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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir à tous aujourd'hui lundi voici l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe de lectures

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEUR

Alain ANCESCHI

lundi 11 juin à 18 h

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

- J'ai lu récemment « L'ange Gardien et le Poltergeist », de mon ami Alain ANCESCHI, qui a gentiment accepté de se soumettre ce soir à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Alain

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur le grill » ?

 

Alain : Après quelques jours de vacances qui m’ont fait un bien fou, je me porte à merveille. Quant à passer sur le grill, je dirais que j’en ai déjà quelques sueurs…

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Alain : Avec plaisir. J’ai 57 ans. Je suis marié, père de deux grands enfants et l’heureux « papou » de deux petits-enfants de 5 et 9 ans, mes raisons de vivre !

Après avoir obtenu mes diplômes de comptable, je me suis rendu compte que les lettres m’attiraient bien plus que les chiffres. À la fin de mes études, j’ai eu la chance d’être embauché dans une imprimerie de labeur, où j’ai justement pu concilier les deux, grâce aux balbutiements de l’informatique couplée à l’imprimerie : la photocomposition. Trois ans après, j’intégrais un des plus prestigieux quotidiens français, « Nice-Matin », au poste de claviste-correcteur. C’est là qu’après mes premières amours pour la langue française, je suis tombé sous le charme de « dame typographie ». Deux ans plus tard, à 25 ans, j’ai été promu au poste d’inspecteur des ventes, puis de manager commercial du même journal, où l’immense charge de travail et les vicissitudes de la vie m’ont lentement dirigé vers un infarctus qui a failli m’être fatal, puis un deuxième trois ans plus tard, tout aussi grave que le précédent. Après vingt-trois ans de bons et loyaux services, le verdict est alors tombé : invalidité catégorie 2. Plus possible pour moi de travailler. Qu’allais-je faire ? Je lisais beaucoup, j’écrivais aussi. J’ai alors décidé, sur la pointe des pieds, de proposer bénévolement mon savoir-faire à des auteurs de ma région qui s’autoéditaient, mais dont les romans étaient truffés de fautes d’orthographe, d’incohérences, de répétitions et autres redondances, alors que l’histoire était souvent très bonne. Je me suis donc remis à corriger, à réécrire, à coécrire… Puis j’ai fait une belle rencontre : une personne qui venait d’ouvrir une maison d’édition et qui avait entendu parler de mon travail. Elle m’a alors demandé si je souhaitais vivre cette aventure avec elle en tant que correcteur. J’ai évidemment accepté cette fonction en « free-lance », et me suis retrouvé, en deux ans, à occuper également les postes de directeur littéraire et de responsable d’édition… mais en prenant mon temps, en faisant attention à ma santé. Pendant ce temps, j’écrivais un autre roman que j’ai enfin décidé de publier, « L’Ange Gardien et le Poltergeist », celui qui fait qu’aujourd’hui, j’ai l’immense honneur d’être interviewé par une chroniqueuse de talent qui, depuis notre rencontre sur Internet, est devenue une merveilleuse amie.

 

 

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Alain : Je suis évidemment très sensible à la critique littéraire, car c’est elle qui nous fait avancer. Toute critique est bonne à prendre, même lorsqu’elle est négative (et parfois désagréable, évidemment !). À mon avis, de nos jours, les réseaux sociaux, les blogs, les pages auteur, etc., font plus qu’aider, ils sont primordiaux. La majorité des auteurs, qu’ils soient autoédités ou édités par une petite maison d’édition comme la mienne, n’ont pas beaucoup d’autres moyens pour promouvoir leurs ouvrages, et se creusent souvent la tête pour savoir quoi faire de plus, ou aller, à qui s’adresser… Il y a bien les séances de dédicaces chez les libraires, les divers salons littéraires, mais là aussi, ce n’est pas toujours facile de pouvoir y accéder, et ces salons ont un coût souvent prohibitif pour l’obtention d’un ou deux malheureux mètres linéaires, sans compter qu’ils ne se déroulent pas toujours sur place, et que s’il faut y rajouter le coût du transport, le gîte et le couvert… on peut se demander si tout cela en vaut vraiment la peine.

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton premier roman « L'Ange-Gardien et le Poltergeist » ?

 

Alain : En vérité, « L’Ange Gardien et le Poltergeist » n’est pas mon premier roman, mais le premier que j’ai édité jusqu’à présent. J’ai toujours plus ou moins écrit, mais seulement pour le plaisir de jeter mes idées sur le papier, sans l’arrière-pensée d’être un jour édité. Je laissais ça aux autres, à tous ces auteurs que j’aime seconder dans leur travail.

L’idée d’écrire « L’Ange Gardien et le Poltergeist » m’est venue tout naturellement. Je m’explique : après avoir plusieurs fois frôlé la mort, je me suis dit que le jour où, inévitablement, je passerai de vie à trépas, il serait bon d’avoir auparavant laissé une « trace » à ma descendance. Et pour faire d’une pierre deux coups, une trace qui serait susceptible, si possible, d’apaiser quelque peu leur peine, des écrits qui pourraient leur laisser supposer qu’une existence post-mortem est peut-être bien réelle et bien moins sombre que nous pouvons l’imaginer. Un concept traité avec humour et légèreté qui pourrait également donner du baume au cœur et un peu d’espoir aux lecteurs endeuillés…

 

 

 

JM : - Quelle a été la source d'inspiration qui t'a poussé à écrire ce roman et le personnage de Richard a-t-il des points communs avec toi ?

 

Alain : Comme je viens de l’expliquer précédemment, ma source d’inspiration émane d’un vécu. Du mien, certes, mais aussi de celui d’une personne très chère à mon cœur. Lorsque j’avais 14 ans, suite à une grossesse compliquée, ma mère a fait une hémorragie interne qui lui a été fatale… juste avant son arrivée à l’hôpital. Grâce au Ciel, les médecins ont rapidement réussi, après transfusion sanguine et massages cardiaques, à lui redonner le souffle de la vie, et ce, Dieu merci, sans séquelles cérébrales. Malheureusement, le fœtus n’a pas eu cette chance…

Quelques semaines plus tard, ma mère, une femme au demeurant très cartésienne, est revenue à la maison en nous affirmant avoir traversé un tunnel au bout duquel une lumière d’une blancheur éclatante l’avait attirée comme un aimant, et que lorsqu’elle l’avait traversée, son père, décédé, lui était apparu et lui avait gentiment demandé de rebrousser chemin, car elle avait encore beaucoup de choses à faire sur cette Terre.

Inutile de vous dire qu’à l’adolescence, une telle histoire, racontée pas une personne en laquelle vous avez une confiance aveugle, vous remue tripes et boyaux ! Un peu plus tard, je me suis alors intéressé aux ouvrages qui traitent de témoignages d’EMI (Expérience de Mort Imminente), et suis resté très surpris d’y trouver quasiment les mêmes phénomènes qu’avait vécus ma mère, quel que soit le pays ou la religion des personnes concernées.

Puis j’ai fait deux infarctus du myocarde. Le premier a été le pire. J’étais tout seul chez moi et j’ai réussi à appeler mon médecin généraliste, qui a eu la lumineuse idée de me rejoindre immédiatement avec une bonne dose de « Trinitrine ». Apparemment, je venais tout juste de « partir » lorsque ce dernier est entré dans ma chambre. Et dans mon souvenir, assez confus, je dois dire, s’est présenté un long tunnel au bout duquel une lumière d’une incroyable intensité s’est mise à briller de mille feux… Cette vision était-elle une réminiscence de ce que ma mère nous avait raconté trente ans auparavant ? Je ne saurais dire.

Quant au personnage de Richard, je m’attendais un peu à cette question, qui m’a souvent été posée par ceux qui me connaissent bien et qui m’ont confié qu’en lisant certains passages de mon roman, ils ont eu quelquefois l’impression que je me tenais derrière eux et leur racontais à l’oreille une partie de mon histoire ! Je pense que les similitudes avec Richard tiennent surtout dans sa position de père et de grand-père, de mari aussi. Tout comme moi, effectivement, c’est un papa-poule, un homme pour qui l’amour des siens est des plus importants, un grand protecteur… avec ses forces et ses faiblesses, puis son humour qui cache parfois sa grande sensibilité…

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Alain : En effet, j’ai d’autres projets. Vu l’accueil très favorable qui a été réservé à ce premier roman, et la demande incessante de nombreux lecteurs qui attendent une suite, j’ai fouillé dans mon disque dur pour « réveiller » un roman que j’ai écrit il y a cinq ans environ, et qui dormait profondément dans mon PC. Pas une suite de « L’Ange Gardien et le Poltergeist », qui, à mon avis, n’en attend pas, mais tout autre chose. Bien évidemment, encore un sujet plutôt fantastique, mais toujours dans le « soft ».

Allez ! Après réflexion, et en exclusivité, ma chère Joëlle, je veux bien te donner ci-dessous le résumé de ce roman qui s’intitulera probablement « L’Étrange don de Pierre » :

1966 – Midi de la France. Parmi le chant des cigales, les senteurs de lavande et le doux clapotis des sources qui abreuvent les collines verdoyantes du Var, le jeune Pierre Amberti mène l’existence paisible d’un enfant issu d’une famille aimante et attentionnée.

Mais à l’aube de ses six ans, les séquelles d’une grave maladie vont implacablement bouleverser sa destinée.

Doté d’un étrange don défiant les lois de la nature, il est inexorablement entraîné dans un tourbillon d’inquiétants phénomènes qui le terrifient.

À l’âge adulte, poussé par la seule personne à qui il a osé dévoiler son terrible secret, Pierre va tenter d’appréhender ce fléau afin d’en extraire le côté sombre et d’en faire jaillir la lumière.

Mais le prix à payer sera beaucoup plus élevé que tout ce qu’il aurait bien pu imaginer…

Entre fresque méridionale, thriller et roman fantastique, « L’étrange don de Pierre » est un roman atypique où l’horreur et le surnaturel côtoient aussi bien la quintessence de l’amour que la puissance indéfectible des liens familiaux…

 

 

 

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Alain : Vu ce que j’aime écrire, pas de réelles surprises, j’imagine : Stephen King, Edgar Allan Poe, Bernard Werber, mais aussi John Irving, Paulo Coelho, John Grisham, Jean d’Ormesson… et tant d’autres.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture, quelles sont tes passions ?

 

Alain : La moto, les balades dans la nature, la visite de monuments, d’ouvrages anciens, églises, monastères, châteaux, etc. Et puis la nature, la flore et la faune, et surtout nos amis à quatre pattes. Bénévole à la SPA, j’aide comme je peux et me rends quelquefois dans un refuge non loin de chez moi, quand j’en ai le temps, pour aller balader quelques chiens dans la forêt avoisinante, afin de leur permettre de garder un contact permanent avec l’humain, dans l’attente d’une adoption qui, trop souvent, ne vient jamais…

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Alain : En musique, je suis très éclectique. Je pense que mis à part le « métal » ou le « hard rock », qui ont le don de me casser les oreilles et ne me procurent aucun plaisir, j’aime absolument tous les styles : du classique au rap, en passant par le tango, le disco, les musiques tribales et rituelles, le rock, la techno ou le jazz.

Je n’écris jamais en musique. J’aime à me l’imaginer accompagner certaines scènes, mais ne l’écoute pas en écrivant. J’apprécie tellement la musique que lorsque j’écris, elle accapare trop mon côté mélomane, au détriment de mon activité créative.

Je n’ai jamais vraiment été « fan » d’un chanteur, mais il y a toutefois un groupe que j’apprécie tout particulièrement, et pour lequel j’ai fait « un double clin d’œil » dans ce roman (comprendront ceux qui l’ont lu !) : le groupe « Queen » et son chanteur Freddie Mercury, parti rejoindre les anges. Quant à une musique préférée : j’en ai beaucoup trop pour pouvoir t’en citer une…

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement ?

 

Alain : Oui, j’ai trois « Nocturnes estivales des artistes et artisans du Var », les 11 et 25 juillet, et le 8 août, dans ma ville, puis une séance à « Osiris », une des plus grandes librairies ésotériques de la région PACA, à Nice, avec date à définir. Les 29 et 30 septembre, deux jours de dédicaces au 5e Salon du livre de Scy-Chazelles, la ville de mon ami auteur et complice Rémy Gratier de Saint Louis qui dédicacera ses romans avec moi, bien évidemment, puisqu’il fait partie des organisateurs de ce bel événement, à quelques kilomètres de la ville de Metz… et bien loin de chez moi ! Puis enfin le Salon littéraire « Lecture en fête à Roquebrune-Cap-Martin », dans les Alpes-Maritimes, au mois de décembre 2018, et peut-être le Salon du livre de Toulon, dans le Var, les 16, 17 et 18 novembre 2018 (en attente d’inscription).

 

 

 

 

 

JM : - Es-tu plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ?

 

Alain : Chien ou chat ? Je dirais les deux. Le chien pour sa fidélité et l’amour inconditionnel qu’il porte aux siens, et puis le chat pour sa capacité à apaiser les personnes qui sont tristes, qui se sentent mal…

Quant à la vanille ou le chocolat : quelle question ! Je suis tellement gourmand que j’aurais accepté tous tes autres parfums…

 

 

JM : - As-tu quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Alain : Si ce n’est un grand merci pour cette très sympathique interview, ma chère Joëlle Marchal, je n’ai rien à ajouter. Je suis un incorrigible bavard, et je pense en avoir largement assez dit ! Mais bon, après tout, je suis un gars du Midi… ce qui, en soi, est déjà une bonne excuse !

 

 

JM : - Merci, Alain ANCESCHI pour ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

 

 

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Bonsoir voici l'interview que j'ai réalisée ce soir avec un auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Sandra BANIERE
Vendredi 9 novembre à 18 h

(différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

J'ai lu en 2017 “Les noces meurtries”, roman de notre amie Sandra BANIERE qui a gentiment accepté  de se soumettre récemment à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Sandra qui y répondra en direct ou en différé selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Sandra

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Sandra : Bonsoir Joëlle, bonsoir à toutes et à tous! Je vais très bien, merci. C'est la fin de la semaine, et quoi de mieux qu'entrer en contact avec les amis du groupe! Allons-y, c'est parti!

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Sandra : Je vous avoue que j'ai toujours eu du mal à me présenter car je me sens terriblement banale. J'ai 40 ans, j'habite dans la Marne où j'enseigne le français à des collégiens, et à mes heures perdues le théâtre d'improvisation.

Je suis plutôt réservée avec les gens que je ne connais pas car j'ai besoin d'un temps d'observation pour les appréhender et savoir si je peux évoluer en confiance. Passé ce cap, j'instaure des relations durables dominées par le partage et la joie de vivre. Enfin, s'il faut me caractériser encore un peu, je manque d'organisation, je laisse parfois couler les choses. Je dois souvent me faire des rappels à l'ordre pour garder un cadre sinon je passerais mes journées dans mon monde à lire et écrire sans rien faire d'autre!

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans ?

 

Sandra : Je n'en suis encore qu'aux prémices de ma carrière littéraire.

 

Les Noces meurtries est mon premier roman. Il a d'abord été publié en numérique à la suite d'un concours organisé par Place des Editeurs pour découvrir de nouveaux auteurs. Il a été remarqué par la directrice des Presses de la Cité, membre organisateur, qui l'a ensuite repris pour la collection Terres de France en 2017. Je crois que c'était l'un des plus beaux jours de ma vie quand j'ai eu cette proposition. Même dans mes rêves les plus fous je n'avais pas pensé à une telle publication!

Ce premier roman, inspiré par ma culture champenoise et mon admiration pour les combats de femmes, raconte l'histoire d'Hélène et de Gaby, mère et fille, en quête d'indépendance. Tout débute en 1979, dans le vignoble, près d'Epernay, Hélène vit ses premières désillusions d'épouse. Elle va très vite tomber dans un enfer conjugal. Pour continuer à vivre, elle devra trouver la force et le courage de rompre son union avec Bertrand qui la brise un peu plus chaque jour. C'est un long chemin de croix lorsque l'on n'est personne aux yeux de la société, quand les divorces, demandés par la femme, sont inconcevables, et que l'exploitation viticole prime sur tout. Parallèlement, Gaby, adolescente, va construire sa vie de femme moderne dans la douleur, entre l'éclatement de l'image du père et les souffrances silencieuses de la mère. L'histoire familiale ne sera pas sans conséquences, mais ce qui est à gagner n'a pas de prix.

 

Ex Utero, plus contemporain, d'une ligne éditoriale différente, n'a pas pu faire partie de la collection Terres de France. Toutefois, l'assistante éditoriale m'a aidée dans son aboutissement parce qu'elle a pensé que ce roman pouvait avoir un avenir. J'ai donc fait comme pour le premier roman, je l'ai d'abord soumis à un lectorat numérique. Il a fait partie des 30 finalistes d'un concours sur internet. Depuis quelques semaines, il est disponible en version papier car le plus important est le contact avec les lecteurs.

Ce second roman parle des couples qui sont confrontés à l'infertilité. Perdues de vue depuis plus de vingt ans, Nathalie et Carole se retrouvent par hasard dans une salle d'attente de procréation médicale assistée. C'est un roman à quatre voix, ce qui permet de suivre aussi bien les hommes que les femmes. Entre secrets de famille et traumatismes du passé, les couples résisteront-ils à la dureté des traitements, aux échecs répétés, à la pression sociale et biologique? A vous de lire!

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

 

Sandra : J'ai d'autres projets d'écriture, un peu plus longs à réaliser qu'initialement prévus. Je garde le secret sur l'histoire, car il y a encore beaucoup de travail, et que je préfère parler des projets achevés. Tout ce que je peux vous révéler, c'est que ce sera le retour de la Champagne.

Comme je vous l'ai dit, j'en suis aux prémices de mon activité d'auteure, et tout n'est pas réussi du premier coup. Je m'accroche et espère que mes efforts vont aboutir car il me tient à coeur de proposer à mes lecteurs des histoires de qualité.

 

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Sandra : Quand on a travaillé pendant des mois, qu'on a tout fait pour donner le meilleur de soi, qu'on en a même lâché une partie, il est difficile, pour moi en tout cas, de ne pas être sensible à la critique. L'avis des autres compte, c'est ce qui fait qu'on existe. Toutefois, j'ai conscience qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, il y a aura toujours des détracteurs plus ou moins virulents qui cherchent à destabiliser. Alors, je m'attache surtout aux critiques constructives qui font progresser.

Je pense que les blogs et les réseaux sociaux aident à promouvoir le travail des auteurs. C'est, à mon sens, une nouvelle donne qui a de l'importance. Il y a tellement de choix de nos jours que les blogueurs aident certains auteurs à se faire connaître, à sortir de la masse. Moi-même, grâce à vous, Joëlle, j'ai découvert des auteurs dont je n'avais jamais entendu parler et qui ont pourtant déjà une certaine reconnaissance. Les réseaux permettent ainsi d'élargir les horizons, d'avoir le point de vue de lecteurs assidus et curieux qui ne s'arrêtent pas aux seuls auteurs que l'on voit en tête de gondole dans les librairies.

 

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

 

Sandra : Ecrire est avant tout une passion. Cela fait partie de ma vie depuis que j'ai appris à écrire. Avant de me lancer dans l'écriture de romans, j'ai tenu pendant des années des journaux intimes. Ecrire, c'est un équilibre, c'est une façon de lutter contre mes angoisses face à la vie, car en écrivant on a la chance de vivre une sorte de vie parallèle, en dehors du temps. L'important aussi pour moi est de transmettre aux autres, de délivrer des messages qui nous amènent à voir les choses différemment, qui nous aident à nous construire. Je crois que les romans ont cette force.

En faire mon métier serait la cerise sur le gâteau. Vivre de sa passion, c'est le graal!

 

JM : - Quel est votre plus beau souvenir d'auteur ?

 

Sandra :

Il s'agit de ma première séance de dédicace à la librairie Guerlin, à Reims (qui a malheureusement dû fermer récemment). J'étais en compagnie de l'une de mes meilleures amies, Sylvine Ploix-Hugé. Il y a longtemps (nous nous connaissons depuis le lycée), nous avons découvert que nous avions le même rêve. C'est elle qui m'a donné le courage de me lancer. Puis, sans se concerter, nous avons participé au même concours. Quand nos romans ont été publiés, nous avons fait cette dédicace ensemble. C'était vraiment chouette, car nous étions ensemble pour faire venir à nous des lecteurs qui ne nous connaissaient ni d'Eve ni d'Adam. Cela a détendu l'atmosphère. Les lecteurs se sont prêtés au jeu et nous ont soutenues.

Je pense aussi à tous ces moments d'échanges bouleversants avec ces femmes qui se sont reconnues en Hélène. L'envie d'écrire prend tout son sens dans ces instants.

Honnêtement, en répondant à cette question, je me dis que c'est difficile de sélectionner le plus beau souvenir car j'ai vécu des partages très différents des uns des autres, et j'aimerais parler de chacun: ce sont aussi les gens, inconnus, qui acceptent de se livrer lorsqu'on les contacte pour des recherches, des libraires qui soutiennent formidablement leurs auteurs locaux, ma boulangère qui décore sa vitrine avec mon roman, des rencontres avec des blogueuses...

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Sandra : Ce sont principalement les auteurs du XIXème siècle: Balzac, Stendhal, Flaubert, Hugo, Maupassant, Zola car leurs romans explorent des thèmes que j'affectionne, parce que j'aime les écrits réalistes qui parlent de ce que les gens ont vécu ou vivent encore et qui trouvent des résonances en nous.

A l'adolescence, c'est Danielle Steel qui m'a vraiment donné envie d'écrire des romans. J'ai eu une période au cours de laquelle je ne lisais que ses romans, notamment ceux qui mêlent un contexte historique à son intrigue. J'étais admirative de son travail et rêvais d'être ce type d'écrivain capable de parler des émotions des gens, de tenir les lecteurs en haleine tout en retraçant des événements historiques.

 

 

JM : - Lisez-vous ? Si oui quel genre ?

 

Sandra : Je lis dès que je le peux. Malheureusement, il y a des périodes où je n'ai pas le temps. Tous les ans, quand arrivent les vacances d'été, je suis en état de manque. C'est ma priorité du mois de juillet. Dès mon premier jour de vacances, je me compose une pile de livres pour me ressourcer.

Je lis principalement des histoires réalistes. Tatiana de Rosnay, Valérie Tuong Cuong, Anna Gavalda, David Foenkinos, Delphine de Vigan, les auteurs que je découvre au gré de mes rencontres comme Emmanuel Prost, Marjorie Tixier, Madeleine Petitpantalon font partie de ma pal comme on dit! Et bien d'autres encore! On peut passer des vies entières à lire!

J'aime ne pas ressortir idemne d'une lecture, qu'elle m'ait fait percevoir un angle du monde ou me fasse réfléchir.

Pendant l'année, je lis beaucoup de livres jeunesse. Je pars en quête d'aventures palpitantes pour mes élèves. J.K Rowling, Christian de Montella, Sylvine Ploix-Hugé m'ont d'ailleurs autant embarquée qu'eux!

Je lis aussi quelques romans à suspense pour le plaisir d'être plongée dans une histoire qu'on ne parvient pas à lâcher: Michel Bussi et Guillaume Musso le font très bien.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture avez-vous d'autres passions ?

 


Sandra : La lecture est une autre passion, mais on vient d'en parler. Après, ce sont des loisirs ou des activités plutôt que des passions. Je pratique la course à pied, mais en courant je pense souvent à mes personnages de romans. Comme quoi ça ne me lâche pas! C'est le cas aussi quand je marche dans la campagne. Sinon, j'écoute de la musique en lisant ou en corrigeant mes copies.

Quand il me reste un peu de temps, j'aime parcourir les musées parisiens et enrichir ma culture picturale.

 

JM : - Quelle est votre musique préférée ? Ecrivez-vous en musique ?

 

Sandra : Sans conteste, c'est la musique pop'rock, notamment celle des années 80-90: INXS, Depeche Mode, Indochine... Il m'arrive très souvent d'écrire en musique, mais cela doit être juste un fond sonore qui brise le silence que je peine à supporter. La musique rassure, occupe l'espace.

 

 

JM : - Etes-vous thé, café ? Quel est votre péché mignon ?

 

Sandra : Je suis un peu thé, et surtout pas café. Si je n'avais qu'un péché mignon, je me trouverais bien raisonnable! Je ne peux pas me passer de chocolat, de fromage et de champagne. Rassurez-vous, je ne bois pas non plus du champagne tous les jours, mais si on m'en propose, je ne dis jamais non! Un vrai vice!

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Sandra : Il me semble que les questions font le tour de pas mal de choses. Je vous remercie Joëlle de m'avoir proposé cette interview, et je remercie tous les amis du groupe qui se seront arrêtés ce soir pour la lire. Je vous souhaite un excellent week-end. A très vite!

 

 

 

JM : - Merci Sandra BANIERE pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Sandra.

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview réalisée ce soir avec Sonia DAGOTOR sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Sonia DAGOTOR
Vendredi 17 mai 2019 à 17 h

(en direct)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

 Notre amie Sonia DAGOTOR a gentiment accepté, de se soumettre, ce soir, à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Sonia

 

 Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Sonia : Super bien ! J'adore les interrogatoires, c'est parti ! 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Sonia : J'ai 40 ans (bientôt 41, le 25 mai), j’ai 2 enfants, une fille de 11 ans et un garçon de 8 ans. Ils étaient petits quand j’ai commencé à écrire en 2013. J’ai aussi un amoureux, le même depuis deux décennies, nous sommes mariés depuis bientôt 14 ans. 

 

 

JM : - Tu as une vie de famille et professionnelle bien remplies.. comment fais-tu pour concilier tout cela ?

 

Sonia : Ecrire, c’est comme un loisir. La journée, je suis au travail. Je récupère les enfants à 18h30, je m’occupe d’eux jusqu’au coucher et ensuite, j’écris. Certains font du sport, eh bien moi, parfois je fais du sport (aussi) et parfois, j’écris. Je n’écris pas le week-end, parce que c’est le moment réservé à la famille. Et puis, parce que je n’y arrive pas avec tout ce petit monde autour de moi.

 

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans et en particulier de ton “petit dernier” : “A minuit tout est permis” ?

 

Sonia : En réalité, mon dernier roman est Sortez-moi de là. A minuit tout est permis ? est une nouvelle qui fait suite à une autre nouvelle intitulée C’est le pompon ! faisant suite à la trilogie épouse, mère et working girl. Vous me suivez ? ;-)

Tout a commencé en janvier 2013 lors d’une nuit d’insomnie. J’ai eu envie d’écrire, de raconter la vie d’une maman qui court tout le temps, qui se noie dans un verre d’eau parce qu’elle veut tout bien faire et qui s’épuise, un peu ce que je vivais à l’époque. Mon fils ne faisait toujours pas ses nuits. J’étais épuisée. Il me fallait un challenge : celui qui changerait ma vie. Pour ceux qui se posent la question, la trilogie « Epouse, mère et working girl » n’est pas une autobiographie. Cela pourrait ma vie, la tienne, celle d’une amie, d’une sœur, parce qu’au fond, on est un peu toutes pareilles.

Ensuite, il y a eu Un anniversaire au poil, parce qu’à ce moment-là, je voulais comprendre ce qui se passe dans la tête des hommes. Quelle femme n’a jamais rêvé de cela ? Eh bien, Julie l’expérimente pour nous.

Puis, le voyage existentiel d’Elisa qui fait un paquet de rencontres lors de son périple dans lequel Tout peut arriver (ou presque).

Et enfin le petit dernier, Sortez-moi de là ! dans lequel nous suivons Madeleine, qui a toujours vécu auprès de sa maman (qui meurt au début du roman) et qui va vivre plus de choses en 3 jours qu’en 36 ans.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

 

Sonia : A l’heure où je vous parle, j’écris mon 8ème roman. Je ne vous dévoile pas de suite le titre. Si tout va bien, il sera prêt début juillet. Je vous réserve aussi quelques surprises sur sa réalisation. Chut !

On n’a pas parlé de bébé 7 mais ce n’est un secret pour personne alors je le redis ici, ce sera mon roman 2020 publié par une belle maison d’édition : le Cherche-Midi. Je suis aux anges.

Ensuite, j’écrirai sans doute une petite nouvelle (ou peut-être deux) dont le principe est justement de donner à mes lecteurs des nouvelles d’une héroïne ou d’un personnage secondaire d’un de mes livres déjà publiés. J’ai bien envie d’écrire la bio de Monsieur Chen, le taxi chouchou que l’on retrouve dans quasi tous mes livres.

 

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou connais-tu la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Sonia : Toutes les situations du quotidien m’inspirent. Je peux les créer à l’issue d’un rêve, en poireautant au feu rouge, en lisant un article… Généralement, je connais le début et la fin de mon histoire, ou plutôt le message que je veux faire passer. Mais tout le corps de l’histoire m’est dicté par mes personnages, de vrais pros dans l’improvisation.

 

 

JM : - T'arrive-t-il de t'attacher à tes personnages et certains te ressemblent-ils ?

 

Sonia : Oui, il y a sûrement un peu de moi dans chacune de mes héroïnes. Et oui, je m’attache à eux quand j’écris. Je suis contente d’être à leurs côtés pendant l’écriture mais je suis aussi contente de les laisser vivre quand j’ai fini. Rien ne m’empêche de les retrouver plus tard, de les faire apparaître dans une autre histoire…

 

 

JM : Comment procédes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Sonia : J’écris directement sur l’ordi. De temps à autres, je note une phrase sur un carnet, une idée sur un autre… Je ne fais aucun plan. Comme je le disais, j’ai mon idée de départ, le message que je cherche à véhiculer et une fin approximative. L’inspiration me vient dès que je suis devant l’écran.

 

 

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ? Est-ce que parfois tu passes des nuits blanches ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Sonia : Je n’ai aucune rigueur. J’écris le soir la plupart du temps, pendant deux heures. Je me couche entre 23h et minuit, pour lire. J’écris le mercredi matin quand je ne travaille pas. Contrairement à ce que crois mes lecteurs, je n’écris pas la nuit. Certes, mes héros me provoquent parfois quelques insomnies mais je ne me lève pas pour autant. Je préfère lire les copains dans ces moments-là.

Je mets environ 4 mois pour écrire un roman. 3 à 4 semaines pour écrire une nouvelle de 100 pages, sachant que je n’écris pas tous les soirs. Tout est une question d’entrainement, plus on écrit, plus on écrit vite. Cela dit, mes histoires requièrent peu de recherches historiques ou autres, donc cela peut aller très vite.

 

 

 

JM : - Tous tes romans sont des “feel-good”. Pourquoi ce choix ?

 

Sonia : Parce que c’est ce que j’aime lire le plus, tout simplement. J’ai envie que les lecteurs passent un bon moment, tout en se posant des questions : « Et moi, qu’est-ce que je ferais à sa place ? »

Je m’amuse beaucoup quand j’écris et j’espère sincèrement que les lecteurs aiment me lire, qu’ils referment le livre avec le sourire. Mon histoire ne leur laissera sans doute pas un souvenir impérissable mais pendant un laps de temps, ils se seront divertis et peut-être qu’ils se seront fixés un nouvel objectif pour rendre leur vie meilleure.

 

 

JM :- Envisages-tu d'écrire dans un autre genre ?

 

Sonia : Peut-être… mais en suis-je réellement capable ? Je veux me faire plaisir avant tout. Si j’écris en me faisant plaisir alors je pense que le lecteur le ressentira en me lisant. Si j’écris un polar, il y a fort à parier que mon inspectrice sera une inspectrice gadget qui fera rire… Bref, l’humour et l’autodérision prennent une place importante dans mes écrits. On verra…

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

 

Sonia : Oui, demain au CULTURA de BELLE EPINE à Thiais, à partir de 10h jusqu’à 18h. D’ailleurs, venez tous, on va s’éclater avec mes lunettes cœur ! Tous mes bébés seront là ! (Enfin presque, tous sauf Un anniversaire au poil dont la version papier est en rupture de stock – la version poche sortira en août prochain).

Ensuite, je vous retrouverai le 21 septembre au salon du livre organisé par Auchan Boissénart (77), puis le 23 novembre à la médiathèque d’Issy-les-Moulineaux (92), puis au Festival du Livre romantique qui aura lieu à Dunkerque le 30 novembre et 1er décembre 2019.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Sonia : Elles sont quatre. Chaque soir, je leur envoie ce que j’ai écrit et le lendemain, en rallumant mon téléphone, je suis certaine de trouver le petit message d’encouragement. Il y a Corinne, une amie avec qui je partage mes footing dominicaux, Aurélie, une lectrice récente, Isabelle, une amie working girl et Elisa, ma meilleure amie depuis le lycée.

Je réalise moi-même mes couvertures sauf pour la trilogie. Les dessins avaient été faits par Yolande, une prof de dessins qui a croisé ma route et la version moderne par l’auteur Amélie Antoine. Eh oui… elle est bourrée de talents ! Sinon, toutes les autres ont été réalisées par mes soins (et l’outil CANVA pour ceux que cela intéresse).

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Sonia : Grâce à l’autoédition via la plateforme KDP d’AMAZON. Un vœu pas comme les autres (devenu ensuite Un anniversaire au poil) a été repéré par CITY Editions alors qu’il était N°1 du TOP 100. Mon roman 7 sera publié par Le Cherche-Midi comme tous les suivants, j’espère. Une nouvelle aventure via l’édition traditionnelle.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Sonia : Gilles Legardinier ! L’unique !

 

 

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

 

Sonia : Je lis beaucoup, tous les soirs, après ma phase d’écriture. C’est indispensable pour me permettre de m’endormir. En ce moment je lis « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi. Son nouveau roman vient de sortir et j’avais un peu de retard. En général, je lis des feel-good mais comme je lis beaucoup d’auteurs autoédités, je fais de jolies découvertes dans d’autres styles. Dernièrement, j’ai lu Théo Lemattre, Loly PK, Lily B. Francis, Ninon Amay… Ma PAL est immense !

 

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Sonia : J’aime bouger, danser, rire, faire des puzzles, ça me détend. J’adore le volley ball mais j’ai les épaules en vrac. J’aime courir, uniquement parce que je le fait avec une amie et qu’on papote pendant nos séances. Je n’ai pas de passions à proprement parler, j’aime juste profiter de la vie…

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Sonia : « Exister est un fait, vivre est un art. »

 

 

JM : - Quel est ton endroit favori (chez toi, une région, un pays) ?

 

Sonia : J’adore l’Italie, le pays de mes origines. Rome, particulièrement. J’aime la montagne, elles m’apaisent, j’aime le silence avec le chant des oiseaux… Je suis facilement bien partout, pourvu qu’il y ait de la lumière naturelle…

 

 

JM : - Quel est ton péché mignon ?

 

Sonia : La gourmandise. J’adore manger !

 

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ?

 

Sonia : J’aime les comédies romantiques en général, les films de filles du style GHOST, Pretty woman, Dirty Dancing, Coup de foudre à Notting Hill, Bridget Jones, Titanic… Un film plus dramatique a pourtant marqué mon adolescence : Le cercle des poètes disparus.

Concernant la musique, j’étais fan de Jean-Jacques Goldman étant jeune. Aujourd’hui, j’écoute de tout sauf du Hard rock et du RAP…

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Sonia : Bonne question ! Je ne sais pas… Un stylo ? mais sans feuille, je n’irai pas bien loin ! Une brosse à dent ? mais sans dentifrice… Bref c’est sans fin, pourvu que je n’ai jamais à faire ce choix !

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Sonia : Juste MERCI.

 

 

JM : - Merci Sonia DAGOTOR pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Sonia qui vous répondra avec plaisir, en direct ou plus tard, selon ses disponibilités.

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Colette MAJOR sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Colette MAJOR-McGRAW
 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Mon amie Québécoise Colette MAJOR-McGRAW a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Colette répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités (sachant que chez elle il est midi !).

 

 

 

JM : - Bonsoir Colette

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Colette : Bonsoir Joëlle, et merci pour cette belle invitation. Je vais très bien et je suis très heureuse de participer à cette entrevue.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Colette : Je suis la 3e d’une famille de 6 enfants, mais la plus vieille des filles, ce qui veut dire que c’est moi qui secondais ma mère pour accomplir les tâches ménagères. Naturellement, on parle ici d’une tout autre époque !

 

J’ai travaillé durant plus de 15 ans dans des services policiers à titre de préposée aux télécommunications (911) et par la suite à l’escouade des drogues et du jeu. J’ai ensuite travaillé à mon compte avec mon conjoint (un policier retraité) dans le domaine de l’automobile et ensuite de l’informatique. Parallèlement à cela, nous avons ouvert le 1er café internet des provinces maritimes au Nouveau-Brunswick. Finalement, la vraie retraite est arrivée et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à penser « réaliser mon rêve » et écrire un roman, soit en 2010.

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes ouvrages

 

Colette : Dans les 5 dernières années, j’ai publié 5 romans, soit une trilogie « SUR LES BERGES DU LAC BRÛLÉ » et un diptyque « L’HÉRITAGE DU CLAN MOREAU. Deux histoires qui nous permettent de suivre des familles québécoises dans les Laurentides, soit au nord de Montréal.

 

Dans la première série, on peut suivre une famille habitant sur une petite ferme de 1958 à 1989. On se plaît à détester l’un des personnages principaux, qui est vil et dominateur. On réalise toutefois que les liens familiaux sont forts et que l’amour permet très souvent de gagner les batailles.

 

Dans la 2e série, on partage le quotidien de 2 frères âgés dont l’un, Hector, souffre d’alzheimer. Celui-ci a des enfants et ils s’occupent de lui trouver une résidence privée où l’on pourra prendre soin de lui.

 

Raoul, son frère décide lui aussi de vendre sa maison, mais il n’a pas d’enfant et demande à sa nièce de s’occuper de lui.

 

Des histoires qui font vivre beaucoup d’émotions et de questionnement, mais où il y a toujours une place pour l’humour.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Colette : Je viens de soumettre le 1er tome d’une histoire où l’un des personnages principaux est policier au début des années 1960. Loin de moi l’idée d’en faire un roman policier, mais plutôt de démontrer qui étaient ces personnes qui travaillaient comme policier dans ces années-là et comme ce déroulait leur vie à la maison. On voudrait ainsi découvrir « L’envers de l’uniforme ».

 

Aucune date prévue pour la sortie, mais j’ai hâte tout autant que vous de pouvoir le tenir dans mes mains.

 

J’ai aussi participé à un recueil de nouvelles qui devrait sortir au plus tard à l’automne 2020.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Colette : J’ai plusieurs idées pour de futurs romans et déjà des personnages habitent ma pensée. Au moment où je débute un roman, j’utilise celui qui était prévu pour l’histoire et je vis avec lui tout au long des quelque 500 pages. Je le découvre tout comme vous jour après jour. Il se révèle à moi tout simplement tout au long de l’intrigue.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tous tes livres sont des sagas familiales historiques ! Peux-tu nous donner la raison de ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

 

Colette : J’aime beaucoup écouter parler les gens et très souvent, ils aiment se raconter. Les histoires familiales me passionnent. Nous avons grandi dans la maison de ma grand-mère et elle est décédée à 101 ans et 4 mois. Elle faisait partie des gens qui avaient colonisé la région. La maison familiale qui était autrefois un magasin général ne fermait jamais sa porte à clé et on pouvait y venir jaser quand on en avait envie.

 

J’aimerais peut-être écrire pour les enfants et les adolescents, mais ce n’est pas pour le moment ma priorité.

 

 

 

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Colette : Je ne prépare aucun plan … j’y vais d’un chapitre à l’autre sans connaître la fin. L’histoire se tisse comme une toile d’araignée. Je prends rarement des notes. J’écris directement sur l’ordinateur et même si je me lève la nuit pour noter une idée, je le fais à l’ordinateur et il n’est pas rare que j’écrive à ce moment-là un chapitre au complet.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Colette : Je ne suis pas suffisamment disciplinée dans mes horaires d’écriture, mais je tente de me corriger. Il me faudra apprendre à dire « non » plus souvent. Je m’embarque dans plein de choses (bénévolement… et on me qualifie de mère Thérésa), mais je devrai commencer à penser un peu plus à moi.

 

J’écris souvent tard le soir et dans la nuit.

Je ne suis pas une couche-tôt, mais plutôt une lève tard !

 

J’écris souvent pendant 5 à 6 heures par jour et parfois plus.

 

 

JM : - Quel endroit est pour toi source d'inspiration (pièce de ta maison, région, pays...)

 

Colette : L’été au Québec dans mon pavillon d’écriture derrière la maison et l’hiver dans notre condo en Floride où mon bureau est situé en face du golf.

 

On fait habituellement une croisière par année et c’est un moment idéal pour moi pour écrire. Aucun repas à préparer … pas de ménage … pas de visiteurs ! J’adore la mer !

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Colette : J’en ferai un roman un jour ! J’ai dû faire preuve de beaucoup de persévérance. Depuis le tout début, j’avais une seule idée en tête. Je voulais être publié par une grande maison d’édition. Pas question pour moi d’auto-édition. Je me disais que si c’était suffisamment bon, un éditeur voudrait se l’approprier, sinon il resterait dans mon tiroir.

J’ai donc envoyé mon manuscrit à 6 grandes maisons d’édition et j’ai attendu les retours. Souvent je n’avais aucune réponse ou j’avais des réponses négatives. J’écrivais ailleurs et je recommençais. Ça a duré 4 ans avant qu’un éditeur me dise qu’il publierait mon roman alors qu’il ne l’avait même pas lu. Tout semblait beau, mais j’ai eu affaire à un mauvais éditeur avec qui d’autres auteurs avaient déjà eu des démêlés juridiques pour se faire payer. J’ai donc repris mes droits après plus d’un an et j’ai frappé à une seule porte : GUY SAINT-JEAN ÉDITEUR. Il semble qu’ils ont aimé ma persévérance et ils ont lu, ils ont aimé et une belle histoire a débuté pour moi.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où (au Québec en France ? (Mon rêve étant de te rencontrer !!!)

 

Colette :

 

18 avril séance de dédicaces à Place Rosemère dans le cadre de la Journée du livre et du droit d’auteur

 

23 avril Conférence « Croire en ses rêves » à la Bibliothèque de Mont-Tremblant au Québec.

 

Du 1er au 3 mai Auteure invitée au Salon des Mots de la Matapédia au Québec.

 

Et ça se poursuit ainsi jusqu’en juin avant de reprendre à la fin août !

 

Malheureusement rien de prévu pour la France … mais Dieu sait que j’ai hâte d’y aller et de tous vous rencontrer ! Malheureusement avec 5 romans, on ne vit pas de sa plume !

 

 

 

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Colette : J’ai été privilégié depuis le tout début pour les critiques et oui, je crois que les réseaux sociaux nous aident grandement. Ce sont particulièrement des gens comme toi Joëlle qui font la différence. Si je commence à être connue en France, c’est grâce à vous tous qui m’avez lu et avez pris la peine de commenter mon travail. Il y a tellement d’auteurs et de bons auteurs qu’il est parfois difficile de percer. Je me crois toutefois privilégiée.

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Colette : La toute première est Louise Tremblay D’Essiambre, car je me retrouvais dans ses écrits. J’aimais son style et la fluidité de ses textes. J’aime beaucoup Marie-Bernadette Dupuy également.

 

JM : Lis-tu ? Quel genre

 

Colette : Je lis beaucoup moins depuis que j’écris et j’évite de lire des romans historiques. Je ne voudrais pas contaminer mes textes avec des phrases ou des idées de mes collègues.

 

Lorsque j’ai le temps de lire, je me tourne alors vers Paulo Coelho (j’ai adoré L’alchimiste… que je relis à l’occasion) ou vers un thriller de Mary Higgins Clark.

 

Je lis également Danielle Steele en anglais afin de parfaire ma compréhension de cette langue.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Colette : Le golf, la marche et la natation. J’aime beaucoup flâner devant la télé et écouter un bon film romantique, d’action ou policier, mais sans trop de violence. Je trouve qu’on fait beaucoup trop de films d’horreur ou de violence atroce. On apprend par l’exemple et je doute que ce soit bien pour nos jeunes de voir autant de laideur.

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteure ?

 

Colette : Le matin où l’équipe de GUY SAINT-JEAN m’a dit qu’ils allaient publier tout ce que j’allais écrire. C’était pour moi un cadeau du ciel.

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaitent devenir auteurs ?

 

Colette : De ne jamais abandonner et de croire en eux. Tout au long de ma démarche pour trouver un éditeur, il y a une maison d’édition qui m’a donné de bons conseils et je les ai suivis. Notre roman n’est jamais terminé tant et aussi longtemps qu’il reste du temps avant d’aller au montage.

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Colette : La fin des années 50 début 60 me convient bien !

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Colette : Fonceuse

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Colette : Rien n’arrive pour rien … n’abandonne surtout pas.

 

 

JM : - Ecoutes-tu de la musique ? Quel genre ? Ecris-tu en musique ?

 

Colette : J’aime bien la musique country anglaise et française. J’aime aussi les ballades françaises et québécoises. J’adore chanter, mais j’ai une voix ordinaire.

 

En atelier d’écriture, j’ai déjà écrit une chanson et j’aimerais bien en écrire une pour une amie qui fait ce métier.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Colette : Un livre

 

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Colette : Fleur : marguerite

Animal : lionne

Dessert : crème glacée

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Colette : Café, chocolat et impossible de trancher : mer et montagne

 

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Colette : J’aimerais remercier tous les gens qui me suivent depuis le début de cette belle aventure et qui prennent la peine de m’écrire leurs commentaires et même de m’envoyer des photos de mes livres partout où ils se trouvent tant au Canada qu’en Europe.

 

Vous nourrissez ma passion pour l’écriture !

 

 

JM : - Merci Colette pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ton extrême gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Colette qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 

Colette McGraw sur Facebook

N’hésitez pas à me faire une demande d’amitié

 

En 2020, mon site web sera également en fonction… c’est à suivre…

 

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Bonjour je partage l'interview que j'ai réalisée ce jour avec Sandra AMANI sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Sandra AMANI

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

- Notre amie Sandra AMANI a accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cet entretien et à l'issue, Sandra répondra en direct ou plus tard à vos questions, selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Sandra

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à «subir mon petit interrogatoire » ?

 

Sandra : Bonsoir Joelle. Je vais super bien. Ravie d’être avec vous tous ce soir.

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Sandra : Sandra AMANI, 53 ans. Je suis professeur de français au collège de Chablis et j’habite à Dijon, après avoir passé mon enfance dans le Morvan, auprès de mes grands-parents à La Roche-en-Brenil.

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Sandra : Depuis toujours, j’ai grandi au milieu des livres. Ayant intégré une fac de lettres modernes, j’ai décidé de faire une maîtrise sur les Contes de Charles Nodier, un auteur franc-comtois. J’ai beaucoup aimé cette expérience de recherche. Puis un jour, mon grand-père m’a demandé de raconter sa vie. Il me parlait et j’écrivais en même temps sur ma machine à écrire. Ensuite, j’ai rédigé un petit essai fantastique, les « Rails du passé ». A ce moment, je me suis dit que c’était bien l’écriture. Depuis, cela est devenu un besoin, une drogue, poser des rêves sur du papier.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

 

Sandra : Outre trois romans pour la jeunesse, mes ouvrages sont des recueils de légendes ou de contes, que j’ai parfois adaptés en BD ou en livres pour enfants, tels que le Poron de l’étoile ou le Poron des lutins. Je suis également l’auteur du Songe de Charlemagne, une BD qui raconte l’histoire de la Basilique de Saulieu. Ces ouvrages ont été écrits en collaboration avec des illustrateurs différents : Anna Prachkévich, Stayly Dompierre, Isa Python, Romain Gondy, Fred Grivaud. Pour les couvertures de mes deux derniers ouvrages, Légendes du Morvan et Légendes et mystères du Morvan, le peintre Pierre Labrousse m’a offert ses tableaux.

 

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit 3 romans fantastiques jeunesse et divers ouvrages sur les légendes de ta région. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Sandra : Tous ces choix ont plus ou moins un rapport avec le rêve. A la base, mes romans jeunesses étaient destinés à mes filles. Je suis ravie qu’ils aient trouvé un public plus large. Pour les légendes, j’ai pensé que ça serait un bon compromis entre le fantastique et le merveilleux. En plus, elles font rêver jeunes et moins jeunes et, même si mon public est plutôt féminin, les hommes ne sont pas non plus réticents. Ecrire dans un genre différent ne m’apporterait rien. Je pense qu’on ne doit pas trop s’écarter de son style de base car ensuite, ce sont nos lecteurs qui ne s’y retrouvent plus.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Sandra : En ce moment, je suis sur l’écriture d’un roman, toujours fantastique pour une maison d’édition icaunaise. C’est pour moi une aventure terrible car une longue histoire ne s’écrit pas comme un recueil.

 

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

 

Sandra : Il y a une partie prise de notes sur un cahier car j’aime le support papier. Mais ensuite, j’écris directement sur l’ordinateur. Il faut savoir vivre avec son temps...

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Sandra : Après un mois de décembre très chargé, je pense recommencer les dédicaces très bientôt. La prochaine sera à Auxerre fait son Angoulême, le février. Il s’agit d’un salon de BD, mais j’y dédicacerai tous mes ouvrages.

 

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Sandra : Au départ, j’étais plutôt contre, car pour moi, rien n’égale le livre-papier. Mais une de mes amies, presque aveugle, m’a dit un jour que les tablettes étaient sa sauvegarde. Depuis, j’ai revu mon jugement.

 

 

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou est-ce que tu connais la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Sandra : Je puise mon imagination dans mon entourage, dans ma vie quotidienne. Créer des personnages n’est pas le plus simple lorsqu’on écrit un roman ou une nouvelle. Il faut savoir les faire vivre, leur donner une personnalité…C’est le travail le plus dur pour moi et celui sur lequel je bosse encore beaucoup. Pour le reste, étant très structurée, je n’improvise jamais rien, mon plan est fait avant chaque histoire et, même si les événements peuvent changer au cours de l’écriture, je garde toujours un fil conducteur.

 

 

JM : - Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Sandra : Les couvertures de mes livres sont réalisées par mes éditeurs à partir de tableaux (Pierre Labrousse), de dessins (Fred grivaud) ou de photos réelles ou montages. Tout dépend de l’ouvrage et de l’éditeur.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes romans ?

 

Sandra : Mon entrée dans l’édition s’est faite relativement facilement. Après avoir envoyé le fameux essai fantastique à différentes maisons d’édition qui l’ont toutes refusé, j’ai reçu un appel des Editions Raphaël Jeunesse, à Paris. L’éditrice ne comptait pas publier mon essai mais adorais ma façon d’écrire. Elle m’a donc passé une commande de roman, tout en respectant mes idées. Ainsi est né Rendez-vous avec un fantôme. Le secret du Miroir et Ce mystérieux été ont suivi.

Ensuite, mon grand-père venant de décéder, j’avais un projet d’écriture de légendes du Morvan. Encore une fois, le hasard a bien fait les choses car un ami a mis sur ma route Christian Kempf, l’éditeur de l’Escargot savant qui a accepté mon projet. Au fil du temps, la région est devenue mon fil conducteur et j’ai adoré me plonger dans ses mythes.

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs permettent aux auteurs de promouvoir leurs écrits ?

 

Sandra : Pour ma part, il est carrément évident que facebook est un outil de promotion. Je suis abonnée à plusieurs groupes, dont au moins quatre concernant le Morvan et, de jour en jour, mes lecteurs deviennent plus nombreux grâce à eux. Les groupes de lecture comme le tien permettent aussi d’agrandir son lectorat. Moi-même, j’y rencontre des auteurs et achètent leurs livres ensuite. Ce fut le cas, par exemple de La Chanson de Julien, roman de Catherine Boissel.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Sandra : Avoir encore assez de temps à vivre pour réaliser mes rêves justement. Parmi ceux-ci : voyager.

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Sandra : Depuis toujours, je dévore des livres. Je suis une grande amatrice de polars et de romans noirs. Bien sûr, les romans fantastiques occupent une grande place également dans ma bibliothèque. Mais je peux parfois aussi lire des récits réalistes.

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs que tu apprécies (dans le passé et dans le présent )?

 

Sandra : En ce moment, je me plonge dans les romans de Serge Brussolo, un auteur que, par ailleurs, j’apprécie personnellement. Les romans de Danielle Thierry aussi me font frissonner. Quand on est auteur, on a le privilège de rencontrer d’autres auteurs. A présent, j’achète mes livres au feeling. Si le personnage me déplaît, je n’achèterai jamais son livre, aussi passionnant soit-il. Je ne citerai pas de nom… Parmi les auteurs classiques, j’aime Barbey d’Aurevilly, Maupassant (que je trouve très contemporain), les récits des Chevaliers de la Table ronde, Colette... J’adore aussi certains auteurs de théâtre, tels que Giraudoux, Montherlant ou Cocteau.

 

 

JM : - Quand écris-tu : le jour, la nuit ? Pendant combien d'heures ?

 

Sandra : Mes horaires d’écriture sont le matin car le début de la journée est pour moi symbole de renouveau et donc d’inspiration. J’aime aussi beaucoup le cinq à sept d’écriture, l’heure où tout s’apaise. Par contre, pour écrire, contrairement à beaucoup d’auteurs, il faut du bruit et de la vie autour de moi. Par exemple, de la musique, des chants d’oiseaux l’été...

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Sandra: J’aime la mer et son infini. Nager est l’un de mes plus grands plaisirs, surtout dans l’océan. Sinon, j’aime bien aussi la randonnée à pied ou en vélo car on découvre plein de belles choses en arpentant les forêts.

 

 

 

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent et auxquels tu t'identifies ?

 

Sandra : Dans les légendes, pas forcément, mais dans Les Chemins du Mystère, le recueil de nouvelles fantastiques, j’ai mis beaucoup de moi-même dans la plupart des personnages. Mon éditeur, d’ailleurs, a même trouvé que je m’identifiais trop et a souhaité que je fasse intervenir d’autres personnalités, comme, par exemple, celle de ma fille.

 

 

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison, région, pays)

 

 

 

Sandra : Dans une maison, l’endroit que je préfère est la bibliothèque. J’adore être entourée de livres. Sans livres, je ne suis rien. Sinon, l’été, j’adore les terrasses, écrire au soleil, boire des cafés au soleil...

Ma région préférée parmi celles que je connais est la Bretagne, une région sauvage, où l’on trouve à la fois la campagne, comme dans le Morvan et la mer, les falaises, l’aspect sauvage. J’aime aussi la Bretagne pour ses légendes, la forêt de Brocéliande, les druides qui font perdurer les anciens cultes…

Le pays dans lequel je me sens bien est l’Italie. J’aime Rome et sa richesse culturelle, mais aussi les petits villages bord de mer, les parfums et les gros citrons qu’on cueille dans les vergers. J’ai beaucoup aimé Israël aussi, une autre culture, un autre style de pays.

 

 

JM : - Quel est ton film ou série culte ? Quel genre de musique écoutes-tu ?

 

Sandra : Mon film culte, c’est L’Insoutenable légèreté de l’être, de Philip Kaufman, d’après le roman de Milan Kundera. Pour la musique, je suis hyper éclectique. J’écoute vraiment de tout, de la variété française aux groupes américains. Pas de musique classique par contre.

 

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Sandra : Ne juge pas car tu ne sais jamais qui te jugera.

C’est quelque chose que je rappelle sans cesse à ma fille. Les gens sont trop prompts à juger en général.

 

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un animal, un dessert : tu serais ?

 

Sandra : Ma couleur est le bleu, je ne peux vivre sans bleu autour de moi.

Mon animal est le loup, très présent dans les légendes du Morvan. Cet animal pour moi représente la liberté, mais aussi le mystère.

Mon dessert préféré serait une salade de fruits frais. Je ne suis pas dessert, je préfère de loin les plats salés.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Sandra : Moi ? Sur une île déserte ? Jamais de la vie ! J’aime beaucoup trop mon confort, mon téléphone, mes habitudes et les longues discussions entre amis ou avec mon amoureux… Et je ne vais tout de même pas lui faire l’affront de le traiter d’objet !

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Sandra : Merci pour tout ce que tu fais pour les auteurs, Joëlle, d’autant plus que dans ce groupe, on rencontre des gens formidables, comme Catherine Boissel, notamment et plein d’autres.

 

 

JM : - Merci Sandra AMANI pour ce très agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Sandra qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

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Je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Marie MEYEL sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Marie MEYEL

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Marie MEYEL a gentiment accepté, récemment, de répondre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Marie qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Marie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Marie : Bonsoir Joëlle, j’espère que le grill ne sera pas trop chaud !

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie : J’ai 52 ans (déjà ?), j’habite dans la Drôme depuis 1996 et je suis originaire du Nord où je retourne une ou deux fois par an pour voir ma famille (et eux descendent aussi dans le sud).

Accessoirement, j’ai un mari, originaire de Bourgogne, et deux garçons de 19 ans et presque 14 ans.

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Marie : un loisir très addictif. C’est prenant et ça me demande des efforts (c’est comme le sport !). L’écriture me procure beaucoup d’émotions car je vis avec mes personnages.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Marie : Mon premier roman « Je n’ai pas d’attirance pour toi » a été publié en août 2019. Au début, je le présentais comme un roman contemporain avec une histoire d’amour jusqu’au jour où on m’a dit que j’avais écrit une romance. Mais pour moi, une romance était un terme péjoratif qui rimait avec eau de rose, mièvre ; feelgood, guimauve, Harlequin …

Et ça ne correspondait pas à mon roman. Depuis j’ai admis que j’avais écrit une romance contemporaine mais à ma sauce, une romance réaliste, ancrée dans la vraie vie.

 

Fin novembre, j’ai édité aussi un conte de Noël que j’avais écrit un an plus tôt « Le Facteur et les Rennes magiques du Père-Noël ». Je l’avais écrit pour un concours mais mon texte n’a pas été retenu (Je l’ai alors retravaillé et je l’ai auto-édité).

 

Ensuite, en janvier 2020, j’ai publié un recueil de nouvelles « Ames Sensibles ». J’y ai rassemblé plusieurs nouvelles dont certaines écrites depuis plus de 20 ans (que j’ai retravaillées également), d’autres plus récentes, et d’autres encore écrites spécialement pour ce recueil.

Je l’ai préparé pour m’occuper pendant que je laissais reposer mon 2ème roman que j’avais achevé d’écrire en novembre 2019.

 

Enfin, en février 2020, j’ai publié « Trente ans, le bonheur m’attend ». C’est une histoire qui m’a pris du temps à écrire (d’avril à novembre avec une interruption de plus de 3 mois). C’est l’histoire de Thomas qui après le départ de la femme qu’il aimait explore une nouvelle voie pour essayer de retrouver le bonheur. C’est un roman dramatique à la tonalité triste avec des petites touches de moments heureux puisque Thomas explore son passé et en particulier les moments où il a été heureux. Comme pour mon premier roman, je ne sais pas dans quel registre exactement je dois le classer.

 

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de nouvelles et des romances contemporaines. Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Marie : Il m’est plus facile de m’inscrire dans le réel, écrire sur la vie, sur notre monde. Je ne me vois pas écrire un roman fantastique ou de la fantasy (ou alors une nouvelle peut-être), de l’horreur sûrement pas. Du thriller ou du policier, ça me semble compliqué car j’estime qu’il faut être crédible et légitime dans ce registre et je n’y connais rien dans ce domaine, il faudrait que je fasse des recherches poussées. C’est possible.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marie: Je suis dans l’écriture d’un roman qui se passe en Argentine, entre passé et présent.

En parallèle, j’ai écrit aussi trois nouvelles qui se passent en Argentine. Peut-être pour un futur recueil.

 

J’ai aussi commencé un roman pour enfant, une histoire de Princesse moderne, que j’ai commencé il y a deux ans. Un jour, je le reprendrai. Mais je travaille tellement lentement que je n’ai pas le temps de tout faire.

 

 

 

 

JM : - Comment écris-tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Marie : J’écris directement sur l’ordinateur. J’ai aussi un cahier où je note mes recherches, mon déroulé, des infos sur mes personnages, tout ce qui me passe par la tête… c’est un peu n’importe quoi. Quand il m’arrive de me relever la nuit pour une idée, je la note dans mon cahier.

J’ai besoin aussi de me botter les fesses pour avancer, alors j’y inscrit le nombre de mots écrits par jour. Je me fixe un minimum de 3000 mots par semaine (pendant le confinement, je n’ai pas pu les atteindre).

J’ai aussi dans mon ordi des fichiers sur mes recherches car mon roman en cours se passe en partie au début du XXème siècle et dans un pays étranger. Même si c’est une fiction, le contexte doit être soigné et s’appuyer sur des faits véridiques.

 

 

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Marie : J’aime lire en papier mais le numérique est très pratique et moins cher. J’ai découvert la lecture en numérique en 2013 lors de mon voyage d’un an, j’avais téléchargé quelques livres pour moi et mes enfants.

Par contre, je trouve dommage qu’il n’y ait pas un prix minimum pour le numérique car puisque c’est numérique, certains lecteurs pensent presque que ça devrait être gratuit. Mes livres sont à 2,99 €, c’est peu mais je pense que ce devrait être le prix minimum.

 

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) et qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Marie : des personnes de mon entourage sont les premiers lecteurs. Chose amusante, mon mari qui n’est pas lecteur du tout, ne connait même pas la fin de mon premier roman. Il a lu le premier jet mais après je l’ai modifié !

Je réalise moi-même les couvertures, ce qui n’est pas toujours évident (question de coût). Je demande l’avis de mon entourage. J’ai beaucoup de doutes.

Je ne suis pas forcément compétente mais il y a aussi des couvertures moches faites pas des pros… non ?

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes romans ?

 

Marie : Pour le premier, j’ai envoyé aux maisons d’édition mais sachant que finalement elles éditent très peu de nouveaux auteurs inconnus, j’avais peu de chances. Cela a un coût non négligeable (impression, envois) donc pour le 2ème, j’en ai envoyé très peu et finalement je l’ai mis très vite en auto-édition.

Une maison d’édition m’a contactée en février pour mon 1er roman mais je n’ai pas donné suite car je ne pense pas qu’elle m’aurait apporté plus en terme de ventes que ce que je fais en auto-édition. Et je me plais en auto-édition, je suis libre même si je ne fais pas beaucoup de ventes et que certains salons me sont fermés.

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs permettent aux auteurs de promouvoir leurs écrits ?

 

Marie : Oui, c’est une évidence. Je n’étais pas du tout présente avant cette aventure. Petit à petit, je fais mon nid mais ça demeure très difficile car je ne suis pas du genre à jouer au « guignol de service» même s’il m’arrive parfois d’avoir des traits d’humour. C’est un travail harassant qui demande beaucoup d’énergie, ce que je n’ai pas toujours. Il faut savoir convaincre, et le rôle de commercial n’est pas ma tasse de thé.

 

 

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Marie : Avant d’entrer dans le monde des auto-édités, je ne connaissais pas du tout l’auto-édition. Alors, depuis quelques mois, je me suis mise à lire des auteurs auto-édités. J’ai fait des rencontres lors de mon premier salon à Marseille et sur Facebook. On fait parfois des échanges de livres, je lis aussi des auteurs que je vois passer sur Facebook et qui ne me connaissent pas forcément.

J’ai des goûts vraiment très variés.

J’ai eu mon époque où je lisais des histoires fantastiques avec mes fils, des romans d’enfants puis d’ados (Ah, ce cher Artemis Fowl !). J’ai lu aussi plusieurs Géronimo Stilton, pour ceux qui connaissent ! Il faut dire que lorsqu’on est parti un an, je devais partager ma liseuse et je lisais ce que mes fils me laissaient en livres papier.

 

JM : - Quel roman, lu dans ton enfance, t'a vraiment marquée ? L'as-tu lu plusieurs fois ?

 

Marie : Je sèche. J’étais une grande lectrice des classiques de l’époque : la Comtesse de Ségur et le Club des Cinq. Plus tard, je pense à 1984 d’Orwell qui m’avait marquée, je l’ai relu il y a quelques années.

 

JM : - Quels sont les auteurs que tu apprécies (dans le passé et dans le présent )?

 

Marie : Je n’ai pas vraiment d’auteurs préférés, quand j’allais à la bibliothèque, il m’arrivait de prendre des livres au hasard. Dans le domaine policier, j’aime bien Arnaldur Indridason

En romans divers, Olivier Adam, Elena Ferrante…

Et là, je suis exclusivement dans la lecture des auto-édités, j’ai apprécié Jo Frehel, Bernard Agnès, Andrea B. Cecil, Marc Vidon, Laurel Geiss, Géraud Pomel, Pascal Bézard, Barbara G.Derivière… tous ces auteurs ont des registres différents mais une jolie écriture et une belle façon de raconter des histoires.

 

 

JM : - Pour tes romans, improvises-tu au fil de l'histoire ou connais-tu déjà la fin avant d'en commencer l'écriture ?

 

Marie : Je connais à peu près la fin mais au fur et à mesure que j’écris, tout se transforme. Des détails s’ajoutent, la fin que j’avais prévue n’est plus la même. Elle évolue en même temps que l’histoire se construit.

Je fais un plan sommaire au départ et comme j’écris pendant six mois minimum, mon plan a largement le temps de vivre sa propre vie.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marie : Les voyages incontestablement. D’ailleurs, je suis partie un an en famille en 2013/2014 autour du monde. C’est mon mari qui m’a donné le virus (bon) des voyages. On a commencé à voyager en style routard, avec nos sacs à dos, empruntant les bus locaux !

 

Je fais aussi quelques randonnées dans la Drôme et ses environs.

 

Depuis quelques années, je suis membre d’un club de judo (mes enfants en faisaient), je suis au comité, je n’ai jamais fait de judo de ma vie. Je m’occupe en particulier des relations avec la presse, du site et du compte Facebook du club. Et quand on a une fête, je suis à la buvette (pas pour boire, pour vendre et servir)

Depuis septembre, j’aide aussi à l’encadrement des enfants de 4 et 5 ans le mercredi matin. Donc, j’enfile le kimono et j’apprends en même temps, je sers de cobaye pour l’entraineur (quelle est le féminin, pas entraineuse quand même), bon disons la prof de judo. Je suis ceinture blanche. Attention !

Tiens, dans mon roman «Trente ans, le bonheur m’attend », j’ai fait un clin d’oeil : « les enfants avaient une compétition de judo ».

 

 

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent et auxquels tu t'identifies ?

 

Marie : Oui, les personnages me touchent toujours, ils sont vivants. Thomas me donnait parfois envie de pleurer, j’étais triste pour lui (c’est bête, mais c’est comme ça).

Dans mes personnages, Claire a un peu de moi, Sophie aussi. On peut dire aussi que Pierre et Thomas, bien que ce soient des hommes, me ressemblent par certains aspects.

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré pour trouver l'inspiration (pièce de ta maison, région, pays) ?

Marie : J’écris toujours dans le bureau qui est un recoin dans le salon familial.

Pour l’inspiration, parfois, lorsque je suis dans mon lit, j’ai des éclairs qui m’obligent à me lever pour écrire sur mon cahier, j’ai peur d’oublier. Et surtout ça m’empêche de me rendormir.

 

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Marie : Je n’en ai pas. En cherchant un peu « Il ne faut jamais dire jamais » me correspond assez bien.

 

JM : A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Marie : je reste à l’époque actuelle mais sans le confinement. Mais j’aimerais voyager dans le temps, à différentes époques pour aller observer sans être vue.

 

 

JM : - Tu dois partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Marie : très pragmatique, je prends une casserole car si c’est une question de survie, ce sera très pratique pour faire cuire ce que je trouverai à manger.

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un animal, un dessert : tu serais ?

 

Marie : Couleur : bleu ou rouge

Animal : une girafe (c’est le plus bel animal qui existe, tellement élégant)

Un dessert : un merveilleux (une pâtisserie du Nord, s’il y a des nordistes, vous connaissez peut-être la pâtisserie « Aux merveilleux de Fred » dans le Vieux Lille)

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Marie : Tenace ! (Je lâche rarement l’affaire avant d’avoir exploré toutes les possibilités)

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Marie : C’est impressionnant de répondre à toutes ces questions. Je suis d’une nature stressée (ça se voit ?)


Merci Joëlle de passer autant de temps à mettre en lumière les auteurs inconnus ou plus connus avec tant de bienveillance.

 

 

JM : - Merci Marie pour ce très agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marie qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC LAURE ENZA SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Laure ENZA

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

Notre amie Laure ENZA a récemment accepté de répondre à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Laure,

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Laure : Bonsoir ! Oui, avec plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Laure : J’ai 52 ans, 3 grands enfants. J’ai travaillé dans l’éducation nationale, dans la petite enfance. J’ai beaucoup voyagé. Je suis gourmande, sportive, hyperactive, insomniaque. Ma passion première, parmi tant d’autres (dont la collection de chaussures) est l’écriture.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Laure : c’est comme une respiration. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit (depuis que je sais écrire), comme si c’était nécessaire pour vivre.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

 

Laure : j’ai d’abord écrit des romans de littérature jeunesse il y a 10 ans (peut-être parce qu’à l’époque je travaillais avec des adolescents ?) et j’ai eu des déboires avec mon éditeur, ce qui m’a coupé toute envie d’être éditée pendant longtemps.

J’avais également à l’esprit des sujets de romans contemporains, quand j’ai découvert l’auto-édition, je me suis mise à les écrire et à les publier.

 

 

JM : - Certains de tes livres sont des « feel-good » et d'autres des romans de « science-fiction ». Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Laure : la science-fiction, c’est vraiment par goût. C’est un de mes univers favoris depuis l’adolescence, je baigne dedans aussi bien en littérature, qu’en BD ou en films. J’avais aussi besoin de faire passer des messages un peu « pédagogiques » (on ne se refait pas) et la SF est un moyen détourné de le faire (sur l’avenir de la planète, la pollution, le racisme, l’amitié, la guerre, et le passage de l’adolescence à l’âge adulte ! Petit programme, n’est-ce pas, d’où une saga en 6 volumes).

En ce qui concerne le feel-good, je n’avais pas l’intention d’en écrire. Je croyais écrire des romans inclassables (j’étais trop fière de ne pas entrer dans les cases). Je voulais faire des livres sur des anecdotes du quotidien avec des héroïnes qui sont à un tournant de leur vie, aborder également des sujets graves tout en gardant un ton humoristique. Fortement inspirée par le monde qui m’entoure et les réactions des gens, j’avais un besoin de « témoigner ». Mais je voulais rester optimiste, avec des conclusions heureuses (contrairement à la vie). Quand j’ai été acceptée par un éditeur qui m’a classée dans la collection « feel-good », je me suis penchée sur la définition et j’ai vu que cela correspondait à ce que j’écrivais.

 

Pour l’instant, je n’ai pas prévu de m’attaquer à un autre genre.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Laure : À la rentrée, était prévu, un feel-good « Pas de chichis entre amies », il devrait sortir en décembre chez JDH Éditions (si le covid ne nous retarde pas encore).

J’ai terminé mon 4e feel-good que je dois corriger et qui sortira été 2021.

Le volume 3 de ma saga « Les Chroniques du Monde-Hors » sortira en janvier 2021 et le volume 4 en mai 2021 (les tomes se lisent deux par deux).

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Laure : J’écris à la main dans un cahier petit format, un squelette de roman. J’ai aussi un grand cahier 24x32 pour tout ce qui est recherches, consignes que je donne à moi-même, dessins, photos, etc. Ensuite je rédige à l’ordinateur, en étoffant le texte et en introduisant les recherches.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement ?

 

Laure : malheureusement, elles ont toutes été annulées.

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Laure : J’aime bien. Avant, je ne jurais que par le papier, puis, après une opération des mains, on m’a offert une liseuse et je me suis très vite adaptée au confort physique et aussi je trouvais très rassurant d’avoir 150 livres dans mon sac à main ! C’est aussi très économique… enfin pas si sûr ! (c’est moins cher, donc on achète plus, ah ah !)

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) et qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Laure : Pour mes romans de SF, j’avais deux alpha lecteurs. Maintenant, je ne le fais plus. J’attends d’avoir terminé pour faire lire à deux amies en particulier et récemment, à ma fille qui a un œil de lynx pour les coquilles.

Pour les couvertures, mon mari pro de Photoshop s’occupe de la création, avec des illustrations commandées à des illustrateurs.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes romans ?

 

Laure : Pour un de mes romans de SF, j’avais envoyé mon tapuscrit (à l’époque tout était encore en papier) à une dizaine de maisons d’édition jeunesse qui m’ont toutes répondu la même phrase : je n’étais pas dans la ligne éditoriale. Un jour, une de mes alpha-lectrices l’a remis en main propre au directeur de collection jeunesse de l’Atalante qui a voulu le publier. Mais après un an de travail éditorial, il a démissionné et la ME n’a pas donné suite au contrat proposé. Cela m’a refroidie et je n’ai plus cherché d’éditeur. Quand j’ai découvert l’auto-édition, je me suis lancée. J’aime bien, car on s’occupe de tout : mise en page, diffusion, etc.

Cependant, quand j’ai vu le mauvais accueil qu’on fait en salon et en librairie aux auto-édités, j’ai recommencé mes recherches pour « Pas de Chichis entre amies ». En général, je cherche de petites maisons d’éditions qui publient des romans de littérature féminine (la fameuse ligne éditoriale). J’ai envoyé 8 demandes, reçu trois positives et signé avec la maison la plus réactive (je suis une pressée). Les 5 autres n’ont pas donné de réponse (ni négative ni positive).

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs permettent aux auteurs de promouvoir leurs écrits ?

 

Laure : je suis très fan. Au départ, je suis une grande lectrice, donc j’étais déjà sur des groupes pour échanger à ce sujet (Les lectures de Laure Enza). Depuis que je suis publiée, j’ai multiplié les groupes et les réseaux (j’ai des comptes « pro » également pour mes autres métiers). Comme j’ai dit, je suis un peu hyperactive, j’ai deux blogs, 3 pages et 3 comptes. Je trouve que les blogs ne servent pas à grand-chose, j’aime bien y écrire mais il y a peu d’interaction. Idem pour Insta, très limité je trouve, frustrant. J’aime FB car il y a énormément d’échange et de mouvement. Je ne sais pas si ça sert vraiment à faire ma promo (je suis encore timide et j’ai peur des modérateurs ah ah !), mais moi j’y ai découvert des auteurs et rempli ma liseuse, donc en un sens la réponse est positive.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Laure : oui, ça a toujours été mon projet. J’étais passionnée de littérature et j’écris quotidiennement depuis l’âge de 11 ans. J’ai essayé d’être publiée à 20 ans, j’ai publié des articles pédagogiques à 30 ans, j’ai encore essayé de publier mes romans à 40, puis à 50. J’y suis enfin parvenue, il ne faut pas se décourager ah ah ah !

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Laure : je serais tentée de dire que je lis à peu près de tout en fiction (je n’aime pas les documentaires sauf pour mes recherches) : mes genres de prédilection sont les romans historiques, la SF, la fantasy, les policiers. J’aime bien le feel-good. J’évite les extrêmes (thrillers gore et dark romance).

 

JM : - Quels sont les auteurs que tu apprécies (dans le passé et contemporains)?

 

Laure : mes écrivains préférés sont ceux du 19e. Balzac, Zola, Maupassant. J’aime la richesse de leur langue. Parmi les contemporains, j’aime Robin Hobbs, Andrea Japp, Harlan Coben, Barjavel… la liste serait trop longue.

 

 

JM : - Quand écris-tu : le jour, la nuit ? Pendant combien d'heures ?

 

Laure : je suis insomniaque alors… je n’écris surtout pas la nuit ! Ce serait le meilleur moyen de ne pas dormir du tout, emportée par l’inspiration. J’écris dès que j’ai un instant, comme ce n’est pas mon métier principal et que j’ai aussi d’autres passions, je grapille la moindre minute. Je suis très efficace, donc j’avance vite. Je n’ai donc pas de temps particulier consacré à l’écriture ni de rituel. Parfois, si je n’ai pas de distraction, je peux écrire pendant 10h sans m’interrompre.

 

 

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Laure: je m’intéresse à l’art en général (peinture, sculpture, photographie, danse, musique). Je dessine un peu, je danse beaucoup, je photographie à la folie.

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent et auxquels tu t'identifies ?

 

Laure : dans mes livres, je mets une part de moi-même dans presque tous les personnages principaux. C’est plutôt eux qui devraient s’identifier à moi ah ah ! Les personnages qui me touchent sont souvent les personnages secondaires, je leur apporte un grand soin car ils sont comme un écrin pour l’héroïne (ou le héros, en SF).

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré, source d'inspiration (pièce de ta maison, région, pays)

 

 

Laure : ma plus grande source d’inspiration est la Corse, mon pays d’origine. Tous mes romans sont nés là-bas et, une grande partie y a été rédigée.

Dans ma maison actuelle (sur le continent), mon endroit préféré est la véranda, source de lumière.

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ? Quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

Laure : mes films préférés sont souvent des « séries » : Retour vers le futur, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter (dans le sens où je les ai déjà regardés à la suite et de nombreuses fois, je ne sais pas si c’est « culte »).

Je suis très éclectique dans le genre de musique que j’écoute, mais j’ai une préférence pour le blues, le classique et le hard rock. J’écris en musique oui, mais j’évite les chansons françaises, sinon je me mets à chanter.

 

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un animal, une odeur : tu serais ?

 

Laure : rouge, sans hésitation. Un chat. La frangipane.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Laure : thé, chocolat, mer.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Laure : je ne pourrais pas partir sur une île déserte, j’aime trop parler ! J’emporterais une amie !

 

 

JM : - Peux-tu nous citer une de tes qualités ? Un défaut ?

 

Laure : obstinée, c’est une qualité et un défaut.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Laure : pouvoir écrire 10h par jour plus souvent.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Laure : non ! Merci pour ces questions, c’est à la fois gênant et gratifiant de parler de soi ! J’espère ne pas vous avoir ennuyés !

 

 

JM : - Merci Laure pour ce très agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

MERCI !!!

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Laure qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

  • https://www.facebook.com/LaureEnza28

 

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Bonsoir je partage avec vous l'interview que j'ai réalisée ce soir avec un auteur de mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Gérald VAUSORT

Lundi 21 janvier 2019 à 18 h

différé

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu “Le Monde selon Marie, roman de notre ami Gérald VAUSORT que j'ai interviewé récemment et je partage donc avec vous, ce soir, cet entretien.

 

JM : - Bonsoir Gérald

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur le gril » ?

 

Gérald : Bonjour à toutes et à tous, je suis prêt même si parler de moi-même est un exercice auquel je n’ai pas l’habitude de me livrer. Je vais néanmoins tenter de vous dresser un portrait le plus fidèle possible du sac de noeuds que je suis ;-)

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Gérald : Bon, ok, je me jette… Je suis Belge de naissance, né à Namur le 1er décembre 1964, jour de Saint Eloi, saint patron des métallurgistes et des orfèvres. Autant vous dire que je suis tombé dans une marmite « fêtarde » dès ma naissance, d’autant que ma famille possédait une petite entreprise de menuiserie métallique et que nous vivions en région sidérurgique.

Mes études se passent normalement, avec une orientation plutôt scientifique et sportive. Que j’approfondirai pour deux années à l’issue de mes études secondaires pour obtenir un diplôme de professeur en biologie et éducation physique. De niveau Bac+2 à 19 ans, et un peu poussé par mon papa, j’ai ensuite continué et terminé des études d’ingénieur en Biochimie en 1989.

Ensuite, un an de service militaire me pousse vers le nord où je m’installe pour dix ans pour y exercer le métier d’inspecteur maritime rattaché au transport chimique, et ensuite de technico commercial dans la vente de câbles électriques.

L’environnement de ce grand port international qu’est Anvers m’a beaucoup apporté tant au niveau de la pratique des langues que de la « vie ». Je suis au cours de cette période 6 jours sur 7 en vadrouille de par mes activités musicales.

C’est finalement en 2000 que tout bascule puisque je rencontre celle qui deviendra mon épouse (Olya) et que je déménage dans le Loiret, attiré par la beauté de la région mais aussi par une certaine envie de retour au calme.

Pour être le plus franc possible, je n’ai pu tenir qu’une année… Chassez le naturel… Ce vieil adage se vérifia encore une fois, et je ne pus m’empêcher de reprendre mes activités musicales.

Ainsi naquit Hobo, un groupe composé de 5 musiciens qui eut ses heures de « gloire » entre 2001 et 2015. Entretemps, je me suis marié, et nous avons eu 2 garçons, Sébastien et Sacha, aujourd’hui âgés de 15 et 14 ans.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

Gérald : C’est simple, j’ai toujours écrit. Et pourtant, jamais je n’oserais me qualifier de « littéraire » dans l’âme. Quand j’avais 12 ans, je remplissais des pages de carnets de poésies. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi. C’était comme une musique pour moi. Tant que ça sonnait, ça me plaisait.

Vers 14 ans, j’ai découvert la « vraie » musique. La période était franchement punk, mais j’étais plutôt attiré par les groupes psyché tels que Pink Floyd, Deep Purple, Led Zeppelin etc. Et c’est là que tout à commencé.

Je vous parle plus de musique que de lettres, je sais, mais l’écriture est vraiment venue de cette façon, quand je me suis mis, à 16 ans, à composer des chansons.

Pendant 34 ans, je n’ai plus écrit un mot de texte en français. L’anglais était devenu ma langue d’écriture. J’avoue même ne pas avoir aimé ma propre langue pendant plusieurs années, la trouvant rébarbative musicalement. C’était une erreur, je ne l’ai compris que bien plus tard.

Et puis, il y a eu cette séparation du groupe, forcée par un arrêt médical de l’un de nos musiciens. Ce jour là, je me suis senti perdu. Cette impression d’avoir fait « tout ça pour rien ». J’ai donc lancé un projet, une comédie musicale à partir de notre cd « Bamboo Town » dont j’avais écrit les paroles, toujours en anglais…

Malheureusement, sans sponsor, ce projet n’a pas pu voir le jour. Je me suis donc retrouvé avec un script inutilisable de 80 pages, que j’ai décidé de transformer en un roman : « Hobo Johnson » dont l’écriture fut achevée en juin 2016.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages et en particulier de ton premier roman « Le Monde selon Marie » ?

 

Gérald : Le Monde selon Marie, tout en étant chronologiquement antérieur, découle de ce premier roman, dont je viens de vous parler. Dans Hobo Johnson, le héros est un orphelin qui a vécu en Californie durant la première moitié du XXe siècle. À la recherche de ses origines, il prend un train pour Mexico City. À peine a-t-il passé la frontière qu’il rencontre Jane, une jeune dame dont les parents, Marie Laveau et Louis Cypher sont des adeptes du culte vaudou. Je n’en dirai pas plus sur ce roman, car il est aujourd’hui devenu le tome 3 de la tétralogie, que j’ai appelé «  Le Monde selon Marie ». En effet, au terme de l’écriture d’Hobo Johnson, la nécessité de faire connaitre l’origine de mes personnages (Marie, Hobo, Swann, Louis Cypher…) s’est déclarée… J’ai reconstitué la vie de Marie à travers les siècles, mais en filigrane. Ce livre n’est pas l’histoire complète du personnage, mais une période importante au cours de laquelle elle joua un rôle décisif dans l’Histoire américaine : l’abolition de l’esclavage en 1865. Vous l’aurez compris, c’est avant tout un roman historique, mêlé d’ésotérisme, de romance, d’humour et d’idées résolument utopiques de paix, d’amour et de beauté. Ce Monde auquel j’aspire, en somme. C’est donc aussi un « feel good », dans lequel les frissons, les sourires et les larmes se mélangent. Le pitch en est très simple : Youri Golovine, un écrivain pamphlétiste russe est embarqué avec les troupes de Napoléon III dans la guerre contre le Mexique. Au cours d’une bataille, il est blessé et recueilli par Marie, une prêtresse vaudou. C’est le début d’un long voyage initiatique à travers le Mexique et les US, qui se terminera par… oups, j’ai failli en dire trop ;-) …

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

Gérald : Oui bien sûr, je suis en pleine écriture du tome 2, qui va s’intercaler entre le 1 et le 3, huhuhu, stromalin… Il s’agit de l’histoire de Swann, la fille de Marie. J’en suis à 60% et j’espère le terminer pour cet été, avec ensuite les corrections et l’édition pour fin 2019, si tout se passe bien avec le tome 1, bien sûr. Je peux déjà vous promettre certaines scènes très « croustillantes «  dans le sens historico-ésotérique du terme…

En parallèle, j’écris des « Légendes » qui viendront peut-être se rattacher à cette tétralogie, sous forme d’un « Tome 5 », recueil d’histoires dans le ton du roman, mais ça, c’est pour plus tard…

 

JM : - Comment procèdes-tu pour l'écriture de tes romans (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

Gérald : N’étant pas « naturellement » un littéraire, l’écriture est un exercice assez difficile pour moi, les idées fusent, mais leur transcription sur la feuille n’est pas évidente. Lors d’un premier jet, il m’arrive souvent d’écrire des bouts de phrases, des idées, et même parfois de réaliser un petit croquis. Tout ça a besoin de murir pour devenir quelque chose de « lisible ». Aussi, pour ce qui est de mes textes, je suis un « éternel insatisfait », raison pour laquelle la re-lecture par un correcteur (ice) et plusieurs béta-lectrices (eurs) est une étape incontournable. Je dirais que l’écriture en tant que telle ne prend que 20% du processus de création, les autres 80% étant composés de 1. le séquencier et 2. les relectures et corrections. Pour ce qui est des outils utilisés, j’en ai 3 : Pour la structuration, la planification et l’écriture proprement dite, j’utilise Scrivener, programme dont je ne pourrais me passer aujourd’hui tant il permet de garder les idées claires et une vision globale de l’oeuvre. Ensuite, pour collectionner mes notes, liens, photos, videos de référence, j’utilise Evernote, qui est un excellent carnet de note. Et finalement, pour les premières corrections avant re-lecture je suis un inconditionnel d’Antidote, qui a la particularité de très bien s’intégrer à Scrivener. Au niveau du planning, je commence par créer un séquencier, C’est l’étape pour moi la plus importante, qui va servir de carcasse à l’oeuvre globale. A noter qu’il n’est certainement pas figé. J’en suis aujourd’hui à la version n° 46 et il fait environ 60 pages. Pour celles ou ceux que cela intéresse, je peux vous en parler plus précisément, mais je ne veux pas vous noyer ici dans des détails ayant peu d’intérêt.

 

JM : - A quel moment de la journée ou de la nuit écris-tu et pendant combien d'heures ?

Gérald : Quand je suis lancé, rien ne m’arrête. J’écris le week-end pendant 3 ou 4 heures le matin et reprends le soir pour entre 4 et 6 heures. La semaine, ayant un autre métier, je n’écris que le soir, entre 3 et 4 heures. Autant vous dire que ma vie de famille n’est pas simple, même si un certain rythme s’est peu à peu créé… Par contre, en période de vacances, je lève le pied et il peut arriver que je n’écrive pas une ligne pendant 2-3 semaines. Me lever la nuit pour écrire est assez fréquent, mais dans ce cas ce n’est que pour quelques minutes, le temps de noter une idée ou de revoir une séquence qui me « titille » et m’empêche de dormir…

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Gérald : Oui, le 9 février (toute la journée) au rayon Culture de l’Hyper U de Baule. Sinon, des versions dédicacées peuvent vous être envoyées. N’hésitez pas à me contacter en mp.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Gérald : J’ai utilisé la méthode traditionnelle qui ne marche pas ou très peu. J’ai envoyé 60 manuscrits à 60 ME, la moitié en version électronique, et l’autre moitié par la poste. Résultat : aucune réponse positive, et il est intéressant de signaler que seulement une vingtaine d’éditeurs ont daigné répondre… C’est la conjugaison de deux rencontres successives sur les réseaux sociaux qui m’a permis d’être édité. J’ai appris par cette « aventure » qu’il faut donner pour recevoir. Si je ne devais proférer qu’un seul conseil, ce serait « lisez les autres auteurs, faites des chroniques si les livres vous ont plu, soyez ouverts aux autres, et les autres s’ouvriront à vous ». Il est aussi important d’avoir une attitude ouverte et bienveillante que d’avoir une plume exceptionnelle pour l’éditeur. Ne jamais oublier que c’est un contrat à long terme que vous allez signer. Aussi, pensez à l’après édition, car dès que vous avez passé ce cap, vous devez vous transformer en une agence marketing (surtout les auto-édités), et par la même occasion apprendre un nouveau métier. Cela dit, c’est une expérience formidable, ne vous découragez jamais, « Tout vient à point à qui sait attendre »…

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

Gérald : Je préfère le livre, bien que je lise aujourd’hui beaucoup sur liseuse ou tablette. J’en profite pour vous parler d’une méthode de lecture que j’ai adoptée depuis que j’écris beaucoup. Un des soucis classiques de l’auteur sur écran est d’avoir les yeux irrités. Si l’on y ajoute des heures de lecture sur liseuse ou tablette, on ne fait qu’aggraver ce problème. J’ai trouvé une petite application permettant de transformer en quelques clics un livre en audio book. Il s’agit de Voice Dream. Je l’utilise à chaque fois que c’est possible, ce qui me permet de « lire dans l’obscurité »…

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

Gérald : Mes premières passions sont mon épouse, mes enfants et mes chiennes. Mais je suis aussi musicien, chanteur, aquariophile, photographe et vidéaste. J’aime aussi bien sûr la lecture, la peinture (même si je ne peins pas), les balades à pied ou à vélo en pleine nature. Je ne suis plus du tout sportif, mon planning étant déjà bien trop fourni. J’aime aussi la cuisine et le bricolage. Si je devais utiliser un seul mot pour mes passions, ce serait « création ».

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?

Gérald : Je n’ai pas de genre favori, ce qui me plaît est ce qui me procure des émotions. J’ai une préférence pour l’ésotérique, l’historique, le feel good, le mystère… Ce que j’écris, en somme… J’aime Tolkien, Umberto Eco, Patrick Suskind, Les frères Grimm, Jean de la Fontaine, Marcel Proust, Emile Zola, Victor Hugo, François Rabelais, Marcel Pagnol, Jean Giono, George Sand, John Steinbeck… pour les plus classiques, mais aussi des auteurs moins connus comme Christian Charrière (Le Vergers du Ciel, le Simorgh, La Forêt d’Iscampe), James Oliver Curwood, Frederick Spencer Oliver, Lars Horlgersson. Ces derniers temps, je me suis mis à lire les auteurs que je rencontrais au fil des groupes sur Facebook. J’ai fait de très belles découvertes telles que Laurence Martin, Alain Anceschi, Isabelle Malowé, Rémy Gratier de Saint Louis, Muriel Martinella, Mélodie Ambiehl, Barbara Laurame, Marushka Tsiroulnikoff, Florence Kious, Marie Nocenti, Anne Seliverstoff, Angeline Monceaux, Carine Foulon, Alvyane Kermoal, Philippe Ehly et d’autres encore que j’oublie…

 

JM : - Quel est ton style de musique préféré et écris-tu en musique ?

Gérald : Aaah, la musique, une vieille amie, 35 années de pratique en groupe. Comme en littérature, j’aime beaucoup de styles. Je ne suis pas trop fan du rap, même si j’apprécie des artistes comme Stromae, qui est soit dit en passant un compatriote. J’adore le jazz, des albums tels que Kind of Blue, de Miles Davis, ou Time Out de Dave Brubeck, ou Giant Steps de John Coltrane ou tous les albums de Dizzy Gillespie… Je suis aussi un fan de blues, Robert Johnson, Muddy Waters, Stevie Ray Vaughan, Tab Benoit, Blind Willie Johnson, Sonny Boy Williamson, BB King… En pop, Dire Straits, Supertramp, Prince, Frankie Goes to Hollywood, Culture Club, les anciens, quoi… Pour ce qui est de la musique française, j’aime tous les classiques comme Piaf, Montand, Aznavour, Trenet, Nougaro, Polnareff… Mais aussi des actuels comme Claudio Capeo, Zaz, Zazie, Julien Doré, Julie Armanet, Olivia Ruiz… Mais avant tout, le style que je préfère est le chant jazz. Je suis un inconditionnel de Nat King Cole, Dean Martin, Sinatra, Samy Davis Jr, Harry Connick Jr, Michael Bublé… c’est aussi un style que j’ai pratiqué pendant plusieurs années.

Je pourrais vous en parler pendant des heures, par contre écrire en musique m’est impossible. J’ai même besoin de silence complet, raison pour laquelle j’écris souvent avec le casque, mais plutôt pour me couper du monde…

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

Gérald : Je le vis, depuis la rencontre d’Olya, qui m’accompagne depuis près de 20 ans. Ah si, j’oubliais… revoir maman, bien sûr…

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

Gérald : Tolkien, Christian Charrière, James Oliver Curwood, Suskind…

 

JM : Quels sont tes endroits préférés (chez toi, région, pays) ?, Ton film culte ?

Gérald : Plutôt la montagne. Le nord de la Californie me plait beaucoup. Mais aussi l’Auvergne, la Suisse, l’Autriche… J’adore les vertes collines de l’Écosse. Et les Fjords norvégiens. Pour ce qui est du cinema, des films tels que Mission de Roland Joffé, 1492, Au nom de la Rose, Angel Heart, Les Oiseaux, Psychose, Out of Africa, La Rose Pourpre du Caire… avec une préférence certaine pour « Danse avec les Loups » de et avec Kevin Costner.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

Gérald : Juste merci pour cette attention et encore merci pour ton magnifique retour de lecteur, Joelle. Ces moments d’échanges sont rares et nous donnent l’opportunité de nous présenter réellement et de faire découvrir un peu de nos univers. Également, je vous remercie toutes et tous d’avoir suivi mes commentaires et de vous être intéressé(e)s à mon travail. J’espère sincèrement ne pas vous décevoir avec ce roman.

 

JM : - Merci Gérald pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Gérald qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Nathalie THOMAS-VERNEY sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Nathalie THOMAS-VERNEY

Lundi 2 septembre 2019 à 18 h 00

direct

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Je vous ai parlé sur ces pages de Nathalie THOMAS-VERNEY que je compte parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu « Le Dernier chant du rossignol » et récemment «Destins interdits ». Nathalie a gentiment accepté de répondre ce soir à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Nathalie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Nathalie : Bonsoir Joëlle, Bonsoir à tous. Je vais bien et je suis ravie d’être parmi vous ce soir. Prête à passer sur le grill ? Voici une expression qui inquiète fortement….

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Nathalie : J’ai envie de dire que je suis comme tout le monde avec une passion en plus  : l’écriture. Je suis née dans une famille modeste à Montereau en Seine et Marne d’une maman briarde et d’un papa haut savoyard. J’ai une sœur plus âgée que moi. Je suis née à la maison, à quelques centaines me mètres de la Seine, c’est peut-être la raison qui fait qu’on retrouve souvent ce fleuve dans mes romans.

Depuis mon enfance, j’ai toujours écrit. Je me souviens, à l’âge de 6 ans, j’avais eu un petit bureau pour Noël et je m’y installais souvent pour écrire. Mon premier souvenir d’écriture est une pièce de théâtre, bien sûr de la qualité que peut avoir un texte d’un enfant de 6 ans. A l’adolescence, j’ai continué d’écrire des histoires qui me permettaient de m’évader. Ensuite, est venu le temps de mon entrée dans le monde du travail et là, je n’avais plus de temps pour écrire, c’était métro-boulot-dodo.

Au final, mon démon de l’écriture est revenu me hanter voilà quelques années et là, je n’ai pas pu lui résister.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Nathalie : c’est mon exutoire.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Nathalie : Mes ouvrages édités ?

Remontons en 2016 pour retrouver « L’Exil ». C’est le premier tome d’une série qui se nomme « Les Chroniques adaniennes ». Je l’avais écrit pour un jeune garçon hospitalisé à qui j’avais raconté l’histoire des Rois Dragons. Je n’ai toujours pas écrit le tome 2, peut-être parce que ce jeune garçon est parti retrouver les anges.

Le second fut une Nouvelle devenue roman : « Le Dernier Chant du Rossignol ». Septembre 2016, je reçois un courrier du Château de la Motte Tilly (dans l’Aube) qui annonce l’organisation d’un concours d’écriture. Je n’y prête pas trop attention jusqu’à ce que mon ami me taquine en me disant « tu n’es pas capable de le faire ». Piquée au vif, je demande le règlement et rédige ma Nouvelle. « Le Dernier Chant du Rossignol » est né. En Novembre, j’apprends que j’ai remporté ce concours. Malheureusement, le jour de la remise des récompenses, je travaillais et je n’ai pas pu me rendre au château. Une semaine plus tard, je peux enfin aller chercher mon prix et là, l’une des membres de l’organisation me dit : « votre Nouvelle était d’une qualité bien au-dessus des autres, n’en restez pas là. » Un peu plus tard, au cours de ma visite du château, je rencontre un autre membre du jury, un critique littéraire qui me dit aussi « votre Nouvelle, faites-en un roman ». Après avoir longtemps hésité, je me suis lancée dans l’aventure. Durant toute l’année 2017 j’ai fait des recherches, rencontré beaucoup d’experts qui m’ont aidée et, au bout de 9 mois, oui 9 mois comme un bébé, le roman « Le Dernier Chant du Rossignol » a vu le jour.

Le troisième, Destins Interdits a également mis plusieurs mois avant de naître. Ecrit durant l’année 2018, il n’est édité que dernièrement. Ce roman est complètement différent des autres. Volontairement, j’ai voulu m’éloigner de l’atmosphère du « Dernier Chant du Rossignol ». J’ai voulu m’ouvrir à d’autres horizons pour ne pas me laisser enfermer dans l’atmosphère de ce début de vingtième siècle. Là aussi, j’ai passé plusieurs mois à faire des recherches sur les thèmes de cette histoire, à rencontrer des personnes qui m’ont soutenue et aidée. Certaines parties de l’histoire sont un peu délicates et l’une scène a failli subir la censure.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous raconter comment tu as vécu l'aventure du « Prix de la ville de Saint-Orens » pour ton roman « Le Dernier chant du rossignol » ?

 

Nathalie : Un souvenir merveilleux, il me suffit de lever les yeux sur la magnifique coupe que j’ai ramenée pour que l’envie d’écrire m’envahisse, plus forte.

J’ai fait ce concours un peu par hasard, sur les conseils d’une amie journaliste. Le roman a été sélectionné et au final, primé. Quand j’ai reçu le mail qui m’annonçait ma victoire, je n’y croyais pas. Ma raison première d’écrire a toujours été de faire lire et découvrir mes textes, sans plus de prétention. Là, je découvrais qu’ils pouvaient être appréciés au point de convaincre tout un jury de passionnés de littérature. Avoir une Nouvelle de dix pages primée est une chose, un roman de plus de 500 pages en est une autre. Il m’a fallu m’organiser au plus vite pour prendre le TGV jusqu’à Toulouse, et cela en peu de temps. Ma sœur aînée m’a accompagnée et j’en étais soulagée car son soutien a été essentiel dans cette aventure. Puis, le destin faisant bien les choses, l’un de mes amis, Philippe Muraret, auteur lui-même, habitait Saint Orens. Il nous a gentiment hébergées et a même accepté de devenir chauffeur pour m’accompagner jusqu’au château Catala à Saint Orens. Je me souviendrai toujours de notre entrée dans la grande salle. Toutes les coupes étaient alignées sur une longue table. Le concours international des Arts Littéraires, concerne toutes les formes de littérature : nouvelle, théâtre, poésie, roman et le prix le plus prestigieux, celui qui a fait l’unanimité : le prix de la ville. Donc en entrant, je dis à mon ami toulousain : « la petite coupe, là, elle m’ira très bien, elle tiendra dans ma valise pour le retour », et il me répond : « non je pense que toi, c’est la grande coupe au milieu », et là, je me rends compte qu’elle ne rentrera jamais dans ma valise et je n’avais aucune idée de la manière dont j’allais pouvoir la ramener. Que d’émotion quand mon nom a été appelé (en dernier bien entendu, histoire de faire monter le stress). J’ai eu l’honneur d’une présentation parfaite du roman par Madame Maryse Carrier, présidente du jury, et ce moment a été si plein d’émotion pour moi que j’ai eu du mal à refouler mes larmes au souvenir d’Annabelle et de Thomas du « Dernier Chant du Rossignol ». C’est un moment que je n’oublierai jamais.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Nathalie : Actuellement, je travaille à l’écriture de mon roman qui devrait sortir en 2020. Il s’intitule « L’Or et le Fer » et se passe en 1794, époque de la Révolution Française et de la Terreur. Comme je n’aime pas faire les choses simples, j’ai choisi une époque assez compliquée mais, encore une fois, je me suis rapprochée d’experts, je pense notamment à Suzanne, une passionnée de Maximilien Robespierre. Cependant, la Révolution n’est qu’un arrière plan, une toile de fond à mon histoire dont je vous livre en exclusivité le résumé :

Ferronnier ! Ouvre ta maudite grille !

Dorian de Grare ne se doutait pas de l’importance de ses paroles lorsque, le 1er thermidor de l’an III, il quitte son château du Pré pour Paris, dans le but de sauver son cousin Enguerrand de l’échafaud.

Nous sommes en 1794, au cœur de la Révolution française. La Terreur est à son apogée et, après l’exécution de Danton, Robespierre règne en maître sur le Comité de Salut Public.

Aël de Kergoët, jeune ferronnier d’art, se voit proposer un travail exceptionnel en cette époque : la conception et la réalisation d’un portail en fer forgé, d’une splendeur inégalée, qui devra durer éternellement et marquer la puissance et la richesse du propriétaire du château du Pré, « château blanc flottant sur un lac ». Le jeune homme y fera une rencontre qui bouleversera sa vie : Dorian de Grare.

Libertin et débauché, Dorian fréquente les maisons closes parisiennes et sa beauté n’a d’égale que sa cruauté. Fils d’un aristocrate décédé avant la Révolution, Dorian n’a jamais accepté le remariage de sa mère avec le républicain Jean Beaujouan, à qui il doit cependant d’avoir pu conserver ses terres et son château. Un jour, cependant, son chemin croise celui d’Alwena, jeune fille pauvre qui fuit la misère de sa Bretagne natale et la guerre entre chouans et armée républicaine.

Jour après jour, tandis que la splendide grille s’élève dans des conditions tragiques et inexplicables, à une époque troublée, Aël et Dorian, aux origines pourtant si discordantes, parviendront à construire une amitié indestructible comme l’Or et le Fer.

Je travaille aussi sur une histoire d’un roman pour 2021 mais là…. Tout n’est qu’esquisse.

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Nathalie : J’ai toujours un petit carnet à la tête de mon lit car, chose étrange, c’est souvent la nuit que me viennent certaines de mes idées. Sinon, je dirais que 90% du temps, j’écris sur ordinateur.

 

JM : - Tu as une imagination débordante ! Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Nathalie : Lorsque je lis des romans, je suis souvent déçue par la chute et cela, même chez les plus grands auteurs. Je ne suis pas douée pour l’improvisation c’est pourquoi je travaille avec un plan qui, certes, va évoluer au fil du temps mais qui m’aide à rester logique dans l’action du roman. Lorsque je commence à écrire, je sais déjà ce que l’histoire va contenir. De préférence, j’écris la chute en premier, même si je dois la changer ou la modifier par la suite.

Mes protagonistes… question difficile à laquelle je ne sais trop répondre. C’est l’histoire qui fait les personnages. J’essaie de ne pas avoir trop de personnages principaux afin de centrer l’action sur eux au maximum. Souvent, je leur donne les traits de personnes de mon entourage. Un petit secret : le physique d’Annabelle, l’héroïne du « Dernier Chant du Rossignol », m’a été inspiré par un garçon, cela explique peut-être ses actions un peu garçonnes quelques fois…

Concernant l’écriture de mes romans, je glisse toujours un indice qui annonce le roman suivant. C’est un petit jeu auquel je me livre avec joie. Pour « Le Dernier Chant du Rossignol » l’indice est Rose Dumont de Givry, la danseuse étoile de l’opéra et amie de la comtesse de Rohan-Chabot. En effet, dans « Destins Interdits », Kentin Dumont de Givry, l’un des deux personnages principaux du roman, est le petit neveu de Rose. Il en parle d’ailleurs dans l’une des parties de « Destins Interdits ». Et dans « Destins Interdits », quel est l’indice qui annonce « L’Or et le Fer » ?

 

JM : - Ecris-tu la nuit ? Le jour ? Pendant combien d'heures ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Nathalie : En fait, j’écris quand je le peux, selon les libertés que me laissent mon travail et ma famille. Ecrire est un acte égoïste et solitaire, j’ai besoin d’être seule à mon bureau pour écrire et, la nuit est un excellent moment. Mais alors, que c’est difficile de se lever le lendemain matin !

Je n’ai jamais comptabilisé le nombre d’heures que je passe à écrire un roman. Par contre, je sais combien de mois durent sa préparation. Par exemple, pour L’Or et le Fer, je me suis rendue aux archives départementales afin de savoir à quoi ressemblait la région en 1794. Villes et villages ont beaucoup changé depuis plus de 300 ans. J’y ai aussi découvert des trésors : de vieux plans datant de la fin du dix-huitième siècle et quelques écrits. Aujourd’hui, le château du Pré est privé, on ne peut pas le visiter. J’ai donc dû contacter le gérant du domaine qui m’a gentiment ouvert les portes de ce magnifique château en m’en expliquant son histoire car, une fois encore, le lieu a beaucoup changé depuis 1794. Pour la confection de ma fameuse grille maudite, j’ai dû rencontrer un ferronnier d’art. Mon personnage principal, Aël, est breton. A cette époque naissait la guerre des chouans et les bretons n’étaient pas les bienvenus à Paris. J’ai voulu insérer quelques dialogues en langue bretonne mais voilà : je ne la connais pas. Je dois alors remercier ici Eric Le Parc, auteur et ami, qui a accepté de m’aider sur ce point. Au total, si on fait le cumul des recherches, nous sommes déjà à plus de 6 mois. Ensuite, une fois la première écriture réalisée, je fais une relecture/ré-écriture qui me permet d’ajouter ou d’enlever certaines scènes. Une fois ce travail terminé, j’envoie le texte à un relecteur ou relectrice. Dans ces conditions, il est difficile pour moi de chiffrer en heures le travail effectué sur un roman.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Nathalie : Peut-être ai-je tord de penser ainsi, mais faire des séances de dédicaces quand on est un auteur inconnu ne se justifie pas. Quand je vais à mon centre commercial et que je vois un auteur assis derrière sa petite table à attendre un visiteur, j’ai beaucoup de peine pour lui ou elle. Je préfère les salons plus riches en rencontres et en échanges. En novembre prochain je serai au salon du livre de Dourdan. Ensuite, je ferai avec mon emploi du temps professionnel.

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Nathalie : Je travaille toujours avec un bêta-lecteur. Pour "L'Or de fer" je suis fière de travailler avec Maryse Carrier qui n'est autre que la présidente du jury des Arts Littéraires mais aussi une personne férue de littérature.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Nathalie : Pour « Le Dernier Chant du Rossignol » j’avais eu 3 propositions d’édition. J’ai refusé la première car ils souhaitaient faire deux tomes de l’histoire. J’ai refusé la seconde car leur contrat m’engageait à leur fournir un manuscrit par an. A l’époque, je ne savais pas encore si j’allais poursuivre ou non dans l’écriture. J’ai accepté la troisième proposition parce qu’elle me laissait plus de liberté. Mes deux premiers romans sont publiés chez Le Lys Bleu mais le troisième ne le sera pas. Pour des raisons que je ne souhaite pas aborder ici, j’ai décidé de les quitter et de reprendre mes droits sur « Le Dernier Chant du Rossignol » et « Destins Interdits » dès que mon contrat me le permettra.

 

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Nathalie : Oui, je lis dès que je le peux. La lecture m’apaise. Je n’ai pas de genre très précis cependant, je suis incapable de lire du policier ou de thriller.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Nathalie : J’ai pratiqué durant plus de 15 ans l’équitation. J’ai eu la chance d’entraîner des chevaux de propriétaires et de les présenter en compétition. J’aime ce sport qui apprend le respect et l’humilité cependant, quand j’ai créé mon entreprise, j’ai cessé cette pratique sportive, trop dangereuse.

Comme le sport reste tout de même l’une de mes passions, j’adore la randonnée, en montagne de préférence mais sinon, la vallée de la Seine et la forêt de Fontainebleau me vont très bien.

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Nathalie : La musique classique, sans hésitation. Lorsque j’écris, le soir, j’ai toujours un fond musical. Mon compositeur favori est Claude Debussy, vous vous en doutez si vous avez lu « Le Dernier Chant du Rossignol », mais il n’est pas exclusif. Avec « L’Or et le Fer », je me suis intéressée à la musique de la fin de ce dix-huitième siècle, Mozart bien entendu, mais également d’autres compositeurs comme Tomaso Albinoni. Je ne suis pas musicienne, même si l’on me pose souvent la question. Je laisse la musique aux musiciens, moi, je garde l’écriture.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Nathalie : le bonheur pour ceux que j’aime.

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une fleur, un animal, une couleur : tu serais ?

 

Nathalie : un fruit ? l’abricot. Une fleur ? le lys. Un animal ? le cheval. Une couleur ? le bleu.

 

JM : - Quel est ton film culte ?

 

Nathalie : Gladiateur avec Russel Crow. J’ai dû aller le voir au moins 10 fois au cinéma quand il est sorti.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui inviterais-tu à ta table ?

 

Nathalie : Guy de Maupassant et peut être Voltaire s'il n'est pas trop désagréable !

 

JM : - As-tu autre chose à ajouter ?

 

Nathalie : Je dirais ma pensée profonde sur l'écriture : on n’écrit pas pour soi, on écrit pour les autres ; on n’écrit pas pour l’argent, on écrit par passion ; on n’écrit pas pour la gloire, on écrit par amour.

 

 

 

JM : - Merci Nathalie pour cet agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Nathalie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

 

 

https://www.facebook.com/people/Nathalie-Thomas-verney/100012737744203

 

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Je partage l'interview réalisée ce jour avec Virginie CENTREFRANCE - Attachée de presse CENTREFRANCE LIVRES DE BOREE

INTERVIEW Virginie CENTREFRANCE

(Virginie BOURGEON)

Attachée de presse Centre France Livres (Editions De Borée)

 

 

Notre amie Virginie a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions et je partage donc cet entretien sous ce post.

 

 

Bonjour Virginie

 

JM : - Comment allez-vous ?

 

Virginie : Bien. Je travaille actuellement à domicile en famille.

 

 

JM : - Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Virginie : J’ai 2 filles (6 et 11 ans) et le 11 mai, j’aurai 44 ans !

Après des études de communication, j’ai toujours évolué dans ce milieu et c’est en 2006 que je suis tombée dans la « marmite » de l’édition, que j’ai découvert le métier d’attachée de presse en intégrant l’équipe des éditions De Borée.

 

 

JM  : - Et si vous nous présentiez également votre maison d'édition :  Editions De Borée?

 

Virginie :

Depuis 1989 (on vient de fêter nos 30 ans !), l’éditeur auvergnat s’est fait un nom dans la littérature de terroir, qu’il conjugue à tous les temps et à tous les tons. Il raconte ainsi la France des territoires, celle d’autrefois mais pas seulement. Car en chemin, il a su varier ses échappées. Aujourd’hui, si l’ancrage auvergnat originel reste présent, toute l’âme de De Borée repose sur le souffle de toutes nos régions, sans exception. Riche de 1000 titres (200 nouveautés chaque année), le catalogue s’est développé autour du roman régional et du beau livre. Il s’est depuis étoffé de guides pratiques, de documents-témoignages et prochainement d’une collection « papeterie ».

 

JM : - Pouvez-vous nous dire comment devenir attachée de presse et quelles sont les compétences indispensables pour exercer cette fonction ?

 

 

Virginie : J’ai certainement un parcours atypique par rapport à d’autres attachées de presse. Comme je l’évoquais précédemment, j’ai fait des études de communication et je suis arrivée par le plus grand des hasards dans le monde de l’édition et du métier d’attachée de presse.

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite devenir attachée de presse en maison d'édition ?

 

Virginie : Armez-vous de patience pour exercer ce métier passionnant ! Réfléchissez-bien avant de vous lancer dans l’aventure car une fois qu’on y est, on ne peut plus abandonner ! 

 

 

 

JM : - Comment se déroule la journée type d'une attachée de presse au sein de Centre France Livres ?

 

Virginie : La tête dans le guidon !

 

 

JM : - Gérez-vous des groupes FB et si oui pouvez-vous nous en communiquer les noms et les liens ?

 

Virginie : Non, je ne gère pas de groupes FB !

 

 

JM : - Quels rapports entretenez-vous avec les auteurs ? Avec les journalistes et les blogueurs ?

 

 

Virginie : Des rapports cordiaux et professionnels je pense ! J’apprends beaucoup en échangeant avec les uns et les autres. Un réel plaisir !

 

 

JM : - Comment organisez-vous les salons du livre et quel est votre plus beau souvenir relatif à une rencontre avec des lecteurs et des auteurs ?

 

Virginie :

Ah ! Un dossier sensible qui me tient à cœur… Le manque de places sur les salons fait des malheureux parmi nos auteurs.

Les rencontres sur les salons sont enrichissantes et me laissent toujours d’excellents souvenirs. C’est toujours un grand moment d’émotions de voir les lecteurs échanger avec les auteurs. C’est aussi l’occasion pour la grande famille De Borée (auteurs et équipe) de se réunir et de partager de grands moments autour de la littérature ou bien d’autres choses.

 

 

JM : - Lisez-vous et quel genre ?

 

Virginie : Je lis beaucoup avec mes filles. J’aime la littérature jeunesse !

Personnellement, je ne me limite pas à un seul genre mais j’aime découvrir de nouvelles plumes. Et comme j’arpente régulièrement les allées des salons, je me laisse aller au feeling !

 

 

JM : - Quel livre, lu dans votre enfance, vous a particulièrement marquée ?

 

Virginie : La chèvre de Monsieur Seguin

 

 

JM : - Quel a été votre dernier coup de cœur littéraire ?

 

 

Virginie : « La délicatesse du homard » de Laure Manel, rencontrée en 2019 lors de la Foire du livre de Brive.

J’ai également bien aimé « Elle voulait juste marcher tout droit » de Sarah Barukh, « Quand maman plantait des brosses à dent » de Christelle Bardet et « Merci Maitresse » d’Anouk car oui, merci aux profs car l’école à la maison, c’est un métier !

 

 

JM : - En dehors de la littérature quelles sont vos passions ?

 

Virginie : La course à pied et les voyages.

 

 

JM : - Quel est votre proverbe préféré ?

 

Virginie : « Dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut mais on est responsable de ce que l’on est. »

 

 

JM : - Quel mot vous définit le mieux ?

 

Virginie : ?

 

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Virginie : Merci Joëlle ! de votre gentillesse et du temps passé pour mettre en valeur nos ouvrages et nos auteurs. Vous faites un travail magnifique. Bravo !

 

 

JM : - Virginie, je vous remercie vivement d'avoir bien voulu m'accorder cette interview ainsi que pour votre extrême gentillesse et votre disponibilité.

 

 

 

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