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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC SUZANNE MAX SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS

________

 

INTERVIEW Suzanne MAX

AUTEURE ET DIRECTRICE COLLECTIONS

« SAUTE-MOUTON » (6-12 ans) ET « PASSERELLE »

(adolescents 13 ans à âge adulte)

JEUNESSE

Editions EX AEQUO

______

 

 

 

JM : - Bonjour à tous

 

- Notre amie Suzanne MAX a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

  • A l'issue de cette publication, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Suzanne qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Suzanne

 

⁃ Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Suzanne : Avec grand plaisir ! Je suis très heureuse de répondre à tes questions et je te remercie de tout cœur de me donner ainsi la parole.

 

 JM : - Du fait que tu portes deux casquettes : celle d'auteure et de directrice deS collectionS1 « Saute Mouton » ET « Passerelle » JEUNESSE aux Editions EX AEQUO, je vais tout d'abord, si tu le permets, te poser des questions sur celle d'auteure...

 

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Suzanne : Je suis née à Marseille et j’ai vécu presque exclusivement en Provence, jusqu’à ce que je me retire il y a quelques années dans le Sud-ouest, d’où est originaire mon compagnon. Je vis désormais dans les Landes, à la campagne. J’ai été enseignante en école primaire durant toute ma vie active, et c’est un métier que j’ai adoré. J’aime transmettre, et j’aime apprendre car ce sont deux aspects qui ne vont pas l’un sans l’autre. Je suis de caractère réservé et j’aime vivre une vie simple. Il est important pour moi de me sentir utile et de m’investir dans ce que je fais. J’ai deux enfants : Annabelle vit et travaille à Paris ; Matthieu est toujours en Provence, et je ne vois pas très souvent mes petits-enfants !

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Suzanne : J’avais depuis longtemps un projet de roman qui me tenait à cœur et j’attendais la retraite pour pouvoir m’y atteler. Il a été publié en 2018 aux éditions Ex Aequo sous le titre Un puissant murmure. Ce que je voulais dans ce roman, c’était suivre la trajectoire de quatre personnages, aller en profondeur dans leurs êtres, et travailler la construction du roman en tissant peu à peu les fils amènent le lecteur jusqu’à la révélation finale : je tenais particulièrement à cet aspect. C’est un roman psychologique sur fond de secret de famille, mais mon goût pour les polars m’a influencée dans sa construction très précise. C’est mon seul roman pour public adulte.

Pour le moment, je me suis lancée dans une série de romans policiers 9/12 ans, Les enquêtes de ma grand-mère. Le premier tome s’intitule Le mystère Valentin, le deuxième, Le souterrain secret. L’envie de raconter des enquêtes policières pour enfants s’ancre dans mes souvenirs d’histoires écrites à 4 mains avec ma meilleure amie lorsque j’avais 12 ou 13 ans. C’est ainsi que m’est venue l’idée d’une narratrice d’aujourd’hui, Cléo, une jeune ado qui raconte les enquêtes que sa grand-mère Noémie a menées avec son amie Mona en 1966. Le regard d’une enfant de 2021 sur cette époque sans internet ni téléphone portable m’intéressait. Et puis, pour Cléo, il n’est pas facile d’imaginer sa grand-mère à 12 ans, avec un peu les mêmes préoccupations qu’elle. Ces livres sont à la fois des romans d’aventures avec une véritable enquête, mais aussi l’occasion de partager et d’échanger entre générations. Je l’ai dit en me présentant : c’est important pour moi, la transmission. J’espère que ces romans plairont aux enfants et à leurs grands-parents !

 

 

 

JM : - Pourquoi écris-tu des romans “jeunesse” et depuis combien de temps ?

 

Suzanne : Je ne pensais pas écrire pour la jeunesse au départ. Mais, alors que j’avais en tête mon projet de roman, un ami de longue date, Alain Benoist, m’a téléphoné de Paris. Il est dessinateur et venait de créer un petit personnage fabuleux, un enfant faune, qui lui trottait dans la tête et surtout au bout du crayon. Il m’a alors proposé d’écrire son histoire. C’est ainsi que j’ai mis de côté mon futur roman, et que j’ai commencé à écrire les aventures de Liann. Entre 2015 et 2020 nous avons publié cinq épisodes, tous illustrés par Alain bien sûr.

C’est en écrivant les histoires de Liann que je me suis rendu compte que je prenais beaucoup de plaisir à écrire pour les enfants : ceux-là même que j’avais côtoyés dans mon métier, puisque Liann est destiné aux enfants d’école primaire. Je crois que c’est ainsi que je me suis prise au jeu. Je trouve qu’on a dans l’écriture pour enfants une grande sensation de liberté. On se laisse davantage allé dans l’imaginaire, et c’est un immense plaisir. J’ai aussi l’occasion de rencontrer des classes ou des groupes en médiathèques pour des animations : retrouver ce contact avec les enfants est un vrai bonheur.

 

 

JM : - Lorsque tu commences l'écriture d'un ouvrage as-tu déjà pensé à la fin de l'histoire ou images-tu au fil de tes mots ?

 

Suzanne : Je connais la fin, oui. Pas forcément tout le chemin qui y mène, mais je sais où je vais. Je n’ai pas les réponses au "Comment ?" et je sais que mes personnages vont se heurter à des problèmes qu’il faudra résoudre, mais j’adore ça. Par contre j’ai assez précisément en tête la façon dont l’histoire devra se terminer.

Avant de me lancer dans l’écriture proprement dite, il y a une période très intense. Je suis littéralement envahie par les idées, les questions, les images... à tout moment, partout. Je note ce qui me vient et si je n’ai rien pour noter, j’actionne l’enregistreur vocal du téléphone. Je suis dans un tourbillon. Puis, peu à peu, les choses se posent un peu. J’entrevois plus clairement ce que je veux. Sur des cahiers de brouillons, il y a mes notes, des schémas, des points d’interrogation, des choses griffonnées ou barrées, des flèches dans tous les sens, des recherches, des croquis... Et puis, il arrive un moment où tout cela décante un peu et où je me sens prête à commencer. C’est à partir là que je m’installe à mon ordinateur pour écrire, et pour en revenir à ta question, ce n’est qu’à ce moment-là que je peux "imaginer au fil des mots".

 

JM : - Tes personnages qui sont me semble-t-il des enfants ou des animaux sont-ils faciles à maîtriser ?

Suzanne :  J’adore leur laisser une certaine liberté, mais je crois qu’ils ne l’acquièrent qu’avec le temps. Quand on les connaît mieux, qu’on sait leurs petits défauts comme leurs qualités, alors c’est un peu comme s’ils se mettaient à vivre en dehors de nous. Pour Liann, ce n’est pas venu dès le premier tome. Par contre, par la suite, et notamment grâce à l’arrivée du personnage de son ami Khali, on perçoit mieux ce côté-là et je me rends compte que mes petits faunes peuvent aussi me réserver des surprises !

 

 

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Suzanne : Je ne pense pas avoir le temps et la disponibilité nécessaires pour écrire un second roman adulte, que j’avais pourtant envisagé et pour lequel j’avais commencé des recherches. Je consacre beaucoup de temps aux collections Jeunesse dont je m’occupe et je ne peux pas cumuler les deux.

Par contre, je voudrais continuer la série des Enquêtes de ma grand-mère, mais je ne tiens pas encore le scénario du prochain ! J’avais aussi envie d’écrire une histoire à partir du personnage de Thalia, qui est la sœur de Narouk, le héros de mon roman Le lézard d’or. C’est un roman qui se déroule dans une île imaginaire et dans une époque de l’Antiquité pas vraiment définie, ce qui donne beaucoup de liberté, permet même de toucher au fantastique et d’inventer le règne de personnages qui n’ont jamais existé dans l’Histoire. J’ai bien envie d’y revenir avec le personnage de Thalia que j’aime beaucoup.

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Suzanne : Sensible à la critique littéraire, oui. On a besoin de retours sur nos écrits pour progresser et pour prendre confiance. J’admire le travail colossal que représente la tenue d’un tel blog !

Au niveau des réseaux sociaux, j’avoue avoir été longue à m’y habituer. Je n’ai commencé à y entrer, bien timidement d’ailleurs, qu’après la publication de mon premier livre. Et ce n’est qu’après la création de la collection Saute-Mouton en 2018, que je m’y suis davantage investie, en commençant par créer la page des Collections Ex Aequo Jeunesse sur Facebook, et aussi en envoyant les livres de la collection en service de presse aux chroniqueurs des blogs. Mais j’avais, et j’ai toujours, plus de facilités à agir pour la collection que pour mes propres écrits. Se mettre en avant est difficile, je parviens mieux à le faire pour les autres.

 

JM : - Écrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Suzanne :

Une passion. J’ai toujours écrit. Je ne pouvais jamais me passer d’avoir sur moi de quoi écrire. Pensées, journaux intimes, histoires, réflexions philosophiques, poèmes, romans, lettres... Tous les genres, à tous les âges. Mais cela n’a jamais été un métier. Ce n’est que tardivement que j’ai commencé à me dire que je pourrais tenter d’être éditée. La plupart de tous mes écrits, je les ai détruits au fur et à mesure. J’écrivais surtout pour moi, par besoin. Imaginer que je pouvais écrire pour les autres a été un tournant décisif, mais finalement assez tardif.

 

JM : - Quand écris-tu (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Suzanne : Je me lève très tôt : 5 h et demi ou 6 h en général. Un café, puis je m’y mets. Le matin, j’écris d’abord 3 ou 4 heures. Ensuite, je vaque à d’autre occupations. Pendant la journée j’ai toujours l’écriture dans un coin de la tête. Par exemple, si je vais marcher seule une heure ou deux en forêt, c’est là que je mets en scène le passage que je dois écrire. Je me le représente, je le vois vraiment, comme un film, j’entends même les dialogues des personnages. Ensuite l’écriture coulera avec beaucoup plus de facilité. L’après-midi je me remets devant l’ordinateur pour 3 ou 4 heures... C’est une moyenne, je le fais selon ce que je ressens. Parfois, il faut s’y mettre, on sent que les mots sortent, que c’est le moment : je peux alors écrire jusqu’à une heure tardive. D’autre fois, il y a blocage : dans ce cas une longue balade au grand air est préférable, c’est une bonne façon de débloquer la situation.

 

JM : Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

Suzanne : Je suis heureuse d’avoir mené mon histoire au bout, mais la fin de l’histoire ne veut pas dire qu’on a fini ! Relire encore et encore, réécrire jusqu’à être satisfaite... ça demande un gros travail. Je relis plusieurs fois, morceau par morceau, à haute voix. Lire à haute voix permet de se rendre compte du style, du rythme, de la fluidité, de la musique des phrases, des éventuelles répétitions ou maladresses qui subsistent. Certains mots "ne coulent pas bien", ou bien ne sont pas jolis à l’oreille... On traque aussi les incohérences, les défauts de construction, puis les coquilles... La grosse question est de savoir quand s’arrêter ! Ce mot FIN, il ne suffit pas de l’écrire, il faut le ressentir.

 

 

 

JM : - Quel est ton meilleur souvenir en tant qu'auteure ?

Suzanne : Les meilleurs souvenirs sont ceux qui touchent à une première fois : quelle émotion au coup de fil de Laurence Schwalm quand elle m’a annoncé qu’elle allait éditer Liann et la forêt menacée ! Et puis encore, la première fois qu’on reçoit son livre publié, le premier salon du livre, la première dédicace à un enfant... Mais ma plus grande émotion a sans doute été le premier retour d’une lectrice sur mon roman Un puissant murmure : il m’a profondément touchée car elle avait ressenti à sa lecture exactement ce que j’avais souhaité y mettre ! Sa façon d’en parler m’a bouleversée et je me suis dit alors : « Même si jamais plus je n’ai d’autres avis sur ce livre, je sais déjà que ça en valait la peine. »

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Suzanne : Non. Depuis ma prime enfance je voulais être institutrice, et je l’ai été ! Écrivain ne faisait pas partie des choses que je pouvais imaginer. Comme je l’ai dit, écrire était davantage un acte personnel, intime. Je n’ai songé que très tard que l’écriture pouvait être autre chose.

 

 

 

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire éditer tes livres ?

 

Suzanne : Comme tout le monde, au début je ne savais pas trop comment m’y prendre. J’ai envoyé mon premier manuscrit un peu au hasard... sans succès. Nous avons alors décidé avec Alain Benoist de recourir à Édilivre, "éditeur alternatif" comme il se définit. Sans ligne éditoriale précise il accepte plus facilement les textes qu’on lui soumet et cela nous a donné la satisfaction de voir notre premier livre édité. Pour le second, je me suis davantage plongée dans la recherche de maisons d’éditions susceptibles d’aimer les aventures de Liann. Sur internet, je suis tombée par hasard sur une interview de l’auteur Pierre Cousin, édité chez Ex Aequo. Ce qu’il disait faisait vraiment écho pour moi, sur le plan de ses valeurs surtout, et j’ai aussitôt commandé ses trois livres. J’ai adoré, surtout  Le dernier cerf , et je me suis dit : "Si cette maison d’édition a publié ce livre, alors elle peut aimer Liann !" J’ai donc envoyé Liann et la forêt menacée  à Ex Aequo. Deux semaines plus tard, je marchais en forêt avec une amie quand Laurence Schwalm m’a appelée pour m’annoncer qu’elle m’éditait !

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire des livres pour enfants ?

 

Suzanne : Enfant, je lisais beaucoup. Tous les classiques : les ouvrages de la Comtesse de Ségur, Sans famille, Robinson Crusoé, les Sherlock Holmes et tous les Agatha Christie. Les séries d’enquête de ma génération : tous les Club des cinq, Clan des sept, Alice détective, Michel, les 6 compagnons...

Pour autant, comme je l’ai expliqué, mon envie d’écrire pour les enfants n’est pas venue directement de là. Je crois qu’elle s’est concrétisée bien plus tard, lorsque je lisais adulte les livres jeunesse que je proposais à mes enfants ou à mes élèves. Je pense notamment à l’extraordinaire émotion qu’a suscitée Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos. Très bons souvenirs aussi avec ma classe de CE2 lorsque nous avons travaillé sur Les minuscules de Roald Dahl. Et bien sûr j’ai lu en même temps que mes enfants les 7 tomes d’Harry Potter ! (ma fille a grandi en même temps qu’Harry : elle avait 11 ans pour le premier, 18 ans pour le dernier !)

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Suzanne :

Je lis moins pour moi depuis que je reçois et lis des manuscrits pour Ex Aequo. Sinon, je n’ai pas de genre de prédilection, ça varie un peu selon les périodes - même si je garde un faible pour les policiers. Souvent, quand j’ai aimé le livre d’un auteur, j’ai la période où je lis tous ses livres, par exemple tous ceux de Fred Vargas, ou tous ceux de Elizabeth George. J’ai beaucoup aimé les 4 tomes de L’Amie prodigieuse, d’Elena Ferrante, ou encore D’après une histoire vraie, de Delphine de Vigan. Dernièrement j’ai découvert le beau roman : L'Autre Moitié du soleil, de Chimamanda Ngozi Adichie. Je connais peu la science-fiction, mais j’ai adoré le cycle de Fondation d’Isaac Asimov qui pour moi est absolument fabuleux. Pour finir, je dirais que j’évite les livres trop durs ou trop violents qui me laissent un impact difficile à supporter. C’est peut-être pour ça que j’aime la littérature jeunesse !

 

 

JM : - En dehors de l'écriture as-tu d'autres passions ?

 


Suzanne : L’écriture est une constante, le reste beaucoup moins. Mais j’aime bien apprendre, par exemple je me suis mise au tir sportif quand j’ai rencontré mon compagnon qui m’ a initiée. J’aime aussi tout ce qui me permet d’exercer ma créativité, c’est ce qui entretient la motivation ! D’où mon goût pour la cuisine, le dessin, et plus récemment pour la composition d’images ou la réalisation de vidéos, activités que je découvre et que j’aime beaucoup.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Suzanne : Plutôt qu’un proverbe, on peut donner une citation ? "Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent", Antoine de Saint-Exupéry. C’est vrai, et c’est tellement dommage !

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Suzanne : Je ne sais pas s’il me définit, mais j’aime le mot confiance qui rassemble plusieurs aspects. Je m’efforce d’être quelqu’un de fiable, sur lequel on peut compter professionnellement mais également dans l’amitié, l’amour, la famille. J’aime mériter la confiance des autres que ce soit par le goût du travail bien fait, l’importance de la parole donnée, ou l’écoute sincère et désintéressée de l’autre ; et j’aime aussi leur accorder la mienne. Toute relation, et même toute activité se nourrit de cette confiance. Je suis notamment reconnaissante à Laurence Schwalm de m’avoir accordé la sienne en me publiant, et je m’efforce de favoriser une relation de confiance avec mes auteurs.

 

JM : - Es-tu thé, café ? Vanille, chocolat ? Quel est ton péché mignon ?

 

Suzanne : café noir et chocolat noir ! Mon péché mignon ? le plaisir de prolonger un repas (en bonne compagnie) avec un verre de bon vin et un plateau de fromages. (Je ne suis ni dessert, ni douceurs !)

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Suzanne : oui, une chatte. Je ne compte pas les poules !

 

 

 JM : - Maintenant peux-tu nous expliquer en quoi consistent tes fonctions au sein des Editions EX AEQUO ?

 

Suzanne : Laurence Schwalm, notre éditrice, m’a proposé de créer et de diriger une collection jeunesse en 2018, et pour cela m’a vraiment donné carte blanche. C’était totalement nouveau pour moi, mais j’ai eu plaisir à me lancer dans l’aventure.

Au départ, pour la collection Saute-Mouton, j’ai lancé un appel à textes, en particulier dans les groupes d’auteurs, j’ai aussi fait paraître la naissance de la collection sur Le guide de l’édition jeunesse. Mon rôle était de recevoir et lire les manuscrits et de sélectionner ceux que je souhaitais voir figurer dans la collection. Peu à peu, j’ai affiné mes choix, en relation avec la ligne générale de la maison qui privilégie le roman. J’ai aussi créé un comité de lecture.

Très vite, même si Laurence me laissait libre de ma façon de gérer les choses, j’ai voulu m’impliquer davantage : par les relations et les échanges avec chaque auteur, par le travail de relecture et de correction, par la mise en page du texte conformément aux directives Ex Aequo.

Ensuite, j’ai eu envie de favoriser la diffusion des ouvrages, à ma petite échelle : en tenant un stand Ex Aequo jeunesse dans les salons, en m’occupant du service de presse, en envoyant certains ouvrages à l’occasion de prix littéraires : par exemple, Pierre Cousin en 2020 et Florent Lucéa en 2021 sont finalistes du Prix Chronos jeunesse. Puis, j’ai allié tout cela à mon goût de la composition de vidéos en réalisant (si l’auteur le désirait) un book-trailer pour la sortie de son livre ou une mise en images de lectures d’extraits.

Depuis novembre 2019, je m’occupe aussi de la composition des couvertures des livres de mes collections, sauf quand l’auteur fournit sa propre illustration. En juin 2020 j’ai créé de la même façon la seconde collection jeunesse, Passerelle, qui prolonge Saute-Mouton en s’adressant aux plus de 12 ans. Cette année, je me donne comme objectif de participer davantage à la visibilité de mes collections sur les réseaux sociaux en me lançant dans Instagram, ce qui n’est pas facile pour moi !

Les éditions Ex Aequo ont également créé un concours, le Prix Saint Nicolas, qui récompense un Conte de Noël à l’échelon national. J’en suis présidente du Jury, et le conte lauréat est édité en collection Saute-Mouton.

 

JM : - Peux-tu nous présenter les auteurs qui font partie de cette collection ? Nous parler de leurs ouvrages ?

 

Suzanne :

Les collections jeunesse comptent 33 auteurs et il est difficile de citer les 75 ouvrages présents aux catalogues ! Je propose donc un petit tour d’horizon avec quelques exemples :

Concernant les romans de la collection Saute-Mouton, on trouve des genres variés : d’abord l’aventure et l’imaginaire, avec Le puits vers l’infini, de Paul Bruard, Au secours, Hortense ! de Joëlle Thiénard ou Le livre vide, de Bénédicte Roubert ; toujours l’aventure, avec un zeste d’humour pour L’épée mystère de Cathie Ollier ; place au dépaysement dans un royaume fabuleux avec L’enfant Roy de Chantal Boiron , ou à l’émotion avec Eli et le secret des dunes d’Elsa de Bono ; et même dans un roman d’aventures, on peut délivrer en douceur un message en faveur de notre planète avec La porte des temps imaginaires de Mido. On passe plus résolument dans le fantastique avec Mamie Bonbon de Florent Lucéa et l’on se tient à mi-chemin entre enquête policière et monde fabuleux avec Le mystère du chalet 117, de Clara Reynaert. Il y a place aussi pour un roman plus intimiste, comme L’Arbre-fontaine de Pierre Cousin ; la science-fiction est représentée avec Trocs de choc, de Jean-François Thomas (spécialiste du genre) et pour les amateurs de roman de chevalerie, citons Les loups de Mondrepuis, de Jean-Paul Raymond.

Je n’ai parlé là que des romans 8/12 ans, mais je précise que Saute-Mouton comprend aussi des mini-romans, de jolies histoires pour les 6/8 ans, notamment les livres jeunesse de Silvia Bandas, des contes ou encore des recueils de plusieurs histoires comme Trois histoires de cœur d’Erwan Bargain, Voyages de Marie Allain ou Même pas peur ! de Michèle Brugnot.

Du côté de la collection Passerelle, nous retrouvons la même variété au niveau des romans : beaucoup de sensibilité dans le roman L’envol d’une libellule d’Antoinette Hontang, et dans Les murmures du fleuve de Pierre Cousin, beaucoup de poésie dans Le gardien des saisons, roman initiatique et fantastique de Christophe Bladé ; Fleur des pierres, de Rémy Lasource décrit avec tendresse et poésie les apprentissages de l’adolescence et ses premiers émois amoureux, mais aussi les problèmes contemporains, comme la violence ou le racisme ; Isabel Lavarec nous offre aussi un thriller jeunesse avec Hallali ! Je finirai avec deux romans de Nicole Provence, Le miroir aux revenants et Angkor, Les génies décapités, qui tous deux savent garder le lecteur en haleine grâce à des enquêtes très bien menées et grâce bien sûr à la très belle plume de l’auteure.

 

 

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

Suzanne :  J’ai peur d’avoir été trop bavarde ! Un grand merci donc, et j’aurai plaisir à répondre à vos questions.

 

 

 

 

JM : - Merci Suzanne pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Suzanne qui y répondra sous ce post.

 

 

 

 

 

 

Mon site : https://suzanne-max.wixsite.com/auteure

 

Ma page Facebook : https://www.facebook.com/suzannemax.m

 

La page Facebook des collections jeunesse : https://www.facebook.com/exaequo.jeunesse

 

La page Facebook des Enquêtes de ma grand-mère :

https://www.facebook.com/lesenquetesdemagrandmere

 

Instagram : suzannemax32

 

 

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Bonjour aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant : "L'AVOCAT DES GUEUX"

« L'AVOCAT DES GUEUX »

Christian MARIA

ELIX ENTREPRENDRE EDITIONS

Poche

16 mai 2019

250 pages

 

Présentation

 

Chambéry en l'an 1525.

Le duché de Savoie a revêtu son manteau d'hiver. Le chevalier de Montreil, avocat des pauvres au Conseil résident de justice, songe à trouver une épouse de bonne race qui n'affadisse pas les vertus de sa lignée.


 

Son père, parti à Genève pour tenter de ramener les confédérés dans le giron des Savoie, lui demande de le rejoindre sur les bords du lac Léman. Il lui propose de faire la connaissance d'une belle et noble personne mais une affaire de justice, que l'avocat accepte du bout des lèvres, le retient près de l'Albanne.


 

Comment pourra-t-il défendre les gueux qui ont assassiné un de ses amis et qui lui causent un si grand dégoût ?


 


 

L'auteur


 

Christian MARIA, professeur honoraire, passionné d'art et d'Histoire, vit et écrit à Nice. Il a publié des romans, des polars historiques, des recueils de nouvelles et un livre d'art.


 


 

Mon avis


 

Je remercie ELIX ENTREPRENDRE EDITIONS et en particulier Elisabeth, de m'avoir donné l'opportunité de lire « L'Avocat des gueux », second opus de la saga de polars historiques de Christian MARIA, auteur dont j'ai lu plusieurs ouvrages tant j'aime sa plume fluide et majestueuse.


 

Christian MARIA nous emporte dans le Duché de Savoie au XVIème siècle et nous faisons connaissance avec le Chevalier de Montreil, qui a été nommé avocat des gueux...et qui est à la cherche d'une épouse.


 

Comment va-t-il pouvoir défendre ces personnes du peuple accusées d'avoir causé la mort d'un seigneur faisant partie de ses amis ?


 


 

Au fil des mots de l'auteur nous voyageons dans les massifs de la Chartreuse et des Bauges puis en Suisse.

Grâce aux descriptions précises de Christian MARIA nous imaginons aisément les paysages, les us et coutumes, les mentalités de l'époque ainsi que les traits physiques et psychologiques des protagonistes de son livre.

J'ai apprécié les expressions du Moyen-Age usitées par l'auteur qui permettent de se projeter à cette époque de notre Histoire.


 

J'ai bien aimé ce polar historique très bien écrit et documenté comme tous les livres de cet auteur d'ailleurs, fort intéressant, que j'ai lu pratiquement d'une traite et avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture.


 

Je le recommande aux férus d'Histoire et je ne manquerai pas de vous faire part, très prochainement, de mon avis concernant le tome 3 de cette saga.


 


 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/


 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Marie-Hélène FASQUEL et Gabriel ERHART

INTERVIEW AUTEURS

Marie-Hélène FASQUEL- Gabriel ERHART

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Marie-Hélène FASQUEL a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

  • Je partage donc cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Marie-Hélène qui y répondra plus tard en fonction de ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Marie-Hélène

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

 

Marie-Hélène : Bonsoir Joëlle ! Avec plaisir ! Merci de ton invitation !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie-Hélène : Professeure d’anglais et de littérature américaine, je suis passionnée depuis l’enfance par les livres. Tout ce que je fais tourne autour de cette passion : l’écriture, le blog littéraire et les chroniques, l’enseignement, la participation au Grand Prix des Lectrices Elle 2020.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Marie-Hélène : C’est bien sûr mon jardin secret, mais aussi des instants que je ne consacre qu’à moi, une espèce de territoire où la liberté (en tout cas celle que je m’accorde !) est quasi totale. L’écriture n’est que la transcription de l’imagination et l’imagination est tellement stimulante ; c’est le rêve, c’est la création, ce sont des idées qui nous tiennent à cœur et que l’on met dans la bouche de personnages qui prennent vie petit à petit et qui grandissent au point de devenir presque réels !

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Marie-Hélène : Je n’ai écrit aucun ouvrage de fiction seule. Ils sont tous coécrits avec Gabriel Erhart, mon mari, qui, en tant qu’artiste (il est musicien de jazz) contribue de manière importante à l’élaboration des intrigues. Nous avons partagé cette aventure une première fois en publiant un témoignage sur ma vie professionnelle : L’élève au cœur de sa réussite aux Éditions François Bourin, un ouvrage qui, loin d’être technique, se lit précisément comme un roman.
Notre premier véritable roman mi-historique mi-anticipation (Le feu secret publié aux Éditions Nouvelle Bibliothèque) a été l’occasion d’évoquer de nombreux thèmes qui nous tiennent à cœur : l’environnement, les sectes (et les déviances religieuses !), les dictatures. Nous avons également publié chez le même éditeur Dissonances, un recueil de nouvelles dont le fil conducteur est la musique, ou plutôt les musiques, puisqu’il y est question de rock, de jazz, de symphonies, musiques diverses dont les effets sont souvent surprenants.

 

 

JM : - Vous avez écrit, Gabriel et toi un roman d'anticipation. Pourquoi ce choix et comment procédez-vous pour écrire à quatre mains ?

 

Marie-Hélène : Ce roman dont j’ai parlé plus haut n’est pas véritablement un roman d’anticipation. C’est une rêverie sur deux époques : moyen-âge et avenir. L’idée est de réfléchir à ce qui peut lier les gens à travers le temps. En dehors de la technologie, restons-nous les mêmes ? Il s’agit moins d’une réflexion sur la valeur actuelle de nos sociétés que d’un parcours humain, des rapports d’un père et d’un fils lesquels ont des statuts similaires dans les deux époques. Que reste-t-il du moyen-âge ? En quoi le passé nourrit-il l’avenir ? Voilà ce que nous avons tenté de comprendre et de décrire. Je ne sais pas si nous y sommes parvenus. En tout cas ces histoires sont aussi des aventures, il y beaucoup d’action, de conflits, de liens qui se tissent. On le verra, à mesure que se déroule le récit, le monde ne change pas tant que ça !

Vous ne croisez pas Gabriel souvent car je m’occupe de la promotion de nos ouvrages, des réseaux sociaux, des liens avec les auteurs et auteures que nous chroniquons... Il est beaucoup plus solitaire que moi !

 

 

JM : - Tu as été finaliste en 2017 du Prix Global Teacher Prize. Peux-tu nous raconter comment tu as vécu cette aventure ?

 

Marie-Hélène : Je n’ai jamais imaginé que je ferais partie des 50 finalistes alors que nous étions plus de 122 000 sélectionnés dans le monde ; donc je l’ai vécu comme une aventure inespérée et merveilleuse. J’ai rencontré des collègues passionnés comme moi, qui sont toujours prêts à rejoindre mes projets et c’est absolument fantastique. Dernièrement, j’ai participé au projet de l’un d’entre eux et plus de 100 000 élèves de 100 pays ont travaillé sur le même projet en même temps et parfois ensemble. Mes élèves ont adoré cette ouverture et cette synergie pour combattre les changements climatiques.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marie-Hélène : Oui, nous en avons trois, mais le premier à voir le jour sera un recueil de nouvelles que nous pensons bientôt publier.

 

 

JM : - Comment écris-tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Marie-Hélène : Un carnet de notes, mais surtout directement sur l’ordinateur.

 

 

JM : - As-tu déjà ressenti la peur de la page blanche ?

 

Marie-Hélène : Avant d’écrire, il faut méditer, il faut discuter, il faut rechercher, et lorsque l’on arrive devant la page blanche, il y a déjà un flot de mots (malheureusement indompté !) qui se presse sous nos doigts afin de se répandre sur le papier virtuel de Word !

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement ?

 

Marie-Hélène : Non, nous espérons simplement participer à Lire à Limoges. Nous venons de déménager et nous avons peu de temps à consacrer à la recherche de librairies pour les dédicaces.
 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, amie, bêta-lecteur) ?

 

Marie-Hélène : Nous les confions à Violette Erhart, la plus jeune fille de Gabriel, qui est elle-même actrice et qui écrit également (pour l’instant des mises en scène pour le théâtre, elle a par exemple adapté Bérénice 34-44 pour le théâtre avant de jouer la pièce pour laquelle elle vient de recevoir un P’tit Molière).

Nous les confions également à sa maman, Sylvie Guérin, ex. professeur documentaliste passionnée de littérature.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ? Qui a réalisé les couvertures de tes ouvrages ?

 

Marie-Hélène : L’élève au cœur de sa réussite a été un peu à part, car des éditeurs, à la suite du Global Teacher Prize, m’ont demandé de l’écrire, et j’ai pensé que c’était une excellente idée.
Nous avons ensuite autopublié La musique adoucit les mœurs, qui (augmenté) s’est transformé en Dissonances, puis avons proposé Le feu secret à divers éditeurs. Au bout du compte nous avons choisi Les Éditions Nouvelle Bibliothèque.
Les éditeurs se sont chargé des couvertures : Brian Merrant a conçu celle du feu secret, Stéphanie ENB Frère, celle de Dissonances.
Je me suis occupée de celle de La musique adoucit les mœurs sur le site Canva avec la photo d’un tableau original de mon beau-frère, Serge Berrier.

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Marie-Hélène : Je trouve cela très pratique : je ne sors jamais sans ma liseuse.

 

 

JM : - Je sais que tu es une dévoreuse de livres, mais quel est ton genre de lecture ?

 

Marie-Hélène : En fait, je ne suis pas genrée (c’est à la mode !) et suis capable d’avaler livres pour enfants, essais, classiques, romans d’aujourd’hui, polars, fantasy, poésies, sans restriction aucune. Pourquoi faudrait-il d’ailleurs s’en mettre ? Il y en a tellement partout ! La première page et même les premières lignes sont déterminantes. J’ai besoin d’être accrochée ! Un livre, c’est un peu comme un film, il faut peu de temps pour savoir si on va s’ennuyer ou pas…

 

 

JM : - Tu as plusieurs pages Facebook peux-tu nous communiquer les liens de ton site Facebook et celui de ton blog ?

 

Marie-Hélène :
Blog :
https://sharingteaching.blogspot.com

Blog du Feu Secret : https://feusecret.blogspot.com

Pour les curieux, notre blog voile : https://rush-and-co.blogspot.com

Page Facebook de Gabriel : https://www.facebook.com/erhartgabriel

La mienne : https://www.facebook.com/mariehel2

Notre page chroniqueurs : https://www.facebook.com/AutourDesLivres/

Notre page auteurs : https://www.facebook.com/FasquelErhart/

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Marie-Hélène : Je l’espère, mais crains que ce ne soit qu’à une petite échelle en fin de compte. Cela simplifie en revanche les échanges avec les lecteurs et auteurs et je trouve que c’est une excellente chose.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marie-Hélène : Je les partage avec Gabriel : la voile, la lecture, le cinéma, la nature.

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Marie-Hélène : Surtout le jazz (heureusement vu que Gabriel en joue tous les jours) et le classique. Non, nous n’écrivons pas en musique.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Marie-Hélène : Partir faire le tour de monde sur notre bateau…

 

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ?

 

Marie-Hélène : J’hésite entre Brazil de Terry Gilliam et La vie de Brian des Monty Python et beaucoup d’autres… !

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui convierais-tu à ta table ?

 

Marie-Hélène : Oh ! Sans hésiter, Shakespeare, Virginia Woolf, James Joyce et ce serait sensationnel !

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une fleur, un animal : tu serais ?

 

Marie-Hélène : la pêche, l’ancolie (nom de notre voilier 😉), un chien parce que je suis complètement folle de mon petit York !

 

 

 

 

JM : - Quel endroit te paraît le plus propice pour trouver l'inspiration : la ville, la mer, la montagne ?

 

Marie-Hélène : La mer ! Nous passons tous nos étés sur l’Ancolie en Bretagne et ce type de ressourcement nous fait le plus grand bien.

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Marie-Hélène : Qui ne tente rien n’a rien.

 

 

JM : - As-tu autre chose d'autre à ajouter ?

 

Marie-Hélène : MERCI infiniment, Joëlle, pour ton invitation, ta disponibilité, ta générosité !

 

 

JM : - Merci, Marie-Hélène pour cet agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marie-Hélène qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec un auteur, sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Alain LEONARD

Lundi 10 décembre à 18 h (direct)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre ami Alain LEONARD a gentiment accepté de se soumettre, ce soir, à mes questions.

 

JM : - Bonsoir Alain

Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Alain : Bonjour Joêlle, et bonjour à tous ceux qui nous lisent. C'est un plaisir de passer un moment avec vous. J'attends vos questions avec impatience. Alors : 3, 2, 1, c'est parti !

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux

vous connaître ?

 

Alain : Je suis un «  jeune » auteur de 54 ans qui réside dans cette belle région d'Auvergne. Je me suis mis à l'écriture sur le tard car mon ancienne carrière militaire ne m'en laissait pas le temps. Depuis quelques années je suis infirmier dans un hôpital clermontois, et j'ai décidé à ce moment là de me lancer dans l'écriture, pour moi, sans envie particulière de me faire éditer. Puis un jour une rencontre improbable avec un auteur. Il a voulu lire mon livre et a trouvé qu'il mériterait d'être livré aux lecteurs. J'ai répondu « pourquoi pas ? » Et me voilà avec vous ! Et de fil en aiguille j'ai continué à écrire. Pour la petite anecdote, je fais partie d'un groupe de musique qui se produit dans la région, et co-président d'un club moto.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos livres ?

 

Alain : J'adore la langue française et l'Histoire. Je ne concevais pas d'écrire autre chose qu'un thème se rapportant à celle-ci. Mon premier roman, Enfants de la Liberté, raconte l'histoire d'une jeune paysanne qui est forcée de quitter son Limousin natal. Elle monte à Paris et va assister à la colère du peuple français à la veille de la Révolution Française de 1789. J'ai voulu mettre en avant une femme car finalement, on en parle très peu alors que dans notre histoire celles-ci ont eu un rôle décisif. Je rends hommage à toutes ces femmes du peuple. Le second, « Les amants d'Austerlitz » est conçu comme une suite. On retrouve certains des personnages du premier ouvrage, dont un enfant, qui veut vivre ses propres aventures et s'engage dans l'armée napoléonienne. Là aussi le schéma est à peu près le même. A travers ce jeune homme, je plonge le lecteur dans le quotidien des soldats. Mais ces deux ouvrages ne sont pas exempts de sentiments. Ce sont avant tout des romans. Toujours avec deux personnages principaux : un homme et une femme. Mes livres sont avant tout des romans d'aventure.

 

JM : - Vos livres “Enfants de la liberté” et « Les Amants d'Austerlitz » sont des romans historiques. Pourquoi avez-vous choisi ce thème ?

 

Alain : J'aime à dire que l'on ne peut pas savoir où l'on va si on ne sait pas d'où l'on vient. Comme je l'écrivais plus haut, l'histoire reste mon thème favori. Et il ne faut pas oublier le coté recherches, qui est passionnant. On est amené à côtoyer des personnes qui sont de vraies mines de renseignements.

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques

mots ?

 

Alain : Deux autres romans sont écrits et se trouvent déjà dans les mains de mon éditeur. Ils présentent pour un un jeune homme de mon village qui est mobilisé au front en 1917 ; l'autre. est centré sur l'histoire d'un médecin à Issoire, en 1943, en pleine occupation. On peut dire qu'il y a une progression chronologique. Un projet est en cours, mais il n'est pas encore abouti. J'y travaille ! Je voulais préciser que malgré que mes romans soient basés sur l'histoire, ils sont conçus pour être accessibles à tous. Tout le monde me dit : vous avez écrit pour charmer les lectrices ! C'est peut-être vrai....en j'en suis très fier.

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Alain : En ce moment je suis assez présent dans les librairies et les espaces culturels des grandes surfaces. Principalement dans la région Auvergne. Demain 11 décembre, je présente mon premier roman, avec deux autres auteurs sélectionnés, devant les membres du club littéraire du Lion's Club de Lyon pour la région Auvergne Rhône-Alpes. Si mon roman est retenu, il participera, avec les premiers de chaque région, au prix national. C'est super cool, non ? Oui bien sur j 'ai de nombreuses dates de dédicaces. Je ne vais pas les énumérées toutes, mais elles sont disponibles sur ma page.

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les

réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Alain : Bien entendu, je suis très sensible à la critique. Quoi de mieux pour un auteur que d'avoir un avis objectif des lecteurs, ainsi que des professionnel du livre ? Je lis les critiques avec attention. Pour ce qui est des blogs et réseaux sociaux, je pense qu'ils sont devenus incontournables et à mon avis essentiels pour promouvoir ses écrits. J'étais un peu réticent au début mais finalement je me suis pris au jeu.

 

JM : - Quand écrivez-vous (la nuit, le jour) et pendant combien d'heures ?

 

Alain : En fait, je n'ai pas de règle. J'ai un métier avec exclusivement des horaires de nuit. Pendant les moments calmes, je me mets devant mon clavier. Mais ça peut-être dans la journée aussi. En fait j'écris n'importe quand ! Je ne m'impose rien en volume d'écriture. Parfois seulement quelques lignes, parfois une page, ou plusieurs. Et parfois rien, car ce que j'écris ne me convient pas et je l'efface. Jusqu'à la prochaine étincelle !

 

 

JM : - A qui confiez vous vos manuscrits (membre de votre famille, bêta lecteurs) ?

 

Alain : J'ai la chance d'avoir une épouse qui est une grande lectrice. Et ma première critique, que je redoute car elle est sans concessions ! J'ai également un ami auteur à qui je présente systématiquement mes écrits avant de les confier à mon éditeur. Lui aussi est sans concessions, malgré notre amitié. C'est d'ailleurs ce que je leur demande à eux deux, sinon ça ne sert à rien !

 

 

 

 

 

JM : - Quel est votre plus beau souvenir d'auteur ?

 

Alain : Ma carrière d'auteur, si je peux utiliser cette formule, est encore très récente. Mais quand j'ai tenu en main pour la première fois mon premier roman édité , ça a été pour moi un grand moment d'émotion. Et le 10 décembre 2017 j'ai reçu le premier prix de l'Association du Noël des Romanciers d'Auvergne, à l'occasion d'un salon. Là aussi, un grand moment de fierté. Je ne m'attendais pas à ça. Allez, vous voulez d'autres anecdotes ? Un matin de dédicace en librairie, une petite fille d'une dizaine d'années vient me voir, et me dit qu'elle ne veut pas acheter mon livre , mais qu'elle veut un autographe car son instituteur a parlé de moi et mon bouquin dans la classe ??? J'ai trouvé ça drôle !. Puisque vous êtes sympa je vous donne le pire souvenir : invité à un petit salon, une centaine de km pour y aller, dodo sur place... pour m'apercevoir le lendemain matin à l'ouverture que les organisateurs ont oublié de commander mes livres ! Petite colère !!

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Alain : J'ai toujours été fasciné par Emile Zola. Je crois que c'est lui qui m'a donné envie de prendre la plume. Son style particulier, ses descriptions, c'est tout simplement génial. Même si certains trouvent ça un peu lourd. Et puis je vais vous confier un secret : nous avons tous les deux la même date d'anniversaire ! Ne vous inquiétez pas, j'ai un égo normal. Je ne prends pas ça comme un signe !

 

 

 

 

JM : - Lisez-vous ? Si oui quel genre ?

 

Alain : Oui bien sur, je lis. Pas toujours autant que je le voudrais. Je ne vous étonnerai pas en vous disant que l'essentiel de mes lectures ont trait à l'Histoire. Récemment je me suis replongé dans Zola (encore lui!) avec Germinal et La Bête Humaine. Deux livres fantastiques. Mais depuis que je fréquente les salons et les auteurs, je me suis ouvert à d'autres lectures. Et j'ai ainsi découvert des choses magnifiques. Je pourrai citer entre autre Corine Valade, Serge Camaille, Marylène Pion, Véronique Chauvy, sans oublier mon ami René Pagis ….. Et d'autres encore. Et c'est génial car j'échange régulièrement avec eux sur la toile. Et on se voit dans les salons. Des moments souvent pas tristes !

 

JM : - Que représente pour vous l'écriture ?

 

Alain : Ca fait un peu partie de ma vie. J'ai toujours écrit. Les dissertations à rallonge à l'école qui saoûlaient mes profs de français (Léonard ! 2 pages suffisent!), les lettres interminables que j'adressai à mon épouse lors de mes fréquentes missions à l'étranger.... J'ai également voulu faire une formation d'écrivain public, en plus de mon métier, mais ce projet , pour des raisons bassement administratives et absurdes, n'a pas pu se réaliser.

 

JM : - Quel est votre endroit préféré (chez vous – région – pays) ?

 

Alain : Je me plais beaucoup en Auvergne qui est une très belle région. J'y ai ma maison, mes amis, mes enfants y ont grandi. Mais j'ai toujours un pincement au cœur quand j'évoque la Corse, où j'ai passé la majeure partie de mon enfance.

 

 

 

JM : - Avez-vous des animaux ?

 

Alain : Une bouledogue français. Le bébé de la maison. Et une gardienne sûre : on ne me volera jamais mon canapé qu'elle le garde avec beaucoup de motivation !

 

JM : - Quel est votre proverbe préféré ?

 

Alain : Il y en a un que je répète souvent : Si tu ne veux pas entendre la réponse, ne pose pas la question !

 

JM : - Aimez-vous le cinéma ? Quel est votre film culte ?

 

Alain : Je regarde beaucoup de films. Mais jamais à la télé, trop de pub. Le cinéma parfois, quand un film m'attire particulièrement. Je ne sais pas si j'ai un réellement un film culte. Il y en a un toutefois que je regarde une fois par an : Le jour le plus long.

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Alain : Je veux simplement vous dire que ce moment en votre compagnie était délicieux. C'est une réelle chance de pouvoir s'exprimer devant des lecteurs. Comme dans les salons c'est un contact vraiment privilégié. Et j'en profite pour vous remercier de ce que vous faites pour les auteurs.

 

JM : - Merci Alain LEONARD pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres

questions à Alain

 

 

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Voici une autre chronique : "WHAT ELSE ?"

« WHAT ELSE ? »

Lydie LEFEVRE

Auto-Edité

3 novembre 2018

101 pages

 

 

Présentation

 

Maureen c'est comme un mojito bien frais, une fraise tagada, un bonbon acidulé, un doudou sous l'oreiller… Le must des working girl, le top de la meilleure amie, la reine de la bonne poire… Vous l'avez compris, côtoyer Maureen, c'est un pur bonheur !


Seulement Maureen, elle n'a plus vingt ans, mais bientôt cinquante. Un rendez-vous chez sa manucure va bouleverser son quotidien. Commencera alors une véritable course contre la montre.

Que cherchera-t-elle à se prouver ?

Quelles résolutions prendra-t-elle ?

 

L'auteure

 

« L'envie d'écrire n'est pas innée chez moi, puisque cela a commencé en 2013.

Depuis, c'est une addiction ! Des nouvelles, des romans, des anecdotes, et même un livre de recettes ont vu le jour.
Ce qui me pousse à écrire : vous !

Quel bonheur de savoir que je vous ai fait rire, pleurer ou hurler !

Et pour votre plus grand plaisir, sachez que ce n'est pas demain la veille que je vais ranger dans un tiroir, ma casquette d'auteur. »

 

 

Mon avis

 

Je viens de lire « What Else », roman que j'ai récemment eu la chance de gagner lors d'un concours et je remercie Lydie LEFEVRE pour l'envoi de ce livre.

J'ai découvert l'année dernière la plume fluide et légère de Lydie LEFEVRE à la lecture de « Un clic de trop » que j'avais beaucoup aimé.

 

Dès les premières pages, Lydie LEFEVRE nous emmène dans une église où va être célébré le mariage de Maureen, notre héroïne. Elle se souvient alors des événements qui ont bouleversé sa vie huit mois auparavant..

 

Maureen, la cinquantaine est une femme active qui voyage beaucoup entre Londres, Paris et Deauville. Elle est célibataire et heureuse de l'être profitant de la vie auprès d'amants de passage.. et a beaucoup d'amies. Sous la pression de son entourage, elle se décide toutefois à chercher l'âme sœur sur un site de rencontres. Trouvera-t-elle « chaussure à son pied » ?

 

C'est avec beaucoup d'humour et de légèreté que l'auteure nous conte les aventures de Maureen, les rencontres burlesques et surprenantes qu'elle va faire sur internet..

 

Les personnages sont attachants et vrais et l'on a l'impression de les connaître et les dialogues très amusants.

 

J'ai bien aimé ce roman feel-good pétillant et fort divertissant avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture, qui permet d'oublier les soucis de la vie et que je conseille vivement aux amateurs du genre.

 

Je lirai assurément les prochains romans de cette auteure.

 

Merci Lydie LEFEVRE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "UNE COCCINELLE DANS LE COEUR"

« UNE COCCINELLE DANS LE COEUR »

Angie LE GAC

Auto-Edition

3 mars 2018

222 pages

 

 

 

Présentation

 

Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine.



Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur.



Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.

Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena.

 

 

 

Mon avis

 

Je remercie Emma, La Voie de Calliopé, de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Une Coccinelle dans le cœur », roman d'Angie LE GAC et ainsi de découvrir la plume fluide et précise de cette auteure.

 

Dès les premières lignes, Angie LE GAC nous plonge dans une atmosphère angoissante, mettant en scène une femme sanglée sur un lit d'hôpital, qui souffre et pense qu'elle va bientôt mettre au monde son bébé qu'elle réclame ensuite à cor et à cri..

 

 

 

Je me suis sentie de suite happée par ce récit qui, sous forme de journal intime rédigé par l'héroïne, entre 2005 et 2014, conte le passé d'Eléna, une jolie jeune fille, courageuse et brillante exerçant le métier de mannequin.

 

Eléna aurait tout pour être heureuse mais la vie n'est pas si facile..... Nous découvrons ses combats contre la maladie et partageons ses joies, ses peines, ses espoirs, ses histoires d'amour et sa bataille pour devenir mère.

 

L'histoire est très belle, prenante et fort addictive. Les thèmes abordés par Angie LE GAC, sensibles et peu connus tels que la bipolarité et les troubles mentaux, sont des sujets qui dérangent et effraient..

 

J'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a touchée, émue, bouleversée, dont certains passages sont durs et tristes et j'avoue avoir eu, à plusieurs reprises, la larme à l’œil. Il faut dire que l'auteure a le don de transmettre, au fil de ses mots, une multitude d'émotions qui ne peuvent laisser le lecteur insensible.

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

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Bonsoir à tous. Je partage avec vous l'interview que j'ai réalisée ce soir LUNDI 18 JUIN sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

 

Interview auteur

Nathalie BRUNAL

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

- J'ai lu récemment « Un bouquet sans mariée » et « Vacances en terre inconnue » de notre amie Nathalie BRUNAL, qui a gentiment accepté de répondre à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Nathalie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon interrogatoire » ?

 

Nathalie : Bonsoir Joëlle, bonsoir à toutes et tous (s’il y a quelques messieurs;) ). Ravie d’être là ce soir, prête à échanger avec vous tous et à vous faire partager ma passion pour la lecture et l’écriture.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Nathalie : Je suis assistante maternelle, maman de deux grands enfants de 21 ans et 17 ans. Eh oui, le temps passe vite… Passionnée de pâtisserie et de chocolat, je résiste rarement à la dégustation d’un bon dessert. Je joue toute la journée avec les petits que je garde et adore leur raconter des histoires. Je dévore les livres depuis ma plus tendre enfance et je suis passée de l’autre côté du miroir tout à fait par hasard en juin 2017. Je ne me serais jamais cru capable d’écrire un livre et pourtant... Depuis, je vis une belle aventure remplie de jolies rencontres.

 

JM : - Depuis combien de temps écris-tu ?

 

Nathalie : Mon premier roman Une tragique fête des fraises a été écrit en mai 2017 et il est sur la plateforme Amazon depuis le 26 juin 2017. Après avoir participé à un concours l’année dernière où il fallait écrire un texte avec des mots imposés, j’ai trouvé que mes personnages étaient attachants et je n’arrivais pas à les quitter. Je me suis lancé le défi de les faire vivre dans une jolie aventure. En cachette de ma famille, j’ai écrit mon premier roman. Je leur ai fait la surprise quand celui-ci fut fini. J’ai étonné mon entourage et mes enfants, ce fut une grande joie pour moi et une jolie surprise pour eux. J’ai reçu l’aide et les précieux conseils de Sonia Dagotor. Je la suivais sur sa page Facebook et quand je l’ai contactée pour lui dire que j’avais écrit un roman, elle m’a dit de foncer. Elle m’a beaucoup aidée en faisant notamment de la pub pour Une tragique fête des fraises. Depuis la publication en juin 2017, je ne m’arrête plus. Les romans s’enchaînent et écrire me fait un bien fou.

 

 

JM : - Quels sont tes processus d'écriture de l'idée de base à la finalisation et en combien de temps écris-tu un roman ?

 

Nathalie : Je commence à écrire avec une idée de base puis le reste vient tout seul. Les personnages se dessinent et leurs caractères prennent forme sans que je cherche à les modeler. La fin prend vie au fur et à mesure des chapitres. Quand j’ai un roman en cours d’écriture, il m’accompagne partout. Il peut même m’empêcher de dormir m’obligeant à écrire la nuit. C’est lui le maître et il s’impose à mon esprit jusqu’à ce que le mot « fin » soit écrit. Ensuite, mes livres passent entre les mains d’amies proches qui me donnent leur avis et me rassurent. Je manque de confiance en moi et je suis encore la première étonnée d’avoir publié 4 romans en une année.

Une tragique fête des fraises a été écrit en une semaine et j’ai enchaîné avec l’écriture des deux autres tomes l’été dernier. Quand mes personnages m’obsèdent, l’écriture se fait rapidement. En quinze jours, il peut être écrit. Cela dépend des recherches à effectuer et des idées qui me viennent. Anna et Roger, je les ai un peu dans la peau et écrire leurs aventures coulent de source. C’est toujours agréable de leur donner vie et de leur faire vivre des péripéties. Le plus long reste la correction. Je suis perfectionniste et je relis à l’infini traquant la moindre faute ou mauvaise tournure de phrase.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ? (« Le défilé des glaces », « Une tragique fête des fraises », « Un bouquet sans mariée », « Vacances en terre inconnue » ?

 

Nathalie : Je suis quelqu’un d’optimiste dans la vie de tous les jours et je suis le clown de service toujours prêt à remonter le moral de ceux qui en ont besoin. Cela coulait donc de source que j’écrive des romans drôles, parfaits pour un agréable moment de détente loin de ses soucis. Je n’ai pas vraiment cherché à faire du feelgood, ça s’est imposé à moi dès l’écriture d’Une tragique fête des fraises et je ne regrette rien. Les lecteurs passent un bon moment, le sourire aux lèvres et cela me ravit. Mes personnages sont attachants et j’essaie de « coller » à la réalité pour que chacun puisse s’y retrouver.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Nathalie : J’ai plusieurs romans achevés dont deux tomes de la suite des aventures d’Anna et Roger. Un roman d’un autre genre est en cours d’écriture. C’est un nouveau défi pour moi puisque c’est un roman sentimental. J’ai aussi des idées pour un thriller. C’est le genre de prédilection de mon frère et comme il fait « l’effort » de lire les miens pour me donner son avis, je voudrais le remercier et le lui offrir en cadeau. Ce projet me tient à cœur. J’aime aussi le fait d’avoir plusieurs romans en cours d’écriture. Cela me permet de choisir en fonction de l’humeur du jour.

 

 

JM : - Comment fais-tu pour assurer la promotion de tes livres ? Penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

 

Nathalie : Il y a bien sûr les réseaux sociaux qui aident beaucoup. Les partages de publication entre auteurs y contribuent également. Les chroniques réalisées par des personnes géniales permettent aux lecteurs de se laisser tenter par de nouveaux auteurs. Et puis Amazon avec les offres éclair et les newsletters donnent un bon de coup de pouce. Quand on a la chance d’être dans le classement des meilleures ventes, on a aussi plus de visibilité et plus de chance d’être découvert par les lecteurs.

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Nathalie : L’édition numérique permet de tout gérer soi-même du début à la fin. On peut ainsi choisir son titre et sa couverture. Même si ce n’est pas toujours évident de tout faire surtout la première fois, cela permet de tenter sa chance dans le monde de l’écriture. Et puis sur Amazon, on peut à petit prix découvrir de nouveaux auteurs et faire de jolies découvertes. Sans Amazon, je n’aurais jamais pu partager mes écrits. C’est une opportunité à saisir, le tout c’est de se lancer et d’y croire.

 

 

JM : - A quel moment de la journée ou de la nuit écris-tu et pendant combien d'heures ?

 

Nathalie : J’écris surtout l’après-midi notamment pendant la sieste des petits que je garde. La nuit est propice aussi à l’écriture lors de mes nuits d’insomnie. Quand le sommeil ne veut pas venir et que les idées se frayent un chemin, il ne me reste qu’à prendre le bloc-notes et le stylo. Les idées de romans me viennent souvent quand tout est calme la nuit et que je suis seule avec moi-même. Je peux écrire plusieurs chapitres d’affilée sans me rendre compte du temps passe. Tout dépend de mon inspiration. Quand j’écris, je suis dans une bulle de bien-être. Plus rien ne compte et j’en ressors apaisée et détendue.

 

JM : - Je sais que tu es une « dévoreuse de livres » mais quel est ton genre de lecture préfèré ?

 

Nathalie : Je lis de tout depuis toute petite. J’ai commencé par Les malheurs de Sophie et enchaîné par le club des cinq. Par la suite, j’ai lu un peu tout ce qui me tombait sous la main avec une préférence pour Agatha Christie. Hercule Poirot est le seul personnage de roman a avoir eu sa nécrologie dans The New York Times et j’ai toujours été admirative de l’imagination d’Agatha Christie. J’ai adoré Autant en emporte le vent et mon dernier coup de cœur est pour les romans de Diana Gabaldon « Le chardon et le tartan ». J’aime voyager et découvrir de nouvelles contrées. Les romans de Sara Lark sont dépaysants et m’ont fait découvrir la Nouvelle-Zélande. Les romans de Jean-Pierre Charland m’ont passionnée. J’ai adoré découvrir l’histoire du Canada et suivre ses personnages sur plusieurs générations. En fait, j’aime qu’il y ait une part d’histoire et apprendre plein de choses tout en voyageant par les mots.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  et si non pourquoi ?

 

Nathalie : Pas de séances de dédicaces prévues pour moi. Tout cela est encore nouveau et je vis cette merveilleuse aventure au jour le jour. Je partage avec les lecteurs sur les réseaux sociaux et pour aller en dédicace, il me faudrait vaincre ma timidité et là, il y a du boulot...

 

JM : - Ecris-tu en musique et quelle est ta musique préférée ?

 

 

Nathalie : Je n’écris pas en musique mais le fond sonore de la télé ne me dérange pas et ne m’empêche pas de me concentrer. Pour rester dans le coup, j’écoute les musiques actuelles comme mes enfants avec une préférence pour Ed Sheeran.

 

JM : -Es-tu vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

 

Nathalie : Je suis chocolat à fond comme Anna, mon héroïne dans Une tragique fête des fraises et café.

 

 

JM : - As-tu quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Nathalie : J’aimerais ajouter que tu es une personne formidable, que tu gères avec Monique merveilleusement bien ce groupe et qu’on s’y sent comme dans une grande famille. J’espère avoir été à la hauteur de tes attentes en passant sur le grill.

 

 

JM : - Merci Nathalie pour ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Nathalie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

J'ajoute que j'ai prêté "Un bouquet sans mariée" à ma fille Florence, jeune mariée, et qu'elle a beaucoup aimé ce roman !

 

 

 

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Voici ma chronique concernant : "LE MARQUIS GUILLOTINE"

« LE MARQUIS GUILLOTINE »

Roger JUDENNE

Editions MARIVOLE

7 juin 2018

376 pages

Présentation

 

1794, l'époque révolutionnaire bat son plein et la guillotine fonctionne à tout va. A Paris, le marquis de Guéau vient d'être guillotiné. Le fils navigue sur les océans, à l’abri des vagues, tandis que sa femme, Madame de Bonvoust, se réfugie avec sa fille nouveau-née au domaine de Reverseaux, propriété du marquis, dans la région de Chartes. Elle part rapidement se réfugier en Angleterre, laissant sa fillette à une nourrice dans le plus grand secret.

 

Les petites gens continuent à vivre autour du château du marquis guillotiné comme si de rien n'était. La Révolution a fait peu de vagues, et leur travail permet de les faire vivre. Un régisseur honnête surveille tout ce petit monde, ce qui permet au domaine de Reverseaux de survivre aux spéculateurs qui achètent successivement le domaine sans jamais y mettre les pieds.

 

L'auteur

Roger JUDENNE a passé son enfance dans un village beauceron « du temps où les fermes correspondaient à ce que notre imagination appelle une ferme ». Il entretien un contact permanent avec les animaux et la nature. Cet ancien instituteur a fait du métier d'écrivain un loisir. Il a obtenu plusieurs prix littéraires et s'exprime dans la littérature jeunesse, la littérature régionale et le roman historique.

 

Mon avis

 

Je remercie MARIVOLE Editions et en particulier Céline de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le Marquis guillotiné », roman de Roger JUDENNE auteur que j'ai découvert récemment lors de la lecture de « Drôle de moisson », livre que j'ai beaucoup aimé.

 

Dans un registre différent, l'auteur nous transporte en 1794 à une époque où la guillotine ne chômait pas.. Ainsi le Marquis de Guéau, propriétaire du domaine de Reverseaux, près de Chartres, vient d'être guillotiné et tous les membres de sa famille tenus de fuir et de se cacher pour échapper aux révolutionnaires...

 

L'auteur nous conte avec moult détails fort intéressants la vie des employés, des fermiers, des ouvriers qui continuent de travailler au domaine, sans leur maître, sous l'autorité du régisseur. Les personnages sont très bien décrits et fort attachants, l'histoire est intéressante, bien documentée tant sur le plan historique que régional.

 

J'ai bien aimé ce roman historique agréable à lire et avec lequel j'ai passé un très bon moment. Bonne lecture !

 

 

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Bonjour à tous aujourd'hui jeudi je vous propose ma chronique concernant : "LE SOUVENIR QUE J'EN GARDE AU COEUR", ouvrage de Jean-François CARENCO, Grand serviteur de l'Etat dont j'ai eu l'honneur et la chance d'être l'assistante pendant plusieurs années...

« LE SOUVENIR QUE J'EN GARDE AU COEUR »

Jean-François CARENCO

Editions TALAIA

2018

119 pages

Présentation

 

Recueil de 200 textes et citations contre l'obscurantisme.

 

L'auteur

 

Jean-François CARENCO a la République au cœur ! Il a effectué une grande partie de sa carrière dans le corps préfectoral, notamment en Outre-Mer -Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Guadeloupe) puis comme préfet de Rhône-Alpes et préfet de Paris, préfet de Région Ile-de-France, après avoir été longtemps directeur de cabinet du ministre d'Etat Jean-Louis Borloo.

 

Il avait débuté à Montpellier auprès de Georges Frêche en qualité de directeur du District – l'ancêtre de la Métropole – et est resté lié à cette ville dans laquelle il a toujours sa résidence principale.

 

Très attaché à la diversité culturelle, il a, dans tous ses postes, promu une certaine idée de la culture et a pu ainsi rencontrer de très nombreux artistes et écrivains. C'est leur fréquentation qui l'a amené à rassembler ce qu'il a glané tout au long de ses lectures. Il s'intéresse de plus en plus aux affaires culturelles : il est administrateur de l'Opéra de Lyon, du « 104 » à Paris et des Ateliers Médicis à Clichy-Montfermeil. Dans sa jeunesse, il avait co-écrit un livre intitulé « L'espérance occitane ».

 

Mon avis

 

Je remercie Jean-François CARENCO de m'avoir donné l'opportunité de découvrir, en service de presse, son livre « Le souvenir que j'en garde au cœur ».

 

Cet ouvrage composé de douze chapitres aborde différents thèmes : la révolution, la fraternité, la Nation, la Résistance, les religions, la vie, le beau, l'amour, la culture, le rire etc...

 

Dans ce recueil, Jean-François CARENCO nous offre un florilège de textes, de citations, de poèmes contre l'obscurantisme d'hier et d'aujourd'hui. Il les présente tout simplement certes mais donne ainsi au lecteur l'envie de découvrir ou de retrouver de très beaux écrits touchants, émouvants qui ont marqué leur vie.

 

La passionnée des mots que je suis n'a pu qu'apprécier ceux de l'auteur, ce grand serviteur de l'Etat, ponctués d'une touche d'humour et emplis de tant d'humanisme... J'ai lu avec grand plaisir cet ouvrage qui m'a permis de laisser vagabonder mon imagination et avec lequel j'ai passé un excellent moment de lecture.

 

 

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Bonjour à tous aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : INSTANT

« INSTANT »

Ludi DELAUNE

Auto-Edité

28 juillet 2017

 

 

Présentation

 

La vie est faite d'instants imprévisibles qui nous marquent et laissent une trace à jamais. L'empreinte de ces moments va graver un nouveau chemin dans les quotidiens de Julia Duprey et de ses proches. Cette seconde deviendra éternelle, bouleversera leur destin et changera toutes les autres à venir. Plus rien ne sera comme avant CET INSTANT....

"Je ne savais pas ce que voulait dire tomber amoureuse, et avec lui je l'ai compris tout de suite. Une pluie de sentiments s'est abattue sur moi, un lien indescriptible s'est tissé. On aurait pu appeler ça un coup de foudre, pour moi c'était un coup d'âme. Un choc rapide, brutal, incontrôlable entre son âme et la mienne. "


 

L'auteure

 

Mariée et maman de jumelles, Ludivine Delaune est employée de bureau. 

Le déclic de l’écriture ? Le passage de la trentaine. Elle a toujours écrit et s’est rendue compte qu’elle passait son temps à se cacher sa passion par honte du regard des autres. Ses filles apportent un sens à sa vie mais elle a besoin de trouver qui elle est et d’oser devenir elle-même.

Elle a une page Facebook qui s’intitule "Et puis un jour". Ce soutien de plus de 8 000 personnes a été l’élément déclencheur pour oser la publication.

"Et puis un jour…", son premier roman, a été publié dans la collection Something New aux Éditions Something Else en 2016.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Ludivine DELAUNE de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Instant » et ainsi de découvrir sa plume fluide et douce.

 

La jolie couverture m'a de suite interpellée et je suis entrée avec plaisir dans l'histoire, découvrant le destin et les «instants » des huit protagonistes de ce livre dont les parcours sont liés et se croisent au cours de leur vie.

 

Tous les personnages sont attachants ; Jessica, Julie, Paul, Jade, Kevin, Annabelle, Rose et Marguerite. Il sont simples et bouleversants et tellement bien décrits par l'auteure que l'on a l'impression de les connaître.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables lors de la lecture de ce roman faisant passer le lecteur du rire aux larmes et l'on réalise qu'il faut vraiment profiter de tous les « instants » de la vie.....

 

J'ai ADORE ce très beau livre, tendre et émouvant, que j'ai lu pratiquement d'une traite et avec lequel j'ai passé un excellent moment de lecture.

 

Je lirai assurément d'autres romans de Ludivine DELAUNE.

 

 

 

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