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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonjour aujourd'hui mardi voici ma chronique concernant : "DANSE, NEOMAYE, DANSE !"

« DANSE NEOMAYE, DANSE ! »

Corine VALADE

Editions de BOREE

TERRE D'ECRITURE

16 février 2023

349 pages

 

 

Présentation

 

QUAND L'AMERIQUE FAISAIT SWINGUER

LA FRANCE DE 1944 A 1967.

 

Le 6 juin 44, des centaines d'Afro-américains débarquent sur les plages de Normandie. Willie est un de ces hommes. De Berlin à La Rochelle puis au camp américain d'Aigrefeuille d'Aunis, il découvre des villes exsangues où tout est à reconstruire. Pianiste hors pair, la musique est son refuge. Maurice est Creusois. Maquisard, il est enrôlé au 78e Régiment d'infanterie. En 1945, il quitte sa région pour libérer le dernier bastion Allemand de La Rochelle. C'est avec soulagement qu'il laisse derrière lui la ferme familiale...

 

 

L'auteure

 

Conférencière, engagée dans la vie associative et culturelle, Corine Valade se passionne pour la recherche historique et l'écriture. Dans ses romans, elle mêle avec dextérité fiction et réalité. Ses livres offrent une belle réflexion sur les moments forts gui ont marqué notre société. Elle a obtenu le prix Catherine-de-Médicis du Cercle littéraire Auvergne-Bourbonnais-Velay en 2017 pour Léopoldine et le prix Ozoir'elles en 2019 pour L'Arbre des oublis.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Danse Néomaye, danse ! », roman de Corine VALADE auteure dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages tant j'aime sa jolie plume, fluide et précise.

 

Corine VALADE a  le don de captiver ses lecteurs et nous offre ce magnifique roman très rythmé et aux multiples rebondissements qui tiennent vraiment en haleine.

 

Elle nous emporte en 1944-1945 en Normandie, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en plein débarquement des troupes Américaines et nous conte donc l'histoire de plusieurs familles.

 

Au fil de ses mots, nous découvrons, Maurice, fermier Creusois qui rejoint le maquis et intègre le 78ème R.I. afin de libérer La Rochelle mais également prendre du recul avec sa famille, Willie, afro-américain, pianiste talentueux qui participe au débarquement et se réfugie dans la musique puis Néomaye, notre héroïne féminine, sage-femme, survivante d'un bombardement dans la poche de Royan dont elle ressort fort ébranlée psychologiquement.

 

La rencontre de ces trois personnes changera-t-elle le cours de leur vie ?

 

L'auteure aborde de nombreux thèmes peu ou pas connus comme le fait que l'installation en France (entre 1950 et 1967) d'un grand nombre de soldats Américains a été perçue par certaines personnes comme une nouvelle occupation et par d'autres comme une véritable libération, apportant leur culture, leurs connaissances médicales, leurs habitudes et leur musique.

 

Elle dévoile également une partie de l'Histoire de l'Amérique en évoquant la ségrégation, le Klu, Klux Klan ainsi que les difficultés rencontrées par les couples mixtes.

 

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique, très bien écrit, dur et tendre à la fois, fort bien documenté, empli d'amour, sous fond musical qui fait ressortir de nombreuses émotions et que j'ai lu pratiquement d'une traite tant il me passionnait.

 

Un très bon moment de lecture que je recommande vivement aux amateurs du genre.

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

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Instagram : https://www.instagram.com/leslecturesdecerise_74/

 


 

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "LA FILLE D'OMAHA BEACH"

« LA FILLE D'OMAHA BEACH »

Geneviève SENGER

Editions PRESSES DE LA CITE

TERRES DE FRANCE

23 mars 2023

384 pages

 

Présentation

 

Normandie, juin 1945. Claire Rossignol a vingt ans et elle a tout perdu. Son père adoré, un chef de la Résistance, a été assassiné par les nazis le jour du Débarquement.

 

Comme son cousin Arthur, miraculeusement rescapé, elle a des raisons de haïr les Allemands. Jusqu'au jour où sur la plage minée elle est sauvée par un prisonnier de guerre au passé mystérieux , Joachim Bach. Mais a-telle le droit de l'aimer ? Entre Arthur l'ancien combattant de l'armée des ombres et Joachim l'ancien SS, une lutte à mort s'engage.. et la vérité finira par éclater comme une mine diaboliquement enfouie.

 

Un pan méconnu de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale, deux destins contraires, et la vie qui, comme le sable, nous file entre les doigts...


 

 

L'auteure

 

Geneviève SENGER a publié aux Presses de la Cité « Un cœur entre deux rives », « Le Roman d'Elsa », « L'Air de l'espoir », « La Première Amie » et « Le Premier amour est-il éternel . ». Ses romans peignent de beaux portraits de femmes entre passé et modernité.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Marie-Jeanne de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « La Fille d'Omaha Beach », roman de Geneviève SENGER, auteure dont j'ai lu tous les ouvrages tant j'aime sa jolie plume fluide et élégante.

 

C'est avec son don habituel de conteuse que Geneviève SENGER nous emporte en 1945 en Normandie où nous faisons connaissance avec Claire, jeune femme que la vie n'a pas épargnée et qui vit chez Mounette, sa grand-mère. La guerre lui a pris son père, fusillé par les nazis et Lucas son fiancé, mort en camp de concentration.

 

 

 

Claire se rend, le cœur gros, au mariage de son amie d'enfance mais quitte rapidement la fête, tant la douleur d'avoir perdu son grand amour et les souvenirs heureux avec celui-ci lui reviennent en mémoire.

 

La rencontre qu'elle fera avec Joachim, un allemand prisonnier de guerre qui a pour mission de déminer la plage, changera-t-elle le cours de sa vie ?

 

 

L'auteure nous fait découvrir un pan peu connu de l'Histoire de notre pays en abordant le sujet du déminage des plages après le Déparquement, par des prisonniers de guerre allemands. Il en est de même pour ce qui est de l'endoctrinement de la jeunesse hitlérienne, à savoir que de nombreux soldats allemands n'étaient pas tous volontaires pour participer à la Seconde Guerre Mondiale, mais contraints dès leur enfance..

 

L'histoire est belle, émouvante, très bien écrite et fort intéressante. Ainsi j'ai dévoré ce livre en une soirée, ne pouvant me résoudre à le refermer, tant il me passionnait.

 

Un excellent moment de lecture que je recommande aux amateurs du genre.

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : ">LES AMOURS PRISONNIERES"

« LES AMOURS PRISONNIERES »

Albert DUCLOZ

EDITIONS DE BOREE

TERRE DE POCHE

16 janvier 2020

465 pages

 

 

Présentation

 

Au son du tocsin, chacun de son côté de la frontière, Jean et Ludwig quittent femme et enfants pour rejoindre le front. Le hasard leur fera vivre le même parcours : prisonniers puis envoyés comme main-d’œuvre dans une ferme ennemie. Ce qu'ils ne savent pas, ces soldats qui d'ailleurs ne se connaissent pas, c'est que chacun travaillera désormais chez l'autre, et prendra ainsi la place de son opposant, dans les champs mais aussi dans le cœur de l'épouse restée à la ferme... Et ces relations auront des conséquences inattendues sur le destin de leur entourage !

 

Extraits

 

« La guerre ressemble à l'orage, oblige amis et ennemis

à se réfugier sous le même abri. »

 

  • Ce n'est pas comme vous, Ludwig, votre femme vous a écrit. Elle va bien ? Questionna Léoncie.

  • Elle va bien merci ; nos deux enfants également.

     

Ludwig répondait sans mentir, mais sans joie. Dans sa dernière lettre, le ton, le style d'Hannah, les mots employés paraissaient à Ludwig davantage indifférents ; l'amour semblait absent de son écriture. Ludwig s'en inquiétait, attribuait cela à la guerre, à son absence prolongée. Deux prisonniers français travaillaient dans la ferme. Eprouvait-elle pour l'un d'eux ce que lui ressentait pour Colette ?

 

L'auteur

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virgninie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse « Les Amours prisonnières », roman d'Albert DUCLOZ, auteur dont j'ai lu un grand nombre de romans tant j'aime sa très belle plume.

Albert DUCLZ nous transporte en 1914 et aborde un sujet différent de ceux que nous connaissons, bien que l'histoire se passe pendant la première Guerre Mondiale. Il nous fait partager le sentiments et le vécu de deux soldats paysans de nationalité  différente, l'un est français l'autre allemand et tous deux sont faits prisonniers.

Jean se retrouve dans la ferme de Ludwig et celui-ci est dans la celle de Jean mais aucun des deux ne le sait. Une complicité se développe entre les prisonniers et les épouses qui trouvent respectivement après de ces hommes de l'aide et un certain réconfort...

 

Comme à son habitude l'auteur dresse un portrait détaillé des protagonistes de son roman et décrit à merveille tant la vie en milieu rural en Haute-Loire à cette époque que les paysages.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables à la lecture des mots d'Albert DUCLOZ et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique romancé mêlant la guerre, l'amour, le quotidien des agriculteurs et les trahisons, que j'ai lu pratiquement d'une traite et refermé à regret.

 

Un très bon moment de lecture.

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi voici ma chronique concernant : 'LE SANG DE LA LICORNE"

« LE SANG DE LA LICORNE »

Tristan MARCO

Auto-Edition

20 novembre 2023

372 pages

 

Présentation

 

«Je suis la voix du Seigneur tout puissant. Tous paieront. Je frapperai au plus profond de leur chair, la traitresse, le malade et l’imposteur».


Le capitaine Leszczynski et le lieutenant Kerdogan, deux officiers de la SR de gendarmerie de Marseille se rendent en Camargue afin de faire la lumière sur une sordide affaire criminelle. À leur arrivée sur les lieux, ils découvrent une mise en scène aux accents bibliques ainsi qu’une huile sur toile posée sur un chevalet.


Dolores Steidman, une psychiatre parisienne, passionnée de théologie et d’histoire des religions, propose spontanément son aide au tandem d’enquêteurs.


Alors que le tueur en série le plus tristement célèbre du XXème siècle vient de retrouver le chemin de la liberté après vingt-trois années à l’ombre des barreaux, Leszczynski et Kerdogan se lancent dans une course contre la montre pour appréhender un mystérieux fantôme qui signe à chaque fois ses crimes d’un tableau.


Comme un message… comme le présage d’un funeste périple.

 

L'auteur

 

Tristan Marco a exercé pendant plus de vingt années le métier de pilote d’hélicoptères, spécialisé dans le sauvetage en mer, comme en montagne. Il est à présent pilote Garde-côtes.

Son premier roman, "L'étrange cohérence du sablier" (2018), est témoin d’une urgence intérieure de faire partager ses ressentis et son univers, au travers d’un thriller métaphysique.

Vient ensuite Le onzième châtiment (2019), un thriller politique et d’aventures qui fait voyager le lecteur entre le Congo Belge juste avant son indépendance, et le Paris des années 80.

Enfin, Le sang de la licorne (2023), un polar noir dans lequel deux officiers de gendarmerie se débattent dans une enquête sordide et une course contre la montre pour appréhender un mystérieux tueur en série qui laisse systématiquement sur le lieu du crime des huiles sur toiles aux accents bibliques.

page Facebook : https://www.facebook.com/tristanmarcoauteur/
Instagram : https://www.instagram.com/tristan.marco.auth/

 

Mon avis

 

Je remercie Tristan MARCO de m'avoir envoyé, en service de presse non rémunéré, son roman «Le Sang de la licorne ».

 

Bien que pas du tout habituée à lire des « polars noirs » j'ai été tentée par cet ouvrage dont le titre m'a de suite intriguée..

 

Au fil des mots de l'auteur nous suivons l'enquête menée par le capitaine Leszczynki et le lieutenant Kerdogan, officiers de la Section de Recherche de Gendarmerie de Marseille, en Camargue où un crime atroce a été commis avec une mise en scène très particulière....

 

La plume de l'auteur est fluide et précise. L'intrigue, très bien ficelée, se déroule dans une atmosphère angoissante et effrayante. Le suspense est extrêmement soutenu jusqu'au dénouement.

 

J'ai bien aimé ce thriller ésotérique très bien écrit, haletant et addictif qui tient vraiment le lecteur en haleine. Je le recommande toutefois aux amateurs du genre qui seront séduits par cette histoire sombre, flippante et palpitante.

 

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Bonjour aujourd'hui samedi je vous propose ma chronique concernant : "LA DENTELLIERE DES PRES"

« LA DENTELLIERE DES PRES »

Alysa MORGON

Editions Lucien SOUNY

Le Chant des pays

10 mai 2019

190 pages

 

Présentation

 

 

Quel est donc l'élément mystérieux et central qui a orienté la vie d'Armande malgré elle, celui qu'elle a enfoui un soir de mars dans la forêt ?


Quel étrange puzzle que la vie d’Armande, avec ses curieux morceaux à emboîter, pour certains facilement, pour d’autres avec grande difficulté au bas mot ! Mais jamais cette femme ne renoncera à tenter d’imbriquer chaque nouvelle pièce qui se présente. Comme si elle se devait de reconstituer ce casse-tête dans son intégralité. Pourtant, au plus profond d’elle-même, elle sait qu’il manquera toujours l’élément principal, celui qu’elle a fait disparaître un soir de mars dans la forêt.


Alors, afin d’oublier tous ses tourments, elle court les champs pour tresser avec adresse les fleurs et les herbes. Ces trésors, que seule la nature lui offre, réussiront-ils à apaiser son cœur et sa tête qu’on dit prise de folie ? Seront-ils le remède à ses maux ?


Un habile et insolite jeu d’ombres et de lumières, de douceur et de fureur, dans ce roman rempli de tendresse et d’espérance. 

L’amour d’Alysa Morgon pour la nature imprègne chaque page de cette histoire. Et grâce à la poésie qui se dégage de sa plume, l’auteur nous fait cadeau de ce merveilleux sentiment de connaître vraiment quelqu’un qui n’existe pourtant que dans un livre.



Grâce à la nature de la Provence, à la tendresse et à l'espérance, Armande tente de s'éloigner de ses tourments les plus sombres. Un roman psychologique et familial où l'amour de l'auteure pour la nature et la poésie envahit chaque page.
 

 

L'auteure

 

L’amour d’Alysa Morgon pour la nature imprègne chaque page de cette histoire. Et grâce à la poésie qui se dégage de sa plume, l’auteur nous fait cadeau de ce merveilleux sentiment de connaître vraiment quelqu’un qui n’existe pourtant que dans un livre.
Alysa Morgon est née en Provence. Elle y passe toute son enfance et sa jeunesse, entreposant méticuleusement dans sa mémoire des souvenirs qui nourriront son imagination de romancière des années plus tard. À vingt ans, elle change d’accent et s’installe dans les Hautes-Alpes, où elle réside encore aujourd’hui (Gap). Dans chacun de ses romans, les lecteurs retrouvent les couleurs, les senteurs, les coutumes et les traditions provençales, celles d’une Provence qui a malheureusement disparu aujourd’hui.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Alysa MORGON et les Editions Lucien SOUNY de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « La Dentellière des près ». Etant une fan inconditionnelle de cette auteure, tant j'aime sa plume fluide et poétique, je me suis empressée de découvrir ce dernier roman dont la très jolie couverture m'a de suite interpellée.

 

Alysa MORGON nous transporte au XIXème siècle dans un village Provençal où Armande vient de naître. La petite n'est pas la bienvenue dans cette famille aisée : son père est toujours absent et sa mère ne la regarde pas. Elle grandit sans affection, personne ne semble s'intéresser à elle à part Magali, la gouvernante.

 

L'auteure nous conte, comme elle sait si bien le faire, la triste vie d'une femme dont le père l'a forcée à épouser un veuf violent et ceci en échange d'un champ.. Nous partageons les espoirs, les souffrances de cette femme qui, lors d'une seconde grossesse, craint de mettre au monde une fille du fait que son époux cruel a menacé de tuer si elle ne lui donnait pas un garçon..

 

Armande est un personnage très attachant qui est perturbée et paraît un peu folle ou étrange mais l'on ne peut toutefois qu'être ému, troublé par son destin peu enviable. J'avoue, qu'au fil des mots de l'auteure, j'ai eu les larmes aux yeux et envie d'aider Armande à se sortir des griffes de son bourreau, de la consoler de son malheur.

Les autres protagonistes de ce roman sont authentiques, certains sont sympathiques comme Alaïs et sa mère ainsi que Clovis le fils d'Armande mais d'autres sont vraiment trop révoltants..

 

Alysa MORGON dépeint à merveille, au fil des saisons, la beauté de la nature dans laquelle notre héroïne trouve la paix et le réconfort en réalisant des compositions florales.

 

J'ai ADORE ce roman régional bouleversant, empli de tendresse et d'espoir, extrêmement bien écrit comme tous les livres de l'auteure d'ailleurs, sur la condition féminine à l'époque et les secrets de famille que j'ai dévoré pratiquement d'une traite tant j'avais hâte de découvrir la pièce qui manquait au puzzle de la vie d'Armande.

 

Je vous recommande donc vivement ce magnifique roman qui fut pour moi un véritable COUP DE COEUR et que j'ai refermé à regret.

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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« LA CHANCE QUE TU AS »

« LA CHANCE QUE TU AS »

Denis MICHELIS

Editions STOCK

153 pages

 

 

RESUME :

Un jeune homme est embauché comme serveur dans un prestigieux restaurant isolé au fond d'une forêt où il se retrouve accompagné par ses parents qui semble lui avoir trouvé cet emploi.

Dès son arrivée, tout est étrange et il est mis tout de suite au travail. Commencent alors les brimades et les vexations tant du personnel que des patrons. Il est soumis à un rythme effréné, harcelé et déstabilisé....

 

AVIS :

J'ai lu ce livre dans le cadre du Festival du Premier Roman de Chambéry et je souhaite vous faire part de mon avis :

 

J'ai bien aimé ce roman mystérieux qui donne une sombre vision du monde du travail et témoigne de ce qui se passe dans les entreprises où « l'on doit tout accepter du fait que l'on est privilégié d'avoir un emploi ».

 

On ressent aisément l'isolement de ce jeune face à une violence de groupe.

 

UN BON MOMENT DE LECTURE !

 

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Bonjour à tous aujourd'hui je vais vous parler de : "LUCIE F."

« LUCIE F. »

Muriel MARTINELLA

Auto-édité

26 novembre 2016

411 pages

Mon avis

 

Je remercie Muriel MARTINELLA de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Lucie F. ».

 

Dans ce roman, l'auteure nous conte l'histoire d'une femme comme les autres, Lucie qui, sous un aspect burlesque, sort d'un burn-out, a souvent des oublis et fait des cauchemars.

 

Au fil des mots de Muriel MARTINELLA nous partageons la « folie douce » de notre héroïne qui est très dynamique et se retrouve confrontée à des situations cocasses totalement inattendues. Le suspense étant grand et bien gardé jusqu'aux dernières pages, l'on ne connaît pas les circonstances qui l'ont amenée à faire une cure de sommeil....

 

A plusieurs moments je me suis demandée si Lucie n'était pas bipolaire ou atteinte de la maladie d’Alzheimer tant elle semblait dans sa bulle... Le personnage de Lucie est attachant, d'humeur changeante certes mais à qui il arrive bien des déboires et des malheurs.. J'ai également apprécié Jonathan son mari qui est charmant, épris de son épouse et toujours prêt à calmer les angoisses de celle-ci.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman original et très bien écrit, aux multiples rebondissements, qui traite d'un sujet sérieux mais que l'auteure a su nous proposer avec une pointe d'humour. Je l'ai lu pratiquement d'une traite, ne pouvant le quitter tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement au demeurant inattendu mais je ne vous en dirai pas plus et vous laisse le découvrir par vous-même !

 

Je lirai assurément d'autres romans de cette auteure.

 

Bonne lecture.

 

 

Présentation

 

Lucie, personnage à la Pierre Richard, lunaire et gaffeur, assiste, impuissante, à une descente en chute libre du contrôle de sa vie sous le regard narquois néanmoins amoureux de son mari. Ironie du sort, elle a hérité en se mariant d’un patronyme qui conjugué à son prénom, ne l’aide pas beaucoup : Lucie Ferre.


Six mois plus tôt, elle est sortie d'une cure de sommeil sans souvenir antérieur à cet internement. Amnésique mais pressentant confusément des antécédents bouleversants, elle met tout en œuvre pour ne pas retrouver la mémoire. L'organisation extravagante de ses noces de perle va être un bon dérivatif pour ne pas sombrer... 


De tribulations en tribulations qui la confrontent avec son entourage, (coiffeur, femme de ménage, voisins, famille…) cette personnalité maladroite et égocentrique, va afficher un mal-être croissant, truffé de situations qui oscillent entre le dramatique et le burlesque. Autour d'elle les personnages évoluent selon son point de vue de névrosée. Dans son esprit, on complote, on se moque, on la persécute...
Petit à petit sa psychose lui est révélée au grand jour : des faits auxquels elle croyait dur comme fer ne se sont, en réalité, jamais produits. Les non-dits concernant la disparition de sa fille Chloé s’épaississent qu’elle n’a ni la force ni la volonté de percer. Paradoxalement, les bruits familiers, comme une voiture qui entre dans la cour, un appel téléphonique, un email, un bruit dans le jardin raniment l'espoir fou de son retour.


Mais peut-elle encore faire confiance à ses perceptions ?
 

 

L'auteure

 

Ancienne journaliste free-lance en presse écrite, peintre à ses heures, Muriel Martinella nourrit parallèlement une passion pour l’écriture depuis son plus jeune âge.


Des nouvelles publiées dans des magazines, des premiers prix obtenus à des concours de nouvelles (lauréate du prix « l’été se livre » avec François Cavanna de Charlie Hebdo comme président du jury.). Cette nouvelle donne le prélude à un recueil de nouvelles satiriques « Hôpital », qui sera édité en 2007 aux éditions Après la lune. 
Quelques histoires pour enfants plus tard, elle s’attelle au roman. « L’appel des Launeddas » qui connaîtra une gestation de dix-sept ans avant de trouver sa structure définitive en 2017. Entre temps, la nouvelle humoristique sur la santé donnera le prélude à un recueil de nouvelles satiriques « Hôpital », qui sera édité en 2007 aux éditions Après la lune. 


La perte d’un être cher puis sa rencontre avec une jeune médium conduira à une expérience extraordinaire qu’elle racontera dans un récit « Au-delà de David » qui sera publié en avril 2018 par les JMG éditions Le temps présent.  

 

 


 

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Bonjour aujourd'hui mercredi voici ma chronique concernant "LA MORT SUR SON 31"

« LA MORT SUR SON 31 »

Martine MAGNIN

ENCRE ROUGE EDITIONS

01 septembre 2020

152 pages

 

 

 

Présentation

 

La mort a encore fait n’importe quoi, elle s’en est prise au paradis. Elle s’est insinuée entre les palmiers, a plongé au fond d’une bouteille de rhum, bercée doucement par les alizés.


Il existe des ciels trop bleus dans des îles trop jolies, des mers trop transparentes au-dessus des coraux, des gens trop beaux dans leur paréo pour la recevoir et alors quand elle arrive, c’est inconcevable et totalement scandaleux.


C’est la rencontre du Beau et du Mal, c’est ce qui est raconté ici. C’est l’explosion des corps faits pour la musique et l’amour au milieu de la danse, c’est une chose violente.


Et comment raconter une chose violente ? Martine Magnin a pris le parti de la distance, elle s’en tient à une forme allégée, celle du récit. Par personne interposée (elle l’appellera Juliette), elle analyse – le choc, le sentiment de culpabilité, les regrets, la déchéance, la souffrance et l’isolement, tout ce qui entoure la mort. Elle en a fait sa spécialité et c’est ce qui émeut au travers de ses mots, c’est cet effort de recul pour avoir moins de peine. C’est cette distance qui fait un écran transparent. Derrière l’écran, il y a le chagrin. Puis revient la vie et la tendresse.

 

L'auteure

 

Auteure de nombreux livres, Martine Magnin est passionnée de philosophie, de psychologie et de sémantique. Après une carrière dans la Communication, Martine Magnin laisse s’exprimer son goût pour l’écriture. Les relations humaines sont au coeur de ses préoccupations et de ses écrits.

 

Mon avis

 

Je remercie Martine MAGNIN de m'avoir donné l'opportunité de lire son dernier roman « La Mors sur son 31 ». Etant une fan inconditionnelle de cette auteure dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages, j'ai retrouvé avec plaisir sa plume fluide et précise.

 

La couverture très originale et le titre de ce roman m'ont de suite interpellée.

 

Martine MAGNIN aborde avec beaucoup de pudeur et de sensibilité le sujet difficile et tabou qu'est LA MORT.

 

Elle nous présente notre héroïne Juliette qui exerce un métier peu commun visant à embellir les défunts, lorsque la grande faucheuse est venue les saisir. En effet, elle est styliste dans la haute couture mortuaire et décoratrice de cercueils... Quant à son époux Rodolphe, il réalise des chroniques funéraires sur des personnages célèbres.

 

Juliette dresse le bilan de sa vie qui fut, comme tout un chacun, par moments heureuse, tragique à certaines périodes. Elle apprend le décès de son frère bien aimé, Paul qui vivait à la Martinique, où elle se rend pour lui rendre un dernier hommage.

 

Juliette perd ensuite deux de ses amis et sa mère et, au fil des mots de l'auteure, nous partageons les émotions et les sentiments de notre héroïne. L'auteure nous emmène faire un petit voyage dans les îles et également en Corse, peut être pour mettre un peu de gaîté dans son récit.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, extrêmement bien écrit comme tous les ouvrages de Martine MAGNIN d'ailleurs, empli de poésie et de douceur qui m'a beaucoup émue bien évidemment. J'avoue avoir eu, à plusieurs reprises, les yeux humides ayant comme beaucoup d'entre nous, ces douloureuses épreuves.

 

Martine MAGNIN aborde avec philosophie divers thèmes outre la mort et le deuil, l'amour, l'amitié, l'alcoolisme, le suicide, la maladie, la culpabilité...

 

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce livre n'est pas triste, il est tout simplement réaliste, émouvant, empli d'espoir. Il nous invite à croire que les êtres chers que nous avons perdus tiendront toujours une une place importante dans nos cœurs et resteront à nos côtés même si nous ne pouvons plus les voir ni les toucher. Enfin, comme nous le savons tous, la mort est suspendue au-dessus de nos têtes, telle une épée de Damoclès et nous ne pourrons y échapper éternellement.. Il faut donc savoir profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard .

 

Un très bon moment de lecture.

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC ISABELLE-MARIE D'ANGELE - Isabelle MINIBULLE - sur mon groupe FB

INTERVIEW AUTEURE

Isabelle-Marie d'ANGELE

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Isabelle Minibulle (Isabelle-Marie d'ANGELE) a récemment accepté de répondre à mes questions.

 

  • Je partage donc l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Isabelle qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Isabelle

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ? Je vais toutefois être très gentille avec toi du fait que tu fais partie de mes amies depuis longtemps et que tu es modératrice du groupe...

 

Isabelle : Bonsoir Joëlle et bonsoir à tous les amis. Je n’ai pas l’habitude d’être sur le gril mais j’accepte de bon coeur de jouer le jeu, parce que c’est toi et que, comme tu le dis, je fais partie de tes amies depuis longtemps. Allez go, je te fais confiance.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Isabelle : Je crois qu’ils me connaissent bien quand même… C’est vrai, ils ne m’ont jamais vue. Je vais lever un tout petit peu le voile… Je suis mariée, j’ai trois grands enfants. Je suis une ch'ti mais comme dit mon homme, il est venu me chercher tout là haut, lui qui est originaire du sud-ouest. J’habite donc aujourd’hui dans cette région. Tout le reste, ça n’a guère d’importance. Ah si ! J’aime le chocolat !!

 

 

JM : Tu es une chroniqueuse littéraire de grand talent et partages tes avis de lectures sur les réseaux sociaux. Depuis peu, tu es passée dans la catégorie des auteures ce dont je me réjouis pour toi et te félicite grandement.

 

Peux-tu, tout d'abord nous parler de ton activité en tant que chroniqueuse, nous dire depuis combien de temps tu partages tes retours de lectures mais également comment t'est venue cette passion ?

 

Isabelle : J’ai toujours lu mais je n’avais pas le temps de partager mes ressentis, et surtout je ne savais pas que je pouvais le faire, que ça existait, et qu’en plus je saurais le faire. Une des premières et je vais certainement raviver des souvenirs, c’est celle sur Le poltergeist d’Alain Anceschi. J’ai écrit mon ressenti à ma manière et un des retours a été que je ne chroniquais pas comme tout le monde. Je n’étais pas certaine que c’était un compliment. Mais les auteurs suivants qui m’ont fait confiance, me disaient plus ou moins la même chose et ce qui revenait souvent c’est que j’étais très sensible, que je voyais avec le coeur quelquefois ce qui n’était pas écrit mais que l’auteur avait voulu dire.

 

JM : - Comment procèdes-tu pour rédiger tes chroniques ? Est-ce que tu prends des notes ou le fais-tu dès que tu as terminé ta lecture ?

 


Isabelle : Alors ça dépend des lectures. Lorsque c’est une lecture facile, je prends peu de notes et … je corne la page. Peut-être que ce n’est pas bien pour certains, mais pour moi quand je chronique, le livre vit avec moi et ce qu’il me délivre je le trace. Et c’est une petite corne dans le coin. J’y reviens ensuite quand j’écris et je cite la phrase qui m’a interpellée. Une fois le livre terminé et chroniqué, je lisse les pages cornées, mais il aura gardé ma patte.

Pour un roman plus difficile, parce qu’il est très riche, long, qu’il a de nombreux personnages, je note mon ressenti à l’instant T.

 

 

JM : - Lorsque tu n'as pas adhéré à un ouvrage, écris-tu une critique négative ou nuances-tu tes avis ?

 

Isabelle : Il m’est arrivé très rarement de ne pas avoir adhéré. Mais quand ça arrive, je nuance énormément et de plus, j’avertis l’auteur. Ce n’est pas parce que je n’accroche pas ou que je n’y crois que le livre est mauvais, je n’ai pas cette prétention et j’ai bien trop de respect pour l’auteur pour descendre son livre.

Je me suis rendu compte sur plusieurs retours écrits par d’autres chroniqueuses, que j’étais seule à avoir émis un avis mitigé ou simplement que j’aurais peut-être aimé avoir un peu plus ou un peu moins de sentiments. En général l’auteur entend et ça se passe bien, mais il m’est arrivé que l’auteur se rebiffe et j’avoue avoir été blessée.

 

 

JM : - Je sais que tu es une dévoreuse de livres.. Quel est ton genre de lecture ?

 

 

Isabelle : La romance et les sagas familiales sont en premier ce que je recherche, mais j’aime aussi beaucoup l’historique, le policier, le terroir. Par contre, la fantasy et le fantastique, j’ai beaucoup de mal. J’ai pourtant fait une exception pour une amie du groupe qui va se reconnaître et j’ai bien accroché.

 

 

 

 

JM : Maintenant parlons de ta nouvelle activité d'auteure – Je sais que tu as toujours écrit des textes et des histoires autour de Muguette. Peux-tu nous en dire un peu plus et nous expliquer comment et quand tu as décidé d'écrire « M comme MUG » ?

 

Isabelle : Muguette est née un jour de blues, un jour où je n’étais pas bien. J’ai pris ma plume, Mug est née. Elle était toute seule, elle s’ennuyait et tournait en rond. Elle est jolie, elle a un caractère infernal. Au départ, c’était un jeu, je lui ai donné ce prénom parce que j’avais envie de prénoms rigolos, juste comme ça. Et puis, elle a rencontré par hasard Jasmin de la Rochefleurie, ça m’a fait rire, ça c’est écrit tout seul. Comme je l’ai dit plus haut, Mug s’ennuyait toute seule, alors Félicie est devenue, sa meilleure amie, et Prune la dernière arrivée s’est intégrée. Au fur et à mesure de l’écriture, je me suis rendu compte que les trois personnages avec leur caractère complètement différents, c’était un peu moi sur mes trois personnes. Mais ce n’est pas un roman autobiographique, même si les personnages, moi je sais à qui ils ressemblent, les gentils comme les méchants.

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Isabelle : Elle met de l’ordre dans ma tête et me permet de parler sans être interrompue. Je m’amuse avec mes personnages, je vis avec eux, ils sont très bavards. D’ailleurs, il y a beaucoup de dialogues dans mes écrits, ils ont des tas de choses à raconter.

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton premier roman : « M comme MUG » ?

 

 

Isabelle : Je vais laisser la parole à Muguette qui sait si bien parler d’elle à sa manière.

Je suis née comme ça… Et puis j’ai pris toute la place dans la vie de La Plume, enfin celle qui m’a fait naître, c’est comme ça que je l’appelle. J’ai trente cinq ans, je suis célibataire, et j’ai un drôle de caractère. Un jour, j’ai rencontré un beau gosse, qui m’a dragué. Enfin c’est ce que j’ai cru. Il a laissé sa carte de visite sur la table du café et quand j’ai vu qu’il s’appelait Jasmin de la Rochefleurie, j’ai tout de suite pensé qu’il était fait pour moi. Ce grand nigaud n’avait pas laissé ses coordonnées sur sa carte ...Encore un coup de La Plume. Du coup, j’ai dû le chercher… et ensuite… alors là… La plume m’a embarquée mais vous ne devinerez jamais… Si… Lisez mon livre…

 

 

 

JM : - Pourquoi ce titre  et ce pseudo ?

 

Isabelle : Le pseudo ? Mon vrai prénom accolé à celui de ma maman disparue.

Ce titre ? M pour aimer, Mug pour le diminutif, Félicie l’appelle souvent ainsi et lui offre toujours un chocolat chaud dans un Mug.

 

 

 

JM : La couverture de ton roman est très jolie qui l'a créée ?

 

Isabelle : C’est vrai qu’elle est belle la couverture. C’est Thierry Nicolson, un illustrateur qui me suivait, comme ça. Un jour, je le lui ai demandé si ça l’intéresserait de me dessiner Muguette. Je lui ai envoyé un ou deux chapitres. Et alors là… le regard d’un homme sur mon héroïne, ça m’a scotchée. Il a tout capté et l’a rendue sexy à souhait. J’ai eu les larmes aux yeux quand je l’ai découverte. Mon rêve ce serait de pouvoir faire un salon avec lui et que les lecteurs découvrent cette histoire. Il est illustrateur de bandes dessinées fantasy, lui. Ce n’était pas du tout son style. Il a aimé relevé le défi et il l’a relevé haut la main.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ? Ayant lu « M comme Mug » je crois savoir qu'une suite doit être déjà dans ta tête... qu'en est-il vraiment ?

 

Isabelle : Bien sûr qu’elle est dans ma tête et tout ce qui va arriver aux personnages. J’ai la fin. Parce que Muguette s’arrêtera au deuxième tome, enfin je le crois. Allez savoir avec elle.

J’ai une romance de Noël qui est écrite. Une autre en cours d’écriture. Et aussi l’histoire de Marie-Sophie, qui parle à la première personne, ce qui n’était pas évident pour moi, de dire “Je”.

 

 

JM : - Ce premier roman est une romance feel-good. Envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Isabelle : Je ne crois pas et je ne sais pas si j’en suis capable. Mes personnages sont toujours contemporains, et comme je l’ai dit, ils sont très bavards, (comme moi d’ailleurs). Je ne sais pas écrire du récit parce qu’il faut beaucoup décrire. Ecrire dans un contexte historique, je n’aurais pas le bon langage, je suis trop rigolote pour écrire sérieusement longtemps. J’aime mettre des accents du midi dans mes dialogues. Celui du nord est trop dur pour moi.

Du policier ? J’aime bien le lire, je ne saurais pas inventer une enquête.

 

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Isabelle : J’adore les cahiers et les carnets où je note. Chaque cahier a ses héros où les idées sont écrites, les chapitres, les personnages et ce qui pourrait leur arriver. Mais j’écris sur l’ordinateur l’histoire.

Attention, pas n’importe quel cahier, toujours avec de belles couvertures illustrées.

 

 

 

JM : - Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes écrits (tant lors de l'écriture de tes textes, histoires etc.. que pour ton premier roman) : connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Isabelle : Pour Muguette, je ne savais pas du tout quand je l’ai créée que j’allais la publier. Je ne l’ai pas imaginé une seconde. J’ai mis deux ans à aller au bout de l’aventure. Il arrive tellement d’aventures à mes personnages que j’ai pensé à la suite. Je ne pouvais pas tout écrire dans un seul bouquin. Mais jamais, je n’ai pensé aller jusque là.

Marie-Sophie est née parce que j’avais envie de dire “Je” en écrivant. Elle prend de l’ampleur, elle aussi. Elle est très attachante.

Ma romance de Noël, c’est parce que j’ai vu qu’il y avait un concours. Du coup, j’ai écrit mais je n’ai pas envoyé, ça c’est tout moi. Je savais comment ça finirait.

Celle que je suis en train d’écrire, je n’ai pas la fin, mes personnages m’étonnent tous les jours. J’essaie que ce soit le plus vrai possible et je me demande toujours, comment je réagirais moi, si ça m’arrivait. Le problème c’est que moi c’est moi et que mes personnages n’ont pas forcément la même idée. Alors, je demande à mon entourage “Vous feriez quoi si ça vous arrivait ça ?” Souvent la 1ère réponse c’est : “Tu as de ces idées toi !” Puis, ils réfléchissent et suivant l’âge de mes interlocuteurs, les réponses varient beaucoup. Souvent, elles entraînent forcément un autre problème, une autre histoire, et ça s’écrit tout seul.

 

 

 

JM : -Penses-tu avoir, prochainement, des séances de dédicaces, des rencontres avec tes lecteurs  ?

 

 

Isabelle : Hélas non.

 

 

 

 

JM : - A qui as-tu confié ton manuscrit (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Isabelle : Mon mari qui a lu trois fois les différentes versions corrigées et re-corrigées, et trois amis qui me suivent. Deux lectrices et un lecteur. Je voulais avoir un avis masculin. Je les remercie d’ailleurs d’avoir traqué des incohérences que moi je n’avais pas vues.

 

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier ton ouvrage ?

 

Isabelle : J’ai envoyé par mail à toutes les maisons d’éditions qui acceptaient les mails et qui avaient cette ligne éditoriale.

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Isabelle : C’est bien pour ceux qui possèdent une liseuse. Personnellement, je n’en ai pas et je préfère le papier, mais je respecte ceux qui aiment le numérique. M comme Mug est aussi publié en numérique.

 

 

JM : - Quel livre découvert dans l'enfance, t'a le plus marqué et pourquoi ?

 

Isabelle : François le Bossu de la comtesse de Ségur. Après, j’ai tout lu de cette auteure, mais c’est celui qui m’a le plus marqué. Je pense que c’est parce que François était bossu, on se moquait de lui, sauf Christine qui le défendait toujours. La maman de Christine se moquait de lui et n’aimait pas sa fille, alors que le papa de François l’appréciait. J’étais gamine quand j’ai lu ça, mais je me souviens très bien de tous ces sentiments d’injustice que déjà je ressentais à la lecture. Je l’ai lu et relu et j’ai toujours pleuré.

 

 

JM : - Quels sont tes auteurs préférés (disparus et contemporains) ?

 

Isabelle :J’aime beaucoup Pagnol, Mireille Calmel, Françoise Bourdin et Frédérick d’Onaglia, mais des tas de nouveaux comme Rime de Bervuy, Nathalie Brunal, Bernie Féré, Liellie Sellier, Eric le Parc,... des auteurs que je découvre.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Isabelle : Ma famille, mes enfants, les animaux, la nature et la musique et j’adore les carnets, les cahiers et les stylos.

 

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Isabelle : J’écris toujours en musique et c’est du jazz que j’écoute quand j’écris mes romans mais pour des petites histoires, j’ai des playlists différentes suivant mon humeur. Il m’arrive aussi souvent, de partir sur les années soixante, soixante-dix ou n’écouter que du Joe Dassin, ma grande idole.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Isabelle : Si je parle de mes romans, que Muguette devienne une star à la télé ou au cinéma, ça c’est pour rire.

Sinon, que mes enfants soient heureux, qu’ils réussissent leur vie, et que je reste avec mon homme encore longtemps.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Isabelle : Je ne pourrais pas partir sur une île déserte. Je serais en panique. Si vraiment ça arrivait, mon téléphone pour qu’on vienne me chercher et vite !

 

 

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, un dessert, une fleur, un animal : tu serais ?

 

Isabelle : Une framboise, un banana split, un oeillet, une panthère noire.

 

 

JM : - Imaginons que tu doives organiser un dîner littéraire.. A part moi bien sûr qui convierais-tu à ta table !! ?

 

Isabelle : Toi c’est certain, mais j’aimerais bien rencontrer Marcel Pagnol et faire une partie de cartes avec lui. Rencontrer aussi les deux modératrices et le modérateur de ce groupe avec qui nous partageons en virtuel de franches rigolades, puis Rime de Bervuy, Florence Jouniaux, Eric le Parc, Liellie Sellier, Bernie Féré… il n’y aurait pas assez de chaises.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Isabelle : Jamais je n’ai imaginé passer de ce côté de la barrière. Merci du fond du coeur Joelle de m’avoir fait une petite place parmi tes auteurs et merci à vous les amis pour tout ce que vous m’apportez tous les jours, c’est aussi grâce à vous que j’ai osé franchir le pas.

 

 

 

JM : - Merci Isabelle pour ce sympathique moment passé en ta compagnie, dans le joie et la bonne humeur et tes réponses sincères malgré mes nombreuses questions mais tu sais que je suis très curieuse et perfectionniste !!

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Isabelle qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : "LA MANGEUSE DE GUEPES"

« LA MANGEUSE DE GUEPES »

Anita NAIR

Editions MON POCHE

10 février 2022

368 pages

 

 

Présentation

 

 

Le 25 octobre 1965, Sreelakshmi, une femme de 35 ans, autrice primée mais dont les écrits ont un parfum de soufre - parce qu’elle ose parler du désir féminin en termes crus -, se suicide. Personne ne sait pourquoi, sauf peut-être son amant Markose qui vient après la crémation récupérer parmi les cendres l’os d’un de ses doigts. Il l’enferme ensuite dans une armoire, privant ainsi de son repos l’âme de l’autrice.

Cinquante ans plus tard, une fillette cachée dans l’armoire déloge cet os et libère le fantôme de Sreelakshmi. L’os, que tout le monde prend pour un bout de plastique, passe alors de main en main. Sreelakshmi se trouve ainsi plongée dans les histoires de diverses femmes qui, comme elle, bravent les interdits et en subissent les conséquences…

 

L'auteure

 

Nationalité : Inde
Né(e) à : Mundakottakurissi , le 26 Janvier 1966
Anita Nair est une écrivaine, poétesse et nouvelliste indienne originaire du Kerala.

Après une enfance passée à Madras, elle voyage en Angleterre et aux États-Unis, avant de s'installer à Bangalore.

Elle commence sa carrière comme journaliste puis commence à écrire en 1996. L'anglais est sa première langue, mais elle parle aussi quatre langues indiennes. Tous ses livres sont rédigés en anglais.

Découverte par un petit éditeur en Inde en 1997, elle est depuis publiée dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Auteur de nouvelles, poète, elle écrit dans le Times of India. Son premier roman, "Un homme meilleur" ("The better Man", 2000) la révéla au grand public comme une voix singulière parmi les grands noms de la littérature indienne d'aujourd'hui.

Elle est mariée et a un fils.
site officiel : http://www.anitanair.net/
page Facebook : https://www.facebook.com/anitanairauthor

 

 

 

Mon avis

 

 

Je remercie les Editions MON POCHE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire, en service de presse, «La Mangeuse de guêpes », roman d'Anita NAIR. La très jolie couverture et le titre m'ont de suite interpellée.

 

Etant passionnée par les ouvrages se déroulant en Inde et mettant en scène des personnages féminins, je n'ai pu qu'être séduite par ce récit.

 

Dès les premières lignes nous apprenons, par les mots d'une femme prénommée Sreelakshmi, qu'elle s'est suicidée. Celle-ci était une jeune auteure Indienne qui, dans les années 60, avait subi la critique dans son pays pour avoir évoqué le désir féminin dans ses ouvrages..

 

Anita NAIR nous conte, dans ce magnifique roman choral, l'histoire mystérieuse d'une phalange ayant appartenu à Sreelakshmi, qui fut dérobée par son amant et, durant une cinquantaine d'années, passa entre les mains de plusieurs femmes. De ce fait, la défunte ne put reposer en paix comme il se doit et son âme continua à flotter dans les airs...

 

Nous découvrons ensuite le destin des femmes qui ont possédé cet os, leur lutte continuelle pour améliorer la condition féminine dans leur pays où la discrimination commence à la naissance, l'injustice, le harcèlement, la violence...continuent malgré les années à être perpétrés.

 

L'auteure rend hommage aux femmes indiennes, à leur courage, leur force de caractère, leur détermination, leur combat pour vivre librement face aux obstacles des mentalités qui n'ont pas évolué et restent malheureusement toujours d'actualité.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre émouvant, étrange, troublant mais tellement vrai, empli d'espoir et de sensualité qui se lit facilement et que je recommande aux amateurs du genre.

 

Un très bon moment de lecture.

 

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

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