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BLOG EN PAUSE

Bonjour les amis

Une petite pause s'impose.

Je me déconnecte des réseaux sociaux pendant une quinzaine de jours et vous retrouverai avec grand plaisir.

A bientôt.

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ANNONCE INTERVIEW FREDERIC SIMON SAMEDI 18 SEPTEMBRE -dans la journée- SUR MON GROUPE FB

MESSAGE IMPORTANT A L'ATTENTION DES MEMBRES DU GROUPE : LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS

 

Bonjour les amis,

 

Hier VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2021 j'ai réalisé ma 288ème interview.

 

Je vous donne rendez-vous le SAMEDI 18  SEPTEMBRE 2021 (dans la journée) pour suivre l'entretien que j'ai eu récemment avec Frédéric SOMON.

 

A l'issue, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Frédéric qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

A bientôt.

 

ANNONCE INTERVIEW FREDERIC SIMON SAMEDI 18 SEPTEMBRE -dans la journée- SUR MON GROUPE FB

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INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC CHRIS SIMON SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEURE

Chris SIMON

 

 

 

JM : - Bonjour à tous,

 

Notre amie Chris SIMON a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Chris qui y répondra selon ses disponibilités.

 

(Petit rappel Chris habite aux Etats-Unis d'où décalage horaire).

 

 

 

JM : - Bonjour Chris

 

 

JM : - Comment vas-tu? Es-tu prête à « passer sur mon gentil gril » ?

 

Chris :

Oui. N’oublie pas le sel et les épices ! ;-)

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître?

 

Chris : Femme, serial autrice, romancière, new-yorkaise et parisienne, cinéphile ou cinéfolle et grande lectrice depuis mon adolescence. Je suis passionnée par les vieux objets, l’ethnologie, l’histoire de l’humanité, la psychologie et la psychanalyse.

 

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Chris. : Plus qu’un rêve, l’écriture est un désir profond de comprendre le monde, les autres et sans doute une part de moi-même. L’écriture permet cette découverte du sens des êtres, des choses, bref d’une vie. Elle révèle l’invisible de la même manière que la lecture. Écrire permet d’explorer d’autres mondes aussi.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

 

Chris : Tous mes romans, et même mes séries, partent d’un personnage que j’ai envie de connaître. J’ai appris récemment sur le blog d’une personne que je suis sur Twitter (Caroline Giraud) qu’en fait, j’appliquais la méthode Mme Brown. Une théorie de Virginia Woolf, reprise par Ursual Le Guin. Pour Virginia Woolf, un roman ne se construit pas à partir d’une intrigue, ni d’un message, ni d’une réflexion, mais d’un personnage. Un roman décrit une certaine expérience du monde, au travers du regard d’un personnage en particulier. Mme Brown est le nom de ce personnage conceptuel. Comme l’écrit Woolf, citée par Le Guin (citée par Caroline Giraud) : « Les grands romanciers, pour nous montrer ce qu’ils veulent nous montrer, utilisent le regard d’un personnage. Sinon, ils ne seraient pas romanciers, mais poètes, historiens ou pamphlétaires. ». Je travaille exactement de cette manière. Je créé d’abord un personnage et ensuite je lui trouve un lieu, une situation, dont découleront des actions. Ce sont donc les personnages qui dominent mes romans et parfois aussi des objets qui deviennent de vrais personnages comme le canapé dans ma série, Brooklyn Paradis, ou la boîte de Kleenex dans Lacan et la boîte de mouchoirs, ou encore le cercueil dans mon dernier roman, Road-Movie pour un proscrit.

J’aime bien aussi que mes livres posent une question et que les pages hantent le lecteur longtemps après leurs lecture ou au moins pour quelques heures ! Je m’inspire beaucoup de faits-divers, de gens que j’ai connus, de situations réelles.

 

 

JM : - Sauf erreur de ma part, tu as écrit des « Polar » « Thriller » « fantastique » Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Chris : Mes séries sont plus genrées que mes romans. Le genre en édition est surtout un outil marketing plus qu’une vérité. C’est une étiquette qui permet au lectorat concerné de reconnaître le livre qu’il cherche en un seul coup d’œil, car les couvertures des romans de genres sont codées. Mes romans entrent dans la catégorie Thriller, roman noir, polar mais avec un petit décalage et surtout de beaucoup d’humour, qui à mon sens est un plus dans ma collection noire. Dans mon dernier roman, Road-movie pour un proscrit, j’ai mélangé les genres. C’est un roman noir avec un fond historique et politique, une histoire d’amour et une enquête en filigrane, mais qui n’est pas le corps du récit comme dans un polar classique ; le tout à la sauce humour noir. Du coup, il satisfait les lecteurs de romans noirs, mais je sais que les lecteurs de littérature blanche l’apprécient aussi. Sans doute pour son sujet et son thème. J’ai des livres hors ces catégories du noir. Ma première série, Lacan et la boîte de mouchoirs, est une série psy humoristique. Le lecteur entre dans un cabinet de psy en pleine séance. J’avais envie d’explorer cette drôle de relation qui s’établit entre un patient et son psy, d’explorer cet étrange silence qui parle dans un cabinet de psy. L’inconscient a plus d’humour qu’on ne l’imagine et ma série s’en amuse. Mon premier livre autoédité est un recueil de sept nouvelles fantastiques, plutôt dans l’esprit réalisme magique, donc un autre genre à mon arc.

 

JM : - Où peut-on trouver tes livres ?

 

Chris : Pratiquement partout. Mes ebooks sont sur de nombreuses plateformes numériques, mes livres brochés sont distribués sur Amazon, mais aussi sur les librairies en ligne et tout lecteur peut les commander chez son libraire. On peut aussi me les commander en direct et payer via un site sécurisé comme Sumup.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler?

 

Chris : J’ai écrit le premier opus d’une série « cosy mystery » que je publierai sous un autre nom, pour ne pas mélanger avec mes romans noirs qui ne sont pas cosy du tout. Le cosy mystère et enquêtrice amateur est un autre genre et accumuler les genres perturbent les lecteurs. J’espère le sortir cet été. L’action se passe en normandie et l’héroïne s’appelle Charlotte. je ne vous en dis pas plus pour l’instant. ;-) Top secret avec ma sœur jumelle.

 

 

 

JM : - Comment écris tu (sur carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ? Quand écris-tu le jour, la nuit ? Pendant combien d'heures ?

 

Chris : Je varie pour éviter de passer trop de temps sur l’ordinateur. Dernièrement j’ai écrit avec un stylo et un cahier, je ne sais pas pourquoi, cela m’a pris comme ça, ou peut-être tout simplement parce que j’ai trouvé un carton entier de cahier neufs sur un trottoir - une société qui fermait -, j’ai eu l’impression d’écrire beaucoup plus vite. Impression ou réalité ? Il m’a semblé que mon esprit fonctionnait mieux, l’acte d’écrire avait l’air plus limpide, m’a semblé plus naturelle. J’avoue que je me lasse de la position que demande un ordi - il faut un bon fessier, un gainage impeccable. Être assise, les mains à plat sur une table devant un écran est pénible, alors de plus en plus, j’écris sur différents supports : papier, smartphone, ordi… Tout dépend aussi où je me trouve.

J’écris tous les jours, je me lève, me fais un thé et j’écris pendant deux à quatre heures, surtout en période de composition d’un nouveau roman et j’écris le premier jet jusqu’à la fin sans me relire.

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Chris : Une grande satisfaction et un soulagement. je ne suis jamais sûre d’arriver saine et sauve à la fin d’un roman que je commence. Pendant des années, j’en ai écrit que je ne finissais jamais. Atteindre le mot fin, est un moment bref de joie qui ne dure pas, car ensuite, il faut reprendre le manuscrit et retravailler dans les détails : le style, les personnages, la psychologie…

 

JM : -Lorsque la situation sanitaire le permettra, aimerais-tu assister à des séances de dédicaces, rencontrer tes lecteurs et tes lectrices ? Penses-tu venir en France ?

 

 

Chris : Ah oui, je n’attends que ça. Les dédicaces me manquent. Avant la pandémie je faisais des dédicaces tous les weekends ou presque quand j’étais en France. Alors, oui, je donne rendez-vous aux lecteurs dès septembre 2021 et j’espère que le vaccin suffira à endiguer cette pandémie qui s’est installée dans le monde entier. la rencontre avec les lecteurs est cruciale pour moi. Écrire et rencontrer les lecteurs sont les deux facettes de la vie d’écrivain qui me plaisent le plus.

 

 

 

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteur ?

 

Chris : En 2016 au salon Livre Paris, la première fois que j’ai dédicacé ma série Lacan et la boîte de mouchoirs à un lecteur que je ne connaissais pas. C’est un sentiment très fort et immense, que procure cette première fois. Cette même année, dans le même salon, mon roman Mémorial tour a été lauréat Amazon. De quoi m’encourager à continuer. Un parcourt d’auteur est fait de tellement de déceptions, que ces moments sont indispensables pour ne pas se décourager et abandonner ce qui nous porte…

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Chris : Que du bien, je lis en numérique à 70% sinon plus. La lecture numérique est pratique, transportable, adaptable et meilleur marché… Et en tant qu’auteur, elle me permet de me faire connaître d’un lectorat passionné.

 

 

 

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) et qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Chris : À quelques personnes de confiance., qui sont de très bons lecteurs et auteurs dont j’apprécie l’écriture. Cela me permet de vérifier que ce que j’ai essayé de faire fonctionne et me permet de retravailler si besoin certaines scène ou passages. Jusqu’à aujourd’hui, c’est moi qui est fait toutes mes couvertures, cependant je les teste auprès de mes lecteurs abonnés à ma newsletter et sur les réseaux sociaux. Pour ma série cosy mystery, je travaille en ce moment avec une autrice artistiquement talentueuse. Je suis contente de faire cette collaboration, nous verrons ce qu’il en sortira.

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes romans ?

 

Chris : Il ne me reste aujourd’hui qu’un seul roman en maison d’édition, mais je ne suis pas contre l’édition traditionnelle. J’ai juste l’impression qu’on ne parle pas la même langue. Je me suis habituée à l’autoédition, c’est direct, rapide… Ça me fait penser aux comédiens qui font les petites salles de théâtre et au fil des années aiguisent leurs sketches, leur technique et leur talent. On fait pareil avec l’autoédition. Je ne crois pas que l’on puisse progresser beaucoup en gardant ses manuscrits dans un tiroir et en collectionnant les lettres de refus génériques des maisons d’édition. L’édition semble déborder par les manuscrits, donc il faut bien trouver des alternatives.

 

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs permettent aux auteurs de promouvoir leurs écrits ?

 

Chris : Oui, les RS permettent de se faire connaître, de parler de nos livres, surtout dans les groupes ou l’on échange sur nos lectures. Un blog d’auteur c’est d’abord une adresse, un lieu où les plus curieux iront voir ce que l’on fait. Je blogue une fois par mois minimum. C’est aussi un espace ou, je parle de ce dont j’ai envie autour de mes écrits, de la littérature, de la ville ou je me trouve. J’ai une rubrique Minutes NewYorkaises, bilingue Français-anglais, qui illustre des moments de vie à New York.

En ce moment j’échange avec une autre auteure Catarina Viti, elle m’a proposé de publier des articles simultanément sur le même thème. J’aime bien sa proposition et nous espérons convaincre d’autres auteurs de nous rejoindre.

 

 

JM : - Sauf erreur de ma part, outre la casquette d'auteure, tu portes également celles de dramaturge, de scénariste et de blogueuse ! Peux-tu nous parler un peu de ces diverses fonctions ?

 

 

Chris : J’ai une formation de scénariste, j’ai vendu deux fois un de mes scénarios, mais depuis l’arrivée du livre numérique, je me suis concentrée sur l’écriture d roman et de séries littéraires. Je m’y sens plus libre. par contre l’autoédition m’a obligé à developper d’autres compétences : éditeur, marketing, communication…

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Chris : Oui, je lis beaucoup et des genres différents. Évidemment les genres dans lesquels j’écris, mais aussi je lis de la littérature générale, dite blanche, et énormément de non-fiction. Je lis ou relis les classiques, mais aussi des auteurs contemporains connus ou peu connus qu’ils viennent de l’édition ou de l’autoédition.

 

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs que tu apprécies (dans le passé et dans le présent )?

 

Chris : Récemment sur un groupe il était demandé de citer les 30 meilleurs auteurs de tous les temps et pays, alors je te donne mon palmarès : Flaubert, Proust, Balzac Dostoyevski, Gogol, Tolstoi, Mark Twain, Mary Shelley, Virginia Woolf, James Joyce, Kafka, Isaac Bashevis Singer, Jean Genet, Marguerite Duras, Witold Gombrowicz, Garcia Marquez, Faulkner, James Baldwin, Toni Morrison, Edith Wharton, Patrick Chamoiseau, Joan Didion, Patricia Highsmith, Raymond Chandler, Ed McBain… Il y a plein d'autres auteurs dont j'aime au moins une œuvre. Mais ici j'ai mis Les auteurs dont j'aime et j'ai lu plusieurs de leurs romans, et pour certains inclus essais, journaux, correspondances… Certains dans cette liste sont contemporains. Je ne peux pas tous les citer, mais aujourd’hui, je lis plus mes contemporains, ceux que je commence à considérer comme des collègues. J’ai fait partie du comité de lecture d’une revue pendant plusieurs années et donc je connais le travail de beaucoup d’auteurs émergeants.

 

 

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent et auxquels tu t'identifies ?

 

Chris : Je ne sais pas si je m’identifie, mais certains de mes personnages ont des points communs avec moi. J’ai de l’empathie pour mes personnages, car je sais qu’ils font ce qu’ils peuvent pour vivre. Courtney Burden (Brooklyn Paradis) me touche, elle cherche un monde perdu, parce qu’en vérité vivre c’est perdre. Il faut laisser tellement de choses derrière soi, surmonter tellement de trahisons, d’abandons, de morts au cours d’une vie… Et je trouve qu’elle s’en sort d’une façon intéressante (elle n’;a que 35 ans), en collectant des objets. Denis Lostier ( Road-Movie pour un proscrit) retrace sa jeunesse, qu’est-ce qu’il a raté semble t-il se demander ? Pourtant son bilan n’est pas si mauvais, mais il se pose la question en tant qu’individu face au groupe (notre société).

 

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré, source d'inspiration (pièce de ta maison, ville, région, pays)

 

 

Chris : Je n’ai pas un lieu, mais j’ai besoin de marcher quand j’écris et si j’ai le choix, je préfère marcher sur la plage le matin tôt. Donc ma source d’inspiration vient d’un mouvement, d’un état plus que d’un lieu.

 

JM : - Quel film ou série TV as-tu déjà regardé plusieurs fois ?

 

 

Chris : La nuit du Chasseur (The night of the Hunter) de Charles Laughton, Casablanca de, Somelike it hot (certains l’aiment chaud) et Double indemnity, de de Billy Wilder - ce dernier écrit avec un écrivain que j’aime beaucoup Raymond Chandler -, Monsieur Klein de Joseph Losey, Le salaire de la peur de G. Clouzot. J’adore les films des années 40/50 américains et français : Carné, Renoir, René Clair, Charlie Chaplin… Ce sont pour moi des réalisateurs qui ont fait des films très réussis du point de vue de l’écriture et de la cinématographie. J’ai regardé certaines séries plusieurs fois, du moins une saison : Les Sopranos, Desperate Housewives, Twilight, Weed, Transparent, mais je le fais de moins en moins, je le faisais pour comprendre comment elles sont structurées/écrites.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Chris : Le cinéma, l’art, l’histoire de l’art, l’histoire de l’humanité, la mode et l’artisanat en général qui disparaît …

 

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un animal, une fleur, un dessert : tu serais ?

 

Chris : jaune, un chat, le lys calla, sapote ou mamey (un fruit crémeux d’Amérique centrale)

 

 

JM : -Es-tu vanille ou chocolat ? Mer, campagne ou montagne ?

 

Chris : Vanille et mer, je n’aime pas le chocolat.

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Chris : Foisonnant

 

 

JM : Si tu devais organiser un dîner littéraire quels auteurs convierais-tu à ta table ?

 

Chris : Comme l’a dit avec un humour grinçant Margaret Atwood : «rencontrer l’auteur qu’on admire c’est comme rencontrer le lapin avec lequel a été fait le pâté qu’on a aimé. " Ha ha ! Elle n’a pas tort. Mais comme c’est juste pour de faux, j’invite dans le même dîner : Virginie Despentes, Sonia Dezongle, Christine Angot et Chloé Delaume… On verra bien ce que ça donne ! Ha ha

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter?

 

Chris : Oui je ferai un coq au vin aux pruneaux (une recette d’Alain Ducasse) et tu es invitée Joëlle !

 

JM : - Merci Chris pour ce très agréable moment passé en ta compagnie et pour ton invitation : un coq au vin aux pruneaux miam miam !!

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Chris qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

 

 

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ANNONCE INTERVIEW CHRIS SIMON VENDREDI 3 SEPTEMBRE -dans la journée - SUR MON GROUPE FB

MESSAGE IMPORTANT A L'ATTENTION DES MEMBRES DU GROUPE : LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS
Bonjour les amis,
Hier SAMEDI 28 AOUT 2021 j'ai réalisé ma 288ème interview.
Je vous donne rendez-vous le VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2021 (dans la journée) pour suivre l'entretien que j'ai eu récemment avec Chris Simon.
A l'issue, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Chris qui y répondra selon ses disponibilités, sachant qu'elle réside aux Etats-Unis.
A bientôt.

 

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Bonjour aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant : "UN AUTRE BLEU QUE LE TIEN"

« UN AUTRE BLEU QUE LE TIEN »

Marjorie TIXIER

Editions FLEUVE

19 août 2021

336 pages

 

Présentation

 

« Je ne raconte ce rêve à personne alors il reviendra.
Ainsi vont les songes qui ne se laissent pas découdre. »

 

Restée mutique suite à un traumatisme dont elle n’a aucun souvenir, Rosanie vit à l’abri du monde depuis vingt ans, enfermée dans son univers feutré, protégée par son sauveur devenu son mari. Un jour, attirée par les thermes de la ville — elle qui craint pourtant l’eau — elle rencontre Félice, une femme sportive et volontaire, brisée par un tragique accident. Fascinée par sa force de caractère, Rosanie se résout à abattre le mur de silence derrière lequel elle s’est terrée pendant si longtemps.


Porté par un style poétique et envoûtant, Un autre bleu que le tien dresse le portrait, entre forces et fêlures, d’une femme qui se bat contre son propre silence pour retrouver sa vérité.

 

L'auteure


Professeure de lettres modernes, Marjorie TIXIER écrit également de la poésie et puise son inspiration dans la musique, la peinture et les voyages. Après « Un Matin ordinaire » paru en 2020 chez Fleuve Editions et chez Pocket en 2021, « Un Autre bleu que le tien » est son second roman.


Marjorie Tixier vit en Savoie.
page Facebook : https://www.facebook.com/Marjorie-Tixier-743229232462826/
Twitter : https://twitter.com/MarjorieTixier

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions FLEUVE et Marjorie TIXIER pour l'envoi, en service de presse, de son dernier roman « Un Autre bleu que le tien ». J'ai découvert la très jolie plume de cette auteure lors de la lecture de « Un Matin ordinaire », ouvrage que j'ai beaucoup aimé.

 

Marjorie TIXIER nous conte le destin de trois femmes qui vont se rencontrer à Luchon. Elles ont toutes trois subi des traumatismes qui ont perturbé leur vie.

Ainsi nous découvrons Rosanie qui depuis 20 ans a perdu la parole ainsi que la mémoire et a une peur bleue de l'eau puis Félice, handicapée moteur suite à un accident d'escalade et Estelle qui pleure son grand amour et vit avec son fils Solen, un petit garçon fort attachant.

 

L'auteure décrit à merveille et avec beaucoup de poésie les paysages de montagne, les thermes mais aussi les sentiments et les émotions des protagonistes de son livre, les rendant ainsi authentiques.

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage émouvant, triste mais empli d'espoir qui aborde divers thèmes tels que l'amitié féminine, la différence, le regard des autres face au handicap, la perte d'un être cher, la résilience..

 

Un très bon moment de lecture.

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

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INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC ELISABETH FABRE-GROELLY SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________


 


 

INTERVIEW AUTEURE

Elisabeth FABRE GROELLY


 


 

JM : - Bonjour à tous,


 

  • Notre amie Elisabeth FABRE GROELLY a récemment accepté de répondre à mes questions.



 

Il n'y aura pas de questions/réponses mais cet échange vous permettra de mieux connaître cet auteur. 


 


 

JM : - Bonsoir Elisabeth


 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?


 

Elisabeth : 

Bonsoir Joëlle ! Bien sûr que je suis prête à répondre à tes questions, dans la touffeur du midi !


 


 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?


 

Elisabeth :

Je suis née dans l’autre siècle ; une baby-boomer en somme ; un peu rebelle donc.

J’ai enseigné l’anglais toute une vie, et à la fin de ma carrière, je me suis tournée vers l’Italie dans des projets européens pour rencontrer un auteur de grande valeur, Mario Rigoni Stern qui a été une révélation. Je l’ai rencontré avec mes élèves puis il est devenu un ami. Aujourd’hui, depuis 2010, j’écris utilisant le matériau engrangé ; toujours sur fond de l’histoire des hommes, il y a tant à en dire…

J’élève des Hellébores, des jacinthes bleues et des petits enfants. Les langues, toutes les langues m’intéressent et ma devise est : toujours le sac au dos ! La musique et l’Histoire aussi. 


 

JM : - L'écriture est-ce une passion ou un métier pour toi ?


 

Elisabeth :

L’écriture n’est pas une passion, ni un métier, c’est un besoin ; j’écris partout et sur tout. Je me lève à 4 heures et demie, déjeune et me mets au travail pendant trois heures pendant que la maison est calme ; la lune est là qui me surveille … 


 


 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?


 

Elisabeth :

Il y a 3 polar - romans noirs.

Le premier, RETOUR EN TERRE SÈCHE, est un polar dont le cadre est le triangle Mane-Forcalquier-Banon en Haute Provence. Sur fond d’Histoire. (Éditions Murmure des soirs. Belgique)

Le deuxième, À GRAND RHÔNE est un roman noir qui est une balade au bord du Rhône entre Arles et la mer où tout peut arriver…et cela arrive… Allusions à l’ Histoire également et aux conséquences toujours de la deuxième guerre. (Éditions Géné Provence-JM Desbois)

Le troisième, LA MAISON DE BOUC, QUE PIERRE A BÂTIE, parle de ces familles du sud, taiseuses et refermées sur leurs secrets. Le passé n’est jamais oublié dans un village…(Signum graphic, Bouc-Bel-Air)


 

Il y a ensuite un récit bilingue sur 4 générations d’hommes italiens qui ont passé les cols en émigrant vers la France ; un récit qui va jusqu’à la perte complète de leur italianité. Sur fond de guerre, les deux, de drame, celui d’un barrage en Vénétie, celui de la folie qui n’en est pas et qui relève d’une cellule de crise. ( Éditions italiennes Conti de Morgex)

Suit un récit choral, VOUS ÊTES D’OÙ ? DE BOUC , ÇA S’ENTEND, de témoignages d’hommes et de femmes tous venus de la même école communale d’un petit village du sud, entre Aix-en-Provence et Marseille ; un récit qui se déroule sur vingt ans de vie, des années 50 aux années 70 ; émouvant… ( Signum graphic)

Deux autres romans :

  • LES ÉPUISEMENTS qui sont deux histoires où l’épuisement n’est que le passage obligé qui aide à comprendre ce qui nous conditionne, la famille. La première histoire, une quête, nous emmène dans les Hébrides extérieures ; la deuxième en Haute Provence. ( Éditions Nombre7)

  • MA GRAND’ DE NOËL, un récit magique sur la passation ; des lettres du père Noël écrites sur 23 ans par une grand-mère qui enseigne des principes de vie, qui cajole, qui fait voyager ses petits et qui distille les vraies valeurs. Une vision de la vie savoureuse, même si au bout… (Éditions Nombre7)

  • Suit un livre-coup de gueule, PAROLES DE L’ATTENTE, qui parle de cette marche limitée pendant 55 jours, de mars à mai 2020. Pensées adolescentes, vagabondages, textes de réflexion, poèmes, moments d’humeur… Jamais de désespérance et foi en l’homme, même si…( Éditions Nombre7)

Enfin, le tout dernier, ACCORDEMENTS est un récit historique ( premiers jours de la guerre de 14- 18, sur l’Ourcq) ; plusieurs générations, trois pays, une quête émouvante. Art et musique. Des voix d’hommes qui portent vers une Europe humaine… (Éditions Ex Æquo)


 


 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?


 

Elisabeth:

J’ai cherché, pour chacun, des éditeurs, en fonction des récits. Deux livres ont été publiés par mon fils qui a une agence de communication sur les lieux –mêmes que je décris : Bouc ; je souhaitais donc que ce soit lui qui les réalise.

Pour mon dernier, ACCORDEMENTS, j’ai souhaité que ce soit dans l’Est qu’on l’imprimât, au vu du propos (première guerre) et c’est la maison Ex Æquo de Plombières qui l’a publié.


 


 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?


 

Elisabeth :

Oui bien sûr ; d’autres projets et des manuscrits déjà bouclés ou presque.

  • Trois recueils de nouvelles avec, pour chacun, une thématique précise.

  • Un récit-quête : une classe de collège de Marseille et un poète dont l’établissement scolaire porte le nom. Émouvant.

  • Un récit–roman historique sur la guerre de 7 ans et un ancêtre courageux qui est parti au Québec… Une aventure humaine en somme… Il en est tant !  


 


 


 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les personnages de tes livres ? En combien de temps écris-tu un roman ?

Deux questions en une…

L’inspiration, ce sont les autres qui me la communiquent… Observer un corps, un regard ; entendre un témoignage, percevoir les accents tragiques dans une autre langue que la mienne. Me frotter aux autres est ce qui fait écrire.

Un roman historique exige des recherches qui ne se livrent jamais complètes ; il faut du temps pour le puzzle, disons une bonne année, année et demie, mais si j’ai les éléments, trois mois peuvent suffire !


 

JM : - Comment écris-tu (sur cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?


 

Elisabeth :

Sur l’ordinateur, directement, mais la trame, les arbres généalogiques, toujours sur un cahier. Je ne me prive pas de l’outil moderne, même si par ailleurs, j’écris de longues lettres au crayon gras ( mine de plomb nue) ou au stylo plume duofold, qu’on m’a offert pour mon CAPES ! (concours de prof’). Je suis fidèle aux outils et au cahier aussi où je laisse des traces pour ceux qui sont nés après moi ou pour celui qui trouvera dans une décharge ou dans une brocante ces cahiers d’une fois…


 


 

JM : -Envisages-tu d'assister à des séances de dédicaces ? Et où ?


 


 

Elisabeth : 

Un peu tout l’été jusqu’en décembre, plutôt des salons car j’aime discuter avec les passants, lecteurs ou pas, leur raconter des histoires. À Banon, à Lussan(Uzès), à Fuveau, à Aix à Trets ; il y a matière. Ou me mettre dans un café ou dans la rue autant que dans une librairie… C’est mon côté « pèlerin »…


 


 


 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (ami, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?


 

Elisabeth :

À 4 lecteurs ; deux hommes, deux femmes (sensibilité différente).

Deux chapitres après deux chapitres à mon mari qui est redoutable et chasse l’incohérence ou la redondance ! Puis à un ami italien avec qui passe une bonne connivence. Enfin à deux amies lectrices de bon niveau et dont le jugement est toujours très juste.


 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?


 

Elisabeth : 

Oui, je le pense ; il faut échanger ses points de vue, dire ses coups de cœur, faire des chroniques quand le livre nous touche. Avoir un blog aussi pour lancer, à la volée, de petits textes. Les réseaux sont une bonne voie pour cela.


 


 

JM : - Sauf erreur de ma part, tu as écrit des récits souvenirs d'enfance et un roman historique. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un autre genre ?


 

Elisabeth :

Oui, j’ai parlé aussi de trois polars, mais tout m’intéresse : la poésie, l’essai, le texte au scalpel. Le roman gothique, oui, la fantasy, boh…

Pourquoi écrire des récits d’hommes du passé ? Parce qu’on n’a pas tout écrit heureusement et qu’il me plaît, dans le souvenir, faire revivre des gens singuliers. Et puis il y a l’enfance qui doit toujours être racontée aux autres enfants. Quant à l’Histoire, elle s’offre et elle me permet de la visiter encore et encore. Il n’est que d’ouvrir un recueil de L’illustration pour avoir envie de s’atteler à une histoire à écrire !


 


 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?


 

Elisabeth :

Je me dis alors que j’aurais pu continuer. Toutefois, j’aime le texte court, serré dont on dit en anglais qu’il tient « dans une coquille de noix » (put it in a nutshell). J’aime ces textes courts dans un livre qui coûte seulement 10 euros, qui me tient en haleine un voyage et que je relirai plusieurs fois.


 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?


 

Elisabeth :

Il y en a des tas ! La musique, la littérature, le théâtre, les langues, l’Histoire et les sciences ; mais aussi la randonnée, les plantes et les arbres et… les Autres !


 


 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?


 

Elisabeth :

Je n’en ai pas de grands, mais de tout petits, chaque jour, à échelle humaine. Ils adviennent le jour, jamais la nuit et ils sont concrets.


 


 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?


 

Elisabeth :

Mario Rigoni Stern, je l’ai dit, mais aussi Pierre Magnan et ses histoires de crimes qui parlent d’endroits précis et qui mettent l’accent sur la psychologie fine de l’être humain. Mais aussi Molière et Zweig, Gorki et Darwich ; et encore GB Edwards avec Sarnia ou Boyden avec son Chemin des âmes et Haruf avec Nos âmes la nuit. Les femmes Erdrich, Huston, Munroe avec cette Amérique crue qui se débat. La littérature anglaise et italienne en général.

L’album ou la BD occupent aussi une place de choix ; je cite des titres et des auteurs : Davodeaux (Les ignorants / les couloirs aériens), Watterson ( Calvin et Hobbes), Mitsumasa Anno ( Ce jour-là, le jour d’après), Raymond Briggs ( Père Noël / l’homme) et le livre noir des couleurs/ l’onde/le chien/ Macaroni . Liste inépuisable de plaisirs complets !


 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?


 

Elisabeth :

Je lis beaucoup et toute sorte de livres sauf ceux qui touchent à la politique, à la vie des gens médiatiques, aux crimes. La qualité d’écriture me touche plus que l’histoire elle-même car même une petite histoire devient, sous une belle plume, presque un… morceau de bravoure !


 


 

JM : - Quel livre offrirais-tu à un proche ou un ami ?


 

Elisabeth :

Le Misanthrope de Molière, un album de Sempé ou la trilogie de l’Altopiano de Mario Rigoni Stern ou un livre d’art ( Giorgio Scalco, Andrew Wyeth, Norman Rockwell, Carl Larson…)


 


 

JM : - Si un de tes livres était adapté au cinéma quels acteurs verrais-tu pour interpréter les rôles des protagonistes de chacun de tes ouvrages ?


 

Elisabeth :

Ouh, cela va prendre du temps !

  • Retour en terre sèche : le commissaire serait Jacques Gamblin ; Clément, Jacques Weber et Clémence, Aurore Clément.

  • À Grand-Rhône, Vérane serait Sandrine Kiberlain

  • Et la Piave murmure, des acteurs inconnus- gens du quotidien (que je connais)

  • La maison de Bouc, que Pierre a bâtie, Eric Caravaca, Ronny Coutteure ou François Damien et Marina Hands

  • Les épuisements : histoire 1 : Marina Hands et Ludmila Michael + Bénabar et Jean Francois Balmer ; histoire 2 : Valeri Bruni Tedeschi et Guillaume Gouix ou Guillaume Canet

  • Ma Grand’ de Noël : Emma Thompson et Quentin Dolmaire ou Mathieu Spinosi

  • Accordements : Alexandra Chardard et Émilie Dequenne, Fanny Ardant ou Ariane Ascaride. Jacques Gamblin toujours !


 


 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, campagne ou montagne ?


 

Elisabeth :

Les deux boissons me conviennent : café et thé !

Chocolat noir, épais à toute heure de la journée !

La mer, l’hiver ; la montagne, l’été, la campagne à satiété, car le temps s’y arrête !


 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?


 

Elisabeth :

Les chemins battus n’offrent aucune richesse; les autres en sont pleins.

Jean Giono.


 


 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?


 

Elisabeth :

A-VAN-CER !


 


 

JM : - Si tu étais une couleur, un animal, une chanson, un dessert : tu serais ?

Elisabeth :


 

Une couleur ? Le gris déchiré ou gris aixois.

Un animal ? Une chèvre, elle fait ce qu’elle veut !

Une chanson ? Le cancre de Lény Escudéro

Un dessert ? Un scone à la clotted cream et à la confiture d’orange


 


 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?


 

Elisabeth :

Partir en écriture, c’est voyager, immobile, avec une pensée qui, dans le silence, ne se disperse pas…


 


 

JM : - Merci Elisabeth pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

Elisabeth : Grand merci, Joëlle pour ton écoute constructive !


 


 


 

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi voici ma chronique concernant : "LE TONDEUR DE DRAPS"

« LE TONDEUR DE DRAPS »

Michèle ANDRIEUX

Editions EX AEQUO

Collection Hors Temps

15 mai 2021

308 pages

 

Présentation

 

Un livre qui mêle aventures, amour et Histoire à travers la vie romancée d’un ancêtre de l’auteure. Un récit historique mêlant aventures et histoire entre Prague et la France au siècle des Lumières sur fond de guerre de Sept Ans et de luttes religieuses.


L’auteure romance la vie d’un de ses ancêtres et vous mène de Prague à la principauté de Montbéliard au siècle des Lumières.

 

Jan naît à Prague au Royaume de Bohême, au 18e siècle, d’une famille protestante. Ce pays est alors possession des très catholiques Habsbourg d’Autriche. Aussi Jan n’a qu’un seul désir partir, voyager, quitter cette ville qui l’oppresse.

 

Catholique, Anne Marie habite Héricourt, dans la principauté de Montbéliard appartenant aux Wurtemberg, luthériens d’un duché allemand. Cette terre est encerclée puis envahie par les rois de France dits très chrétiens. Elle essaie surtout de connaître ses origines, comprendre sa famille, et sortir du carcan de son statut de femme.

 

La Guerre de Sept Ans, mondiale, ravage l’Europe. Elle va pousser Jan de Prague à la Prusse et plus loin encore. Mais pourra-t-il rejoindre la France, cette terre rêvée ? Son destin et celui d’Anne Marie se croiseront-ils ?

 

Et surtout, quel avenir pourraient-ils avoir, lui le luthérien devenu tondeur de draps *, elle la papiste ?

* Le tondeur de draps est un des acteurs du tissage, un homme qui lisse, qui lustre les tissus.

 

L'auteure

Née en 1953 à Paris, depuis toujours passionnée par l’histoire et la généalogie, Michèle Andrieux a fréquenté assidûment les archives et les bibliothèques. Après un travail dans la formation des adultes, l’idée de l’écriture s’impose. Elle est l’ auteure d’un autre roman, L’Orfèvre, et d’un livre d’Histoire sur Bouère.
Lisez le début via 
Calaméo

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions EX AEQUO et en particulier Catherine de m'avoir envoyé « Le Tondeur de draps », roman de Michèle ANDRIEUX, auteure dont j'ai découvert la très jolie plume lors de la lecture de « L'Orfèvre », roman historique que j'ai beaucoup aimé.

 

La jolie couverture et le titre très intriguant m'ont de suite interpellée. Il est vrai que je ne connaissais pas le métier de « tondeur de draps ».

 

Michèle ANDRIEUX nous emporte à Prague, en 1758 où nous faisons connaissance avec Jan, luthérien qui s'enrôle pour faire la guerre de sept ans afin de pouvoir partir en France et d'Anne-Marie, catholique, avide de liberté, qui elle vit à Héricourt.

 

Ces deux êtres que tout oppose, vont-ils parvenir à vivre une belle histoire d'amour ? Je ne vous en dirai pas plus mais vous laisserai le découvrir par vous-mêmes.

 

La plume majestueuse de Michèle ANDRIEUX nous fait vraiment voyager dans le temps ainsi que dans le Royaume de Bohème et en Franche-Comté.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique tiré de l'histoire d'un ancêtre de l'auteure, extrêmement bien documenté tant sur le plan historique que cultuel et sur le métier de « Tondeur de draps ».

 

Je lirai assurément d'autres ouvrages de cette auteure et je recommande vivement celui-ci aux amateurs du genre qui, comme moi, passeront un excellent moment de lecture.

 

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui mardi voici ma chronique concernant : "CES MOTS EPERDUS QUE TU NE LIRAS PLUS"

« CES MOTS EPERDUS QUE TU NE LIRAS PLUS »

Marylène HALIMI

Témoignage

Editions Claire Lorrain

28 juillet 2021

442 pages

 

 

Présentation

 

Dans ce témoignage bouleversant et soutenu, empreint de gravité et de désespoir, l’auteure raconte la sidération, l’ahurissement, l’indicible, l’inacceptable après le décès de son enfant. Mère et enfant sont totalement fusionnels, comme aimantés, indissociables, forts dune même résilience. Le récit est écrit sous forme épistolaire, la mère raconte à son enfant tout ce qu’elle ressent dans ce quotidien désormais impavide, sans son enfant adoré. L’envie de disparaître, de se dissoudre. Puis, peu à peu, le goût de l’écriture à nouveau, et l’appel de cette nature si belle et généreuse, comme une résurrection. Roman puissant, violent, acerbe, sans concession, sans filtre. Au sein de ces pages émouvantes, c’est un hommage vibrant d’émotion, la sanctification d’un amour filial infini, que le temps ne saurait épuiser.

L'auteure

 

Marylène HALIMI, de formation littéraire, manie les mots depuis toujours. En eux, elle trouve une trame puissante, un chemin essentiel, un art de vivre avec justesse et poésie. La nature joue un rôle enchanteur et prépondérant.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Marylène HALIMI de m'avoir envoyé, en service de presse, son ouvrage « Ces Mots éperdus que tu ne liras plus ». Lorsque Marylène m'a proposé de lire ce témoignage je savais que ses mots allaient me toucher, me bouleverser comme ce fût le cas le jour où j'ai vu sur sa page facebook qu'elle avait perdu son fils...

 

Je remercie également Marylène pour le marque-page qui était joint à l'envoi du livre et qui outre la photo de Mickaël reprend le texte suivant : « Mon enfant merveilleux, qui a guidé ma vie d'un éclat lumineux, d'un feu inassouvi, je t'aime pour l'Eternité Ta maman ».

 

Que dire de plus le ton est tout de suite donné et le lecteur sait qu'il va découvrir le merveilleux hommage d'une mère à son enfant trop tôt disparu. Je dois avouer que j'ai eu maintes fois les larmes aux yeux en lisant les si jolis mots de Marylène et que j'ai refermé ce livre le cœur chaviré.

J'ai vraiment ADORE ce témoignage poignant, fort, doux et tendre à la fois sur l'amour filial que je vous recommande vivement et je suis certaine que, comme moi, vous quitterez cette lecture bouleversés, émus, touchés...

 

Marylène tu as un courage incroyable et je suis sûre que, là où il se trouve, Mickaël est très fier de sa maman.

 

Un excellent ouvrage.

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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ANNONCE INTERVIEW ELISABETH FABRE-GROELLY SAMEDI 28 AOUT -dans la journée - SUR MON GROUPE FB

MESSAGE IMPORTANT A L'ATTENTION DES MEMBRES DU GROUPE : LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS
Bonjour les amis,
Hier LUNDI 23 AOUT 2021 j'ai réalisé ma 287ème interview.
Je vous donne rendez-vous le SAMEDI 28 AOUT 2021 (dans la journée) pour suivre l'entretien que j'ai eu récemment avec Elisabeth Groelly.
Il n'y aura pas de questions/réponses mais cet échange vous permettra de mieux connaître Elisabeth.
A bientôt.

 

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INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC ANNETTE ROSSI SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEURE

Annette ROSSI

 

 

 

JM : - Bonjour à tous

 

 

Notre amie Annette ROSSI a gentiment accepté, récemment,  de répondre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview, à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Annette répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonjour Annette Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Annette : Bonjour Joëlle. Je vais très bien, merci. J’espère que toi aussi. Oui ! Prête !

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Annette : Je n’aime pas trop parler de moi mais allons à l’essentiel. Je suis née sur une arche sur la Meuse aux Pays-Bas. J’ai eu une enfance très heureuse et à 18 ans je suis partie pour travailler en voyageant. Un jour, au bout du monde, je rencontre Philippe, grand voyageur, aventurier, skieur, et je m’installe à Chamonix. Avec lui je vais vivre des grands moments dans des contrées que, seule, je n’aurais peut-être jamais connues. C’est grâce à ces découvertes qu’un jour je me lance dans l’écriture.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Annette : C’est l’histoire d'un archéologue-linguiste et un égyptologue qui découvrent, chacun de leur côté, un étrange symbole. Leur rencontre va les entraîner dans une aventure extraordinaire, les confronter à une alliance obscure qui voit le jour à Babylone en 323 avant Jésus-Christ, année où disparaît Alexandre le Grand. Ils se lancent sur la trace du tombeau du roi macédonien, mystérieusement disparu au début du IVe siècle, époque où fut érigé le Saint-Sépulcre à Jérusalem. Les deux aventuriers découvrent qu’un secret entoure la mort d’Alexandre. Un secret protégé par une association obscure, la trinité, qui met tout en œuvre pour empêcher la découverte du tombeau. Car la vérité ne doit pas éclater ! Elle pourrait faire basculer le monde dans le chaos.

L’histoire se déroule dans les années soixante-dix, en plein choc pétrolier et insurrection kurde, sur fond de conflit israélo-palestinien et au cœur d’enjeux politiques et bouleversements de pouvoir avec des retours en arrière.

Cette dangereuse quête dévoile une nouvelle et inquiétante perception de l’histoire.

ALEXANDRE I - Le pacte de Babylone, ALEXANDRE II - La malédiction de Tamerlan, ALEXANDRE III - L’horizon d’Aton.


 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Annette : Je suis en train d’écrire un nouveau roman qui a comme sujet une autre énigme historique. J’ai terminé le premier tome (500 pages), je suis à la moitié du second et je pense, vu comme c’est parti, qu’il m’en faudra un troisième pour mener l’histoire à son terme. Une nouvelle trilogie donc…

 

J'espère que cet automne, sortira un petit livre : « Tous les chemins mènent à Chamonix ».

 

Parallèlement, je publie une série sur Facebook « Tapis magique », des récits de voyages. On me demande souvent de regrouper ces articles et d’éditer des livres : La route de la Soie (Chine – Kirghizistan – Ouzbékistan – Turkménistan – Iran), Voyage en Orient (Iran – Syrie – Liban), Mille et une églises à l’ombre de l’Ararat (Arménie – Haut-Karabagh), Au pays du soleil levant (Japon), Terre des dieux (Crète) et bien d’autres. Alors le projet existe mais il me manque l’éditeur !

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Annette : Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Quand je voyage, je note tout. Ces carnets m’ont aidé à décrire des lieux, des gens, des atmosphères qui jouent un rôle dans mes livres.

 

JM : - Tu as une imagination débordante ! Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes romans ?

 

Annette : Les rôles principaux sont dérivés de personnes existants…

 

Mes héros principaux, le linguiste Philippe Boeri et l’égyptologue Didier Clarembault existent bel et bien et beaucoup de passages, notamment le séjour en Turquie, en Syrie et en Iraq de Philippe, et celui en Égypte de Didier ainsi que de la manière dont ils se sont rencontrés, sont basés sur la réalité mais bien sûr le reste est romancé. Et je vous rassure : ils n’ont jamais abattu un hélicoptère iranien. 

 

Silvio. L’historien italien brillant un peu distrait est quelqu’un de notre famille, quelqu’un que j’admirais beaucoup. Quelqu’un qui, dans les années cinquante, parcourut le Liban et la Syrie. Il fut mandaté par l’État italien pour enseigner le français et l’italien avant de s’installer en Angleterre. J’eus l’immense bonheur de le rencontrer et d’entamer avec lui une relation de respect et de profondes affinités.

 

La trinité. Cette obscure alliance doit protéger le secret entourant la mort d’Alexandre le Grand. Le secrétaire d’État des États-Unis Henry Kissinger, le roi d’Arabie saoudite Fayçal, le shah d’Iran Reza Shah et le Premier ministre de l’Inde Indira Gandhi sont connus de tous et j’en ai profité pour les lier à cette cause. Je ne les ménage pas quant à leurs manigances dans leur vie réelle de politicien ou de souverain. La plupart de leurs réunions décrites ont réellement eu lieu, et certaines de leurs déclarations dans le roman ont réellement été dites. Par contre, les sujets de leurs conversations ne devaient probablement pas concerner le tombeau d’Alexandre ou l’élimination de mes 2 héros !

 

Les personnages historiques. Ils ont tous existé. Certains sont plus connus que d’autres. J’ai tenté de les décrire au plus proche de la réalité : leur apparence, leurs vêtements, mais également leur personnalité. Je voulais les rendre vivants. Toutes leurs rencontres dans les lieux mentionnés ont été possible.

 

Les filles. L’amour fait partie de la vie et c’est pour cette raison que j’ai intégré quelques histoires à l’eau de rose. Les filles sont entièrement le fruit de mon imagination et elles illustrent que même les héros ont besoin de tendresse… »

 

JM : - Sauf erreur de ma part tu as écrit une trilogie historico romanesque. Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un tout autre registre ?

 

Annette : Passionnée d’histoire et d’archéologie, je suis fascinée par le périple d’Alexandre le Grand car il traverse de nombreuses civilisations. Le conquérant poussait les limites toujours plus loin vers l’inconnu. Son désir insatiable de conquête grandissait après chaque territoire conquis, chaque culture embrassée. Il voulait s’imprégner de tout ce que le monde pouvait lui offrir. Je comprends ce sentiment. Moi aussi, toute ma vie, j’ai eu besoin de découvrir ce qu’il y a au-delà l’horizon. Étrangement, la tombe d’Alexandre, l’un des monuments le mieux documentés de l’Antiquité, a disparu. Alors un jour j’ai décidé de me lancer sur la quête pour dévoiler ce mystère. Par contre, je ne pensais pas avoir besoin de 1500 pages pour arriver à la fin…

Un autre registre ? Oui, bien sûr. J’écris déjà sur d’autres sujets. Je puise mon inspiration dans tout. Montrez-moi une photo et je vous en fait une intrigue…

 

 

 

JM : - L'écriture de tels romans nécessite d'importantes recherches. Comment as-tu procédé pour ce faire ?

 

Annette : Décrire des villes, des sites archéologiques ou des cités antiques et leur atmosphère ne représentaient pas une difficulté majeure parce que je les ai tous visités. Pour certaines descriptions de personnages ou de sites disparus, pour trouver des légendes, des anecdotes ou des informations actuelles, j’ai passé des heures à feuilleter des livres ou à naviguer sur internet, épluché des rapports de fouille ou lu des autobiographies. Ce que j’adore faire. C’est une sorte d’archéologie. - Peut-être suis-je une archéologue littéraire ? - Il m’est arrivé, pour pouvoir finaliser un chapitre, de commander un livre sur une fouille archéologique particulière en Syrie chez un antiquaire à Londres, d’aller visiter le tombeau de Richard Cœur de Lion à l’abbaye royal de Fontevraud, de chercher un monastère perdu dans la campagne pendant un voyage en Arménie ou de me recueillir pas moins de 3 fois sur la tombe de Jésus dans le Saint-Sépulcre à Jérusalem. Pour rapporter des faits concernant la géopolitique des époques différentes, il suffisait de faire des recherches. Mais les actions, batailles ou attaques, étaient bien plus compliquées et de plus il a fallu que je me documente sur l’armement des troupes kurdes, du KGB ou des services secrets iraniens. Aujourd’hui vous pouvez me demander comment fonctionne un pistolet, un revolver ou un fusil d’assaut. Une kalachnikov, un M16 ou un Uzi n’ont plus de secrets pour moi. Je peux même vous renseigner sur leur arsenal de fabrication… 

 

JM : Comment écris-tu (sur carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Annette : Pendant mes voyages j’écris dans des carnets, au stylo à encre de préférence. Pour mes romans, mes articles (je publie sur plusieurs sites d’histoire) et mes chroniques, directement sur l’ordinateur. Pour mes romans, je déplace ou j’ajoute souvent des chapitres. C’est un puzzle géant jusqu’à ce qu’un jour, tout se met à sa place.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes romans ?

 

Annette : Le parcours du combattant. Encouragée par quelques amis lecteurs, j’ai envoyé ou porté et même faire porter (merci infiniment la cousine Viviane à Paris) mes manuscrits dans plusieurs maisons d’édition. Je ne compte plus le nombre de courriers avec la mention : « Manuscrit de qualité mais ne rentre pas dans notre ligne éditoriale ». Puis, un jour, je me suis adressée aux Éditions Les Sentiers du Livre…

 

JM : -Lorsque la situation sanitaire le permettra, envisages-tu de participer à des séances de dédicaces, de rencontrer tes lecteurs et lectrices ?

 

Annette : Oui, avec plaisir. J’aime beaucoup le contact avec mes (futur) lecteurs. J’aurai l’honneur de participer aux Rencontres Littéraire de Saint-Savin le 9 et le 10 octobre 2021. À cette occasion je donnerai une conférence :

« Alexandre le Grand - À la conquête du monde » le dimanche 10 octobre à 11.00.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Annette : Bien sûr je suis sensible à la critique littéraire. Je suis toujours très émue quand je découvre un beau retour et j’en suis encore, à chaque fois étonnée et reconnaissante. Et oui ! Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont incontournables. Mais avant la sortie d’ALEXANDRE, je n’étais présente sur AUCUN réseau social et quand mon éditeur m’a dit « maintenant il va falloir vous vendre madame Rossi », j’ai carrément paniqué. J’ai du mal à me mettre en avant alors le chemin était difficile. Au final, j’ai trouvé la solution en publiant des séries issues de mes voyages où je présente des sites archéologiques et historiques selon mon vécu. C’est ainsi que j’ai trouvé un lectorat fidèle sans forcément parler de mes livres. Je les laisse découvrir que j’ai AUSSI écrit un roman.

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ? (avantages – inconvénients)

 

Annette : Personnellement, je préfère lire un livre papier. Il nous donne la possibilité de facilement revenir en arrière ou de vérifier quelque chose. Néanmoins, le numérique est pratique en voyage et beaucoup moins cher surtout quand nous avons la possibilité de choisir entre les versions française, anglaise ou néerlandaise, car j’ai la chance de lire en ces trois langues…

 

JM : Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Annette : Oui, je lis sans arrêt depuis que je sais lire… Je lis des romans, des livres historiques, des policiers, des compte-rendu de voyageurs et d’explorateurs de jadis, des rapports de fouilles, des BD.

 

JM : - Quels sont tes auteurs préférés ? Et quel est ton dernier coup de coeur littéraire ?

 

Annette : Joseph Kessel, Amin Malouf, Gilbert Sinoué, Steve Berry, Jo Nesbo, Clive Cussler, John le Carré, Noël Barber, Agatha Christie, Annejet van der Zijl.

 

Mon dernier coup de cœur : Peter Hopkirk : Le grand jeu.

 

JM : - Quel livre découvert dans ton enfance t'a donné l'envie d'écrire des romans historiques ?

 

Annette : D’abord la Bible ! J’ai reçu une éducation catholique et si j’ai toujours été sceptique quant à l’existence d’un Dieu grand et miséricordieux, j’étais fascinée par le contexte oriental : déserts, oasis, palmiers, caravanes, bazars, palais, temples, autels, offrandes, encens, hommes qui portent des robes et des sabres, femmes voilées parées de bijoux. Puis, vers 14 ans j’ai lu « « Kruistocht in Spijkerboek » : « Croisade en jean », de Thea Beckman qui s’inspire des enfants en croisade en l’an 1212…

 

JM : - Si mes sources sont bonnes tu as beaucoup voyage. Ces voyages t'ont-ils inspiré pour écrire ta trilogie sur Alexandre Le Grand ?

 

Annette : Absolument ! Il suffit que je pense à un endroit et la trame se fait toute seule ! Mais, parfois, je rentre de voyage et j’ajoute un chapitre parce qu’un lieu, un temple ou un personnage m’avais inspiré. Une grande partie du tome 3 est directement issue d’un séjour de trois semaines en Israël et en Palestine où nous étions quasiment les seuls étrangers pendant une période d’intifada. D’ailleurs, au départ, il ne s’agissait que d’un seul livre. Et comme je m’était lancée dans quelque chose d’assez improbable je l’avais nommé Chemins de l’ignorance. Mes propres chemins de l’ignorance, parsemés d’obstacles et de doutes. Mais au fur et à mesure de mes expériences, j’en ajoutais et j’en ajoutais, pour me rendre compte qu’il fallait les partager et trouver un titre pour chacun des 3 tomes. Le pacte de Babylone, la malédiction de Tamerlan et l’horizon d’Aton. Pour les unir et parce que c’est la ligne rouge ALEXANDRE est né. 

 

 

JM : - A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Annette : À la fin du XIXe siècle et au début du XXe : l’époque des grandes découvertes archéologiques et des explorateurs téméraires. Mais à cette époque, il fallait être riche pour voyager et faire des fouilles…

 

 

JM : - Quel est ton film, ta série culte, ton émission TV préférée ?

 

Annette : J’aime le cinéma et les séries américaines. Les films d’aventure, d’action, les James Bond, les Missions Impossibles, NCIS, les experts, Hawai 5.O. Il faut que ce soit de la détente. Je n’aime pas les drames, les films avec des fins tristes, les situations familiales compliquées, il y en a déjà assez dans la vraie vie…

 

JM : - Quel genre de musique écoutes-tu et écris-tu en musique ?

 

Annette : Du rock, du bleus, du jazz, du disco. Jimi Hendrix, Steve Winwood, Joe Cocker, Santana, Prince, Queen, Al Jarreau, Annie Lennox, Janis Joplin, Spiral Trio, Fleetwood Mac, The Alan Parsons Project, Bob Dylan, Crosby Stills & Nash, Earth Wind & Fire, U2, Donna Summer, Nina Simone, Diana Ross… musique de films…

Parfois j’écris en musique, parfois non… Je n’ai pas de rituels pour écrire.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Annette : Le voyage, le ski, le ski de fond, la randonnée en montagne, la danse, la photo, la lecture, la peinture, visiter les musées et les expositions… Je suis la plus heureuse sur un site archéologique quelque part au Moyen-Orient.

 

 

 

JM : - Quel est ton proverbe favori ?

 

Annette : Pas de proverbe mais un rubaïyat du poète persan Omar Khayyam :

« Tu ne sais aujourd’hui si tu verras demain.
Fou qui de l’avenir se préoccupe en vain !
Sois sage et ne perds pas cet instant de la vie

Car tu pourrais ne plus vivre l’instant prochain. »

 

Et une citation de John Le Carré, qui est exactement mon ressenti :

« L'écrivain observe, entend, écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme. »

 

JM : - Si tu étais un fruit, une couleur, une fleur, un animal, un dessert ? Tu serais :

 

Annette : Une pomme grenade, une apparence simple qui cache des facettes multiples. Le vert, osmose entre la terre et le ciel. Une tulipe, belle, même fanée. Un oiseau pour pouvoir m’envoler là où je veux. Un vacherin, qui sous son nom peu élégant cache un mets si raffiné.

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Annette : Un téléphone satellite et un chargeur solaire. J’ai un esprit pragmatique…

 

JM : - Peux-tu nous donner une de tes qualités, un défaut ?

 

Annette : J’ai plein de qualités et aucun défaut !

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Annette : Je tiens à vous remercier pour votre travail et pour votre disponibilité sur ce groupe. Je sais que cela représente beaucoup de travail.

 

 

 

JM : - Merci Annette pour ce très agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Annette.

 

 

Profil Facebook :

https://www.facebook.com/annette.rossi.353

 

Site Annette Rossi :

https://annetterossi.fr

 

Voyages au-delà de l’horizon :

https://annetterossi.wordpress.com

 

 

 

 

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