez-vous que le livre papier a encore de l'avenir ou que le l'édition numérique va un jour le détrôner ?

 

Marie : le papier est et restera le roi

 

 

Bruno : Ce n’est pas demain qu’une IA ou des datas remplaceront la sensualité du livre papier.

 

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Marie : lire, rêver....... marcher seule hors de la ville

 

 

Bruno : La lecture, la lecture, la lecture, la nature, la vie, la lecture et l’écriture.

 

 

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaitent devenir écrivains ?

 

Marie : lire un maximum de grandes oeuvres, et n'écouter que soi-même

 

 

Bruno : Choisit-on de l’être ? Moi-même en suis-je un ? Mais si je devais répondre dans l’idéal, je dirais qu’il faut avoir une passion pour les mots et la langue qu’ils forment. En avoir l’âme pétrie au point de souffrir de leur manque ou des tortures qui leur sont infligées. La littérature n’est pas une affaire d’approximation. Nous observons, bien à regret, une synthétisation du langage écrit, qui tout en s’éloignant de l’art littéraire et de sa beauté se rapproche de l’écriture journalistique, laquelle n’a pas vocation de transporter le lecteur, mais de l’informer. Le temps, l’époque, ont tendance à orienter le lecteur vers des lectures simples, sans véritable profondeur ni consistance, à l’instar des aliments « vides » que nous absorbons. On ne laisse plus guère le temps à l’individu de s’installer pour apprécier le beau et le bon. Or, la littérature, comme la sculpture, la peinture ou n’importe quelle autre chose à l’essence artistique a besoin de temps. Une des questions qu’il faut se poser (selon moi, je ne prétends pas qu’il faille en faire une règle, je donne simplement mon point de vue) est la suivante: est-ce que j’écris pour être lu(e) par un petit nombre ( parce que ça me fait du bien – ce qui à mon sens est tout à louable -) ou est-ce que j’écris parce que je me sens habité(e) par quelque chose d’universel, qui non seulement s’adressera à tout le monde, mais dépassera le cadre de ma génération pour s’adresser aux suivantes ?

À défaut de conseiller, je recommanderai la fréquentation assidue de celles et ceux qui ont appartenu à la seconde catégorie.

 

 

 

 

JM : - Quel est votre endroit préféré, source d'inspiration (pièce de votre maison, une région, un pays) ?

 

Marie : mon bureau, surtout aujourd'hui, j'ai pleins d'amis, grâce à un ami.

 

 

Bruno : Mon bureau bibliothèque au milieu de tous les livres et la terre de mes chères Corbières.

 

 

 

 

JM : - Avez-vous des animaux de compagnie ?

 

Marie : mon mari Ha !!!! ben oui, il ronronne comme un chat, il ronfle comme un ours, il ne boit pas d'eau comme un lama, (il préfère une mimi bière) le nectar des Dieux oups. il aboie quand il a faim. hi !

Il est l'animal que je recommande à toutes les femmes. Gentil , docile, serviable. et je vous le dis, il faut me supporter. Je suis un vrai ouistiti. J'bouge toujours. j'n'aime pas être enfermée entre 4 murs. Mais entre des milliers d'arbres oui.

 

 

Bruno : Mes deux fidèles chats, qui en plus de me soutenir, m’offrent gracieusement le gîte et le couvert.

 

 

JM : - Quel est votre film culte ? Quel genre de musique écoutez-vous ? Écrivez-vous en musique ?

 

Marie : je n'ai aucune préférence de films, j'en vois très peu. no silence . Par contre, La HARPE ET LA GUITARE ME FONT FONDRE.

 

 

Bruno : Mon oncle Benjamin. De la musique classique avec un attachement particulier à Ravel et à Satie. Il arrive que j’écoute un peu de musique classique avant de commencer à écrire.

 

JM : - Quelle est votre odeur préférée, votre couleur ?

 

Marie : orchidée, toutes les couleurs, avec une attirance pour le rose, s’il n’y en a pas, il est dans mon coeur.

 

Bruno : Le parfum du lilas. Le noir

 

JM : - Si vous écriviez vos mémoires quel en serait le titre ?

 

Marie : La luciole

 

 

Bruno : Je ne sais pas vraiment, peut-être quelque chose dans cet esprit : le voyage extraordinaire d’un simple quidam qui se croyait perdu.

 

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte, quel objet incontournable à vos yeux, emporteriez-vous ?

 

Marie : aucun pour ne pas qu'ils soient jaloux , tous les objets sont dans mon coeur.

 

 

Bruno : Des lunettes de soleil ou un parapluie, on ne sait jamais avec le temps….

 

 

JM : - Quel mot vous définit le mieux ?

 

Marie : ouistiti,

 

 

 

Bruno : Ataraxie

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Marie : merci Joëlle, et à vous tous

 

 

Bruno : Un grand merci Joëlle, et juste un dernier petit mot à l’attention de tous nos ami(e)s, n’ayez d’autre ambition que celle d’être heureux(ses), le reste pourrait ne bien être que de la littérature.

 

 

 

JM : - Merci Marie et Bruno pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d’autres questions à Marie et Bruno qui vous répondront avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 


 


 

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Bonjour à tous aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "OSIPOV UN COSAQUE DE LEGENDE" - L'embrasement (tome 5)

« OSIPOV UN COSAQUE DE LEGENDE »

L'embrasement (tome 5)

Philippe EHLY

Editions ROD

370 pages

 

 

Présentation

 

Dans les premiers jours de la guerre de 1914, l'offensive des armées russes en direction de la Turquie centrale a été bloquée sèchement par les Ottomans. Enver Pacha lance alors, en plein hiver, une contre-offensive, avec comme objectif la Caspienne. Sur la route d'Enver Pacha se trouve Sarikamish, une petite garnison russe perdue au milieu des montagnes enneigées, qui a ordre de tenir jusqu'au dernier homme.

C'est là que le général Yudenitch, commandant en chef de l'armée du Caucase, envie le jeune lieutenant de Cosaques Alexandre Osipov, formé à la dure par les guerres balkaniques. Sa mission : observer l'avance de l'armée ennemie ; son idée personnelle : créer les circonstances pour la détruire.

La guerre entre Turquie et Russie est mal connue en Occident : découvrez-là en compagnie d'un officier de Cosaques qui y bâtit sa légende.

 

 

L'auteur

 

Philippe EHLY, conseiller juridique et financier, a longuement voyagé en Asie, tant professionnellement que pour satisfaire sa passion pour l'histoire et l'archéologie.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Éditions ROD et en particulier Anne de m'avoir permis de lire, en service de presse, « OSIPOV, un Cosaque de légende – L’Embrasement », cinquième tome de la saga historique de Philippe EHLY.

 

J'ai eu la chance de lire les précédents tomes de cette magnifique série que j'adore, et j'ai ainsi retrouvé, avec grand plaisir, notre héros Osipov, jeune officier de Cosaques, personnage charmant, volontaire, brillant et très érudit.

 

Philippe EHLY nous transporte dans le sud du Caucase et nous fait découvrir, au travers des missions confiées à Osipov, la guerre de 1914 entre la Turquie et la Russie, conflit sanglant peu connu par nous, Occidentaux, mais au cours duquel notre héros a forgé sa légende.

 

Comme lors de la lecture des précédents tomes, j’ai été immédiatement captivée par les aventures extraordinaires et périlleuses du jeune Cosaque. Il faut dire que l'auteur, dont l'écriture est sublime, décrit à merveille, avec moult détails, tant les scènes de guerre que les sentiments et les émotions des protagonistes de son roman, ce qui permet au lecteur de s'imaginer en train de visionner un film, tant les dialogues associés aux images rendent le récit vivant et palpitant.

 

 

J'ai ADORÉ ce cinquième opus, comme les précédents, d'ailleurs, bien que celui-ci soit un peu plus « militaire », mais aussi ponctué de touches d'humour et de dérision. J'ai également apprécié retrouver Lord Pelham, Pamela, Régina et leur famille, dont la présence dans ce récit apporte de la fraîcheur face aux horreurs de la guerre.

 

Que dire de plus, si ce n'est que la férue d'Histoire que je suis a été séduite par ce roman très intéressant et extrêmement bien documenté, et que j'attends avec impatience la suite !!!

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

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Voici une autre chronique : "L'EPINGLE DE FANNY"

« L'EPINGLE DE FANNY »

Josette WOUTERS

EDITIONS DE BOREE

Terre de poche

août 2018

270 pages

 

Présentation

 

De retour au village après la Libération, la famille Dubar reprend peu à peu ses marques. L'économie repart et il faut saisir les opportunités : le père de Miette souhaite ouvrir une boulangerie et embarque sa famille dans l'aventure. Mais Fanny, la grand-mère, veille de près comme de loin sur sa famille...

 

Une saga familiale au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale...

 

Antoinette avait bricolé une sorte de sac à dos pour sa fille. En le faisant, elle ne put s’empêcher de songer à celui qu'elle avait elle-même porté comme une voile reployée pendant le voyage de l'exode jusqu'à Colleret. A l'époque, elle était sur le point d'accoucher et elle avait préparé les affaire nécessaires à porté de main au cas où... Aujourd’hui, voir l'enfant qu'elle attendait alors, harnachée comme elle-même l'avait été, l'émouvait d'une façon intense. A tel point que Maxime se demanda s'il était bien raisonnable de la laisser seule pendant une semaine. Mais, tout était prêt et les billets de train achetés.. Fallait y aller. Il embrassa ses petits et sa femme en leur disant : à bientôt. Mais lui aussi avait le cœur pincé.

 

L'auteure

 

Après avoir été professeur de lettres au collège puis en lycée, Josette WOUTERS arrive tardivement à l'écriture. Dans ses romans, elle dépeint avec talent et émotion le nord de la France, sa région d'origine. Elle affectionne également écrire des histoires destinées aux enfants qu'elle observe avec tendresse et lucidité.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'épingle de Fanny », roman de Josette WOUTERS, auteure dont j'avais découvert la plume fluide et poétique, lors de la lecture de « La maison de Lou », roman que j'avais beaucoup aimé.

 

 

L'auteure nous transporte dans le Nord de la France, après la libération et nous conte avec douceur la vie de Fanny DUBAR et de sa famille.

 

Fanny est une grand-mère poule pour ses petits-enfants, elle veille sur sa tribu et les protège. Nous sommes à une époque où les familles étaient très unies, se contentaient de peu et vivaient ensemble, dans un espace réduit certes, mais tellement heureux d'être réunis.

 

La vie n'est pas toujours facile pour cette famille mais « mémère » Fanny en est le pilier et apporte tant d'amour et d'attention à tout ce petit monde.

 

Comment Fanny va-t-elle réagir lorsque Antoinette, sa fille lui annonce qu'elle va quitter la région avec son mari et ses enfants afin d'ouvrir une boulangerie ?

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman régional, tendre et émouvant, aux personnages vrais, faisant ressortir un grand nombre de souvenirs d'enfance et que j'ai dévoré d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.

 

Excellent moment de lecture !

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : "LES AMANTS D'AUSTERLITZ"

« LES AMANTS D'AUSTERLITZ »

Alain LEONARD

Editions DE BOREE

Vents d'Histoire

4 octobre 2018

284 pages

 

 

Présentation

 

QUAND L'AMOUR SE CONFRONTE

AUX BATAILLES NAPOLEONIENNES

 

Comme tous les jeunes gens de son âge, Jules Desailly rêve de quitter le cocon familial. Bercé par les aventures de ses parents, héros de la Révolution Française et de la Bastille, il décide, contre l'avis de son père, de quitter le Limousin pour découvrir Paris. Il élit domicile chez la Santel, sa marraine, une lavandière et sa fille Annette. Débrouillard, apprécié de tous les commerçants du quartier, il côtoie à l'occasion les militaires dans les tavernes. Mais la guerre est aux portes du pays. Napoléon, qui a renoncé à envahir l'Angleterre, se tourne vers l'Est où les Autrichiens et les Russes menacent le pays. L'occasion est grande pour Jules de vivre ses propres aventures. Engagé comme tambour au 14ème Régiment de Ligne, il connaît la fraternité des soldats, le froid des bivouacs et la fureur des combats. Il rencontre Alexandrine, une jeune cantinière attachée à son régiment. De profonds sentiments vont naître entre les deux jeunes gens. Renoncera-t-il pour elle à poursuivre sa quête d'aventures ?

 

A travers cet ouvrage où se côtoient l'Histoire et le roman, l'auteur nous fait d'abord voyager dans le Paris du début du XIXème siècle, puis dans l'intimité des troupes napoléoniennes.

 

L'auteur

 

Après son premier ouvrage Enfants de la liberté, Alain LEONARD poursuit la saga de la famille Desailly. Il est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire, en service de presse, »Les Amants d'Austerlitz », roman d'Alain LEONARD et de découvrir la plume fluide et élégante de cet auteur. Je remercie également Alain pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

Bien que n'ayant pas lu « Les Enfants de la liberté », je n'ai rencontré aucune difficulté à entrer très rapidement dans l'histoire de la famille Desailly, grâce aux judicieux retours en arrière effectués par l'auteur.

 

Ainsi Alain LEONARD nous transporte au XIXème siècle et nous conte le destin de Jules, le fils de Catherine et Camille qui furent des héros lors de la Révolution Française. Le jeune adolescent, avide de liberté, rêve d'aventures comme ses parents au même âge et quitte le Limousin pour rejoindre sa marraine à Paris puis s'engage dans l'armée Napoléonienne.

 

L'auteur décrit avec moult détails la vie quotidienne des soldats, leurs souffrances, leurs peurs, leurs espoirs, combattant sans relâche sur les champs de bataille d'Austerlitz où ils côtoient la mort mais partagent l'amitié entre engagés. L'histoire d'amour entre Jules et Alexandrine donne une touche de fraîcheur très agréable à ce roman.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman fort bien documenté sur le plan historique, très bien écrit et agréable à lire que j'ai dévoré pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à le quitter, tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.

 

A découvrir sans hésitation.

 

Très bon moment de lecture.

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : ">LES AMOURS PRISONNIERES"

« LES AMOURS PRISONNIERES »

Albert DUCLOZ

EDITIONS DE BOREE

TERRE DE POCHE

16 janvier 2020

465 pages

 

 

Présentation

 

Au son du tocsin, chacun de son côté de la frontière, Jean et Ludwig quittent femme et enfants pour rejoindre le front. Le hasard leur fera vivre le même parcours : prisonniers puis envoyés comme main-d’œuvre dans une ferme ennemie. Ce qu'ils ne savent pas, ces soldats qui d'ailleurs ne se connaissent pas, c'est que chacun travaillera désormais chez l'autre, et prendra ainsi la place de son opposant, dans les champs mais aussi dans le cœur de l'épouse restée à la ferme... Et ces relations auront des conséquences inattendues sur le destin de leur entourage !

 

Extraits

 

« La guerre ressemble à l'orage, oblige amis et ennemis

à se réfugier sous le même abri. »

 

  • Ce n'est pas comme vous, Ludwig, votre femme vous a écrit. Elle va bien ? Questionna Léoncie.

  • Elle va bien merci ; nos deux enfants également.

     

Ludwig répondait sans mentir, mais sans joie. Dans sa dernière lettre, le ton, le style d'Hannah, les mots employés paraissaient à Ludwig davantage indifférents ; l'amour semblait absent de son écriture. Ludwig s'en inquiétait, attribuait cela à la guerre, à son absence prolongée. Deux prisonniers français travaillaient dans la ferme. Eprouvait-elle pour l'un d'eux ce que lui ressentait pour Colette ?

 

L'auteur

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virgninie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse « Les Amours prisonnières », roman d'Albert DUCLOZ, auteur dont j'ai lu un grand nombre de romans tant j'aime sa très belle plume.

Albert DUCLZ nous transporte en 1914 et aborde un sujet différent de ceux que nous connaissons, bien que l'histoire se passe pendant la première Guerre Mondiale. Il nous fait partager le sentiments et le vécu de deux soldats paysans de nationalité  différente, l'un est français l'autre allemand et tous deux sont faits prisonniers.

Jean se retrouve dans la ferme de Ludwig et celui-ci est dans la celle de Jean mais aucun des deux ne le sait. Une complicité se développe entre les prisonniers et les épouses qui trouvent respectivement après de ces hommes de l'aide et un certain réconfort...

 

Comme à son habitude l'auteur dresse un portrait détaillé des protagonistes de son roman et décrit à merveille tant la vie en milieu rural en Haute-Loire à cette époque que les paysages.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables à la lecture des mots d'Albert DUCLOZ et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique romancé mêlant la guerre, l'amour, le quotidien des agriculteurs et les trahisons, que j'ai lu pratiquement d'une traite et refermé à regret.

 

Un très bon moment de lecture.

 

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Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

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