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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Lydie LEFEVRE, auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR Lydie LEFEVRE

Vendredi 8 février 2019 à 18 h

JM : - Bonsoir à tous,

 

J'ai lu récemment «Un Clic de trop » et « What Else ? » de notre amie Lydie LEFEVRE Auteur qui a gentiment accepté de répondre, ce soir, à mes questions.

 

JM : - Bonsoir Lydie

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Lydie : Bonsoir Joëlle. Tout dépend de la cuisson et à quelle sauce je vais être mangée ! :-)

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

Lydie : Je suis auteure auto-éditée depuis cinq ans. Mon tout premier livre a vu le jour suite à un petit souci de santé. Puis, c’est devenu une addiction. Impossible de ne pas écrire.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

Lydie : J’écris avant tout pour mon plaisir parce que ça me fait du bien et j’adore ça. L’écriture est une soupape pour moi, elle me permet de m’évader, de me lâcher à travers mes personnages.

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes livres et en particulier de ton « dernier né » « Wath'Else ? » ?

Lydie : Les premiers ouvrages sont plus ou moins autobiographiques, témoins de moments clés de ma vie : 13 jours dans la vie d’Elisa, Mon père m’a blessé... mon beau-père m’a tué... Cette phase passée, je me suis lancée dans la romance contemporaine : feelgood et chicklit. Je pense avoir trouvé ma plume dans ce genre littéraire et je suis aux anges lorsque mes lecteurs me délivrent leur ressenti comme étant une auteure leur apportant une bouffée d’oxygène à travers ces romans.

 

JM : - Le genre d'un grand nombre de tes ouvrages est « feel good », à l'exception, me semble-t-il de « Un Clic de trop ». Pour quelle raison choisis-tu d'écrire dans ce registre ?

Lydie : Exception oui. Je tenais (et je tiens toujours !) à lever le voile sur un sujet tabou qui touchent des milliers, des millions de gens, et dont on ne parle pas assez : l’addiction aux jeux. Une histoire pour informer et prévenir de ce danger.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

Lydie : Malheureusement, mon esprit fourmille d’idées. Je dis malheureusement car je manque de temps pour mener à bien ces projets qui me tiennent à coeur. Je ne suis pas écrivaine à temps complet, je suis secrétaire médicale. Ce qui limite mes périodes d’écriture. Si tout se passe bien, je devrais publier courant mars mon nouveau roman feelgood dont le titre est encore secret. Juste un indice : la différence d’âge dans un couple. Un autre projet en arrière plan, un roman d’amour.

 

JM : - Quels sont tes processus d'écriture de l'idée de base à la finalisation et en combien de temps écris-tu un roman ?

Lydie : Je n’ai aucun plan. Je suis incapable de prendre une feuille, décrire mes personnages, découper les chapitres... J’écris uniquement sur clavier, au grè de mes humeurs et du temps imparti. J’ai la trame du début à la fin en mémoire, mais il m’arrive souvent de prendre une autre direction en cours d’écriture et de me surprendre sur la chute du roman. J’écris assez vite. En moyenne deux ou trois mois, si mademoiselle Inspiration ne fait pas des siennes. Vous ne le savez peut-être pas, mais celle-ci nous donne du fil à retordre à nous auteurs.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement ?

Lydie : Je serais présente à Romilly (27) au mois d’avril et à Vire (14) au mois de juin. En simple visiteuse au salon du livre de Paris au mois de mars. Pour le second semestre, je serais au salon de Mons au mois de novembre.

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

Lydie : J’ai la chance d’avoir depuis le début une amie qui me suit, me lit, me corrige. Je l’appelle ma coach. Toujours là quand j’ai besoin, quand j’ai un petit coup de mou. Pareil pour mes bétas, elles sont fidèles et je trouve que c’est vraiment important.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

Lydie : J’ai opté pour Amazon. C’est simple, rapide. Bref, idéal pour les pros comme moi ! lol !

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

Lydie : Je pense qu’elle simplifie l’accès à la lecture grâce à tous les supports sur lesquels nous pouvons lire et quel que soit l’endroit où nous sommes. MAIS, elle ne remplacera jamais un bon livre papier sur sa table de chevet.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

Lydie : Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité. Antoine de Saint Exupéry

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

Lydie : Me promener, lire, faire la sardine au soleil, jardiner. Rien de très sportif !

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

Lydie : Je suis fan de Phil Collins et de Prince. Pour écrire j’ai besoin de silence.

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

Lydie : Quitter mon job et vivre de ma passion.

 

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre ?

Lydie : Je lis occasionnellement. Souvent des auteurs auto-indépendants. Mes écrivains préférés sont Emile Zola et Stephen King. Deux genres totalement opposés, mais j’adore !

 

JM : - Si tu étais : une couleur, une odeur, un animal, un fruit ?

Lydie : Si j’étais une couleur... le bleu.

Si j’étais une odeur... le café. Si j’étais un animal... le chat. Et si j’étais un fruit... la pomme.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

Lydie : Un grand merci pour cette interview.

 

JM : - Merci Lydie pour cet agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Lydie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

Page auteur Amazon : https://www.amazon.fr/-/e/B00CSXU8L8

Page auteur Facebook : https://www.facebook.com/lefevrelydie/

 

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Bonsoir à tous voici l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe FB ; lecteurs-auteurs : la passion des mots avec Marie MEYER

INTERVIEW AUTEUR

Marie MEYER

lundi 2 juillet à 18 h

direct

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu récemment «Au bout de mes rêves » de notre amie Marie MEYER, qui a gentiment accepté de répondre ce soir à mes questions.

 

 

 

JM : - Bonsoir Marie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon interrogatoire » ?

 

Marie : Bonsoir Joelle, bonsoir à tous. ;) Je suis prête, ça va bien ! Allons-y !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie : J'ai 40 ans, je suis mariée et j'ai deux enfants. J'habite à la campagne, au fin fond de la Champagne-Ardenne. Pardon, dans la Région Grand-Est ! ;)

 

 

 

JM : - Depuis combien de temps écris-tu ?

 

 

Marie : J'ai commencé à écrire des bribes par-ci, par-là il y a plusieurs années, rien de bien sérieux. Mais je m'y suis réellement mise avec un projet construit, il y a deux ans maintenant.

 

 

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Marie : Pour moi c'est un moyen de se vider la tête, d'évacuer ce qui m'encombre, de me changer les idées en plongeant dans un monde que je crée moi-même.

 

 

 

JM : - Comment écris-tu tes romans (carnets, cahiers ou directement sur l'ordinateur?)

 

 

Marie : Je commence systématiquement par des notes prises sur un cahier, mais elles sont dans un fouillis pas possible ! Il m'arrive même assez souvent de griffonner sur n'importe quelle feuille volante qui peut me tomber sous la main quand une idée subite pointe le bout de son nez ! Après, quand j'entame l'écriture approfondie sur PC, je reprends mes idées de bases et je les étaye. Parfois, je change complètement de direction et elles deviennent caduques.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ? (« Au bout de mes rêves », « Don't love (me) »

 

 

Marie : Au bout de mes Rêves est un Roman qui vise un large public, car les personnages sont assez mûrs comparés aux romances qui sortent habituellement (39 et 35 ans). Il a beau être catégorisé Feel-Good, il reste néanmoins une romance sous fond dramatique. Il comporte également des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de certains s'attendant à un Feel-Good classique. Cependant, j'ai voulu recréer une histoire réelle, et ce dans tous les domaines, scènes intimes incluses. Le thème abordé est un sujet de société actuel, trop souvent laissé dans l'ombre...

 

Avec Don't Love (Me) je suis partie dans un univers rythmé, jeune, décalé par moments, avec (comme j'aime le faire) pour fil conducteur un sujet qui touche beaucoup de personnes. On peut facilement croire que l'on retombe dans le cliché bar/groupe de rock, mais ça va beaucoup plus loin que ça .

 

Je peux juste ajouter que comme je suis une grande romantique, ça se ressent dans mes écrits, et si vous vous attendez à énormément de rebondissements, à des situations rocambolesques et des « je t'aime, je te quitte » à profusion, vous n'en trouverez pas chez moi.

 

 

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marie : J'ai 7 projets qui sont plus ou moins avancés.

 

Le plus travaillé est le Spin Off de « Don’t Love (Me) ». Il s’agit d’une histoire totalement différente de la première. On se retrouve plongé dans un univers complètement opposé et j’y aborde encore et toujours des thèmes d’actualité. On retrouvera bien-sûr les personnages de la saison 1 car c'est avant tout une suite.

J’en ai un autre qui est plus une comédie romantique dans un univers bien français (la montagne, ça vous gagne), avec des personnages attachants et surprenants.

 

J’ai également un autre projet qui nous fait revenir à nouveau en France, mais qui nous fera nous évader vers l’Inde… ;)

 

Les autres n'ont que quelques chapitres d'écrits, voire parfois seulement le prologue.

 

 

JM : - Comment fais-tu pour assurer la promotion de tes livres ? Penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

 

Marie : C'est la partie (avec celles des multiples relectures et corrections) la plus épuisante de la chose. Je suis quelqu'un qui adore parler, converser, du coup j'adore participer sur différents groupes quand le sujet ou l'envie m'en prend. Ce, déjà avant d'être publiée.

 

Donc je fais beaucoup de montages avec mes livres, extraits, photos de personnages qui pour moi représentent les miens, et je les partage sur différents groupes de lecture. Je publie aussi sur ma page ainsi que sur mon profil. Sans oublier Instagram.

 

Sans les réseaux sociaux, les blogs et les chroniques, il serait difficile de se faire une place, il faut être réaliste. La vague « romance » a pris une telle ampleur que seuls, on ne peut pas vraiment se faire de publicité. Alors merci Joelle, merci aussi à celles et ceux qui prennent beaucoup de leur temps pour nous aider et nous faire connaître. :)

 

 

 

 

JM : - A quel moment de la journée ou de la nuit écris-tu et pendant combien d'heures ?

 

Marie : Je n'ai aucun horaire précis. J'ai juste besoin de solitude et de calme.

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  et si non pourquoi ?

 

 

Marie : Pour le moment rien n'est prévu. Et franchement, je dois avouer que je ne sais pas si je suis prête pour ça. J'aime bien mon cocon donc on va attendre un peu !

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marie : La lecture, mais c'est assez logique je crois.

A part ça, j'adore le dessin et la peinture, que j’ai commencé au lycée, mais aussi la photographie, le chant et la musique en général (mon grand regret est de ne pas savoir jouer d’un instrument).

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel livre emporterais-tu ?

 

 

Marie : D'abord, je ne partirais pas sur une île déserte, je suis trop censée pour ça, et la chaleur et moi ne sommes pas très bonnes amies. Mais si je dois vraiment y aller, eh bien, j'emporterais Palomino de Danielle Steel. C'est une histoire dont je ne me lasserais jamais je crois.

 

 

JM : -Quel est ton animal préféré ? Ta couleur ?

 

 

Marie: Je suis un grande fan des chiens. Ma couleur c'est le noir, mais pour ceux qui pensent que ça n'en est pas une, je dirai le violet.

 

 

JM : - As-tu quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Marie : J'ai besoin de vacances ? Oui, j'ai besoin de vacances ! 

 

JM : - Merci Marie pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

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Bonsoir voici l'interview que j'ai réalisée ce soir avec un auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Chérif ZANANIRI

Lundi 19 novembre à 18 h

direct

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu en 2017 « Mado, retour de l'enfer » et « L'étrange village de Monsieur Labiche » puis récemment «L'Arménie, un passé sans sépulture », « Gayané l'Arménienne – Pellerins de la vie », « Maman, je t'aime.. » enfin dernièrement « La Seconde chance de Lili » de notre ami Chérif ZANANIRI , qui a gentiment accepté de répondre ce soir à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Chérif

 

  • Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à répondre à mon « petit interrogatoire » ?

 

Chérif : absolument, résolument prêt. Avec plaisir. Lorsqu’on se procure un livre, on n’achète pas du papier ou des octets, pas des pages à lire, mais un « auteur ». Alors, se faire connaître est une bonne chose.

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Chérif : Là, c’est embarrassant. Pas simple de savoir qui on est, comment on est et surtout de quoi demain sera fait.

Pour être simple : je suis un physicien qui a, aussitôt qu’il a pu, tourner casaque et passer du statut de scientifique respecté à celui de « littéraire » avec des guillemets tant il faut être modeste.

Là, je peux vous raconter le pourquoi et le comment du passage, de la classe de terminale jusqu’à hier, sachant que j’ai le bac en 1967 !!!

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos livres ?

 

Chérif : mes livres. Quelle histoire ! Le dernier sorti est la 70ième publication … je n’ai pas dit roman. … il y a des essais, des livres manuels universitaires, des livres de vulgarisation, d’histoire des sciences, de biographie … et également une vingtaine de romans

Ainsi en 2018 : plusieurs sorties… je vous fais la liste, mais on peut passer plus vite.

Un livre essai sur les paradoxes, Ellipses Editions (Ed universitaire)

Pisseur au vent chez de Borée

Les deux romans sur l’Arménie

La seconde chance de Lili, de Borée

Et je mets la dernière main à « Maman, je t’aime »

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en parler ?

 

Chérif : Bien entendu, je peux développer ces points, mais j’ai peur d’être lassant. A vous de voir, si ça vaut le coup.

 

JM : - Comment trouvez-vous l'inspiration pour imaginer les protagonistes de vos romans ?

 

Chérif : c’est la partie la plus simple. Je vous développe deux exemples ; celui de Léocadie marraine de guerre et celui d’un autre livre, non encore sorti, disons qu’il est dans l’atelier et qui pourra s’intituler : la maison aux bruits étouffés et qui sera un roman d’un nouveau genre pour moi : romantique et fantaisie.

 

JM : Quand écrivez-vous, le jour, la nuit et pendant combien d'heures ?

 

Chérif : dans ma phase d’écriture, beaucoup d’heures par jour ; disons 5 ou 6 et je commence tôt le matin, lorsque tout dort dans la maison. Je profite alors et je discute, me bagarre avec mes propres personnages, tentant de les convaincre de suivre ma volonté. Dieu que c’est parfois difficile ! Je me laisse faire et le roman prend alors d’autres chemins…

 

JM : - A qui confiez-vous vos manuscrits en première lecture (membre de votre famille, béta lecteur) ?

 

Chérif : toujours la même équipe de gens proches et en particulier ma filleule qui est forte en psy et capable de déceler des comportements inappropriés ou des incohérences psychologiques. Puis d’autres encore pour gommer d’autres bêtises car il y en toujours plein. De plus, la phase de correction et d’autocorrection est illusoire puisqu’un auteur ne lit pas ce qui est écrit, mais ce qu’il a bien voulu dire… en fait, ma propre lecture est une véritable passoire !

 

JM : - Comment faites-vous pour assurer la promotion de vos livres ? Pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Chérif : je fais comme tout le monde. Je compte sur mon éditeur et son carnet d’adresse pour passer dans la presse, la radio ou la TV locale. Mais également les blogs qui ont un très fort impact. Pas nécessairement sur le même public. Il faut donc avoir plusieurs fers au feu et je suis donc, fortement actif sur FB.

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Chérif : je dois en avoir près de deux par semaine (près de 75 par an). Je suis donc pris quasiment tous les week end. Cette semaine du 20/10, le salon d’Orléans. Le 24/11 la Fnac d’Orléans, dimanche 25/11, salon du livre à la Queue en brie près Paris, la semaine qui suit je serai à Chartres, etc.

 

JM : - Que représente pour vous l'écriture ?

 

Chérif : je ne sais pas. J’imagine sans mal ce que pourrait représenter son absence : le vide.

Après une vie très active, l’écriture m’a donné une deuxième jeunesse puisque je suis reparti dans un deuxième métier avec toutes les phases : apprentissage, erreurs, acquis d’expériences, quelques succès, amitiés,…

 

JM : - Aimez-vous lire et quel genre de lecture ?

 

Chérif : je suis un très très mauvais lecteur. Autant j’étais un lecteur facile avant d’écrire, autant je ne lis que mes romans de jeunesse : Maupassant, Giono, Balzac… du classique.

J’ajoute que je ne lis pas l’intégralité d’un texte. Je peux développer la raison.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Chérif : je ne sais pas ce qu’est une passion. Je ne sais pas si l’écriture est une passion. je sais juste que je ne peux pas m’en passer.

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui désirent devenir écrivains ?

 

Chérif : d’abord écrire pour se faire plaisir. On écrit pour soi. L’écriture pour les autres est une toute autre démarche. Là, au de se câliner, il faut prendre garde d’être à la hauteur de ce qu’on propose au lecteur. Il faut être d’une folle exigence pour le satisfaire.

 

 

JM : - Avez-vous des animaux domestiques ?

 

Chérif : non, juste enfants et petits-enfants, ce qui me suffit. Pourtant, nous habitons une ferme et je dispose de beaucoup de place. Mais comme j’aime voyager et que je suis souvent ici ou là, il n’y a aucune raison de laisser des animaux seuls dont il faut s’occuper.

 

JM : - Etes-vous thé ou café ? Chocolat ou vanille ? Fruit ou pâtisserie ?

 

Chérif : thé au lever, puis café le reste de la journée et je suis à la fois fruit et pâtisserie, quoique ces dernières sont à réduire si je veux réduire mon tour de taille.

 

JM : - Aves-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Chérif : aujourd’hui … rien.

 

 

 

 

JM : - Merci Chérif pour cet agréable moment passé en votre compagnie, votre disponibilité et votre gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Chérif qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Antoon JB VAN DYCK auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

JB VAN DYCK

Vendredi 29 mars 2019 à 18 h (heure Française)

(12 h chez JB)

(en différé – JB répondra plus tard)

 

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

- J'ai lu récemment «Blouse blanche et 6 nouvelles d'anticipation » de notre ami Jean-Baptiste VAN DYCK qui a gentiment accepté de répondre, récemment à mes questions.

 

    • Je partage donc avec vous cet entretien, à l'issue duquel, Jean-Baptiste répondra à vos questions plus tard, étant retenu par ses obligations professionnelles.

    •  

 

JM : - Bonsoir JB ou plutôt bonjour !!

 

- Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur le grill » ?

 

 

JB : Je vais super bien, oui un vrai plaisir de passer à l’interrogatoire ! (sourire)

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

JB : Oui avec plaisir ! J’ai 32 ans, bientôt 33 ! Je suis infirmier en santé mentale de formation. Je vis à l’étranger depuis près de 5 ans (3 ans à Pékin où j’ai travaillé comme professeur de français et bientôt deux ans à Montréal, dans la santé). Je suis également musicien, pianiste et chanteur. J’ai joué dans un groupe électro-pop et écumé les scènes de la région Bourgogne Franche-Comté pendant près de 6 ans. Et bien sûr j’écris depuis l’adolescence, des poèmes et des nouvelles…

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

JB : Je définis ma relation à l’écriture comme un défouloir ludique mais utile ; cherchant par les dialogues et l’humour, à ouvrir des petites brèches réflexives au sujet de l’avenir de nos sociétés et de notre relation aux technologies. Je ressens toujours le besoin, très présent et vif, de créer, de chasser les idées sur le papier. L’écriture s’est installée de manière progressive et naturelle dans ma vie. Il n’y a jamais eu de calcul ou de déclic précis. Ecrire est depuis de nombreuses années une activité essentielle et addictive qui m’occupe l’esprit, mais sans chercher à psychanalyser la chose, me permet d’évacuer la noirceur de l’esprit et d’entretenir un certain épanouissement !

  

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton recueil de nouvelles ?

 

JB :  Blouse blanche » mon premier ouvrage, est un recueil de six nouvelles qui surfe selon moi entre plusieurs genres : thriller noir, science fiction et anticipation.

Les sujets abordés en toile de fond sont la santé, l’écologie, la science, la mort… L’objectif en de mettre en avant la science, ses exploits, ses excès et le fameux uniforme immaculé… J’ai choisi de traiter des thématiques sociétales d’actualité et de demain pour susciter des émotions contrastées et éveiller des petites réflexions chez le lecteur.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

JB : En effet, j’ai plusieurs projets en cours, je travaille parallèlement à l’écriture d’un recueil de chroniques poétiques inspirées des mes voyages en Asie entre 2014 et 2017… Plusieurs textes ont d’ailleurs recueilli des avis encourageants sur le site short édition…. Je travaille à l’écriture d’un deuxième recueil de nouvelles dans la lignée de « Blouse Blanche » anticipation réaliste et puis je finalise la relecture d’un premier roman d’aventures jeunesse que j’espère terminer et soumettre bientôt à des éditeurs...

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

JB : J’écris sur l’ordinateur principalement, et je stocke pas mal de notes sur mon cellulaire. Les idées peuvent venir à n’importe quel moment, alors j’écris toutes pistes éventuelles pour éviter la frustration d’oublier quoi que soit !

 

JM : - Comment fais-tu pour assurer la promotion de tes livres ? Penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

JB : L’éditeur fait la communication de son côté et moi j’utilise principalement Facebook et ma page auteur pour diffuser mon actualité. Oui les réseaux sociaux sont un outil indispensables pour contribuer à l’exposition de son travail…

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  en France ?

  

JB :  Pas encore, car je vis pour l’instant à Montréal, j’espère pouvoir commencer fin 2019 à mon retour en France !

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

JB : Je travaille pour l’instant en famille, ma compagne, mon père, ma soeur, mais je recherche à agrandir ma « king’s guard » des volontaires ?!

 

 JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier ton livre ?

 

JB : J’ai recherché sur internet toutes les maisons d’édition qui publient des recueil de nouvelles. J’ai envoyé mes textes à une trentaine d’éditeurs, j’ai eu plusieurs retours positifs encourageants ( et beaucoup de non bien sûr) et puis j’ai eu la proposition de NDB éditions de rejoindre son équipe pour un projet stimulant et valorisant !

 

JM : - Quel est ton film culte, ta musique préférée ? Ecris-tu en musique ?

 

JB : Mon film culte « Orange mécanique » de S Kubrick, ma musique préférée « Paranoid Android » de Radiohead. J’écris systématiquement en écoutant de la musique, j’écoute essentiellement de la musique électronique ambiante (très fonctionnelle et stimulant en dose d’ondes Alpha), en ce moment c’est ma période Tangerine Dream !

 

JM : Lis-tu , si oui quel genre ?

 

JB : Oui mais beaucoup moins lorsque j’écris, je n’arrive pas à me concentrer ! J’ai une lecture trop analytique en période de création. Mes dernières lectures : « Racontars articles de Jorn Riels » « Les monades urbaines de Silverberg » et « L’oiseau d’Amérique de Walter Tevis » J’adore lire des nouvelles, et en ce moment mon objectif est de lire tous les grands auteurs de dystopie…

 

 JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

JB : La musique, je n’ai pas abandonné mon projet de composition de musique de films et je travaille mon jeu à la guitare en ce moment !

 

 JM : - Si tu étais : un fruit, une couleur, un dessert, un animal ?

 

JB : Citron vert, Violet, Mousse au chocolat, Un panda.

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux souhaiterais-tu emporter ?

 

JB : Un silex et un bout de métal ! Le feu c’est la vie, la chaleur, la lumière, le foyer, l’espoir !

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

JB : J’invite les lectrices et les lecteurs à tenter un pari de lecture en découvrant « Blouse Blanche » j’espère vous surprendre et vous embarquer dans mon univers !

 

Je te remercie infiniment Joelle pour ce charmant moment virtuel en ta compagnie !

 

 

JM : - Merci Antoon JB pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à JB qui se fera un plaisir de vous répondre un peu plus tard. Merci pour votre compréhension mais il est retenu, ce soir, par ses obligations professionnelles.

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui lundi voici ma chronique concernant : "L'AMOUR, LA MER, LE FER ET LE SANG"

« L'AMOUR, LA MER, LE FER ET LE SANG »

Aurélie DEPRAZ

Auto-Edition

29 septembre 2018

194 pages

 

Présentation

 

Côtes danoises, hiver 865


Sven aime la mer. Il aime les raids, il aime les femmes, il aime son peuple et l’aventure mais... depuis peu, il se prend à rêver de semailles et de moissons, de terres et de cultures et, pourquoi pas, d'une femme, d’un foyer, d’une famille.


Une grande expédition est prévue au printemps. Les rives anglo-saxonnes. Cela tombe bien ! Il paraît que leurs femmes sont belles et leurs terres fertiles. C’est décidé : il en sera. Une épouse, une ferme, un commerce florissant vers le Jutland, et à lui le bonheur d’une vie nouvelle !


Mais quand on n’est rien d’autre, aux yeux de la femme de ses rêves, qu’un païen, un barbare, un envahisseur aux mœurs cruelles... quand on est l’amant d’une femme jalouse et le sujet d’un roi cupide... l’entreprise s’annonce difficile !


L'histoire d'un amour improbable au temps des grandes invasions vikings.

 

L'auteure

 

Férue tant d'Histoire et de littérature que de langues et de sciences humaines (anthropologie, psychologie, sociologie, philosophie...), Aurélie écrit depuis presque aussi longtemps qu'elle sait tenir un stylo : poèmes, correspondances, journaux intimes, carnets de voyage, contes, synthèses, ébauches de romans tout d'abord... puis, enfin, ses 3 premières romances historiques à l'âge de 30 ans. Elle en a écrit d'autres depuis et prépare de nombreux autres scénarios, mais... dans l'auto-édition, la publication prend aussi du temps !

Passionnée de voyages et de contrées reculées, elle aime ancrer ses intrigues dans les cadres idylliques de ses pays de cœur (l'Ecosse, l'Angleterre, l'Irlande, les pays scandinaves... sans oublier son propre pays, la France) et les époques qui l'ont toujours fascinée (le Moyen-âge, la Deuxième Guerre Mondiale, l'époque victorienne...). 

Son genre de prédilection est la romance historique à l’anglo-saxonne, mais elle a également de très nombreux autres projets en tête (une trentaine en tout, de la chick-lit au roman de littérature générale et des romans historiques aux ouvrages sur l'éco-citoyenneté ou l'Histoire du vin en bordelais).

Touche-à-tout et curieuse, elle conjugue, entre deux romans, différentes activités professionnelles afférentes à l’œnotourisme, à l’enseignement privé de matières littéraires et à la préparation d’élèves au baccalauréat. Aussi enthousiaste que prolifique, elle partage sur son blog des articles sur le genre de la romance, la place de l’amour et de l'érotisme dans la littérature, l'Histoire et les grands mouvements littéraires, les plus importants courants amoureux, l'évolution du genre romanesque et tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'univers de ses romans, à son parcours dans l'édition et à ses projets d'écriture.

Pour suivre ses publications, ses articles et ses partages en tous genres, retrouvez-la sur:
- facebook : @aurelie.depraz.auteur
- instagram : @aurelie.depraz.auteur
- son blog : aureliedepraz.com
- twitter : https://twitter.com/AurelieDepraz

 

Mon avis

 

Je remercie Aurélie DEPRAZ pour l'envoi, en service de presse, de son roman « L'Amour, la mer, le fer et le sang ». J'ai découvert la plume fluide et majestueuse de cette auteure lors de la lecture de « Pour l'amour d'une Sasunnach » et « Indomptable Aquitaine », romans que j'ai beaucoup aimés.

 

Comme tous les ouvrages de cette auteure, la couverture est vraiment très jolie et incite à le découvrir.

 

Aurélie DEPRAZ nous entraîne donc en l'an 865 sur les mers du Nord où nous faisons connaissance avec les Vikings. Nous découvrons la rencontre entre Sven le ténébreux aux yeux azur, coureur de jupons et Aalissia, jeune Anglaise de 18 ans lors du massacre du village de la jeune fille par les Vikings..

Aalissia est orpheline, élève ses jeunes frères et cultive, tant bien que mal, la terre familiale.

 

Avec son don de conteuse et son imagination débordante, l’auteure décrit à merveille les paysages, la culture, les us et coutumes des Vikings, ces grands guerriers redoutables, la férocité de certains et l'humanité d'autres. Elle analyse finement les sentiments et les désirs des protagonistes de son roman. Les images défilent ainsi sous nos yeux comme un film : un vrai régal pour le lecteur.

 

Le titre « L'amour, la mer, le fer et le sang » porte bien son nom... Les multiples rebondissements m'ont tenue en haleine jusqu'à la fin et j'avoue avec eu du mal à refermer ce livre que j'ai lu pratiquement d'une traite tant il me passionnait !

 

J'ai ADORE cette romance historique très intéressante, ponctuée d'une jolie touche érotique, extrêmement bien écrite et documentée, qui mêle l'Histoire à celle de deux êtres que tout oppose, se déroulant à une époque très tourmentée.

 

J'avoue être devenue fan de cette auteure dont je lirai assurément les prochains romans !

 

Excellent moment de lecture.

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Rémy JEDYNAK sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Rémy JEDYNAK

Lundi 6 MAI 2019 à 18 h

différé

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu récemment « La Forêt des ombres » de notre ami Rémy JEDYNAK que j'ai interviewé et je partage donc avec vous, ce soir, cet entretien.

 

 

JM : - Bonsoir Rémy

 

  • Comment allez-vous ? Êtes-vous prêts à « passer sur le gril » ?

 

Rémy : Oui bien sûr, j’espère bien que vous n’allez pas me dévorer tout cru.

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Rémy : Né à Saint-Etienne dans la Loire, j’ai fait mes études au Lycée du Portail Rouge de cette ville puis à la faculté de droit de Lyon avant de m’installer à Paris pendant 30 ans comme fonctionnaire puis à Lille, Grenoble, Nîmes et Valence au gré de mes mutations et de mes promotions. Je suis désormais Drômois à part entière depuis 20 ans et heureux de l’être. Quelques points d’ancrage qui sont autant de repères pour faire connaissance, parce que ce sont les expériences vécues qui illustrent et façonnent les personnalités.

Travail dans les entreprises pendant les vacances scolaires, premiers contacts avec la vie active et la solidarité salariale.

Expériences d’éducateur auprès d’enfants handicapés ou en rupture de société.

Surveillant d’internat.

Service militaire dans les Ardennes, une expérience riche en relations humaines, un melting-pot de classes, de races, de milieux sociaux où j’ai même pu jouer à l’instituteur au lendemain de la guerre d’Algérie.

Je me suis essayé à la comédie, ce que j’ai adoré, et bien plus modestement au piano où j’ai fait le désespoir de mes professeurs.

Toutes ces traces du passé ont construit mon avenir.

Bien qu’à la retraite, je continue à effectuer quelques vacations en qualité de magistrat avec une ou deux audiences par semaine, ce qui me permet de consacrer davantage de temps à l’écriture.

 

 

 

JM : - Que représente pour vous l'écriture ?

 

Rémy : Un moyen de gagner beaucoup d’argent.

Non, là je plaisante.

Mon rapport à l’écriture est né de la lecture. Il faut se replacer à une époque sans ordinateur, sans internet, sans tablette.

J’avais une sœur de quatre ans mon ainée et je dévorais les bouquins qu’elle achetait et qui s’adressait à un lectorat plus âgé que moi avec les grands auteurs de l’époque : Sartre, Gide, Camus, Steinbeck, Remarque, Hemingway…La liste serait trop longue mais on y trouverait peu d’auteurs de roman policier ou de science-fiction à part peut-être Huxley ou Bradbury.

Par ce biais, j’ai découvert le bonheur d’écrire dès ma scolarité et je crois qu’il ne m’a plus jamais quitté. Ce qui était pour les autres un pensum devint pour moi un plaisir, celui des mots choisis, des phrases expressives, de la transmission de idées, de la communication et de l’évasion.

C’est l’écriture en fait qui s’est imposée à moi. Elle m’a conduit de la poésie, à la rédaction d’articles de presse et de nouvelles et à l’élaboration d’un magazine professionnel dont j’étais le rédacteur en chef.

J’évoque souvent, pour le fun, une anecdote authentique qui répond mieux que je ne saurais le faire. J’étais, je crois, en quatrième.

Mon prof de français :

  • Rémy : 0

  • Rémy : Pourquoi zéro ?

  • Le Prof : faudrait voir à pas me prendre pour un imbécile !c’est copier dans un bouquin chez un vrai écrivain. Cela s’appelle du plagiat. Un gamin de 14 ans ne peut pas écrire aussi bien que ça.

  • Rémy : Mais Monsieur, je vous jure que c’est moi qui l’ai écrit tout seul, je l’ai pas pompé.

  • Le Prof : à d’autres, si en plus tu mens tu aggraves ton cas.

  • Mais Monsieur je suis toujours dans les trois premiers en dissertation !

  • Le Prof : C’est pas une raison pour plagier.

  • Mais Monsieur, chez quel écrivain je l’aurai copié mon texte ?

  • Le Prof : ça n’a pas d’importance mais ça ne peut pas être de toi. On en reste là 0 pointé.

Il faut quand même que je dise que j’ai eu ma bulle mais que, quelque part, j’étais super fier qu’un prof ait pu me comparer à un écrivain, un vrai de vrai. Trop beau !

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos ouvrages et en particulier de votre dernier roman « La Forêt des ombres » ?

 

Rémy : Je vais commencer par ‘Purgare’, une pièce en deux actes, parce qu’elle a une origine bien particulière. On me demande souvent si les affaires jugées par le magistrat influencent l’écrivain. Soyons clair, les dossiers que j’ai traités n’ont jamais inspiré mes romans. Je n’irai pas cependant jusqu’à dire que mon expérience et mon vécu n’ont jamais influencé mes écrits. C’est notamment le cas pour Purgare, une pièce de théâtre qui traite de la maltraitance des enfants et qui est née de mon exaspération devant le trop grand nombre de dossiers de ce type dont j’ai eu à connaître, affaires graves, pleines de souffrances et de détresse, qui plus est chez des enfants parfois très jeunes, fragiles et sans défense. Un traumatisme aux lourdes conséquences physiques et psychologiques, qui ne disparaît jamais et impacte à vie le quotidien.

Un livre n’est pas seulement une lecture. Il peut être aussi un appel au secours destiné à sensibiliser les gens sur la gravité et la fréquence d’un drame et les saloperies de la vie. C’est enfin une incitation forte pour les victimes à ne pas culpabiliser comme c’est trop souvent le cas.

Pourquoi une pièce de théâtre alors qu’elle est moins attractive qu’un roman pour un lecteur ? Parce qu’un personnage irrigue sa souffrance, partage visuellement son désespoir, crie sa douleur. Peut-être aussi que mes quelques années sur scène m’ont donné le goût de ce choix. Sans doute enfin parce qu’elle m’a permis de mettre en scène un procès avec les tics et les artifices de chacun, avocats, procureur, magistrats. Ma principale difficulté a été de traiter un sujet aussi grave avec, parfois, une apparence de légèreté et même un certain humour dans les dialogues pour que le spectateur ne sombre pas dans le pessimisme le plus noir.

Elle est destinée à être jouée sur scène et vécue avec les spectateurs.

Dans un roman, l’imagination est au pouvoir. Tout devient possible et la réalité s’estompe devant les personnages. Pourtant, pour moi, une exigence demeure, celle de la vraisemblance, de la cohérence et de la crédibilité du récit et des personnes. Qu’il s’agisse de livre ou de film, il faut que j’adhère. Sans doute une résultante de mon activité où les affaires traitées en audience ont bien souvent des relents de polar.

En fait, quand on me demande ma recette pour écrire, je réponds, et c’est vrai, que ma méthode se caractérise par n’en avoir aucune. Jamais je n’ai rédigé un synopsis détaillé, jamais je n’ai conçu la fin d’un roman avant d’en avoir écrit la trame. Je ne sais pas comment un livre que je commence va se terminer. Le canevas et l’épilogue se dessinent en fonction de mes personnages, de leur caractère, leurs qualités et leurs faiblesses, leurs désirs et leurs rancunes. Tous ont une âme, des convictions, des certitudes, des lâchetés et sont ancrés dans la société. Je veux dire par là qu’ils sont profondément vivants et qu’avec une autre personnalité, ils auraient sans doute agi autrement et que le dénouement aurait été différent.

Autre roman, ‘Tentative de deuil et autres réflexions anodines’, en partie autobiographique et qui a trouvé ses origines dans un besoin de livrer quelques-unes de mes réflexions sur notre société actuelle et accessoirement d’évoquer celle des années 1960. Il analyse aussi nos comportements dans un style très particulier, assez virulent et proche de l’oralité. Un livre qui appelle la réactivité. Le lecteur devient un interlocuteur que je tutoie et interpelle. Il m’a plu de mélanger dans un même roman deux mondes habituellement étrangers, l’aspect polar et sociétal, en condamnant les personnages à réfléchir sur leur individualité et leur rapport au monde dans lequel ils survivent. Comme a écrit un lecteur, « un polar mais pas que…un polar qui pense » ou un autre, « Des réflexions pas si anodines que ça ». Une curiosité où apparait un couple de flics disparates où la capitaine, avec ses qualités de femme, et le lieutenant, avec ses défauts d’homme, forment un couple si différent qu’ils en sont parfaitement complémentaires.

La Nuit Assassine’ est née d’une idée : mettre en scène, en France, un crime que le principal suspect ne peut avoir matériellement commis parce qu’il se trouve physiquement à l’étranger. Meurtre parfait ? En exergue, j’ai écrit « Le meurtre parfait n’existe pas, la preuve, on n’en connaît pas ». Tout un mystère qui plane sur l’énigme, mâtinée d’une belle histoire d’amour, qui se termine en drame et où apparaissent nos deux policiers hors normes. À ma connaissance, aucun lecteur n’a encore trouvé la solution de cette énigme avant que l’Inspecteur Rabbit et le Capitaine Michalat ne la découvrent.

Le dernier roman qui vient de paraître aux éditions ROD, qui m’a accueilli avec chaleur et compétence, est ‘La Forêt Des Ombres’. Il a pour origine un fait divers réel qui s’est produit dans un village de Haute-Loire où, bien des années auparavant, j’ai été surveillant d’études et d’internat. Bien entendu, le roman lui-même est de pure fiction. J’ai eu un énorme plaisir à l’écrire en prenant un bain de jouvence rétrospectif dans ce milieu d’adolescents. Il y a aussi un personnage anonyme, obscure et inquiétant que j’adore et qui rode tout au long du roman à la recherche de son accomplissement et dont on ne sait qu’in fine qui il est et quel rôle il a joué. Extrait. « L’angoisse s’installe : accident, enlèvement, viol, assassinat ? Bien sûr, il y a cette gourmette, anonyme et mystérieuse, dont on ne sait à qui elle appartient. Bien sûr, il y a ces affrontements ouverts ou larvés et ce jeune garçon poignardé. Vient le temps des suspects trop nombreux et des victimes pas forcément innocentes. Et puis, il y a cette boule qui va et vient dans ce crâne, invisible et présente, imprévisible et monstrueuse ». Connaissant les lieux et la mentalité des acteurs, élèves ou villageois, la tentation s’est révélées trop forte pour que je résiste au plaisir de m’emparer du sujet avec une multitude de rebondissements et de suspects potentiels qui tiennent, sur un rythme haletant, le lecteur en haleine jusqu’au dénouement. C’est en tout cas ce qu’en ont dit certains chroniqueurs dont je partage l’avis (sourire).

Ainsi, du théâtre au roman, j’aime varier les styles et les genres. À quand de belles histoires d’amour mais je pense être plus doué pour les vivre que pour les écrire.

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en parler ?

 

Rémy : Je viens d’achever l’écriture d’un nouveau roman, un polar disons historique, où se mêlent passion, haine et violence. Il a pour cadre la seconde guerre mondiale et plus particulièrement la Résistance, période que j’affectionne pour sa complexité des comportements. C’est le point de départ d’une intrigue surprenante qui se poursuit dans les années 60.

Quand je dis que l’écriture est achevée, ça ne veut pas dire que le livre est terminé pour autant car commence la partie la plus ingrate pour moi avec les corrections de toutes sortes (orthographiques, typographiques, invraisemblances, répétitions…). J’aime aussi soumettre mon premier jet à des lecteurs pour avoir leur avis, avant même que le tapuscrit soit soumis aux éditeurs. Il ne s’agit pas d’une aide à l’écriture mais juste de me donner une première impression en quelques phrases, après lecture. Ce n’est pas chose facile car la famille et les amis n’osent pas trop critiquer et font preuve d’une certaine indulgence bien compréhensible. Quelque part, je suis en manque de critiques objectives mais je vais y remédier en faisant appel aux bonnes volontés. Ici, qui sait ?

 

 

JM : - Comment procèdez-vous pour l'écriture de vos ouvrages (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Rémy : L’écriture d’un roman ne s’improvise pas. On ne s’assoie pas un matin devant l’ordinateur en se disant aujourd’hui, je vais écrire un livre. Il faut que ça murisse dans la tête à partir d’une idée, d’une envie, d’un fait (divers ou pas), d’une circonstance. Beaucoup de gens commence à écrire et s’arrête au bout de quelques pages, faute d’inspiration ou simplement d’envie. Il m’arrive de commencer un roman à partir d’une idée et de la modifier parce que je ne la juge pas satisfaisante. Il m’arrive d’inverser des chapitres parce que c’est davantage crédible ou de les supprimer.

Je veux dire par là qu’à partir de l’instant où je m’investis dans l’écriture, l’idée générale de mon roman est déjà incrustée dans ma tête et n’en sortira plus, ce qui ne signifie pas que j’en connais la fin. À partir de ce moment-là, nous nous mettons en couple et commence notre vie commune. Parfois, ma femme me demande, voyant que je ne l’écoute pas : mais où es-tu ? La réponse est simple, je suis avec et dans mon livre. A ces moment-là, l’écriture me bouffe la vie parce qu’elle est mes jours et mes nuits.

En regardant la télé, il m’arrive de me lever soudain pour prendre des notes. C’est fou aussi ce que l’esprit travaille la nuit et c’est au petit matin que je rassemble et note le fruit de mes réflexions nocturnes. Ensuite, je me lève et fait de ces quelques lignes des pages entières sur l’ordi. Écrire n’est pas pour moi le plus difficile, c’est même un bonheur et les mots s’écoulent alors souvent avec facilité.

Dans la journée, j’utilise beaucoup le dictaphone de mon téléphone. J’enregistre parfois des mots, des phrases et surtout des idées. Les scènes de la vie quotidienne sont une source inépuisable d’inspiration.

Je suis en admiration devant nos anciens quand je pense aux corrections, ratures, modifications qu’ils devaient apporter à la plume ou au stylo. Maintenant, copier-coller et on déplace, un clic et on efface, un autre et on corrige. Je ne suis pas certain que nous ayons conscience de notre chance à cet égard!

JM : - À quel moment de la journée ou de la nuit écrivez-vous et pendant combien d'heures ?

 

Rémy : Je pense avoir répondu à cette question.

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Rémy : Je dois dire que j’ai une affection particulière pour les séances de dédicaces. J’ai fait les dernières à la librairie Baume à Montélimar le 16 mars et à Cultura à Valence le 30 mars. Ces rencontres sont des moments privilégiés pour discuter avec les lecteurs. Je suis toujours étonné par la variété des sujets que nous abordons, parfois futiles et parfois graves, concernant les problèmes du quotidien ou ceux de société. Il arrive même qu’une une certaine sympathie réciproque s’installe et que j’en oublie pourquoi je suis là. Mes prochaines dédicaces auront lieu dans la Drôme au centre culturel Leclerc de Valréas le 25 mai, puis à la Fnac de Crest le 22 juin et à celle de Montélimar le 6 juillet. Inutile de noter, je vous le rappellerai ici, dans votre groupe préféré (sourire).

 

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos écrits ?

 

Rémy : Quand on n’est pas introduit chez un éditeur, c’est relativement difficile de se faire admettre. J’envoie donc des tapuscrits et le fait que certains les acceptent désormais par mail facilite grandement les choses en faisant gagner du temps et épargner les frais d’envoi. Non seulement, il faut trouver l’éditeur mais aussi être en phase avec lui dans la conception et le suivi de son travail. Derrière trop de soi-disant éditeurs se cachent de simples imprimeurs.

Éditer un livre est une chose mais en assurer la distribution, la diffusion et la promotion reste essentiel, ce qui ne veut pas dire que l’auteur n’a pas également son rôle à jouer (salons, dédicaces…).

Chez Rod, j’ai été de suite séduit par les méthodes de travail, le relationnel qui s’est instauré, la disponibilité et l’écoute des interlocuteurs, l’atmosphère conviviale. Tout s’est fait ensuite en étroite collaboration et j’ai été associé à l’élaboration de la première de couverture et, cerise sur le gâteau, à la vidéo de présentation. Bref à ce jour, je n’ai qu’à me louer de ROD et de tous ses acteurs que je remercie.

 

 

 

JM : - Que pensez-vous de l'édition numérique ?

 

Rémy : Je suis pour le principe mais mes tentatives ne m’ont pas enthousiasmé. C’est un énorme moyen de diffusion à bas coût ce qui me séduit mais le bruit des pages qu’on tourne et l’odeur du papier d’un livre neuf me sont indispensables. Les objets inanimés ont une âme et à fortiori quand il s’agit d’un bouquin que je lis.

J’ai entendu dernièrement qu’il était mieux de lire un livre papier le soir qu’en numérique pour avoir un sommeil plus réparateur. Qu’on se le dise.

Ceci dit, si le numérique peut conduire à la lecture du plus grand nombre, et des jeunes en particulier, alors je dis oui, mille fois oui.

 

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Rémy : La retraite n’est pas un havre d’inactivité mais le royaume où l’on peut enfin donner libre cours à ses amours de toujours.

J’adore jouer. Ça va du tarot ou de la pétanque à la comédie, c’est dire si le panel est large. Je suis aussi un grand pêcheur (je n’ai pas dit un bon) devant l’éternel et, là également, dans tous les sens du terme.

J’aime manger et boire du bon vin parce que la table est un moment de partage et de convivialité. J’adore échanger avec les gens, c’est fou ce qu’ils ont de choses intéressantes à dire surtout si ce ne sont pas des énarques qui s’inscrivent dans un moule. Notre société est de moins en moins permissive et je le déplore car seul l’excès est préjudiciable. Nous sommes encadrés, filmés, écoutés, les interdits fleurissent. Vivre est un risque en soi, celui de souffrir et de mourir, et il faut l’accepter.

J’aime la poésie, de Villon à Prévert, toute la poésie.

Mon métier me passionne et ceux qui n’aiment pas leur job doivent être bien malheureux.

Pour moi, l’inactivité est haïssable.

Savez-vous aussi que dans certains pays, de plus en plus de retraités se font emprisonner afin d’éviter de vivre dans la misère en liberté.

 

JM : - Lisez-vous ? Quel genre ?

 

Rémy : Moins que je le voudrais. J’aime les romans réalistes, les histoires d’hommes et de femmes qui aiment, qui souffrent, qui osent, qui risquent, bref qui vivent en somme. Les longues descriptions de gens ou de paysages m’ennuient (merci monsieur Balzac). Je suis très éclectique et citerai pêle-mêle Hemingway, Boris Vian, Frédéric Dard, Richard Llewellyn, Kessel, Zola auteur prolifique ancré dans la vie et que je viens de relire entièrement avec toujours autant de bonheur, Steinbeck, Chandler, Sartre, Agatha Christie, Molière, Saint-ex avec une tendresse particulière pour le Petit Prince.

Mais il y en a tellement d’autres…Pour terminer, un livre maudit, un vrai : La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole. L’auteur s’est suicidé en 1969, lassé d’avoir vainement essayé de faire publier son roman qui fut couronné à titre posthume par le prix Pulitzer en 1981.

Aujourd’hui, il continuerait peut-être à vivre grâce à l’autoédition mais pensez quand même à cela, chers éditeurs, lorsque vous refusez nos livres (sourire).

 

 

JM : - Quel est votre style de musique préféré et écrivez-vous en musique ?

 

Rémy : Sans conteste, ma préférence va aux auteurs à texte qui ont d’ailleurs marqué ma jeunesse et mon adolescence.

J’adore l’écriture de Brassens dont chaque phrase est ciselée, chaque mot choisis et irremplaçable, chaque tournure de phrase adaptée, chaque image éclairante.

Je pourrai dire la même chose de bien d’autres comme Brel ou Ferrat dont les chansons sont autant de leçons de vie et que je considère davantage comme des poètes que comme des compositeurs. Il m’importe aussi que leur mode de vie et leurs actes soient en adéquation avec leurs textes.

Le jazz me transporte dans le Sud des États-Unis (New-Orleans) : Bechet, Armstrong et sa voix d’outre-tombe, Gershwin, Miles Davis, Ella Fitzgerald.

Le classique me submerge parfois, de Chopin le charmeur, à Mozart le divin, où Beethoven le fou. Certains opéras aussi mais je ne comprends ni l’Italien ni l’Allemand et je le regrette.

Quand à écrire, il me faut un silence monacal.

 

 

JM : - Quel est votre plus grand rêve ?

 

Rémy : Je rêve de l’impossible, d’un monde apaisé où l’économie servirait le social et où règnerait l’esprit communautaire au détriment de l’argent. Un pays où l’humain serait au centre de nos préoccupations et supplanterait l’individualisme forcené et où les médias se limiteraient à nous donner des informations objectives sans répéter en boucle, comme si c’était de la pub, ce qu’il faut en penser jusqu’à ce que ça imprègne nos cerveaux. Le politiquement correct me fatigue. Qu’elle est belle notre devise gravée sur le fronton de nos mairies. Autant dire qu’on en est loin. Je suis un utopique acharné et plein de contradictions mais ce n’est pas grave puisque ce n’est qu’un rêve et que les hommes restent ce qu’ils sont.

 

 

 

JM : - Quels auteurs vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Rémy : Un peu tous ceux que j’ai lus et aimés je suppose, chacun à leur manière.

 

JM ; - Quel film pourriez-vous voir plusieurs fois ?

 

Rémy : Ceux que j’ai adoré, vu, revu et rerevu, dans des genres très différents. Pêle-mêle et ce n’est pas forcément l’ordre de préférence : Il était une fois la révolution, La ligne verte, les Chti, Les tontons flingueurs dont j’aime répéter les répliques, La grande vadrouille, Rio bravo, Le crépuscule des Dieux, La liste de Schindler, L’armée des ombres, 12 hommes en colère, le Parrain, A l’ouest rien de nouveau, Les choristes, Don Camillo, Fahrenheit 451, Pulp fiction, Il était une fois l’Amérique, Les affranchis, Le dictateur, Délivrance (pour la musique), Les 7 mercenaires, Full metal jacket…Mais puisque je dois me limiter à un seul, et bien que ce soit injuste pour les autres, je dirai ‘Les temps modernes’ pour son côté visionnaire et rebelle.

 

JM : Quels sont vos endroits préférés (chez vous, région, pays) ?

 

Rémy : Si j’avais droit à un joker, je l’utiliserai là parce que peu d’endroits me laissent vraiment indifférent. Ils peuvent m’enthousiasmer pour la beauté d’un paysage, pour le caractère chaleureux des habitants (le Nord) mais ce peut être aussi pour un lieu chargé d’histoire (la vallée du Nil, Rome), pour l’immensité de l’océan, un village perché de Provence, les gorges du Verdon, La vallée du Rhin et le rocher de la Lorelei. Tout se passe dans mes tripes. La Haute-Loire et l’Ardèche me sont chères pour des raisons sentimentales liées à mon enfance.

La Drôme m’enchante, pays entre mer et montagne au paysage encore verdoyant et qui respire la quiétude par la douceur de son climat. J’aime ma maison parce qu’il fait bon y vivre et que c’est fondamental. Finalement, je suis bien partout où je suis heureux.

 

JM : - Quel adjectif vous définit le mieux ?

 

Rémy : Impatient dirait d’aucune, j’ai horreur des files d’attente et je voudrai que ce soit fini dès que je commence. Moi, je pense que je suis un gourmand de la vie, un hédoniste. Pour trouver un adjectif qui me convienne mieux pour dévoreur de vie, je dirai un vivore puisque j’aime faire des enfants à la langue française. Je résiste à tout sauf à la tentation comme disait Oscar Wild et j’ai souvent donné la préséance à mes envies et à mes plaisirs, ce qui est très mal. J’ai l’espoir que ça continue ainsi le plus longtemps possible et qu’au bout du bout je puisse me retourner sur mon passé sans regretter de n’avoir pas osé faire ce que j’aimai. J’espère aussi pouvoir me regarder chaque matin dans la glace sans avoir trop honte de ce que j’ai fait la veille.

Quand à mes défauts, il faudrait interroger mes amis car ce sont eux qui en parlent le mieux.

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Rémy : Je suis un amoureux de la vie, vous l’aurez compris et je vous souhaite de continuer à savoir rêver, aimer et agir. Ce n’est pas incompatible. Et à tous, merci d’exister et d’être là.

 

JM : - Merci Rémy pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Rémy

qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Hélène LEGRAIS sur mon groupe fb : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Hélène LEGRAIS

Lundi 4 novembre 2019 à 18 h

en direct

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

⁃ Je vous ai parlé sur ces pages d'Hélène LEGRAIS que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu un grand nombre d'ouvrages. Hélène a gentiment accepté de se soumettre ce soir en direct à mes questions. A l'issue de cet entretien, Hélène répondra à vos questions.

  

JM : - Bonsoir Hélène

 

⁃ Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Hélène : Houla, j’ai peur ! 😉 Bonsoir Joelle, bonsoir à toutes et tous … bien sûr je suis prête. Allez, feu !

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Hélène : Je suis catalane, mais avec un peu de sang breton aussi … vous imaginez le mélange 😉 Je suis née en 1961 dans le vieux Perpignan que j’ai quitté après une licence d’Histoire pour faire mes études à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. Je suis sortie major de ma promotion ce qui m’a permis ensuite de travailler à France Inter puis Europe 1. J’ai commencé à écrire quand je me suis retrouvée seule avec mon fils. Il avait deux mois et demi. C’était ou la dépression ou trouver un moyen de m’évader … j’écrivais depuis l’enfance, des poèmes, des chansons pour les fêtes en colonie de vacances, des petites histoires que lisaient mes petites sœurs, des pièces de théâtre que je faisais jouer aux copains du quartier (ils s’en souviennent encore !) et plus tard bien sûr des articles ; je me suis tout naturellement tournée vers l’écriture. Au début j’écrivais juste pour moi, pour être « ailleurs » dans ma tête et m’extirper de ce quotidien difficile, mais Jacques Duquesne que je croisais à Europe 1 m’a encouragée à présenter mon manuscrit à un éditeur et c’est ainsi qu’est né « La Damoiselle d’Aguilar », mon premier roman paru en 1996 chez Pygmalion. Ça a été une révélation pour moi. J’ai continué et en 2000 j’ai quitté Paris revenir écrire au pays, au pied du Canigou. Aujourd’hui mon fils a 25 ans et mon 19ème roman vient de sortir 😊è

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans (la liste est longue, je sais !) et en particulier de ton petit dernier : «Le Front dans l'azur »

 

Hélène : J’ai toujours adoré l’Histoire, je suis d’ailleurs historienne de formation, et je me suis tout naturellement tournée vers le roman historique. Il permet d’apporter un autre regard sur les problématiques actuelles par le biais du décalage dans le temps. Je choisis un thème et des événements peu ou pas connus que j’ai envie de faire connaître, je l es reconstitue à l’identique et je glisse dedans une intrigue romanesque qui touche à l’universel. Ainsi « La transbordeuse d’oranges » retrace la première grève 100% féminine en France mais dit aussi qu’on ne se sait qui on est vraiment que dans l’adversité. « Les herbes de la St Jean » sur l’arrivée des travailleurs chinois dans les mines de fer du Canigou traite de la différence, « Les enfants d’Elisabeth » sur la Maternité d’Elne qu’on peut se battre autrement qu’avec un fusil, etc … Et mon nouveau roman (le 19ème déjà !) sorti chez Calmann-Levy le 23 octobre, « Le front dans l’Azur », raconte l’engagement des femmes dans la guerre civile espagnole (au front, comme reporters, infirmières ou volontaires de l’étranger) autour d’une question « qu’est-ce qu’une héroïne ? ». Pour cela, je vous raconte l’histoire de Madeleine, athlète et élève infirmière lyonnaise de 18 ans, qui se retrouve prise dans la tourmente.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Hélène : C’est un peu trop tôt, je n’en ai même pas encore parlé à mon éditeur … mais oui bien sûr, j’ai déjà une autre histoire en tête. Dès que je termine un manuscrit, et parfois même avant, mon imagination se remet en route !

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ? Improvises-tu ou connais-tu la fin avant de commencer l'écriture ?

 

Hélène : En fait, j’écris seulement les quatre derniers mois, les six ou sept précédents je prépare … Il y a l’idée de départ qui fait naître des personnages, encore vagues. J’entame alors ma documentation, très fouillée, et pendant ce temps les personnages s’affinent, se précisent, « vivent » dans ma tête … quand vous rencontrez quelqu’un dans la « vraie vie », il n’est pas né la veille et même si vous ne savez rien de son passé, il est le résultat de tout ce qu’il a vécu avant. Un personnage de fiction, c’est pareil : quand je commence à écrire, il « existe » déjà, il a de la « chair », de l’épaisseur. Le lecteur sent qu’il a vécu des chose « avant » le livre … c’est important pour moi. Je mêle mes personnages de fiction aux personnes qui ont réellement vécu les événements que je raconte, il faut qu’ils soient aussi crédibles. Tout dépend d’eux. Je sais d’où part l’intrigue et comment elle se termine, les principales péripéties, mais pour le reste je les laisse faire. C’est pour cela que les premiers chapitres sont cruciaux : c’est comme une partie d’échec, si on place bien les pions, la partie est déjà jouée !

 

JM : Dans un grand nombre de tes romans, si ma mémoire est bonne, tu mets très souvent à l'honneur les femmes et beaucoup d'entre eux se déroulent dans ta belle région. Peux-tu nous donner la raison de ces choix ?

 

Hélène : J’ai fait parfois des incursions ailleurs (la Bretagne pour « Les ombres du Pays de la Mée », Genève pour « Les anges de Beau-Rivage » et à présent l’Espagne), mais c’est vrai que la plupart de mes livres se passent en Pays catalan. J’y suis née, je le connais sur le bout des doigts, et au début c’est venu naturellement. On parle bien de ce qu’on connaît bien. Et puis je me suis rendu compte que les événements qui s’y étaient déroulés (je parle d’événements de portée nationale voire internationale) n’avaient jamais été racontés. Un vrai « trou noir ». Vu de Paris, qui impose sa vision à toute la France, les Pyrénées sont une barrière et nous sommes dans un cul de sac (le terme généralement utilisé est moins poli !). C’est une grossière erreur de perspective : la frontière, qui en plus a changé de place en 1659, est une porte et c’est à la porte que passent le plus de gens, qu’il se déroule le plus de choses. Ce sont ces gens, ces choses dont personne n’avait jamais parlés que j’ai entrepris de raconter … et parmi ces gens qui n’intéressaient pas les auteurs il y a beaucoup de femmes ! Je ne supporte pas cette injustice alors je mets en lumière celles qui étaient tombées dans les oubliettes de l’Histoire.

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Hélène : Je prends énormément de notes pendant ma documentation et comme j’ai la chance d’avoir une mémoire d’éléphant je garde tout en tête. Je ne me réfère à mes papiers que pour les détails mais je sais où ils sont et je vais droit dessus. De même pour les fiches sur les personnages, au début je les écrivais afin de ne pas me tromper sur la couleur des yeux, l’âge, le nom du père … Maintenant je les ai dans la tête. Je suis du genre bordélique avec des notes, des photocopies, des livres tout autour de moi quand j’écris, ça vous ferait peur, mais mon cerveau est très bien organisé en fait, j’ai appris à lui faire confiance 😉 Avant de me lancer dans l’écriture, je rédige un synopsis comportant d’un côté le contexte historique, de l’autre l’intrigue romanesque que je vais mettre dedans. C’est pour mon éditeur, pour qu’il sache sur quoi je travaille et prépare des projets de couvertures, mais aussi pour moi, pour fixer mes idées. Sinon, j’inventerais une intrigue différente tous les deux jours ! Et tout ça directement sur ordinateur. C’est pratique, on ne perd rien. J’ai toujours une page « chutes » où je mets ce qui, après réflexion, ne me convient pas à tel endroit … je peux éventuellement le replacer ailleurs. Et surtout ça m’enlève tout scrupule. C’est dur de tailler dans son texte parce qu’il est trop long, parce que le rythme s’essouffle, qu’on dévie de sa trajectoire … quand on sait qu’on peut éventuellement récupérer le morceau, on a moins de réticences. Et la plupart du temps, la page « chutes » finit à la poubelle ! Je passe beaucoup de temps à fluidifier mon écriture, je veux qu’elle coule naturellement …

 

 JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Hélène : Comme je n’écris pas effectivement toute l’année mais seulement les derniers mois, je ne peux pas me contenter d’écrire deux heures par jour. Je sais que pendant quatre mois ça va être à haute dose, que je vais me retrouver « menottée » à mon ordinateur. C’est un peu comme s’attaquer à une montagne : d’en bas, on regarde le sommet et on se sent écrasé. On a peur de ne pas y arriver, de se perdre, de tomber dans une crevasse … Il faut se donner un grand coup de pied dans le derrière (moralement parlant bien sûr) pour se lancer dans l’ascension ! J’écris le soir et jusqu’à tard dans la nuit. Quand le monde réel est endormi (qu’il n’y a plus de bruit de voiture, de sonnerie de téléphone …), je peux mettre le mien à la place. Certains auteurs préfèrent très tôt le matin, j’en suis incapable ; mon cerveau est engourdi et je ne suis bonne à rien ! Au fur et à mesure que la date de remise de manuscrit approche, le temps journalier d’écriture s’allonge et je peux travailler jusqu’à 12 heures par séquences d’une heure et demie environ.

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices, peux-tu nous en parler ?

 

Hélène : J’adore les rencontrer et discuter avec eux. Quand j’écris je suis seule. Je crée un monde dans lequel je suis aussi la seule à me promener au milieu de mes personnages. Lorsque le roman sort, j’en ouvre les portes et je les invite à y entrer. Quand les lectrices et les lecteurs viennent me voir dans les salons, les dédicaces, ils me parlent de ce qu’ils y ont vu, ressenti … et je le redécouvre autrement ! En fait, ils viennent me parler de LEUR livre et c’est passionnant ! C’est instructif aussi, ça peut me permettre de corriger le tir pour un prochain ouvrage. Et puis ils me racontent leurs histoires, me parlent de leur famille, on finit par se connaître … j’adore ces échanges. Encore une fois, on est seul pour écrire, or je ne suis pas une solitaire, ce n’est pas du tout mon tempérament ; j’ai besoin de ce contact, ces discussions, pour contrebalancer. Merci, merci et encore merci à ceux qui viennent me voir, m’écrivent ou suivent ma page Facebook !

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

 

Hélène : Comme mon nouveau roman vient de sortir, j’en ai beaucoup, plusieurs fois par semaine même. Mais le grand rendez-vous c’est la Foire du livre de Brive qui va avoir lieu le week-end prochain. C’est la 14ème année que j’y serai. Non seulement, j’y retrouve mes camarades auteurs mais aussi des lecteurs qui viennent de la France entière. Ce sont de vrais passionnés : ils réservent leur hôtel d’une année sur l’autre et s’offrent un « week-end livres » comme d’autres un week-end thalasso ! Ce sont trois jours intenses avec de belles retrouvailles et aussi des découvertes, des personnes qui ne m’ont jamais lue mais se laissent tenter par mon univers … je finis toujours épuisée mais regonflée à bloc !

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?


Hélène : La première fois, pour « La Damoiselle d’Aguilar », j’ai envoyé le manuscrit par la Poste. Je ne connaissais personne dans ce milieu. J’habitais Paris, j’ai fait la liste des éditeurs nationaux susceptibles d’être intéressés par un roman historique et j’ai tenté. J’ai essuyé plusieurs refus mais j’ai eu la chance de ne jamais recevoir la lettre type : « Votre manuscrit n’entre pas dans notre ligne éditoriale, et blablabla ». Chez Plon, j’ai raté de peu l’unanimité du comité de lecture. Une de ses membres à qui il plaisait beaucoup m’a fait venir et m’a transmis les critiques de ses collègues. Ils avaient raison, c’était la première fois que j’écrivais un roman et j’avais fait des erreurs. J’ai retravaillé mon manuscrit et il est repassé en comité. Cette fois pas une voix n’a manqué et je ne me tenais plus de joie … sauf que le directeur de la collection l’a refusé : mon intrigue se passait au Moyen Age et lui voulait l’Egypte antique. C’était la grande époque Christian Jacq et chaque maison d’édition voulait le sien ! J’étais très déçue mais après avoir « digéré » j’ai repris mes envois postaux en me disant qu’au moins je n’aurais pas de regret. Et là, miracle : j’ai reçu un coup de téléphone de Gérard Watelet, des éditions Pygmalion … à qui je n’avais pas envoyé mon manuscrit ! Il m’a expliqué que Jeannine Balland qui l’avait adoré mais ne pouvait le sortir car il n’entrait pas dans sa collection aux Presses de la Cité, le lui avait apporté en lui disant « Tu devrais le lire, c’est pour toi ! » Il m’a demandé de lui réserver l’exclusivité pendant 15 jours, vous pensez que j’ai accepté ! Quatre jours après, il m’a rappelé : il était conquis. C’est ainsi que mon premier roman est sorti 😊 Ensuite j’ai enchaîné ; mon style plaisait, j’avais de l’imagination et des sujets à revendre. A chaque fois que je rends un manuscrit, on me demande si j’ai une idée pour le prochain … et j’en ai toujours 😉

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Hélène : On voudrait se blinder et faire abstraction de la critique mais c’est impossible … je suis hypersensible et la moindre réserve me touche. Mais j’essaie toujours d’en tirer quelque chose de positif qui me permet de progresser. Quand je commence un nouveau manuscrit, je me dis qu’un jour, je raterai mon roman … non pas qu’il sera mal écrit mais je ne parviendrai pas à transmettre ce que j’ai voulu y mettre. Je suis d’autant plus vigilante ! Les blogs littéraires sont un des (très) bons côtés des réseaux sociaux … là où les journaux, trop souvent, se contentent de reproduire la 4ème de couverture, ce qui est très frustrant, les blogueurs/ses entrent vraiment dans le vif du roman, analysent, expriment leur ressenti, bref font par passion le travail que les journalistes n’ont plus le temps de faire. C’est très précieux. D’abord parce que leurs avis sont pertinents et ensuite parce qu’ils donnent véritablement envie de lire et d’en découvrir plus. Je leur dois un grand merci ! D’ailleurs si certain/es blogueur/euses que je n’ai pas encore dans ma liste souhaitent chroniquer « le front dans l’azur », qu’ils/elles se signalent et je leur ferai parvenir un service de presse 😊.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Hélène : Presque tous ceux que j’ai lus ! Le premier je crois c’était Pagnol, pour ses souvenirs d’enfance qui me semblaient si réels, moi qui voyais la garrigue de la fenêtre de ma chambre. Je les connais encore par cœur. Et puis pêle-mêle, Zola, Balzac, Camus, Ecco, Irving … Robert Merle a une place toute particulière dans mon cœur pour sa saga « Fortune de France » et son « vieux français réinventé ». Je vous la recommande. Il y est question d’un gentilhomme protestant, Pierre de Siorac, qui devient médecin à la cour du roi de France pendant les guerres de religion. J’adore mais il y avait une chose qui m’énervait : c’était une histoire d’hommes, les femmes n’y avait qu’un rôle « horizontal » … mon premier roman met en scène Agnès de Montclar qui a appris la médecine arabe au XIVème siècle, c’est une sorte de réponse à Robert Merle : je voulais une héroïne qui aurait pu tenir la dragée haute à Siorac ! 

 

JM : - Quels conseils peux-tu donner aux lecteurs qui veulent devenir écrivains ?

 

Hélène : D’abord d’écrire pour soi. Ne pas essayer de faire joli ou de traiter le sujet à la mode mais vraiment d’aller chercher au fond de ses tripes cette vérité qui a besoin de sortir, soit directement soit pour nourrir un récit. Ensuite, de commencer par les personnages ; une fois qu’ils « existent » vraiment, avec leur personnalité, le reste suit. Croire en ce qu’on écrit : on est convaincant si on est convaincu ! Se faire confiance : quand on sent qu’on est dans le vrai, il faut y aller 😊 Si vous essuyez des refus de la part d’éditeurs, ne vous découragez pas ; ce n’est pas forcément parce que ce n’est pas au niveau mais il faut tomber au bon moment au bon endroit et donc la chance joue un rôle important. Ah, encore une chose : ne laissez pas tomber votre travail. Il faut vendre beaucoup de livres pour en vivre. Le prix de mes romans tourne autour de 20 euros, je touche 1,10 euros net par livre un an après … c’est important de le savoir 😉

 

JM : Lis-tu et quel genre de lecture ?

 

Hélène : Avant, je lisais tout ce qui me tombait sous la main, une vraie boulimie ! A présent, je n’ai plus le temps. C’est triste de le dire mais quand on écrit et qu’on se documente beaucoup, on lit « utile » … quand j’arrive à avoir un créneau, je me plonge dans des livres qui sont à l’opposé des miens, pour ne pas risquer d’être influencée et, sans le vouloir, de m’en inspirer : des thrillers, des polars, et des OLNI (Objets de Lecture Non Identifiés) comme « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » d’Annie Barrows (un pseudo qui cache en fait deux autrices) qui m’a incité à utiliser encore d’avantage les traces d’écrits pour mes romans.

 

JM : - Quels sont tes endroits préférés ( pièce de ta maison, région de France, pays) ?

 

Hélène : J’ai un bureau mais il est au second, sous les combles et l’été c’est un four. J’écris plutôt au salon, avec ma documentation étalée sur la table basse et le banc en pierre qui court contre le mur. Et mes chats autour. Ils m’apportent leur présence sans être intrusifs, m’inspirent souvent, me réconfortent parfois. J’adore mon pays catalan que je parcours dans tous les sens mais je suis ravie quand je découvre d’autres régions, d’autres paysages … il y a de magnifiques surprises partout pour qui sait regarder, des endroits qui nous raconte des histoires ! Par ailleurs en tant que journaliste, j’ai beaucoup voyagé … je suis même allée au Pôle Nord 😉 Ce que je préfère ce sont les déserts, les steppes ; ce sont des contrées où souffle l’Esprit. Je rêve d’aller en Mongolie et de parcourir la route de la Soie de bout en bout !

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Hélène : la musique, le théâtre (j’en fais à l’occasion), l’Histoire, les voyages, le sport (indispensable à mon équilibre, d’autant que je suis beaucoup assise pour écrire) … et rencontrer des gens intéressants qui ont d’autres passions que moi et les font partager !

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Hélène : Toutes ! J’aimerais tant voyager dans le temps pour me plonger dans ces vies que je ne peux que reconstituer de mon mieux dans mes livres … j’en rêve !

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Hélène : « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur » Winston Churchill

 

JM : Quel mot te définit le mieux ?

 

Hélène : Passion !

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Hélène : Si je suis pragmatique je dirais un couteau suisse, ce serait très utile, mais je suppose que ce n’est pas le sens de cette question … Donc d’instinct je répondrais un livre mais en fait je préfèrerais de quoi écrire pour imaginer des tas d’histoires et de personnages … et ne jamais me sentir seule !

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ?

 

Hélène : Sans hésiter thé (pour une raison mystérieuse j’adore le parfum du café mais je n’aime pas le goût) et chocolat (mon péché mignon, mes formes en témoignent 😉)

 

 

JM : - Si tu étais une odeur, une couleur, un animal : tu serais...

 

Hélène : le parfum de la garrigue (thym, romarin, ciste …) grillée par le soleil, le bleu du ciel catalan … et mes yeux, un chat (j’en ai sept, ce sont mes compagnons d’écriture) ou un oiseau car mon rêve a toujours été de voler !

 

 JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Hélène : Il ne vaut mieux pas !!! 😉 Je plaisante mais c’est vrai que je suis intarissable quand quelque chose me tient à cœur. Et je te remercie, Joëlle, de m’avoir donné l’occasion de parler de ce qui est l’essence de ma vie jour après jour …

 

JM : - Merci Hélène LEGRAIS pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Hélène qui va vous répondra avec plaisir.

 

www.facebook.com/Helene-Legrais-Officiel-1409979299272935/

 

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FICHE LECTEUR COMPULSIF : ERIC LE PARC

FICHE LECTEUR (JOUR 31)

 

« ES-TU UN LECTEUR COMPULSIF » ?

 

 

QUESTIONS pour Eric LE PARC

 

 

JM : -A quel âge as-tu commencé à lire ?

 

Eric : Dès que j'ai su vers 6 ou 7 ans, au départ essentiellement de BD et de petits livres. Et puis le goût de la lecture s'est installé petit à petit.

 

JM : - Es-tu un acheteur compulsif de livres ?

 

Eric : Oh oui ! Les livres me font rêver, tous les livres. Et j'adore être entouré de livres même si leur lecture est parfois différée. Je suis un collectionneur de différentes choses (minéraux, miniatures d'autos américaines, bouteilles de rhum, livres anciens) Acheter un livre s'inscrit parfois dans cette même logique d'une collection dans laquelle j'investis sur le long terme pour que mes enfants parlent un jour de la bibliothèque de papa comme moi de celle de mon grand-père.

 

JM : - Où as-tu l'habitude d'acheter tes livres ?

 

Eric : Je n'ai pas d'habitude en la matière. J'aime flâner en librairie sans recherche précise, à l'affût du bouquin qui va me dire « prend-moi ». Quand j'ai besoin d'un ouvrage précis c'est souvent le grand méchant Amazon qui pointe le bout de son nez. J'aime aussi commander des livres à mon amie Sophie Lescuyer la célèbre bouquiniste de compet' qui sévit sur FB. Sans oublier le plaisir que j'ai régulièrement à me procurer directement auprès des auteurs ce qui me permet d'avoir en plus, de sympathiques dédicaces.

 

JM : - Quel format de lecture préfères-tu : numérique ou papier ?

 

Eric : Le numérique a ses avantages mais je préfère de loin les livres papier pour la relation « charnelle » que j'ai avec l'objet.

 

JM : - Est-ce que tu achètes des livres neufs ou d'occasion et pourquoi ?

 

Eric : En la matière il n'y a pas d'habitude ni de « pourquoi ». J'aime beaucoup les vieux livres qui ont un vécu et une histoire mais j'aime aussi les livres neufs. C'est l'opportunité et l'intérêt suscité par l'objet qui seule fait loi en la matière. Il y a aussi ceux récupérés à l'occasion de décès de parents et grands parents avec lesquels j'ai une relation toute particulière. Mais ma collection de livre anciens se compose aussi d'une série d'ouvrages (dont plusieurs du 19e siècle et un... du 17e siècle!!!) récupérés dans une déchetterie auprès d'une personne qui s'apprêtait joyeusement à les foutre à la benne (si!!!).

 

JM : - A combien de livres s'élève ta PAL ?

 

Eric : impossible à dire ! Beaucoup d'autant qu'ils y rentrent souvent plus vite qu'ils n'en sortent.

 

JM : Peux-tu nous dire les titres des trois prochains livres que tu as hâte de lire ?

 

Eric : J'ai énormément de livres prévus à court, moyen ou long terme, en général la décision d'attaquer un livre ou un autre se prend en quelques minutes sans aucun plan prédéfini.

 

JM : - Quels sont tes genres de lectures ?

 

Eric : Je n'ai pas vraiment de genre de lecture. Mon genre de lecture ce sont les livres qui vont m'intriguer, m'intéresser, m'interroger, me faire voyager... Mes centres d'intérêt étant multiples (il serait moins long de citer les sujets dont je me fous comme de l'an 40 que ceux, même inattendus auxquels je m'intéresse de près ou de loin) ces livres sont d'une variété presque surréaliste : romans te tous types ou presque, ouvrages scientifiques, livres de langues, de cuisine, de couture, bouquins vintage, philo, politique, relations internationales, art, histoire etc etc...

 

JM : - Est-ce que tu lis plusieurs romans en même temps ?

 

Eric : Oui et c'est même la norme. Je suis un garçon occupé et en matière de lecture je suis assez « zappeur ». J'en ai toujours trois ou quatre en cours simultanément et j'en abandonne plus d'un sur deux en cours de route. Je lis moins d'un livre sur cinq en continu quand l'auteur arrive à capter durablement mon attention. Et l'exploit est d'autant plus grand pour les longs ouvrages :-).

 

JM : - Combien lis-tu en moyenne d'ouvrages par mois ?

 

Eric : Difficile à dire en raison de mon comportement zappeur. Mais rarement plus d'un ou deux par mois.

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de lire le soir puis une grande partie de la nuit jusqu'à t'endormir au petit matin ?

 

Eric : Si l'auteur est bon ça peut arriver;-).

 

JM : - Qu'est-ce qui te décide à choisir un livre plutôt qu'un autre – la couverture ? le nom de l'auteur ? Le résumé ?

 

Eric : Tout ça à la fois et mon humeur de l'instant. L'envie que je peux avoir de découvrir certains auteurs avec lesquels je suis en relation. Mon intérêt pour un sujet X ou Y. Et au risque de passer pour un peu zinzin... Le talent pour un bouquin à me dire « prend moi » alors que je ne cherche rien de particulier:-)

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de prêter tes livres ?

 

Eric : Oui ! Surtout pour des auteurs que j'ai envie de faire découvrir car j'estime qu'ils le méritent.

 

JM : - Si tu étais un livre, un personnage féminin, un personnage masculin : tu serais... ?

 

Eric : En matière de livres j'aime éperdument un petit prince et (notoirement) une petite princesse :-) . Identification aux livres ? Identification aux personnages ? Tu le sais, « Monsieur Alberto » (qui raconte l'histoire d'amour entre la fameuse petite princesse Sara devenue un femme et l'aviateur Alberto Santos-Dumont) est un ouvrage que j'ai follement écrit en moins de trois mois (documentation incluse) et c'est un de mes ouvrages les plus longs et les plus documentés. Alberto quelque part, ressemble un peu dans mon livre au petit prince et je me suis peut-être assez follement identifié à lui. Certes, j'ai lu dans plusieurs avis postés au sujet de ce roman que cette chère Sara y méritait une baffe ou deux. Mais qu'on se rassure, le quatrième tome de la série apportera bien des explications à son étrange comportement.

 

JM : - Penses-tu être un lecteur compulsif ?

 

Eric : Je suis un amoureux des livres mais j'ai le tort paradoxal de ne pas être un très grand lecteur. C'est un très grand tort je le reconnais, mais aussi surtout un beau sujet de résolutions pour la nouvelle année:-)

 

 

 

 

Voici les réponses données par Eric LE PARC.

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Nelly TOPSCHER sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEURE

Nelly TOPSCHER

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Nelly TOPSCHER a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

  • Je partage donc cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Nelly.

 

 

 

JM : - Bonsoir Nelly

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Nelly : Plus que prête !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Nelly : Nelly, 45 ans, mariée et juriste de métier. Ce dernier élément a son importance, car d’une part, j’adore mon métier et que d’une autre part le Droit a toujours été une passion qui a une certaine place dans plusieurs de mes romans.

 

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Nelly : Une échappatoire, une forme d’équilibre et une passion dévorante.

 

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Nelly : J’écris des romances qui comportent souvent un côté dramatique. J’aime jouer sur le côté drame et noir, car cela permet de creuser les émotions des personnages. Et comme j’aime aussi m’essayer à autre chose j’ai pris le pari fou d’écrire un thriller qui sortira dans quelques jours.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Nelly : Plusieurs romans sont déjà prêts et sont en cours de finalisation. Me reste à réfléchir à leur date de sortie avec mon éditrice. J’ai toujours des tas de projets. Je pense revenir à l’écriture d’un thriller très vite. On m’a donné deux idées et à ce jour je ne sais pas encore laquelle choisir.

 

 

 

 

JM : - Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Nelly : J’ai souvent rêvé de la plupart de mes personnages. Seul Alexis , le flic de Retour vers l’Amour existe bel t bien et en tous points comme je l’ai décrit.

Si j’ai la trame générale, il y a toujours ce moment où mes personnages prennent les rênes. Au début j’essayais de les remettre dans le droit chemin, mais j’ai décidé de les laisser faire. Après tout ne sont-ils pas les mieux placés pour savoir comment doit finir leur histoire ?!!

Il n’y a que sur le thriller où j’ai été obligé de faire un plan pour l’intrigue, mais niveau ressenti des personnages j’ai laissé faire Gabriel, Émilie et toute la clique !.

J’ai souvent l’impression que mes personnages sont vrais, qu’ils existent vraiment.

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Nelly : Le 25 janvier au Cultura de la Défense, le 18 avril au Cultura de Rouen, les 2 en duo avec Christian Guillerme.

 

 

 

 

JM : - À qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Nelly : À mes bêta qui découvrent l’histoire chapitre par chapitre. J’ai opté pour des bêta qui savent me conseiller et me secouer si besoin, car je doute énormément de moi.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Nelly : Je n’ai jamais pensé à me faire publier. C’est mon bêta de référence qui m’a poussée à essayer. Et j’ai assez vite trouvé une maison d’édition.

 

 

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Nelly : Cela me semble incontournable de nos jours. Il est loin le temps des écrivains qu’on ne voyait jamais. Aujourd’hui il faut compter avec les réseaux pour assurer une véritable promotion. Et faire connaître son roman va aussi avec l’envie des lecteurs de mieux connaître celui ou celle qui se cache derrière une plume.

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Nelly : C’est le coup de blues assuré. Quitter des personnages avec qui je passe des mois est toujours un cap difficile.

 

 

JM : - Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d'auteure ?

 

 

Nelly : Les rencontres que l’ont fait entre auteurs et bien sûr avec lecteurs sont des moments précieux. C’est du moins le côté que je préfère. L’aspect le plus difficile est je pense, pas pour moi mais pour mon entourage proche. L’écriture est une passion dévorante, qui peut devenir obsessionnelle. Garder un équilibre est donc primordial.

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

Nelly : Je lis énormément, surtout des thrillers et romans noirs.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Nelly : La lecture donc, la randonnée et passer du temps avec mes proches et amis.

 

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Nelly : Je n’écoute que du Metal. Écrire des scènes d’amour, travailler des émotions sur ce type de musique est vraiment top.

 

 

JM : - Quel livre aurais-tu aimé écrire ?

 

Nelly : Madame Bovary de Flaubert

 

 

JM : - Quel livre lu pendant ton enfance t'a profondément marquée  ?

 

Nelly : Le petit prince de Saint Exupéry

 

 

JM : - Quels sont tes auteurs préférés (contemporains ou anciens) ?

 

Nelly : Maxime Chattam, Franck Thilliez, Cédric sire, Christian Guillerme pour ne citer que des auteurs de thrillers.

 

 

JM : - Peux-tu nous donner une citation qui t'inspire ?

 

Nelly : « La vraie valeur d'un homme réside, non dans ce qu'il a, mais dans ce qu'il est ». (Oscar Wilde)

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Nelly : Loyauté

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Nelly : Un roman

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, une couleur, un animal : tu serais ?

 

Nelly : Une pivoine, le noir, un tigre.

 

 

 

JM : - As-tu autre chose à ajouter ?

 

Nelly: J’attends vos questions avec grande impatience.

 

 

 

JM : - Merci Nelly pour cet agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Nelly qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

 

Ma page auteure

 

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Mon mur perso qui regroupe aussi mes infos

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Yann CHAILLOU sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Yann CHAILLOU

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

- J'ai lu récemment « Le Messager », roman de notre ami Yann CHAILLOU qui a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

    • Je partage donc avec vous cet entretien, à l'issue duquel, Yann répondra à vos questions en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

JM : - Bonsoir Yann

 

- Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur le gril » ?

 

 

Yann :oui et avec autant de plaisir.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Yann : je suis un ancien plombier reconverti dans la vente, je n aimenpass trop parler de moi

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

  

Yann : ça a commencé comme un exutoire avec des petits textes puis j ai eu envie de passer des messages aux fils des mots et des pages. Et puis j’ai voulu donner l envie de lire a ceux qui n ailent pas lire, beaucoup parmi mes proches. J ai rencontré ma femme lorsque je l ecrivais et elle a commencé à lire en le découvrant. Aujourd’hui elle n arrete pas. Le plus drôle c’est que c est elle qui l a envoyé aux maisons d edition parce qu’elle y croyait plus que moi. Bref le messager est sorti grâce à elle.

  

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton premier roman ?

 

Yann : le messager est un hymne aux sentiments. Je voulais donner beaucoup de profondeur à des personnages qui pouvaient être monsieur et madame tout le monde. Il se passe avec le perou en toile de fond à cause d’un reportage et d’une super souvenir de devoir de collège fait avec mes meilleurs amis.

 

 

 

JM : - Quel message souhaitais-tu faire passer à travers ce roman ?

 

Yann  il y en a plein, d abord il faut savoir accepter son droit au bonheur même quand la vie nous semble ingrate. Puis sans être écolo, il est quand même urgent de protéger notre belle planète., et ce n’est pas à grand coup de taxe qu on y arrivera.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Yann : oh oui j en ai plein en cours. J ai le prochain que je fini de corriger avec ma femme sur un tueur d une organisation planétaire. Puis il y en aura un sur une femme battue, je suis aussi sur une suite du messager. Ensuite j ecris des textes pour des chanteurs et des sketchs pour une chaine youtube et le groupe soha artsh.

 

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, fiches, directement sur l'ordinateur) ?

 

Yann : ordinateur sauf quand je ne l ai pas a porter de main et que j ai une idée. Dans ce cas, une feuille, un coin de nappe font parfaitement l affaire

 

 

JM : - Comment as-tu fait pour assurer la promotion de ton livre ? Penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

 

Yann : beaucoup par Facebook, en démarchent les librairies et chez cedeo, la ou je travaillais, et où les plombiers ont jouer le jeu à fond. D ailleurs, ils m ont fait de super retours

 

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Yann :  les 21 et 22 au salon du livre a la plume à saint martin d heres 38 pour le moment et je retourne au démarchage 😁

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Yann : ma femme et quelques lecteurs de mon entourage

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier ton livre ?

 

Yann : ça c est carine, ma femme qui s en ai occupé. Elle a envoyé a 4 maisons d edition et on a eu 1 contrat d editeur avec l harmattan. Quand elle l a reçu elle m a appelé en pleurs, j ai cru qu’il y avait eu un mort.

 

 

JM : - Quel est ton film culte, ta musique préférée ? Ecris-tu en musique ?

 

Yann : Terminator le premier que j ai vu au cine et Edison pour l émotion du personnage. En musique j ecoute un peu de tout en fonction de mon humeur. Beaucoup apparaissent dans le messager, Guillaume grand, Alicia chery, Tupac…. En ce moment je suis un peu plus linkin park.

 

 

 

JM : - Lis-tu ? si oui quel genre ?

 

Yann : oui je suis un fan de thriller, chattam, Grange olivier bal , Harlan Coben et Dan Brown grâce a qui j ai commencé a lire

 

 

JM : - A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Yann : la mienne me va bien, il y a beaucoup de chose a changer dans ce monde, surtout au niveau politique et en environnementale mais je pense qu’on peut y arriver. Nos enfants ont déjà commencé en matière d ecologie, les enseignants y sont pour beaucoup.

 

 

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Yann : wahoo la question qui tue… aller je vais dire drôle parce que j estime qu’on peut rire de tout, tout cela dépend du ton employé.

 

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Yann : musique, sport même si je suis trop fainéant pour en faire, la cuisine et bien sur ma femme et mes enfants

 

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Yann : un homme c est comme un livre, il ne faut pas se fier à sa couverture

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une couleur, un dessert, un animal ?

 

Yann : pour un fruit je dirais une fraise parce que tout le monde adore ça, le bleu, un fraisier et pour l animal une panthère noire.

 

 

JM : - Quel est ton endroit favori (pièce de ta maison, région, pays) ?

 

Yann : le var, c est une très belle région .

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux souhaiterais-tu emporter ?

 

Yann : un briquet. Avec du feu, on peut toujours manger

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Yann : ce fut un plaisir de partager ce moment avec toi et je te dis à bientôt pour le prochain

 

JM : - Merci Yann pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

  

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Yann qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

Site auteur :

 

https://www.facebook.com/Le-Messager-2107759926125673/

 

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