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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : "L'ARBRE A PALABRES"

« L'ARBRE A PALABRES »

Christian LABORIE

EDITIONS DE BOREE

15 février 2018

352 pages

 

 

Présentation

 

Yao grandit dans un village d'Afrique avec sa famille. A force d'écouter les récits sur la vie des blancs, Yao décide de prendre lui aussi la route pour la France pour faire fortune. Mais tout au long de son périple, Yao va découvrir le monde tel qu'il est.. C'est une véritable leçon de vie pour ce jeune homme qui finit par se poser la question essentielle : qu'est-ce que la vraie richesse ?

 


L'auteur

 

Christian LABORIE se passionne pour l'histoire et les habitants de sa province d'adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d'hommages humbles et sincères. Le succès de la saga « L'appel des drailles » et « Les drailles oubliées » l'a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Arbre à palabres », roman de Christian LABORIE, auteur que je connais de longue date ayant lu pratiquement tous ses romans.

 

Christian LABORIE nous offre un roman d'un genre totalement différent de ceux qu'il écrit habituellement.

 

En effet, au travers de « L'arbre à palabres », l'auteur nous conte le voyage initiatique effectué par Yao depuis son pays, l'Afrique vers la France et nous fait partager les épreuves que ce jeune homme, candidat à l'immigration clandestine subira, les rencontres qu'il fera et les obstacles qu'il devra surmonter dans un seul but : réaliser son rêve...

 

 

 

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Yao, volontaire, naïf parfois, tendre et drôle. L'auteur, comme à son habitude, décrit avec moult précisions les protagonistes de son roman nous permettant ainsi de les visionner mais également les paysages, les us et coutumes des différents pays traversés par notre héros nous faisant ainsi voyager en sa compagnie.

 

J'ai bien aimé ce roman intéressant qui m'a fait penser à un conte, ayant pour thème l'immigration, sujet o combien toujours d'actualité...

 

Bonne lecture !



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voici ma chronique concernant : "TERRES NOIRES"

« TERRES NOIRES »

Christian LABORIE

EDITIONS DE BOREE

Terre de Poche

Février 2018

636 pages

 

Présentation

 

Contraint de quitter son exploitation, Marcellin Flavier se met en route avec sa famille pour le pays minier. Le choc est rude. Il y découvre l'enfer de la mine et ses dangers incessants, mais heureusement aussi la solidarité et le partage. Lui qui rêvait d'école pour ses enfants, parviendra-t-il à leur éviter un destin semblable au sien ?

 

Extraits

 

« Ses trois enfants étaient sa seule richesse,

son bien le plus précieux. »

 

  • « C'est la Marie, fit Jacques Couderc. On l'appelle comme ça. C'est son nom ! Toutes les veines portent un nom. Lucien et moi, on abat. Les gamins dégagent le charbon derrière nous. Toi, tu le chargeras dans le berline que tu pousseras jusqu'au plan incliné. Là, un autre rouleur la prendra en charge.


Tandis que les trois piqueurs se faufilaient dans la veine, Marcellin se mit au travail sans sourciller. Il prit la pelle qu'on lui avait réservée et commença à charger sa première berline.


Il songea qu'au-dessus de lui, à de nombreuses lieues de distance, Elise et ses enfants profitaient certainement du soleil, malgré l'hiver qui n'en finissait pas. »

 

 

L'auteur

 

Christian LABORIE se passionne pour l'histoire et les habitants de sa province d'adoption : les Cévennes. Ses romans sonnent comme autant d'hommages humbles et sincères. Le succès de la saga « L'appel des drailles » et « Les drailles oubliées » l'a hissé au rang des auteurs incontournables de la littérature de terroir.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Terres noires », roman de Christian LABORIE.

 

L'auteur nous emporte dans les Cévennes où nous faisons connaissance avec Marcellin Flavier, paysan travailleur et père de famille aimant qui, pour survivre, doit quitter sa terre avec ses proches et devient mineur dans le Gard.

 

Christian LABORIE relate la vie difficile et les incroyables conditions de travail des mineurs de fond qui vivaient l'enfer sous terre..

Il rend hommage à ces hommes et femmes, courageux, volontaires qui devaient braver les incendies, les coups de grisou, les inondations dans les mines et étaient toujours solidaires les uns des autres face à ces épreuves.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman régional très intéressant et émouvant qui nous rappelle que la vie de nos ancêtres n'était pas toujours facile..

 

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

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Voici ma chronique concernant : "LE FILS PERDU"

« LE FILS PERDU »

Martial MAURY

TERRE D'HISTOIRES

CITY EDITIONS

2017

268 pages

 

Présentation

 

« Ses parents, en la chassant de chez eux, lui ont fait le plus

beau des cadeaux : la liberté. »

 

Sur la photographie jaunie d'un vieux magazine, Olivier reconnaît Lili, sa grand-mère. L'article la présente comme une actrice connue dans les années 40. Pourquoi n'a t-il jamais rien su de ce passé ? Et pourquoi, dans le village du Périgord où sa grand-mère a fini sa vie, personne n'en parle jamais ?

 

La découverte de cette photographie conduit Olivier sur les pas d'une jeune fille de la haute société bordelaise. Dans les années 1900, Lili avait déshonoré sa famille et son père l'avait mise à la porte. Elle avait alors changé de nom et refait sa vie avec un officier de marine.

 

Quand Olivier découvre la véritable histoire de ses grands-parents, il porte progressivement un autre regard sur sa famille. Et il perce peu à peu les secrets qui ont pesé comme une cape de plomb sur les générations....

 

L'auteur

 

Correspondant de presse, essayiste, romancier, Marital MAURY est l'auteur de plusieurs romans, notamment Les amants maudits de Dorlian et l'héritage des Restiac. Périgourdin de naissance et de cœur, c'est dans cette région qu'il situe ses romans dans lesquels le présent et le passé s'entremêlent.

 

Mon avis

 

Je remercie TERRE D'HISTOIRES – CITY EDITIONS et en particulier Maryline de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le fils perdu », roman de Martial MAURY et de découvrir la plume fluide et légère de cet auteur.

 

Martial MAURY, en alternant son récit sur deux périodes : l'époque actuelle et celle entre deux-guerres et en utilisant, pour la compréhension du lecteur, des caractères distincts, en italique pour la partie ancienne et en normal pour celle d'aujourd'hui, nous emporte de Dorliac en Périgord à Blaye en 1900 mais également à Hollywood en 1938.

 

D'un côté il nous conte la vie de Lili, qui après avoir été chassée par son père, quitte la Gironde et se rend à Hollywood où elle deviendra une actrice célèbre et d'un autre il nous fait suivre les recherches effectuées par Olivier, notaire, qui lorsqu'il découvre une photo représentant sa grand-mère entourée de stars Hollywoodiennes dans un journal ancien, n'a de cesse de découvrir les secrets de sa famille.

 

J'ai bien aimé ce roman émouvant et très bien écrit, mêlant l'Histoire au terroir que j'ai lu pratiquement d'une traite et que je recommande vivement aux passionnés de généalogie.

 

Bonne lecture !

 

 

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC BEATRICE BOURRIER SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Béatrice BOURRIER

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Béatrice BOURRIER a récemment accepté de répondre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cet entretien à l'issue duquel Béatrice répondra à vos questions, en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Béatrice

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Béatrice : Subir? Non! Mais participer, trés volontiers!

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Béatrice : Oui, avec plaisir. Je suis une fille du sud, née comme l’écrit Paul Valéry “là où j’aurais aimé de naître”, sur les bords de la Méditerranée.

Après des études de Droit, j’ai rejoint l’entreprise familiale puis j’ai décidé de ne me consacrer qu’à la littérature.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes livres ?

 

Béatrice : Oui j’ai commencé par écrire des Nouvelles puis j’ai tenté un format plus long, ainsi est né mon premier roman et comme j’avais des tas d’histoires qui se racontaient en moi j’ai écrit d’autres romans qui racontaient l’amour et la mer, les Cévennes et les valeurs et l’Histoire des hommes d’ici.

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tes ouvrages sont tous des “romans régionaux”. Pourquoi as-tu choisi ce thème ?

 

Béatrice :A l’instar de l’immense Giono, je n’aime pas beaucoup le terme de “régionaux”. Mes livres sont des romans de littérature générale qui explorent des thèmes universels comme l’amour les liens de famille, fortement ancrés dans une terre, un paysage, une région, un écrin à forte personnalité, qui devient un caractère à part entière mais sans régionalisme.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

Béatrice : Oui, mon prochain roman est déjà signé,mais Covid oblige sa sortie est reporté!! C’est aussi une magnifique histoire … de famille!

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Béatrice : l’épidémie a tout annulé: wait and see!

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes ouvrages ?

 

Béatrice : J’ai lu et étudié les sorties des éditeurs et je me suis rapprochée de ceux qui publiaient des textes qui exploraient des sujets que j’aimais traiter.

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Béatrice : oui, et notamment les blogs littéraires sont une aide précieuse pour permettre à l’auteur de présenter son roman, de lier de nouvelles relations avec les lecteurs, faire connaitre son travail au plus grand nombre, incontestablement, les blogs littéraires sont un des meilleurs côtés d’Internet

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) et pendant combien d'heures ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Béatrice : Tous les jours de la semaine, de 14h30 à 18h30

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (ami, membre de ta famille, bêta lecteurs) ?

 

Béatrice : ma famille, mon mari, ma mère, ma belle-fille qui est prof de français et ne laisse rien passer … pour mon plus grand bonheur!

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Béatrice : Un étrange soulagement, teinté de nostalgie, la sensation du travail accompli, comme l’arrivée au terme d’une aventure et en même temps, un sentiment de liberté puisque je vais laisser cette histoire voguer vers sa vie et l’excitation de rencontrer de nouveaux personnages pour mon futur roman

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteur ?

 

Béatrice : Ma première dédicace où tous les habitants de ma commune et des alentours sont venus, j’ai signé plusieurs centaines de livres en une soirée, ça ne s’est plus reproduit à cette échelle!

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Béatrice : Giono bien sûr déjà cité mais aussi Delerm, Mauriac, Ovide Duras ou encore Dubois et plus près de moi, Alysa Morgon, Marie Rouanet, Françoise Renaud, Jean-Pierre Védrines ou Marie de Palet

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu à des lecteurs qui souhaitent se lancer dans l'écriture ?

 

Béatrice : Ecouter sa voix, suivre sa voie avec plaisir et ténacité et laisser faire…

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou est-ce que tu connais la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

Béatrice : Je l’ai dit, j’ai toujours dans le creux de mon oreille la voix de mon grand-père qui s’éteignait et me racontait son pays, son midi, il m’a laisse un viatique pour une vie entière de romancière! Je ne connais pas la fin de mes romans car il faut leur garder la liberté de s’écrire, cependant en bonne juriste j’ai toujours depuis le début un plan relativement détaillé, les personnages, les intrigues qui vont s’enchainer.

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Béatrice : oui beaucoup, de la littérature générale, classique ou moderne. J’ai peu de goût pour les thriller durs ( comme Chattam) j’aime l’élégance de d’Ormesson, Zweig, le travail de la langue comme Milovanoff mais aussi la poésie et René Char dans ses feuillets d’hypnos est totalement sublime

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui inviterais-tu à ta table ?

 

Béatrice : Camus pour célébrer les noces à Tipasa, Giono pour la course au Bonheur et Yourcenar pour la femme de culture autant que d’intelligence
 

JM : - Imaginons que tu doives partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Béatrice : Un gros cahier à ligne horizontale

 

JM : - Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison – région – pays) ?

Béatrice : la terrasse de mon Mas en Cévennes, accroché à la montagne, face au soleil couchant.

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Béatrice : Contemplative et laborieuse

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

Béatrice : oui, une boule de poils qui aboie et répond au nom de Youpi

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Béatrice : Quiconque a senti un jour de printemps, l’odeur amoureuse des châtaigniers, comprendra combien ça compte de fleurir souvent.

( Giono)

 

JM : - Quel est ton genre de musique ? Ecris-tu en musique ?

 

Béatrice : la variété française Barbara, Lama, Souchon Voulzy, et la jeune scène, Ioshi, Vianney…

 

JM : - Aimes-tu le cinéma ? Quel est ton film culte ?

 

Béatrice : oui, des comédies pour s’oublier dans le rire, des blockbusters comme Erin Brokowitch, Vous avez un message ou Love actually, oui je sais c’est très midinette !!

 

JM : - Es-tu mer ou montagne ?

 

Béatrice : Pourquoi choisir ? Il y a tant de beauté dans chacune.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Béatrice : Merci pour le partage mais aussi pour la réflexion que suppose cet exercice, prendre son travail comme objet d’étude et se découvrir toujours de nouvelles motivations littéraires : Merci!

 

JM : - Merci Béatrice pour cet agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Béatrice qui y répondra sous ce post.

 

HTTPS://www.facebook.com/beatrice.bourrier

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant : "LES GRENADES DE TAGAB"

« LES GRENADES DE TAGAB »

Claire DONTOT

Auto-Edition

13 mai 2019

200 pages

 

 

Présentation

 

Zan, Zar, Zamin, Melmetsia, Badal : la femme, l'or, la terre, l’hospitalité, la vengeance. Cinq pierres angulaires qui lient la vie des pachtounes. Baran vient de là-bas. Là où l'honneur prime sur tout le reste. Il grandit en Afghanistan, à Tagab, là où le groupe et la famille, comptent plus que tout, là où chacun a une place. Un jour, l'une des lois ancestrales va faire basculer sa vie. Il est forcé de partir en exil vers l'Europe. Mais comment trouvera-t-il la force de tenir dans ce voyage dangereux aux conditions extrêmes ? L'histoire de Baran nous entraîne des montagnes afghanes aux côtes bretonnes, là où la liberté est promise mais pas forcément due, là où les marées vont et viennent comme se tissent les liens entre l'Orient et l'Occident.

 

L'auteure

 

En plus d'expériences professionnelles dans des grandes entreprises en marketing, finance, Claire Dontot, bretonne d'origine, a enrichi son chemin de voyages, de réflexions sur la liberté et un jour est venu ce besoin d'écrire l'histoire d'un réfugié afghan rencontré lors d'une expérience en tant que bénévole. Elle a choisi d'écrire cette histoire pour donner une voix à l'exil, pour s'enrichir d'un peu d'humanité, pour trouver les mots, ceux d'une langue nouvelle, refuge d'un homme qui raconte son pays, l'Afghanistan.


 

 

Mon avis

 

Je remercie Claire DONTOT de m'avoir permis de lire, en service de presse, son premier roman « Les Grenades de Tagab ».

 

L'auteure donne la parole à Baran jeune Afghan qui nous conte son parcours parmi des réfugiés, qui comme lui, ont fui leur pays pour un monde meilleur en Europe.

 

Nous le suivons lors de son arrivée en Bretagne et écoutons son histoire, la vie avec sa famille à Tagab mais également le récit de son voyage qu'il raconte à Maëlle, jeune bénévole dans un centre pour demandeurs d'asile.

J'ai bien aimé cet ouvrage, émouvant, inspiré de faits réels qui dévoile les difficultés rencontrées par les migrants, ces hommes et femmes qui sont contraints de quitter leur pays et partent à la recherche d'une terre d'accueil.

 

Un bon moment de lecture.

 

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Véronique CHAUVY sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Véronique CHAUVY
Lundi 1er avril 2019 à 18 h

(en direct)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

J'ai lu en 2018 “Une promesse bleu horizon”et récemment “Aux Douceurs du Temps, romans de notre amie Véronique CHAUVY. Véronique a gentiment accepté, de se soumettre, ce soir, à mes questions.

 

JM : - Bonsoir Véronique

 

⁃ Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Véronique : Bonsoir Joëlle, bonsoir à tous les membres du groupe ! Ça va très bien, allons-y !

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Véronique : J’habite à Clermont-Ferrand depuis un quart de siècle, ce qui ne nous rajeunit pas (j’ai 58 ans) ! Je me suis mise à écrire il n’y a pas très longtemps, cela doit faire 5 ou 6 ans. Rien ne semblait m’y prédestiner : un profil littéraire basique (convenable mais aurait pu mieux faire), des études de droit (ça c’était mieux), quelques années dans la fonction publique, une cessation d’activité obligée qui se transforme en choix avec les joies de la famille. Puis, il y a quelque temps, une histoire prend forme dans ma tête, je suis saisie par l’envie de la mettre par écrit. Et là, je découvre une activité complètement addictive et réjouissante !

 

JM : - Et si vous nous parliez de vos romans “Le Cri des Hyènes”, “Une promesse bleu horizon” mais également de votre “dernier né” “Aux douceurs du temps” ?

 

Véronique :

Le Cri des Hyènes” nous plonge dans les attentats anarchistes de la fin du XIXème siècle autour d’une jeune artiste peintre, en butte à un commissaire de police très répressif ; c’est l’occasion de vous faire connaître un pan méconnu de la IIIème République, amenée à prendre des lois liberticides très contestées à l’époque.

Avec mon héroïne Céleste dans “Une promesse bleu horizon”, on découvre l’engagement des femmes dans les industries caoutchoutières et les ateliers d’armement pendant la Première Guerre mondiale. Des femmes courageuses qui ont tenu le pays dans des années qui auraient pu conduire à davantage de reconnaissance de leurs droits !

Enfin, mon petit dernier, “Aux douceurs du temps”, qui vient de paraître : le parcours d’une femme dans le milieu de la confiserie auvergnate à la fin du XIXème siècle. Les femmes ne pouvaient pas être “ouvriers confiseurs”, pourquoi donc ? Je me suis lancé le défi de faire de Juliette une “confiseuse” !

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en parler ?

 

Véronique : Maintenant que comme Obélix, je suis tombée dans cette potion magique que constitue l’écriture, j’ai des projets en effet. J’apprends que dans cette activité, dès qu’on a remis un manuscrit, il faut s’atteler au suivant. De toute façon, il est vrai que j’ai le spleen de quitter des personnages et de mettre le mot “fin” à une histoire. Il n’y a qu’un remède : se plonger aussitôt dans de nouvelles recherches sur une thématique donnée. Donc, je suis actuellement plongée dans… (désolée, superstition peut-être, seul l’éditeur peut le savoir !)

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos livres ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de vos histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Véronique : Dès le premier roman, j’ai eu peur de manquer d’inspiration pour le sujet suivant, et puis non, ça vient tout seul : un fait historique, un fait divers, la mémoire familiale (pour le roman sur la guerre), une rencontre, une expo locale, un dépliant sur une activité (auvergnate !)…

Je bâtis toujours un plan, oui, je connais la fin. Après, j’habille le canevas et là, il y a une part d’impro.

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Véronique : J’écris à l’ordi. Comme je fais des recherches historiques, je prends des notes. Et comme j’aime m’organiser dans mon désordre, j’écris sur tout : vraies feuilles, feuillets, dos d’enveloppes… Et j’adore les post-it ! Comme j’ai une mémoire visuelle, je sais où est noté le detail qui tue (en principe… il me faut fouiller dans mon désordre, mais j’aime ça)

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

En combien de temps écrivez-vous un roman ?

 

Véronique : Addiction oblige, j’essaie d’écrire tous les jours ! La nuit ? Si je me reveille et que j’ai une idée, mieux vaut la noter, sinon j’aurai oublié. Ne le répétez pas, la demande en mariage dans “Le Cri des Hyènes” m’est venue une nuit d’insomnie, je me suis levée en catimini pour l’écrire.

 

 

JM : - Vos livres sont des romans historiques régionaux. Pourquoi ce choix et envisagez-vous d'écrire dans un autre genre ?

 

Véronique : à la manière de Joséphine Baker, je pourrais dire que j’ai 2 amours : l’Histoire et ma région d’adoption (je me suis auto-proclamée auvergnate !) Tant qu’à écrire, j’ai voulu conjuguer mes deux centres d’intérêt : Clermont pour le cadre géographique, la fin du XIXème pour l’époque. Avec l’idée de dresser des portraits de femmes dans des thématiques données.

Un autre genre ? Pas pour l’instant.

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

 

Véronique : Des salons du livre régionaux et des dédicaces en librairies. On peut retouver toutes les dates sur ma page Facebook.

 

JM : - A qui confiez-vous vos manuscrits en première lecture (membre de votre famille, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de vos livres ?

 

Véronique : Mes premiers lecteurs sont mon mari et mes filles. Ils sont fiables : ils ne font preuve d’aucune complaisance, ils savent pointer la phrase ou l’idée qui n’est pas dans le rythme, me confortent dans mes doutes, me rassurent. Tout cela à la fois, c’est génial !

Mon premier roman est illustré d’une photo personnelle, les suivants, parus chez De Borée, sont composés par un maquettiste.

 

J'en profite pour louer Antoine des Editions DE BOREE pour la couverture des “Douceurs du temps” : elle plaît beaucoup.

 

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos ouvrages ?

 

Véronique : J’ai d’abord écrit pour moi, puis pour mon cercle familial. Quand celui-ci a dit “vas-y, lance-toi à la recherche d’un éditeur”, j’ai entamé le fameux parcours du combattant.

J’ai envoyé “Le Cri des Hyènes” à quelques éditeurs locaux (et nationaux, mais c’était “pour voir”) et quel bonheur quand l’éditeur des Editions des Monts d’Auvergne m’appelle pour me dire qu’il a beaucoup aimé mon livre et le publie ! Là-dessus, j’ai bénéficié d’une rampe de lancement formidable dans la mesure où mon roman a été sélectionné pour le prix du jury de l’ANDRA (Association du Noël des romanciers d’Auvergne) de Christine Thomas-Chancel, jury présidé par Serge Camaille. Le premier prix obtenu m’a fait connaître chez De Borée, qui a publié les 2 romans suivants. Même si je voue une reconnaissance éternelle aux Monts d’Auvergne, il est vrai que je suis ravie d’être chez De Borée, honorée, émue, tout ça quoi !

Petite précision : j’ai obtenu le premier prix du même jury de l’ANDRA, un an après, pour “Une promesse bleu horizon” !!

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Véronique : Je vais dire Zola, comme beaucoup. J’aime les fresques historiques donc : Maurice Druon (Les Rois maudits), Robert Merle (Fortune de France) auxquels j’ajoute celui qui est à mes yeux le Robert Merle anglais, Ken Follett, et le Robert Merle sud-africain, Wilbur Smith.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

Véronique : Mon goût me porte vers les romans historiques. Si je dois rendre hommage à deux auteurs contemporains que j’adore, je citerai une femme et un homme : Dominique Marny (j’ai eu un coup de coeur pour ses “Fous de lumière”) et Eric Marchal (question roman historique, c’est du lourd)

J’aime entrecouper ce genre littéraire de policiers (les thrillers venus du froid style Millenium ou Camilla Lackberg) et je découvre en ce moment Frank Tallis et ses “Carnets de Max Liebermann”, romans policiers situés à Vienne au début du XXème avec des parfums de psychanalyse qui entourent la résolution des énigmes…

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Véronique : Je me définis comme une touche-à-tout et j’ai eu plusieurs hobbies (je préfère parler de hobby plutôt que de passion, celle-ci étant réservée à mes proches). Dans le désordre : graphologie, philatélie, héraldique, couture, peinture… Puis tout a cédé devant l’écriture, qui reste ma seule passion (aïe, concurrence pour mes proches ?)

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaient devenir écrivains ?

 

 

Véronique : Écrire écrire, écrire ! Se lâcher, se faire plaisir. Ensuite, si on a le but de se faire éditer, lire beaucoup, lire les autres, voir si on rentre dans une ligne éditoriale. On est à une époque où beaucoup de gens écrivent, publient via l’auto-édition. Tout est permis, tout est possible.

 

 

JM : - Quel est votre endroit préféré (chez vous, une région, un pays) ?

 

Véronique : Le coin de mon salon où j’écris, car j’ai une petite vue sur le Puy de Dôme (bon, en me penchant, derrière un arbre, mais habitant en ville, j’adore…!) Comme tout Auvergnat qui se respecte, quand je rentre au pays après un voyage, j’aime apercevoir le Puy de Dôme, ah… on est chez soi !

J’aime aussi la mer, et je vais régulièrement à Narbonne-plage. Marcher le long de ces belles plages du Languedoc-Roussillon, le bleu de la mer, le beige doré du sable… pardon, je m’emporte.

 

 

JM : - Avez-vous des animaux de compagnie ?

 

Véronique : NON, NON et NON, mes enfants m’ont assez seriné avec ça ! Mais comme mes enfants, privés d’animaux, s’empressent d’en prendre une fois partis de la maison, je reçois chat, chien bien volontiers.

 

 

JM : - Quel est votre film culte et quel genre de musique écoutez-vous ?

 

Véronique : Au seours, on va bien de moquer de moi : Ben Hur !! Avec l’idole de mes 20ans, Charlton Heston.

Je ne suis pas musicienne, je n’ai pas l’oreille musicale… La seule qui me branche, c’est le rock, mais c’est pour danser dessus ! (enfin moins maintenant qu’à une certaine époque)

 

 

JM : - Quelle est votre odeur préférée, votre couleur ?

 

Véronique : le parfum du chocolat noir. Couleur : le bleu (tous les bleus, pas seulement “horizon”)

 

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte quel objet, indispensable à vos yeux, emporteriez-vous ?

 

 

Véronique : Un objet ? de la crème solaire, évident, non, sur une île déserte plombée par le soleil ?

Mais Joëlle, d’habitude, vous ne demandez pas un livre ? J’aurais dit “Les Rougon-Macquart” comme ça il y en aurait eu un paquet à prendre, mais comme à moi vous ne demandez pas un livre, mais un objet…

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Véronique : Un sincère merci, Joëlle, de me donner ma chance de m’exprimer sur cette page. Merci aux membres du groupe aussi pour leur intérêt ! J’attends les questions !

 

 

JM : - Merci Véronique CHAUVY pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Véronique qui vous répondra avec plaisir, en direct ou plus tard, selon ses disponibilités.

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Marjorie LEVASSEUR sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Marjorie LEVASSEUR

Vendredi 9 août 2019 à 18 h

direct

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu récemment « Plus douce est la vengeance », « Quoi qu'il advienne » et « Quoi qu'il nous en coûte», romans de notre amie Marjorie LEVASSEUR qui a gentiment accepté de répondre, ce soir, à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Marjorie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Marjorie : Bonsoir Joëlle, bonsoir à tous ! En pleine forme (j’espère que ce sera le cas le soir du direct^^), merci !^^ Je suis prête !!!

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marjorie : Bien sûr ! Je suis donc une auteure autoéditée depuis deux ans et demi maintenant. Je vis dans la Nièvre, en Bourgogne, avec mari et enfants. Après des études en droit, j’ai exercé plusieurs métiers différents (assistante juridique, aide-soignante, Auxiliaire de Vie Scolaire) avant de décider, en septembre dernier, de me consacrer uniquement à l’écriture.

Je suis une personne très réservée de nature, ne m’en veuillez donc pas, si vous me rencontrez en vrai un jour, si je parle peu. Ce n’est pas de la froideur ou de la prétention, juste de la timidité^^

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Marjorie : Avec plaisir, je suis aussi là pour ça^^ J’écris ce qu’on pourrait qualifier de tranches de vie… pas la mienne, je n’écris que des fictions, même s’il y a toujours un peu d’un auteur dans ses romans. Mes histoires arrivent à un instant T de la vie de mes personnages, une rencontre bouleverse toutes leurs certitudes et les aident à avancer, à évoluer, malgré leurs blessures passées.

Mes histoires sont bien souvent teintées de romance, sauf exception, comme mon petit dernier par exemple, « Plus douce est la vengeance ».

J’y aborde différents thèmes, parfois graves, comme les violences conjugales, les mariages forcés, l’homophobie… mais quoi qu’il en soit, j’essaie toujours d’introduire un message positif dans mes romans. Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marjorie : Des projets d’écriture, j’en ai des tonnes dans la tête, ce n’est pas ça qui manque. Mon esprit est parfois en surchauffe d’ailleurs, alors je prends des petites notes et je développe le moment venu, celui où j’ai envie que le projet prenne vie. Mon prochain roman devrait se présenter sous la forme d’un petit road trip à travers la France, je n’en dis pas plus pour l’instant^^ Puis, ce sera normalement le tour d’une autre histoire que j’avais débutée juste après « Te revoir à Penn Avel », mais que j’avais mise entre parenthèses pour écrire ma duologie. Le moment n’était pas propice pour moi, pour aller jusqu’au bout de cette histoire. Depuis, elle a mûri dans ma tête et les choses sont plus claires.

Après, rien n’est gravé dans le marbre, des idées nouvelles émergeant sans cesse et pouvant venir se greffer à l’improviste C’est le cas de « Plus douce est la vengeance » dont l’idée m’est venue en septembre dernier lors d’un salon, ce n’était pas du tout prévu dans mon planning^^.

 

JM : - Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Marjorie : En fait, toutes mes histoires commencent par les personnages… Je m’explique. Ce sont eux que je crée en premier, avec leur passé, leurs blessures… leur histoire à eux, tout simplement. Dans ma tête ils se rencontrent et le roman prend forme, petit à petit. L’idée d’un personnage peut survenir à n’importe quel moment, inspiré par un rêve, un moment du quotidien, un film, un livre…

Oui, je connais la fin de l’histoire, mais il arrive qu’elle dévie au fil de l’écriture, comme pour « Ces oiseaux qu’on met en cage » qui devait être une pure romance au départ et qui a changé de cap pour devenir une histoire plus grave… avec un dénouement que je n’avais pas prévu au départ.

Dans la majorité des cas, je fais un plan détaillé, chapitre par chapitre, avec les événements essentiels, sauf pour « Te revoir à Penn Avel » où j’ai évolué sans filet, le déroulement de l’histoire était seulement dans ma tête, pas écrit noir sur blanc.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Marjorie : Non, pas pour l’instant, mais j’en ai fait quatre de février à juin. J’ai quelques salons de prévus, notamment celui de Pusignan avec la Voie de Calliopé. Pour les autres, tout reste encore à confirmer.

 

JM : - Tu fais partie de « la Voie de Calliopé » : peux-tu nous parler un peu de cette association qui œuvre beaucoup pour les auteurs ?

 

Marjorie : Effectivement, j’ai rejoint les rangs de la Voie de Calliopé en octobre 2017, après un premier contact avec Emma Freya, sa créatrice. Les membres évoluent régulièrement, mais la ligne directrice est immuable : soutenir les auteurs dans leurs projets littéraires, de la case écriture (en proposant des directions d’ouvrage) jusqu’à la signature d’un contrat d’édition pour certains, en passant par la promotion. Il y a un bel esprit de solidarité, de partage, mais aussi beaucoup de professionnalisme et de rigueur, qui sont nécessaires pour un travail accompli main dans la main. Des chroniqueuses au top (dont toi chère Joëlle), des partenaires toujours plus nombreux et Emma, une main de fer dans un gant de velours, toujours à l’écoute.

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Marjorie : Je suis une très mauvaise élève, je n’ai pas de règles dans l’écriture, j’écris lorsque j’en ai envie, mais pas la nuit. La nuit, je dors^^ Ne serait-ce que parce que je me lève à 7h le matin pour emmener mon fils à l’école^^ J’ai besoin de mes heures de sommeil, sinon je ne suis bonne à rien LOL

Je peux écrire le matin, comme l’après-midi. Je me force à fixer une date butoir pour la fin d’un roman, mais les imprévus de la vie changent parfois la donne^^

Je peux écrire quatre heures dans la journée comme une heure, cela dépend de ce que j’ai à faire à côté et de l’envie. Et en ce qui concerne le temps que je mets à écrire un roman, je dirais que ça dépend. J’ai écrit mon premier roman, « Une parenthèse dans ta vie », en cinq mois, « Il n’y a pas d’ombre sans lumière », en un mois et demi… Pour certains romans, il m’arrive de ne pas écrire pendant plusieurs semaines, comme pour « Ces oiseaux qu’on met en cage », mais c’était un peu exceptionnel parce que j’avais un bras immobilisé^^

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Marjorie : Je les confie à mon ami René, groupe de chapitres par groupe de chapitres, avant même la fin du roman. Il effectue une pré-correction et me dit ce qu’il pense de l’histoire. Le premier à lire l’intégralité du roman à part lui, c’est mon mari, Guillaume, qui s’occupe aussi de la création de la couverture. Cela lui donne ainsi l’ambiance générale et des idées pour l’illustration. Ensuite, vient le tour de ma team de bêtalectrices : Nadège, Laurène et Catherine, avant de passer entre les mains de Jean-Michel (alias Grandissimots) pour la correction finale.

Pour « Plus douce est la vengeance » j’ai eu l’aide supplémentaire d’Angie Le Gac, aussi auteure à Calliopé, sans laquelle j’aurais commis une grosse boulette^^, et Ninon Amey, également auteure, qui m’a grandement aidée. Je leurs fais plein de bisous !

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Marjorie : Des émotions contradictoires… Un certain soulagement d’être allée jusqu’au bout de mon histoire et une certaine tristesse, un vide… un peu comme une dépression post-partum LOL

Je sais que certains auteurs n’aiment pas ce terme, mais mes romans sont aussi mes bébés, mes enfants. J’y ai mis un peu de moi, leur ai accordé beaucoup de mon temps, mes personnages ont grandi…

 

JM : - Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d'auteure ?

 

Marjorie : Je serais tentée de dire qu’il n’y a que du bon, après tout je fais ce que j’aime, j’ai un métier passion. Mais le revers de la médaille est sans doute justement que beaucoup ne considèrent pas cette activité comme un vrai métier. Quand on annonce à quelqu’un qui nous demande ce que l’on fait dans la vie, qu’on est auteur, les réactions sont parfois… blessantes. Et que dire lorsqu’on ajoute que l’on s’édite soi-même !^^

Être autoédité, c’est aussi très chronophage : mise en page, promotion… Je n’ai pas du tout la fibre commerciale et c’est très difficile pour moi de « vendre » mes histoires. Heureusement avec le temps, j’ai des lectrices et lecteurs fidèles, toujours présents, qui aiment me lire, mais ça complique beaucoup les choses pour élargir mon lectorat. Je ne suis pas une adepte des vidéos, je ne me sentirais pas à l’aise je suis de nature réservée et pudique, et je n’aime pas particulièrement voir ma tête^^

Cela m’a demandé beaucoup lorsque j’ai commencé à faire des salons, mais aujourd’hui, je suis heureuse de l’avoir fait. On y fait tellement de belles rencontres !

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marjorie : La lecture, ça va de soi ! Je dévore, littéralement ! Pour moi l’écriture ne va pas sans la lecture. Il y a d'autres choses que j'aime faie mais on ne peut parler de passions.

 

JM : - Quelle est ta musique préférée ? Ecris-tu en musique ?

 

Marjorie : J’ai des goûts musicaux plutôt éclectiques, cela va d’Ed Sheeran à Véronique Sanson, en passant par Queen et Sia, mais pour écrire, je préfère une musique douce. Il m’arrive aussi d’avoir besoin de silence pour l’écriture, tout dépend du passage de l’histoire dans lequel je suis plongée.

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte?

 

Marjorie : J’ai regardé « Dirty Dancing » des dizaines de fois, je crois que c’est celui que j’ai visionné le plus. Mais paradoxalement, ce n’est pas celui qui me touche le plus… en même temps, je pleure facilement devant un film, ou même un livre. Je suis comme ça, on ne se refait pas^^

Ma série préférée depuis quelques temps, c’est « Outlander », mais j’adore aussi « Game of thrones », bah oui… éclectique jusqu’au bout^^.

 

JM : - Quel livre a marqué ton enfance ?

 

Marjorie : Enfant, je ne lisais pas beaucoup. Pour être franche, je n’aimais pas ça^^ J’ai commencé à être une grosse lectrice dans la vingtaine, et je lisais beaucoup de romans policiers/thrillers à l’époque. Mais le livre qui m’a indubitablement fait changer ma vision de la lecture est « L’alchimiste » de Paulo Coelho, sans doute parce qu’il m’a fait voir la vie d’un autre œil…

 

JM : Et maintenant, lis-tu et quel genre ?

 

Marjorie : Comme je l’ai dit, oui, je lis énormément, et de tout, avec une préférence pour la littérature générale et la romance. Je ne lis pas de romans historiques (sauf romances) et pas de science fiction (j’ai lu du Stephen King, mais moi je ne le mettrai pas dans la SF^^). Tout ce qui est gore ne m’attire pas non plus et la vie des « people »… j’évite^^.

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Marjorie : Éponge émotionnelle (oui je sais, ça fait deux mots^^)

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Marjorie : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux »…

 

JM : - Si tu étais : une fleur, une couleur, un animal : tu serais...

 

Marjorie : La marguerite, le rouge… le phénix (pour le côté symbolique).

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Marjorie : Rien, si ce n’est merci pour ce moment et ton soutien aux auteurs, chère Joëlle ! Et merci à tous et toutes de m'avoir lue jusqu'au bout vous êtes encore là, vous avez tenu le coup ?

 

JM : - Merci Marjorie pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marjorie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

 

Lien page FB https://www.facebook.com/marjou.Lev/

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC MICHELE DASSAS SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Michèle DASSAS

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Michèle DASSAS a gentiment accepté, de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

 

 

JM : - Bonsoir Michèle

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Michèle : Oui, bien sûr, avec grand plaisir.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Michèle : Je suis écrivain depuis plus de vingt ans. J’ai d’abord rédigé des contes et petites nouvelles pour valoriser le patrimoine de ma région. J’habite en Sologne aux confins du Berry. J’ai créé une collection, intitulée « contoguides » : des guides touristiques, avec comme fil conducteur un écrivain régional (George Sand, Alain Fournier, Maurice Genevoix, Colette, etc.), et agrémenté de contes inspirés par les lieux. J’en ai écrit sept. Ensuite, je suis passée aux romans. Le neuvième est en gestation.

 

JM : - Et si vous nous parliez de vos ouvrages ?

 

Michèle : Mes romans ne se passent jamais dans une période contemporaine. J’ai une prédilection pour la fin du XIXème siècle et le début du XXème. J’ai fait une exception dans « la demoiselle du téléphone », où j’ai ressuscité la ville de mon enfance : Gien. L’intrigue se passe entre 1960 et 1963, mais je ne suis pas allée plus avant dans le monde actuel…

Dernièrement, je me suis attachée à des destins de femmes : l’actrice Madeleine Sologne dans « Une gloire pour deux », la pionnière des avocates, Jeanne Chauvin dans « Femme de robe » et la seule véritable élève de Renoir dans : « À la lumière de Renoir » qui vient de paraître.

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en dire quelques mots ?

 

 

Michèle : Oui, je travaille actuellement sur le destin d’une femme née esclave et qui a terminé sa vie à Monaco, en grande dame. Ce roman, comme tous les autres, mêle fiction et réalité historique. J’adore faire des recherches préalables, un peu comme un travail de détective.

 

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos livres ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de vos histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Michèle : J’ai d’abord une idée qui me vient, un désir. Et je cherche en ce sens dans la littérature, dans l’histoire, et toute la trame commence à se former dans ma tête. Avant de commencer à écrire, je rédige le squelette de mon roman et je connais déjà la fin, bien sûr. Ensuite, je construis un plan et je commence à rédiger. Tout au long de ce travail de rédaction, je vais continuer à enquêter, faire des recherches historiques, afin de coller au mieux à la réalité.

 

 

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Michèle : J’écris directement sur l’ordinateur, ensuite j’imprime. Je relis, je corrige, j’ajoute des annotations sur les feuilles imprimées. Quand je n’ai pas d’ordinateur avec moi (dans le train ou ailleurs), je prends des notes sur un bout de papier.

 

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

En combien de temps écrivez-vous un roman ?

 

 

Michèle : J’écris essentiellement le matin, dans ma cuisine très claire qui donne sur les bois, durant deux ou trois heures, ou une heure seulement, et pas forcément tous les jours. La rédaction d’un roman me prend une année environ, parfois plus, parfois moins.

 

 

JM : - Vos livres sont des romans historiques, des biographies romancées relatant des parcours de femmes mais je crois savoir que vous avez également écrit des contes, des nouvelles et des contoguides. Pourquoi ces choix et envisagez-vous d'écrire dans un autre genre ?

 

Michèle :

J’adore tout ce qui touche au passé, j’aime l’Histoire et les histoires. J’aime la beauté de la nature. Le présent et le futur ne m’intéressent pas vraiment, pas pour l’instant du moins. Je n’ai pas fini d’explorer ma période préférée qui me rassure, car elle est passée.

 

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, vous avez obtenu de nombreux prix pour vos ouvrages et le dernier (1er prix concours Arts et Lettres de France en 2018) décerné pour “Femmes de robe”. Pouvez-vous nous conter comment vous avez vécu ces aventures ?

 

Michèle : J’ai toujours beaucoup aimé les examens, les concours. J’étais, bien sûr, à chaque fois ravie de remporter le prix. Je vois cela comme un encouragement à continuer.

 

JM : - L'écriture de tels livres nécessite de nombreuses recherches. Comment procédez-vous pour ce faire ?

 

Michèle : Cela dépend de l’ouvrage. Pour « Femme de robe », la presse d’époque a tellement parlé d’elle que j’ai trouvé une mine de renseignements dans les journaux. À chaque fois, je me déplace sur les lieux pour « sentir l’atmosphère ». Pour « Une gloire pour deux », ce sont des membres de la famille de Madeleine Sologne qui m’ont principalement fourni des renseignements. Pour « À la lumière de Renoir », je me suis appuyée sur des écrits de Jeanne Baudot, de Julie Manet, de Jean Renoir, de Jean Griot, et des témoignages, etc..

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Michèle : Tout est vraiment bouleversé. Toutes mes dates ont été annulées. Je serai présente au salon du livre de Cosne les 17/18/19 septembre.

 

 

 

 

JM : - A qui confiez-vous vos manuscrits en première lecture (amie, membre de votre famille, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de vos livres ?

 

Michèle : Je confie mes livres à des amis, à l’une de mes filles, à ma mère et je recueille les premières impressions. Je tiens compte de leurs observations. Les couvertures de mes livres sont réalisées par l’éditeur.

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos ouvrages ?

 

Michèle : J’ai eu la chance, dès mon premier ouvrage, de trouver un éditeur local que je n’ai jamais quitté. Les éditions CPE sont devenues les éditions Marivole et maintenant Ramsay. J’ai, également, été éditée en Suisse (contoguide sur Charlie Chaplin à Vevey/Montreux)

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Michèle : Les auteurs classiques de la fin du XIXème siècle et du début XXème. Je préfère lire des textes bien écrits dans notre belle langue française. J’ai une grande admiration pour le style de Colette. Parmi les contemporains, j’aime celui de Jean-Philippe Toussaint.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

 

Michèle : Je lis très peu ou plutôt je lis beaucoup de documents et de livres historiques, ayant un rapport avec mon travail. Donc, je picore çà et là des informations. Je lis rarement les romans des autres.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Michèle : J’aime peindre (je barbouille des toiles de couleurs très gaies, mais je n’ai aucun talent, c’est par plaisir). J’éprouve également beaucoup de plaisir à tondre et jardiner, pour que tout soit joli et agréable à regarder, pour que mes enfants et petits-enfants puissent en profiter.

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaitent devenir écrivains ?

 

 

Michèle : C’est difficile de donner des conseils dans ce domaine. Je pense que l’écriture vient comme un besoin, une pulsion. Coucher sur le papier des histoires ou des pensées qui nous animent, c’est un peu une sorte d’accouchement (coucher-accoucher). Il faut se lancer, il faut commencer par un bout.

 

JM : - Quel est votre endroit préféré (pièce de votre maison, une région, un pays) ?

 

Michèle : Comme je l’ai dit plus haut, c’est ma cuisine très ensoleillée, mais je peux écrire ailleurs. Il me faut le calme et un bel environnement.

 

 

JM : - Avez-vous des animaux de compagnie ?

 

 

Michèle : Non et je n’en désire pas. Je veux être libre, ne pas avoir de chaînes. J’ai des animaux de compagnie sauvages (les sangliers, les lièvres, les chevreuils) dont je n’ai pas la charge, cela me suffit.

 

 

JM : - Quel est votre film culte et quel genre de musique écoutez-vous ?

Ecrivez-vous en musique ?

 

Michèle : Mon film culte ? la trilogie de Pagnol, mais j’adore regarder des comédies comme Papy fait de la résistance.

J’écoute très peu de musique. Je crois même que la musique me dérange dans mon écriture. J’aime Chopin, Mozart, Haendel, Sati, etc. et les chansons des années 70/80/90 que j’écoute sur nostalgie (uniquement en voiture). La mélodie est importante.

 

 

JM : - Quel mot vous définit le mieux ?

 

Michèle : la curiosité

 

 

JM : - Quelle est votre odeur préférée, votre couleur ?

 

Michèle : l’odeur de l’églantine. Ma couleur préférée : je crois que je n’en ai pas, car j’aime les couleurs vives, mais je porte beaucoup de noir.

 

JM : - Quel proverbe vous vient de suite à l'esprit ?

 

Michèle : À toute chose malheur est bon.

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte quel objet, indispensable à vos yeux, emporteriez-vous ?

 

 

Michèle : Un gros cahier et un crayon (mais cela fait deux objets, alors un livre, et dans ce cas-là la Bible, une occasion de la lire enfin !)

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Michèle : Juste un grand merci pour ce questionnaire complet.

 

 

JM : - Merci Michèle DASSAS pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Michèle qui vous répondra avec plaisir, sous ce post.

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : MEMOIRE DE SABLE ET DE VENT

« MEMOIRE DE SABLE ET DE VENT »

Tome 4

Christine MACHUREAU

Editions du 38

15 octobre 2018

320 pages

 

 

 

Présentation

 

Clara va transformer la mémoire de sa grand-mère, Anne Chauverson, en un mythe qui jalonnera toute son existence. Cette jeune femme rassemble son savoir et ses forces vives pour réaliser les rêves de sa vie, pour tenter d’égaler ses ancêtres, tour à tour guérisseuse, herboriste, libraire, alchimiste, architecte et financier. Elle ne veut déchoir. Poussée par sa formidable soif d’aventure, et la crainte du mariage imposé, elle ira au-delà du possible et les épreuves seront au rendez-vous. 


Et vogue la galère ! Car c’est sur une galère de Maître Jacques Cœur que le monde et ses rudesses vont la blesser. Elle guérira en poursuivant toujours plus loin ses découvertes, à travers les déserts, dans les cités interdites aux chrétiens. Affrica la saisira à bras-le-corps et sur cette terre incandescente elle recevra les plus profondes leçons de sa vie.

Jusqu’à l’aveu d’une solitude irrépressible et intolérable qui la piège à Tombouctou, on la voit se débattre et espérer.


 

L'auteure

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge. Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.
Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.
Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions du 38 et en particulier Anita de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Mémoire de sable et de vent « , roman de Christine MACHUREAU.

 

Etant une grande fan de cette auteure j'ai lu pratiquement tous ses romans et j'ai découvert avec grand plaisir ce quatrième opus de la saga «Mémoire ». J'ai ainsi retrouvé la plume magnifique et envoûtante de Christine MACHUREAU.

 

Nous sommes en 1444 et dans le tome IV de cette sublime saga historique se déroulant au Moyen Age, nous retrouvons Clara, la petite fille d'Anne.

 

Comme dans les précédents opus, l'auteure nous fait voyager et vivre l'aventure ô combien dangereuse et palpitante de cette jeune femme courageuse et déterminée, fort indépendante pour l'époque, qui a beaucoup de traits communs avec sa grand-mère. En effet, elle est également passionnée par la vie, les nouvelles techniques scientifiques, médicales mais aussi par l'astrologie, l'astronomie et les livres.

 

Après le décès de sa grand-mère, Clara consigne les événements de sa vie sur des feuilles de papyrus et nous la suivons de Toulouse à Marseille puis à Carthagène, Cordoue et Grenade jusqu'à Tombouctou, pays musulman où les femmes chrétiennes ne sont pas les bienvenues... Quel voyage !

 

Comme à son habitude, Christine MACHUREAU décrit à merveille les personnages, les vêtements et les bijoux, les lieux et les traditions culinaires, nous permettant de visualiser les couleurs, les palais, le désert et de sentir les multiples odeurs... Au fil des mots de l'auteure, on se sent transportés immédiatement en ces lieux et à cette époque.

 

J'ai bien aimé outre Clara, les personnages incarnés par Bertrade et son fils Drogon mais également Robert de Remiremont...

 

En quelques mots pour finir j'ai ADORE ce roman très intéressant, extrêmement bien documenté tant sur le plan historique que cultuel et architectural, que j'ai pratiquement lu d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.. J'attends donc avec impatience la suite des aventures de Clara..

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

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Rebonjour aujourd'hui samedi je vous propose ma chronique concernant : "L'ENFANT DES SOLDANELLES"

« L'ENFANT DES SOLDANELLES »

Gérard GLATT

Editions PRESSES DE LA CITE

Terres de France

17 janvier 2019

464 pages

 

Présentation

 

Pendant la seconde moitié du XXème siècle, le roman d'une indéfectible amitié entre deux jeunes hommes, et l'initiation parfois douloureuse de l'un d'eux, Guillaume. Un parcours ancré dans le décor puissant des Alpes.

 

La montagne comme une évidence.. Tout a commencé alors qu'il avait huit ans : à la suite d'une grave maladie, Guillaume est envoyé six mois à Chamonix dans un préventorium, Les Soldanelles, en hiver 1952. Pour l'enfant venu de la région parisienne, c'est une révélation, puis plus tard, le souvenir d'un paradis perdu. Alors il reviendra car le besoin est là, irrésistible, de vivre non loin des cimes, dans la vallée de l'Arve, tout comme son ami d'enfance, Augustin. Ils y rencontrent Julien Villermoz, plus âgé d'une vingtaine d'années. Singulière amitié pour certains... pourtant Julien joue le rôle d'un grand frère, d'un mentor. Il leur fera découvrir l'entreprise familiale, les initiera à la montagne, à ses beautés et ses mystères. Mais un après-midi, parti seul en randonnée, Julien, le montagnard, si agile, si passionné, chute et meurt. Comment est-ce possible ?

 

Comment Julien a-t-il pu rater une prise ? Pour les jeunes gens, le coup est rude. Et davantage encore pour Marguerite, sa mère, qui le célébrait comme un dieu, d'un amour vibrant, exclusif. Elle reporte bientôt son amour sur Guillaume, qui présente de nombreuses ressemblances avec son fils disparu...

 

 

L'auteur

 

Né à Montgeron en 1944, Gérard GLATT, romancier et auteur pour la jeunesse, a publié aux Presses de la Cité « Retour à Belle Etoile », « Les Soeurs Ferrandon », « Le Destin de Louise », « Et le ciel se refuse à pleurer »... Il est sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL), membre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature ainsi que de l'Association des Ecrivains bretons.

 

 

Mon avis

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Yéléna de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Enfant des Soldanelles », roman de Gérard GLATT que je remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée. Etant une fan inconditionnelle de cet auteur, j'ai retrouvé avec grand plaisir sa plume fluide et précise.

 

Gérard GLATT nous transporte en 1952 où nous faisons connaissance avec Guillaume, jeune parisien âgé de 8 ans qui, suite à une primo-infection, doit séjourner plusieurs mois, loin de sa famille, au préventorium des Soldannelles à Chamonix.

 

C'est alors qu'il découvre le Mont-Blanc, la beauté de cette majestueuse montagne, l'air pur et la vie en communauté. Il se lie d'amitié avec Augustin puis Julien, leur mentor, qui leur fera partager sa passion pour la haute montagne. Devenus adultes, Guillaume et Augustin, qui ressentaient tous deux le même besoin vital, reviendront vivre dans la Vallée de l'Arve en Haute-Savoie.

 

Les personnages sont attachants et vrais. J'ai particulièrement aimé celui de Marguerite, la maman de Julien qui, après la disparition de son fils, a reporté son amour sur Guillaume.

 

Dans ce roman, l'auteur nous dévoile une partie de sa vie en mêlant réalité et fiction et nous comprenons ainsi les raisons pour lesquelles il est devenu « amoureux de la montagne ». Gérard GLATT connaît parfaitement la région et décrit avec moult détails les sublimes paysages des Alpes, les villages, la beauté du Mont-Blanc mais aussi les pièges qu'il peut cacher...

 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant sur l'amitié sincère, le combat contre la maladie, les relations avec la famille et le parcours difficile d'initiation à l'âge adulte d'un jeune enfant. J'ai dévoré ce livre pratiquement d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement et je l'ai refermé à regret.

 

Excellent moment de lecture.

 

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