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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC MICHELE DASSAS SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Michèle DASSAS

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Michèle DASSAS a gentiment accepté, de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

 

 

JM : - Bonsoir Michèle

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Michèle : Oui, bien sûr, avec grand plaisir.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Michèle : Je suis écrivain depuis plus de vingt ans. J’ai d’abord rédigé des contes et petites nouvelles pour valoriser le patrimoine de ma région. J’habite en Sologne aux confins du Berry. J’ai créé une collection, intitulée « contoguides » : des guides touristiques, avec comme fil conducteur un écrivain régional (George Sand, Alain Fournier, Maurice Genevoix, Colette, etc.), et agrémenté de contes inspirés par les lieux. J’en ai écrit sept. Ensuite, je suis passée aux romans. Le neuvième est en gestation.

 

JM : - Et si vous nous parliez de vos ouvrages ?

 

Michèle : Mes romans ne se passent jamais dans une période contemporaine. J’ai une prédilection pour la fin du XIXème siècle et le début du XXème. J’ai fait une exception dans « la demoiselle du téléphone », où j’ai ressuscité la ville de mon enfance : Gien. L’intrigue se passe entre 1960 et 1963, mais je ne suis pas allée plus avant dans le monde actuel…

Dernièrement, je me suis attachée à des destins de femmes : l’actrice Madeleine Sologne dans « Une gloire pour deux », la pionnière des avocates, Jeanne Chauvin dans « Femme de robe » et la seule véritable élève de Renoir dans : « À la lumière de Renoir » qui vient de paraître.

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en dire quelques mots ?

 

 

Michèle : Oui, je travaille actuellement sur le destin d’une femme née esclave et qui a terminé sa vie à Monaco, en grande dame. Ce roman, comme tous les autres, mêle fiction et réalité historique. J’adore faire des recherches préalables, un peu comme un travail de détective.

 

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos livres ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de vos histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Michèle : J’ai d’abord une idée qui me vient, un désir. Et je cherche en ce sens dans la littérature, dans l’histoire, et toute la trame commence à se former dans ma tête. Avant de commencer à écrire, je rédige le squelette de mon roman et je connais déjà la fin, bien sûr. Ensuite, je construis un plan et je commence à rédiger. Tout au long de ce travail de rédaction, je vais continuer à enquêter, faire des recherches historiques, afin de coller au mieux à la réalité.

 

 

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Michèle : J’écris directement sur l’ordinateur, ensuite j’imprime. Je relis, je corrige, j’ajoute des annotations sur les feuilles imprimées. Quand je n’ai pas d’ordinateur avec moi (dans le train ou ailleurs), je prends des notes sur un bout de papier.

 

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

En combien de temps écrivez-vous un roman ?

 

 

Michèle : J’écris essentiellement le matin, dans ma cuisine très claire qui donne sur les bois, durant deux ou trois heures, ou une heure seulement, et pas forcément tous les jours. La rédaction d’un roman me prend une année environ, parfois plus, parfois moins.

 

 

JM : - Vos livres sont des romans historiques, des biographies romancées relatant des parcours de femmes mais je crois savoir que vous avez également écrit des contes, des nouvelles et des contoguides. Pourquoi ces choix et envisagez-vous d'écrire dans un autre genre ?

 

Michèle :

J’adore tout ce qui touche au passé, j’aime l’Histoire et les histoires. J’aime la beauté de la nature. Le présent et le futur ne m’intéressent pas vraiment, pas pour l’instant du moins. Je n’ai pas fini d’explorer ma période préférée qui me rassure, car elle est passée.

 

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, vous avez obtenu de nombreux prix pour vos ouvrages et le dernier (1er prix concours Arts et Lettres de France en 2018) décerné pour “Femmes de robe”. Pouvez-vous nous conter comment vous avez vécu ces aventures ?

 

Michèle : J’ai toujours beaucoup aimé les examens, les concours. J’étais, bien sûr, à chaque fois ravie de remporter le prix. Je vois cela comme un encouragement à continuer.

 

JM : - L'écriture de tels livres nécessite de nombreuses recherches. Comment procédez-vous pour ce faire ?

 

Michèle : Cela dépend de l’ouvrage. Pour « Femme de robe », la presse d’époque a tellement parlé d’elle que j’ai trouvé une mine de renseignements dans les journaux. À chaque fois, je me déplace sur les lieux pour « sentir l’atmosphère ». Pour « Une gloire pour deux », ce sont des membres de la famille de Madeleine Sologne qui m’ont principalement fourni des renseignements. Pour « À la lumière de Renoir », je me suis appuyée sur des écrits de Jeanne Baudot, de Julie Manet, de Jean Renoir, de Jean Griot, et des témoignages, etc..

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Michèle : Tout est vraiment bouleversé. Toutes mes dates ont été annulées. Je serai présente au salon du livre de Cosne les 17/18/19 septembre.

 

 

 

 

JM : - A qui confiez-vous vos manuscrits en première lecture (amie, membre de votre famille, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de vos livres ?

 

Michèle : Je confie mes livres à des amis, à l’une de mes filles, à ma mère et je recueille les premières impressions. Je tiens compte de leurs observations. Les couvertures de mes livres sont réalisées par l’éditeur.

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos ouvrages ?

 

Michèle : J’ai eu la chance, dès mon premier ouvrage, de trouver un éditeur local que je n’ai jamais quitté. Les éditions CPE sont devenues les éditions Marivole et maintenant Ramsay. J’ai, également, été éditée en Suisse (contoguide sur Charlie Chaplin à Vevey/Montreux)

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Michèle : Les auteurs classiques de la fin du XIXème siècle et du début XXème. Je préfère lire des textes bien écrits dans notre belle langue française. J’ai une grande admiration pour le style de Colette. Parmi les contemporains, j’aime celui de Jean-Philippe Toussaint.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

 

Michèle : Je lis très peu ou plutôt je lis beaucoup de documents et de livres historiques, ayant un rapport avec mon travail. Donc, je picore çà et là des informations. Je lis rarement les romans des autres.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Michèle : J’aime peindre (je barbouille des toiles de couleurs très gaies, mais je n’ai aucun talent, c’est par plaisir). J’éprouve également beaucoup de plaisir à tondre et jardiner, pour que tout soit joli et agréable à regarder, pour que mes enfants et petits-enfants puissent en profiter.

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaitent devenir écrivains ?

 

 

Michèle : C’est difficile de donner des conseils dans ce domaine. Je pense que l’écriture vient comme un besoin, une pulsion. Coucher sur le papier des histoires ou des pensées qui nous animent, c’est un peu une sorte d’accouchement (coucher-accoucher). Il faut se lancer, il faut commencer par un bout.

 

JM : - Quel est votre endroit préféré (pièce de votre maison, une région, un pays) ?

 

Michèle : Comme je l’ai dit plus haut, c’est ma cuisine très ensoleillée, mais je peux écrire ailleurs. Il me faut le calme et un bel environnement.

 

 

JM : - Avez-vous des animaux de compagnie ?

 

 

Michèle : Non et je n’en désire pas. Je veux être libre, ne pas avoir de chaînes. J’ai des animaux de compagnie sauvages (les sangliers, les lièvres, les chevreuils) dont je n’ai pas la charge, cela me suffit.

 

 

JM : - Quel est votre film culte et quel genre de musique écoutez-vous ?

Ecrivez-vous en musique ?

 

Michèle : Mon film culte ? la trilogie de Pagnol, mais j’adore regarder des comédies comme Papy fait de la résistance.

J’écoute très peu de musique. Je crois même que la musique me dérange dans mon écriture. J’aime Chopin, Mozart, Haendel, Sati, etc. et les chansons des années 70/80/90 que j’écoute sur nostalgie (uniquement en voiture). La mélodie est importante.

 

 

JM : - Quel mot vous définit le mieux ?

 

Michèle : la curiosité

 

 

JM : - Quelle est votre odeur préférée, votre couleur ?

 

Michèle : l’odeur de l’églantine. Ma couleur préférée : je crois que je n’en ai pas, car j’aime les couleurs vives, mais je porte beaucoup de noir.

 

JM : - Quel proverbe vous vient de suite à l'esprit ?

 

Michèle : À toute chose malheur est bon.

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte quel objet, indispensable à vos yeux, emporteriez-vous ?

 

 

Michèle : Un gros cahier et un crayon (mais cela fait deux objets, alors un livre, et dans ce cas-là la Bible, une occasion de la lire enfin !)

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Michèle : Juste un grand merci pour ce questionnaire complet.

 

 

JM : - Merci Michèle DASSAS pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Michèle qui vous répondra avec plaisir, sous ce post.

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : MEMOIRE DE SABLE ET DE VENT

« MEMOIRE DE SABLE ET DE VENT »

Tome 4

Christine MACHUREAU

Editions du 38

15 octobre 2018

320 pages

 

 

 

Présentation

 

Clara va transformer la mémoire de sa grand-mère, Anne Chauverson, en un mythe qui jalonnera toute son existence. Cette jeune femme rassemble son savoir et ses forces vives pour réaliser les rêves de sa vie, pour tenter d’égaler ses ancêtres, tour à tour guérisseuse, herboriste, libraire, alchimiste, architecte et financier. Elle ne veut déchoir. Poussée par sa formidable soif d’aventure, et la crainte du mariage imposé, elle ira au-delà du possible et les épreuves seront au rendez-vous. 


Et vogue la galère ! Car c’est sur une galère de Maître Jacques Cœur que le monde et ses rudesses vont la blesser. Elle guérira en poursuivant toujours plus loin ses découvertes, à travers les déserts, dans les cités interdites aux chrétiens. Affrica la saisira à bras-le-corps et sur cette terre incandescente elle recevra les plus profondes leçons de sa vie.

Jusqu’à l’aveu d’une solitude irrépressible et intolérable qui la piège à Tombouctou, on la voit se débattre et espérer.


 

L'auteure

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge. Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.
Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.
Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions du 38 et en particulier Anita de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Mémoire de sable et de vent « , roman de Christine MACHUREAU.

 

Etant une grande fan de cette auteure j'ai lu pratiquement tous ses romans et j'ai découvert avec grand plaisir ce quatrième opus de la saga «Mémoire ». J'ai ainsi retrouvé la plume magnifique et envoûtante de Christine MACHUREAU.

 

Nous sommes en 1444 et dans le tome IV de cette sublime saga historique se déroulant au Moyen Age, nous retrouvons Clara, la petite fille d'Anne.

 

Comme dans les précédents opus, l'auteure nous fait voyager et vivre l'aventure ô combien dangereuse et palpitante de cette jeune femme courageuse et déterminée, fort indépendante pour l'époque, qui a beaucoup de traits communs avec sa grand-mère. En effet, elle est également passionnée par la vie, les nouvelles techniques scientifiques, médicales mais aussi par l'astrologie, l'astronomie et les livres.

 

Après le décès de sa grand-mère, Clara consigne les événements de sa vie sur des feuilles de papyrus et nous la suivons de Toulouse à Marseille puis à Carthagène, Cordoue et Grenade jusqu'à Tombouctou, pays musulman où les femmes chrétiennes ne sont pas les bienvenues... Quel voyage !

 

Comme à son habitude, Christine MACHUREAU décrit à merveille les personnages, les vêtements et les bijoux, les lieux et les traditions culinaires, nous permettant de visualiser les couleurs, les palais, le désert et de sentir les multiples odeurs... Au fil des mots de l'auteure, on se sent transportés immédiatement en ces lieux et à cette époque.

 

J'ai bien aimé outre Clara, les personnages incarnés par Bertrade et son fils Drogon mais également Robert de Remiremont...

 

En quelques mots pour finir j'ai ADORE ce roman très intéressant, extrêmement bien documenté tant sur le plan historique que cultuel et architectural, que j'ai pratiquement lu d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.. J'attends donc avec impatience la suite des aventures de Clara..

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

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Rebonjour aujourd'hui samedi je vous propose ma chronique concernant : "L'ENFANT DES SOLDANELLES"

« L'ENFANT DES SOLDANELLES »

Gérard GLATT

Editions PRESSES DE LA CITE

Terres de France

17 janvier 2019

464 pages

 

Présentation

 

Pendant la seconde moitié du XXème siècle, le roman d'une indéfectible amitié entre deux jeunes hommes, et l'initiation parfois douloureuse de l'un d'eux, Guillaume. Un parcours ancré dans le décor puissant des Alpes.

 

La montagne comme une évidence.. Tout a commencé alors qu'il avait huit ans : à la suite d'une grave maladie, Guillaume est envoyé six mois à Chamonix dans un préventorium, Les Soldanelles, en hiver 1952. Pour l'enfant venu de la région parisienne, c'est une révélation, puis plus tard, le souvenir d'un paradis perdu. Alors il reviendra car le besoin est là, irrésistible, de vivre non loin des cimes, dans la vallée de l'Arve, tout comme son ami d'enfance, Augustin. Ils y rencontrent Julien Villermoz, plus âgé d'une vingtaine d'années. Singulière amitié pour certains... pourtant Julien joue le rôle d'un grand frère, d'un mentor. Il leur fera découvrir l'entreprise familiale, les initiera à la montagne, à ses beautés et ses mystères. Mais un après-midi, parti seul en randonnée, Julien, le montagnard, si agile, si passionné, chute et meurt. Comment est-ce possible ?

 

Comment Julien a-t-il pu rater une prise ? Pour les jeunes gens, le coup est rude. Et davantage encore pour Marguerite, sa mère, qui le célébrait comme un dieu, d'un amour vibrant, exclusif. Elle reporte bientôt son amour sur Guillaume, qui présente de nombreuses ressemblances avec son fils disparu...

 

 

L'auteur

 

Né à Montgeron en 1944, Gérard GLATT, romancier et auteur pour la jeunesse, a publié aux Presses de la Cité « Retour à Belle Etoile », « Les Soeurs Ferrandon », « Le Destin de Louise », « Et le ciel se refuse à pleurer »... Il est sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL), membre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature ainsi que de l'Association des Ecrivains bretons.

 

 

Mon avis

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Yéléna de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Enfant des Soldanelles », roman de Gérard GLATT que je remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée. Etant une fan inconditionnelle de cet auteur, j'ai retrouvé avec grand plaisir sa plume fluide et précise.

 

Gérard GLATT nous transporte en 1952 où nous faisons connaissance avec Guillaume, jeune parisien âgé de 8 ans qui, suite à une primo-infection, doit séjourner plusieurs mois, loin de sa famille, au préventorium des Soldannelles à Chamonix.

 

C'est alors qu'il découvre le Mont-Blanc, la beauté de cette majestueuse montagne, l'air pur et la vie en communauté. Il se lie d'amitié avec Augustin puis Julien, leur mentor, qui leur fera partager sa passion pour la haute montagne. Devenus adultes, Guillaume et Augustin, qui ressentaient tous deux le même besoin vital, reviendront vivre dans la Vallée de l'Arve en Haute-Savoie.

 

Les personnages sont attachants et vrais. J'ai particulièrement aimé celui de Marguerite, la maman de Julien qui, après la disparition de son fils, a reporté son amour sur Guillaume.

 

Dans ce roman, l'auteur nous dévoile une partie de sa vie en mêlant réalité et fiction et nous comprenons ainsi les raisons pour lesquelles il est devenu « amoureux de la montagne ». Gérard GLATT connaît parfaitement la région et décrit avec moult détails les sublimes paysages des Alpes, les villages, la beauté du Mont-Blanc mais aussi les pièges qu'il peut cacher...

 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant sur l'amitié sincère, le combat contre la maladie, les relations avec la famille et le parcours difficile d'initiation à l'âge adulte d'un jeune enfant. J'ai dévoré ce livre pratiquement d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement et je l'ai refermé à regret.

 

Excellent moment de lecture.

 

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Bonsoir voici ma chronique concernant : "EOOL" LA REVOLTE Tome 1

« EOOL »

LA REVOLTE

Tome 1

Christine MACHUREAU

LES EDITIONS DU 38

29 mai 2018

232 pages

 

 

Présentation

 

Éool est un archer remarquable. À ce titre, il veut être reconnu comme chasseur. Mais à l’orée de sa vie d’adulte, le chaman du clan des Bisons en décide autrement. Éool sera le chaman qui lui succédera. Mais Éool négocie et transpose sur une rude vie un rêve d’évolution, un rêve de réelle humanité. Il faut qu’il s’éloigne et bâtisse une vie hors du commun. Jalousies, passions, vengeances, régressions, lois claniques, rien ne lui sera épargné.

Entre -8 000 ans et -7 000 ans, au bord de la Dordogne, dans un clan dont la grotte-habitat est située près de Trémolat (24), c’est la saga d’Éool le chaman que Christine Machureau vous propose. Elle-même rêve à ces temps lointains, assise au bord de la Dordogne, face à la grotte du clan des Bisons. Implantée sur cette rive mythique qui fut un des berceaux de l’humanité, elle vous fera pénétrer profondément les arcanes spirites des premiers hommes, plongés dans la fureur et l’épouvante.

 

 

L'auteure

 

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.
Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.


Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.


Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

 

Mon avis

Je remercie les Editions du 38 et en particulier Anita de m'avoir donné l'opportunité de lire « EOOL – La révolte » – tome 1, roman de Christine MACHUREAU, auteure dont j'ai lu presque tous les romans tant j'aime son écriture envoûtante et magnifique.

 

La férue d'Histoire que je suis n'a pu qu'être attirée par ce livre qui se déroule à la Préhistoire, période si lointaine qu'elle en est plus captivante à mes yeux.. J'ai lu d'ailleurs dans la même lignée, il y a quelques années, et relu d'ailleurs « Les enfants de la terre ».

 

Comme à son habitude, Christine MACHUREAU nous offre une saga riche en émotions et en rebondissements : Eool le héros fait partie du Clan des Bisons et va vivre avec son complice Adani, des aventures incroyables au cours de la mission qui leur sera confiée....

 

Nous découvrons ainsi les croyances, les moyens de survie, les mentalités de ces peuples. Il faut dire que l'auteure a une imagination débordante et ses descriptions fort détaillées nous font vivre avec une certaine appréhension les aventures de ces deux amis..

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique captivant, extrêmement bien documenté qui garantit évasion, frissons et sueurs froides !

 

Je lirai assurément le second opus de cette saga.

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui lundi voici ma chronique COUP DE COEUR concernant : "L'IMPOSSIBLE AVEU"

L'IMPOSSIBLE AVEU »

Nicole PROVENCE

Terre d'Histoires

City Editions

3 avril 2019

318 pages

 

Présentation

 

 « COMME AVANT LA TEMPETE EN PLEIN OCEAN,

UN FAUX CALME REGNAIT, POUR LES PRENDRE

PAR SURPRISE ET MIEUX LES DETRUIRE... »

 

Région lyonnaise, été 1872. Même si Aiglantine a trouvé le bonheur auprès de Mathieu, elle dissimule toujours un terrible secret. Des années plus tôt, elle a abandonné son fils Aurélien qui a été adopté par une riche famille d'industriels de la soie. Depuis, Aiglantine est devenue amie avec Louise, la mère adoptive, qui l'autorise à rendre régulièrement visite à ce fils ignorant la véritable histoire de sa naissance.

 

Le fragile équilibre est rompu le jour où Louise, gravement malade, veut briser le pacte du silence. Aiglantine refuse, redoutant une confrontation douloureuse avec l'enfant qu'elle a abandonné. Mais combien de temps pourra-t-elle encore garder ce secret ? D'autant que, dans l'ombre, un individu venu de son passé réclame vengeance..


Aiglantine va devoir faire des choix difficiles, pour son destin et celui de son fils...

 

LE DESTIN FORT D'UNE FEMME LIBRE.

 

L'auteure

 

Après des années entièrement consacrées à sa famille, Nicole PROVENCE est devenue auteure à plein temps vers la quarantaine. Elle a déjà publié avec succès une dizaine de romans qui se déroulent dans des régions françaises ayant une histoire forte. 

 

Mon avis

 Je remercie Terre d'Histoires City Editions de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse,  « L'impossible aveu », roman de Nicole PROVENCE. Etant une fan inconditionnelle de l'auteure dont j'ai lu pratiquement tous les romans, je me suis empressée de découvrir la suite du « Secret d'Aiglantine », roman lu en 2017 et qui fut pour moi un véritable COUP DE COEUR.

De plus, la magnifique couverture et le résumé fort alléchant de ce livre m'ont de suite interpellée.

 

Dès les premières pages, Nicole PROVENCE nous transporte en 1869, à Lyon où Blaise, un jeune garçon de dix ans, découvre le cadavre d'un gardien de prison dans les eaux de la Saône et en alerte Raoul Boucher, son voisin policier de la ville.

 

Quatre années plus tard, nous retrouvons avec grand plaisir, à la Grande Maison, Louise et Julien de la Roche-Drieux, importants soyeux de la ville de Lyon, en compagnie de leur fils Aurélien mais également Aiglantine et son époux Mathieu Vallon, le chimiste. Tous les protagonistes du « Secret d'Aiglantine » semblent vivre paisiblement après les terribles événements tragiques qu'ils ont connus les années précédentes....

 

Toutefois, le secret d'Aiglantine pourra-t-il être gardé ?

  

L'écriture est très belle, fluide et légère. L'histoire passionnante et pleine de rebondissements tenant ainsi le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.

 

Comme à son habitude, l'auteure décrit à merveille le monde des soyeux, les quartiers, les paysages de la région Lyonnaise si chère à son cœur.

 

Nicole PROVENCE nous offre une fine analyse des traits physiques et de caractère de ses personnages les rendant pour certains sympathiques, émouvants, drôles et pour d'autres détestables comme Pierre Drevon et Arthur Monteville que je n'ai pas du tout aimés, mais je vous laisse en découvrir les raisons !

 

J'ai également apprécié retrouver l'adjudant Emilien Gontard et son adjoint le gendarme Camille Blavet, tous deux fins limiers, experts dans leurs investigations et épicuriens, prenant plaisir à déguster les spécialités Lyonnaises !

 

J'ai ressenti beaucoup d'émotions à la lecture de ce roman, quelques frissons et j'avoue avoir eu, à plusieurs reprises, les yeux larmoyants et les joues rouges...

 

J'ai ADORE ce polar historique sur les secrets liés à la naissance mais aussi les rancœurs, le désir de vengeance, l'amitié et l'amour, que j'ai lu pratiquement d'une traite ne pouvant me résoudre à le quitter tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement et qui fut pour moi un vrai COUP DE COEUR.

 

Un excellent moment de lecture !

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique COUP DE COEUR concernant : "MEMOIRE DU NIL"

« MEMOIRE DU NIL »

Tome 5

Christine MACHUREAU

LES EDITIONS DU 38

13 mai 2019

317 pages

 

 

 

Présentation

 

Les routes vers le nord sont coupées. Clara, qui maîtrisait sa vie, est ballottée entre les dangers de la nature et la rage des hommes.

Comme elle, voyageurs qui abordez Affrica, vous sentirez le souffle méphitique de l’Enfer sur terre. Pourtant, fascinés par cet énorme flux d’énergie et la puissance de Gaïa sous vos pieds, par le sourire des femmes, vous serez irrésistiblement happés.

Quel tribut devra sacrifier Clara pour y survivre ?

Rentrera-t-elle à Troyes, pour retrouver la terre de ses ancêtres ?

Avec ce 5e et dernier tome, la grande saga médiévale de Christine Machureau s’achève en apothéose.

 

 

L'auteure

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.
Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.
Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.
Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.


 

Mon avis

Je remercie les Editions du 38 et en particulier Anita de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Mémoire du Nil » roman de Christine MACHUREAU, auteure dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages tant j'aime sa plume majestueuse et envoûtante. Ainsi j'avais vraiment hâte de connaître la fin de cette magnifique saga tout en regrettant qu'elle ne se termine déjà..

Comme lors des précédents tomes je me suis sentie happée par les mots de Christine qui offre un magnifique voyage au Moyen Age, dans des pays mystérieux et sublimes.

Ainsi, nous retrouvons avec grand plaisir les aventures de notre héroïne Clara, que l'auteure nous conte sous forme de carnets de voyage.

Nous  suivons donc Clara et les caravanes de Tombouctou à Gao en Afrique puis en Egypte et enfin en France. Nous découvrons les rencontres qu'elle et ses amis feront dans ces contrées lointaines...

Christine MACHUREAU a vraiment le don de nous faire vibrer et craindre, au fil de ses mots, pour l'avenir de Clara et de ses amis. Beaucoup d'émotions sont palpables et l'on peut sentir également aisément les odeurs et la chaleur, voir les couleurs, la faune, la flore, imaginer la beauté des paysages, voir évoluer les protagonistes de cet ouvrage selon leurs coutumes, tant les descriptions de l'auteure sont précises.

J'ai beaucoup aimé Clara, cette femme forte, déterminée, courageuse, très érudite, qui, malgré les voyages ô combien périlleux et intéressants qu'elle a entrepris, n'a pas eu une très belle vie...

J'ai donc lu d'une traite le dernier opus de cette saga historique époustouflante, passionnante tant elle est bien écrite et documentée sur le plan historique et cultuel et que j'ai refermé vraiment à regret. J'avais toutefois envisagé une fin différente de celle que Christine a décidé de donner à son roman mais qui n'en reste pas moins très jolie....

Je vous conseille donc de lire cette sublime saga si vous êtes férus d'Histoire et de jolis mots qui invitent le lecteur au voyage et au dépaysement.


Un excellent moment de lecture et pour moi un COUP DE COEUR.

 

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Rebonjour je vous propose ma seconde chronique : "BALLADE IRLANDAISE" tome 1

« BALLADE IRLANDAISE »

Un Anglais en Irlande TOME 1

Philippe THOMAS

Chemins Littéraires

15 juin 2019

401 pages

 

Présentation

 

De temps immémorial, l'Irlande a vu ses terres confisquées pa l'aristocratie anglaise et ses paysans maintenus dans une pauvreté extrême. A eux, la peine de survivre : mais aux autres, les châteaux, les feux d'artifice et les fêtes brillantes.

 

Entre les deux, un jeune Anglais, John Fielding, ému par la population dont l'image se confond avec celle d'une Irlandaise flamboyante, Kathleen. Quel parti rejoindra-t-il ? Des Anglicans ou des Catholiques ?

 

Les haines ancestrales permettront-elles aux deux jeunes gens d'unir leurs destinées ? Et la révolte qui gronde ne finira-t-elle pas par tout embraser ?

 

 

L'auteur

 

 

 

"Né près de Besançon, vieille ville espagnole, le siècle ayant cinquante et un ans, Philippe THOMAS éprouve très tôt un goût littéraire contrarié comme bien d'autres par les obligations de la vie et les nécessités alimentaires, dévoreuses de vocations. Le prosaïque l'emportant pour un temps, il écarte les Lettres au profit du Droit, hante plusieurs administrations et fréquente les cercles du pouvoir local. L'existence ayant pourtant sa morale, comme la fable, il finit par retourner à l'écriture et à s'y consacrer à plein temps: les Lettres ont toujours le dernier mot. Il s'est fait une spécialité du roman historique dans la période comprise entre la Révolution française et le milieu du XIXème siècle. Il est l'auteur de dix volumes dont une trilogie sur les grandeurs et misères des corsaires bretons sous l'Empire. S'il n'est pas de la force d'un Hugo ou d'un Balzac dont il fréquente les bancs de la même école, il louche néanmoins du côté de leur copie et s'efforce d'imiter leur style. Il ne néglige pas pour autant les auteurs d'Outre-Manche et, le temps d'une histoire écrite à sa manière, a suivi les pas de Jane Austen."

Mon avis

 

Je remercie vivement Philippe THOMAS de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Ballade Irlandaise tome 1 » et ainsi de découvrir sa plume fluide, précise et majestueuse. La très gentille dédicace et le marque-page m'ont beaucoup touchée.

 

L'auteur nous emporte en 1866 et, en mêlant l'Histoire de l'Irlande à celle d'un jeune homme, John Fielding, il offre, par ses mots,  un très beau voyage à ses lecteurs.

 

 

A la mort de ses parents, John, a été élevé par son oncle un parieur en bourse qui a fait fortune grâce à ses placements. Il quitte l'Angleterre pour occuper le poste de régisseur chez Lord Asthon, un riche propriétaire, ami de son oncle et maire de Galway.

 

Nous suivons le destin de ce jeune homme, sa rencontre avec la famille Hills, des aristocrates anglais sur le paquebot et le train qui les conduits en Irlande.. ses passions amoureuses..

 

Dans ce roman historique extrêmement bien documenté, Philippe THOMAS ajoute une romance qui adoucit les heures sombres de l'Histoire de l’Irlande au XIXème siècle.
Nous apprenons beaucoup sur les conflits religieux, les révoltes des fermiers, les avancées technologiques.

 

L'histoire est passionnante, rythmée et les nombreux rebondissements nous tiennent vraiment en haleine.

L'auteur décrit à merveille tant les traits physiques que psychologiques des protagonistes de son roman les rendant pour certains attachants, pour d'autres totalement détestables. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé John qui est loyal et a un grand cœur et par contre, j'ai détesté Ashton et son fils William, mais je vous laisse en découvrir les raisons !

 

Philippe THOMAS glisse dans son récit de nombreux détails historiques qui sont intéressants et il dresse une fine analyse des mentalités et de l'aisance financière de l'aristocratie face aux coutumes et à la pauvreté des fermiers.

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage ponctué d'une touche d'humour avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture et j'attends avec impatience le second opus.

 

Si, comme moi, vous êtes férus d'Histoire et attirés par l'Irlande, ce roman ne pourra que vous séduire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour à tous aujourd'hui mercredi je vais vous parler de ce roman

J'ai lu ce roman pour VERSION FEMINA FNAC « coup de cœur des lectrices »

« REVENIR DU SILENCE »

Michelle SARDE

1er septembre 2016

JULLIARD

416 pages

L'AUTEURE :

Née en Bretagne au seuil de la Seconde Guerre mondiale, Michèle Sarde a longtemps tu ses origines. À travers le récit tardif de sa mère, Jenny, elle reconstitue le parcours de sa famille, de l'exil de Salonique et de l'installation à Paris, en 1921, à l'assimilation réussie dans la France des années trente. Mais les persécutions de l'occupation nazie contraignent Jenny et les siens à se cacher et à dissimuler leur identité. Jenny luttera alors de toutes ses forces pour survivre et protéger sa fille. Un traumatisme qui perdurera dans l'après-guerre et finira par les réduire toutes deux au silence.

 

RESUME :

C’est l’histoire d’une famille qui vit à Salonique, la Jérusalem des Balkans au temps de l’empire ottoman, à l’ombre de la célèbre Tour Blanche. Quand celui-ci s’achève, les Amon, séfarades déjà chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique, doivent reprendre le chemin de l’exil . Comme ils sont francophiles, ce sera la France et la petite Jenny, la mère de l’auteur, s’épanouit à Paris. Bien sûr, elle regrette le jardin de chèvrefeuille, l’accent rocailleux de là bas et les délicieuses pâtisseries turques, mais le clan se reconstitue dans le 7ème arrondissement et mène une vie bourgeoise. Etudes, thé dansant, rencontre avec Jacques Benveniste : la mère de l’écrivain Michèle Sarde, s’intègre tout en notant « on devient en apparence comme les autres, tout en restant entre soi ».

Mais la guerre arrive et les judéo-espagnols se découvrent exclus de cette France qu’ils aiment tant . Il faut changer d’identité, se cacher, voir le magasin familial « aryanisé » tandis que les rafles se multiplient. Jenny et les siens, qui rêvaient de terre promise vont se découvrir des parias dont les nationalités chaotiques obtenues dans les années 20 après le départ de Salonique vont déterminer l’identité, donc l’existence. Tout un réseau de solidarité sera nécessaire pour sauver des nazis la petite Michèle, née en 1939, la fille de Jenny et de Jacques, nommée ainsi à cause de Michèle Morgan. A Nice, l’espoir renaît un temps pour les « musiciens » comme les Benveniste s’appellent entre eux, espérant ainsi passer inaperçus mais la nasse finit par se refermer. La famille dispersée, les copains connaîtront l‘horreur des déportations.


Saga hors norme d'une tribu méconnue, les Séfarades de l'Empire ottoman qui, chassés d'Espagne par les Rois catholiques, s'étaient installés quatre siècles durant en terre musulmane avec leur religion et leur langue, ce livre est le fruit d'une démarche littéraire à la fois ambitieuse et originale. Michèle Sarde y entrecroise une enquête fouillée, un témoignage authentique et un roman haletant, poignant, et parfois drôle, sur le destin d'une famille prise dans la tourmente du sombre XXe siècle. Il soulève en même temps des questionnements contemporains sur la migration, l'intégration, la transmission et la résilience.

 

AVIS :

Par ce roman autobiographique quelque peu romancé mais poignant, Michelle SARDE fait la lumière sur plusieurs périodes dramatiques de l'histoire et tient le lecteur en haleine. Nous ne pouvons rester insensibles aux sentiments ressentis par ses parents, traumatisés, réduits au silence qui ont du se cacher, changer d'identité pour survivre et éviter la déportation. L'auteure a souhaité pouvoir parler enfin librement de ses origines Juives Séfarades trop longtemps occultées et libérer sa famille du silence.

 

J'ai beaucoup aimé cette saga très détaillée sur le plan historique que j'ai lue d'une traite. L'ajout de correspondances privées, de photos, d'arbre généalogique rendent ce récit vivant et tellement humain....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "AU CLAIR DE LA LOUVE" Légendes obscures T2

« AU CLAIR DE LA LOUVE »

Légendes obscures T 2

Rime de BERVUY

Auto-Edition

14 mars 2019

468 pages

 

 

 

Présentation

 

Renan a été enlevé par Fedora. Maryhead a enfin réussi à maîtriser le Loup en elle. Forte de ses nouvelles dispositions, elle part à la recherche de son amant. Elle prend alors conscience qu’elle s’enfonce un peu plus à chaque pas dans un univers obscur et inconnu.

Le groupe Reschfler est-il digne de confiance ?

 

Quels nouveaux secrets va-t-elle encore découvrir autour d’elle et de l’univers dont elle fait partie malgré elle ? La Louve va devoir composer avec sa colère, ses doutes, son amour brûlant pour Renan qui la consume et son désir de rester fidèle à ce qu’elle était avant. Mais comment faire la part des choses entre secrets et mensonges, prémonition et crainte, amour et abandon ou encore devoir et désir quand on est une sorcière douée d’une sensibilité exacerbée et que l’on est projetée violemment au milieu de telles épreuves ?

 

L'auteure

 

Rime de Bervuy est auteure de littérature fantastique (mêlant la romance, l'action et le suspense).
Elle est née en 1978 en région parisienne où elle passe toute son enfance avec ses parents, sa sœur aînée et son petit frère. Enfant rêveuse et à l'imagination fertile, elle s'invente constamment des histoires pour passer le temps.
Elle étudie la littérature à l'Université de Nanterre Paris X et se plonge dans la lecture à travers laquelle elle découvre, entre autres, des univers fantaisistes et fantastiques variés qui la passionnent. Elle s'intéresse à des auteurs tels que Edgar Allan Poe, Théophile Gautier, J.R.R. Tolkien et d'autres plus contemporains comme Anne Rice, J.K. Rowling ou Claire Panier-Alix.


En 1998, elle rencontre son futur mari qu'elle épouse cinq ans plus tard. Ils quittent Paris pour les Hauts de France où ils créent leur entreprise d'électricité générale et fondent une famille.
Des récits plein la tête, Rime de Bervuy se décide un jour à replonger dans les ébauches d'histoires qu'elle a inventé depuis son adolescence et Au Clair de la Louve se développe au fil de son clavier en 2018 sur plusieurs dizaines de pages alors qu'elle pensait n'écrire qu'une simple nouvelle. Finalement, cette histoire se déclinera en plusieurs tomes.


Passionnée par les animaux et en particulier par les chevaux, Rime de Bervuy choisit ce pseudo pour rendre hommage à son cheval, qu'elle a perdu après vingt ans de complicité, en faisant une anagramme de son nom.

Source : Autrice

 

Mon avis

 

Je remercie Rime de BERVUY de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, le second opus de sa saga « Au Clair de la louve – Légendes obscures ».

 

Comme je l'avais dit après lecture du tome 1, je ne suis pas du tout habituée à lire des romans fantastiques mais cette série sort vraiment du lot et j'ai retrouvé avec grand plaisir Maryhead, la sorcière et Renan, le vampire qui avaient été séparés par la cruelle Fedora..

 

L'auteure nous emporte avec ses mots, à un rythme soutenu et nous suivons Maryhead partie à la recherche de son amant... Nous assistons à toutes les épreuves qu'elle doit subir dans cet univers obscur et incertain.

 

Rime nous fait découvrir avec parcimonie les dessous du groupe Reschfler, les secrets, les mensonges et les réactions de notre héroïne, sa colère et son amour fou pour Renan.

 

Les pages défilent à une vitesse grand V et l'on ne peut quitter les protagonistes de ce roman qui, malgré leur aspect, deviennent attachants !!

Rime tu as réusi à me faire sortir de ma zone de confort en me confiant ton roman ! Il faut dire que tu as une imagination débordante !

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage fascinant, intéressant, aux nombreux rebondissements et aux intrigues bien menées.

 

Je le recommande vivement aux amateurs du genre qui, comme moi, passeront assurément un très bon moment de lecture.

 

 

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

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Bonsoir aujourd'hui lundi 20 août je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Gérard GLATT

lundi 20 août à 18 h

 

Effectué en différé.

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

Je vous ai parlé sur ces pages de Gérard GLATT que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amis et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Gérard a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Gérard qui y répondra en différé selon ses disponibilités.

 

JM :

Bonsoir Gérard
Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « passer sur le gril » ?

Gérard :

Bonsoir Joëlle, et bonsoir à toutes et tous.

Si je suis prêt à répondre à vos questions ? Oui, bien sûr. Sinon... Disons que je n’aurais sans doute pas accepté cette interview. Vous en êtes d’accord ? Quant à « passer sur le gril », c’est en revanche une autre question. Nous verrons bien... Pour tout vous dire, je n’imagine pas que vous soyez trop exigeante, ou sévère. Alors, allons-y !

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

Gérard :

Gagné ! J’ai déjà envie de me sauver à toutes jambes. La question à laquelle j’ai horreur de répondre... Se présenter, c’est parler de soi. Et ce n’est pas toujours évident. Certains en raffolent, au contraire, parfois jusqu’au ridicule... Ils ne s’en rendent pas compte. N’est pas Jupiter qui veut ! Enfin, bon... Je vais tout de même faire un effort.

Alors, voilà ! Je suis de l’année 44, du siècle dernier bien entendu. Pour être plus précis, du 2 juillet. Paraît-il qu’il pleuvait des cordes, ce jour-là. Dois-je à cette pluie mon côté parfois chagrin ? Possible. En tout cas, côté pleurs, étant enfant, j’ai su tenir ma place. Il suffisait que l’on me regarde, me rappelait ma mère en souriant, pour que j’éclate en sanglots... Une chose est certaine, la sensibilité du gamin m’est restée jusqu’à aujourd’hui. Et je crois que cela n’est pas sans se ressentir parfois dans mes écrits...

Bon, que souhaitez-vous exactement ? Un CV ? Alors, je reprends à zéro, et voilà ce que ça pourrait donner :

Je suis né à Montgeron, en 1944.

Si mes premiers souvenirs, en même temps que mes premières peurs, sont de l’été 47, sur la côte normande – le bruit de la mer, son va et vient agressif m’effraient –, pour singulier que ce soit, mes joies d’enfant, je les dois à la maladie. Je n’ai alors que sept ans. Une primo infection tuberculeuse, entre autres, me cloue au lit pendant des mois ; je découvre alors la lecture, nous sommes en 1952 ; ma mère m’achète un livre tous les deux jours, mon père, chaque vendredi, m’en rapporte un, plus épais que les autres. Et puis... Et puis il y a ce long séjour à Chamonix, au préventorium des Soldanelles : et là, c’est l’émerveillement.

Pendant mes études secondaires, je suis gâté. J’ai tout d’abord, pour professeur de français/latin, l'écrivain Jean Markale, spécialiste de la littérature celtique ; puis René Khawam, orientaliste renommé ; et, en terminales, première et philo, Roger Vrigny, prix Femina, pour La Nuit de Mougins, puis Grand Prix de l’Académie française, qui me fait rencontrer Jacques Brenner, alors éditeur chez Julliard. L'un et l'autre m’encouragent à poursuivre mes débuts littéraires. Car, bien sûr, je leur ai déjà fait lire quelques-uns de mes textes.

En 1977, Roger Vrigny, devenu directeur littéraire chez Calmann Lévy, publie mon premier roman : « Holçarté ». En 1981, chez Hachette, sortent les « Contes du Pays Basque », un ouvrage destiné aux adolescents et, en 1994, au Livre de Poche Jeunesse, « 3 contes du Pays Basque ».

Entre temps, je suis entré dans l'administration des finances, après de bien pénibles études de droit. Très vite, j’ai repris ma liberté pour prendre la direction d'un cabinet de conseils en commerce extérieur. Douze ans plus tard, en 1983, j’ai intégré mon activité à celle d’un cabinet de plus ample envergure. En 2000, changement de cap : le développement de l'Internet me conduit à créer une start-up spécialisée en marketing direct. Au mois d’août de cette même année, mon associé et moi avons lancé le premier site français d’e-mails rémunérés. Pour finir, en 2011, j’ai pris ma retraite et... Eh non, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas à ce moment que le virus de l’écriture s’est réveillé... Car depuis mon premier roman jusqu’à ce mois d’août 2011, je n’avais cessé d’écrire, bouquin sur bouquin, poème sur poème, voire même quelques pièces de théâtre... Tout cela non publié, ni même présenté à des éditeurs, et surtout pas autoédité !

Aujourd'hui, en 2018, comme vous le savez, chère Joëlle, je partage mon temps entre l'Ile de France et la Bretagne, bien que mon cœur soit toujours resté là-bas, dans cette vallée, ce temple au pied du Mont-Blanc, qui, voici plus de soixante-cinq ans, m’a rendu la joie de vivre. Nostalgie d’un paradis perdu ? Oui, sans doute. Je ne me consacre plus qu'à l'écriture. Ecrire, ce besoin que j’assume depuis toujours, avec autant de bonheur.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans et en particulier des deux derniers

Et le ciel se refuser à pleurer ” et “ Le destin de Louise ” ?

Gérard :

Encore une question piège ! Non, je plaisante...

Du « Destin de Louise », en premier lieu. Parce qu’il s’agit d’une réédition par les Presses de la Cité, dans la belle collection des Trésors de France, d’un roman publié en 2013 chez De Borée.

Le lieu de l’action : l’Auvergne. Et pourquoi l’Auvergne, et plus précisément le Puy de Dôme ? tout bonnement parce que mon épouse est née à Clermont-Ferrand et qu’elle y a toujours sa famille... Nous n’avons pas l’occasion d’y aller très souvent. Cependant, ce que j’en connais, la chaine des Puys – qui vient d’être classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité – à l’ouest, et le Livradois-Forez à l’est, deux coulées montagneuses, chargées d’histoire, qui s’amollissent vers le sud, auquel j’ajoute ce que mon épouse m’a donné à connaître, à travers ses yeux, de l’âme de cette région et de ses habitants, me permettent, du moins je l’espère, de donner de la crédibilité aux personnes qui s’invitent, comme chez elles, dans mon imagination, au point de prendre corps et caractère, quand bien même parfois, comme nous dans la vie, je les surprends en contradiction avec elles-mêmes.

Le Destin de Louise ? L’histoire d’une femme, Louise Charlannes, qui perd son mari, Gustave, dans l’incendie de la scierie familiale, située sans doute du côté de Vollore-Ville, non loin de Courpière. Gustave qui meurt, tandis qu’il est allé chercher une gamine, prisonnière des flammes. Tous les deux, on les retrouve, deux corps calcinés, inséparables à jamais. Dans le même temps, sous les décombres effondrés, un troisième cadavre est découvert dont on ignore l’identité... Une enquête est ouverte, qui semble ne pas devoir aboutir. C’est le commissaire Gagne qui la mène... Le destin de Louise est-il de s’interroger sur la présence de ce cadavre non identifié ? Non, le temps passant, une seule chose l’anime. Un seul objectif l’obsède. Un projet fou : remettre à flot l’entreprise. Pour tous les ouvriers qu’elle connait si bien. Et pour ses enfants. Pour ça, elle comptera sur le contremaître de la scierie et sur François Chang, gardien de parcs, avec qui elle entretient une singulière et inestimable amitié... Six années passeront lorsque le commissaire Gagne relancera l’enquête sur l’incendie et les relations pleines d’ombres qu’entretenait peut-être Gustave...

Je ne veux pas en dire davantage... Pourtant, j’ajoute que « Le Destin de Louise » a aussi été pour moi l’occasion de retourner en Haute-Savoie, non pas à Chamonix, ni même dans la vallée de l’Arve, mais à Annecy où le jeune fils de Louise, Antoine, pour qui j’ai une affection particulière – un cœur sensible, je crois – passe quelques semaines, quelques mois.

Après «  Le Destin de Louise », il y a eu «  La chouette idée d’Alexandre Pluche », toujours chez De Borée, plus léger où je mettais en scène deux enfants de sept et neuf ans, Mathieu et Léonie, en vacances en Bretagne avec leurs parents. Et pour la première fois, en camping-car !

Ensuite, sont sortis aux Presses de la Cité : « Retour à Belle Etoile », en 2016, qui a reçu le prix du « SalonduLivre.net » 2017, puis « Les Sœurs Ferrandon », en 2017. L’un et l’autre, en suite indépendante, se déroulent en Auvergne, à Olliergues (devenu Valliergue), dans la vallée de la Dore. Deux ouvrages auxquels je suis fort attachés.

J’en arrive à « Et le ciel se refuse à pleurer... », sorti au début de cette année, en même temps que la réédition du « Destin de Louise ». Le début d’un long pèlerinage... Une sorte de tragédie grecque qui se déroulerait sous le regard impassible du mont Blanc... Vous me demandez de vous en parler ? J’ai presque envie de vous envoyer sur votre blog, « leslecturesdecerise74 », ou sur d’autres encore qui en ont également bien parlé... Pourquoi je parle ici de pèlerinage ? Parce que ce séjour, enfant, que j’ai passé à Chamonix me remplit encore aujourd’hui, et peut-être un peu plus chaque jour, d’une nostalgie dont je ne puis me départir.

De quoi s’agit-il ? Le 17 août 2016, au-dessus de Saint-Martin d'Arve, en Haute Savoie, Joseph Tronchet, monté dans les alpages où paissent ses vaches, retrouve Germaine, sa femme, morte, écrasée sous un sapin, surprise, peut-on supposer, par sa chute soudaine. Ce n'est pas sans mal qu'il parvient à la ramener à la ferme. Il appelle Echenoz, le médecin de famille. Curieusement, l'examen auquel celui-ci procède est aussi rapide que succinct. Très vite, il conclut à un accident. En montagne, ce n'est pas chose rare. Il remplit le permis d'inhumer. Dans le même temps, on ne sait trop ce que ressent Tronchet, peine ou soulagement, ni ce qu'éprouve Echenoz comme médecin et ami. C'est que Germaine était une femme tyrannique. Jeune fille, elle courait après les hommes, aguicheuse, assoiffée de sexe. Tout ce qui passait à sa portée était à essayer, puis à jeter. A sa décharge, ne manquant pas de beauté, elle ne laissait pas insensible la gent masculine...

Trente-quatre ans plus tôt, en 1982, elle s'était soudain éprise de Tronchet, qui la guignait déjà depuis longtemps, mais sans trop oser. Amoureux transi, il serait resté sur la touche, sans rien dire, car son bonheur à elle lui importait plus que le sien. A cette époque, ils se retrouvent chaque soir ou presque. Prennent les précautions qui s'imposent... L'amour, oui, mais pas d'enfant ! Lui a vingt-quatre ans, elle deux années de moins. Et puis, malgré tout, ce qui doit arriver arrive. Germaine est furieuse après Tronchet : elle est enceinte. Pour Tronchet, au contraire, c'est la félicité. Ils se marient. Mais Germaine, fille de commerçants, n'est pas faite pour la vie de la ferme. Ce qu'elle voulait, c'était devenir femme de patron. Toute sa vie, elle reprochera à Tronchet sa condition. L’enfant naît bientôt. Antoine. Un gamin qui ne lui ressemble pas. Qui ne ressemble pas plus à Tronchet. Il a la peau mate, le poil brun. Elle, cet enfant, elle l'abhorre et lui préfère Edmé, le fils de voisins, qui leur est confié chaque jour, tandis que ses parents travaillent à la fromagerie familiale, sise à dix kilomètres de là, entre Sallanches et Saint Gervais. Edmé et Antoine sont comme deux frères. Mais Germaine n’a de cesse de marquer leur différence. Les sentiments forts qu'elle éprouve pour Edmé. A tel point que... Oui, Germaine exècre Antoine. Il en est ainsi depuis que, deux semaines après sa naissance, une personne qui travaillait à l'hôpital de Sallanches, où elle a accouché, lui a confié une chaîne au bout de laquelle pendait un médaillon, l’exhortant de toujours le porter sur elle...

En ai-je dit assez ? ou trop ? Germaine, et ces trois hommes, Joseph Tronchet, son fils Antoine, et Edmé... Trois hommes qui se découvrent, non comme on ôte son chapeau pour saluer un cadavre, mais trois hommes qui s’apprennent, face à leur destin...

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Gérard :

Si tout va bien, mon prochain roman sortira en janvier 2019. Il est déjà entre les mains de mon éditeur. Et une fois encore il se déroulera en Haute-Savoie. Disons dans la vallée de l’Arve, entre Chamonix et Magland, avec le mont Blanc du Tacul comme point culminant. C’est certainement le livre qui m’a demandé le plus d’investissement émotionnel. Un véritable roman, mais dont la première partie relève davantage du récit... Je ne veux pas vous en dire plus... Laissez-moi me réserver pour plus tard... Joëlle, vous voulez bien ?

Ah, si vous aviez quelque inquiétude, je vous rassure tout de suite : celui que j’écris actuellement – pour 2020, pourquoi pas ? –, c’est aussi là-bas qu’il se déroulera. Et vous y retrouverez – si je parviens à mettre le point final, et pour ça il me reste encore pas mal de chemin à parcourir –, vous y retrouverez le commissaire Gagne que vous avez découvert dans « Le Destin de Louise ». Vous souvenez vous ? Un homme dont j’apprécie la démarche.

 

JM : - Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

Gérard :

Je ne sors pas trop. Je ne suis guère à l’aise. Ne vais pas de l’avant pour parler de mes écrits. C’est certainement un tort, mais je suis ainsi. Dans les salons, les gens passent, ne répondent pas à un bonjour. Ou s’ils s’arrêtent, tentent de vous faire raconter votre vie pendant une dizaine de minutes, pourquoi ? pour rien. Cela dit, si l’on me demande, je ne refuse pas. Au jour d’aujourd’hui, deux salons sont prévus, je crois, l’un dans le Puy de Dôme, à Royat, début octobre, un autre à Creil, au nord de Paris, fin novembre. Et puis quelques dédicaces dans des librairies... à venir.

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

Gérard :

Sensible à la critique, oui, beaucoup trop, alors qu’elle ne le mérite pas, tant de sottises sont écrites par certains, parfois dans le seul but de se faire remarquer ou de faire du mal. Avant de critiquer, il faut apprendre à lire. Il faut savoir écouter cette voix intérieure, silencieuse qui prononce les mots, les chante à votre place. Ce n’est pas seulement mâchouiller de la mie de pain et déclarer, après l’avoir avalée : « Ce pain n’est pas bon ! » Car c’est oublier le goût plus ou moins agréable que votre propre salive lui a donné...

Auparavant, des réseaux dits sociaux – où on lâche plus souvent les chiens qu’on ne fait du bien, pardonnez-moi – on se passait fort bien. Et ma foi, auteurs et lecteurs ne s’en portaient pas plus mal. Un critique de films, attaché à Télérama, ancien camarade de lycée, me dit un jour : « Finalement, nous sommes des imposteurs... Nous jugeons des œuvres que nous ne serions pas capables de réaliser nous-mêmes... » Un critique, oui, dont c’est pourtant le métier depuis des décennies. Dépourvu de cette vanité qui caractérise bon nombre d’amateurs... J’en connais, notamment sur Amazon, puisque Amazon il y a, qui jugent indifféremment de l’arôme du café moulu à la stabilité d’une table à repasser, de la qualité du rasoir électrique à la fiabilité du stylo Bic, du lubrifiant pour chaîne de vélo à l'anti-moustique, du dernier roman paru aux casseroles inox, du livre, oui, parfaitement, aux couches culottes Pampers... J'en passe et des meilleurs... Ce que je vous écris là, n'est pas en l'air, hélas ! Voilà à quoi conduisent très exactement les réseaux sociaux... Il ne faut surtout pas imaginer que les pages Facebook comme les vôtres drainent des milliers de personnes, compétentes ou plus ou moins compétentes, mais au moins lecteurs et (surtout) lectrices. Ces lecteurs et lectrices, ce sont ceux et celles que vous retrouvez abonnés à tous les sites du genre, intéressés par le fait littéraire. Un bien petit nombre finalement, même s’ils sont un ou deux milliers peut-être, par rapport aux nuisibles qui polluent l'ensemble du Net...

Alors, oui, je suis sensible à la critique. Comme à la remarque stupide, parce que spontanée, qui s’y ajoute parfois en guise de commentaire et qui me touche davantage encore. Sans rapport aucun avec l’ouvrage en question. Du style : « Ho, la, la, c’est trop triste. Moi, je lirai pas ça ! ». Et vlan ! Pouvez-vous me dire, chère Joëlle, chers lecteurs et lectrices, ce que vous avez à faire d’une telle observation ? Il n’en est pas moins que son impact négatif restera dans l’esprit de celui qui en aura eu connaissance. Et le détournera de l’ouvrage en question. Comme me disait encore un blogueur, il y a quelques années : « Vous savez, nous pouvons faire beaucoup de mal... » J’avais envie de lui répondre qu’il ne tenait qu’à lui. En se taisant tout simplement. Je veux dire en réfléchissant rien qu’un peu avant de taper sur son clavier et de cliquer sur Envoi. Seulement, non, l’être humain est ainsi : le mal est en lui, plus fort que tout, bien souvent encouragé en cela par la Société elle-même.

Je crois avoir répondu à votre question en toute franchise.

 

 

 

JM : - Comment préparez-vous vos livres (carnets, cahiers, écriture directe sur l'ordinateur) ?

Gérard :

Ni carnets, ni cahiers. Un roman, une fiction, c’est d’abord un déclic. Il suffit parfois d’un lieu pour que naisse un personnage. D’un souvenir qui ressurgit brusquement, ou plutôt brutalement, pour qu’une vie m’apparaisse soudain évidente. Evidente à écrire, je veux dire. L’imagination, c’est l’énigmatique par excellence. Pourquoi ma Germaine, celle de « Et le ciel se refuse à pleurer.. » est-elle arrivée au monde ? Pourquoi la gamine qu’elle était, belle, intéressante à tout point vue, aguicheuse certes, et dont les hommes, bien que se méfiant de ses capacités, profitaient sans nul doute, a-t-elle épousé Tronchet ? Pour le rendre malheureux ? Non, certainement pas. Alors pourquoi ? Tout simplement, je pense, parce qu’elle devait conduire sa vie, et l’existence de son entourage, comme cela s’est fait, tout naturellement, comme cela devait être dès l’instant où j’ai pensé à elle, à Tronchet, à son fils Antoine, à Edmé, à toutes ces personnes qui gravitent autour d’elle, autour d’eux... Je parle bien de personnes, non de personnages. Parce que, lorsque j’écris, c’est à des personnes que j’ai affaire, à des êtres de chair, à des êtres qui respirent, qui ont un cœur, qui m’aiment ou ne m’aiment pas, que j’aime ou que je n’aime pas, mais que je tente toujours de comprendre... Je crois que si je devais tout prévoir, du début à la fin d’un roman, je ne pourrais rien écrire qui soit vrai.

Non, ni carnets, ni cahiers. Sauf, hier, il y a longtemps, où sans clavier d’aucune sorte, j’étais bien obligé d’écrire sur un cahier. Mais pas davantage qu’aujourd’hui il n’y avait de notes préalables. Ce qui ne m’empêchait pas, naturellement, de faire, défaire et refaire sans cesse.

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

Gérard :

Ni une passion, ni un métier. Un besoin. Les passions sont faites pour mourir. Elles se diluent d’elles-mêmes dans l’air du temps. C’est la passion amoureuse. Qui se raisonne peu à peu. Perdure, se transforme et s’installe en amour véritable. Ou disparaît bêtement, aussi vite qu’elle a surgi. Un métier non plus. Cette idée me fait penser à certains écrivains qui se lèvent tôt le matin, écrivent pendant quatre heures, puis font autre chose le restant de leur journée. Un peu comme s’ils devaient pointer chaque jour et justifier d’un temps de présence, passé derrière leur table à travailler ou bien à papoter dans les couloirs de la société qui les emploie. Je vous l’avoue la passion qui brûle de l’intérieur et qu’un broc d’eau éteint, je la trouve aussi désolante que les quatre ou cinq heures d’écriture à heures fixes. Comme sont désolants à entendre ces écrivains qui vous disent, une fois leur roman publié qu’ils ont terriblement souffert en l’écrivant... Ou bien ils sont maso, auquel cas ça nous indiffère de le savoir. Ou bien... ils n’ont qu’à faire autre chose qui leur permettra de moins souffrir... Non, ce qui m’anime depuis que je suis au monde ou presque c’est ce besoin qui est en moi d’écrire. Il y a là quelque chose de vital, comme les battements du cœur ou la respiration. Mon professeur, Roger Vrigny, avait publié un livre, publié chez Grasset, qui s’intitulait : « Le besoin d’écrire ». Il expliquait fort bien ce besoin vital, naturel en quelque sorte chez certains. Inexplicable en soi. Mais bel et bien là. Je ne sais s’il faut davantage parler de vocation. Conduire sa vie en écriture comme on peut la conduire en prière.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

Gérard:

Aucun. Ou tous. Alors, je dirai tous. Et dans la mesure où le besoin d’écrire est sans doute né avec moi, je dirai plutôt que mes lectures ont permis à ce besoin de se développer, de prendre forme, de mûrir, de se concrétiser, que sais-je encore. J’ai écrit mon premier poème à l’âge de sept ans. Il était pour ma mère. Elle l’avait conservé, il est chez moi, quelque part. Vous imaginez bien que je n’avais pas encore lu Victor Hugo. Plus tard, je ne l’ai pas lu davantage, d’ailleurs. En revanche, lorsque j’étais malade, tout gamin, j’en ai déjà un peu parlé, les livres, je les dévorais littéralement. « Le dernier des Mohicans », « Robin des bois », « L’Ile au Trésor », « Robinson Crusoé », «  Croc Blanc », etc... Est-ce que je comprenais tout ? A huit, neuf ans, pas si sûr. Mais je lisais, lisais... En cinquième ou quatrième, je ne sais plus, j’ai acheté en cachette le prix Goncourt. Il avait été décerné à Vintila Horia pour son livre « Dieu est né en exil ». Ovide et sa vie. Une vie inventée, en fait. Je faisais du latin, ça tombait bien. Voilà. J’ai lu, beaucoup lu, je continue...

 

JM : - Aimez-vous lire ? Si oui quel genre ?

Gérard :

J’ai presque déjà répondu à cette question. Oui, j’aime lire. Et mon regret est de ne pas pouvoir lire davantage. Quel genre ? Tous, il me semble, ont quelque chose à me dire. Parmi les classiques, ou du moins que je considère ainsi, je lis ou relis Proust, même si je n’y retrouve pas toujours ma Madeleine, je me délecte en relisant Roger Martin du Gard, « Les Thibault » sont pour moi un régal, Zola que j’admire et, naturellement, les romans de Maupassant. Parmi les modernes, Armistead Maupin et John Fante, l’écriture au plus haut niveau, ils sont américains, je n’y peux rien. Le germanopratisme ambiant m’éloigne naturellement de notre prétendue littérature, ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de bons écrivains, au contraire, tels que JMG Le Clézio, incontournable, Laurent Gaudé, presque toujours, ou, parfois, Jean-Christophe Rufin. Presque tous les livres des Editions de Minuit. De Becket à Simon, de Chevillard à Ravet. Actuellement, le thriller est pour moi essentiel. Je pense à Michel Bussi, à Sandrine Colette ou à Paula Hawkins. Les livres que l’on écrit uniquement pour plaire – Lévy, Musso, Foenkinos – n’ont aucun intérêt, hormis pour les mauvais libraires d’en garnir leur vitrine, comme si l’un et l’autre en avaient besoin... Bref, je lis ce qui me plaît, ce qui me tente, et des livres qui me tentent, il y en a beaucoup... Je dispose de cinq minutes ? Un recueil de poésie à découvrir, assis dans un parc, à l’ombre... Il ne m’en faut pas davantage pour être heureux.

 

JM : - Quel est votre endroit favori et votre animal préféré ?

Gérard :

Ai-je un endroit favori ? Je ne sais pas. J’aime les endroits où je me sens à l’aise pour écrire. Une table, un bureau, et tout près de moi, une fenêtre donnant sur une rue ou sur un parc. Il me faut un peu de vie, des gens de tous âges qui passent ou s’arrêtent pour bavarder un moment, des enfants... Je n’ai pas besoin de les entendre. Il suffit que je puisse les voir aller et venir... Et plus près de moi encore, devinez ? Des livres, tout simplement.

Quant à mon animal préféré, c’est le chat... Le chat, depuis toujours... J’en ai connu plusieurs, ma grand-mère paternelle avait des chiens. Des chats également, mais jamais plus d’un. De superbes bergers, côté chiens. Mon affection pour les chats reste sans bornes. La déesse égyptienne Bastet n’est d’ailleurs jamais très loin de moi... Protectrice des femmes et des enfants, déesse aussi de la maternité... N’est-ce pas accoucher que d’écrire un livre ? J’en ai eu un, Domino, noir et blanc bien entendu, il n’appartenait qu’à moi et je n’appartenais qu’à lui. J’étais alors étudiant, dans la soirée, il s’en allait vagabonder dans le parc qui entourait notre maison, en banlieue parisienne. Ma chambre était au deuxième étage. Lorsque l’heure était venue de me coucher, je descendais, j’ouvrais une fenêtre et l’appelais. Du plus loin qu’il était, je l’entendais me répondre. Il courait, sautait vite sur le rebord de la fenêtre et s’assurait un instant que c’était bien moi, dès fois qu’il ait fait erreur sur la personne, puis il galopait jusqu’au second où je le retrouvais bientôt, lui tout fier d’être arrivé là-haut avant moi et de m’attendre... Il a veillé sur moi durant de belles années.

 

JM : - Etes-vous thé, café ou chocolat ?

Gérard :

Thé vert, par la force des choses. Le café ne m’est plus guère recommandé. Le chocolat non plus. Sinon, café, sans nul doute ! Et ristretto ! Court, très court. Un premier, toujours suivi d’un deuxième. Le deuxième pour déguster, savourer, profiter du moment.

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

Gérard :

N’ai-je pas tout dit ? Peut-être même me suis-je laissé aller à en dire trop, non ?

 

JM : - Merci Gérard GLATT pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Gérard.

 

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