Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Emilie MALAQUIN sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Emilie MALAQUIN LAPAWA

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Emilie MALAQUIN a récemment accepté de répondre à mes questions.


Je partage donc avec vous l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Emilie qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Emilie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Emilie : Bonsoir Joëlle. Je vais bien, merci, j’espère que toi aussi.

Toujours prête ! Ça me fait plaisir de participer à ton interview et je sens que tu n’auras pas besoin de déployer les grands moyens pour me faire parler !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Emilie : Alors, j’ai du mal à parler de moi. Mais bon, je m’appelle Émilie Malaquin-Lapawa. Je suis née à Lille au XXe siècle. Je suis mariée et nous n’avons pas d’enfant, mais un chat, Metka, dont on parlera un peu plus loin. Sinon, j’ai fait des études de droit et dans une vie antérieure, j’étais chargée de contentieux judiciaire dans le secteur bancaire ! Waouh ! J’ai complètement changé de vie en 2016 après un licenciement pour inaptitude médicale et j’en suis ravie !

 

 

JM : - Je crois savoir que tu as créé un cabinet d'écrivain public (EML-Ecriture). Peux-tu nous dire quelques mots sur cette activité ?

 

 

Emilie : On est synchos dans les questions-réponses. Oui, suite à ce fameux licenciement, j’ai cherché à me reconvertir (car je ne pouvais plus travailler dans le droit, en réalité, je ne pouvais plus travailler tout court, car mes contraintes étaient assez strictes). J’ai réfléchi à ce que j’aimais, ce que j’avais envie de faire et comme au lycée, je m’étais intéressée au métier d’écrivain public, j’y ai réfléchi (pas longtemps en fait), et j’ai décidé de me lancer. Je me suis formée au métier et à la création d’entreprise et en avril 2016, j’ai ouvert EML-Écriture.

 

Écrivain public est un métier très ancien et très vaste. Comme je suis juriste de formation, j’étais persuadée que j’allais surtout accompagner les gens dans leurs démarches administratives et le hasard (mais surtout mes clients) en ont décidé autrement. Je réalise essentiellement des biographies de particuliers (j’en ai 6 à mon actif), des livres professionnels (j’en ai réalisé deux et je suis en train de travailler sur un troisième), des relecture, correction, révision et mise en page de manuscrits (surtout de romans et de travaux universitaires ou professionnels). Et depuis 2017, j’anime des ateliers d’écriture à la médiathèque de Erre… avec une de mes anciennes clientes. C’est ce que j’apprécie le plus dans mon métier : il est essentiellement fait de contacts humains (90% du travail) et après on noue de belles relations avec des personnes pour qui on a travaillé. D’ailleurs, quasiment tous mes clients gardent le contact à la fin du contrat.

 

 

https://www.facebook.com/ecrivainpublicnordpasdecalais/


 

https://www.eml-ecriture.com/

 

 

JM : - L'écriture est-ce une passion ou un métier pour toi ?

 

Emilie : Je dirais que c’est les deux à la fois. Pour certaines personnes, je ne travaille pas car je passe mes journées à écrire (que ce soit pour moi ou mes clients) et j’entends souvent dire que je suis « tranquille à la maison ». Alors certes, j’adore l’écriture et je le fais par plaisir, et non en traînant les pieds comme dans mon ancienne vie. Mais écrire (que ce soit en tant qu’auteur ou écrivain public) demande beaucoup de travail et de concentration. Au-delà de la partie création qui fait appel à l’imaginaire (et qui, à mon sens, est le plus facile), il faut faire de nombreuses recherches et l’écriture est un art assez technique. De plus, de nos jours, le travail de l’auteur (enfin ça c’est mon avis et ça n’engage que moi) ne se limite pas l’écriture du livre, il y a toute la partie promotionnelle (même si je n’aime pas ce terme) à réaliser. Il faut trouver des dates de séances de dédicace ou des places dans les salons et surtout y assister. Donc c’est un quand même un métier, même si on est vachement mal payés et qu’on souffre d’un manque de reconnaissance (hormis celle qui vient des lecteurs).

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Emilie : J’ai écrit deux recueils de nouvelles fantastiques Le sorcier vaudou (2017) et Sombres hivers (2019) dans lesquels le lecteur navigue entre surnaturel, rêve et folie et un polar, Métal parano (2018) qui raconte l’histoire d’un chanteur de métal (imaginaire) harcelé par un fan obsessionnel sur fond de meurtre et d’enquête policière. Tous mes livres sont édités chez Hyperion avenue, une jeune maison d’édition située à Aniche din ch’nord !

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de nouvelles fantastiques et un polar. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

Emilie : Mon premier amour littéraire a été pour le fantastique. Lorsqu’au collège et au lycée, j’ai découvert ce registre, ça m’a passionné. Très jeune (vers 11-12 ans), je lisais déjà des Stephen King, mais surtout, j’ai cassé les pieds à mes parents pour avoir le Horla de Maupassant. Pour la petite histoire, j’ai vendu des dessins pour m’acheter ce livre. À ce stade, j’aimais lire du fantastique et je ne pensais pas en écrire (même si depuis un petit moment, j’écrivais déjà sur des cahiers et j’étais très forte en rédaction). Puis, au lycée, j’ai découvert Hoffmann, Schiller et surtout Gogol avec les Nouvelles de Pétersbourg. Ça était le déclic ! Ma première idée avait été de mettre en scène des nouvelles comme Le manteau ou Le journal d’un fou. Puis, petit à petit, en allant à l’université et en découvrant le droit, j’ai mis de côté l’écriture littéraire, pour la rédaction juridique. J’y suis revenue à l’âge adulte, pendant un long arrêt maladie. Ainsi, entre 2009 et 2010, j’ai écrit ce qui allait devenir Le Sorcier vaudou.

 

En écrivant des nouvelles fantastiques, je me suis passionnée pour le thème de la folie qui est assez récurent dans ce genre. J’ai approfondi le sujet et c’est comme ça que je me suis tournée vers le polar. De plus, comme je suis juriste de formation, j’ai plaisir à me plonger dans des enquêtes policières et renouer avec la procédure pénale.

 

Je n’en dis pas plus, mais pour les romans à venir (sauf celui que je viens de boucler qui est un pur polar), je mixe le thriller et le fantastique. Et à la demande persistante de mes filleuls, je me suis lancée dans un roman jeunesse, lui aussi fantastique. Récemment, j’ai eu une idée de conte pour les plus petits (mettant en scène mon troisième filleul, Gabriel).

 

En y réfléchissant bien, je ne décolle pas beaucoup du fantastique.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes romans ?

 

Emilie : Je me suis fait publier grâce à ma première cliente. Elle avait écrit un récit témoignage sur l’histoire de sa mère et la sienne et voulait l’offrir à sa famille pour Noël. Elle m’a donc demandé de lui proposer un imprimeur pour réaliser le livre. Sauf qu’elle était ma première cliente, et à l’époque, je ne connaissais absolument personne dans ce milieu. On en a discuté et elle m’a dit : « Je connais quelqu’un qui connaît un éditeur. » Ainsi j’ai rencontré mon futur éditeur. Nous avons travaillé ensemble pour l’édition du récit de vie de ma cliente, puis comme le courant passait bien entre nous et qu’on formait une bonne équipe, je lui ai proposé Le sorcier vaudou. Le manuscrit lui a plu et on travaille ensemble depuis 2016 que ce soit pour l’édition des biographies de mes clients ou celle de mes livres.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Emilie : J’ai plein de projets en tête. Il y en a un sur lequel je travaille depuis 2012 et qui me tient vraiment à cœur. C’est un thriller fantastique ayant pour décor la ville de Cracovie. Je suis en train de le travailler à fond avec pour objectif de le faire éditer d’ici 2021 (si c’est possible bien sûr). J’ai démarré plusieurs thrillers fantastiques et une suite à Métal parano, car certains lecteurs m’ont réclamé un retour du capitaine Gilmont. Je travaille aussi sur le roman jeunesse, je pense pouvoir le présenter à des éditeurs courant 2020 et si ça ne fonctionne pas, ce sera simplement un livre pour mes filleuls.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Emilie : Je trouve l’inspiration essentiellement dans ma tête, car c’est bourré de monde là-dedans ! J’ai déjà été inspirée par des rêves, d’ailleurs, je note souvent mes rêves, car il s’y passe beaucoup de choses également. Mes voyages aussi m’inspirent beaucoup, notamment, ceux à Cracovie et Édimbourg. Je suis de nature curieuse, alors je m’intéresse à tout. Ça va de l’histoire locale aux animaux, en passant par les humains et leurs interactions. J’observe tout le monde que ce soit des inconnus dans la rue ou au supermarché (j’adore regarder le contenu des caddies des gens), mon entourage proche ou les animaux. On doit d’ailleurs à mon chat, Metka, le personnage de Méphisto dans Un adorable chaton, une nouvelle de Sombres hivers.

 

Je suis très longue à écrire, car je ne suis jamais contente de ce que je fais. Il me faut quand même plusieurs années pour terminer l’écriture d’un livre. Si j’en ai publié trois en trois ans, ce n’est pas parce que je suis hyper productive, c’est juste que j’ai retravaillé des manuscrits écrits il y a plus de dix ans.

 

 

JM : - Comment écris-tu (cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?

 

 

Emilie : J’ai des carnets pour y noter mes idées et mes rêves. Lorsque je commence l’écriture d’un livre, je le fais toujours sur un cahier. Après, je le saisis en informatique. Mais j’ai besoin de réfléchir avec une feuille et un stylo, et c’est pareil lorsque j’écris pour mes clients.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement ?

 

 

Emilie : Je fais une pause en janvier, car j’étais en salon et en dédicaces, quasiment non-stop du 12 octobre au 22 décembre et c’est hyper fatiguant ! Je reprends les 1er et 2 février avec le salon du livre de La Couture et au fur et à mesure, j’informe les lecteurs de mes séances de dédicaces et salons sur ma page auteur de Facebook.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Emilie : Alors, je suis le cordonnier mal chaussé ! Je relis les manuscrits des autres mais très peu de personnes relise les miens. En première lecture, c’est ma mère et Cyril, mon mari. Cyril, c’est œil de lynx ! Et il est le genre de personne énervante qui devine les fins de film. Donc il est efficace pour les thrillers. De plus, il n’aime pas lire, alors quand il me dit qu’il a vraiment aimé mon manuscrit, c’est que c’est bon. Je me fie beaucoup à son sens critique.

Ma mère, elle, aime tout ce que je fais. Donc c’est bon pour la motivation. Quoique… Dans Le sorcier vaudou, elle m’a fait recommencer entièrement une nouvelle car elle n’avait pas accroché.

Sinon, depuis peu, une de mes collègues auteure relit mes manuscrits et je relis les siens. D’ailleurs, nous travaillons et faisons souvent des séances de dédicaces ensemble. J’ai confiance en ces trois personnes car je sais qu’elles sont bienveillantes.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Emilie : J’apprécie la critique quand elle est constructive, quand elle permet de s’améliorer en tant qu’auteur. Après, juste dire « je n’aime pas » ou uniquement casser la personne, c’est pas trop mon truc. Je pense que les blogs et les réseaux sociaux sont très intéressants pour les auteurs et souvent source de visibilité. Et il y a des blogueurs super sympas avec qui on noue de très bons liens.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Emilie : Je suis très curieuse, donc je m’intéresse à beaucoup de choses. J’ai la mauvaise habitude, lorsque l’on me demande mes centres d’intérêts, de mettre côte à côte la cuisine et les animaux. Ça ne le fait pas ! Mais c’est vrai, j’aime bien cuisiner et je suis « fofolle » quand je vois un animal. Surtout les chèvres ! Quand j’en vois une, j’ai quatre ans d’âge mental. Sinon, j’aime bien regarder les matchs de foot à la télé et écouter du hard-rock et du métal. Je m’intéresse beaucoup à l’histoire, au paranormal et à la médecine. Et j’adore voyager, surtout dans les pays d’Europe centrale et de l’Est. Ce sont mes origines polonaises qui remontent. Je suis passionnée par Cracovie, alors que ma famille n’est pas du tout originaire de cette ville. Je ne sais pas, je devais y vivre dans une vie antérieure. Sinon, j’aime bien l’art aussi.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Emilie : C’est hyper matérialiste, mais ce serait vivre de mes deux métiers. Pas être super riche, juste avoir un salaire décent, histoire d’avoir l’impression de ne pas travailler « dans le vide ». Sinon, j’en ai un autre, mais c’est trop personnel pour que je le dise.

 

 

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Emilie : Les grands auteurs fantastique du XIXe siècle, comme Maupassant, Théophile Gauthier, Hoffmann, Schiller, Gogol et plus récemment Stephen King.

 

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?

 

Emilie : Je lis énormément. Tous les jours. Depuis que je participe à de salons du livre, je lis surtout les auteurs que je rencontre. C’est essentiellement des thrillers et des romans fantastiques, mais de temps en temps je succombe à d’autres genres. Récemment, j’ai lu Léon d’Isabelle Sérafini et ça m’a fait pleurer.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Emilie : Thé ou café, les deux ! Le café le matin, le thé l’après-midi. Plutôt vanille, je n’aime pas le chocolat. Mer ou montagne, je n’en sais rien. Je vais être contrariante, je dirai campagne.

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Emilie : Ce n’est pas un proverbe, mais une citation de l’athlète américain Jesse Owens « Il faut croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser. » je l’ai mise sur le site internet d’EML-Écriture.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous donner une des tes qualités ? Un de tes défauts ?

 

Emilie : Pour mes qualités, je ne sais pas, il faut demander aux autres. Pour mes défauts, je suis assez casse-pieds. Après, j’ai tendance à dire ce que je pense et ça ne plaît pas à tout le monde, tout comme l’humour noir que je pratique souvent. Je suis une tête de mule et des fois, je donne l’impression de m’en foutre (alors que ce n’est pas du tout le cas). Et je me fatigue super vite.

 

 

JM : - Je vais te poser une question mais je connais déjà la réponse car nous avons la même passion : as-tu des animaux ? Lol

 

Emilie : OOOUUUIII ! Depuis trois ans, Metka partage notre vie. J’ai toujours eu des animaux avec mes parents. On a eu un chien et des chats.

Avant Metka, il y a eu Trust, une femelle basset artésien que j’avais adoptée avant de m’installer avec Cyril. Elle a vécu avec nous pendant treize ans et demi. Quand elle nous a quittés en 2016, je ne voulais pas reprendre d’animaux, mais ça était plus fort que nous.

Et en décembre 2016, on s’est décidés à adopter un chat à la SPA. C’est une belle anecdote qui montre que Metka était faite pour vivre avec nous. Nous sommes allés à la SPA un dimanche pour voir les chats à adopter, mais ce jour-là, ils préparaient une manifestation et personne ne s’est occupé de nous. Nous sommes repartis sans avoir vu de chats. En rentrant, nous nous sommes dit : « Ce n’est rien, on reviendra la semaine prochaine ». Et le même jour, un collègue de Cyril a trouvé Metka dans un sous-bois en faisant son footing. Il l’a amenée chez lui mais ne pouvait pas la garder car elle ne s’entendait pas avec ses animaux (elle a son caractère mon assistante !). Le lendemain, Cyril m’a envoyé une photo de Metka en me demandant si je voulais l’adopter. Et j’ai craqué ! Mais le fait qu’elle ait été trouvée au même moment où on n’a pas pu adopter de chat à la SPA était un signe.

 

 

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Emilie : Je crois que j’ai pas mal parlé déjà. On va laisser les gens tranquilles, sauf s’ils ont des questions.

 

 

JM : - Merci Emilie pour cet agréable moment passé en ta compagnie. N'oublie pas de faire un gros câlin à ta « petite assistante » de ma part !

 

Merci à toi Joëlle. Et pas de problème, c’est transmis à Metka. D’ailleurs, elle est sur mes genoux.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Emilie qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/emiliemalaquinlapawaauteure/


 

 

 

Voir les commentaires

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée avec Sergine DESJARDINS ce vendredi 12 juillet sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Sergine DESJARDINS
Vendredi 12 juillet 2019 à 18 h (heure française)

(différé)

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages de Sergine DESJARDINS que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Sergine a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Sergine répondra en direct.

 

 

 

JM : - Bonsoir Sergine

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Sergine : Je vais très bien. Et toi ? Petit clin d’œil à ceux et celles qui ont lu mon roman Le châtiment de Clara : ton interrogatoire, chère Joelle, est infiniment plus agréable que ce qu’il était au 17e siècle dans les cours de justice lorsqu’une femme violée était interrogée (rires).

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Sergine : Je suis née au Québec, en Gaspésie. Géralda, l’une de mes sœurs qui avait 15 ans à ma naissance, m’a maternée autant qu’une mère. Elle m’a appris à lire et à écrire très tôt. J’avais à peine 16 ans lorsque j’ai quitté l’école. J’ai exercé trente-six métiers. J’ai notamment été serveuse dans un restaurant; j’ai vendu des abonnements à un quotidien; j’ai été fleuriste. J’ai côtoyé toutes sortes de gens, issus de différentes classes sociales, des bienveillants autant que des malfaisants. Ce qu’ils m’ont appris sur la nature humaine m’aide aujourd’hui à créer différents personnages, mais à l’époque, je n’aurais jamais cru pouvoir devenir romancière. Je suis retournée aux études dans la vingtaine et j’ai complété une maîtrise en éthique. J’ai ensuite écrit des articles pour un quotidien et des magazines et j’ai publié un essai sur la pratique de la sage-femme, sujet qui avait fait l’objet de mon mémoire de maîtrise. Je n’avais suffisamment pas confiance en moi cependant pour imaginer que je pourrais publier un roman un jour. La vie m’y a poussée : durant une période difficile, je ressentais le besoin irrépressible d’être, quelques heures par jour, très concentrée sur quelque chose qui me passionnait, à savoir la recherche et l’écriture. C’est là que tout a commencé, il y a déjà 16 ans. Ma vie, depuis, a radicalement changé et j’en suis très heureuse.

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes ouvrages “Marie Major”, “Robertine Barry”, “Le Châtiment de Clara”, “Isa L'Ile des exclus tome 1” et en particulier de ton petit dernier : “Isa L'Ile de l'ermite tome 2” ?

 

Sergine : Marie Major est mon ancêtre. J’ai entendu parler d’elle lorsque j’étais enfant. Ce sont mes tantes, des religieuses qui avaient fait notre arbre généalogique qui, les premières, en ont parlé dans ma famille. Elles en parlaient à mots couverts : elles avaient honte que notre ancêtre soit mort assassiné dans le lit de sa maîtresse (rires). Moi, c’était Marie qui m’intéressait, bien plus que son époux. Son destin me touchait : issue de la bourgeoise, d’un tempérament rebelle, elle a été enfermée à la Salpêtrière avant d’être envoyée en Nouvelle-France avec un contingent de Filles du roy dont la mission était de peupler la colonie. Après la mort tragique d’Antoine, elle a perdu tous ses biens et a été jugée responsable des écarts de conduite de son mari volage. Dans mon roman, je raconte aussi son histoire d’amour avec un esclave amérindien ainsi que la façon dont elle a réussi à se reconstruire, arrivant même à aider d’autres femmes.

 

J’ai écrit ensuite la biographie de Robertine Barry (1863-1910). Non seulement cette femme exceptionnelle a réussi à pénétrer cette chasse-gardée masculine qu’était le journalisme en 1891, mais elle a osé défendre les droits des femmes, ce qui était très mal vu à l’époque. À la Saint-Valentin, elle recevait des Valentins satyriques : sur la carte où était illustrée une femme à barbe, était écrit Gardez la place que la providence vous a confiée. La majorité estimait que la place de la femme était à la maison et qu’une bourgeoise qui travaillait se déclassait et déshonorait sa famille. On l’insultait et on l’appelait Monsieur, mais elle ne se laissa pas intimider et continua à défendre les idées qu’elle croyait justes. Elle a aussi écrit un recueil de nouvelles et des pièces de théâtre. La critique l’a comparée à Sand et à Balzac. Il y a beaucoup à dire sur cette femme. Les deux tomes de la biographie que j’ai écrite totalise presque mille pages.

 

La toile de fond de mon roman Isa est l’épidémie de lèpre au Nouveau-Brunswick au 19e siècle. Au début des années 1840, des lépreux se cachaient dans la forêt ou dans leur maison. Une partie de la population, craignant la contagion, demanda qu’on les enferme. Un comité, composé d’un médecin, d’hommes d’affaires et d’un curé, décidèrent de les séquestrer sur une île. Commença alors « la chasse aux lépreux » durant laquelle des hommes les attrapaient au lasso. Des parents désespérés, refusant que leurs enfants soient séquestrés, n’hésitèrent pas à user de la violence pour les garder auprès d’eux. Isa fut malgré tout envoyée sur cette île. Dans mon roman, je raconte sa vie, mais aussi celle de ses deux sœurs. L’une d’elles veut devenir médecin : même si les portes des facultés de médecine étaient fermées aux femmes, elle réussira à atteindre son but, mais je ne vous dis pas comment puisque vous le découvrirez dans le tome 2 (rires). L’autre sœur se retrouve enceinte et accouche chez une femme à Montréal qui accueille des filles tombées (tombées dans le vice), comme on appelait à l’époque, les filles-mères. Son enfant sera enlevé, et je ne vous dis pas si elle le retrouvera (rires), ça aussi vous le saurez dans le tome 2. Un autre personnage auquel je me suis beaucoup attaché, est une esclave noire enfuie des États-Unis grâce au chemin de fer clandestin (il ne s’agit pas d’un véritable chemin de fer, ce n’est qu’un code). Comme vous pourrez le lire dans le tome 2, sa destinée est exceptionnelle. Il y aussi la mère de Isa, Charlotte, qui sera prête à sacrifier son mariage pour sauver sa fille. Ce roman a deux tomes.

 

Mon septième ouvrage, Le châtiment de Clara, raconte la vie d’une femme victime de viol au 17e siècle. Ce roman a été publié juste au début du mouvement moi aussi, comme si j’avais saisi, trois ans plus tôt, cette idée qui flottait dans l’air du temps, ce qui est assez fréquent chez les auteurs, semble-t-il. En faisant ma recherche, j’ai été consternée d’apprendre que lors d’un procès pour viol, une femme pouvait être torturée, les juges estimant que c’était la meilleure façon de savoir si elle disait la vérité. Clara se retrouve enceinte après le viol et son conjoint à qui elle a caché un certain temps le drame qu’elle a vécu, se demande si l’enfant est de lui ou du violeur. La vie de tous les proches de Clara est changée par cet événement. Elle trouvera un allié en la personne du greffier dont le passé l’a sensibilisé à la violence faite aux femmes.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Sergine : Oui, mon prochain roman sera publié à l’hiver 2020. Il met en scène des femmes dont deux habitent Paris et deux à Ste-Flavie, (près de Rimouski, où je vis). Les lecteurs découvriront progressivement le lien indéfectible entre elles, ainsi que les conséquences néfastes du non-dit.

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Sergine : Comme je l’ai dit précédemment, mon premier roman est inspiré de mon aïeule Marie Major dont la destinée m’a touchée dès l’enfance.

 

Ce sont souvent des coïncidences, certains diraient des synchronicités, qui me guident vers les héroïnes de mes romans. Lors d’une entrevue à la radio durant laquelle je racontais la vie de Marie Major, l’animatrice m’a demandé de revenir parler en ondes d’une femme exceptionnelle. Une série de coïncidences m’ont conduite à Robertine Barry et c’est grâce à elle que j’ai écrit mon autre roman, Isa.

 

Lorsque je préparais mon bagage pour aller à Tracadie afin d’y donner une conférence, je reçus une lettre d’une archiviste avec qui j’avais communiqué pour trouver de la documentation concernant Robertine. Cette lettre avait été écrite par Robertine Barry : Demain je vais visiter la léproserie de Tracadie, écrivait-elle à une amie. Tracadie : exactement l’endroit où j’allais le lendemain! À la fin de ma conférence, un homme m’a raconté que des descendants de Marie Major avaient des liens avec cette léproserie : l’un avait été le premier gardien; l’autre avait soigné des lépreux et une femme avait été enfermée avec des lépreux alors qu’elle n’avait pas la lèpre. C’est elle qui m’a inspiré le personnage principal de mon roman.

 

Après avoir trouvé le thème de mon roman, une recherche plus approfondie débute. Lorsque ce sont des personnages qui ont vraiment existés, comme Robertine Barry et Marie Major, je fouille d’abord dans les archives. Mais qu’ils aient réellement existés ou non, je dois ensuite faire les recherches nécessaires pour bien comprendre le contexte dans lequel ils ont vécu. Je fais énormément de recherches, d’une part, parce que j’adore apprendre et me documenter, d’autre part, parce que je veux décrire le plus fidèlement possible la mentalité ainsi que les us et coutumes.

 

J’aime aussi marcher dans les pas de mes personnages, comme si je pouvais ainsi mieux les comprendre. Par exemple, j’ai frappé à la porte d’un monastère afin de demander aux religieuses la permission de dormir une nuit dans la partie du bâtiment datant du 17e siècle où est morte Marie Major. Les religieuses m’ont peut-être trouvée étrange (rires), mais elles ont accepté. J’ai passé une nuit, seule entre ces murs chargés d’Histoire. J’ai adoré. Le lendemain, il me semblait être plus proche de Marie.

 

Au fil de mes lectures et recherches, les personnages prennent forme peu à peu. Il arrive aussi qu’ils s’imposent. Par exemple, quand j’écrivais Marie Major, j’avais en tête un personnage qui m’obsédait, mais que je n’avais pas imaginé : je voyais en pensée une vieille femme qui attendait sur le quai l’arrivée d’un bateau. J’ai décidé de l’écouter. Il s’est avéré que cette femme était la mère de Julien Talua, l’homme qui a tué l’époux de Marie Major.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tous tes livres sont des romans historiques mettant à l'honneur des femmes remarquables ! Peux-tu nous donner la raison de ces choix ?

 

Sergine : J’aime l’histoire. J’aime apprendre. J’aime débusquer des personnages méritant d’être sortis de l’ombre, comme Robertine Barry. J’aime parler de faits historiques méconnus, comme l’épidémie de lèpre au Nouveau-Brunswick au 19e siècle. Cependant, à part Robertine Barry, mes héroïnes sont remarquables, non pas parce qu’elles ont accompli de grandes choses dignes de mention dans les livres d’histoire, mais parce qu’elles ont réussi à se reconstruire après avoir traversé des épreuves. J’aime les personnages que la vie a rendu meilleurs. La bienveillance, la bonté, l’altruisme, me touchent et m’impressionnent d’autant plus que l’individualisme, omniprésent à notre époque, me déconcerte souvent.

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Sergine : Je fais beaucoup de recherches. Je crée des fichiers par thèmes. J’ai des carnets partout dans la maison, dans mon sac à main, dans mes poches, dans la pochette de ma bicyclette : les meilleures idées, les phrases les mieux ficelées, surgissent souvent à l’esprit quand il n’est pas trop accaparé par le travail.

 

Je fais toujours un plan avant de commencer à écrire, mais il change en cours de route. J’écris plusieurs versions et parfois, je crois avoir presque terminé quand une idée surgit et m’amène à modifier certains aspects.

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Sergine : Je suis très disciplinée, autrement je n’y arriverais pas, mes volumineux livres exigent beaucoup de recherches et de temps. Jusqu’à récemment, j’écrivais de 4 :30 ou 5 :30 h jusqu’à 11 :00, mais l’adoption de notre chiot en avril a modifié mon horaire : je travaille lorsqu’il dort afin d’être disponible pour le dressage à la propreté, le jeu, le bonheur d’être avec lui, etc…

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Sergine : J’ai eu de la chance. Tous mes livres envoyés à des éditeurs ont été acceptés en peu de temps.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où (au Québec en France ? (Mon rêve étant de te rencontrer !!!)

 

Sergine : Après la sortie de chacun de mes livres, je suis présente dans les Salons du livre au Québec. J’aimerais effectivement aller en France dans les prochaines années et je serais très très très heureuse de te rencontrer, chère Joelle, ainsi que mes lecteurs et lectrices.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Sergine : J’y suis très sensible. Heureusement, jusqu’à présent j’ai été plutôt gâtée.

 

Les blogs et les réseaux sociaux ont un impact considérable et je suis infiniment reconnaissante envers tous ceux qui m’accordent une petite place. Grâce à eux, j’ai gagné des lecteurs fidèles. Le métier d’écrivain est exigeant, peu payant : tout ce qui contribue à faire connaître une œuvre est un cadeau du ciel. « Un écrivain qui n’est pas lu, est un écrivain mort ». Je ne me souviens pas qui a dit cela, mais je partage cet avis.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Sergine : Je porte ce désir depuis si longtemps qu’il m’est impossible de nommer les auteurs qui sont à l’origine de cette envie irrépressible. Je me souviens cependant d’un moment charnière survenu lors de ma première journée à la petite école de campagne au Cap-à-la-Baleine. Lorsque j’ai aperçu la petite bibliothèque vitrée de la salle de classe, je me suis précipitée devant et suis restée debout, la fixant longuement, émerveillée, mais sans doute que j’avais l’air niais (rires). Les livres m’apparaissaient comme une véritable merveille. J’étais d’autant plus impressionnée que je viens d’un milieu modeste et qu’il n’y avait pas de livres dans la maison de mon enfance.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, en 2011, tu as remporté le prix Jovette Bernier pour la biographie consacrée à Robertine Barry, première femme journaliste Canadienne-Française et en 2013, tu as reçu le prix littéraire international indépendant Marguerite Yourcenar pour “Marie Major”, roman inspiré de la vie de ton ancêtre, une Fille du Roi. Peux-tu nous dire comment tu as vécu ces expériences ?

 

Sergine : Les marques d’estime, de confiance et de reconnaissance, inhérentes à chaque prix sont très touchantes et stimulantes. À chaque fois que je termine un livre, je doute toujours de la valeur de mon travail. Les prix m’aident à avoir un peu plus confiance en moi.

 

Mais je dois dire que l’amour et l’estime de mes lecteurs comptent encore plus, ainsi que l’impact que mes ouvrages peuvent avoir dans la vie des gens. Par exemple, un lecteur ayant lu mon roman dont l’héroïne est victime de viol, m’a dit qu’il comprenait désormais ce qu’une femme peut ressentir en de telles circonstances, ainsi que les bouleversements subséquents dans sa vie et celle de ses proches. Plusieurs lecteurs me disent aussi que mes livres ont été pour eux une consolation parce qu’ils se sentent moins seuls : d’autres vivent des épreuves semblables.

 

JM : - En plus de tes travaux d'écriture, tu donnes des conférences au Québec. Peux-tu nous en parler en quelques mots ?

 

Sergine : J’adore rencontrer mes lecteurs et/ou ceux qui s’intéressent aux thèmes dont je parle dans mes conférences : 1. Marie Major et son époque. 2. Les Filles du Roy. 3. Robertine Barry et son époque. 4. Tracadie au temps de la lèpre. 5. Viol et violence faite aux femmes au 17e siècle. 6. Cinq femmes : Marie Major (1637-1689), Robertine Barry (1863-1910), Rosalie Cadron-Jetté (1764-1864), Clara de Longueville et Geneviève Picoté dit Belestre (1667-1721).

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

Sergine : Je suis une lectrice très gourmande. Je lis tous les genres de romans ainsi que des ouvrages traitant de Psychologie, d’Histoire et de Santé. Il n’y a que l’Horreur qui m’angoisse et dont je me tiens loin.

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Sergine : L’écriture et la lecture occupent une large place dans ma vie. J’adore les promenades en forêt. J’aime marcher avec mon chien ou contempler le fleuve qui se trouve à quelques encablures de ma maison. Je suis plutôt solitaire, mais j’adore discuter avec mon fils, mon conjoint, mes amis, mes frères et sœurs.

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Sergine : Je ne sais pas. Chaque époque a ses beaux et mauvais côtés. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi. Sans doute parce que pour moi, ce n’est pas l’époque qui importe, mais d’être avec ceux que j’aime.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Sergine : Ce n’est pas vraiment un proverbe. Nicole Bordeleau, prof de yoga et auteure, a écrit qu’un plombier lui avait donné une belle et grande leçon de vie. Le matin où elle lui demandait s’il allait bien, il avait répondu : « Ben sûr que ça va ben, c’t'une journée neuve! Une journée neuve? Il n'avait pas dit « une nouvelle journée » pour répéter mes problèmes, mes anxiétés et mes inquiétudes de la veille, il avait dit « c'est une journée neuve. » Une journée où je pouvais repartir à neuf, remettre le compteur à zéro et continuer ma vie, mais avec une nouvelle vision des choses. Aujourd'hui, offrez-vous une journée "neuve". »

 

Depuis que j’ai lu cela il y a quelques jours, je me répète chaque matin que c’est une journée neuve.

 

JM : - Écoutes-tu de la musique ? Quel genre ? Écris-tu en musique ?

 

Sergine : Oui, chaque jour. De la musique classique et populaire. Ces temps-ci, mes vers d’oreille sont Il est où le bonheur ainsi que Tu trouveras la paix dans ton cœur interprétée par la québécoise Renée Claude.

 

Par contre, j’écris toujours dans le silence.

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Sergine :

 

Une rose.

Un chien doux, affectueux, adopté par de bons maîtres.

Du chocolat (que tout le monde, ou presque, aime).

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Sergine :

Café (que j’adore mais dont je dois désormais me priver, mon estomac ne supportant plus l’acidité).

Chocolat.

Montagne. Pour sa force tranquille.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Sergine : J’ai adoré cette entrevue et suis remplie de gratitude pour cette occasion qui m’est offerte de communiquer avec des lecteurs et lectrices de France. Merci du fond du cœur.

 

JM : - Merci Sergine DESJARDINS pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ton extrême gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Sergine qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir.

 

www.sergine-desjardins.com

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC GEORGES-PATRICK GLEIZE SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS-AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

 

INTERVIEW AUTEUR

Georges-Patrick GLEIZE

(réalisée pendant le confinement)

 

 

 

JM : - Bonjour à tous

 

Notre ami Georges-Patrick GLEIZE a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

A l'issue de cet entretien, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Georges-Patrick qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Georges-Patrick

 

⁃ Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Georges-Patrick : Bonsoir, je vais bien, un peu confiné, comme tout le monde. C’est avec plaisir que je réponds à vos questions.

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Georges-Patrick : Je suis né à Paris où ma mère poursuivait une carrière de comédienne au théâtre, à la radio et au cinéma tandis que mon père, officier de la marine marchande, parcourait les mers. Mais ma famille est originaire des Pyrénées ariégeoises et c’est là que j’ai passé mon enfance, chez mes grands-parents. Après une scolarité à Toulouse, au lycée Pierre de Fermat, j’ai entrepris des études d’histoire à l’Université. Je me suis alors spécialisé sur l’étude des sociétés rurales. Agrégé d’histoire, j’ai fait une carrière de professeur en lycée qui m’a conduit en Lot-et-Garonne, à Dunkerque, en Creuse et pour finir en Ariège à partir de 1991. En parallèle et en complément, je me suis intéressé aux questions de géopolitique du monde contemporain et j’ai suivi l’enseignement de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale. Actuellement en retraite depuis quatre ans, j’ai désormais tout le loisir de m’adonner à la littérature, une passion que je partage avec mon épouse, professeur d’économie et auteure pour enfants.

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans (la liste est longue, je sais !) ?

 

Georges-Patrick : Mon premier roman, Le temps en héritage, a paru il y a presque vingt ans et depuis, j’ai publié au rythme d’un roman par an, chez Albin Michel et aux éditions Calmann-Lévy. J’ai coutume de dire que mes romans sont des romans d’histoire. Ils se situent à mi-chemin entre le roman historique et le livre d’histoire. Ce que je raconte est vrai, tant dans le contexte que dans le détail, mais les personnages que je fais évoluer sont la synthèse imaginative de personnes réelles. Tout est juste mais pas arrivé à la même personne. Sans doute y a-t-il une préoccupation didactique dans mon écriture. Chassez le prof, il revient au galop ! Et je vois dans mes romans le moyen de faire de l’histoire autrement, plus digeste que dans les études scientifiques que j’ai pu écrire. J’essaye de mettre ainsi l’histoire à la portée du lecteur en ayant le souci qu’il apprenne quelque chose tout en se distrayant. Et aujourd’hui, j’en suis à mon 19e roman...

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Georges-Patrick : Bien sûr ! J’ai d’abord un nouveau roman en préparation pour 2021 à paraître aux Editions Calmann-Lévy. Je dois remettre mon manuscrit en avril et il devrait sortir pour la rentrée littéraire. Il se déroulera dans les années 70 avec comme thématique l’utilisation de la montagne par nos sociétés modernes au regard des usages traditionnels. Avec bien sûr pour soutenir l’attention du lecteur une intrigue policière à rebondissements.

Par ailleurs, paraîtra aussi en 2021, aux Editions Le Papillon rouge, un opus plus historique mais orienté grand public sur ces Ariégeois qui ont fait l’histoire, une série de cinquante courtes biographies de personnages surprenants et bien souvent oubliés.

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos écrits ? Improvisez-vous ou connaissez-vous la fin de l'histoire avant de commencer l'écriture ?

 

Georges-Patrick : L’inspiration de mes personnages ? Il me suffit d’observer mes contemporains et de les écouter. Certains ont eu des vies passionnantes, chaotiques, étonnantes. De l’un, je garderai le physique, de l’autre, les tics et les manies, d’un autre encore le caractère ou la voix. Je recompose ainsi des héros dans lesquels mes lecteurs peuvent se retrouver, croire qu’ils les ont croisés. Je n’invente rien, tous ont une parcelle d’existence. Quant aux décors dans lesquels je les faits évoluer, ils s’inspirent de ce que j’ai vu, de mes voyages ou de mes recherches. Il m’arrive ainsi d’aller sur des sites d’annonces immobilières pour visiter en image des maisons qui seront les décors de la vie de mes héros.

 

Je connais toujours la fin de l’histoire avant d’en avoir écrit les premières phrases. Je pars en effet sur un synopsis précis qui découpe le roman en huit ou dix chapitres où en une dizaine de lignes l’action est résumée. Certes, elle peut évoluer en cours d’écriture mais les modifications relèvent plus du détail que de la finalité du roman.

 

JM : Vos livres sont pour la plupart des romans régionaux. Pourquoi ce choix et envisagez-vous d'écrire dans un tout autre registre ?

 

Georges-Patrick : L’expression de roman régional est un qualificatif purement commercial pour distinguer la littérature intellectualiste. Tout roman qui se déroule dans une région précise peut être qualifié de régional et les plus grands auteurs français en font partie. Balzac, Giono, Mauriac ou tout récemment Genevoix, maintenant panthéonisé, peuvent voir leurs œuvres qualifiées de romans régionaux. J’écris sur ce que je connais bien mais en tant qu’historien de profession, géographe d’occasion, je pourrais écrire aussi des livres de pure histoire, du polar, des récits de voyages. L’universalité de l’histoire offre un champ d’écriture immense, au carrefour de la littérature et des sciences.

 

JM : Comment procédez-vous pour écrire vos ouvrages (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Georges-Patrick : Mon premier roman a été écrit à la main sur des blocs de papier quadrillé il y a vingt ans. Depuis, je suis passé à l’ordinateur et j’écris exclusivement ainsi à mon bureau. Mais il m’arrive de prendre des notes sur un cahier qui me suit dans les salons littéraires, en dédicaces, lorsqu’une idée me vient. De même, si je me réveille la nuit, je note parfois sur des bouts de papier les idées qui me traversent l’esprit.

 

JM : - À quel moment de la journée écrivez-vous ? ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Georges-Patrick : En général, j’écris le matin. C’est là où je suis le plus créatif, gardant les après-midis pour d’autres activités et le soir pour les recherches ou la mise au net. Mais cet ordonnancement classique, adopté à l’époque de ma vie professionnelle dans l’Education Nationale, est aujourd’hui plus souple. La météo joue désormais un rôle important et je suis plus créatif quand il pleut ou qu’il fait un sale temps que lorsqu’un soleil radieux et une douceur angevine m’attirent au jardin.

 

JM : - Que ressentez-vous lorsque vous écrivez le mot FIN ?

 

Georges-Patrick : Un lâche soulagement. Finir un roman n’est jamais aisé. Et quand on a passé des semaines et des mois on a envie à un moment d’en finir. Le mot fin est un exutoire, une bouffée de plaisir qui constitue une vraie respiration, l’apaisement d’une tension qui se relâche.

 

JM : - Vous avez noué un lien très fort avec vos lecteurs et lectrices, pouvez-vous nous parler de ces rencontres ?

 

Georges-Patrick : Je fais un assez grand nombre de salons et de dédicaces en librairies, plus d’une cinquantaine par an, car j’ai besoin du contact avec mon lectorat. Besoin d’échanger, besoin de l’écouter. Nombreux sont mes lecteurs qui m’ont raconté des détails, leur histoire, des éléments dont je me suis servi pour écrire par la suite. Je leur dis parfois : Ne me racontez pas votre vie, je vais en faire un roman. Et c’est vrai qu’il y a un peu de ça. Comme romancier, je suis dans la posture de l’éponge, j’absorbe pour restituer ensuite ce qu’on m’a dit.

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement -après le confinement bien sûr- et où ?

 

Georges-Patrick : Le confinement a beaucoup perturbé le programme cette année. Tous les grands salons auxquels je devais participer, à commencer par la Foire du livre de Brive dont je suis un habitué depuis mon entrée en littérature, ont été annulés. Et l’horizon manque singulièrement de clarté pour nous les auteurs à l’heure où le livre ne fait pas partie des biens essentiels. Ainsi, la rencontre que je devais faire à la médiathèque d’Esperanza, dans l’Aude, fin novembre, est bien compromise. Il reste donc à espérer que nous pourrons faire quelques signatures avant les fêtes de Noël pour offrir nos dédicaces à nos lecteurs. Quant à l’année prochaine, c’est le noir complet. Personne n’ose se positionner et on imagine mal la tenue de grands salons comme Montaigu ou Limoges au printemps dans le contexte actuel. Je risque comme tous mes camarades d’en être réduit à quelques séances de signatures au coup par coup en librairie. Triste période pour tous les acteurs de la chaîne du livre dont les auteurs sont les artisans.

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos ouvrages ?


Georges-Patrick : Avant de publier mon premier roman, j’avais déjà fait des publications professionnelles. En l’occurrence, une biographie sur Charles de Gaulle soldat, une commande de la Commission historique pour la paix, émanant du ministère des anciens combattants et aussi deux publications sur le tourisme vert, à l’époque où j’étais professeur en BTS tourisme. Malgré tout, je ne connaissais pas vraiment le monde de l’édition. Mon premier roman est parti par la poste. J’ai réalisé une vingtaine de copies expédiées aux grands éditeurs parisiens. Et comme de bien entendu, j’ai essuyé des refus, lettres types de réponse à l’appui. Je commençais à désespérer quand j’ai reçu un coup de fil de chez Albin Michel, maison qui était intéressée par mon manuscrit. J’ai signé le premier contrat la tête un peu dans les nuages. Mais j’ai compris qu’une chance inespérée s’offrait à moi. Il fallait pousser la porte et battre le fer tant qu’il est chaud. En l’occurrence, assurer le succès commercial de mon manuscrit sachant que le compteur des ventes allait parler pour moi. En même temps, il ne fallait pas traîner et pouvoir dans la foulée proposer un autre manuscrit, bref, faire preuve de professionnalisme.

 

JM : Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Georges-Patrick : Quel auteur n’est pas sensible à la critique ? Elle nous arrache un sourire ou une grimace. Aujourd’hui, la presse écrite n’est plus le seul moyen par lequel elle s’exprime et l’informatisation de nos sociétés a ouvert la porte à l’expression des lecteurs qui par leurs courriers ou dans les blogs donnent leur sentiment. Les blogs sont indispensables, reflet d’une réelle audience indépendante de toute coterie. Ils participent à l’environnement existentiel du roman tout comme les réseaux sociaux. Personnellement, je suis très actif sur Facebook où je fais vivre ma page littéraire au quotidien par mes annonces de dédicaces, mes photos et mes vidéos. Cette dimension est facilitée par la bonne maîtrise que j’ai dans le domaine audiovisuel.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Georges-Patrick : Comme beaucoup de ma génération, j’ai découvert la littérature par les auteurs jeunesse qu’on lisait à l’époque. Enid Blyton et Le club des cinq, Bob Morane et Henri Vernes... Un peu plus tard, j’ai goûté à Alexandre Dumas, à Jules Vernes, Alain Fournier, Louis Pergaud et à quelques auteurs de science-fiction comme Asimov.

 

 JM : - Quel roman lu pendant votre enfance vous a le plus marqué ?

 

Georges-Patrick : J’ai beaucoup apprécié La gloire de mon père, de Marcel Pagnol.

 

JM : - Quels conseils pourriez-vous donner aux lecteurs qui veulent devenir écrivains ?

 

Georges-Patrick : S’armer de patience, ne jamais désespérer, avoir l’écorce solide. La concurrence est rude. Beaucoup plus de monde écrivant aujourd’hui qu’hier, il est plus difficile de trouver un vrai éditeur qui vous fasse confiance. Je conseillerais aussi de se méfier de nombreuses maisons qui constituent des pièges à sous et qui prospèrent à grand renfort de publicité en promettant aux néophytes le succès. La naïveté et le besoin d’écrire sont parfois honteusement exploités. Un vrai éditeur ne demande jamais d’argent.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre ?

 

Georges-Patrick : Je lis beaucoup de livres d’histoire par nécessité et par goût. Je lis aussi nombre de romans dits « régionaux » mais je ne dédaigne pas pour autant un bon roman policier (pas trop saignant) ou un bon roman de science-fiction. Je lis souvent des romans qu’on m’offre, les cadeaux qu’on me fait, et je relis parfois quelques grands classiques en prenant le risque d’être déçu du souvenir que j’en avais.

 

JM : - Quels sont vos endroits préférés, source d'inspiration (pièce de votre maison, région de France, pays) ?

 

Georges-Patrick : Ma région préférée reste le sud de la France, notamment l’Occitanie dont je comprends à peu près le patois même si je ne le parle pas. Historien ruraliste, mes recherches ayant porté sur les campagnes ariégeoises aux XVIIIe et XIXe siècles, les sociétés rurales m’inspirent toujours. Je me sens bien à la campagne et le monde paysan m’est proche. Dans nombre de mes romans, on retrouve la salle, lieu d’existence des familles qui vivaient à pot et feu commun. Qu’elle soit ariégeoise ou corrézienne, le cantou en reste l’élément moteur. Cette pièce m’a toujours beaucoup inspiré. Toutefois, dans plusieurs de mes romans, je m’évade vers des destinations plus lointaines, puisées dans mes souvenirs de voyages. Ainsi j’ai entraîné mes lecteurs en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, en Pologne, en Afrique du Nord, en Italie...

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Georges-Patrick : Historien des campagnes, le jardin est pour moi un vrai bonheur et je m’émerveille toujours des changements qu’on y observe au gré des saisons. Jardiner m’apporte délassement mental et physique, paix de l’âme et satisfaction de voir la nature récompenser mon travail. Cultiver mon jardin me permet aussi de satisfaire mon goût pour les produits authentiques et naturels qui participent à la réussite d’une bonne cuisine.

 

JM : - À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?

 

Georges-Patrick : L’historien que je suis aurait apprécié les années de la fin du XIXe et début du XXe, de cette Belle Epoque d’avant 1914 où le progrès portait l’humanité vers l’espérance. On pouvait alors nourrir des idéaux auxquels aujourd’hui on ne croit plus.

 

JM : - Quelle est votre proverbe préféré ?

 

Georges-Patrick : A cœur vaillant rien d’impossible

 

 

JM : Quel mot vous définit le mieux ?

 

Georges-Patrick : Persévérance

 

JM : - Vous partez sur une île déserte : quel objet incontournable à vos yeux, emporterez-vous ?

 

Georges-Patrick : Un livre assez universel pour me donner patience et force.

 

JM – Si vous deviez organiser un dîner littéraire. Quelles personnes souhaiteriez-vous convier à votre table ?

 

Georges-Patrick : Les auteurs qui sont mes amis et avec qui j’ai du plaisir à partager et à échanger nourritures terrestres et littéraires.

 

JM : - Etes-vous thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, montagne ou campagne ?

 

Georges-Patrick : Café, chocolat, plutôt campagne, orientation moyenne montagne mais j’aime aussi la mer.

 

JM : - Si vous étiez une odeur, une couleur, un animal : vous seriez...

 

Georges-Patrick : La menthe poivrée. Le vert. Un dauphin.

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Georges-Patrick : Je formulerais un vœu : En ces temps où chacun souffre de l’isolement, puissions-nous, nous les écrivains, vite retrouver ces salons du livre où nous avons le plaisir d’échanger avec nos lecteurs.

 

 

JM : - Merci Georges-Patrick pour ce très agréable moment passé en votre compagnie. 

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Georges-Patrick qui vous répondra avec plaisir sous ce post.

 

https://www.facebook.com/georgespatrick.gleize

 

Voir les commentaires

Bonsoirje partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Alice QUINN sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Alice QUINN
Lundi 29 avril à 18 h

(différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

-J'ai lu “La Lettre froissée”, roman de notre amie Alice QUINN qui a accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

- Je partage avec vous notre entretien. A l'issue de cette publication, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Alice qui y répondra en direct ou en différé selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Alice

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Alice : Go go go !!!

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Alice : Je vais faire ça en résumé:

  • j'ai longtemps écrit pour la jeunesse sous un autre nom.

  • Après un déboire avec un de mes éditeurs, et une période de déprime, j'ai fait peau neuve et j'ai changé de nom, j'ai choisi Alice Quinn en hommage à... Mais je laisse cette question en suspens. Ce sera l'énigme du jour.;-)

    C'était le moment où l'édition numérique commençait. J'ai autoédité un de mes romans en faisant tout de A à Z, et je me suis retrouvée à la fin de l'année en tête de toutes les ventes numériques 2013 en France. Il s'agissait de Un Palace en Enfer premier tome d'une série de comédies policières : Au pays de Rosie Maldonne.

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans ?

 

Alice : J'affectionne particulièrement la littérature de genre que je revendique. Mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est jongler avec les genres. C'est pourquoi vous trouverez sur ma page des comédies policières, (la série Au Pays de Rosie Maldonne, et Un garçon qui rêvait de voler en Cadillac), un roman très noir, FANNY N. (qu'on me pardonne cet écart:-( ), des polars historiques avec Maupassant comme personnage principal, La lettre froissée et Le portrait brisé, et un roman d'amour , Brille, tant que tu vis !, pour redonner goût à la vie. Le point commun de mes romans ? Des personnages de femmes à la fois fragiles et fortes, et un sentiment quand on referme mes livres, qu'on a + de courage pour affronter la vie qu'avant de l'avoir lu.

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Alice : Je termine en ce moment le tome 3 de ma trilogie historique, (le tome 2, Le portrait brisé, sort le 27 avril 2019), et ensuite j'attaque le tome 5 et fin de Rosie Maldonne.

Ensuite, j'ai envie d'écrire une pièce de théâtre...

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Alice : prochaine séance de dédicace : les 24 et 25 mai au Festival du Roman Féminin à Paris :

https://www.facebook.com/FestivalDuRomanFeminin/

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Alice : Sans eux, impossible de faire connaître son roman. Le travail des chroniqueuses est primordial, et elles communiquent principalement sur les réseaux sociaux. J'ai moi-même toute la panoplie, (FB, twitter, instagram, pinterest, un blog, une chaîneYT) , mais j'avoue que ça ne sert à rien si vous n'êtes pas soutenue, comme auteur, par des critiques. De plus, être présent sur les RS demande un temps et une patience qui empiète sur le temps d'écriture du roman. Alors, j'essaie d'y passer le moins de temps possible. Quel bonheur quand je vois que des blogueuses ont parlé de mon roman et ont partagé leur chronique (bonne bien sûr ah ah ah!) sur leurs groupes !

 

JM : - Que pensez-vous de l'édition numérique ? Avantages, inconvénients ?

 

Alice : J'en pense énormément de bien. C'est, écologiquement parlant, mieux que le papier, (et puis on n'a plus de places chez soi, en tout cas chez moi, les livres ont tout envahi!!!) mais aussi, je peux lire la nuit sans déranger la personne qui partage mon lit,;-), je peux agrandir les lettres, trouver instantanément la définition d'un mot, m'envoyer des citations par email, bref, je trouve bcp de satisfaction à avoir adopter le numérique. Je continue à lire sur papier aussi, mais j'y vois de plus en plus les inconvénients...

 

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

 

Alice : C'est d'abord une passion, mais je parviens à en vivre depuis quelques années, même si je ne roule pas sur l'or. Donc c'est aussi un métier. Le rêve.

 

JM : - Quand écrivez-vous (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Alice : Surtout le matin. Quand je suis dans le roman lui-même, je maintiens un rythme de 3 à 4 heures d'écriture intense. Mais le reste de la journée, ça carbure toujours autour du roman de toute façon. Le cerveau ne s'arrête jamais. Y compris en dormant, ou en rêvassant.

 

 

JM : - Avez-vous déjà connu le syndrome de la page blanche ?

 

Alice : Non. C'est un luxe que je ne peux pas me permettre. J'optimise mon temps, je suis toujours en train de courir derrière. Donc quand je me mets au clavier, c'est pour écrire.

 

JM : - Dans votre prime enfance aviez-vous déjà envie de devenir écrivain ?

 

Alice : Jamais je n'aurais rêvé à ce métier. C'était quelque chose d’inaccessible pour moi. Ça ne faisait pas partie de mon monde, donc je ne pouvais même pas l'envisager. J'ai dû franchir une série de barrières intérieures pour accéder au premier échelon qui m'a menée à l'écriture de roman. D'où un sentiment d’imposture qui m'a longtemps poursuivie, et j'en garde la trace de ne pas très bien savoir où est ma place dans la vie. Je dis rarement aux gens que je croise, lorsqu'ils me demandent ce que je fais, que j'écris. Mon pseudo m'aide à maintenir cette distance. L'autre jour une dame qui vient donner à manger aux chats de ma rue et que je croise tous les jours depuis des années m'a interpelée en me demandant si c'était vrai que j'écrivais des romans. Quelqu'un lui en avait parlé. Nous avons longtemps discuté de ce sujet, du coup, ça m'a fait tellement plaisir, c'est une grande lectrice. Quand je l'ai revue, elle avait lu Un palace en enfer et elle a adoré ! C'est un cadeau de la vie.

 

JM : Comment avez-vous procédé pour faire éditer vos livres ?

 

Alice : Par la poste dans la première partie de ma vie. Puis, sous le nom d'Alice Quinn, ce sont les éditeurs qui m'ont demandée après que je me sois autoéditée. Je suis actuellement ce qu'on appelle un auteur hybride. Certains de mes romans sont publiés traditionnellement et d'autres sont en autoédition.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Alice : Je ne lis pas, je dévore, et ça, depuis que je sais lire. Dans le désordre, tout ce qui me tombe sous la main. Et j'aime (différemment) tous les genres. Chaque genre apporte un plaisir autre. On peut aimer un bon sandwich comme un repas fin, n'est-ce pas ? On ne les met pas dans la même catégorie, mais le plaisir ressenti est le même : on a passé un super moment.

Alors pour remonter à la petite enfance, je vais mettre en vrac : les contes de Perraut, Hector Malot, la comtesse de Ségur, Alice détective, Fantomette...
À présent, je chéris comme des amis de nombreux auteurs, ce serait trop long de les mettre tous ici !!!

 

JM : - Lisez-vous ? Si oui quel genre ?

 

Alice : de tout. Polars, littérature générale, comédies, essais, fantasy, romance, chick-litt, classiques...

 

JM : - En dehors de l'écriture avez-vous d'autres passions ?

 

Alice : Lire !!! ah ah ah !

JM : - Quel est votre genre de musique et écrivez-vous en musique ?

 

Alice : Chacun de mes romans s'appuie sur un fond musical. La série des Rosie Maldonne est bercée par les chansons de variétés des années 80 qui ponctuent le roman, Dans Le garçon qui rêvait de voler en cadillac, je passais du jazz musette en boucle, et dans ma trilogie polar historique, j'écoute du Erik Satie et du Reynaldo Hahn, ou des airs d'opérettes de la Belle-Époque.

 

JM : - Etes-vous thé, café ? Vanille ou chocolat ? Dessert ou fruit ?

 

Alice : Alors là, c'est comme pour les romans, j'aime tout. Un café après le repas avec un morceau de chocolat m'emmène au Nirvana. Mais j'aime bien le teatimes avec du pain grillé beurré, et même si j'essaie de ne pas abuser j'aime bien les desserts, les vrais desserts... Mais entre la vanille et le chocolat, sans hésiter, je prends le chocolat !

 

JM : - Si vous deviez organiser un dîner littéraire quelles personnes aimeriez-vous avoir à votre table ?

 

Alice : Allez, rêvons un peu... Dany Laferrière, Jean Teulé, Joyce Carol Oates, Poppy Z. Brite, Ken Russel, Alan Bennet, Chamoiseau, Coetzee, Ursula Leguin... (je me suis restreinte aux vivants...)
Mais après tout, pourquoi ne pas convoquer aussi les fantômes : Maupassant, Westlake, Chester Himes, Balwyn, John Fante, Thomas Hardy, Charlotte Bronte, Zola, Dickens, Wilkie Collins, Tourguenief, Lloyd Jones, Edith Wharton, Colette, Chester Himes, Dumas, Virginia Woolf, Maurice Leblanc, Gaston Leroux, Simenon, Jean Rhys, Philip Roth, Janet Frame... Et qu'ils amènent leurs amis et leurs chats, surtout !

 

JM : - Souhaitez-vous ajouter quelque chose  ?

 

Alice : Juste un grand merci pour cette tribune offerte... Vous êtes géniale ! J'ai hâte de découvrir les questions... Et de voir qui a résolu mon énigme de début...

 

JM : - Merci Alice QUINN pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Alice.

 

 

Page :
https://www.facebook.com/Alice.Quinn.page.auteur.France/
profil :
https://www.facebook.com/alice.quinn2013

 

 

 

 

Voir les commentaires

Je partage l'interview que j'ai réalisée hier soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Christian GUILLERME

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre ami Christian GUILLERME a gentiment accepté, récemment, de répondre à mes questions.

 


Je partage donc avec vous l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Christian qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Christian

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Christian : Bonsoir Joëlle. La forme, je suis prêt avec grand plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Christian : Je suis né à Clichy La Garenne, dans le 92, il y a de cela de nombreuses années. J'ai longtemps été musicien dans des groupes de rock et de métal de la scéne parisienne. Je suis actuellement Designer fonctionnel et exepert en solutions dans le domaine du digital au sein d'une très grosse société d'assurances à La Défense.

 

 

JM : - Je crois savoir que tu as été musicien.. peux-tu nous parler un peu de cette passion pour la musique ?

 

Christian : Oui, la musique est LA grande passion de ma vie « artistique ». Comme je le disais, j'ai été pendant très longtemps musicien (bassiste précisément) dans des groupes de la scène hard-rock sur Paris. Puis une courte expérience de musicien de studio. La musique a été importante dans ma vie durant de très nombreuses années. Et puis, faute de temps, et la vie aidant, je suis passé à autre chose. Je ne joues plus que pour le plaisir

 

 

JM : - L'écriture est-ce une passion ou un métier pour toi ?

 

Christian : Pour le moment, une passion, je n'en vis pas, mais avec un peu de chance, je ne désespère pas d'en faire un jour un métier...que je pratiquerai avec passion !

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Christian : Mon premier, La corde de Mi, est un thriller qui se passe, comme son nom le suggère, dans le milieu musical. Plus précisément dans le monde de la musique Rock semi-pro. L'histoire d'un groupe comme il en existe des milliers et qui voit son destin basculer à partir du moment où un personnage extrêmement dérangeant vient passer une audition. A partir de là va se mettre en place un engrenage fatal qui finira dans une explosion de violence.

Pour le second, le monde est totalement différent. Il se situe dans l'univers de l'urbex (exploration urbaine). Des jeunes gens, férus de ce sport, vont devoir passer une nuit dans un sanatorium désaffecté afin de remporter une belle somme d'argent. Malheureusement pour eux, ils vont vite se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans ce lieu réputé hanté. Là aussi, le final sera « sauvage »

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de nouvelles fantastiques avec Nelly TOPSCHER et Emmanuel STARCK et un thriller fantastique. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

Christian : Disons plutôt qu'il s'agissait d'un recueil où j'ai eu l'occasion après remaniement, d'y intégrer des nouvelles écrites spécialement à l'époque pour une plate forme spécialisée dans les histoires courtes, Short Editions.

Pour ce qui concerne le thriller fantastique, là aussi, il s'agit plutôt d'une longue nouvelle qu'un roman. C'était pour participer à un concours sur le thème du fantastique effectivement, « Et si vous trouviez un très vieux manuscrit » ?

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Christian: Tout à fait classiquement. J'ai envoyé mes manuscrits à différentes maisons d'édition ayant une ligne éditoriale spécialisée dans la littérature noire.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Christian : J'ai écrit quelque chose de totalement différent, vraiment, pour un concours organisé cet été. Mon roman n'a pas été retenu parmi les finalistes, mais le manuscrit sera envoyé dans les maisons spécialisées en littérature blanche...ça donne déjà une indication sur le type de roman non ?

Et je suis actuellement sur l'écriture de mon 3ème thriller.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Christian : Pour ce qui concerne les protagonistes de mes romans, il s'agit presque toujours de gens que j'ai eu l'occasion de côtoyer de près ou de loin. Bien évidement j'extrapole énormément, mais la base est toujours réelle.

Pour un roman, je mets environ une année entre l'écriture, béta lectures et corrections.

Mon record a été de 2 mois, tout compris, pour mon roman de littérature blanche, évoqué plus haut.

 

 

JM : - Comment écris-tu (cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?

 

 

Christian : Je prends énormément de notes pendant les recherches que j'effectue une fois le thème de l'histoire bien défini. Puis j'attaque direct sur l'ordinateur. Un tapuscrit tout ce qu'il y a de plus « classique ».

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Christian : A l'heure où je réponds à ton interview, il y a 2 séances de prévues en janvier. Le 22 au Hellfest Corner sur Paris et le 25, au Cultura La Défense. En Mars, le Salon du Livre de Paris où j'aurai un stand avec une autre auteure. Puis ensuite les salons s'enchaîneront ; avec notamment ma participation au salon Polar et Méditerranée, à Port-Barcares en juin ou encore le salon Sang Pour Sang à Longperrier en septembre en passant par le salon Sang et Encre de Nogent le Rotrou fin mai. Et pas mal de séances de dédicaces qui restent à confirmer.

 

 

 

 

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, ami, bêta-lecteur) ?

 

Christian : A mes fidèles Bêta-lectrices qui se reconnaîtront. C'ets une étape extrêmement important et à ne surtout pas négliger.

 

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Christian : Une sensation de vide. Passer à autre chose me demande du temps. Avant de ré-attaquer de nouveau l'écriture d'un nouveau roman, je maisse passer quelques semaines de procrastination et je n'écris que des nouvelles. Histoire de vraiment me vider l'esprit.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Christian : Oui, les réseaux sociaux sont indissociables de la promotion d'un roman, tu ne peux absolument pas passer à côté. Et comme tout le monde, je suis sensible à la critique. Si celle-ci est fondée et étayée, elle est toujours à prendre en compte. Cela veut dire que au moins pour ce lecteur, tu n'as pas atteint ton objectif, et c'est important de savoir pourquoi.

 

JM : - Quel est ton meilleur souvenir d'auteur ?

 

Christian : Avoir eu la chance d'avoir une page complète dans un magazine à diffusion nationale, Metallian. Un magazine spécialisé dans le metal et tiré à plusieurs dizaines d'exemplaires. Mais également tous les salons (Pusignan, Figeac, Mons en Belgique et d'autres...) où j'ai eu la chance de croiser des lecteurs et lectrices. Ce sont les moments que je préfère.

 

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Christian : Pouvoir vivre de mes écrits. Un peu comme le rêve que font tous les auteurs ou presque.

 

 

 

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

 

Christian : Il y en a beaucoup, mais je citerai pêle-mêle Jules Verne, Stephen King, Maxime Chattam, Dennis Lehanne, Franck Thilliez...

 

JM : - As-tu un film ou une série culte ?

 

Christian : Les tontons flingueurs, pour les dialogues de Jacques Audiard, impérissables, ou encore Le père Noël est une ordure, toujours pour la même raison. Les dialogues et scènes cultes sont légion dans ses deux films.

 

 

 

JM : - Quel ouvrage, lu dans ton enfance, t'a particulièrement marqué et pourquoi ?

 

Christian : Le vieil homme et la mer, de E. Hemingway. Il y a tout dans ce roman, il est sublime. Une véritable leçon d'humilité. Dans un autre genre, 20,000 Lieux sous les mers de Jules Vernes, ou encore La peste, d'Albert Camus.

 

 

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?

 

Christian : Je lis pas mal oui, mais moins qu'avant que je ne devienne auteur. Mes genres de prédilection sont le thriller et le fantastique, mais il m'arrive de lire d'autres genres. L'essentiel est que l'histoire soit bonne et que ça correponde à mon envie du moment.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Christian : Café, j'ai horreur du thé et des infusions en général. Les deux parfums me vont, mais peut-être plus vanille. Je répondrais instinctivement la mer, mais j'avoue que la montagne en été, c'est vraiment sympa aussi.

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Christian : « Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent. Ceux qui parlent, parlent, et ceux qui agissent font parler d'eux».

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Christian : Une liseuse bourrée à craquer de livres.

 

JM : - Peux-tu nous donner une des tes qualités ? Un de tes défauts ?

 

Christian : Une de mes qualités ? L'écoute. Un de mes défauts ? L'impatience.

 

 

JM : - As-tu des animaux ?

 

Christian : Non, ils seraient malheureux seuls à la maison la plupart du temps. Lorsque j'étais jeune, j'ai toujours été entouré de chiens (des bergers Allemands principalement), chez mes parents. Je n'ai jamais eu d'animaux domestiques depuis que je suis en âge d'avoir mon chez-moi.

 

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Christian : Oui, simplement dire un grand merci à tous ceux qui me lisent et y prennent du plaisir, c'est le plus belle des récompenses. Sans lecteurs, un auteur n'est rien, peu importe la qualité de ses écrits.

 

 

JM : - Merci Christian pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Christian : Je t'en prie, cela a été un réel plaisir.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Christian qui se fera un plaisir de vous répondre plus tard sous ce post.

 

 

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC EMMANUELLE FRIEDMANN SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Emmanuelle FRIEDMANN
 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Emmanuelle FRIEDMANN a gentiment accepté   de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

Je partage cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Emmanuelle qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Emmanuelle

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Emmanuelle : Oui avec un grand plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Emmanuelle : Originaire de Paris et j’habite aujourd’hui à Montrouge.

Après des études d’histoire économique et sociale contemporaine qui devait me mener au professorat, j’ai pris des chemins de traverses. J’ai travaillé plusieurs années dans l’édition, je suis encore journaliste et je partage maintenant mon temps entre l’écriture de romans et de documents et je suis également prête plume.

Je suis aussi maman de jumeaux, deux garçons qui viennent de fêter leur 4 ans.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Emmanuelle : Passionnée d’histoire et d’actualité, mes romans ont souvent des thématiques autour de l’enfance de la mémoire, de la recherche des origines et les ravages provoqués par les conflits mondiaux.

En tant que journaliste je me suis intéressée aux thématiques de l’époque, des problématiques contemporaines comme les relations hommes/femmes, le machisme en politique, la question du logement, la souffrance au travail, la maltraitance gynécologique, le cyberhacelement et l’environnement.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Emmanuelle : Je suis en train d’écrire un roman historique contemporain ou il y aura beaucoup flash-back. C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur qui sont à la recherche de leurs origines. Ce roman doit paraître aux presses de la cité.

A la fin de l’année dernière j’ai également travaillé avec David Fritz Goeppinger, un rescapé du Bataclan sur son livre qui doit sortir chez Pygmalion en novembre prochain, je suis très fière de ce témoignage.

Enfin, je suis très contente, j’ai un projet de roman graphique avec une illustratrice que j’aime beaucoup Sophie Ruffieux.

Enfin j’envisage d’écrire la suite de Jacques l’enfant caché, mais rien n’est fait pour le moment.

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou connais-tu la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Emmanuelle : En générale, c’est l’idée du thème qui vient en premier. Je me documente, je lis tout ce qui peut s’y rapporter. Et puis, les personnages viennent, je ne sais pas si je les crée ou s’ils viennent me voir d’eux-mêmes. L’histoire prend forme dans ses grandes lignes. Mais j’aime beaucoup me laisser surprendre par les personnages de mes romans, comme si c’était eux qui décidaient de leurs destinées.

 

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Emmanuelle : Je commence par écrire le synopsis du livre et le portrait de mes personnes principaux. Ensuite, je prends beaucoup de notes sur la thématique et sur la période, les recherches sont en continue, surtout pour les romans historiques, parfois pour un détail, pour respecter la véracité des faits, de détails parfois, je feuillette des tonnes de documentations. Tout est consigné sur mon ordinateur. J’ai laissé tomber les carnets, je note sur mon téléphone quand une idée me vient et que je ne suis pas chez moi. Et j’écris directement sur ordinateur.

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

 

 

Emmanuelle : La journée idéale, je relis ce que j’ai écrit la veille le matin et j’écris l’après-midi. Mais c’est souvent compliqué parce que j’ai d’autres livres ou activités en cour. Lorsque je travaille sur un livre de type journalistique, je peux travailler quelques heures et être interrompue. Pour un roman j’ai besoin de m’immerger complètement, de retrouver les personnages et donc, d’au moins d’une demi-journée.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement (après le confinement bien sûr..) et où ?

 

 

Emmanuelle : Plusieurs salons en septembre et novembre, sans doute Nancy et Brive, mais à voir avec l’actualité.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (amie, membre de ta famille, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Emmanuelle : C’est souvent ma mère qui est ma première lectrice, ensuite mon éditrice. Jacques l’enfant caché est le premier livre que j’ai publié aux presses de la cité et j’ai beaucoup apprécié de travailler avec Clarisse. Pour les couvertures, c’est la maison d’édition qui s’en charge et me fait plusieurs propositions.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de recettes de cuisine et des romans, des témoignages historiques. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un tout autre registre ?

 

 

Emmanuelle : j’aime changer de registres, travailler sur des questions d’actualités, rencontrer des gens, investiguer, exercer mon travail de journaliste et c’est pour cela que je travaille sur des thématiques contemporaines ou que j’aime être prête plume, mais j’adore aussi me retrouver seule pour écrire un roman, j’apprécie beaucoup de pouvoir alterner. Le livre de cuisine est venu de ma passion pour cet art… bon j’avoue que depuis la naissance de mes enfants, j’ai un peu moins de temps pour ca, mais je m’y suis remise durant le confinement.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Emmanuelle : Ils sont trop nombreux les principaux sont, Camus, Sartre, Robert Merle.

 

 

JM : - Écrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Emmanuelle :

Il est difficile de répondre à cette question. Je pense que devenir auteur n’est possible que si l’on est passionnée. Effectivement, je ne connais pas d’auteur ou autrice qui exercerait ce métier sans y croire, sans s’y consacrer, mais en revanche, je trouve qu’il serait dommage de se réfugier derrière cette notion de passion pour ne pas évoquer le statut des auteurs ; tout le monde a besoin d’un minimum de revenus pour vivre !

 

 

JM : Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Emmanuelle : La aussi je suis assez éclectique. Romans, romans graphiques, documents, tout ce qui me fait envie ou m’intéresse ! J’ai eu la chance lorsque j’étais journaliste littéraire de lire et de rencontrer énormément d’auteurs. Je lis aussi des documents sur des problématiques actuelles, des portraits, des autobiographies.

 

JM : - Quel livre lu dans ton enfance t'a particulièrement marquée ?

 

Emmanuelle : L’île ne m’a pas quittée durant plusieurs années, d’autres romans de Robert Merle aussi d’ailleurs, comme Derrière la vitre ou La mort est mon métier. J’ai été totalement happée aussi pas la série des Thibault, et j’ai été complétement bouleversée par Mauss d'Art Spiegelman et plus récemment par son Méta Mauss.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Emmanuelle : J’ai fait beaucoup de théâtre d’improvisation et j’ai adoré aussi bien la spontanéité qu’il fallait avoir que les gens qui j’ai rencontrés.

J’aime beaucoup cuisiner, passer du temps avec mes amis.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire, quelles personnes aimerais-tu convier à ta table ?

 

 

Emmanuelle : Delphine de Vigan, Élise Fischer, Florence Roche, Nina Bouraoui, Clarisse Enaudeau, Valérie Gans…, je ne sais pas il y a tellement de gens que j’aime !

 

 

JM : - Quel est ton plus beau rêve ?

 

Emmanuelle : Mes enfants avaient 6 mois au moment des attentats du 13 novembre 2015 ; 4,5 ans quand le confinement a commencé. Mon rève est qu’ils connaissent une actualité moins terrible, une vie, une planète, une économie, une société plus apaisés.

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Emmanuelle :

Il y en a deux

- May the force be with you

- Agis de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen

 

 

JM : - Quel endroit es pour toi source d'inspiration ? (pièce de ta maison, une région, un pays, à la mer, à la campagne, à la montagne ) ?

 

Emmanuelle : J’ai été bouleversée par un voyage que j’ai fait dans l’ouest Américain, ces vues sur les canyons plus magnifiques les unes que les autres, ce sentiment de plénitude m’obsède encore aujourd’hui. Mais, j’avoue qu’avec un peu de calme je peux écrire partout, mais j’adore la mer, en particulier la Normandie et Cabourg.

 

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un fruit, une fleur – tu serais ?

 

Emmanuelle : Mauve, une mangue, de la lavande.

 

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

 

Emmanuelle : J’ai eu un chat, et je pense que j’en réadopterai un !

 

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

 

Emmanuelle : J’ai adoré Au revoir les enfants et quelques séries m’ont également beaucoup marquée, notamment Six feet under, hatufim, Walking dead, The big tree.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Emmanuelle : Merci de ton accueil ! je suis ravie de pouvoir répondre à vos questions !!!

 

 

JM : - Merci Emmanuelle FRIEDMANN pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Emmanuelle qui vous répondra avec plaisir, sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/emmanuellefriedmannauteur/

 

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC YANNICK TOURATIER, auteur sur mon groupe fb

INTERVIEW AUTEUR

Yannick TOURATIER

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

- Notre ami Yannick TOURATIER a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

- A l'issue de cette publication, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Yannick qui y répondra en direct ou en différé selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Yannick

 

Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

 

Yannick : Scout toujours prêt ! C’est avec plaisir que je répondrais à vos questions.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Yannick : Alors, je suis quelqu’un d’un peu d’hyperactif… Je suis l’heureux papa de deux jeunes garçons qui sont une source d’inspiration intarissable, professeur des écoles depuis quinze ans, éducateur et joueur de foot, auteur de littérature jeunesse, de bande dessinée, de jeu de société… J’aime être toujours occupé.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Yannick : J’en ai terminé deux pour le moment. D’abord Noah Colo : le plan DESIDERIUS. C’est le premier que j’ai réussi à terminer, et il a été édité aux éditions Nouvelle Bibliothèque. Ça a été une grande fierté pour moi de le tenir dans les mains la première fois. J’ai aussi autoédité un autre livre, Enzo le corsaire, pour lequel je recherche un éditeur. C’est l’histoire d’un jeune garçon qui part à la mer pour la première fois. Et ce voyage va changer sa vie…

 

 

JM : - As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Yannick : Avec la situation sanitaire actuelle, il est difficile de se projeter dans des évènements. C’est d’ailleurs très frustrant, car je n’ai pas pu rencontrer de lecteurs depuis la sortie de Noah Colo. Pour l’instant, je suis inscrit pour un salon du livre en octobre à Estaimpuis, en Belgique. J’espère qu’il pourra avoir lieu.

 

 

JM : - Pourquoi écris-tu des romans “jeunesse” et depuis combien de temps ?

 

Yannick : J’écris des histoires que j’aimerais, ou que j’aurais aimé lire. Étant professeur des écoles depuis plus de quinze ans, lire ou inventer des histoires aux jeunes fait partie de mon quotidien. J’ai simplement mis sur papier des histoires que j’aime raconter.

 

 

JM : - Lorsque tu commences l'écriture d'un ouvrage as-tu déjà pensé à la fin de l'histoire ou images-tu au fil de tes mots ?

 

Yannick : Pour Noah Colo pas du tout. Mon seul objectif, quand j’ai commencé cette histoire, était de terminer l’histoire. En effet, je m’étais trop longtemps lancé dans des projets que je n’ai pas réussi à mener à bien. Je l’ai écrit d’une traite, en trois semaines.

Aujourd’hui, avant de me lancer dans un projet, j’essaye de le structurer un maximum, de le découper en chapitres, de voir où il me mène, avant de me lancer dans l’écriture.

 

JM : - Tes personnages qui sont des enfants : sont-ils faciles à maîtriser ?

 

Yannick : Entre mon métier et mon rôle d’éducateur sportif, je côtoie beaucoup d’enfants de cet âge, et je pense connaître leurs questions et leurs difficultés. J’aime beaucoup le fait que leurs problèmes, qui en sont des vrais, sont loin des miens… Ça m’aide à les résoudre plus facilement.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Yannick : Oui, j’ai plusieurs projets en cours. Le premier est le tome 2 de Noah Colo. L’aventure reprend là où s’est arrêté le premier. Je suis aussi sur une bande dessinée avec un ami. J’ai écrit le scénario et lui l’écrit. Je peux d’ailleurs vous montrer un dessin en exclusivité. J’ai aussi commencé un autre roman, sur lequel je suis en pause pour le moment, mais que je reprendrai après la fin de l’écriture du tome 2.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Yannick : Partager une œuvre que l’on a écrite, c’est forcément se dévoiler un peu. La finalisation d’un livre, c’est un peu comme une naissance. Il ne nous appartient plus. J’espère que Noah aura une longue et heureuse vie. La critique peut faire mal si on ne prend pas de recul par rapport à cela. Mais j’avoue avoir été épargné jusqu’à là, je n’ai reçu que de bons retours, toujours très agréables à recevoir. Je pense que les blogs, les réseaux sociaux sont essentiels pour faire connaître de nouveaux auteurs comme moi qui ne bénéficient pas de la puissance de communication des grands éditeurs. Ils sont essentiels à la diversité culturelle.

 

 

JM : - Ecrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Yannick : C’est une aujourd’hui une passion. Je m’évade quand j’écris, et c’est très agréable. Un des romans que j’écris se déroule au Bhoutan. Je n’y suis jamais allé, mais j’ai l’impression de m’y balader quand je suis avec Hava, mon personnage. Si mes livres rencontrent le succès, j’aimerais beaucoup en faire mon métier pas la suite.

 

JM : - Quand écris-tu (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Yannick : Je n’ai pas vraiment de rituel. J’écris surtout la nuit, mais c’est parce que je ne suis pas un gros dormeur, et que c’est un moment propice à ça. Mais il m’arrive très souvent d’écrire la journée, dès que j’ai quelques minutes.

 

JM : Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Yannick : C’est un mot que je n’écris pas… J’aurais l’impression d’abandonner mes personnages. C’est d’ailleurs pour ça que mon premier roman était un roman à suite, j’ai eu l’impression de rester avec mon personnage comme cela.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Yannick : Oui, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, mais je n’avais jamais été au bout de mes projets. Mais il y a deux ans, mon meilleur ami a perdu son père, que je connaissais depuis toujours. Ce malheureux évènement a été le déclencheur qui m’a poussé à aller au bout de mon projet.

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire éditer tes livres ?

 

Yannick : Je l’ai envoyé à beaucoup de maisons d’édition. Pour moi qui suis plutôt impulsif et impatient, cette période n’a pas été agréable. Attendre plusieurs mois pour avoir un retour, quand tu en as un, et quelque chose de frustrant. Donc je dois bien dire que quand ma maison d’édition m’a envoyé son retour positif, j’ai été très heureux. Encore plus quand j’ai appris que c’était des jeunes lecteurs qui l’avaient sélectionné.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Yannick : Il y en a beaucoup. Quand j’étais plus jeune, je rêvais de devenir footballer professionnel. Alors quand on me demandait quel était mon footballer préféré, je répondais tous… car j’aimerais être à leur place. Je pense un peu la même chose pour les auteurs. Sempé, Pagnol, Werber, Laclos, et bien d’autres encore… Tous m’ont donné l’envie d’écrire.

 

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Yannick : Je lis beaucoup moins malheureusement depuis quelques années. Fichus réseaux sociaux… Je plaisante. Mais je préfère écrire, ce qui me laisse moins de temps pour lire. Mais je lis tout de même, des romans historiques ( comme des Ken Follett), des thrillers …

 

 

JM : - En dehors de l'écriture as-tu d'autres passions ?

 


Yannick : Comme je l’ai dit au-dessus, j’entraîne et je joue au foot, qui est une passion depuis toujours. Je travaille d’ailleurs sur un jeu de plateau sur les connaissances de l’histoire du foot.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Yannick : Malheureusement sans hésiter, mon téléphone… Je n’arrive pas à m’endormir sans.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Yannick : Que plus tard, un écrivain réponde à la question que vous m’avez posée (Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?) Yannick Touratier. J’en serais tellement fier.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Yannick : Les seules limites que tu as sont celles que tu te mets.

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Yannick : hyperactif

 

 

JM : - Es-tu thé, café ? Quel est ton péché mignon ?

 

Yannick : CAFÉ ! Trop même. Je pense que l’on peut dire que c’est mon péché mignon… avec le chocolat.

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Yannick : Oui, depuis toujours. Mon chien Moon et mon chat Sun m’accompagnent au quotidien, et c’est un vrai bonheur.

 

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Yannick : Que j’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à vos questions, et que j’espère que vous aurez la curiosité de découvrir Noah Colo, et surtout, que sa lecture vous donnera autant de plaisir que j’ai eu à son écriture. J’ai hâte de vous rencontrer pour de vrai…

 

 

JM : - Merci Yannick pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Yannick qui y répondra sous ce post.

 

 

https://www.facebook.com/Yannick-Touratier-auteur-277543642892791

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC CHARLOTTE ADAM SUR MON GROUPE FB

Du fait de mes problèmes de connexion internet, l'interview de notre amie Charlotte Adam n'a pu avoir lieu vendredi 18 septembre et je le regrette vivement.

Je partage donc avec vous l'entretien que nous avons réalisé récemment. Vous pourrez poser vos questions sous ce post : Charlotte Adam y répondra dès que possible selon ses disponibilités donc n'hésitez pas..

Bonne journée.

 

_______________________________________________________________________________________________

 

INTERVIEW AUTEURE

Charlotte ADAM

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

- Notre amie Charlotte ADAM a, récemment, accepté de répondre à mes questions.

 

- Je partage donc avec vous notre entretien. A l'issue de cette publication, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Charlotte qui y répondra en direct ou en différé selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Charlotte

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Charlotte : Très bien, merci. Je répondrai avec grand plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Charlotte : Je suis une femme de 33 ans, passionnée de lecture depuis mon plus jeune âge. J’ai toujours aimé imaginé des histoires, puis les écrire (enfin, en écrire des morceaux car pendant longtemps je n’ai jamais réussi à aller au bout d’une histoire). J’ai fait des études littéraires, puis mon chemin professionnel m’a tenue éloignée de l’écriture pendant quelques années. J’y suis revenue, par passion, et cette fois j’ai finalisé ma première histoire : il s’agissait du tome 1 de « Tuer n’est pas vivre », une série de thrillers

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Charlotte :

A l’heure actuelle, j’ai publié trois tomes d’une série intitulée « Tuer n’est pas vivre » qui a pour principal protagoniste un tueur professionnel désabusé évoluant dans les milieux mafieux new yorkais. Il y a du suspense, de l’action, des rebondissements, et également une histoire de séduction.

Hormis ces trois tomes, j’ai aussi écrit et publié un recueil de nouvelles policières et criminelles intitulé « Cinq nuances de polars » : ce sont cinq histoires autour du crime, allant d’un ton léger (le recueil débute avec une comédie policière régionale) à un ton plus sombre (la dernière nouvelle s’apparente à un road-trip noir) en passant par des « nuances » : enquête à énigme, suspense psychologique, thriller survivaliste.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tes romans sont des “polars”. Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

Charlotte :

J’aime beaucoup lire des polars, c’est un style qui me permet à la fois de m’évader du quotidien, d’imaginer, de frissonner parfois, et de faire marcher mes petites cellules grises (comme dirait Hercule Poirot !) en cherchant la résolution d’un mystère ou d’un crime. C’est donc assez naturellement que j’ai écrit dans ce genre. J’aime aussi beaucoup le fantastique, j’ai eu quelques idées dans ce registre, mais je ne me sens pas prête à écrire quelque chose de vraiment abouti. J’espère le faire un jour cependant.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

Charlotte :

Je travaille actuellement à la rédaction d’un 4è tome à la saga « Tuer n’est pas vivre ». Beaucoup de lecteurs ont réclamé une suite et il est vrai que j’avais laissé des questions en suspens à la fin du tome 3, et j’avais encore plusieurs idées pour enrichir un nouvel opus, donc… Le plaisir de mes lecteurs sera aussi le mien.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Charlotte :

Actuellement je ne fais pas de dédicaces en présence « physique », par contre c’est toujours avec plaisir que je dédicace un de mes livres pour l’envoyer à une personne qui le souhaite.

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Charlotte :

Oui, ils offrent une belle visibilité, notamment aux auteurs en auto-édition pour lesquels il est souvent difficile de se faire connaître. Sans ces biais, clairement, je n’aurais pas touché les lecteurs qui me suivent à présent.

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ? Avantages, inconvénients ?

 

Charlotte :

Pour moi, c’est un format complémentaire au format papier. Aujourd’hui, de plus en plus de choses sont dématérialisées, les livres suivent aussi le mouvement. C’est un gain de place indéniable, c’est aussi une solution pour avoir accès aux textes avec un budget plus réduit, le livre papier coûtant souvent plus cher. Néanmoins, en tant que lectrice, je préfère toujours la sensation de contact qu’offre le livre physique, même si je lis aussi des ebooks. En tant qu’autrice, il me paraît nécessaire de proposer les différents formats aux lecteurs.

 

JM : - Ecrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Charlotte :

Une passion. Je ne pourrais pas du tout en vivre à l’heure actuelle, même si cela ne me déplairait pas. Mais c’est aussi un investissement qui demande du temps, du sérieux, du travail… Si on veut proposer un livre de qualité aux lecteurs, je crois qu’il faut l’envisager comme un « métier » de ce point de vue là.

 

 

 

JM : - Quand écris-tu (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Charlotte :

C’est très variable. Il m’arrive de me poser avec l’intention d’écrire pendant une heure et finalement l’inspiration n’est pas là, je passe à autre chose. Parfois, au contraire, la séance dure trois heures et je ne m’arrête qu’à regrets. Il y a aussi des moments où je ressens un véritable besoin d’écrire, tout de suite, de fixer une idée, une image, une ambiance… Là, je peux écrire à peu près n’importe où ! De manière générale, j’ai remarqué que j’écris davantage en fin de journée.

 

JM : - As-tu déjà connu le syndrome de la page blanche ?

 

Charlotte :

Oui, dans ces cas-là, j’ai appris à ne pas insister. Ce que je peux écrire si je me « force » n’est pas très bon (d’après mes exigences). Il faut faire autre chose, revenir. Parfois lire un livre ou voir un film passionnant me relance, même si le sujet est différent, l’imaginaire se trouve comme réactivé.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Charlotte :

Je voulais être vétérinaire pour soigner des animaux en Afrique ! Mais j’écrivais déjà de petites histoires, justement pour vivre ces aventures à distance, par la pensée.

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire éditer tes livres ?

 

Charlotte :

J’ai d’abord contacté plusieurs éditeurs, pour le tome 1 de « Tuer n’est pas vivre ». Je n’ai eu que des retours négatifs dans un premier temps, alors je me suis lancée dans l’auto-édition, d’abord par Amazon qui offre une possibilité pratique pour s’auto-éditer, en papier et en numérique. Ensuite, j’ai découvert l’existence d’autres plateformes, de prestataires qui permettaient de faire référencer ses ouvrages chez des distributeurs comme la Fnac, Chapitre, Decitre, Bookeen, etc. Au même moment, j’ai eu deux ou trois retours positifs de maisons d’édition mais les termes des contrats ne me paraissaient pas pertinents (les M.E. en question n’offraient vraiment pas beaucoup de visibilité ni de communication, rien de plus que ce que je commençais à faire par moi-même en auto-édition), donc je les ai déclinées. J’aime la liberté et la polyvalence de l’auto-édition.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Charlotte :

La comtesse de Ségur quand j’étais enfant, ce sont les premiers livres que j’ai lus « toute seule ». Puis les aventures de Harry Potter par JK Rowling. J’admire énormément son imagination, et c’est motivant de se dire qu’une personne peut devenir écrivain à tout moment de son existence.

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Charlotte :

Je lis environ 2 livres par semaine. Impossible de me coucher sans avoir un bouquin à lire, même s’il est tard ! Je lis beaucoup de polars, du fantastique aussi. J’adore les romans historiques (les polars historiques, aussi bien entendu). J’aime aussi les récits de voyage, d’exploration. Je ne suis fermée à aucun genre, il faut juste que je rentre dans le livre et que mon attention soit captée au fil des pages.

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Charlotte :

Vivre de ma plume dans une maison à la campagne avec des animaux autour de moi.

 

JM : Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison, ville, région, pays) ?

 

Charlotte :

Dans la maison, je dirais le jardin, j’adore pouvoir retrouver un petit coin de nature juste en passant ma porte. J’ai eu la chance de visiter un certain nombre de régions françaises, et j’apprécie beaucoup l’Auvergne et le Sud-Ouest. D’une manière générale, un joli coin de nature a de fortes chances de me séduire.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture as-tu d'autres passions ?

 

Charlotte :

La lecture, comme évoqué précédemment. Les balades dans la nature, j’ai vraiment besoin de ce contact. Ah oui, j’aime beaucoup les brocantes aussi !

 

JM : - Quel est ton genre de musique préféré et écris-tu en musique ?

 

Charlotte :

Mes goûts musicaux sont assez éclectiques : musiques du monde, rock, pop, variété… Il m’arrive d’écrire en musique, surtout quand je rédige un passage chargé en émotions (que ce soit, la colère, la joie, la peur, l’amour…), j’essaie de mettre une musique qui va avec, cela me permet de me libérer, de ressentir plus vivement ce que vivent les personnages, et, j’espère, d’écrire une meilleure scène.

 

JM : - Quel est ton film ou série culte ?

 

Charlotte :

Le Seigneur des Anneaux. J’ai vu la trilogie une bonne vingtaine de fois, je ne m’en lasse pas. Dans le registre film policier, j’adore aussi Le Crime de l’Orient-Express et Mort sur le Nil, les anciennes versions (je dois approcher là aussi de la vingtaine de visionnages !).

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Dessert ou fruit ? Mer ou montagne ?

 

Charlotte :

Thé uniquement, je n’aime pas le café. Thé vert nature de préférence.

Chocolat, sans hésiter, je suis très gourmande. Ma réponse suivante ne va pas te surprendre donc : ce sera dessert ! Plutôt montagne, mais si j’ai l’option campagne, elle aura ma préférence.

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire quelles personnes convierais-tu à ta table ?

 

Charlotte :

Tolkien, Agatha Christie, JK Rowling, Anne Perry (auteure de polars historiques).

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Charlotte :

Merci à tous les lecteurs qui ouvrent un de mes livres pour faire un bout de chemin dans mon imaginaire, merci à ceux qui me suivent, et à ceux qui prennent le temps de faire un retour de lecture, même tout simple : c’est toujours un moment de plaisir et d’émotion quand je le découvre !

 

JM : - Merci Charlotte pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Charlotte qui y répondra sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/CharlotteAdamAuteur/

Mon site : https://www.charlotteadamromanciere.com/

https://www.instagram.com/charlotteadamromanciere/

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC WILLIAM ALCYON SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

INTERVIEW AUTEUR

William ALCYON

(réalisée en 2020)

 

 

JM : - Bonjour à tous

 

Notre ami William ALCYON a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

Je partage l'entretien que nous avons réalisé à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à William qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir William

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

William : – Tout va bien, merci. Je suis prêt.

 

 

JM : - Question habituelle, mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

William : Je suis l’auteur de la saga en deux tomes “Le bonheur d’Anna”, romans multigenres, à la fois Feel-Good et de Développement personnel.

 

 

 

 

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans ?

 

William : C’est l’histoire d’une résilience. Anna a perdu son compagnon dans des circonstances dramatiques, lors de l’attentat du 14 juillet 2016, sur la Promenade des Anglais, à Nice. Elle survivra, mais blessée et en dépression, elle n’arrive pas à s’en sortir. Jusqu’au jour où… elle va décider de partir à la rencontre de personnes ayant vécu des drames, et qui ont fini par

 

 

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

 

William : Oui, j’ai deux projets en cours. Tout en gardant mon “ADN” de développement personnel, je vais tenter d’écrire dans deux genres différents. J’aime les défis et cela risque de surprendre, mais comme je n’aime pas l’enfermement dans des cases, je suis en train d’écrire deux romans en même temps : une romance et un thriller. C’est un exercice difficile, mais c’est très ludique.

 

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou connais-tu la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

William : L’inspiration… question difficile en réalité. Stephen King dit que comme le sculpteur extrait l’oeuvre déjà existante à l’intérieur de la pierre, il se peut que l’écrivain ne fasse que “capter” ce qui est déjà présent quelque part. C’est une idée qui me séduit. Pour autant, je m’inspire de ce qui me touche, me fait vibrer. Pour “Le bonheur d’Anna”, j’avais envie de montrer que même après avoir connu le pire, l’être humain est capable de poursuivre sa vie, et même d’éprouver à nouveau la joie de vivre.

 

 

 

 

JM : - T'arrive-t-il de t'attacher à tes personnages et certains te ressemblent-ils ?

 

William : Oh que oui ! Le personnage d’Anna est touchant, mais celui qui me plait le plus c’est Jacques. Ce personnage est âgé de 70 ans et j’aimerais beaucoup lui ressembler un jour.

 

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

William : Cahier pour la prise de notes et les idées. Ensuite écriture directe sur l’ordinateur. Je fais aussi des fiches personnages via un logiciel dédié. Cela permet de s’y retrouver, surtout pour les personnages secondaires dont les caractéristiques peuvent nous échapper si l’on n’y prend pas garde.

 

 

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ? Est-ce que parfois tu passes des nuits blanches ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

William : Il m’a fallu environ un an pour écrire “Le bonheur d’Anna – tome 1 : Après la pluie”. Pour la suite “Le bonheur d’Anna – tome 2 : vient le beau temps”, ce fut plus long : un an et demi. Il faut dire que le premier tome fait 355 pages, tandis que le second fait 537 pages. Ce qui explique le temps d’écriture plus long, mais pas seulement.

Tout d’abord, l’écriture n’est pas mon activité principale. J’ai un métier à plein temps et je n’ai que les week-ends et les vacances pour écrire. Je pense que si j’écrivais à plein temps, il me faudrait moins de 6 mois pour écrire un roman.

Et puis, la sortie du tome 1 fut chronophage. Il y a tout le travail marketing, réseaux sociaux pour se faire connaître qui m’a pris un temps fou, bien plus que je l’avais imaginé initialement.

 

 

 

JM : - Sauf erreur de ma part, tous tes romans sont des “feel-good” sur la résilience. Pourquoi ce choix ?

 

William : Parce que c’est mon ADN, comme l’a dit Xavier Verdier, un chroniqueur littéraire de talent. Cela fait partie de moi, semble-t-il. Feel-Good est une case dans laquelle mes romans ont été rangés, mais la case Développement personnel aussi. Pour moi, je les vois plus comme des romans initiatiques, un chemin de vie qui part de l’ombre pour arriver à la lumière.

 

 

JM :- Envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

William : Oui. Je déteste le fait de compartimenter les auteurs. En France, c’est une triste réalité. Il est extrêmement difficile d’alterner les genres. Avec votre premier roman, vous êtes “catégorisé”, ensuite c’est ce qu’on attend de vous. Voilà pourquoi mes deux prochains romans seront une romance et un thriller. J’aime bousculer les idées reçues.

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

William : Non. Pour le moment je ne fais pas de salons, ni de séances en librairie. Cela se fera dans un avenir plus ou moins proche. Cela dit, quand je vais à Honfleur (ville mise à l’honneur dans mes deux romans), je ne manque pas d’aller faire des dédicaces aux lectrices qui m’en font la demande sur les réseaux sociaux. C’est très agréable.

 

 

JM : - À qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (ami, membre de ta famille, bêta-lecteur) ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

William : D’abord à ma femme. C’est elle qui donne le ton. Si elle valide les premiers chapitres, je poursuis l’écriture. Sinon, je jette ou je modifie.

Dans un second temps, j’ai une bêta-lectrice qui m’aide aussi. C’est une amie précieuse qui me pousse à m’améliorer.

Ensuite, j’ai plusieurs autres bêta-lectrices qui lisent le roman en avant-première et qui me livrent leurs impressions, avant la sortie officielle. Ce qui me permet de corriger encore quelques petites choses avant la publication.

Pour la couverture, j’ai ma graphiste préférée : Lydie Wallon qui fait un superbe travail et qui possède un site : 2li.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

William : Avec Amazon KDP, exclusivement. Deux formats sont disponibles ebook Kindle et livre broché. Le résultat est de grande qualité et j’en suis très satisfait.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

William : Il y en a plusieurs ! Le premier livre qui m’a donné envie d’écrire, autant que je m’en souvienne, c’est la trilogie de Marcel Pagnol “La gloire de mon père”, “Le château de ma mère”, “Le temps des secrets”, c’était ma première lecture d’enfance qui me faisait quitter le monde réel pour m’évader dans des paysages et des situations fabuleuses, j’adorais cela. Plus tard, le roman “Les choses de la vie” de Paul Guimard, une écriture dépouillée, directe, qui me plaisait beaucoup et me permettait de croire qu’écrire une histoire n’était pas forcément si inaccessible. Et puis tous les polars que j’ai dévorés à une période, le sens du suspens, c’était très inspirant.

Enfin, des auteurs comme Bernard Werber, et aussi Stephen King, à travers leurs témoignages concernant la création littéraire m’ont donné envie de m’y mettre, moi aussi.

 

 

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

 

William : Je lis beaucoup. Pour moi, cela est une condition indispensable si l’on veut écrire. Il faut lire beaucoup, dans le genre que l’on convoite.

Du coup, j’ai lu beaucoup de romans de développement personnel, de Feel-Good.

Mais j’adore lire un bon thriller aussi !

 

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

William : Ma famille d’abord ! Que pourrait-il y avoir de plus important que ma femme et ma fille ? C’est donc le plus important à mes yeux.

Ensuite, j’adore lire, écouter de la musique, regarder des films, des séries qui m’inspirent aussi.

Et puis, je suis un fou de tennis ! Je suis fan de Roger Federer et j’ai fait de la compétition en club pendant une dizaine d’années, malgré le fait de ne m’être inscrit dans un club qu’à un âge avancé !

 

JM : - Tu as créé un blog peux-tu nous en parler ?

 

William : Oui. Je ne suis plus très actif dessus depuis un an, parce que je vais sans doute changer de support d’ici quelque temps. Cependant, il s’agit d’un blog pour parler d’écriture, de lecture, de Feel Good, de Développement personnel, et de mon expérience d’auteur indépendant.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

William : C’est plutôt une citation de Carl Jung, c’est une affirmation qui résonne en moi et qui me semble très importante, parce qu’on a tendance à l’oublier très/trop souvent :

Je ne suis pas ce qui m’arrive, je suis ce que je choisis d’être”.

 

 

JM : - Quel est ton endroit favori (pièce de ta maison, une région, un pays) ?

 

William : Mon lit ! (rires) J’adore dormir, parce que j’adore rêver ! La vie onirique est riche de messages et d’inspiration.

Plus sérieusement, j’ai une pièce dédiée à l’écriture dans mon appartement. Depuis que ma fille a quitté la maison, sa chambre est devenue ma pièce d’auteur !

 

 

JM : - Quel est ton péché mignon ?

 

William : La gourmandise. Je suis un épicurien qui adore les bonnes choses. Du coup, je suis toujours en train de surveiller mon poids afin de ne pas trop en prendre !

 

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ? Écris-tu en musique ?

 

William : Mon film culte ? Ah oui, c’est “Danse avec les loups” de Kevin Costner. Selon moi, un pur chef d’oeuvre. C’est un hymne à la tolérance, aux fausses idées reçues, c’est un film que je peux revoir 100 fois. Et puis la musique de John Barry est aussi magnifique.

La deuxième question, si j’écris en musique ? Oui. Pratiquement toujours. D’ailleurs, à la fin de mes romans j’indique une “playlist” de la musique que j’ai écoutée en écrivant mon roman. Cela permet de “vibrer” et parfois de me mettre en résonnance avec un certain type d’émotion que je veux mettre en avant dans un chapitre. La musique est très importante pour moi dans mon processus d’écriture.

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

William : Je dirais un miroir, à moins que… plutôt une pierre à feu, cela serait bien plus utile !

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

William : Oui, je souhaite profiter de l’opportunité pour remercier toutes les lectrices et tous les lecteurs qui me suivent et qui m’adressent des commentaires en retour de leurs lectures, qui sont la plupart du temps bienveillants et chaleureux.

Merci pour votre soutien et pour vos retours de lecture.

 

 

JM : - Merci, William, pour ce très agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à William qui vous répondra avec plaisir, sous ce post.

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE HIER AVEC ALICE MASSON SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

INTERVIEW AUTEURE

Alice MASSON

(réalisée en 2020)

 

JM : - Bonjour à tous,

 

  • Notre amie Alice MASSON a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.


 

  • Je partage donc cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Alice qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Alice

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête « à  passer sur mon gentil gril ! » ?  

 

Alice : Bonjour ma chère Joëlle, merci beaucoup pour cette invitation, je suis ravie de passer sur ton gril, je vais tâcher d’être la plus authentique possible !

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Alice : Je vis à Marseille où je suis arrivée à l’âge de cinq ans. Comme je suis née à l’étranger, j’ai appris le français à l’école. Ce fut une véritable révélation parce que je suis complètement tombée amoureuse de cette belle langue. J’ai deux enfants qui sont adultes et sont partis de la maison. J’écris depuis toute petite mais mon premier livre a été publié en 2019. J’avais publié un article sur un de leurs auteurs dans le média numérique dans lequel je tiens une chronique littéraire. Ils avaient aimé ma plume et m’ont proposé de publier un recueil de nouvelles. L’aventure a commencé ainsi !

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Alice : J’ai toujours aimé écrire, c’est un moyen d’expression incroyable. C’est mon institutrice de CM1 qui a détecté mes capacités rédactionnelles. Un jour elle a lu à toute la classe une rédaction que j’avais faite et ça m’a fait un énorme effet ! Depuis, j’ai fait des études littéraires pour découvrir les écrits des auteurs et pour m’en inspirer.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Alice : J’ai publié deux recueils de nouvelles : Modern Love en 2019 et Le Croustilleur de Versailles en janvier 2020. Et en septembre 2020 mon tout premier roman : La chair est cendre, l’âme est flamme. C’est un roman de développement personnel basé sur le travail de Lise Bourbeau sur les cinq blessures de l’âme. Ce sont cinq personnages principaux, chacun porteur d’une des blessures : la trahison, le rejet, l’humiliation, l’injustice et l’abandon, qui vont évoluer vers une meilleure version d’eux-mêmes tout au long d’un voyage initiatique.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as remporté plusieurs prix littéraires chez Grasset et au Cherche Midi. Peux-tu nous raconter comment tu as vécu ces aventures ?

 

Alice : Grasset m’a passé un coup de fil, j’étais à mon bureau en train de travailler sur un texte pour le concours George Sand. J’ai sauté de ma chaise, j’étais en ébullition ! Pour les Abeilles de Guerlain du Cherche Midi, j’ai été contactée par mail. J’ai relu quinze fois le mail pour être sûre de ne pas m’être trompée. Ils ont fait les choses en grand, avec la publication d’un recueil, une cérémonie de remise de prix à Paris sur les Champs, la venue de Patrick Poivre d’Arvor (la photo avec lui a été la plus likée sur mon mur FB cette année-là !). J’ai vécu ça comme un conte de fées. Cependant, je tiens à dire qu’aucune de ces maisons d’édition ne m’a fait de proposition concrète après ça.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Alice : Oui, j’ai commencé à écrire un livre sur l’histoire de ma famille qui va s’appeler : Revenir à Marseille. C’est le témoignage de mon père sur son parcours de vie. Il est né à Marseille et à l’âge de douze ans, il a été obligé par sa mère et ses frères ainés à aller vivre en Arménie (le pays d’origine de ses parents). Pendant vingt-six ans, son unique obsession a été de revenir chez lui à Marseille. J’en profite évidemment pour raconter l’horreur du génocide des arméniens auquel mes grands-parents ont réussi à survivre, mais aussi la difficulté de l’immigration forcée, la détermination pour s’échapper d’un régime totalitaire (l’Arménie était incluse dans l’URSS), la capacité d’adaptation quand on doit s’intégrer…

 

JM : - Comment écris-tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Alice : J’utilise les deux, quand j’en suis à la phase de recherches, de montage du plan, à l’élaboration des personnages, j’utilise des carnets. Puis, quand je commence la rédaction, c’est directement sur ordinateur.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Alice : Pas tellement dans la prime enfance, mais l’envie d’être romancière m’est venue pendant l’adolescence. J’ai commencé par écrire des poèmes puis j’ai écrit une pièce de théâtre. Mais il a fallu que j’attende d’avoir cinquante ans pour voir mon rêve d’adolescente se concrétiser.

 

 

JM : - Tu as une imagination débordante ! Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Alice : J’ai besoin de verrouiller ma trame narrative et la psychologie de mes personnages avant de me lancer dans la rédaction. Je fais énormément de recherches. Par exemple pour le Croustilleur de Versailles, j’ai relu très attentivement les Lettres de Madame de Sévigné pour m’inspirer de ses tournures de phrases. Pour mon dernier roman, j’ai étudié à fond les livres de Lise Bourbeau. Quand je commence à rédiger, je dois avoir quatre-vingt pour cent des rebondissements en tête. Effectivement, les enchainements, les dialogues et certains passages me viennent au fur et à mesure.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement – quand la situation sanitaire le permettra bien sûr.. - et où  ?

 

Alice : J’avais prévu de faire 22 salons littéraires en 2020, j’en ai fait quatre ! Donc si mon calcul est bon, si tous les salons qui ont été annulés en 2020 sont reportés en 2021, mon agenda est déjà plein ! Non, sérieusement, cette année 2020 est une véritable catastrophe pour nous autres auteurs indépendants. J’avais prévu de sortir mon livre dans une librairie à Marseille et de faire le tour des salons littéraires et de bien-être dans ma région et aussi dans d’autres régions, mais tout est gelé pour l’instant. C’est très anxiogène.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Alice : Pour mes premiers écrits, j’ai envoyé effectivement à beaucoup de mes amis, à ma sœur, mes enfants, mes nièces. Puis j’ai commencé à participer à des concours de nouvelles, et j’ai eu la chance d’en remporter quelques-uns.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Alice : Je n’avais jamais imaginé qu’un jour mes écrits seraient publiés, mais par un concours de circonstances, une de mes nouvelles a été publiée dans un recueil collectif suite à ma participation à un concours. C’était pour les éditions du Cherche Midi. Avant ça, j’avais remporté un prix chez Grasset mais la nouvelle n’a pas été publiée. Puis comme je le raconte plus haut, j’ai été contactée par une maison d’édition qui m’a mis le pied à l’étrier.

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Alice : C’est à double tranchant. D’une part c’est formidable de pouvoir diffuser au grand jour ses écrits, mais du fait de la facilité du processus, il est très difficile de se faire remarquer parmi le nombre impressionnant de publications.

 

JM : - Tu as plusieurs pages Fb peux-tu nous en communiquer les liens ?

 

Alice : Je ne suis pas très active malheureusement sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est très chronophage. Cependant, j’ai effectivement une page FB qui s’appelle le blog littéraire d’Alice où je publie mes retours de lectrice et les informations sur mes livres. Mais j’ai conscience que je pourrais en faire plus, mais le temps me manque cruellement !

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Alice : C’est une libération, mais aussi, le début d’un processus qui prend beaucoup de temps et d’énergie : la correction. Heureusement que pour mon dernier roman, j’ai eu la grande chance d’être aidée par mon amie auteure Dominique Guenin qui m’a beaucoup fait évoluer dans mon écriture grâce à ses conseils.

 

 

JM : - Je sais que tu es également une dévoreuse de livres et une chroniqueuse littéraire de grand talent puisque tu travailles pour un média en ligne : France Net Infos. Peux-tu nous parler de ton job au sein de ce groupe ?

 

Alice : Merci beaucoup Joelle, l’aventure de FranceNetInfos a débuté en 2012, j’avais vu une annonce en ligne où ils cherchaient des correspondants locaux. Comme Marseille avait été élue Capitale de la culture pour 2013, j’ai proposé ma candidature pour couvrir l’évènement. De fil en aiguille, j’ai continué à leur envoyer des articles, sur le cinéma, le théâtre, les festivals, des interviews… Et j’en suis à ce jour à plus de mille articles publiés ! Et j’espère continuer encore longtemps avec eux.

 

JM : - Quel est ton genre de lecture préféré ?

 

Alice : Je suis passionnée par l’histoire, j’aime beaucoup les livres de vulgarisation de la philosophie et de la science. Mais j’aime aussi beaucoup les romans feelgood et les essais en général.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Alice : J’ai travaillé pendant six ans dans le spectacle vivant, je suis passionnée par les artistes, la création, l’expression culturelle par tous les biais possibles.

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Alice : Je suis très fan de la pop britannique qui est, pour moi, l’origine de tous les mouvements musicaux modernes. J’ai grandi avec David Bowie et Peter Gabriel !

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Alice : J’emporterai une photo de mes enfants.

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Alice : J’aimerais arriver à lire un livre par jour comme Bernard Pivot.

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une fleur, un animal : tu serais ?

 

Alice : une grenade (symbole de mon pays de naissance), une rose (c’est le prénom de ma grand-mère paternelle qui a inspiré ma nouvelle : Un nouveau départ qui a remporté le prix des Abeilles de Guerlain), une louve (il parait que c’est mon animal totem).

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Alice : Je ne conçois pas ma vie sans animaux. J’en ai eu beaucoup depuis que je suis petite et je tenais absolument à ce que mes enfants grandissent en compagnie d’animaux. J’ai eu une chatte qui s’appelait Poupounette, qui est morte pendant le confinement, elle me manque énormément. Actuellement, j’ai un chat qui s’appelle Bouboulito qui est en « pension » chez moi (il appartient à ma fille) et mon fils est parti de la maison avec sa chienne qui s’appelle Siam que j’ai gardée pendant deux ans.

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Alice : Authentique

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Alice : Effectivement, ton grill était très bienveillant, ce fut un réel plaisir de répondre à tes questions, merci beaucoup Joëlle.

 

JM : - Merci Alice pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Alice qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

https://www.amazon.fr/dp/B08K7WRPTC

 

https://www.amazon.fr/dp/B08KVLQF68

 



 

 

Voir les commentaires