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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir aujourd'hui samedi je vais vous parler de ce roman : « LA DERNIERE TRANSHUMANCE »

« LA DERNIERE TRANSHUMANCE »

Alysa MORGON

6 Mai 2017

Editions Lucien SOUNY

« Le chant des Pays »

192 pages

 

RESUME :

Félicien et Elisée se connaissent depuis l'enfance. Devenus bergers, ils se retrouvent au moment des transhumances. Voilà trois étés, ils ont fait la connaissance de Barthé. Des liens si solides se sont noués entre eux qu'on ne pourrait imaginer les voir un jour se briser. Tous trois ballottés par leur famille, malmenés par la vie, mais diantrement attachés à leurs troupeaux, ils échafaudent sur l'alpage les rêves les plus fous pour se sortir de leur misère. Elisée toujours joyeux et décidé, va un jour leur indiquer le chemin de la providence : la Californie... Un paradis lointain où d'autres bergers, à la tête d'imposants troupeaux, courent dans les immenses plaines, remplissant leurs poches de dollars, dit-on ! Bravant familles, peurs et incertitudes, ces garçons, certes courageux mais aussi passablement en déroute, embarquent pour l'Amérique, un pays dont ils ignorent tout. Un voyage au bout d'eux-mêmes, comme au bout de leurs forces et de leur témérité. Mais cette dernière transhumance sera-t-elle celle de l'espérance ou bien celle du tourment ? A moins qu'elle ne soit celle du bonheur, tout simplement !

 

L'AUTEUR :

Comme tant de Hauts-Alpins, Alysa MORGON a entendu les anciens raconter les histoires et les anecdotes de ces milliers de Champsaurins (Vallée du Champsaur au-dessus de Gap) ayant quitté le pays pour aller tenter leur chance en Amérique.

 

Quarante ans plus tard, elle n'a toujours pas oublié ce jeune berger assassiné à l'autre bout du monde. Il ne parlait presque pas anglais. Son seul outil, sa seule défense était son sourire. Il souriait à tout le monde en permanence. Les Irlandais eux n'ont pas compris et ils ont pensé qu'il se moquait d'eux. Ils l'ont abattu froidement... et se sont emparés de son troupeau. A partir de cet épisode, Alysa MORGON a imaginé toute une histoire. Cet Alpin, elle l'a appelé Félicien et il nous entraîne dans une surprenante et palpitante aventure.

 

Précédentes publications aux éditions Lucien SOUNY : Un parfum de farigoulette (poche), Marie des garrigues, l'Epervière en Provence, Un bouquet de fiançailles, Le hameau près du ciel (poche), Un miroir en bois d'amandier, La Combe noire (poche), Le jardin des anges.

 

AVIS :

J'ai déjà lu plusieurs romans d'Alysa MORGON que j'ai beaucoup aimés mais venant de terminer la lecture de « la dernière transhumance », je peux dire que celui-ci fût pour moi un véritable coup de cœur !

 

L'auteur nous conte, comme elle sait si bien le faire,  l'histoire de Félicien, Elisée et Barthé, trois moutonniers très attachants, qui connaissent parfaitement leur métier et qui, comme 6000 Hauts-Alpins, ont décidé un jour de quitter leur montagne et leur pays afin de tenter leur chance en Amérique espérant ainsi survivre et garder leur dignité.

 

Le style musical et poétique de l'auteur nous transporte véritablement au sein des paysages et l'on s'imagine sur les chemins, proches de ces bergers et de leurs troupeaux, découvrant ainsi la faune et la flore. Comme dans tous les romans d'Alysa, l'on perçoit les odeurs, les accents et les couleurs de la belle Provence. L'auteur nous invite également à un voyage dans les immenses plaines de la Californie : un vrai bonheur.

 

L'histoire est triste et émouvante certes mais j'ai souri à maintes reprises tant les dialogues, ponctués de patois, sont truculents !

 

J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à le quitter, tant l'histoire est belle !

 

Je recommande donc vivement ce magnifique roman et souhaite une très bonne lecture à ceux qui vont le découvrir !

 

 

 

 

 

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Bonjour à tous aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant "LE SAUT DU LOUP"

« LE SAUT DU LOUP »

Christian LABORIE

Editions de BOREE

Terre de Poche

Novembre 2017

540 pages

 

Présentation

 

Lorsque Julien Estérel, le nouvel instituteur, découvre le corps sans vie de son prédécesseur, les gendarmes soupçonnent immédiatement un individu qui vit avec sa famille à l'orée du bois. Convaincue de l'innocence de son père, la belle Manuella trouve en Julien et en Marie, sa jeune collègue, des alliés inespérés. Mais au Saut-du-Loup, les légendes et les secrets qui dorment derrière chaque porte sont propres à brouiller les pistes. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois.

 

Extraits

« Manuella aimait profondément la vie.

Mais la vie parfois refusait de lui sourire.

 

Les heures passaient. Le jeune homme ne se lassait pas d'écouter Marie.

 

  • Dis-moi, nous sommes ici en plein cœur du fantastique ! Ne pouvait-il s'empêcher de s'extasier.

  • Tu ne crois pas si bien dire. Et je peux t'assurer que les histoires de sorcellerie et de mauvais œil, de guérisseurs, de désenvoûteurs, d'hommes et de femmes qui ont le pouvoir, comme on dit ici, on y croit dur comme fer. Ne t'amuse jamais à en rire devant personne. Tu ne sais pas à quoi tu t'exposerais !

  • Ne me dis pas que tu prêtes attention à ces sornettes !

  • Non. Mais j'évite de contredire les gens qui y croient.

  • (…)

  • Bigre ! Tu ne serais pas devenue un peu superstitieuse à ton tour, sous tes allures de jeune femme affranchie et moderne ?

  • Je ne tiens pas à tenter le diable !

  • Finis donc ton histoire de diable puisque tu en parles si bien.

 

Marie sourit. Elle aimait quand Julien la chinait. C'était, pensait-elle, la preuve qu'elle ne lui était pas tout à fait indifférente. »

L'auteur

 

Originaire du Nord de la France, né à Tourcoing en 1948 , Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de vingt-cinq ans. Professeur d'histoire et de géographie dans le Gard, il se passionne pour l'histoire et les habitants de sa province d'adoption, pour lesquels ses romans sonnent comme autant d'hommages humbles et sincères.

Il est l'auteur notamment de : 

L'Arbre à palabres
L'Arbre à pain
Le Brouillard de l'aube
L'Appel des drailles
Les Drailles oubliées
L'Arbre d'or
Les Hauts de Bellecoste
Terres noires
Les Rochefort
L'Enfant rebelle
Le Goût du soleil

La promesse à Elise

L'héritier du secret


L'ensemble de ses romans l'a hissé au rang des écrivains incontournables de la littérature de terroir.

 

Mon avis

 

Merci aux Editions DE BOREE et en particulier à Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le saut du loup », de Christian LABORIE, auteur que j'aime beaucoup et dont j'ai lu pratiquement tous les romans.

 

Christian LABORIE nous entraîne, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, dans les Cévennes, région chère à son cœur, et nous suivons l'enquête passionnante menée par la gendarmerie mais également par Julien, jeune maître d'école originaire de Nice et fraîchement nommé dans le village du Saut-du-Loup où les notables et habitants le considèrent comme un étranger..

 

En effet Julien a découvert le cadavre de M. Cabanel, son prédécesseur et tous les soupçons se portent sur un membre d'une famille de gitans, les Carballo.. Notre instituteur réussira-t-il à faire éclater la vérité dans ce village animé de rancunes et de préjugés où planent légendes, sorcellerie et superstitions ??

 

Dans ce très beau roman du terroir et d'amour, l'auteur nous rappelle les méthodes pédagogiques de l'époque et l'implication exceptionnelle des instituteurs dans le but d'assurer la pleine réussite de leurs élèves.

 

Comme à son habitude, l'auteur dépeint à merveille et avec moult précisions fort agréables, les paysages des Cévennes au fil des saisons. Il réussit également à nous tenir en haleine en nous offrant un récit riche en rebondissements et en action. Les personnages de Julien, Marie et Manuella sont attachants d'autres un peu moins mais je vous laisse le découvrir par vous-même !

 

J'ai vraiment ADORE ce livre mystérieux et très intéressant que j'ai dévoré d'une traite ne pouvant le quitter sans en connaître le dénouement au demeurant assez surprenant...

 

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je partage l'interview réalisée ce soir avec Marie MENEGUZZO et Bruno AUBERT sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW

Marie MENEGUZZO, Présidente Editions de l'Arbre Monde et auteure

 

Bruno AUBERT, directeur de publication Editions de l'Arbre Monde et auteur

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

⁃ Nos amis Marie MENEGUZZO et Bruno AUBERT ont gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Marie et à Bruno qui y répondront en direct ou plus tard selon leurs disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Marie et Bruno,

 

⁃ Comment allez-vous ? Êtes-vous prêts à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Marie : Bonjour Joelle ainsi que ceux qui sont présents, oui nous sommes prêts

 

 

Bruno : Bonjour Joëlle, je vais bien et j’espère qu’il en va de même pour vous. Nous pouvons commencer.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Marie : Mariée, maman de 3 grands enfants et mamie de 6 petits garçons de 2 ans à 14 ans.

Mes origines espagnoles

J'ai choisi de m'occuper de mes parents suite à des patologies graves. En alternant avec une bibliothèque que j'avais fondée à l'école de mes enfants. Aujourd'hui mes parents sont ensemble dans un autre monde. Grâce à Bruno, je continue mon péché mignon les livres. Sous une autre forme de bibliothèque que vous connaissez maintenant.

lectrice plus qu'auteure dans La rose de Kyoto Mon pseudo Ariane Evans.

 

 

Bruno : Je suis né il y a quelques hivers maintenant, au pays de l’été et du vent. Ensuite j’ai poussé en liberté comme une mauvaise herbe, comme une fleur sauvage, de celles qu’on ne voit jamais dans la vitrine d’un fleuriste. Non, je ne serai pas comme il faut, il y a de l’ennui à être comme il faut, et il est si bon de ne pas l’être. Mon enfance fut, de toutes celles dont on m’a parlé, la plus merveilleuse. J’en garde le goût du vent, de la poussière et des longues promenades que je faisais avec mon grand-père. J’en ai encore l’âme tout éblouie. Si bien que je ne pouvais pas me permettre de vivre autre chose que ce qui me faisait me sentir vivant. Bien de années plus tard, un monsieur du nom de Steve Job allait dire ceci :«Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens.» .

Le mien était d’écrire. Alors, j’ai écrit...

 

 

 

JM : - Comme vous avez plusieurs casquettes, je vais tout d'abord vous poser certaines questions concernant votre métier au sein des Éditions de l'Arbre Monde, puis d'auteurs.

 

  • Pouvez-vous nous présenter votre maison d'édition ?

 

Marie : j'aime bien quand Bruno la présente. à ti jeune homme

 

 

Bruno : Alors… c’est une longue histoire qui pourrait commencer par « il était une fois... » , mais nous allons sauter quelques chapitres pour en arriver à l’essentiel. D’abord expliquer le nom. Il n’est pas rare que l’on nous demande s’il s’agit d’une éponymie héritée de l’ouvrage de Richard Powers. Jusqu’à ce qu’on nous le demande pour la première fois, nous ignorions jusqu’à l’existence de Richard Powers et de son livre ( lequel est parait-il admirable, soit dit en passant). Nous souhaitions que notre Maison soit porteuse d’une image emblématique. Celle du chêne nous plaisait énormément ; hélas, d’autres l’avaient déjà trouvée à leur goût. On imaginera sans mal notre dépit. Mais comme bien souvent, une déconvenue peut devenir la source d’un « mieux ». La fameuse formule « un mal pour un bien » nous révélait tout son bon sens et sa sagesse. Nous désirions un arbre aux proportions universelles. Qu’à cela ne tienne. Yggdrasil ( l’arbre monde) nous tendait ses branches.

Et comme le Yggdrasil de la mythologie et ses 9 royaumes, notre Maison soutiendrait neuf genres littéraires majeurs. Les éditions de l’ARBRE MONDE étaient nées.

Nous souhaitons ouvrir une voie nouvelle, plus orientée sur la qualité littéraire que sur la logique forcenée assujettie à la seule loi du profit.

Nous souhaitons accompagner les auteurs et veiller à ce qu’ils ne soient plus le dernier maillon de la chaîne alimentaire.

 

 

  • Quelles sont les missions d'un éditeur et comment se déroule une journée type aux Éditions de l'Arbre Monde ?

 

Marie : je cherche des lieux de dédicace, je lis les romans des auteurs qui veulent éditer chez nous, si c'est dans notre ligne éditoriale je l'envoie à Bruno qui se charge des corrections.... Je lui donne quelques flashs d'images pour la couverture.....

 

 

Bruno : Un éditeur est avant tout un imprésario (toutes proportions gardées) il doit savoir sélectionner, je n’emploierai pas de métaphore à base de bon grain et d’ivraie, et accompagner l’auteur. En aucun cas, il n’est question d’accepter un ouvrage, de le publier et laisser à l’auteur le soin de se débrouiller pour la suite. Il doit au contraire lui baliser la voie et l’aider à trouver son public.

 

Il n’y a pas de journée type. L’équation est la suivante : journée type égale routine, routine égale ennui, et ennui égale promiscuité avec le néant. Le néant ( sous quelque forme qu’il se présente ) est l’ennemi que nous combattons. Et les livres sont assurément le meilleur rempart contre cet « ennemi ».

 

 

  • Combien avez-vous de collaborateurs et quelles sont les tâches qui leur sont confiées ?

 

Marie : Nous avons un trésorier, une infographiste, une secrétaire... un responsable d'animation Gérôme Michel apporte beaucoup aux éditions par sa gentillesse, son humour et son ambition

 

 

 

Bruno : Nous nous organisons dans un magnifique chaos de bonne humeur et d’échange. J’emploie ici le terme « chaos », dans l’esprit du chaos originel dont jaillit l’Univers. Vu de l’extérieur les choses pourraient peut-être sembler hors de contrôle, c’est très certainement ce que ne manquerait pas de dire un observateur qui se bornerait à ne juger que ce que son appréciation limitée lui permettrait de voir. Mais comme dans le Chaos qui engendra tout ce que nous connaissons ( et même ce que nous ne connaissons pas) chaque élément est idéalement à sa place et intervient avec à propos lorsque cela est nécessaire.

 

 

  • Sur quels critères choisissez-vous les manuscrits à publier et combien de textes lisez-vous par mois ?

 

Marie : écriture lisible, police taille 12, double interligne, titres chapitre en gras et 18 pouces, en haut de page, le moins de fautes possible.

 

 

Bruno : Les critères. La cohérence du récit, la structure et les règles de grammaire et d’orthographe. Sur ce dernier point, nous devenons de plus en plus stricts.

Le nombre est variable, pour donner une moyenne, entre 6 et 15. Le travail de sélection s’effectue en plusieurs étapes.

 

  • Quels genres littéraires publiez-vous dans votre maison d'édition ?

 

Marie : ti-homme à toi de dire

 

Bruno : Tous les genres, mais pour coller au plus près à l’écorce du légendaire Yggdrasil ( qui rappelons le soutient 9 royaumes), notre arbre à nous soutient neuf genres majeurs.

 

 

 

  • Quelles relations entretenez-vous avec vos auteurs ?

 

Marie : La plus amicale qui soit. Franchise, nous sommes ouverts à toute discussion. Je m'attache trop aux auteurs, comme une maman avec ses petits. (croyez-moi, ce n'est pas toujours bien). Dans un monde qui se veut speed, je dois mettre quelques barrières. ça viendra. On apprend à tout âge.

 

 

Bruno : Nous privilégions le dialogue. Auteur/éditeur, comme dans tous les couples il en faut. Nous ne souhaitons nullement que le contrat qui nous unis pour un temps soit perçu comme une servitude. Si ce n’était que nous, une poignée de main ou une engueulade suffiraient à conclure ou à rompre. Le contrat, par delà son côté officiel, c’est encore un peu ça chez nous. Donc nous encourageons nos auteurs à nous faire part de leurs attentes et à ne jamais rester sur une mauvaise impression sans en parler.

 

 

 

 

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos ouvrages ?

 

Marie : J'ai voulu montrer par ce roman la vie d'une femme mariée et responsable d'affaires. métro, boulot, dodo, est très mouvementés. Pas facile de danser sur un fil. On connaît plus son voisin que son conjoint. les manipulations dans des entreprises. La jalousie entre collègues. Et surtout avoir le plaisir de faire voyager les lecteurs, sans prendre un avion. De dire que tout est possible. Que l'amour et la réussite existent, il faut toujours être positif.

 

 

 

 

Bruno : - 20000 AL dans l’espace. Un roman de SF qui à l’origine devait être l’amorce d’une série de nouvelles qui rendraient hommage aux grands de la SF (il n’est pas improbable que je reprenne ce projet un jour), ici, il est question de paradoxe quantique et de singularité gravitationnelle.

 

- Le miroir (nouvelle), de l’héroic fantasy avec une petite aventure de Raven, la fille d’Ishtar.

 

- Le dernier géant (novella) Ici nous présentons le sorcier Yazad al Rahim ( figure que l’on retrouve dans le miroir et qui apparaîtra régulièrement dans l’univers de Raven). Le dernier géant fait le récit de la naissance et des origines de Yazad. Les hommes naissent-ils mauvais ou le deviennent-ils ?

 

- Le trésor du grand chêne (roman), roman d’amour dédié au temps qui passe. Un peu moins qu’un cri, mais déjà plus qu’un murmure, c’est un morceau d’Odyssée au pays des coeurs purs… ( je travaille actuellement à un ouvrage qui s’inscrit dans l’univers du grand chêne).

 

- Fenêtre sur cimetière (roman) Il ne s’agit pas vraiment d’un roman d’horreur pur et dur, mais plutôt d’une farce drolatique qui se veut le reflet d’un monde cynique. Les vivants et les morts y occupent tour à tour une place, y jouent un rôle. À bien y regarder, il n’y a pas grande différence entre les uns et les autres. Et puis, là-bas, dans sa noire demeure de Camden Street, le Maître occupe son éternité comme il peut. Dans l’ignorance de ce qu’ils sont, les hommes sont ses sujets.

 

- Prière aux vents du soir (nouvelle de SF) Une histoire d’amour par delà le temps et l’espace dans l’Amérique des années 50.

 

 

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en parler ?

 

Marie : je n'en avais pas spécialement, mais Bruno mon correcteur me dit oui, tu dois.

 

 

 

Bruno : Actuellement, je travaille à une nouvelle aventure des héros du trésor du grand chêne. J’éprouvais le besoin de les retrouver et de partager avec eux de nouvelles péripéties.

 

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos livres ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de vos histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Marie : je dors, je rêve, j'invente une nouvelle vie. Comme nous tous.

 

 

 

Bruno : Personnellement, je ne crois pas à l’inspiration. En revanche je crois que les histoires sont tout autour de nous et n’attendent qu’une chose, que quelqu’un les voit. Certaines font tout ce qu’elles peuvent pour attirer notre attention. Il faut simplement être attentif.

 

 

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Marie : sur des cahiers d'écoliers, sur ma main, sur mon coeur, ne restez pas en face de moi, si j'ai envie d'écrire, je peux me servir de votre front. Je suis plus lectrice qu'auteure

 

 

 

Bruno : J’ai commencé à écrire, il y a très longtemps, les ordinateurs n’existaient pas. J’ai écrit à la main, à la machine à écrire, à l’ordinateur et je suis revenu à la source, à la base, à l’artisanat, à l’écriture manuelle.

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

 

Marie : je n'ai pas d'heure ni de jours ni de nuit...

 

 

 

Bruno : En après-midi et en soirée. Et je ne mesure pas l’ouvrage accompli en temps, mais en mots, donc je veille à conserver un rythme de 1500/2000 mots jour.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Marie : Bernard Clavel car il écrivait mes rêves, la terre, la vie.

Pierre Bellemare aussi car il était vrai.

 

 

 

Bruno : Ils sont tellement nombreux… Le tout premier, Jean de la Fontaine. Victor Hugo, Voltaire, Rabelais et je m’arrêterais là pour ne pas imposer aux lecteurs un inventaire à la Prévert.

 

 

 

 

JM : - Quel a été votre dernier coup de cœur littéraire ?

 

Marie : Jean Giono dans jean le bleu

 

 

 

Bruno : Les copains de Jules Romains et un essai de Henri Guillemin, l’affaire Jésus

 

 

JM : - À quelle période auriez-vous aimé vivre ?

 

Marie :Deux périodes la première celle de l'Atlandide. J'aurais aimé vivre cette vie même si on ne sait si c'est une légende. Je suis sûre qu’elle est là encore. Les vestiges trouvés par l'archéologue Spyridon Marinatos me donnent espoir.

Puis aussi dans les années 1890 à 1900 et des brouettes pour rencontrer les grands écrivains. Puis aussi et encore d'autres années. Je suis une voyageuse....

Toutes , toutes sauf celle où nous sommes aujourd'hui.

 

 

Bruno : Entre – 753 et 466… ceux qui me connaissent savent pourquoi.

 

 

 

 

 

 

JM : - Pensez-vous que le livre papier a encore de l'avenir ou que le l'édition numérique va un jour le détrôner ?

 

Marie : le papier est et restera le roi

 

 

Bruno : Ce n’est pas demain qu’une IA ou des datas remplaceront la sensualité du livre papier.

 

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Marie : lire, rêver....... marcher seule hors de la ville

 

 

Bruno : La lecture, la lecture, la lecture, la nature, la vie, la lecture et l’écriture.

 

 

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaitent devenir écrivains ?

 

Marie : lire un maximum de grandes oeuvres, et n'écouter que soi-même

 

 

Bruno : Choisit-on de l’être ? Moi-même en suis-je un ? Mais si je devais répondre dans l’idéal, je dirais qu’il faut avoir une passion pour les mots et la langue qu’ils forment. En avoir l’âme pétrie au point de souffrir de leur manque ou des tortures qui leur sont infligées. La littérature n’est pas une affaire d’approximation. Nous observons, bien à regret, une synthétisation du langage écrit, qui tout en s’éloignant de l’art littéraire et de sa beauté se rapproche de l’écriture journalistique, laquelle n’a pas vocation de transporter le lecteur, mais de l’informer. Le temps, l’époque, ont tendance à orienter le lecteur vers des lectures simples, sans véritable profondeur ni consistance, à l’instar des aliments « vides » que nous absorbons. On ne laisse plus guère le temps à l’individu de s’installer pour apprécier le beau et le bon. Or, la littérature, comme la sculpture, la peinture ou n’importe quelle autre chose à l’essence artistique a besoin de temps. Une des questions qu’il faut se poser (selon moi, je ne prétends pas qu’il faille en faire une règle, je donne simplement mon point de vue) est la suivante: est-ce que j’écris pour être lu(e) par un petit nombre ( parce que ça me fait du bien – ce qui à mon sens est tout à louable -) ou est-ce que j’écris parce que je me sens habité(e) par quelque chose d’universel, qui non seulement s’adressera à tout le monde, mais dépassera le cadre de ma génération pour s’adresser aux suivantes ?

À défaut de conseiller, je recommanderai la fréquentation assidue de celles et ceux qui ont appartenu à la seconde catégorie.

 

 

 

 

JM : - Quel est votre endroit préféré, source d'inspiration (pièce de votre maison, une région, un pays) ?

 

Marie : mon bureau, surtout aujourd'hui, j'ai pleins d'amis, grâce à un ami.

 

 

Bruno : Mon bureau bibliothèque au milieu de tous les livres et la terre de mes chères Corbières.

 

 

 

 

JM : - Avez-vous des animaux de compagnie ?

 

Marie : mon mari Ha !!!! ben oui, il ronronne comme un chat, il ronfle comme un ours, il ne boit pas d'eau comme un lama, (il préfère une mimi bière) le nectar des Dieux oups. il aboie quand il a faim. hi !

Il est l'animal que je recommande à toutes les femmes. Gentil , docile, serviable. et je vous le dis, il faut me supporter. Je suis un vrai ouistiti. J'bouge toujours. j'n'aime pas être enfermée entre 4 murs. Mais entre des milliers d'arbres oui.

 

 

Bruno : Mes deux fidèles chats, qui en plus de me soutenir, m’offrent gracieusement le gîte et le couvert.

 

 

JM : - Quel est votre film culte ? Quel genre de musique écoutez-vous ? Écrivez-vous en musique ?

 

Marie : je n'ai aucune préférence de films, j'en vois très peu. no silence . Par contre, La HARPE ET LA GUITARE ME FONT FONDRE.

 

 

Bruno : Mon oncle Benjamin. De la musique classique avec un attachement particulier à Ravel et à Satie. Il arrive que j’écoute un peu de musique classique avant de commencer à écrire.

 

JM : - Quelle est votre odeur préférée, votre couleur ?

 

Marie : orchidée, toutes les couleurs, avec une attirance pour le rose, s’il n’y en a pas, il est dans mon coeur.

 

Bruno : Le parfum du lilas. Le noir

 

JM : - Si vous écriviez vos mémoires quel en serait le titre ?

 

Marie : La luciole

 

 

Bruno : Je ne sais pas vraiment, peut-être quelque chose dans cet esprit : le voyage extraordinaire d’un simple quidam qui se croyait perdu.

 

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte, quel objet incontournable à vos yeux, emporteriez-vous ?

 

Marie : aucun pour ne pas qu'ils soient jaloux , tous les objets sont dans mon coeur.

 

 

Bruno : Des lunettes de soleil ou un parapluie, on ne sait jamais avec le temps….

 

 

JM : - Quel mot vous définit le mieux ?

 

Marie : ouistiti,

 

 

 

Bruno : Ataraxie

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Marie : merci Joëlle, et à vous tous

 

 

Bruno : Un grand merci Joëlle, et juste un dernier petit mot à l’attention de tous nos ami(e)s, n’ayez d’autre ambition que celle d’être heureux(ses), le reste pourrait ne bien être que de la littérature.

 

 

 

JM : - Merci Marie et Bruno pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d’autres questions à Marie et Bruno qui vous répondront avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 


 


 

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Bonjour à tous aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "OSIPOV UN COSAQUE DE LEGENDE" - L'embrasement (tome 5)

« OSIPOV UN COSAQUE DE LEGENDE »

L'embrasement (tome 5)

Philippe EHLY

Editions ROD

370 pages

 

 

Présentation

 

Dans les premiers jours de la guerre de 1914, l'offensive des armées russes en direction de la Turquie centrale a été bloquée sèchement par les Ottomans. Enver Pacha lance alors, en plein hiver, une contre-offensive, avec comme objectif la Caspienne. Sur la route d'Enver Pacha se trouve Sarikamish, une petite garnison russe perdue au milieu des montagnes enneigées, qui a ordre de tenir jusqu'au dernier homme.

C'est là que le général Yudenitch, commandant en chef de l'armée du Caucase, envie le jeune lieutenant de Cosaques Alexandre Osipov, formé à la dure par les guerres balkaniques. Sa mission : observer l'avance de l'armée ennemie ; son idée personnelle : créer les circonstances pour la détruire.

La guerre entre Turquie et Russie est mal connue en Occident : découvrez-là en compagnie d'un officier de Cosaques qui y bâtit sa légende.

 

 

L'auteur

 

Philippe EHLY, conseiller juridique et financier, a longuement voyagé en Asie, tant professionnellement que pour satisfaire sa passion pour l'histoire et l'archéologie.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Éditions ROD et en particulier Anne de m'avoir permis de lire, en service de presse, « OSIPOV, un Cosaque de légende – L’Embrasement », cinquième tome de la saga historique de Philippe EHLY.

 

J'ai eu la chance de lire les précédents tomes de cette magnifique série que j'adore, et j'ai ainsi retrouvé, avec grand plaisir, notre héros Osipov, jeune officier de Cosaques, personnage charmant, volontaire, brillant et très érudit.

 

Philippe EHLY nous transporte dans le sud du Caucase et nous fait découvrir, au travers des missions confiées à Osipov, la guerre de 1914 entre la Turquie et la Russie, conflit sanglant peu connu par nous, Occidentaux, mais au cours duquel notre héros a forgé sa légende.

 

Comme lors de la lecture des précédents tomes, j’ai été immédiatement captivée par les aventures extraordinaires et périlleuses du jeune Cosaque. Il faut dire que l'auteur, dont l'écriture est sublime, décrit à merveille, avec moult détails, tant les scènes de guerre que les sentiments et les émotions des protagonistes de son roman, ce qui permet au lecteur de s'imaginer en train de visionner un film, tant les dialogues associés aux images rendent le récit vivant et palpitant.

 

 

J'ai ADORÉ ce cinquième opus, comme les précédents, d'ailleurs, bien que celui-ci soit un peu plus « militaire », mais aussi ponctué de touches d'humour et de dérision. J'ai également apprécié retrouver Lord Pelham, Pamela, Régina et leur famille, dont la présence dans ce récit apporte de la fraîcheur face aux horreurs de la guerre.

 

Que dire de plus, si ce n'est que la férue d'Histoire que je suis a été séduite par ce roman très intéressant et extrêmement bien documenté, et que j'attends avec impatience la suite !!!

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

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Voici une autre chronique : "L'EPINGLE DE FANNY"

« L'EPINGLE DE FANNY »

Josette WOUTERS

EDITIONS DE BOREE

Terre de poche

août 2018

270 pages

 

Présentation

 

De retour au village après la Libération, la famille Dubar reprend peu à peu ses marques. L'économie repart et il faut saisir les opportunités : le père de Miette souhaite ouvrir une boulangerie et embarque sa famille dans l'aventure. Mais Fanny, la grand-mère, veille de près comme de loin sur sa famille...

 

Une saga familiale au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale...

 

Antoinette avait bricolé une sorte de sac à dos pour sa fille. En le faisant, elle ne put s’empêcher de songer à celui qu'elle avait elle-même porté comme une voile reployée pendant le voyage de l'exode jusqu'à Colleret. A l'époque, elle était sur le point d'accoucher et elle avait préparé les affaire nécessaires à porté de main au cas où... Aujourd’hui, voir l'enfant qu'elle attendait alors, harnachée comme elle-même l'avait été, l'émouvait d'une façon intense. A tel point que Maxime se demanda s'il était bien raisonnable de la laisser seule pendant une semaine. Mais, tout était prêt et les billets de train achetés.. Fallait y aller. Il embrassa ses petits et sa femme en leur disant : à bientôt. Mais lui aussi avait le cœur pincé.

 

L'auteure

 

Après avoir été professeur de lettres au collège puis en lycée, Josette WOUTERS arrive tardivement à l'écriture. Dans ses romans, elle dépeint avec talent et émotion le nord de la France, sa région d'origine. Elle affectionne également écrire des histoires destinées aux enfants qu'elle observe avec tendresse et lucidité.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'épingle de Fanny », roman de Josette WOUTERS, auteure dont j'avais découvert la plume fluide et poétique, lors de la lecture de « La maison de Lou », roman que j'avais beaucoup aimé.

 

 

L'auteure nous transporte dans le Nord de la France, après la libération et nous conte avec douceur la vie de Fanny DUBAR et de sa famille.

 

Fanny est une grand-mère poule pour ses petits-enfants, elle veille sur sa tribu et les protège. Nous sommes à une époque où les familles étaient très unies, se contentaient de peu et vivaient ensemble, dans un espace réduit certes, mais tellement heureux d'être réunis.

 

La vie n'est pas toujours facile pour cette famille mais « mémère » Fanny en est le pilier et apporte tant d'amour et d'attention à tout ce petit monde.

 

Comment Fanny va-t-elle réagir lorsque Antoinette, sa fille lui annonce qu'elle va quitter la région avec son mari et ses enfants afin d'ouvrir une boulangerie ?

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman régional, tendre et émouvant, aux personnages vrais, faisant ressortir un grand nombre de souvenirs d'enfance et que j'ai dévoré d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.

 

Excellent moment de lecture !

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : "LES AMANTS D'AUSTERLITZ"

« LES AMANTS D'AUSTERLITZ »

Alain LEONARD

Editions DE BOREE

Vents d'Histoire

4 octobre 2018

284 pages

 

 

Présentation

 

QUAND L'AMOUR SE CONFRONTE

AUX BATAILLES NAPOLEONIENNES

 

Comme tous les jeunes gens de son âge, Jules Desailly rêve de quitter le cocon familial. Bercé par les aventures de ses parents, héros de la Révolution Française et de la Bastille, il décide, contre l'avis de son père, de quitter le Limousin pour découvrir Paris. Il élit domicile chez la Santel, sa marraine, une lavandière et sa fille Annette. Débrouillard, apprécié de tous les commerçants du quartier, il côtoie à l'occasion les militaires dans les tavernes. Mais la guerre est aux portes du pays. Napoléon, qui a renoncé à envahir l'Angleterre, se tourne vers l'Est où les Autrichiens et les Russes menacent le pays. L'occasion est grande pour Jules de vivre ses propres aventures. Engagé comme tambour au 14ème Régiment de Ligne, il connaît la fraternité des soldats, le froid des bivouacs et la fureur des combats. Il rencontre Alexandrine, une jeune cantinière attachée à son régiment. De profonds sentiments vont naître entre les deux jeunes gens. Renoncera-t-il pour elle à poursuivre sa quête d'aventures ?

 

A travers cet ouvrage où se côtoient l'Histoire et le roman, l'auteur nous fait d'abord voyager dans le Paris du début du XIXème siècle, puis dans l'intimité des troupes napoléoniennes.

 

L'auteur

 

Après son premier ouvrage Enfants de la liberté, Alain LEONARD poursuit la saga de la famille Desailly. Il est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire, en service de presse, »Les Amants d'Austerlitz », roman d'Alain LEONARD et de découvrir la plume fluide et élégante de cet auteur. Je remercie également Alain pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

Bien que n'ayant pas lu « Les Enfants de la liberté », je n'ai rencontré aucune difficulté à entrer très rapidement dans l'histoire de la famille Desailly, grâce aux judicieux retours en arrière effectués par l'auteur.

 

Ainsi Alain LEONARD nous transporte au XIXème siècle et nous conte le destin de Jules, le fils de Catherine et Camille qui furent des héros lors de la Révolution Française. Le jeune adolescent, avide de liberté, rêve d'aventures comme ses parents au même âge et quitte le Limousin pour rejoindre sa marraine à Paris puis s'engage dans l'armée Napoléonienne.

 

L'auteur décrit avec moult détails la vie quotidienne des soldats, leurs souffrances, leurs peurs, leurs espoirs, combattant sans relâche sur les champs de bataille d'Austerlitz où ils côtoient la mort mais partagent l'amitié entre engagés. L'histoire d'amour entre Jules et Alexandrine donne une touche de fraîcheur très agréable à ce roman.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman fort bien documenté sur le plan historique, très bien écrit et agréable à lire que j'ai dévoré pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à le quitter, tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.

 

A découvrir sans hésitation.

 

Très bon moment de lecture.

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : ">LES AMOURS PRISONNIERES"

« LES AMOURS PRISONNIERES »

Albert DUCLOZ

EDITIONS DE BOREE

TERRE DE POCHE

16 janvier 2020

465 pages

 

 

Présentation

 

Au son du tocsin, chacun de son côté de la frontière, Jean et Ludwig quittent femme et enfants pour rejoindre le front. Le hasard leur fera vivre le même parcours : prisonniers puis envoyés comme main-d’œuvre dans une ferme ennemie. Ce qu'ils ne savent pas, ces soldats qui d'ailleurs ne se connaissent pas, c'est que chacun travaillera désormais chez l'autre, et prendra ainsi la place de son opposant, dans les champs mais aussi dans le cœur de l'épouse restée à la ferme... Et ces relations auront des conséquences inattendues sur le destin de leur entourage !

 

Extraits

 

« La guerre ressemble à l'orage, oblige amis et ennemis

à se réfugier sous le même abri. »

 

  • Ce n'est pas comme vous, Ludwig, votre femme vous a écrit. Elle va bien ? Questionna Léoncie.

  • Elle va bien merci ; nos deux enfants également.

     

Ludwig répondait sans mentir, mais sans joie. Dans sa dernière lettre, le ton, le style d'Hannah, les mots employés paraissaient à Ludwig davantage indifférents ; l'amour semblait absent de son écriture. Ludwig s'en inquiétait, attribuait cela à la guerre, à son absence prolongée. Deux prisonniers français travaillaient dans la ferme. Eprouvait-elle pour l'un d'eux ce que lui ressentait pour Colette ?

 

L'auteur

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virgninie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse « Les Amours prisonnières », roman d'Albert DUCLOZ, auteur dont j'ai lu un grand nombre de romans tant j'aime sa très belle plume.

Albert DUCLZ nous transporte en 1914 et aborde un sujet différent de ceux que nous connaissons, bien que l'histoire se passe pendant la première Guerre Mondiale. Il nous fait partager le sentiments et le vécu de deux soldats paysans de nationalité  différente, l'un est français l'autre allemand et tous deux sont faits prisonniers.

Jean se retrouve dans la ferme de Ludwig et celui-ci est dans la celle de Jean mais aucun des deux ne le sait. Une complicité se développe entre les prisonniers et les épouses qui trouvent respectivement après de ces hommes de l'aide et un certain réconfort...

 

Comme à son habitude l'auteur dresse un portrait détaillé des protagonistes de son roman et décrit à merveille tant la vie en milieu rural en Haute-Loire à cette époque que les paysages.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables à la lecture des mots d'Albert DUCLOZ et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique romancé mêlant la guerre, l'amour, le quotidien des agriculteurs et les trahisons, que j'ai lu pratiquement d'une traite et refermé à regret.

 

Un très bon moment de lecture.

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

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Bonsoir voici ma seconde chronique du mardi concernant : "LE SECRET DES TERRES BLANCHES"

« LE SECRET DES TERRES BLANCHES »

Christian LABORIE

Editions DE BOREE

ESSENTIELS

16 mai 2019

379 pages

 

 

Présentation

 

Otto Larguier, fils d'un général prussien, s'enrôle dans l'armée allemande pour combattre durant la Grande Guerre. Au milieu des luttes sanglantes, il tue un soldat français nommé Ruben Larguier. Intrigué et tiraillé par la culpabilité, Otto se lance à la recherche du passé de sa victime. Il s'installe alors sur le domaine des Terres Blanches, malgré les suspicions des habitants à son égard. Surnommé « l'estranger » par les femmes du village, il vit seul dans cette ferme jusqu'à sa rencontre avec Marie Larguier, la fille du défunt, dont il tombe sous le charme...

 

« Il n'avait jamais confié à personne les raisons qui l'avaient amené à Saint-Victor et il avait toujours tenu cachées

ses années de jeunesse. »

 

L'auteur

 

Christian Laborie est né en 1948 dans le Nord. Après des études d’histoire-géographie, il a enseigné dans le Pas-de-Calais pendant six ans, puis s’est installé dans le Gard en 1978.


Cévenol d’adoption et de cœur, il vit depuis cette date entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.


Auteur reconnu et incontournable du roman populaire, il est l’auteur de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches, Prix de l’Académie cévenole Le Cabri d'Or 2013, Les Rochefort, L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil aux Presses de la Cité.


Aimant mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à sa façon de ressentir les Cévennes, il s’efforce à travers ses romans de faire découvrir à ses lecteurs ce qui fait l’authenticité de cette région.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions DE BOREE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire en service de presse, « Le Secret des Terres Blanches », roman de Christian LABORIE, auteur dont j'ai lu tous les ouvrages tant j'aime sa plume fluide et précise.

 

Dès les premières lignes, l'auteur nous emmène en 1935 sur le domaine des Terres Blanches où Otto Larguier « l'estranger » comme le surnomment les habitants du village, vit seul et s'occupe de la propriété d'un baron depuis une quinzaine d'années.

 

Otto est allemand et pendant la première Guerre Mondiale, il a été contraint de tuer un français Ruben Larguier ce qui le fait culpabiliser. Il part à la recherche de ses ancêtres et rencontre Marie, la fille de l'homme à qui il a ôté la vie et qui porte le même patronyme.

 

Comme à son habitude, Christian LABORIE dépeint à merveille les paysages, les odeurs, les us et coutumes des Cévennes, au fil des saisons à cette époque, mais aussi les atrocités de la guerre et les sentiments des protagonistes de son roman.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables à la lecture de cet ouvrage très prenant, intéressant et fort bien documenté tant sur les plans historique, régional, cultuel.

 

Les nombreux rebondissements m'ont tenue en haleine jusqu'au dénouement que j'attendais avec impatience et qui m'a beaucoup émue.

 

J'ai bien aimé ce roman régional empli d'amour et d'amitié, ponctué d'une touche de magie, que j'ai refermé à regret.

 

Je le recommande vivement aux amateurs du genre qui, comme moi, passeront un bon moment de lecture.

 

 

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Bonjour aujourd'hui lundi je vous propose ma chronique concernant : "BALLADE IRLANDAISE" L'insurrection Tome 2

« BALLADE IRLANDAISE »

L'Insurrection TOME 2

Philippe THOMAS

Chemins Littéraires

2019

467 pages

 

Présentation

 

L'histoire de l'Irlande est à l'image de son ciel : un rayon de soleil s'insinuant entre des nuages noirs. Après le temps des belles espérances vient celui du malheur. Le cottage de sa famille brûle et la belle Kathleen disparaît. John Fielding, mêlé malgré lui à la révolte des paysans, est pris dans une fusillade lors de l'assaut de l'hôtel de ville de Galway.


Dans ces bouleversements étranges, les caractères se révèlent et ceux qu’on croyait faibles ou vains prennent, au fil des événements, une dimension inattendue.


Et puis, du fond de cette sinistre tour de Dungaire où gît un mourant, une étincelle jaillit, de celles qui peuvent allumer – qui sait ? – une brindille de bonheur.

 

L'auteur

 

"Né près de Besançon, vieille ville espagnole, le siècle ayant cinquante et un ans, Philippe THOMAS éprouve très tôt un goût littéraire contrarié comme bien d'autres par les obligations de la vie et les nécessités alimentaires, dévoreuses de vocations. Le prosaïque l'emportant pour un temps, il écarte les Lettres au profit du Droit, hante plusieurs administrations et fréquente les cercles du pouvoir local. L'existence ayant pourtant sa morale, comme la fable, il finit par retourner à l'écriture et à s'y consacrer à plein temps: les Lettres ont toujours le dernier mot. Il s'est fait une spécialité du roman historique dans la période comprise entre la Révolution française et le milieu du XIXème siècle. Il est l'auteur de dix volumes dont une trilogie sur les grandeurs et misères des corsaires bretons sous l'Empire. S'il n'est pas de la force d'un Hugo ou d'un Balzac dont il fréquente les bancs de la même école, il louche néanmoins du côté de leur copie et s'efforce d'imiter leur style. Il ne néglige pas pour autant les auteurs d'Outre-Manche et, le temps d'une histoire écrite à sa manière, a suivi les pas de Jane Austen."


 

Mon avis

 

Je remercie vivement Philippe THOMAS de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Ballade Irlandaise tome 2 » ainsi qu'une très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée. J'ai découvert la plume précise, fluide et majestueuse de cet auteur lors de la lecture du premier tome.

J'ai ainsi retrouvé avec grand plaisir les protagonistes du premier opus mais surtout John Fielding et Kathleen qui sont vraiment authentiques et très attachants.

 

Nous sommes donc à un moment de l'Histoire de l'Irlande où la famine est grande et John, notre héros au grand coeur, décide d’affréter un bateau afin de transporter des vivres d'Angleterre vers l'Irlande. Ceci ce fera sans compter les aléas climatiques et maritimes... La révolte ayant éclaté à Galway, beaucoup de sang va couler et nombreux « invincibles » seront tués ou faits prisonniers.

 

Comme dans le précédent ouvrage, l'auteur a le don de nous faire rêver et voyager dans le temps et nous fait découvrir un pan de l'Histoire de ce pays que je ne connaissais pas et qui m'a intéressée.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique extrêmement bien écrit et documenté, adouci par une jolie histoire d'amour et ponctué d'une touche d'humour, que j'ai lu pratiquement d'une traite et quitté à regret.

 

Les passionnés d'Histoire, d'aventures et intéressés par l'Irlande doivent absolument découvrir les livres de Philippe THOMAS.

 

Très bon moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi je vous propose ma chronique concernant : "LES DIEUX DECHUS" Les Cénacles du Don

« LES DIEUX DECHUS »

Les Cénacles du Don

Régis MOREAU

Auto-Edition

3 juillet 2019

219 pages

 

 

 

Présentation

 

Plus d'aventure, plus de liberté ! Depuis qu'elle a échappé à une terrible mort, Jessie ne souhaite que cela. Elle va apprendre, à ses dépens, que tous les désirs ne sont pas bons à réaliser. Ce que nos sociétés modernes ont oublié, elle va le redécouvrir brutalement : sorcière, augure, torche, porte-chance, thaumaturge ou encore combattant. Jessie va entrer dans : les cénacles du Don.


Après "Sous l'oeil de Judas" (coup de coeur du jury VSD 2013), "Au bord du Gouffre", "Syrscé", voici le nouveau thriller surnaturel de Régis Moreau.

 

Extraits

« -Comme vous, j’ai un don. Je soulage les gens des brûlures et, moi-même, je ne les crains pas. Le feu n’a pas prise sur moi. C’est un ami, avec qui je peux jouer en toute confiance.
-Vous… vous êtes comme la Khaleesi, dans Game of Throne.


Encore médusée par la démonstration, Jessie n’avait rien trouvé de mieux à bredouiller. L’expression circonspecte de Louis l’informa que sa référence était tombée à l’eau. 


-C’est une série télé à succès, tirée d’un livre. La reine Daeneris ne craint pas le feu. Bon, pas grave, oubliez ce que je viens de…


-C’est un de mes personnages préférés, la coupa Louis. C’est pas celle que j’aime le plus mais, elle est très chouette. Même si c’est du flan quand on la voit ressortir vivante d’un incendie, au bout de dix minutes. Même avec le don du feu, c’est impossible. Les fumées toxiques inhalées auraient dû détruire ses poumons. Ou alors, elle serait morte asphyxiée. Pour l’avoir vécu plusieurs fois, se trouver dans un brasier, c’est comme être sous l’eau. Au bout d’un certain temps, vous manquez d’air. Vous ne trouvez plus de quoi respirer... »

 

L'auteur

Régis Moreau, 36 ans, habite Nantes (Loire-Atlantique). Docteur en sociologie, c'est aussi un pratiquant passionné d'aïkido et d'aïkitaïso. 
 

 

Mon avis

 

Je remercie Régis MOREAU de m'avoir permis de lire, en service de presse, son roman « Les Dieux déchus ».

 

Bien que peu habituée à lire des thrillers, je me suis laissée emporter par cette histoire, intriguée par son côté surnaturel.. Il faut dire que la couverture mystérieuse donne envie d'en savoir un peu plus sur ces dieux et leurs dons.

Dès les premières lignes, l'auteur nous plonge dans le vif du sujet et nous présente Pierre, un homme bizarre qui semble posséder un don. Lorsqu'il touche certaines personnes rencontrées dans des lieux publics pour lesquelles il a eu une vision tragique, il leur donne une chance.. Jessie échappe ainsi à la mort mais sa curiosité va la conduire à vivre de nombreuses aventures toutes aussi incroyables que dangereuses..

J'ai beaucoup aimé ce thriller surnaturel captivant, très bien écrit et documenté, aux multiples rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine et que j'ai lu pratiquement d'une traite tant il me passionnait. J'ai tremblé et espéré aux côtés de Jessie..

 

Je lirai assurément la suite de cette histoire.

Un très bon moment de lecture qui ravira les amateurs du genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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