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Bonjour aujourd'hui voici ma chronique concernent "L'HERETIQUE"

« L'HERETIQUE »

Christine MACHUREAU

LES EDITIONS DU 38

27 juillet 2015

294 pages

 

Présentation

 

À grand renfort de bulles pontificales, le Pape Honorius a lancé les chevaliers de France contre ceux du Languedoc. Le choc est effroyable ! Moult existences en seront détruites à jamais, ou marquées pour toujours. « La croisade contre les Albigeois » n'en fut qu'une parmi tant d'autres, en ces temps d'espoir et de martyr. En retrait, les Templiers s'affairent, mais la terreur et les massacres cernent leurs maisons templières. Hugues de Mandrague, malgré lui, va être intimement mêlé à la vie de Margot, jeune cathare en fuite. Dans cette atmosphère délétère, Dieu en est à son crépuscule. Margot, animée d'une folle soif de vengeance, résiste. Seule face à l'horreur des bûchers, elle nourrit sa rancœur. . . Simon de Montfort disparaît dans la tourmente. Margot grandit, violentée par l'époque et durcie par les blessures. Alors, un projet, un mystère, une recherche, quelque chose de prodigieux va saisir sa vie tout entière et la jeter sur les pistes caravanières, entre Damas et Bagdad. Elle accompagne des Templiers chargés d'une mission secrète sur les bords de l'Euphrate. De Roquefixade aux faubourgs de Bagdad, une vie s'écoule entre Dieu et l'amour. . . La fabuleuse relique sera-t-elle rédemptrice ? Les désillusions du chevalier templier Hugues de Mandrague se dissoudront-elles dans les sables du désert ? Margot, saisie par la fièvre et les mirages orientaux, reviendra-t-elle en Occident ? Ils auront accompli un voyage qui changera ad vitam aeternam le visage de la Chrétienté occidentale.

 

L'auteur

 

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.

 

Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.

Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.

 

Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.

 

Son épopée La Mémoire froissée fut un succès. Suivirent : D’or de sang et de soie, puis l’Hérétique, qui lui apportèrent un lectorat fidèle.

 

Malgré ses multiples occupations, elle prit le temps d’obtenir un brevet de parachutiste, de faire de nombreuses expositions de peinture à l’huile.

Son temps présent est totalement occulté par la création qui lui tient à cœur : reprendre un grand mythe de l’humanité pour en faire une réalité. 

 

 

Mon avis

 

Merci aux Editions du 38 et en particulier à Anita de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'hérétique », roman de Christine MACHUREAU, auteur dont j'ai découvert la plume envoûtante et délicate lors de la lecture de la saga « La mémoire froissée », série que j'ai vraiment beaucoup aimée.

 

L'auteur nous transporte au XIIIème siècle en Occitanie et nous conte le destin de Margot, fillette de 11 ans qui voit sa mère et son petit frère périr brûlés vifs dans l'incendie de la ferme familiale, provoqué par deux chevaliers et un Templier..

 

La jeune fille déterminée, courageuse, révoltée et passionnée n'aura de cesse que de vouloir venger sa famille et nous suivons donc, au fil des pages, les épisodes souvent douloureux de sa vie, les rencontres qu'elle fera dans ce monde cruel et brutal du Moyen-Age, époque où certains n'hésitaient pas à tuer, au nom de la papauté, toute personne qui n'adhérait pas à la religion de l'église romaine..

 

L'écriture est sublime et alerte. L'histoire est belle, triste mais captivante.

 

Christine MACHUREAU nous offre vraiment un grand moment d'évasion de par les descriptions fort intéressantes et précises qu'elle apporte à son récit, extrêmement bien documenté sur le plan historique, et elle mêle avec brio l'Histoire à la vie romanesque de notre héroïne qui est au demeurant très attachante. Toutefois certains personnages sont détestables mais je vous laisserai le découvrir par vous-mêmes !

 

J'ai ADORE ce livre historique mystérieux et très instructif que j'ai lu pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à le refermer tant il me passionnait !

 

Bonne lecture.

 

 

 

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« LE CRI DE LA TERRE » Sarah LARK

« LE CRI DE LA TERRE »

Sarah LARK

ARCHIPOCHE

1er juin 2016

600 pages

 

RESUME :

Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.


Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !


Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…

 

L'AUTEUR :

Christiane Gohl est née en 1958 en Allemagne.
Elle a publié des romans sous divers pseudonymes : Ricarda Jordan, Sarah Lark et Elizabeth Rotenberg.

En plus des livres pour enfants sur le thème des chevaux, elle également publié des romans pour les adultes.

Elle a travaillé comme journaliste et rédacteur. Outre son travail d'écrivain, elle gère un petit élevage de chevaux en Espagne. 

 

Pour info résumés et photos des tomes 1 & 2 :

 
Le chant des esprits (tome 2)

Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration.
Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte.
C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous.
Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ?
Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

 

 

 


 


 

Le pays du nuage blanc (tome 1)

«La légende veut que les premiers Maoris arrivèrent en pirogue depuis la Polynésie. La première image qu’ils eurent de la Nouvelle-Zélande fut cette île enveloppée d’un long nuage blanc. D’où le nom qu’ils lui donnèrent. »

 

Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.


Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.
L’amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s’unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.
Le Pays du nuage blanc, à la faune et à la flore hors du commun, est un personnage à part entière de cette « saga grandiose sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande et la culture des Maoris. »

 

AVIS :

J'avais lu « Le pays du nuage blanc » en 2013 puis « le chant des esprits » en 2014 et j'ai donc découvert le troisième tome de la magnifique saga de Sarah LARK : « le cri de la terre ».

 

L'auteur nous conte la vie de Gloria arrière petite fille de Gwyneira. Celle-ci doit apprendre les bonne manières dans un pensionnat Anglais et ne parvient pas à s’intégrer. Elle refuse d'obéir et se met alors en tête de rentrer en Nouvelle Zélande afin de retrouver son coussin Jack...

 

Nous suivons avec bonheur les aventures de Jack, Gloria, Lilian, Gweyneira, personnages très attachants et nous découvrons la Nouvelle-Zélande, les traditions Maories.

 

J'ai beaucoup aimé cette saga historique que je recommande aux amateurs de voyages, des grands espaces et d'histoires familiales..

 

Bonne lecture !


 

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Bonjour à tous aujourd'hui mercredi voici MON COUP DE COEUR : "PHILOMENE ET LES SIENS"

« PHILOMENE ET LES SIENS »

Florence ROCHE

Editions CALMANN-LEVY

France de toujours et d'aujourd'hui

17 janvier 2018

520 pages

 

Présentation

 

Avant la Grande Guerre, en Velay, Philomène Dolmazon vit chez son père, un cultivateur prospère, avec son mari et ses deux garçons. Elle est contrariée quand elle voit revenir son frère du régiment avec une femme épousée à Paris et des
jumeaux en bas âge. Sarah, la nouvelle venue, originaire de Pologne, peine à se faire accepter, d’autant plus qu’elle est de confession israélite. Mais les préventions tombent lorsqu’elle annonce qu’elle fera baptiser ses enfants et se convertira.

 

Néanmoins, la personnalité de Sarah ne correspond pas à ce que l’on apprend de son histoire. Sarah est riche, très riche, au point d’aider les Dolmazon à financer leurs projets d’agrandissement de l’exploitation familiale. D’où vient son argent ?
Philomène qui se sent responsable du bonheur des siens, est loin de se douter que le destin la laissera seule face à de terribles épreuves.....


 

L'auteur

 

Née au Puy en Velay, Florence ROCHE a déjà publié une douzaine de romans. Ayant l'Histoire pour métier et pour passion, elle maîtrise à la perfection l'art de camper des personnalités fortes et affirmées dans un contexte historique toujours soigneusement documenté. Elle a reçu en 2017 Le Prix Lucien-Arcachon pour son roman « L'école du lac ». Elle réside en Haute-Loire.

 

 

Mon avis

 

Merci aux Editions CALMANN-LEVY et en particulier à Antoine de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Philomène et les siens », roman de Florence ROCHE que je remercie également pour son extrême générosité et pour la sympathique dédicace que j'ai eu le bonheur de trouver à l'intérieur de son livre.

J'ai lu pratiquement tous les romans de Florence ROCHE tant j'apprécie la plume délicate et fluide de cet auteur.

Florence ROCHE nous emporte en 1890 dans une ferme du Velay et nous conte le destin extraordinaire de Philomène et de la famille Dolmazon.

Dès les premières pages de cette saga familiale étourdissante, nous nous sentons happés par cette histoire et nous avons très envie de connaître les secrets qu'Alfonse, le père de Philomène, a emportés dans sa tombe...

 

Les personnages sont nombreux mais tellement bien décrits, certains fort attachants d'autres bien moins mais nous les suivons aisément au fil des mots de l'auteur.

L'écriture est sublime, l'histoire bouleversante et l'on ne peut que s'attacher à Philomène qui est une femme forte, volontaire, courageuse, remarquable qui n'aura de cesse de protéger sa famille tout au long de sa vie.

 

Par ce récit extrêmement bien documenté tant sur le plan historique que régional, l'auteur décrit avec précisions les horreurs des guerres, la vie en camp de concentration, la barbarie des nazis et des miliciens, la persécution des personnes de confession Israélite, mais aussi l'implication et le courage des Maquisards lors de la Seconde Guerre Mondiale. Elle rend également hommage aux femmes qui, comme notre héroïne, et ce souvent dans l'ombre, se sont battues, ont souffert ou perdu la vie pour sauver leurs familles.

 

J'avoue avoir ressenti quelques frissons à la lecture de certains passages difficiles à entendre mais qui reflètent la réalité des événements de l'époque...

 

J'ai ADORE ce roman très émouvant, aux multiples rebondissements qui m'a tenue en haleine jusqu'au dénouement, qui fut pour moi un véritable COUP DE COEUR et que j'ai refermé avec regret.

 

Si vous aimez les romans historiques, les belles histoires d'amour et les sagas mettant en scène des personnages vrais et hauts en couleur, ce livre ne pourra que vous plaire.

Bonne lecture !

 

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Bonjour à tous aujourd'hui lundi voici ma chronique concernant : "SANG FAMILLE"

« SANG FAMILLE »

Michel BUSSI

PRESSES DE LA CITE

16 mai 2018

495 pages

 

Présentation

 

Je m'appelle Colin Rémy. J'ai seize ans. Je suis orphelin. En août 2000, je suis retourné à Mornesey, la petite île au large de Granville, en Normandie où j'ai passé mes premières années.

Depuis, tout a basculé dans ma vie. Dois-je croire les légendes de l'île ? A qui puis-je faire confiance ?

 

Extrait de la préface inédite de Michel BUSSI

 

« Si je remonte plus loin encore dans ma mémoire, Sang famille est sans doute la première histoire que j'ai invitée (…) j'ai été frappé de constater à quel point ce roman contenait déjà une grande partie des thèmes récurrents de mes livres suivants : la filiation, l'adolescence, la manipulation... »

 

Une première édition de ce roman a paru en 2009 aux Editions des Falaises. Cette nouvelle édition a été entièrement revue par l'auteur.

 

L'auteur

 

Un auteur best-seller en France

 

  • Ses romans se sont vendus à plus de 5 millions d'exemplaires

  • Il est le 3ème auteur Français le plus vendu et le 1er auteur polar français (chiffres GFK/Palmarès Le Figaro 2017).

  •  

Plusieurs de ses livres sont adaptés pour la télévision

 

  • France 2 : La série en 6 épisodes de « Maman a tort » sera diffusée prochainement

  • M 6 : « Un avion sans elle » est actuellement en cours de tournage

  • TF 1 : Le tournage du « Temps est assassin »  débutera en mai.

 

Une reconnaissance internationale

 

  • Ses romans ont été vendus dans 35 pays (Etats-Unis, Vietnam, Brésil, Israël, Bulgarie, Suède...)

  • Sur la liste des meilleures ventes en Angleterre, en Italie et en Allemagne.

 

Professeur de géographie à l'université de Rouen, Michel BUSSI a publié aux Presses de la Cité « Nymphéas noirs » (polar le plus récompensé en 2011), « Un avion sans elle » (prix Maison de la Presse 2012), « Ne l$ache pas ma min, « N'oublier jamais », « Gravé dans le sable », « Maman a tort », « Le temps est assassin » et « On la trouvait plutôt jolie ». Il est aussi chez Pocket l'auteur d'un recueil de nouvelles inédit « T'en souviens-tu, mon Anaïs ? ».

 

Mon avis

 

Je remercie Presses de la Cité et en particulier Sophie et Laëtitia de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Sang famille », roman de Michel BUSSI que je remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

J'avais découvert la plus élégante et précise de cet auteur ayant lu « un avion sans elle », « Ne lâche pas ma main » et « le temps est assassin », romans que j'ai beaucoup aimés.

 

Le titre fort original de ce livre m'a de suite interpellée et c'est au cours de ma lecture que j'en ai saisis le sens. En effet, l'auteur nous conte l'histoire de Rémy Colin (prénom du héros de « Sans famille », roman d'Hector Malo) et sang représentant la couleur de l'île anglo-normande imaginaire où se déroule l'histoire...

 

Ainsi Michel BUSSI nous emporte à Mornesey en 2000 où Rémy, orphelin âgé de seize ans, participe à un camp de voile l'été mais également part à la recherche de son passé, n'ayant de cesse de découvrir les causes du décès de ses parents dix ans auparavant.

En parallèle, Simon Casanova, emploi-jeune à la mairie de Mornesey également responsable de la sécurité, mène une enquête suite à l'évasion de deux prisonniers du bagne situé sur l'île.

 

L'histoire est prenante, vraiment addictive et comme avec tous les romans de cet auteur, l'on tourne les pages à une vitesse vertigineuse tant le suspense est bien mené et la hâte de connaître le dénouement est grande ! Ainsi avec une imagination débordante, Michel BUSSI nous offre mystères, cadavres, apparition de personnes décédées, trésors et secrets de famille tenant ainsi le lecteur en haleine jusqu'aux dernières lignes.

 

J'ai ADORE ce très bon polar mêlant aventures et mystères que j'ai dévoré pratiquement d'une traite ne pouvant me résoudre à quitter les protagonistes avec lesquels j'ai passé un excellent moment de lecture.

A découvrir sans hésitation et bonne lecture !

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi je vous propose ma chronique concernant : "COLLIERS DE NOUILLES"

« COLLIERS DE NOUILLES »

Martine MAGNIN

JDH EDITIONS

Magnitudes

25 janvier 2020

176 pages

 

Présentation

 

Maman : nom féminin. Terme affectueux par lequel une personne désigne et appelle sa mère.

 

C'est la définition pratique, commune et banale connue de tous. Et pourtant, dans ce simple mot, maman, souvent le premier mot prononcé dans la vie, il y a toute la complexité de l'humain.

 

Quoi de plus complexes que les rapports entre un enfant et sa mère ? Tant de sentiments contradictoires se chahutent dans cette relation. Tant de vécus. Tant de non-dits. Tant de questions qui parfois ne trouvent pas de réponses.

 

Nos mères ne sont pas toutes semblables. Elles ont aussi leurs propres histoires, leurs plaies et leurs bosses. Et aussi leurs propres mères...

 

Le déni, l'exigence abusive, la possessivité, la victimisation, la substitution, le chantage affectif ou la démission s'invitent parfois à un bal où les enfants dansent en pleurant.

 

Martine Magnin offre avec talent au lecteur un livre témoignage constitué d'une série de portraits sincères et intimes. Livrés sans décorum. Elle ne juge pas. Avec l'infinie tendresse et l'humour qui caractérisent ses écrits, elle nous entraîne à la rencontre de certains spécimens maternels assez redoutables. Nous comprenons pas à pas que ces femmes ont fait ce qu'elles ont pu, avec leurs limites et leurs fragilités.

 

L'auteur ne s'interpose pas. Elle vous invite simplement à briser le tabou de la maltraitance des mères envers leurs enfants. A en parler. A y réfléchir. Un livre fort. A lire absolument.

L'auteure

 

Quelques mots sur ma personne : Passionnée de philosophie, de psychologie et de sémantique. Après une carrière dans la Communication et les Relations Presse, puis le commerce des Antiquités, je laisse s’exprimer mon goût pour l’écriture. L'humain est au cœur de mes écrits.

Petite fille, fille, nièce, et sœur d’écrivains édités et reconnus chacun dans un secteur d’écriture très différent. Mariée, mère, grand-mère, je partage ma vie entre Paris et la Provence, avec une nette préférence pour cette dernière.

 

Mon avis

 

Je remercie JDH Editions de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Colliers de nouilles », roman de Martine MAGNIN et ainsi de découvrir la plume fluide et précise de cette auteure.

 

La jolie couverture enfantine et le titre m'ont de suite interpellée. En effet qui d'entre nous n'a pas offert ou reçu un collier de nouilles pour la fête des mamans ?

 

J'ai donc lu avec beaucoup d'intérêt la préface très intéressante d'Anne-Catherine Sabas, psychanalyste et psychothérapeute.

 

Martine MAGNIN nous offre quinze portraits de « mères », tous différents mais tellement vrais. Ainsi nous découvrons des mères abusives, excessives, cruelles, parfaites, alcooliques, maltraitantes, autoritaires.... dans lesquelles certaines d'entre nous pourraient se reconnaître ou bien leur faire penser à leur mère ou à l'une de leurs amies...

 

L'auteure n'apporte pas de jugement sur ces différents types de mères mais nous invite à réfléchir, en lisant ces courts textes très bien écrits, ponctués d'une touche d'humour qu'elle agrémente par des citations philosophiques, sur le sujet des relations mère-enfant.

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage tendre et dur à la fois selon les récits, qui se lit très facilement et qui incite l'être humain à mieux comprendre et ne pas juger « la mère », cette personne qui nous a donné la vie mais qui n'a peut être pas su la gérer comme elle aurait du le faire mais également, que nul n'est à l'abri de reproduire le même schéma sur son propre enfant..

 

A méditer..

 

Bonne lecture.

 

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecrise74.over-blog.com

 

 

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Bonjour aujourd'hui lundi voici ma chronique COUP DE COEUR concernant : "LE CIEL DE DARJEELING"

« LE CIEL DE DARJEELING »

Nicole VOSSELER

Editions de l'ARCHIPEL

5 mars 2020

518 pages

 

 

Présentation

 

Des côtes de Cornouailles
jusqu'aux contreforts de l'Himalaya
 

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

 

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

 

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire.

Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

 

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

 

L'auteure

 

Née en 1972 en Allemagne, Nicole Vosseler a étudié la littérature comparée et la psychologie, avant de publier Le Ciel de Darjeeling, qui a enthousiasmé les lectrices comme la presse. Nombre de ses romans ont figuré dans les meilleures ventes de livres en Allemagne.

 

 

Mon avis

Je remercie les Editions de l'ARCHIPEL et en particulier Mylène de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le Ciel de Darjeeling », roman de Nicole VOSSELER et ainsi de découvrir la magnifique plume de cette auteure.

 

Nicole VOSSELER nous emporte en Cornouailles en 1876 et nous conte le destin d'Helena, âgée de 16 ans qui à la mort de son père, se retrouve seule, sans ressources, avec son petit frère Jason.

 

Dans la première partie de ce roman, nous assistons à sa rencontre avec Ian Neville, riche propriétaire de plantations de thé en Inde, personnage mystérieux et fort séduisant qui demande à Helena de l'épouser en lui promettant de subvenir à tous ses besoins et de faire suivre de belles études à son petit frère. Nous voyageons, au fil des mots de l'auteure, avec eux de Londres jusqu'en Inde, dans la vallée de Darjeeeling.

 

Dans la seconde partie, Mohan, le fidèle serviteur de Ian confie à Helena, l'histoire de son maître. En effet, la jeune femme a beaucoup de mal à comprendre Ian qui peut être tendre puis violent et semble cacher de lourds secrets...

 

La dernière partie relate la suite de l'histoire d'amour entre nos deux héros.

 

L'auteure décrit à merveille les paysages de l'Inde et la culture du thé. Il en est de même pour les couleurs des saris, les senteurs, les palais, le désert que l'on peut aisément imaginer ou sentir.

 

J'ai ADORE cette magnifique romance historique, émouvante, prenante, très bien écrite et documentée sur l'Histoire de l'Inde au XIXème siècle alors colonisée par les Britanniques, les us et coutumes, les religions de l'époque.

 

Cette histoire aux multiples rebondissements, mêlant aventure, amour, sensualité, Histoire, secrets de famille et se déroulant dans une contrée exotique et envoûtante, est vraiment addictive. Je l'ai lue pratiquement d'une traite, ne pouvant me résoudre à quitter les personnages, tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement.

 

Un gros COUP DE COEUR pour moi que je recommande vivement aux amateurs du genre. Pour ma part, je lirai assurément d'autres romans de Nicole VOSSELER.

Excellent moment de lecture.

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Corine VALADE sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Corine VALADE

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Corine VALADE a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

Je partage cet entretien, à l'issue duquel, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Corine qui y répondra en direct ou plus tard en fonction de ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Corine

 

⁃ Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Corine : Bonjour Joëlle et bonjour à toutes et à tous,

Je suis ravie de partager ce moment privilégié avec vous !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Corine : J’écris depuis que je suis toute petite. J’ai commencé par une histoire tirée de celle du vilain petit canard ! Les enfants sont très sensibles aux injustices ; ils ont chacun leur façon d’exprimer leur ressenti. Personnellement, je l’ai toujours fait en prose ou en vers.

 

JM : - J'ai cru comprendre que tu es Présidente d'une Association Culturelle, que tu animes des cafés littéraires et organises des manifestations autour du théâtre et de la lecture. Peux-tu nous parler de toutes tes activités ?

 

Corine : Je suis curieuse et gourmande de tout ce qui touche à l’art, à l’histoire… et j’ai de l’intérêt pour les autres. Notre association culturelle a été créée pour que les gens de notre village et ceux des alentours puissent se rencontrer et débattre autour de la lecture et du théâtre. Nous sommes plusieurs bénévoles à œuvrer vaillamment ! J’en profite pour saluer tous les bénévoles d’ici et d’ailleurs qui donnent de la profondeur au mot « humanisme ». Nous organisons depuis 11 ans un festival «  Théâtre et résonances » avec un centre culturel voisin.

Pour me garder un petit coin de paradis dans le monde des enfants, j’écris des spectacles de marionnettes. J’essaie d’amener ce formidable public à réfléchir sur des sujets de société. Je sillonne les écoles, les centres de loisirs et les centre-sociaux avec mon castelet. J’adore entendre les cris de surprise des enfants, leurs éclats de rire et leurs questionnements… Ils ont un regard lucide sur le monde de demain. Je fais aussi de la peinture, souvent inspirée du Street Art. Le langage de la rue m’interpelle. Je fais partie du conseil municipal depuis 2008 en tant que conseillère puis adjointe aux affaires culturelles.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Corine : Tous abordent des sujets forts au niveau social. La base historique me demande entre 12 et 18 mois de recherches. Je veux comprendre pourquoi certains évènements ont contribué à changer le monde et j’aime surtout restituer ce que j’ai appris sous forme romancée. Au fur et à mesure de mes investigations, le roman se construit dans ma tête. Des personnages fictifs viennent se greffer aux personnalités connues du grand public. J’ai le sentiment que c’est une façon d’amener le lecteur à devenir un acteur majeur de l’Histoire.

Bibliographie :

L’arbre des oublis ed. De Borée Roman sur les enfants Réunionnais dits de la Creuse. Prix des Ozoir’Elles des plumes de Seine et Marne 2019.

 

L’audace d’une étoile ed De Borée. Biographie romancée de Mauricia de Thiers - femme d’exception qui fut artiste de cirque, amie des grands peintres de la première moitié du 20eme siècle tels Picasso, Chagall, Valadon, Utrillo. Elue maire d’une commune de Seine et Marne en 1945.

 

Léopoldine ed. De Borée – Sur les services de santé en 14/18 et les mutins de la Courtine. Prix du roman historique 2017

 

Victoire – Les peintres cartonniers sur fond de IIIeme République, d’affaire Dreyfus. Ed. De Borée.

 

Le printemps d’Aurélien ed. De Borée. La Commune de Paris, les lissiers de la tapisserie.

 

Gueules cassées et alors ! réédition De Borée. Histoire des l’association des abîmées de la Tête et de la Face de 14/18 romancée.

 

Mémoire en images Moussy le Neuf, Moussy le Vieux et le domaine des Gueules Cassées - Ed Sutton

 

Le son du violon qui pleure - Publibook Après la mort de son mari, Hélène doit réapprendre à vivre… sur fond de guerre en ex-Yougoslavie. Roman épuisé

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Corine : Dans ma tête, ça fourmille d’idées ! Le prochain roman aborde la vie dans un camp d’internement politique en France durant la deuxième guerre mondiale. Il parle aussi d’un pan méconnu du STO : les femmes requises. Il s’agit d’un texte à deux voix sur deux époques : un vieil homme raconte son histoire pour aider une jeune fille à se reconstruire. J’ai parfois l’impression d’écrire deux romans ! L’exercice est périlleux mais réellement passionnant.

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ? Improvises-tu ou connais-tu la fin avant de commencer l'écriture ?

 

Corine : Dès que je choisis un thème principal, je collecte des témoignages, je rencontre des historiens, je visite des lieux. Je puise dans l’Histoire quelques noms connus en fonction de leurs rôles et progressivement mes personnages fictifs prennent vie. Le synopsis évolue et je ne connais jamais la fin du roman avant… disons, la moitié du livre ?! En effet, même si je l’imagine, je ne suis pas seule maitre à bord. Mes personnages ont leur mot à dire. Ils font de la résistance et m’obligent parfois à modifier mon récit !

 

 

JM : Dans un grand nombre de tes romans, si ma mémoire est bonne, tu mets très souvent à l'honneur les femmes. Peux-tu nous donner la raison de ce choix ?

 

Corine : Elles furent trop longtemps les oubliées de l’histoire, œuvrant dans l’ombre des hommes. Aujourd’hui encore, elles restent fragilisées par ce passé qui leur colle à la peau.

 

JM : - Tes ouvrages sont des romans historiques romancés mais inspirés pour la plupart de faits réels. Comme procèdes-tu pour faire tes recherches ?

 

Corine : Je commence toujours par dégrossir le ou les sujets choisis sur internet puis je commande des livres historiques ou romancés abordant les différentes questions. Je croise les informations, souvent contradictoires ! Je rencontre un maximum de personnes pour collecter des témoignages et je prends contact avec des historiens pour être certaine d’avoir acquis la connaissance nécessaire pour écrire mon roman.

 

 

JM : Comment écris-tu sur des carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur ?

 

Corine : Je prends beaucoup de notes sur des feuilles, des post-it, des cahiers… tout ce qui me tombe sous la main ! Mon bureau déborde joyeusement de papiers, de documents et de livres ! Par contre, j’écris mes romans directement sur l’ordinateur. Cela simplifie les corrections puis les envois de « manuscrits » !

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Corine : C’est très variable car mon emploi du temps est chargé. J’attends que le manque se fasse vraiment sentir. Alors, je préviens tout le monde et j’entre dans une autre dimension : celle de l’écriture !

 

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices, peux-tu nous en parler ?

 

Corine : Ce sont des liens très particuliers, un savant mélange d’amitié naissante, de respect mutuel, avec une distance à peine perceptible… comme une main hésitante qui se tend pour caresser la joue et qui s’abaisse juste avant, par timidité ou pour garder en soi l’envie de prolonger ce geste à peine ébauché.

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

 

Corine : 1er mars au salon de l’histoire à Levallois Perret-92 / 7 et 8 mars au salon des Elles à la Rochelle/ 18 mars 2020 avec conférence à la médiathèque de Felletin-23 / 22 mars au salon de Sainte Feyre-23… puis d’autres encore à suivre sur ma page FB !

 

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?


Corine : Mon tout premier roman a été publié sur le net : à l’époque, publibook avait le vent en poupe ! Pour le second, j’ai cherché quels étaient les éditeurs qui correspondaient le mieux à mon style et au genre de mes écrits. J’ai été reçue par les éditions De Borée et j’y suis restée !

Les premières de couv, voilà un sujet sensible ! Format, image, résumé doivent entrer dans une ligne éditoriale stricte. Néanmoins, on peut toujours demander d’avoir un regard sur la photo choisie et la 4eme de couv.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Corine : Vaste sujet ! Je vais essayer de faire court.

Je suis extrêmement sensible à la critique littéraire. Quand on passe des heures avec nos personnages à faire « vivre » des pages d’écriture, à se jouer du destin de chacun, comment peut-il en être autrement ?! Les avis éclairés des lecteurs donnent une tendance sur la qualité de notre ouvrage. Les points négatifs doivent servir à nous améliorer et les points positifs, à nous élever. Mais toujours, restons humbles… côté auteurs et côté lecteurs.

Un peu de simplicité et beaucoup de respect ne nuisent pas ! Je m’explique : si les réseaux sociaux sont aujourd’hui incontournables, il y a parfois des dérapages qui peuvent s’avérer dangereux et contre-productifs. Donner un avis est un droit légitime, je dirai même un devoir ! Mais vomir des insanités, sans façon. Gérer un blog ou une page FB demande une vigilance de tous les instants pour éviter d’éventuels débordements.

J’adhère volontiers aux groupes qui partagent avec sincérité des critiques étayées sur leurs lectures. Je trouve audacieux et formidable ces blogs qui se créent pour rendre la littérature vivante et expressive ! Les blogueurs disposent d’un vaste espace de liberté qu’ils ouvrent aux auteurs. Je crois sincèrement que c’est une chance de promouvoir ainsi nos ouvrages. Il serait dommage, voire dommageable de ne pas en profiter. Certes, on ne peut pas plaire à tout le monde mais il est toujours intéressant de vivre ensemble des aventures livresques ! Tous les voyages comportent des risques… mais c’est le sens même de la vie, n’est-ce pas ?!

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Corine : Il y en a beaucoup car j’ai toujours été une grande lectrice ! Spontanément, je vais citer Michel Peyramaure et Jean Anglade en regrettant déjà de ne pas avoir parlé des autres…

 

 

 

JM : - Quels conseils peux-tu donner aux lecteurs qui veulent devenir écrivains ?

 

Corine : Il faut accepter d’être habité par cette passion dévorante et ne pas avoir peur de la somme de travail que cela représente, d’autant que chaque étape du livre est une épreuve, une remise en question pafois stressante mais le jeu en vaut la chandelle ! J’ose aussi parler finances car il faut avouer qu’au niveau matériel, le bât blesse. En effet, les dividendes reçus (quand il y en a) ne font pas bouillir la marmite. L’écriture vient souvent en plus d’un quotidien familial à assurer, d’un job à conserver… On peut aussi avoir un immense succès et ne vivre que de son écriture mais il y a peu d’élus.

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Corine : Je lis souvent les livres de mes confrères De Borée, par amitié et par goût. Il est également important de bien connaitre les choix de la ligne éditoriale de son éditeur. Sinon, je suis très éclectique dans mes lectures. J’aime les romans historiques, ceux qui interrogent sur l’état de notre monde, les biographies, les histoires un peu déjantées, certains polars mais jamais de thrillers car je ferai forcément des cauchemars. Pourtant, j’ai un faible pour leurs auteurs que je trouve toujours sympathiques et plein d’humour ! J’ai promis d’essayer mais j’ai du mal et j’espère sincèrement qu’ils me pardonneront !…

 

 

JM : - Quels sont tes endroits préférés ( pièce de ta maison, région de France, pays) ?

 

Corine : La Creuse ! J’y puise ma force vive. Je vais régulièrement me ressourcer dans ma maison de famille, située dans un tout petit village où l’essence de l’essentiel prend toute sa signification.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Corine : Tout me passionne !!! Si un projet me plait, je m’enflamme très vite… mais il faut faire des choix car le temps n’est pas extensible.

 

 

 

JM : - Si tu écrivais le livre de ta vie quel titre lui donnerais-tu ?

 

Corine : Je n’écrirai pas le livre de ma vie.

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Corine : La mienne me convient. Je vis l’instant présent. Ceci dit, j’ai quand même la chance d’être un peu magicienne puisque je remonte allègrement les aiguilles des horloges dans mes romans !

 

JM : - Quelle est ton proverbe préféré ?

 

Corine : Une phrase que je répète souvent : Une démocratie que l’on croit établie est une démocratie en danger.

 

JM : Quel mot te définit le mieux ?

 

Corine : Peut-être la sincérité…

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Corine : Joker ! Je ne veux pas partir sur île déserte ! Par contre, j’ai besoin de m’isoler régulièrement. J’emporte alors de quoi lire et écrire. D’ailleurs, j’ai toujours un livre dans mon sac, au cas où !!!

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Corine : Il est possible de tout prendre ?!!!

 

 

JM : - Si tu étais une odeur, une couleur, un animal : tu serais...

 

Corine : Un chèvrefeuille… rouge !

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Corine : Il ne faut jamais me demander si j’ encore des choses à dire car c’est toujours oui !

J’adore cette phrase de Nicolas Bouvier, écrivain voyageur qui a rejoint depuis longtemps les étoiles : «  On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. » C’est parfois ce que je ressens avec l’écriture !!!

A la fin d’un manuscrit, lorsque je m’applique à noter le mot « fin » je reste quelques secondes perplexe, puis je passe à un état euphorique de courte durée car le doute, latent, revient : - «  Ai-je fait le maximum pour que ce roman soit juste ? »

 

Et voilà ! Vous avez tout lu ? Quel courage car je suis une grande « bavarde » ! Je vous remercie de tout cœur pour votre attention. L’écoute est si rare aujourd’hui… aussi, sachez que je reste à la vôtre.

Je vous souhaite  d’incroyables voyages au pays des mots …  

 

 

 

JM : - Merci Corine pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Corine qui va vous répondra sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/corine.valade

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "LE PACTE DE SEL"

« LE PACTE DE SEL »

Béatrice BOURRIER

Editions Lucien SOUNY

Collection Chant des Pays

4 MAI 2018

304 pages

 

 

Présentation

 

Au grand dam de sa famille, Juliette découvre l’amour fou dans les bras d’Aurélio, un ouvrier italien venu ramasser le sel. Sous le soleil écrasant d’Aigues-Mortes en proie à une misère criante et à un nationalisme exacerbé, le drame couve… Une hystérie meurtrière s’empare du village qui voit ses travailleurs italiens assassinés à tour de bras, en toute impunité. Dans un délire halluciné et sans que personne s’en rende compte, le frère de Juliette élimine celui qui a déshonoré sa sœur. Après deux jours d’émeutes, les habitants se réveillent de leur cauchemar et tous décident de ne plus évoquer ces odieux événements. De les oublier… Tous, sauf Juliette. Isolée dans un vieux château de schiste et d’ardoise en Cévennes, elle s’attachera formidablement à cette terre et nouera un lien très solide avec sa belle-mère. Benoîte l’accompagnera dans sa mue de jeune fille vers la femme forte et amoureuse de la vie, capable de savourer les plaisirs comme d’affronter les trahisons familiales, de s’élever pour comprendre les siens et peut-être de pardonner.


 

 

L'auteure

 

 

Originaire de Montpellier, Béatrice Bourrier s’est fait connaître avec ses nouvelles qui ont été récompensées par le Prix des libraires 1999 et par le Prix de la nouvelle du Conseil Général de l’Ariège (2002). En 2005, elle signe son premier roman, et depuis les autres s’enchaînent. Tous nous entraînent au cœur de ce coin de pays qu’elle aime – les Cévennes – qu’elle dépeint finement et dont elle restitue toute la finesse et l’âme. Elle vit à Montpellier.

Du même auteur : aux éditions Lucien Souny : Au défaut de l’épaule, 2015 ; Le berger et son étoile, 2014. Le souper du lion, Éditions L’Harmattan, 2014 ; Manon, magicienne de pharaon, Éditions Mogador, 2010 ; Collines au Crépuscule, Éditions Cheminements, 2006.

 

 

 

Mon avis


 

Je remercie Béatrice BOURRIER de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Le Pacte de sel » et ainsi de découvrir sa très jolie plume. Je la remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.


 

L'auteure nous emporte à la fin du XIXème siècle à Aigues-Mortes où nous faisons connaissance de la famille Davignon : Marius le père, Esther, la mère, Frédéric et Juliette leurs enfants. Juliette âgée de 17 ans tombe amoureuse d'Aurélio, jeune ouvrier Italien venu travailler aux salins.

Nous découvrons le destin de cette jeune fille courageuse et volontaire, son histoire d'amour impossible avec Aurélio, ses tourments, sa vie de femme dans les Cévennes et sa reconstruction après toutes les épreuves qu'elle aura surmontées..


 

L'auteure aborde avec précision un thème de notre Histoire que je ne connaissais pas : le massacre d'ouvriers Italiens qui a eu lieu en Camargue en 1893 et le nationalisme de la population en proie à la misère sociale.

Béatrice BOURRIER évoque également des sujets tels que l'amour, l'amitié, la vengeance, la politique, les religions, la place des femmes au XIXème siècle, les secrets, les trahisons, la passion du jeu, la résilience.. le tout se déroulant dans une belle région de France si chère au cœur de l'auteure et qu'elle décrit d'ailleurs à merveille.


 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant, très bien écrit et documenté tant sur le plan régional qu'historique, qui dresse un très beau portrait de femme et dont les multiples rebondissements tiennent vraiment le lecteur en haleine. J'ai lu cet ouvrage en seulement deux soirées tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement puis refermé à regret.


 

Un excellent moment de lecture.


 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC MARIE-FRANCE DESMARAY BERTAUD SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Marie-France DESMARAY (BERTAUD)

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Marie-France DESMARAY a accepté de répondre, récemment à mes questions. Je partage donc avec vous cet entretien et à l'issue, Marie-France répondra en direct ou plus tard à vos questions, selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Marie-France

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?
 

 

 

Marie-France : Bonjour chère Joëlle et bonjour à vous chers lecteurs. Je te remercie infiniment, Joëlle, de m’avoir accordé ce privilège d’un entretien sur ta page. Je me plie à ce petit jeu avec grand plaisir.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie-France : Je suis née et j’habite toujours en Vendée, tout près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Noirmoutier, Les Sables d’Olonne, pour vous situer. J’avoue que j’ai de la chance de vivre dans une si belle région à laquelle je suis très attachée.
L’envie d’écrire n’est pas venue très tard, puisque c’est à l’aube de mes 50 ans que je me suis lancée. J’en ai 61, vous voyez que j’ai mis le temps à me découvrir cette passion devenue un virus non dangereux qui, depuis, ne me lâche plus.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes livres ?

 

Marie-France : “Les Amants de la Rivière-Rouge” est mon premier roman. Mon bébé en quelque sorte. Je l’ai bichonné pendant des mois avant de le laisser vivre sa vie chez France Loisirs, en avant-première, puis chez Les Presses de la Cité et enfin chez JCL, un éditeur francophone canadien. A l’origine, j’avais écrit juste 5 ou 6 pages que je destinais à un concours de nouvelles. Et puis l’idéee de poursuivre pour en faire un roman m’a été soufflée par un lecteur et je me suis lancée.

 

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit des contes et légendes se déroulant en Vendée, une trilogie historique et des ouvrages de cuisine. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Marie-France : Oui, c’est d’ailleurs grâce à ces contes et légendes que je suis venue à l’écriture il y a dix ans. Un ami, auteur et devenu depuis éditeur, m’a incitée à proposer un texte pour un appel à écriture d’un ouvrage collectif de contes et légendes vendéens. Mon texte a été publié et j’en ai proposé un deuxième pour le volume suivant publié l’année d’après.

 

Ces deux exercices m’ont enthousiasmée. Je me suis prise au jeu et j’ai eu envie d’écrire et publier mes propres livres.

 

C’est ainsi que sont nés dans la foulée “Les Contes de la cocotte”, qui mêlaient une dizaine de courts récits du terroir et des recettes de cuisine. Parce que j’ai oublié de dire que la cuisine est une autre de mes passions. J’ai eu la chance que ce concept récits/recettes séduise un éditeur culinaire corrézien, “Mines de rien”, et l’aventure prenait son envol. J’ai poursuivi avec cet éditeur en publiant “Vendée, le goût de l’authentique” - “Marie-Cocotte a la patate” et “Marie-Cocotte de Bâbord à tribord”, toujours dans l’univers culinaire.

 

Quand “Mines de rien” a cessé son activité, j’ai dû chercher un autre éditeur et je collabore maintenant avec Les éditions Le Sureau qui m’ont publié le “Petit traité du haricot” pour lequel j’ai obtenu en décembre dernier, à Lyon, le Prix Eugénie Brazier. Et parallèlement, dans un tout autre genre, j’ai écrit le roman “Les amants de la Rivière-Rouge”.

 

 

JM : - Ecrire des romans historiques nécessite de nombreuses recherches. Comment as-tu procédé pour ce faire ?

 

Marie-France : Oui, tu as raison, c’est un gros travail de recherche, pas facile à appréhender pour un premier roman.

 

Pour la partie du récit qui se passe en Charente, je me suis déplacée car ce n’est pas trop loin de chez moi. Je voulais “ressentir” les lieux, les découvrir car je ne connaissais pas les lieux. J’ai aussi acheté beaucoup d’ouvrages.

 

Là où j’ai le plus galéré, ce fut pour la partie canadienne. Du Canada, je ne connaissais que le Québec pour y être allée en vacances. En revanche, j’étais en terrain totalement inconnu au Manitoba, que j’ai choisi car mes anciens éditeurs de cuisine y avaient séjourné et étaient fous amoureux de cette province des grandes plaines, plutôt méconnue des Français.


Mon histoire se déroulant au début du Xxème siècle, je ne parvenais pas à visualiser les lieux, les personnes, ni à m’imaginer leur parler. J’ai donc effectué un gros travail de recherches sur internet qui m’a permis d’acquérir plusieurs ouvrages illustrés de nombreuses photos sur le village de Saint-Claude, où j’ai situé mon récit. Et puis, surtout, j’ai eu la chance d’entrer en contact avec quelques manitobains, dont Jacqueline Blay, une historienne reconnue qui a accepté de me relire et me corriger, en me fournissant souvent des pistes très intéressantes d’écriture.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Marie-France : Bien sûr ! J’ai terminé la suite des Amants de la Rivière-Rouge. Le contrat est signé avec Les Presses de la Cité, j’attends la date de publication. J’avoue qu’il me tarde mais avec la crise sanitaire que nous venons de vivre tout est décalé.

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Marie-France : Hélas, le confinement a mis à mal toutes les dates prévues, notamment les salons. Pour l’instant, je pense participer au salon du patrimoine qui va se dérouler les 19 et 20 septembre prochains au château de la Flocellière en Vendée.
Le salon du livre en forêt de Grasla – en Vendée – devait se dérouler en juillet et sera peut-être reporté fin août, mais à cette date j’ai un évènement familial qui m’empêchera peut-être d’y participer si les deux évènements sont maintenus.

 

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes ouvrages ? Qui réalise les couvertures ?

 

Marie-France : J’ai toujours eu beaucoup de chance jusqu’à présent. Pour mes ouvrages culinaires publiés chez Mines de rien, je les trouvés et contactés via Facebook, et comme je l’ai dit plus haut, ça s’est fait très vite car ils ont aimé ma proposition.

 

Pour le roman, j’avais demandé à une amie libraire son avis sur les éditeurs “sérieux” chez qui je pouvais envoyer mon manuscrit. J’en avais aussi discuté avec certains auteurs au printemps du livre de Montaigu.

 

Mon choix s’est porté sur Les Presses de la Cité, dont la collection Terres de France correspondait à ce que j’avais à proposer. C’est donc via leur site internet que j’ai transmis mon texte. Et après il a fallu attendre ! Pas le plus facile ;) J’ai d’abord eu assez vite un premier mail réconfortant qui me disait que mon récit entrait dans la ligne éditoriale – premier bonheur –, puis un autre mail positif, après passage en deuxième comité de lecture. Là, je vous laisse imaginer la danse de la joie que j’ai faite dans mon salon. Un grand moment de bonheur, dont je me souviens avec toujours autant d’émotion.

En revanche, les Presses de la Cité ayant déjà une auteure qui portait mon patronyme, j’ai dû prendre le nom de plume de “Desmaray”. Je conserve mon nom, Marie-France Bertaud, pour mes ouvrages culinaires.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Marie-France : Oui, absolument. Toutes les critiques sont positives et permettent de se remettre en question et d’évoluer.

 

Je dois admettre que j’ai reçu un accueil formidable pour ce roman, à la fois en France mais aussi au Canada. J’ai d’ailleurs eu le privilège de participer au salon du livre de Québec en avril 2019, une expérience incroyable particulièrement enthousiasmante.
Je continue à recevoir des courriers ou messages de lecteurs qui s’inquiètent de savoir quand va paraître la suite, donc ça me fait chaud au coeur.

 

Pour ce qui concerne l’intérêt des blogs, je ne peux qu’approuver leur existence. Ce serait malvenu de ma part de dire le contraire, vu que je tiens un blog de cuisine depuis une quinzaine d’années. Les blogueurs (blogueuses) sont bien entendu des influenceurs, pour employer un terme à la mode. Ils sont un vecteur indispensable et complémentaire de la presse traditionnelle, et sont même beaucoup plus proches des auteurs. Il se noue souvent des liens très forts avec certains d’entre-eux. Par leur présence très forte sur les réseaux sociaux, les blogueurs nous apportent une aide précieuse grâce à leur enthousiasme pour décrire leurs lectures favorites.

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) et pendant combien d'heures ?

 

Marie-France : J’écris souvent l’après-midi. Je me mets devant l’ordinateur généralement en tout début d’après-midi et je m’y tiens jusqu’au soir, vers 18 h 30.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta lecteurs) ?

 

Marie-France : J’ai beaucoup de bêta-lecteurs, car je suis une grande anxieuse : des amis, ma soeur, et bien sûr mon éditrice qui, dans le cas de la suite à paraître, a lu en amont le début, ce qui était intéressant pour vérifier l’intérêt de l’histoire. C’est vraiment ainsi que l’on se rend compte du travail d’un véritable éditeur, qui est là pour nous aider à progresser et n’hésite pas à nous corriger quand on fait fausse route.

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou est-ce que tu connais la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Marie-France : Alors, j’improvise totalement au fur et à mesure que j’avance dans l’histoire. Je suis incapable de faire un plan, et de décider à l’avance de ce qu’il va advenir de mes personnages. Bien sûr, au début, j’ai une petite idée… qui se transforme au fur et à mesure de l’avancement du récit et de mes échanges avec les bêta-lecteurs.

Je trouve souvent des idées la nuit – j’ai un sommeil léger et mes pensées vagabondent beaucoup.

 

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteur ?

 

Marie-France : Mon premier contrat pour “Les contes de la cocotte”, pour lequel j’ai chialé comme une gamine dans la voiture qui me ramenait de Brive en Vendée et j’ai dû appeler toutes amies de mon répertoire pour leur annoncer la nouvelle ! J’ai autant pleuré pour le contrat signé avec les Presses de la Cité – vous allez me prendre pour une pleureuse ! A h ! j’allais oublier, j’ai aussi pleuré quand j’ai tapé symboliquement le mot “fin” aux Amants de la Rivière-Rouge. Je n’en revenais pas d’avoir réussi à aller jusqu’au bout de ce travail.

Et il y en a tellement d’autres beaux souvenirs, je ne peux pas en isoler un plus particulièrement… Les rencontres dans les salons ou chez les libraires, avec les lecteurs, offrent des moments parfois très forts, ils sont une prolongation de l’écriture. J’adore !

La première fois que j’ai participé à la foire du livre de Brive – c’était avec “Les contes de la Cocotte”, j’ai rencontré un couple d’anciens libraires, acheteurs compulsifs, que je revois depuis sur différents salons car ils ont aussi une maison de vacances en Vendée. Ils m’ont acheté tous mes livres.

A mes premières dédicaces dans les boutiques France-Loisirs pour Les Amants de la Rivière-Rouge, j’ai été très surprise de voir venir de nombreux lecteurs qui l’avaient déjà lu et souhaitaient me rencontrer, pour la petite signature bien sûr, mais surtout pour échanger sur le roman. C’était génial, il y avait une véritable communion entre nous.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Marie-France : Je ne dirais pas que ce sont des auteurs qui m’ont donné l’envie d’écrire, puisque c’est arrivé plutôt par un concours de circonstance. En revanche, maintenant je lis complètement différemment, je décortique un peu plus tout en me laissant quand même porter par le récit.

S’il fallait que j’en cite un, ce serait Patrick Suskind. “Le parfum” est un roman qui m’a passionnée, envoûtée. J’aurais aimé l’écrire ! J’adore ce style de conte philosophique.

 

 

JM : - Quel livre, lu dans ton enfance, t'a particulièrement touchée ?

 

Marie-France : Mon premier livre “sans images !” - en CM1 je crois : “Croc Blanc”. Ce fut une révélation et depuis ce jour, je suis devenue une grande lectrice. Je ne peux que remercier ma maîtresse de l’époque, qui m’a donné le goût de la lecture.

 

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu à des lecteurs qui souhaitent se lancer dans l'écriture ?

 

Marie-France : D’oser ! Beaucoup viennent me voir, lors des dédicaces, et me confient leurs angoisses, leurs peurs. Il faut se lancer, ne pas avoir peur de la page blanche. C’est un travail de longue haleine, certains jours rien ne sort ! Parce que les humeurs d’un auteur conditionnent beaucoup son aptitude à écrire. Mais l’écriture offre tellement de plaisir, elle nous permet de nous révéler. Dans mon cas, elle m’est salutaire car je suis beaucoup plus à l’aise devant l’écran qu’en public où je me laisse submerger par les émotions. Grâce à l’écriture, j’ose et sors véritablement de ma réserve.

 

 

 

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

 

Marie-France : Je lis énormément. Pas beaucoup les thrillers et romans noirs, ni les biographies, à quelques exceptions près. En revanche je dévore tout ce qui est roman, et ce dans tous les styles.

J’adore les sagas : La série des jalna, par Mazo de la Roche, que je possède dans son intégralité – Les dames de Sibérie par Troyat et plus récemment “Le goût du bonheur”, la formidable trilogie de l’auteure québécoise, Marie Laberge.

Quand j’étais jeune, j’étais passionnée de littérature russe, j’ai adoré “Crime et châtiment” de Dostoïevski et je voudrais le relire.

Dans mes lectures marquantes, je retiens “le choix de Sophie”, un roman bouleversant, qui a fait l’objet d’un film avec Meryl Streep.

 

 

JM : - J'ai vu que tu a créé un blog culinaire (“une cuillérée pour papa”). Peux-tu nous en dire quelques mots et nous donner les liens ?

 

Marie-France : Ce blog a une quinzaine d’années. Son titre était dédié à mon papa qui nous avait quittés quelque temps avant. Je partage mes recettes de cuisine, mes bonnes adresses de restaurants et de producturs. C’est un blog auquel je tiens énormément, pour lequel j’ai obtenu une jolie audience au fil du temps.

 

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui inviterais-tu à ta table ?

 

Marie-France : Amin Maalouf ! J’adore cet auteur libanais qui a d’ailleurs une maison en Vendée, à l’Île d’Yeu, où il a écrit beaucoup de ses livres. Je l’ai vu à Brive, il est très discret.

Yasmina Khadra, que j’ai rencontré au printemps du livre de Montaigu, est un écrivain charmant qui serait un formidable invité car il a en plus beaucoup d’humour. J’ai été bouleversée par la lecture, pendant le confinement, de son roman “Ce que le jour doit à la nuit”.

Et enfin, si elle pouvait revenir de l’au-delà, comme j’aimerais avoir Colette, à la fois grande gastronome et immense écrivain.

 

Marie-France : J’adorerais tenir salon, comme cela se faisait aux XVIIème et XVIIIème ! Faire venir des auteurs, des lecteurs de tous horizons, en dégustant des petits fours avec une boisson agréable.
 

 

 

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison – région – pays) ?

 

Marie-France : Mon appartement est assez réduit, mais j’adore mon séjour-salon-cuisine, pièce unique que j’ai décoré à mon goût, où j’ai installé mon ordinateur. Je m’y sens très bien, il est extrêmement lumineux.

 

Quand je veux partir pour un week-end prolongé, j’adore aller en Charente Maritime, dans la région de l’île d’Oléron, ou plus haut, en Bretagne, côté Morbihan. J’aime beaucoup aussi me ressourcer à la montagne, dans les Pyrénées.

 

 

 

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Marie-France : Je viens juste d’adopter un petit chat, Poppy. Une petite boule de poil de deux mois craquante.

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Marie-France : J’aime énormément cette phrase tirée de “Origines” de Amin Maalouf et que j’ai reprise dans un des chapîtres des Amants de la Rivière-Rouge.

 

Aie le courage de partir, et tu trouveras une autre famille pour remplacer la tienne. Et ne me dis surtout pas qu’il est dans la nature des choses que l’on demeure sa vie entière à l’endroit où l’on a vu le jour”.

Cette phrase illustre bien ma pensée, ma vision de la vie.

 

 

 

JM : - Aimes-tu le cinéma ? Quel est ton film culte ?

 

Marie-France : J’adore le cinéma. Plus jeune, j’étais très cinéphile, j’ai eu une période où j’y allais moins, et maintenant je recommence.

Vol au dessus d’un nid de coucou, m’a particulièrement bouleversée. Je l’ai vu deux fois au cinéma.

Docteur Jivago et Autant en emporte le vent font partie de mes films cultes, car je suis une incroyable midinette, et j’adore pleurer en regardant un film (la pleureuse qui revient !).

Je suis passionnée de comédies musicales américaines avec Fred Astaire et Gene Kelly. (J’adore et j’ai pratiqué les claquettes).

Dans les films contemporains, deux sortent du lot : “Sur la route de Madison” de Clint Eastwood et “La vie est belle”, de Roberto Benigni. Deux chefs-d’oeuvres dans leurs genres différents.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Marie-France : Un grand merci à toi Joëlle pour ta gentillesse et l’intérêt que tu portes aux auteurs. En tant que blogueuse, je mesure le temps que cela représente. Bravo.

 

 

 

JM : - Merci Marie-France pour cet agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Marie-France qui y répondra sous ce post.

 

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi voici ma chronique concernant : "UNE ENQUETE A LA BELLE EPOQUE" Le Carnet volé t3

« UNE ENQUETE A LA BELLE EPOQUE « 

Le Carnet volé T 3

Alice QUINN

Editions THOMAS ET MERCER

14 avril 2020

335 pages

 

Présentation

 

Incendie, suicide, chute mortelle : en quelques jours, les morts accidentelles au sein de la bourgeoisie cannoise se succèdent et perturbent l'ordre de la Cité des Princes.

Du côté de la villa Les Pavots, l’ambiance est plus que morose depuis que le jeune Basile Mouron, qui vient souvent rendre visite à Miss Fletcher et ses amis, a été accusé d’attentat terroriste par le brigadier Rodot. Peu après, Basile meurt assassiné dans les bras de Lola, à qui il a remis un mystérieux carnet et fait promettre de retrouver sa sœur disparue.


Lola, Miss Fletcher et Maupassant se lancent à corps perdu dans l’enquête. Rapidement, ils découvrent que les accidents ressemblent plutôt à des meurtres déguisés. Mais quel est le rapport avec les enfants Mouron ?

Entre une Lola bientôt mariée, une Miss Fletcher amoureuse et un Maupassant qui sombre dans la folie, les chemins des trois héros se séparent inexorablement. Parviendront-ils à percer le secret du carnet volé ?


 

L'auteure

Alice Quinn (un pseudonyme) a fait toutes sortes de métiers, de ouvreuse de cinéma à serveuse dans des cafés.
Elle a abordé l’écriture par le scénario de court métrage et a réalisé quelques uns.
Elle écrit depuis longtemps, mais sous d'autres noms. Après quelques années à écrire des romans policiers pour les adolescents, et quelques déceptions de côté de ses attentes et dans sa relation avec certains de ses éditeurs, elle a pris un pseudonyme et c'est tournée vers l’auto-édition numérique.

Elle a choisi le pseudonyme "Alice Quinn" spécialement pour sortir son roman "Un palace en enfer". C'est une allusion à Alice détective, une série d’enquêtes qu'elle lisait quand elle était enfant.

"Un palace en enfer", publié en janvier 2013 sur Kindle Direct Publishing (KDP) d’Amazon, a remporté un tel succès que l'éditeur Michel Lafon, a intégré ce titre à son catalogue depuis janvier 2015.
Le succès numérique rencontré par Rosie Maldonne (son personnage) lui a permis de vivre des événements enthousiasmants pour un auteur: traductions en anglais, en espagnol, versions audio, éditions traditionnelles et des rencontres merveilleuses avec des lecteurs.
On peut découvrir d’autre facettes de Alice Quinn avec une comédie tendre dans un Paris attachant: "Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac" (2013) et "La lettre froissée" (2017), une histoire policière historique qui se situe à Cannes, à la Belle Époque.

son site : https://alice-quinn.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/alice.quinn2013
Twitter : https://twitter.com/alicequinn2013


 

 

Mon avis


 

Je remercie Alice QUINN de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, le tome 3 de sa saga « Enquête à la Belle Epoque – Le Carnet volé ».

J'ai découvert la plume fluide et précise de cette auteure lors de la lecture des précédents tomes de cette série et j'avais hâte de retrouver les protagonistes si sympathiques de cette trilogie.

Nous voici donc transportés à Cannes à la Belle Epoque ! Alice QUINN nous plonge directement dans le sujet, dès les premières lignes, où nous apprenons qu'un homme vient de se suicider et qu'il s'apperçoit que quelqu'un lui vole son précieux « carnet »..


 

Nous retrouvons Lola, la courtisane toujours égale à elle-même, Miss Fletcher, la fidèle gouvernante et Maupassant l'ami de longue date, très affaibli et qui vit les derniers moments de sa vie.

C'est par les mots de Miss Fletcher que nous suivons l'enquête policière, les pensées, les sentiments et les émotions des personnages de ce roman.

Comme dans les précédents opus, l'enquête est bien menée le suspense garanti et les nombreux rebondissements ne peuvent que tenir le lecteur vraiment en haleine !


 

Aline QUINN dresse de très beaux portraits de femmes qui à cette époque n'avaient pas, pour certaines, la vie très facile et étaient prêtes à tout pour réussir.


 

J'ai beaucoup aimé ce polar historique très bien écrit, pétillant et fort passionnant que j'ai refermé à regret et que je recommande vivement aux amateurs du genre.

Un très bon moment de lecture.


 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/


 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com



 



 

 

 

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