Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #temoignage catégorie

Bonjour aujourd'hui mercredi je vous propose ma chronique concernant : "COLLIERS DE NOUILLES"

« COLLIERS DE NOUILLES »

Martine MAGNIN

JDH EDITIONS

Magnitudes

25 janvier 2020

176 pages

 

Présentation

 

Maman : nom féminin. Terme affectueux par lequel une personne désigne et appelle sa mère.

 

C'est la définition pratique, commune et banale connue de tous. Et pourtant, dans ce simple mot, maman, souvent le premier mot prononcé dans la vie, il y a toute la complexité de l'humain.

 

Quoi de plus complexes que les rapports entre un enfant et sa mère ? Tant de sentiments contradictoires se chahutent dans cette relation. Tant de vécus. Tant de non-dits. Tant de questions qui parfois ne trouvent pas de réponses.

 

Nos mères ne sont pas toutes semblables. Elles ont aussi leurs propres histoires, leurs plaies et leurs bosses. Et aussi leurs propres mères...

 

Le déni, l'exigence abusive, la possessivité, la victimisation, la substitution, le chantage affectif ou la démission s'invitent parfois à un bal où les enfants dansent en pleurant.

 

Martine Magnin offre avec talent au lecteur un livre témoignage constitué d'une série de portraits sincères et intimes. Livrés sans décorum. Elle ne juge pas. Avec l'infinie tendresse et l'humour qui caractérisent ses écrits, elle nous entraîne à la rencontre de certains spécimens maternels assez redoutables. Nous comprenons pas à pas que ces femmes ont fait ce qu'elles ont pu, avec leurs limites et leurs fragilités.

 

L'auteur ne s'interpose pas. Elle vous invite simplement à briser le tabou de la maltraitance des mères envers leurs enfants. A en parler. A y réfléchir. Un livre fort. A lire absolument.

L'auteure

 

Quelques mots sur ma personne : Passionnée de philosophie, de psychologie et de sémantique. Après une carrière dans la Communication et les Relations Presse, puis le commerce des Antiquités, je laisse s’exprimer mon goût pour l’écriture. L'humain est au cœur de mes écrits.

Petite fille, fille, nièce, et sœur d’écrivains édités et reconnus chacun dans un secteur d’écriture très différent. Mariée, mère, grand-mère, je partage ma vie entre Paris et la Provence, avec une nette préférence pour cette dernière.

 

Mon avis

 

Je remercie JDH Editions de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Colliers de nouilles », roman de Martine MAGNIN et ainsi de découvrir la plume fluide et précise de cette auteure.

 

La jolie couverture enfantine et le titre m'ont de suite interpellée. En effet qui d'entre nous n'a pas offert ou reçu un collier de nouilles pour la fête des mamans ?

 

J'ai donc lu avec beaucoup d'intérêt la préface très intéressante d'Anne-Catherine Sabas, psychanalyste et psychothérapeute.

 

Martine MAGNIN nous offre quinze portraits de « mères », tous différents mais tellement vrais. Ainsi nous découvrons des mères abusives, excessives, cruelles, parfaites, alcooliques, maltraitantes, autoritaires.... dans lesquelles certaines d'entre nous pourraient se reconnaître ou bien leur faire penser à leur mère ou à l'une de leurs amies...

 

L'auteure n'apporte pas de jugement sur ces différents types de mères mais nous invite à réfléchir, en lisant ces courts textes très bien écrits, ponctués d'une touche d'humour qu'elle agrémente par des citations philosophiques, sur le sujet des relations mère-enfant.

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage tendre et dur à la fois selon les récits, qui se lit très facilement et qui incite l'être humain à mieux comprendre et ne pas juger « la mère », cette personne qui nous a donné la vie mais qui n'a peut être pas su la gérer comme elle aurait du le faire mais également, que nul n'est à l'abri de reproduire le même schéma sur son propre enfant..

 

A méditer..

 

Bonne lecture.

 

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecrise74.over-blog.com

 

 

Voir les commentaires

Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : "FLIC SANS FRONTIERES"

« FLIC SANS FRONTIERES »

Philippe MURATET

Editions Le Lys Bleu

9 mai 2018

131 pages

 

Présentation

 

Découvrez le récit authentique de 8 années de policier-coopérant à l'étranger.

Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l'expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices de deux pays francophones. Après 24 ans de police judiciaire en France, l'auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.

Un témoignage inédit qui plonge le lecteur dans le quotidien d'un agent de police français expatrié !


EXTRAIT

« Comme il est différent d’habiter au milieu de la population locale plutôt que dans une résidence française sécurisée, il est également différent de travailler dans des bureaux de police locaux plutôt que dans le cocon douillet de l’ambassade de France. Ma présence dans ce service de police doit gêner certaines pratiques suspectes. En effet, je constate souvent des allées et venues incessantes de mêmes personnes, des regards qui fuient, mais je ne suis pas là pour tenter de mettre un terme à la corruption locale existante, comme dans la plupart des « services à pouvoir ». Dans ce contexte un peu flou, je trouve un allié précieux en la personne de Lalaina.

Lalaina devient assez vite mon seul copain au sein de la DPJ. Il est commissaire de police et chef de cabinet du DPJ. Il arbore fièrement, dans son bureau vétuste dont le fauteuil n’a que trois pieds stables, une photographie jaunie de son père au milieu d’un groupe d’élèves à l’école des commissaires de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône). La formation y était et y est encore de qualité, contrairement aux écoles de police malgaches aujourd’hui quasiment livrées à elles-mêmes, par manque de crédits alloués. »

L'auteur

Philippe Muratet est un ancien policier et consultant.

Il a commencé son métier d’inspecteur de police au commissariat de Vincennes (1980-1987) avant d’intégrer l’office central pour la répression du banditisme, puis le SRPJ de Toulouse à la division criminelle (1991-2004).


Mais après 24 ans de police judiciaire en France, il a décidé de tracer une autre voie et passe huit années à exercer son métier à Madagascar (2004-2007) puis au Sénégal (2007-2012).

Dans son premier livre, "Flic sans frontières" (2018), il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices de deux pays francophones.

Depuis 2013, Philippe est consultant en sécurité des personnes et des biens. Il est coordinateur-conseiller d'un projet américain d'aide au développement et à l'organisation de la police en Guinée à Conakry (2017-2018) et conseiller technique Police pour Coginta à Conakry depuis 2019.

Philippe Muratet vit à Saint-Orens-de-Gameville.

page Facebook : https://www.facebook.com/philippe.muratet

 


 

Mon avis

Je remercie Philippe MURATET de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son ouvrage « Flic sans frontières » et ainsi de découvrir sa plume légère et fluide.

 

Après avoir lu avec intérêt la préface fort intéressante rédigée par l'Académicien J.C. Rufin, nous prenons connaissance du parcours professionnel de Philippe MURATET qui, après avoir passé 24 ans à la Police Judiciaire Française, décide de partir exercer, à Madagascar d'abord puis au Sénégal, en qualité de policier coopérant.

 

L'auteur, passionné par son métier, décrit précisément ses fonctions dans ces pays où il découvre des paysages, des cultures, des méthodes de travail, des personnes pauvres mais tellement authentiques avec lesquelles il se liera d'amitié.

 

Philippe MURATET nous fait donc voyager au fil de ses mots dans des contrées lointaines dépaysantes et nous imaginons aisément la faune, la flore et la splendeur des plages désertiques.

 

J'ai bien aimé ce court témoignage, très intéressant et bien écrit avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture et que je recommande aux amateurs du genre.

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bonjour aujourd'hui lundi je vous invite à découvrir ma chronique concernant "UN ESCALIER..."

« UN ESCALIER.... »

Elisabeth LAFFONT

NOMBRE7EDITIONS

15 juillet 2019

141 pages

 

Présentation

 

Élisabeth est une jeune femme promise à un brillant avenir. Une marche « loupée » et tout s’arrête… En partie paralysée en pleine fleur de l’âge, elle se trouve confrontée à une toute autre vie que celle qu’elle avait prévue. Au travers de cet événement marquant, c’est toute une vie qui bascule.


Malgré tout, une promesse… Celle de remarcher. Un témoignage fort où l’impossible devient possible et où les combats que nous menons nous apprennent à devenir un Autre…

 

L'auteure


Amoureuse de mots et bercée par le milieu littéraire Elisabeth LAFONT a connu plusieurs vies : enseignante, attachée de prese et maintenant auteure.


Salvatrice, l'écriture lui a permis de renaître. Elle partage aujourd'hui avec ses fidèles lecteurs plusieurs ouvrages : nouvelles, poésies, livres pour enfants, histoire et généalogie..


Dans son dernier récit, elle se livre corps et âme dans le difficule exercie de l'autobiographie.

 

Véritable message d'espoir, « Un Escalier » revient sur sa lutte acharnée pour réapprendre à marcher. Elisabeth LAFONT a finalement réussi à remonter les marches de sa vie, mais en est-elle pour autant ressortie indemne ?
 

Mon avis

Je remercie Elisabeth LAFONT de m'avoir permis de lire, en service de presse, son ouvrage autobiographique « Un Escalier... » et ainsi de découvrir sa plume légère, fluide et poétique.

 

La jolie couverture aux tons pastel et le résumé m'ont de suite interpellée.

 

Elisabeth LAFONT nous dévoile certains pans de son enfance et nous emporte, avec ses si jolis mots, au jour où sa vie a basculé suite à un imprévisible et tragique accident..

 

L'auteure offre au lecteur un témoignage poignant constitué de courts chapitres qui se lisent très facilement et agrémente son récit de parole de chanson, de citations et de proverbes d'auteurs, poétes, compositeur, dont les messages sont très parlants.

 

Elle nous conte son combat de tous les jours du fait de son handicap, ses souffrances, sa lutte face à l'incompréhension du corps médical, sa rage de vivre....

 

J'ai ADORE cet ouvrage extrêmement bien écrit, avec la plume poétique d'Elisabeth certes, mais aussi avec son grand cœur et l'on sent que l'Amitié et l'Amour comptent énormément pour elle. Beaucoup d'émotions sont palpables au fil des mots de l'auteure qui redonnent l'espoir, le courage et la volonté de remonter la pente et de voir enfin la fin du tunnel aux personnes vivant une épreuve similaire.

 

Un excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bonjour à tous aujourd'hui dimanche je vous propose mon avis concernant : "UNE FEMME DE "CARACTERES"

« UNE FEMME DE « CARACTERES »

Christine CHANCEL

LE MOULIN DU GUE-CHAUMEIX

2007

180 pages

 

 

Présentation

 

C'est à l'âge de dix ans que Martine doit aller vivre avec ses parents, quittant une grand-mère qui avait jusque-là tendrement veillé sur elle. « On ne montre pas ses sentiments, ça ne se fait pas, c'est agaçant », lui intime-t-on !

 

La vie a amené Martine à se forger un « caractère ». Elle a vingt-six ans et Serge vient de lui demander de l'épouser. Elle a besoin de réfléchir, elle l'aime plus que tout autre, mais... Martine décide alors de partir pour Capri. Elle ne fuit pas.. Elle espère seulement que le dépaysement et la distance l'aideront à prendre la bonne décision...

 

L'auteur

 

Romancière, Christine Thomas-Chancel est également relaxologue-sophrologue-analyste et organisatrice de salons du livre.


Présidente de l'Association de Noël des romanciers d'Auvergne (Andra), elle anime aussi une émission littéraire sur les ondes de Radio Coquelicot. 


Elle est auteure de "Pardon à la vie si j'ai survécu" (2005), récit des années 1950 à 1980 dans le Berry, et sa suite pour les années 1980 à 1990, "Une femme de "caractère"" (2007) ainsi que de "La face cachée des blogs (LOL)" (2011), qui narre avec humour l'arrivée chez un couple d'agriculteurs d'un ordinateur.
 

 

Mon avis

 

Après avoir lu « La face cachée des blogs lol ! Et «  Pardon la vie si j'ai survécu », romans de Christine CHANCEL, je viens de découvrir avec grand plaisir « Une femme « de caractères ».

 

Dans ce second tome, l'auteur nous fait partager le quotidien de Martine, femme forte et déterminée qui, après un parcours plutôt difficile, élève seule sa fille issue d'un premier mariage.

 

Avant de prendre des décisions importantes concernant son avenir, notre héroïne part à Capri où elle espère trouver des réponses à ses questions.

 

Nous partageons ainsi les joies, les envies, les peines et les drames que cette jeune femme va connaître. Martine est une mère aimante et une bonne épouse elle n'en demeure pas moins une femme de caractère sans aucun doute mais, et comme l'indique le titre de ce livre, elle découvrira et aimera « les caractères »....

 

J'ai beaucoup aimé ce roman très émouvant ponctué toutefois d'une touche d'humour, où l'histoire paraît tellement vraie comme ses personnages qui sont au demeurant très attachants.

 

J'ai dévoré ce récit fort agréable à lire en une soirée ne pouvant me décider à le refermer tant j'avais envie d'en connaître le dénouement.

 

Je vous laisse donc le découvrir et vous souhaite un excellent moment de lecture !

 

 

 

 



 

 

Voir les commentaires

Bonjour à tous aujourd'hui mardi je vous propose ma chronique concernant "PARDON LA VIE SI J'AI SURVECU"

« PARDON LA VIE SI J'AI SURVECU »

Christine CHANCEL

Témoignage

LE MOULIN DU GUE-CHAUMEIX

2016

130 pages

 

Présentation

Des deux premières années de sa vie, Martine ne sait rien ou presque : « j'ai failli mourir ».

 

Enfant, elle est déjà une adulte en réduction : « je ne dois rien laisser paraître de mes joies ou de mes peines ».

Les silences font partie de son langage. Trop jeune, Martine appréhende intellectuellement l'étendue et la complexité du monde « des grands ».

 

A dix ans un séisme affectif frappe de plein fouet la fillette : « désormais je vivrai avec mes parents ».

 

Avec l'adolescence vient la découverte d'une autre vie, puis c'est l'arrivée de Danièle et, enfin, Serge...

 

C'est au travers de joies, de peines, de rebondissements et aussi de quelques cataclysmes que se construit une personne, que se forge un caractère.

 

Dans ce premier roman, Christine CHANCEL porte un regard lucide et introspectif sur un quart de vie au vingtième siècle.

 

L'auteur

Romancière, Christine Thomas-Chancel est également relaxologue-sophrologue-analyste et organisatrice de salons du livre.


Présidente de l'Association de Noël des romanciers d'Auvergne (Andra), elle anime aussi une émission littéraire sur les ondes de Radio Coquelicot. 


Elle est auteure de "Pardon à la vie si j'ai survécu" (2005), récit des années 1950 à 1980 dans le Berry, et sa suite pour les années 1980 à 1990, "Une femme de "caractère"" (2007) ainsi que de "La face cachée des blogs (LOL)" (2011), qui narre avec humour l'arrivée chez un couple d'agriculteurs d'un ordinateur.
 

Mon avis

 

Je viens de terminer « Pardon la vie si j'ai survécu », premier roman de Christine CHANCEL. J'ai découvert récemment la plume fluide et sensible de cet auteur lors de la lecture de « La face cachée des blogs lol ! ».

 

Par ce premier roman très prometteur inspiré de faits réels, l'auteur raconte la vie pleine de rebondissements de Martine, enfant rejetée par ses parents, mal aimée, sans cesse rabaissée par sa mère, se sentant « bonne à rien ». Nous partageons ses joies, ses peines, ses espoirs, ses amours, ses projets professionnels...

 

J'ai beaucoup aimé ce récit poignant et bouleversant, très agréable à lire que j'ai dévoré en une soirée et je vais très bientôt connaître la suite de cette histoire en lisant « Une femme de caractère ».

 

Je vous recommande donc ce livre très bien écrit, triste certes mais tellement authentique et empli d'espoir malgré la souffrance et les injustices endurées par l'héroïne pendant son enfance. Un témoignage très émouvant qui ne peut laisser insensible. A découvrir absolument !

 

Bonne lecture.

 

 

Voir les commentaires

Bonjour à tous aujourd'hui mercredi je vais vous parler de ce roman

J'ai lu ce roman pour VERSION FEMINA FNAC « coup de cœur des lectrices »

« REVENIR DU SILENCE »

Michelle SARDE

1er septembre 2016

JULLIARD

416 pages

L'AUTEURE :

Née en Bretagne au seuil de la Seconde Guerre mondiale, Michèle Sarde a longtemps tu ses origines. À travers le récit tardif de sa mère, Jenny, elle reconstitue le parcours de sa famille, de l'exil de Salonique et de l'installation à Paris, en 1921, à l'assimilation réussie dans la France des années trente. Mais les persécutions de l'occupation nazie contraignent Jenny et les siens à se cacher et à dissimuler leur identité. Jenny luttera alors de toutes ses forces pour survivre et protéger sa fille. Un traumatisme qui perdurera dans l'après-guerre et finira par les réduire toutes deux au silence.

 

RESUME :

C’est l’histoire d’une famille qui vit à Salonique, la Jérusalem des Balkans au temps de l’empire ottoman, à l’ombre de la célèbre Tour Blanche. Quand celui-ci s’achève, les Amon, séfarades déjà chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique, doivent reprendre le chemin de l’exil . Comme ils sont francophiles, ce sera la France et la petite Jenny, la mère de l’auteur, s’épanouit à Paris. Bien sûr, elle regrette le jardin de chèvrefeuille, l’accent rocailleux de là bas et les délicieuses pâtisseries turques, mais le clan se reconstitue dans le 7ème arrondissement et mène une vie bourgeoise. Etudes, thé dansant, rencontre avec Jacques Benveniste : la mère de l’écrivain Michèle Sarde, s’intègre tout en notant « on devient en apparence comme les autres, tout en restant entre soi ».

Mais la guerre arrive et les judéo-espagnols se découvrent exclus de cette France qu’ils aiment tant . Il faut changer d’identité, se cacher, voir le magasin familial « aryanisé » tandis que les rafles se multiplient. Jenny et les siens, qui rêvaient de terre promise vont se découvrir des parias dont les nationalités chaotiques obtenues dans les années 20 après le départ de Salonique vont déterminer l’identité, donc l’existence. Tout un réseau de solidarité sera nécessaire pour sauver des nazis la petite Michèle, née en 1939, la fille de Jenny et de Jacques, nommée ainsi à cause de Michèle Morgan. A Nice, l’espoir renaît un temps pour les « musiciens » comme les Benveniste s’appellent entre eux, espérant ainsi passer inaperçus mais la nasse finit par se refermer. La famille dispersée, les copains connaîtront l‘horreur des déportations.


Saga hors norme d'une tribu méconnue, les Séfarades de l'Empire ottoman qui, chassés d'Espagne par les Rois catholiques, s'étaient installés quatre siècles durant en terre musulmane avec leur religion et leur langue, ce livre est le fruit d'une démarche littéraire à la fois ambitieuse et originale. Michèle Sarde y entrecroise une enquête fouillée, un témoignage authentique et un roman haletant, poignant, et parfois drôle, sur le destin d'une famille prise dans la tourmente du sombre XXe siècle. Il soulève en même temps des questionnements contemporains sur la migration, l'intégration, la transmission et la résilience.

 

AVIS :

Par ce roman autobiographique quelque peu romancé mais poignant, Michelle SARDE fait la lumière sur plusieurs périodes dramatiques de l'histoire et tient le lecteur en haleine. Nous ne pouvons rester insensibles aux sentiments ressentis par ses parents, traumatisés, réduits au silence qui ont du se cacher, changer d'identité pour survivre et éviter la déportation. L'auteure a souhaité pouvoir parler enfin librement de ses origines Juives Séfarades trop longtemps occultées et libérer sa famille du silence.

 

J'ai beaucoup aimé cette saga très détaillée sur le plan historique que j'ai lue d'une traite. L'ajout de correspondances privées, de photos, d'arbre généalogique rendent ce récit vivant et tellement humain....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Voir les commentaires