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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Christine MACHUREAU sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots.

INTERVIEW AUTEUR

Christine MACHUREAU
Vendredi 3 mai 2019 à 18 h

(différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages de Christine MACHUREAU que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j’ai lu pratiquement tous les romans. Christine a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview, à l’issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions auxquelles Christine répondra en direct.

 

JM : - Bonsoir Christine

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Christine : J’ai rassemblé tout mon courage. Les épreuves nous forgent un moral d’acier !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d’abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Christine : Je suis un écrivain tardif… J’ai dû comme beaucoup travailler pour assurer le quotidien et me retrouver sur une île au milieu du Pacifique Sud a déclenché un phénomène incontrôlable : l’écriture.

L’Histoire a toujours été un cheval de bataille, un théâtre peuplé des plus beaux héros et d’héroïnes incontournables et je m’y suis intéressée vers l’âge de onze ans. Une imagination foisonnante a fait le reste, y avait plus qu’à !

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Christine : Ils mettent souvent en scène des femmes, des hommes, au caractère bien trempé, se découpant sur un fond politique et historique marquant. Ainsi ma saga « Mémoire » met en scène le vécu des petites gens sous la guerre de Cent Ans. D’Or de sang et de soie, trace à grands traits la fin et l’héritage d’Attila. Il me faut un élément déclencheur pour accoucher d’un roman… Quelque chose de véridique, un détail qui m’apparait transcendant, mais qui n’a été utilisé par personne. Autrement dit, quelque chose qui est connu, mais dont personne ne s’est servi. Deux de mes romans sont un peu à part… L’ADN d’un Dieu et La Femme d’un Dieu. J’ai voulu par ces deux écrits remettre un peu de réalité dans le nouveaux testament…

 

 

JM : - As-tu d’autres projets d’écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Christine : J’ai toujours deux ou trois projets d’avance. Lorsqu’un roman est au deux-tiers fini, d’autres personnages commencent à frapper à la porte. Ils emplissent mes pensées et me créent carrément des tensions dont je ne me soulage qu’en mettant leur vie par écrit.

 

JM : - Que représente pour toi l’écriture ?

 

Christine : Une puissance, un pouvoir, un moyen qui bien souvent, pour ne pas dire tout le temps, rejoint peu ou prou l’actualité d’aujourd’hui… Ne dit-on pas que l’Histoire est un éternel recommencement ?

 

JM : - Tu as une imagination débordante et même parfois décoiffante ! Où trouves-tu l’inspiration pour créer les protagonistes de tes romans ?

 

Christine : Je pense que mes personnages me choisissent et non l’inverse. C’est peut-être bizarre, mais c’est ainsi. À partir du moment où j’ai ouvert la boite de Pandore, je ne contrôle plus rien. Les personnages se racontent, m’échappent.

 

JM : - La plupart de tes ouvrages sont des romans historiques. L’écriture de tels romans nécessite d’importantes recherches. Comment as-tu procédé pour ce faire ?

 

Christine : Je savais lire à l’âge de quatre ans et demi. Mon père, militaire de carrière, était un passionné d’Histoire et m’emmenait visiter des châteaux, des champs de bataille avec tout un tas de détails additionnels.

Exemple : les Champs Catalauniques, la route de Varennes, Jeanne d’Arc et Orléans et des récits fabuleux qui bien plus que les contes (que j’aimais aussi) ont peuplé mon imaginaire.

Ainsi lorsque j’ai commencé « Mémoire », j’étudiais la guerre de Cent Ans depuis… 50 ans. Je ne faisais que vérifier les dates. J’ai la chance d’avoir une excellente mémoire. Une expérience universitaire me permet, lorsque je dois faire des recherches, d’avoir la méthodologie efficace. La Bibliothèque nationale de France et son site Gallica me sont d’un grand secours.

 

 

JM : Comment écris-tu tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l’ordinateur) ?

 

Christine : J’accumule d’abord la documentation qui peut être variée : ouvrages spécialisés, objets, reproduction, cartes. Mes personnages sont prêts (ce sont eux qui me le disent et je n’ai jamais eu le moindre doute à leur sujet !) J’écris une page de synopsis, une seule même si l’ouvrage fait 400 pages et ne la consulte plus jamais… J’ai quelques notes d’Histoire sur un grand cahier et des scènes difficiles sur un moleskine et j’empoigne enfin mon ordi, qui ne me résiste jamais !

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Christine : J’ai consulté des éditeurs. Mais mon éditrice actuelle, Anita Berchenko, les éditions du 38, avait repéré « Mémoire » bien avant d’être elle-même éditrice, même si elle en avait l’envie. Elle m’a contactée au tout début de ma carrière de romancière, j’étais alors sur mon île, à quinze mètres du lagon… Elle a été la première à croire en moi… et comme je suis fidèle…

 

JM : - As-tu des séances de dédicaces prévues prochainementet où ?

 

Christine : 21 Juillet à Monpazier (24) et dernier WE d’Aout à Lalinde. Je fais aussi des conférences qui semblent plaire.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Christine : On peut déglinguer mon écrit et mon mécontentement va durer… un quart d’heure ? On peut tourner, virer, mais ne pas s’arrêter face à une mauvaise critique. J’ai la chance que les mauvaises soient très rares. Je pense que dans ce monde où tout, absolument tout, même nos impôts ! passe par internet que réseaux sociaux et blogs sont le quotidien d’un écrivain s’il veut s’impliquer dans sa promo. Et je ne dois pas laisser l’éditrice tout assumer… qui d’autre que moi peut le mieux parler de mes romans ?

 

JM : - Que penses-tu de l’édition numérique ? (avantages – inconvénients)

 

Christine : Au risque d’en choquer beaucoup, je pense du bien du numérique. J’ai commencé par-là, et je ne vais pas cracher dans la soupe. Le numérique et la liseuse, c’est offrir à tous la chance de lire pour un coût raisonnable. C’est aussi épargner des arbres dont le sang va au pilon quand les éditeurs décident de supprimer les exemplaires invendus. Je suis obligée parfois de lire des ouvrages de documentation qui ont 600 pages et je vous assure que vis à vis du poids qu’ils représentent, c’est pénible… mais je conçois qu’un livre papier fasse vibrer ceux qui en ont l’habitude. Pas d’ostracisme. À aucun niveau.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t’ont donné l’envie d’écrire ?

 

Christine : Mes Maîtres ? sans conteste, en premier Victor Hugo. Avez-vous lu des poèmes de V.H. ? Si vous n’avez jamais fait cela, alors ne parlez pas de poésie.

Alexandra David Neel est mon héroïne. J’ai tout lu, tout ce qu’elle a écrit. J’ai même suivi ses traces. Est-ce pour cela que je me suis retrouvée en Himalaya ?

Puis les grands voyageurs… Jack London, Hemingway… et pour la dérision, Bukowski.

 

JM : Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Christine : Écrire sans lire ? Cela existe-t-il ? Je suis toujours absorbée par de nouvelles découvertes et je lis plus de documents et de biographies évidemment que de romans. Mais je lis, je lis tout le temps et plusieurs livres à la fois.

 

JM : - A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Christine : Je ne suis pas mécontente de vivre à l’époque où nous vivons. Les époques charnières sont passionnantes, et pas que la nôtre. La période du début de la Renaissance devait être fabuleuse à vivre. N’avez-vous pas remarqué que les nouveautés technologiques arrivent par bouffées, toutes en même temps ? Et qu’il en est de même pour les nouvelles idées ?

 

JM : - Je crois savoir que tu as beaucoup voyagé. Peux-tu nous en parler un peu afin de nous faire rêver ? Est-ce que ces voyages t’ont inspirée pour l’écriture de tes livres ?

 

Christine : Si je n’avais pas voyagé et beaucoup vécu, je n’aurais pas écrit. Pour écrire, il faut avoir quelque chose à raconter. Il en est ainsi de beaucoup d’écrivains qui ont quelques succès. Remarquez, les trois auteurs aux Editions du 38 en tête de liste ont pas mal roulé carrosse… ça compte. Exemple, outre les auteurs que j’ai déjà cités vous trouvez de nos jours Catherine Poulain. Il y en a d’autres….

J’ai beaucoup appris avec des peuples dits indigènes. La vision de l’humanité telle qu’elle est connue en Occident est réductrice. Je me rappelle une conversation au bord d’un ruisseau en Himalaya où je faisais ma toilette avec trois Ladakis (tibetaines), il était vers 7 h du mat. Une rosée gelée sur les herbes autour. Des gestes, des rires, de l’anglais… et mon mari sort de la tente. Les femmes le regardent et parlent entre elles. Je veux savoir. « Il est bien, tu le prêtes ou tu le vends ? » C’était il y a 25 ans, dans une petite vallée, à la frontière entre Inde et Tibet chinois. Voilà, ce sont des moments rares. Pour y revenir, elles ne plaisantaient qu’à moitié savez-vous ? Le matriarcat avait de ces réminiscences… J’ai vécu aussi au Moyen-Orient. Mon fils aîné est né à Beyrouth. Tunisie, Égypte, Turquie, Syrie. À propos quand je vois ce qu’il reste des plus beaux souks d’Alep, j’ai le cœur serré. Je suis restée silencieuse toute une journée devant les Bouddhas de Bamyan assassinés…. Une autre histoire, celle de Rimbaud…. À vingt ans, il avait tout dit, tout rimé avec sa lame d’écriture déjà mature… Il a tout dit. Il l’estime. Il arrête d’écrire. Plus rien à dire. Alors il choisit le voyage le plus aventureux, le plus dingue de l’époque. Et le métier le plus dangereux. Trafiquants d’armes dans l’Afrique profonde (Afrique noire, Corne, Aden et j’en passe, il allait là où son patron l’envoyait, de plus en plus loin, jusqu’en terres inexplorées.) Il revient malade, épuisé et meurt à Marseille. Je rêve encore à ce qu’il aurait pu écrire après de pareilles aventures.

Ma vie fut moins aventureuse mais… d’expatriation en expatriation, on survit, on engrange. Je suis rentrée en France, il y a huit ans, de retour d’Océanie.

Si vous voulez un aperçu de mes trajets parfois erratiques lisez : L’ADN d’un Dieu. (Alep-Shrinagar)

 

JM : En dehors de l’écriture quelles sont tes passions ?

 

Christine : Assouvir une passion ce n’est déjà pas mal. Et je vais toujours au bout de mes trajets. Alors mes passions n’ont pas été concomitantes, mais se sont succédé. Lecture, Histoire, Peintures, art textile et écriture.

 

JM : - Quel est ton proverbe favori ha

Christine : Non, je n’ai pas une tête à proverbes sans doute… mais une citation de Primo Lévi : « Il faut que je lui dise, que je lui parle du Moyen-Âge, de cet anachronisme si humain… de quelque chose de gigantesque que je viens d’entrevoir à l’instant même, en une fulgurante intuition et qui contient peut-être l’explication de notre destin, de notre présence ici aujourd’hui. » (Primo Levi. Se questo è un uomo. 1947)

Ce n’est pas une phrase à tiroirs, non, il s’agit d’inspiration, d’intuition, de réminiscences…

 

JM : - Si tu étais un fruit, une couleur, une fleur, un animal ? Tu serais :

 

Christine : Je suis tellement heureuse d’être une femme… que rien ne me vient, une fleur ? alors elle serait exotique à coup sûr !

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Christine : J’ai toujours tenté de repousser mes limites, une fois franchi la barrière invisible… les découvertes sont énormes et je ne sais si j’aurais tout le temps nécessaire mais qu’importe… je continue.

Et puis promo exige… En mai, juin et juillet vont paraître chez Pocket les trois premiers titres de « Mémoire », ce qui mettra à la portée de toutes les bourses mes romans papier au moindre coût possible. Je vous souhaite un bel été et je remercie Joelle de son invitation.

 

JM : - Merci Christine MACHUREAU pour ce très agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d’autres questions à Christine.

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https://www.facebook.com/christine.machureau

https://www.facebook.com/ChristineMachureauRomanciere/

 

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Bonsoir voici l'interview réalisée ce soir avec Mme Annie BARBIER, sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

JM : - Bonsoir à tous,

 

J'ai lu récemment « Le chagrin en héritage » et « Mémoires d'un cœur funambule » de mon amie Annie BARBIER qui, a gentiment accepté de se soumettre à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Annie

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le grill » ??

 

Annie :

Bonsoir Joëlle, bonsoir à tout le groupe. Passer sur le grill ? Ma foi, à ta sauce, je veux bien ..


 

JM : - Peux-tu tout d'abord te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître 


 

Annie :

Je suis née par hasard en France, dans la belle région du Perche. J’ai d’abord été élevée par mes grands-parents polonais, immigrés en Artois au cœur du bassin minier. J’ai commencé à parler le français à l’âge de cinq ans. Enfant, j’ai beaucoup voyagé de par le métier de mon père. Mes plus belles années d’enfance, je les ai passées à Madagascar. Mais j’ai aussi une affection particulière pour la Corrèze, pays de ma Mère, et nombre de régions de mon beau pays de France, en particulier une où j’ai passé 40 ans de ma vie, ma Vallée d’Eure.

Je n’ai pas fait de grandes études mais finalement, ça ne m’a pas trop manqué. J’ai toujours aimé lire et sans doute cette boulimie de lecture m’en a appris bien davantage que les bancs de l’école.

Ma plus grande école d’ailleurs a été « l’école de la vie » C’est vrai pour beaucoup d’entre nous. Nos malheurs, nos bonheurs, nos expériences font de nous ce que nous sommes. Je n’ai pas échappé à la règle. J’ai eu une enfance morcelée, une adolescence compliquée. Entre orties et coquelicots, il est un monde… Le mien…

Après quelques années dans l’administration, j’ai collaboré avec mon mari, pépiniériste et décorateur de jardins en Vallée d’Eure. Un métier passionnant, pendant quarante années, qui m’a permis de rencontrer une foule de gens tellement différents et de m’ouvrir au monde. J’ai deux enfants bien accompagnés, quatre petits-enfants, tous piliers de mon existence. J’ai donc une famille et des amis proches, indispensables à ma vie.


 

JM : - Depuis quand écris-tu ?


Annie :

J’ai toujours aimé écrire mais je le faisais seulement pour moi, sans rêve aucun d’édition jusqu’au jour où ma fille a mis le nez dans mes manuscrits et qu’elle a envoyé en cachette un certain nombre de mes textes de poésie à un éditeur et m’a offert un contrat d’édition pour mon soixantième anniversaire. La belle aventure était lancée. C’était en 2012

Un livre poussant l’autre, trois recueils de poésies sont nés, qui m’ont aussi menée à la chanson. Non, non pas en tant qu’interprète… juste en tant que parolière et je suis devenue membre de la SACEM. Encore une belle aventure !


 

JM : - Peux-tu nous parler de tes écrits ? (Quand le passé s'invite au présent, La

voyageuse sur le banc, Mémoires d'un cœur funambule, Le chagrin en héritage)

 

Annie :

Le premier « Quand le passé s’invite au présent » a été publié en 2012. Il est sorti brut de pommes avec les textes non retouchés que ma fille avait sélectionnés pour l’envoi à l’éditeur. Oh ! Divine surprise ! Merci mon Ange.

Le second « La voyageuse sur le banc » est né en 2013 et m’a valu une très belle rencontre avec mon amie Sylvie Mertz, dont le nom de scène est MIRA. Avec elle j’ai fait une merveilleuse expérience, celle d’une comédie musicale pour laquelle j’ai écrit une douzaine de textes, avec deux autres paroliers de qualité, Jean-Michel Bartnicki et Serge Lainé. La voyageuse sur le banc n’a jamais vu le jour. Sylvie a été emportée par la maladie. Le projet dort dans un tiroir secret. Peut-être un jour …Je partage souvent des choses que nous avons faites ensemble. Elle avait une voix divine et nous étions infiniment soudées.

Le troisième « Mémoires d’un cœur funambule » a vu le jour en 2015. C’est à cette occasion d’ailleurs que Sylvie a ouvert sur facebook ma page écrivain

Ces trois livres racontent en poésies des pages de mon existence et rendent hommage à des êtres précieux passés dans la vie.

Ces trois recueils ont été publiés aux Éditions Edilivre avec lesquelles j’ai toujours entretenu de bons rapports et qui m’ont donné ma première chance.

Après, si l’on m’avait demandé mes projets d’écriture en 2016, j’aurais certainement répondu « aucun ». Mais la vie a fait son œuvre. La mort de mon frère m’a poussée à écrire LE CHAGRIN EN HÉRITAGE, roman autobiographique, paru le 24 Juin 2017. C’est une longue page de vie bousculée, un témoignage pour que cesse le silence autour des êtres en souffrance. Quand je vois le nombre de drames, de faits divers, je me dis que si en amont, il y avait des gens pour dénoncer la maltraitance et la souffrance, on échapperait à bien des situations explosives. C’est pour cela que je tiens énormément à la diffusion de cet ouvrage.

Je remercie au passage les Éditions Encre Rouge, de m’avoir donné la chance de cette publication.

 

JM : - Comment es-tu entrée en contact avec l’éditeur pour publier ton premier livre ?

 

Annie :

Comme je l’ai dit plus haut, c’est ma fille qui s’en est chargée. J’y ai pris goût.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?


 

Annie :

J’ai d’autres projets, dont un second « vrai » roman, en cours d’écriture. J’en ai écrit à peu près la moitié. J’aborde dans ce livre un sujet brûlant au sein d’une triangulaire amoureuse et ans doute aussi un autre recueil de poésies sur un sujet d’actualité.

Pour l’instant j’écris des chansons, une douzaine, pour la sortie d’un album avec Jean-Marc Pons, un ami musicien, chanteur et auteur-compositeur. Notre projet commun est bien avancé. Tous les titres sont écrits mais il reste beaucoup de travail. Ce sera un album de chansons à texte mais entre gravité et humour. Je suis impatiente mais il faudra attendre l’automne pour que le projet soit finalisé.


 


 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?


 

Annie :

Sous quelque forme que ce soit, entre prose et poésie, partager un peu ses idées, ses sentiments, ses rêves. Parler de soi, du temps qui passe, des belles choses de la vie, enjoliver les paysages, inventer des amours, relever l’enfant qui pleure et occire les méchants. De l’écrivain au poète, du philosophe au scribouillard, être toujours quelqu’un d’autre. Faire sortir du silence des mots qui ont des choses à dire. Réunir des peuples dans une espérance ou faire se battre des montagnes, le pouvoir des mots est sans limites. Des lettres rangées comme des petits soldats partent à la guerre dans des textes dénonciateurs de l’immonde ou se couchent en rangs serrés au creux d’un journal intime débordant d’amour. Ecrire .. c’est un acte insensé parfois, une haute voltige, et parfois ça fait des bleus au cœur


 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Annie :

Je suis une passionnée de jardin. J’en ai décoré des centaines. Quarante années de ma vie. Je rigole encore en pensant aux journalistes qui parlaient de moi après certaines manifestations et qui écrivaient que j’avais de la chlorophylle dans les veines. A part ça, je brode, je couds, je tricote, je fais la cuisine. Enfin, je suis une femme normale quoi ! J’ai un sérieux penchant pour la verrerie. Je passerai des heures dans un atelier de souffleur de verre. D’ailleurs, j’en ai plein mes armoires. Et puis, je fais aussi de la composition florale.

 

 

JM : - Quel est l'auteur qui t'a donné l'envie d'écrire ?

 

Annie :

Bizarrement ce n’est pas un écrivain au sens propre du mot qui m’a jetée dans le bouillon. C’est davantage un grand poète, bourré de talent et profondément humain qui m’a donné cette envie folle d’aligner les mots. J’ai toujours été abasourdie par cette capacité qu’il avait à dire les choses qui fâchent en les brodant de jolis mots. J’ai nommé Jean Ferrat, mon exemple, celui qui a exacerbé ma sensibilité.

 

JM : -As-tu des des séances de dédicaces prévues prochainement ?

 

Annie :

Oui, le samedi 9 juin prochain à la Maison de la Presse d’Aubigny-sur-Nère, magnifique cité franco-écossaise du département du Cher. J’y serai de 10 h à 18 h. Toujours un bonheur ces rencontres avec les lecteurs.

 

JM : - Es-tu plutôt chien ou chat ? Thé ou café ?

 

Annie :

Je suis chien et chat. Deux vont entrer dans ma vie prochainement Girolle et Chataigne. Pour la première fois, en 43 ans et depuis trois mois nous n’avions plus d’animal dans la maison. Un crèvecoeur…

Je suis ni thé, ni café, genre lait fraise plutôt ou mojito en quelques occasions.



 

JM : - As-tu quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Je remercie chaque jour la vie de pouvoir partager mes ressentis avec mes lecteurs. Seuls les lecteurs offrent un avenir aux livres. Sans eux, les auteurs ne sont rien. Merci à toi ma chère Joëlle de ta présence, de ta disponibilité et pour la façon dont tu œuvres à faire connaître nos ouvrages. Merci à tous ceux d’ici, à ceux qui m’ont lue, à ceux qui me liront, à tous ceux pour lesquels la lecture est une passion. Bonne soirée à tous. Mon amitié vous accompagne.


Mais Pierrot a quelque chose à vous dire... Je vous laisse découvrir.

 

Je suis né en habit rouge, stylé, précieux mais pas clinquant. On m'a exposé dans une vitrine pendant quelques jours et quelques nuits. J'ai été admiré, caressé, mais je me suis ennuyé, mais ennuyé, à un point... Et puis un jour est passée une fille, une brunette espiègle, au regard vert charmeur, au sourire éclatant, aux mains si fines. Elle a posé ses doigts déliés sur moi et là, je me suis dit, c'est elle que je veux accompagner jusqu'à la fin de ma vie. Mais il fallait la séduire et nous étions plusieurs collègues rassemblés dans cette cage de verre. J'attendais, je l'observais, je retenais ma folle envie de lui sauter dans les mains. Va savoir pourquoi ! Elle m'a choisi, moi ! Pourquoi ? Pour ma couleur incendiaire, pour ma préciosité, pour mon capuchon doré ? J'avais enfin trouvé celle qui allait me donner vie et l'envie d'être, jusqu'à torturé par elle. Elle m'a fait emballer dans un coffret de cuir. Çà sentait bon là-dedans ! Et puis, elle m'a glissé au fond d'un sac en toile, tout peint de couleurs vives. Je me suis dit, je ne vais pas m'ennuyer avec elle. Au moins, elle aime la vie. J'en étais certain. Arrivée chez elle, elle m'a sorti de ma prison et m'a délicatement déposé dans un pot à crayons en nacre. Nous étions là, trois ou quatre. Elle est revenue me chercher un peu plus tard, a retiré d'un tiroir un carnet tout rose, un vrai carnet de fille. J'étais si heureux. Je me suis installé dans ses pages. Je lui ai raconté des plages de sable blanc, des étoiles de mer, des nuages meringués dans des cieux tout bleus. Je l'ai emmenée à la campagne aussi, dans des champs de coquelicots. J'ai coupé les orties pour elle. Je lui ai dessiné des chemins enchantés. C'était merveilleux. Elle me suivait partout. Elle riait, elle chantait et, récompense suprême, en ce premier jour de rencontre, j'ai fini dans la soie de son oreiller. Cette nuit-là, c'est elle qui m'a inspiré. Dans un éclat de lune, elle m'a tout dit d'elle. Elle m'a même baptisé du joli nom de Pierrot. Je suis un stylo heureux mais je sais garder les secrets. Vous ne saurez rien d'elle. Je le lui ai promis. Elle m'a caressé, mordu, jeté, repris. Elle m'a encensé, elle m'a maudit. J'ai été son enfer et son paradis. Je suis tombé fou amoureux d'elle. Elle a fait de moi son instrument et un être vivant. Toujours, je resterai près d'elle. Pierrot, le stylo. Annie K. Barbier


 


 

JM : - Merci Annie BARBIER pour ce très agréable moment passé en ta compagnie et bonne soirée à tous.


 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Marie LAURENT sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Marie LAURENT

Lundi 18 novembre 2019 à 18 h

(en différé)

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • J'ai lu « Les Mariés de la Rivière Jaune», « Les Tribulations d'une princesse vagabonde » et « Les Stanton 2 – Frances et son Duc », romans de notre amie Marie LAURENT qui a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Marie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Marie : Pas trop mal, compte tenu du rythme d’écriture intensif auquel je me soumets par pur masochisme (pardon, plaisir !) Oui, je suis prête à être « cuisinée. »

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie : Après des études de Lettres Modernes, j’ai enseigné le Français et l’Histoire un temps, puis de manière sporadique pour cause de déménagements successifs. Aujourd’hui, je me partage entre deux pays et j’ai parfois du mal à m’y retrouver. Heureusement, l’amour et l’écriture sont des points d’ancrage.

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Marie : C’est toute ma vie ; enfin, une grande partie. J’ai écrit très jeune des poèmes, des nouvelles et des romans. Après une très longue interruption, j’ai repris la plume (l’ordinateur !) en 2003 pour ne plus m’arrêter. Une vraie drogue.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Marie : Lesquels ? J’ai tâté de plusieurs genres : contemporain, érotique, historique, fantastique, et même, une incursion dans la Fantasy. Entre les romans qui ne sont plus en vente, les rééditions, les inédits et les projets, il y a de quoi faire. Malgré leur diversité, les même thèmes se retrouvent dans mes histoires : la quête d’identité, de sa place dans le monde, l’injustice, les inégalités sociales, la condition féminine, la différence, les difficultés relationnelles, de la relation amoureuse en particulier.

Côté structure, j’essaie d’équilibrer narration et dialogues et de ne pas négliger les descriptions. Le rythme peut varier. « La fiancée du tsar » est une sorte de road-movie avec de l’action tandis que « Les mariés de Rivière jaune » privilégie la vie quotidienne et les rapports familiaux.

 

Mes titres actuellement disponibles :

Nièce de sang (Editions de Londres) fantastique noir uniquement en numérique

– Deux nuances de brocoli (NL) contemporain

– La mouche d’Eléonore (Artalys) contemporain fantastique, uniquement en numérique

– L’enfer sous les jupons (Artalys) érotique historique, en numérique

– Le maître de jet ( Dominique Leroy) érotique contemporain

– La fiancée du tsar (Gloriana) historique

– Mets-moi en émoi (Textes gais) érotique gay

– Les Stanton I Marquis ou lord ? (Gloriana) série historique Régence

– Les deux visages de l’amour (Gloriana) historique

– Pistolet et dentelles (Gloriana) historique

– La fille des Mureaux(Gloriana) contemporain

– Les amants du pont de glace (Gloriana) historique, préquel du suivant

– Les mariés de Rivière jaune (Gloriana) historique

– Les tribulations d’une princesse vagabonde (Gloriana) historique

  • À paraître : Les Stanton II Frances et son duc (Gloriana) série historique.

 

Dans  « Nièce de sang », Margot sort de sa tombe pour se réincarner dans le corps de Mélanie, au risque de se perdre. Dans « Deux nuances de brocoli », Amalia signe un pacte qui la livre pieds et poings liés ( !) à un adepte du sexe légumier. Dans « La mouche d’Eléonore », les héros revisitent « Les liaisons dangereuses » à la sauce moderne. Dans « L’enfer sous les jupons », trois filles de pasteur découvrent les joies du sexe à l’époque victorienne. Dans « Le maître de jet », Théo trouve du travail dans un vignoble peuplé de femmes splendides et peu farouches. Dans « La fiancée du tsar », la princesse Irina entame un périple à travers la Russie pour rejoindre l’homme qu’elle aime – ou croit aimer. Dans « Mets-moi en émoi », Al est bien décidé à ne pas retomber dans le piège de l’homme qui l’a méchamment largué. Dans « Marquis ou lord ? » deux sœurs échangent leurs fiancés. Dans « Les deux visages de l’amour », la route de Louise, la jeune veuve royaliste, n’aurait pas dû croiser celle de Bernard, le soldat de Waterloo, et pourtant… Dans « Pistolet et dentelles », Arabella, devenue espionne de l’Angleterre par ennui, voit sa vie transformée par la magie de rencontres. Dans « La fille des Mureaux », Djamila, beurette de banlieue, n’aurait jamais imaginé trouver de l’attrait à Michel, avocat friqué et hautain dont tout la sépare, mais voilà… Dans « Les amants du pont de glace », à la fin du dix-huitième siècle, Nils tombe sous le charme d’une belle Américaine. Vingt ans plus tard, dans « Les mariés de Rivière jaune », Selma se heurte à la difficulté de faire d’un homme volage un époux et un père dignes de ce nom. Dans « Les tribulations d’une princesse vagabonde », Lorenza fuit l’Italie pour Versailles afin d’échapper à un mariage arrangé. Dans « Frances et son duc », Frances pardonnera-t-elle à Sebastian de s’être fait passer pour un autre ?

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marie : Je dois d’abord finir deux historiques : le tome II du spin off des Mariés de Rivière jaune auquel il manque une dizaine de pages, et une romance napoléonienne laissée de côté et reprise depuis début octobre. Puis, je m’attellerai à l’opus III des Stanton. J’ai un projet de roman couvrant 40 ans de l’histoire des États-Unis, sur trois générations de femmes.

 

 

JM : - Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Marie : Ils s’imposent d’eux-mêmes et commencent à vivre dans ma tête visuellement avant d’exister en mots. Concernant « Le maître de jet », publié chez D Leroy, les héros sont nés lors d’un trajet en voiture. À l’arrivée, je tenais déjà leurs prénoms respectifs et l’histoire complète. En général, je connais la fin puisque la majorité de mes romans sont des romances. Par contre, les différents épisodes peuvent être calés dès le départ comme pour Les mariés de Rivière jaune, ou juste esquissés. En commençant le tome II du spin off de ce même roman, j’avais seulement une vague idée de ce que j’allais y mettre. Et au final, je me retrouve avec un texte de pratiquement 70000 mots !!!!! Le miracle de l’improvisation.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, une grande partie de tes romans sont des « romances historiques ». Pourquoi ce choix ?

 

Marie : Je me sens plus à l’aise dans la reconstitution d’une période révolue que dans la transcription de l’époque moderne, et surtout, j’y prends plus de plaisir. À noter, mes héroïnes s’inspirent des femmes d’aujourd’hui, fortes et indépendantes, même si elles restent prisonnières d’une société machiste qui bride leurs élans.

Quant au choix spécifique de la romance historique, j’opère un distinguo entre la romance pure et dure et le sentimental historique, plus libre et moins codifié. Mon petit dernier « La princesse vagabonde » et mon prochain à paraître, « Frances et son duc », appartiennent à la première catégorie alors que Rivière jaune se situe entre les deux avec sa fin ouverte.

 

 

JM : - L'écriture de romans « historiques » nécessite de nombreuses recherches. Comment procèdes-tu pour ce faire ?

 

Marie : Je farfouille dans les coulisses du Net et je consulte des livres – des biographies en particulier – pour bâtir un contexte assez solide pour y situer mes personnages. L’écriture de ma Princesse vagabonde a exigé beaucoup de recherches, car je connaissais mal le dix-septième siècle. Idem pour Rivière jaune, peu de documents ayant trait au Québec du début du dix-neuvième siècle. Ma série Régence m’a donné moins de mal.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

Marie : Non, pas dans l’immédiat en tout cas. Je verrai l’an prochain.

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ?

En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Marie : La nuit, je dors (!!!!) et le matin je navigue au radar ah ! ah ! Je suis donc productive l’après-midi et le soir. Quand il n’y a pas d’autres obligations, je peux écrire des heures d’affilée sans même me lever de mon siège d’ordi (pas bien, ça !) tout en regardant mes mails et parfois Facebook. Pour un roman, tout dépend de la taille et de mes motivations. « La fiancée du tsar », texte court, a été écrit en 4 mois, le record de vitesse étant « Le diable se chausse en Kéram » : 10 jours. « Les mariés de rivière jaune » et son spin off ont pris plus de temps. Il arrive que j’abandonne un manuscrit pour le reprendre après, comme Frances et son duc, interrompu pour raisons familiales.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Marie : Mon homme relit mes textes, mais les trouve trop nombreux ah ! ah ! Rose Morvan est aussi une bêta précieuse et impitoyable. Elle ne laisse rien passer, la petite. Sophie Capitelle, ma compère scorpionne, me donne aussi des conseils.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ? Qui réalise la couverture de tes ouvrages ?

 

Marie : Je les ai soumis aux éditeurs dont la ligne me semblait correspondre. Peu d’entre eux se lancent dans l’aventure de la publication historique et on peut saluer le courage de Gloriana. La majeure partie de mes couvertures est signée Carpe Librum Book Design (Les mariés de Rivière jaune et la série des Stanton notamment), mais London Montgomery en a réalisé certaines (La princesse vagabonde, Les deux visages de l’amour, La fille des Mureaux.)

 

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Marie : Du soulagement ah ! ah ! Non, je pense déjà à la suite que je vais lui donner (l’intérêt d’écrire des sagas) ou au prochain.

 

JM : - Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d'auteure ?

 

 

Marie : La joie d’écrire, d’imaginer des personnages, des situations. Les mauvais côtés sont l’obligation de se vendre et le mépris dans lequel les auteurs inconnus (de romance en particulier) publiant chez de petits éditeurs, sont tenus.

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marie : J’aime la marche qui est inspirante, me baigner dans une eau chaude, lire, bien sûr, voir un bon film, voyager.

 

JM : - A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Marie : Juste après la seconde guerre mondiale, quand tout était possible, quand n’importe qui pouvait faire carrière par son seul mérite, surtout les femmes. Une époque bouillonnante d’idées. Aujourd’hui, la société est très cloisonnée et on se heurte au fameux « plafond de verre » dans tous les domaines, dont celui de la « grande » édition.

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée ? Ecris-tu en musique ?

 

Marie : Mes préférences vont à Mozart, Mahler, Purcell pour le classique, aux musiques du monde (celtique, fado, jamaïcain) et à la bonne vieille variété française. Je ne dédaigne pas de travailler en musique, même si ce n’est pas une nécessité.

 

 

JM : - Quel film ou série as-tu vu plusieurs fois ?

 

Marie : Je ne me lasse pas de Montalbano, de Barnaby et de Granchester ; je suis très polar (plutôt anglais et italiens.) J’ai revu plusieurs fois Mystic River et La route de Madison. Les films qui m’ont le plus marquée ces dernières années sont Manchester by the sea et Loin de la foule déchaînée.

 

JM : - Quel livre a marqué ton enfance ?

 

Marie : Le pays du dauphin vert, d’Elisabeth Goudge, adoré de ma grand-mère.

 

 

JM : - Peux-tu nous donner une de tes qualités ? Un défaut ?

 

Marie : La curiosité, la générosité. Un défaut ? L’impatience, une nette tendance à râler.

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré (chez toi, région, pays) ?

 

Marie : Un endroit chaud et ensoleillé, le bord de mer. J’adore le Portugal où j’ai vécu deux ans.

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, une couleur, un animal : tu serais...

 

Marie : un coquelicot, le rouge, un chat

 

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Marie : Je te remercie de prendre du temps pour découvrir et faire découvrir des auteurs sans grande visibilité.

 

 

JM : - Merci Marie pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marie qui se fera un plaisir de vous répondre en direct ou plus tard si vous n'êtes pas présents ce soir.

 

 

 

 

https://www.facebook.com/Marie-Laurent-Auteur-121703231237553/

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce jour avec Marjorie TIXIER sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Marjorie TIXIER

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Marjorie TIXIER a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

  • Je partage donc cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Marjorie qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Marjorie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Marjorie : Sur le gril de la littérature et de l'échange avec les lectrices et les lecteurs, je suis forcément prête à répondre à l'invitation. Et c'est avec plaisir!

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marjorie : J'écris à la fois des romans et de la poésie. J'aime chercher l'inspiration et m'oublier pour me plonger dans la création. J'enseigne les lettres en collège puis en lycée depuis vingt ans, c'est un moyen de transmettre ma passion de la littérature et d'essayer de donner envie à la jeune génération de lire et d'échanger autour de la lecture. Je suis actuellement en congé de formation pour passer le concours de l'agrégation et me replonger dans les classiques.

 

 

 

 

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Marjorie : L'écriture est ma façon naturelle d'être présente à la vie. Tout ce que je découvre, tout ce que fais, chaque rencontre, chaque instant, chaque émotion, tout me semble exister pour nourrir mon écriture et ma création. C'est mon épine dorsale, mon essentiel.

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton premier roman fort prometteur d'ailleurs : « Un Matin ordinaire » ?

 

Marjorie : C'est une histoire qui m'est venue à l'esprit en quelques minutes, mais que j'ai ensuite plusieurs fois réécrite pour en arriver à la version définitive qui vient de sortir au Fleuve. Dans ce roman choral, je raconte l'histoire de Laurence, une jeune infirmière, mère de deux filles qui va faire sa course à pied tous les vendredis matin; mais une mauvaise rencontre va stopper sa vie en plein élan, l'obliger à revoir l'ordre de ses priorités et à se reconstruire. C'est un roman à double facette. Triste, bien sûr, parce que Laurence est face à une épreuve de la vie empreinte de violence et d'injustice, mais aussi rempli d'espoir parce que cette femme va se battre et qu'elle est entourée de plusieurs personnes qui vont contribuer à l'aider à se relever. L'écriture polyphonique permet de changer souvent de point de vue et ainsi d'envisager tous les aspects du problème. Cela permet également de varier les registres et d'insérer des passages plus légers, notamment à travers le personnage d'Annie qui est une pré-adolescente bien ancrée dans sa génération ou de Thérèse, la voisine, une commère plutôt attachante en définitive.

 

 

JM : - Ton roman est un thriller. Penses-tu écrire dans un autre genre ?

 

Marjorie : Il y a en effet une intrigue qu'on pourrait qualifier de policière et un suspens dans le roman, mais ce n'est pas l'effet que j'ai recherché. Dès les premières pages, on peut deviner ce qui va arriver à Laurence. J'ai plutôt cherché à interroger les réactions et les émotions de chacun des personnages dans une situation de crise. On se focalise souvent sur la victime, mais on oublie qu'elle a une famille, des proches, qui souffrent avec elle. J'ai donc essayé de faire ressentir la multiplicité des points de vue et les conséquences pour chacun, tout en accordant une attention particulière à l'expression des émotions et des sentiments.

Pour l'instant, je ne pense pas écrire dans un autre genre que le roman réaliste. J'ai envie de continuer à creuser la psychologie humaine en imaginant des personnages qui se construisent et se forgent un destin grâce ou en dépit des épreuves de la vie.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marjorie : La poésie m'accompagne toujours, c'est le fruit de l'inspiration du quotidien, l'instant que je capte et que j'ai envie de garder et de partager. Je travaille également un nouveau roman. Ces derniers mois de concours m'ont obligée à le laisser de côté, mais ce n'est que pour mieux m'y replonger en mai et vous en parler ensuite, quand j'y aurai mis le point final.

 

 

 

JM : - Comment écris-tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Marjorie : J'écris mes poèmes sur des cahiers et mes romans à l'ordinateur. Disons que c'est le principe général... mais il y a parfois des exceptions!

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour créer les protagonistes de ton livre et connaissais-tu, lorsque tu as commencé à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu as improvisé au fil des mots ?

 

Marjorie : L'idée d'Un matin ordinaire a germé dans mon esprit après avoir entendu un fait divers à la radio. J'étais au volant de ma voiture pour me rendre au travail. C'était en 2009. Mes élèves étaient en contrôle et je n'avais qu'à les surveiller. Je me souviens d'avoir écrit à la va-vite une liste de prénoms sur une feuille de couleur avec une phrase d'esquisse du personnage et son rôle dans l'histoire. Plus tard, j'ai repris ce canevas et me suis mise à développer chaque voix. J'ai écrit chaque matin pendant une dizaine de jours où je suis littéralement devenue chacun de mes personnages. C'est le miracle de l'écriture, ce que je préfère et qui est assez rare en définitive: ces heures où l'on devient l'autre. C'est comme une longue improvisation que rien ne vient suspendre, un moment de liberté totale, mais très éprouvant en même temps.

 

 

JM : - Ecris-tu la nuit ? Le jour ? Pendant combien d'heures ?

 

Marjorie : Je n'ai pas de rituel d'écriture. Chaque livre que j'ai écrit a sa propre histoire. J'aime particulièrement écrire le matin quand tout est endormi et que je suis encore dans le léger flottement de l'esprit qu'offre le réveil.

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Marjorie : Je serai à la librairie le Bois d'Amarante à Chambéry le 6 février à 17h et d'autres rencontres sont en train de se mettre en place...

 

 

 

JM : - A qui as-tu confié ton manuscrit en première lecture (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Marjorie : La première lecture de mes livres revient toujours à mon épouse. Je sais qu'elle aura l'art de repérer tout ce qui pourra lasser le lecteur et les détails superflus. Un matin ordinaire a une histoire très particulière car j'en ai écrit plusieurs versions et ce sont les retours des lecteurs qui m'ont vraiment incitée à étoffer l'histoire et à orienter mon roman vers la résilience. D'ailleurs, deux des dédicataires de mon livre, Marianne et Quentin, m'ont vraiment donné l'élan et l'envie de me replonger dans l'écriture.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier ton roman ?

 

Marjorie : D'abord, j'ai envoyé mon livre aux éditeurs par la poste. J'ai eu des retours encourageants, mais pas de proposition pour l'éditer. Ensuite, j'ai participé à des concours d'écriture. Le premier, en 2015, m'a permis de publier mon livre sous un autre titre, en numérique, aux éditions Chemin vert. Suite aux retours des lecteurs, j'ai eu envie d'écrire une suite à la version publiée et j'ai confié mon tout premier roman, La Danse du feu, à Librinova, une maison d'auto-édition. Quelques mois plus tard, Librinova a lancé un concours d'écriture sur la résilience. J'ai proposé Un matin ordinaire dans sa nouvelle version et j'ai eu la chance de remporter le premier prix du concours en avril 2018. Fin août, les éditions Fleuve m'ont contactée pour éditer mon livre.

 

 

JM : Penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Marjorie : Les blogs et les réseaux sociaux sont essentiels pour les auteurs. D'abord, ils nous encouragent en faisant attention à notre travail et en prenant le temps de le commenter, d'en parler et de le mettre en valeur. C'est aussi un moyen de faire émerger de nouveaux talents et de les porter à la connaissance des éditeurs. Ils sont également force proposition de lectures nouvelles car leur avis compte de plus en plus. Ils ont donc un rôle de premier plan de nos jours.

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

 

Marjorie : En ce moment, je lis et relis le programme de l'agrégation! Garnier, Scarron, Voltaire, Corbière, Cendrars, Mc Cullers, Duras et Christa Wolf.

En temps normal, je lis en parallèle des classiques et de la littérature contemporaine. Des romans et de la poésie.

 

 

 

JM : Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Marjorie : C'est une bonne façon de publier ses écrits et de les diffuser facilement. Le livre numérique se banalise et cela permet aussi aux auteurs qui n'ont pas d'éditeur ou ne souhaitent pas être publiés de partager leurs textes avec des lecteurs de tous horizons.

Dans mon cas, le numérique a été un vrai tremplin pour trouver mon éditeur.

 

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marjorie : J'aime la randonnée, voyager, peindre et composer de la musique, en écouter aussi!

 

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Marjorie : Je n'ai pas de musique préférée, j'écoute un peu de tout selon mon humeur: Bach, Chopin, Rachmaninov, Ravel, Fauré, Debussy sont les piliers dont je ne me sépare pas. Pour la musique actuelle, j'écoute entre autre Kings of convenience, Lhassa, Luz Casal, Bon Iver, Agnès Obel, Christine and the Queens et bien d'autres...

J'écris dans le silence, la musique me permet de revenir à la réalité quand je sors de mon bureau.

 

 

 

 

 

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Marjorie : Écrire et aller à la rencontre des lecteurs! J'aimerais pouvoir me consacrer entièrement à cela.

 

 

 

JM : Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison, ville, région, pays) ?

 

Marjorie : Le village où je vis est mon port d'attache. Le paysage m'émerveille et m'inspire sans cesse. Je suis également très attachée au Chili que j'ai découvert en 2014. J'ai hâte d'y retourner, d'y marcher longtemps et d'en profiter pour écrire.

 

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une fleur, un animal, une couleur  : tu serais ?

 

Marjorie : Eh bien, citons quelques vers, vous y trouverez les réponses du jour.

 

"La terre est bleue comme une orange" (Éluard)

 

"Mignonne allons voir si la rose..." (Ronsard)

 

 

"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers" (Baudelaire)

 

JM : - Peux-tu nous dire quel est ton film culte ?

 

Marjorie : "Cold war" de Pawel Pawlikowski, un choc esthétique et musical.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui convierais-tu à ta table ?

 

Marjorie : Honoré de Balzac, Pablo Neruda, Marie-Louise von Franz et Nancy Huston, chacun d'entre eux m'a guidée sur mon chemin d'écriture.

 

JM : - Peux-tu nous citer une de tes qualités, un défaut ?

 

Marjorie : Me voilà donc sur le gril! Disons que je suis organisée pour la qualité et pour le défaut... (encore) trop stressée (mais je progresse)!

 

 

JM : - As-tu autre chose à ajouter ?

 

Marjorie : C'est une joie d'avoir pu répondre à tes questions Joëlle et je te remercie de m'avoir proposé cette interview. Je reste à l'écoute des lectrices et lecteurs qui te suivent pour la suite de notre échange.

Je vous souhaite de très belles lectures et moments d'écriture si vous écrivez également.

 

 

JM : - Merci Marjorie pour cet agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marjorie qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/Marjorie-Tixier-743229232462826/

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Florence THOLOZAN sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Florence THOLOZAN

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Florence THOLOZAN a gentiment accepté, de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

Je partage donc cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Florence qui y répondra, en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Florence

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Florence : Bonsoir Joëlle ! Merci à toi de m’accueillir pour cette petite interview. Allons-y !

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Florence : Bonsoir à tous ! Je vis dans les proches environs de Montpellier. J’ai fait des études de psychologie clinique et j’enseigne dans l’Hérault. J’ai trois enfants et un chat. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’amour des mots. La Chinoise du tableau est mon premier roman. Il vient de paraître en librairie aux Editions M+.

 

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de ton premier roman “La Chinoise du tableau” ?

 

Florence : J’ai toujours présumé qu’au moment précis où l’on rencontre quelqu’un, on sait déjà de manière diffuse ce qui adviendra de la relation. Et l’émotion qu’engendre ce regard initial est à la hauteur de l’importance que prendra cette personne.

Et si comme Mélisende et Guillaume vous découvriez un étrange tableau ? Un tableau sur le point de bouleverser votre vie ?

Au second plan derrière une jeune Chinoise, se tiendrait un couple qui ressemblerait en tout point au vôtre. À un detail près: les personnages représentés sur la toile seraient bien plus âgés.

Une curiosité irresistible vous entraînerait alors jusqu’en Chine, à la recherché de la chinoise du tableau.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

 

Florence : Publier un roman est une aventure formidable. On donne à lire.un récit que l’on a créé. J’ai envie de profiter de cet instant exceptionnel, de le savourer pleinement, et d’accompagner La Chinoise du tableau dans ses premiers pas vers ses lecteurs.

Il faut avoir l’esprit libre pour créer. Chaque chose en son temps. Je n’ai donc pas d’autres projets concrets pour l’instant.

 

JM : - Où as-tu trouvé l'inspiration pour créer les protagonistes de ton livre ? As-tu improvisé ou connaissais-tu la fin de l'histoire avant d'en commencer l'écriture ?

 

Florence : À l’origine de ce roman, il y a une grande passion pour l’Asie et la Chine en particulier. L’histoire s’est imposée d’elle-même, sans aucun plan. Je me suis laissée entraînée par ma plume et mon imagination débordante. Je ne savais pas comment l’histoire se finirait. Aux trois quarts du récit, la fin m’est apparue comme une évidence et j’ai commencé à stucturer le texte de manière à ménager une attente, un certain suspense chez le lecteur. Certains passages et personnages comportent des éléments personnels, notament sur l’histoire familiale, celle de mes grands-parents. Cela reste tout de même anecdotique dans le déroulement de l’intrigue. Ce sont des détails, des digressions parfois, qui étoffent l’écriture. Seuls les proches peuvent les distinguer. C’est l’occasion de leur adresser quelques clins d’oeil, de leur transmettre quelque chose.

 

JM : - T'arrrive-t-il de t'attacher à tes personnages et certains te ressemblent-ils ?

 

Florence : Au début j’ai créé mes personnages de toute pièce. C’est d’ailleurs un sentiment de liberté très grisant ! Puis peu à peu, au fil des pages, les personnages ont pris une relative autonomie. Et je me suis attachée à eux. Ils existent maintenant dans mon esprit et dans celui des lecteurs. S’ils ont quelques resemblances que ce soit avec des personnes réelles, ce n’est que pure coïncidence !

 

JM : Comment procédes-tu pour écrire (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Florence : J’écris directement sur mon ordinateur, dans le calme de la maison. Lorsque je ne suis pas chez moi, j’ai toujours un carnet pour noter les idées qui me viennent. Il m’arrive souvent de m’arrêter en chemin, quand je suis en voiture, pour noter une idée avant qu’elle ne s’échappe.

 

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ? Est-ce que parfois tu passes des nuits blanches ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Florence : J’écris le plus souvent le soir, quand rien ne pourra m’interrompre. C’est très difficile pour moi de m’arrêter quand j’écris, voire douloureux. Je ne commence que lorsque je sais que j’ai au moins deux ou trois heures devant moi. Jamais de nuits blanches, car le sommeil finit toujours par m’emporter, mais je me couche tard.

Il m’a fallu plus d’une année pour écrire La Chinoise du tableau. Tout autant pour les nombreuses relectures, corrections et réécritures.

 

 

 

 

JM : - Ce premier roman est un roman contemporain romantique. Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un autre genre ?

 

Florence : J’ai toujours trouvé magnifique, la rencontre amoureuse. Je veux dire par là, les belles rencontres, dans le sens de la rencontre avec l’Autre, de sentiments purs et profonds. J’avais envie de raconter cette Rencontre. Une telle communion d’âme frôle la magie, l’indiscible, le fantastique. Tout le long du roman, les personnages évoluent sur un fil ténu entre la réalité et le fantastique. J’aime ouvrir les portes de l’imaginaire, faire quelques entorses à la réalité. Je ne sais pas si je resterai dans ce genre ou pas. L’inspiration est quelque chose que l’on ne maîtrise pas.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as obtenu la seconde place du Prix du livre romantique. Pourrais-tu nous parler de cette expérience ?

 

Florence : J’ai envoyé mon manuscrit lors d’un appel à textes lancé par les Editions Charleston pour concourir au Prix du livre romantique 2019 avec un contrat d’édition à la clef pour le lauréat. Quelques mois plus tard, les Editions Charleston m’ont contactée pour me dire que mon roman La Chinoise du tableau était retenu parmi cinq finalistes. Un jury composé d’auteurs, libraires, journalistes … a délibéré et m’a attribué la troisième place. Cette aventure m’a apporté une certaine reconnaissance. Marc Duteil, mon éditeur, m’a remarquée suite à cette mise en avant.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Florence : J’ai été présente au salon Paroles d’auteur(e)s de Saint Clément de rivière (34) au cours duquel La Chinoise du tableau a été recompensé par le Prix de Paroles d’auteur(e)s de Saint Clément, le 1er février dernier. Auparavant j’ai dédicacé mon livre à l’Espace Culturel St Aunès (34), au Domaine St Clément - cave à vin (34), au Salon du livre de Vailhauquès (34), à la librairie Siloé Montpellier en mars et à l’Espace culturel d’Intermarché St Gely du Fesc (34). J’attends des réponses, notamment pour la Comédie du Livre de Montpellier et La Foire du Livre de Brive et des librairies de Montpellier et Nîmes. Je serai présente au Casino de l’Aube Rouge de Castelnau Le Lez (34) le 23 mai.

 

JM : - A qui as-tu confié ton manuscrit en première lecture (amie, membre de ta famille, bêta lecteur) ? Qui a réalisé la couverture de ton ouvrage ?

 

Florence : J’ai tout d’abord confié mon manuscrit à mes plus proches, parents et amis. Ensuite je l’ai fait lire à des amis auteurs. J’ai réalisé moi-même le dessin de la couverture à l’époque où je pensais m’auto-éditer. Mon éditeur a voulu le garder et l’a confié à son infographiste qui a apporté quelques modifications et lui a donné un rendu plus professionnel.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier ce roman ?

 

Florence : J’ai d’abord envoyé mon manuscrit par voie postale aux grandes maisons d’éditions. Puis j’ai participé au Concours des Editions Charleston dont je vous ai déjà parlé. Mon éditeur m’a remarquée sur les réseaux sociaux et m’a contactée.

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Florence : Personnellement je préfère lire en version papier, pour l’objet en lui-même, sa texture, l’odeur des pages, la couverture… J’ai tout de même eu ma première liseuse à Noël. Ce sera un gain de place dans la valise cet été !

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Florence : C’est après avoir refermé Le Rideau déchiré de Jody Picoult que je me suis lancée. La narration au présent ainsi que l’avancée de l’intrigue au fur et à mesure des confidences des personnages .m’ont séduite.

Les romans de Carlos Ruiz Zafon, Haruki Murakami, Bernard Werber pour ne citer qu’eux, m’ont incitée à entrouvrir mon récit à l’imaginaire.

 

 

 

 

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

 

Florence : Je lis beaucoup (sauf en ce moment car je consacre tout mon temps libre à la sortie de mon livre), surtout de la litterature générale blanche. Parfois des thrillers psychologiques. Je varie les styles .J’ai mes périodes. Je suis curieuse de tout. Je lis les livres de mes amis auteurs, rencontrés dans des groupes littéraires et à l’occasion de salons du livre.

 

JM : - Quel livre lu dans ta prime enfance t'a particulièrement touchée ?

 

Florence : Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupery

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Florence : Passer du temps avec ma famille et mes amis, lire, voyager. Je me passionne pour l’Asie. Je suis amatrice de thé, j’ai d’ailleurs une “cave” à thé particulièrement bien fournie ! Mon préféré est le Matcha préparé dans les règles de l’art avec un petit fouet en bamboo et du lait. J’adore les chats, chanter, rire et danser. Méditer aussi, nager et me rendre à ma séance de pilâtes le samedi matin. J’aime la vie, les gens, je suis épicurienne, gourmande, curieuse, avide de découvrir le monde, d’appendre et transmettre.

 

JM : - Peux-tu nous donner ton proverbe préféré ?

 

Florence : La force ne vient pas des capacités physiques, mais d'une volonté invincible. (Gandhi)

 

JM : - Quel est ton endroit favori (pièce de ta maison, une région, un pays) ?

 

Florence : Puisqu’il ne faut en citer qu’un je dirais Fuseta dans l’Algarve, Sud du Portugal. C’est à cet endroit que je pense lorsque j’ai besoin de me relaxer. Je ferme les yeux, j’entends les vagues, les mouettes, je sens l’odeur des sardines grillées et la chaleur du soleil sur ma peau.

 

JM : - As-tu un péché mignon ?

 

Florence : La gourmandise !

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

Florence : Un film que j’affectionne particulièrement: Le disours d’un roi. avec Colin Firth.

J’ai des goûts musicaux très variés, avec une préférence pour la chanson française.

J’ai besoin de silence pour écrire.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

 

Florence : Un album photo des personnes qui me sont chères.

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Florence : Optimiste

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Florence : Je voudrais te remercier, Joëlle, de m’accorder cette interview. Merci infiniment d’aider les auteurs à se faire connaître.

 

 

JM : - Merci Florence THOLOZAN pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Florence qui vous répondra avec plaisir sous ce post.

 

https://www.facebook.com/florencetholozan.auteur_

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC NADINE DECONINCK SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEUR

Nadine DECONINCK-CABELDUC

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Nadine DECONINCK-CABELDUC a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez poser vos questions à Nadine qui vous répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Nadine

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « passer sur le gril » ?

 

Nadine : C’est un exercice qui ne m’est pas familier mais allons-y.

 

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Nadine : J’ai 54 ans. Adjointe administrative dans la fonction publique territoriale, j’ai pris une disponibilité à la naissance de mon premier enfant. Suite à des grossesses compliquées, j’ai décidé de donner la priorité à ma famille. J’en ai profité pour reprendre la plume que j’avais délaissée quelques années plus tôt. Ma première expérience dans le monde de l’édition s’est faite par le biais d’une ME participative. Aujourd’hui, je suis une auteure « hybride ». Je navigue entre le compte d’éditeur et l’auto-édition.

 

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Nadine. : Je crois que c’était une évidence pour moi. J’ai découvert la lecture très tôt. Mon argent de poche, les cadeaux d’anniversaire et de Noël étaient prétexte à l’acquisition de livres. J’ai très vite eu envie d’écrire. J’ai cependant mis ce projet à exécution seulement à l’adolescence. Il n’empêche que cela reste avant tout un loisir.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

 

Nadine : Mon tout premier roman, « Le pyé koko » devenu « Une seconde chance » lors de sa réédition, a été écrit en 2007. Publié en 2014 aux Éditions Sokrys puis aux Éditions Les Bas Bleus en 2018, il est actuellement sous bannière So romance (2019) suite à la fusion de ces deux ME . Il s’agit d’un roman contemporain mêlant romance et enquête policière.

 

Ensuite, j’ai eu envie de me lancer, pour m’amuser, dans une romance historique. Ainsi est né « L’envol du papillon ». Écrit en 2008, il a d’abord connu AE sur Amazon en 2018 avant d’être publié aux Éditions So romance en 2020. Il se déroule au 19ème siècle, pendant la révolution de 1845 qui a mené, entre autre, à l’abolition de l’esclavage. Je ne suis pas une fan d’histoire mais le sujet m’intéressait beaucoup. Je me suis donc documentée sur cette période pour coller au plus près de la réalité.

 

Puis, j’ai écrit, en 2009, « Les cigognes n’en font qu’à leur tête ». C’est un sujet qui me tenait particulièrement à cœur. En 2001, j’ai eu la douleur de perdre un bébé à 5 mois de grossesse. Quelques jours plus tard, un nouveau-né était kidnappé à la néonat de Nantes. Mon aîné y avait été admis deux ans et demi plus tôt car il est né grand prématuré, j’ai donc écrit en connaissance de cause. Je voulais expliquer, même si le fait est condamnable bien sûr, comment une femme complètement déboussolée par la perte de son bébé pouvait en arriver à cette extrémité car le kidnapping de nourrissons est généralement le fait de femme en mal d’enfants.

Par pudeur, j’ai choisi la fiction pour parler de cette épreuve que j’ai subie. Je n’avais pas envie d’étaler ma vie privée et par ce biais, j’ai tout de même pu, par petites touches, évoquer mon vécu, mais aussi celui d’autres mamans. Et comme je n’avais pas non plus envie de tomber dans le pathos, le début du roman est construit de façon assez légère.

 

Mon 4ème roman, « En attendant l’arc-en-ciel » a été écrit en 2010 et publié en AE sur amazon en 2019. Je le classe davantage en feelgood que romance même s’il y en a une. Au bord du divorce, une femme retourne dans le village de son enfance. Elle y croise un homme qu’elle tient pour responsable du drame qui s’est joué dans sa famille alors qu’elle était enfant.

 

Enfin, le petit dernier est sorti cet été. « Hasard et conséquences », navigue également entre feelgood et romance. À la mort de son frère, un célibataire prend à sa charge sa nièce. Il engage une baby-sitter pour l’enfant et remet ses choix de vie en question.

 

 

 

JM : - Sauf erreur de ma part, tes ouvrages sont des « romances » (contemporaine ou historique) . Pourquoi ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

Nadine : En dehors de « Les cigognes n’en font qu’à leur tête », il y a effectivement toujours une histoire d’amour, mais je me contente rarement de n’évoquer qu’une simple romance. Il y a des thèmes dont on parle peu (fausse-couche, non-désir d’enfant, alcool, drogue, handicap, des épreuves que chacun de nous peut connaître un jour, des secrets de famille, une enquête policière, l’Histoire.

Ceci dit, j’aime les histoires d’amour, c’est pourquoi on en retrouve dans mes romans.

 

Si j’en avais les capacités, j’aimerais écrire un suspens (où il y aurait aussi une histoire d’amour (mdr)) mais il faut tenir le lecteur en haleine… Pas évident. Peut-être que j’essaierai un jour.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Nadine : À la demande de ma ME et de plusieurs lectrices, j’ai commencé la suite de « L’envol du papillon ». On y retrouvera les personnages du premier tome bien sûr, mais le personnage principal sera la fille d’Élisa et Alexandre.

 

Le projet qui me tient le plus à cœur, c’est la suite de « En attendant l’arc-en-ciel ». Elle n’était pas prévue à l’origine, mais en retravaillant le texte l’année dernière, des scènes se sont imposées à moi. Je vais donc m’y atteler quand j’aurai terminé le 2ème tome de « l’envol du papillon ».

 

Je tiens à préciser que chaque roman (que ce soit pour la romance historique ou le feelgood) pourra se lire indépendamment, malgré tout.

 

 

 

JM : - Comment écris tu (carnets, cahiers, directement à l'ordinateur) ?

 

Nadine : J’ai longtemps écrit sur des cahiers ou des feuilles ce qui me permettait d’écrire à tout moment de la journée car l’ordinateur familiale n’était pas toujours disponible. J’ai maintenant un PC portable personnel, du coup, j’écris directement sur ordi ce qui me fait gagner du temps. C’est d’autant plus appréciable que je prends mon temps pour écrire et surtout peaufiner mes « manuscrits ».

 

 

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ? Si non pourquoi ?

 

 

Nadine : Je devais faire un salon du livre cet été mais il a été annulé pour cause de COVID19. Pour le moment, je n’en ai pas de prévu. L’écriture reste un passe-temps pour moi et ma famille passe avant toute chose, donc pour le moment, je n’en fais pas beaucoup et seulement à proximité de chez moi.

 

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Nadine : C’est une très bonne chose pour les auteurs. Par contre, la lectrice que je suis, lit principalement en édition papier. J’aime le contact avec les livres, tourner les pages… et je peux lire plus longtemps sans fatiguer.

 

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) et qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Nadine : Quelques membres de ma famille ont la primeur de la lecture.

 

Pour l’AE, c’est moi qui m’occupe des couvertures, même si je ne suis pas une pro.

Pour les ME, il y a des graphistes. Pour « l’envol du papillon », on m’a proposé 8 images différentes mais j’ai eu un coup de cœur pour celle-ci.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire éditer tes romans ?

J

Nadine : Toute jeune, dans les années 90, j’envoyais mes manuscrits à des ME sans grand succès. Quand j’ai eu internet, j’ai opté pour l’envoi par mail, donc seulement pour celles qui le faisaient. J’ai participé à des concours et des appels à textes. C’est dans ce cadre que Les Bas Bleus m’ont proposé un contrat. Pour So romance, je les ai contactés quand ils ont lancé leur concours/appel à textes de romance historique, mais ils avaient déjà réédité « Une seconde chance » lors de la fusion.

 

Avant cela, j’avais signé avec une petite ME régionale dont j’avais entendu parler par une autre auteure, je suis restée avec eux jusqu’à leur fermeture en 2015 même si j’ai fait un petit break cette année-là.

 

JM : - Penses-tu que les réseaux sociaux, les blogs permettent aux auteurs de promouvoir leurs écrits ?

 

Nadine : Ce n’est pas facile, nous sommes nombreux. Mais oui, cela permet de faire connaître nos romans. Il faut cependant être très présent et ne pas s’attendre à des miracles. (même s’il y en a parfois )

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

Nadine : Comme je l’ai dit tout à l’heure, j’adore lire et ce, depuis que je suis toute petite.

 

Mon genre de lecture dépend de l’humeur du moment. De la romance contemporaine ou historique, du feelgood, du suspens, des policiers principalement.

 

 

 

JM : - Quel roman, lu dans ton enfance, t'a vraiment marquée ?

 

Nadine : Je citerai la série « Belle et Sébastien » de Cécile Aubry qui m’a donné envie d’écrire quand j’étais enfant.

À l’adolescence, il y en a plusieurs « La gloire de mon père », « la mort est mon métier » ou « mon bel oranger » par exemple.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs que tu apprécies (dans le passé et dans le présent )?

 

Nadine : Agatha Christie, Jane Austen, Harlan Coben, Agnès Martin-Lugand, Virginie Grimaldi, Agnès Ledig, Torrey Hayden. Mais j’aime beaucoup découvrir de nouvelles plumes.

 

 

JM : - Pour tes romans, improvises-tu au fil de l'histoire ou connais-tu déjà la fin avant d'en commencer l'écriture ?

 

Nadine : Au début, une fois que l’histoire avait suffisamment pris forme dans ma tête, je faisais un plan succinct. Mais j’ai très vite compris que c’était inutile. Mes personnages ont leur vie propre et nen font qu’à leur tête. Donc maintenant je les laisse me guider.

 

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Nadine : La lecture, évidemment. La cuisine et la pâtisserie, le jardinage, le tricot. J’ai fait pas mal de loisirs créatifs aussi quand mes enfants étaient plus petits.Les balades dans la nature, surtout au bord de mer où j’ai la chance d’habiter.

 

 

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent et auxquels tu t'identifies ?

 

Nadine : Tous mes personnages principaux me touchent. Je ne saurais pas faire autrement. Étant de nature empathique, je peux m’identifier à eux facilement. Parfois, je me dis, et moi que ferais-je dans ce cas ? mais je ne suis pas eux et ils ne sont pas moi.

 

 

JM : - Quel est ton endroit préféré (pièce de ta maison, région, pays)

 

 

Nadine : Impossible pour moi de vivre loin de la mer. Même si je ne vais pas me promener au bord de l’eau tous les jours, ni même toutes les semaines, je sais qu’Elle est là. C’est un lien viscéral.

J’aime beaucoup les côtes sauvages, c’est tellement vivifiant. Cela me booste toujours !

 

 

 

 

JM : - Si tu étais : une couleur, un animal, un dessert : tu serais ?

 

Nadine : Une couleur : celles de l’arc-en-ciel car j’aime quasiment toutes les couleurs.

Un animal : le loup me fascine.

Un dessert : la mousse au chocolat maison

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Nadine : Je suis plutôt déterminée. Si je tiens à quelque chose en particulier, il faudra de bons arguments à la personne d’en face pour me faire changer d’avis.

 

 

JM : - Si tu partais sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Nadine : Il m’en faudrait deux : un crayon et du papier pour écrire.

 

 

JM : - Quel est ton proverbe favori ?

 

 

Nadine : « La vie ce n’est pas attendre que l’orage passe mais apprendre à danser sous la pluie »

 

JM : - Quel est ton film ou série culte ?

 

Nadine : Difficile de n’en citer qu’un mais puisqu’il le faut, je dirai « Love Story » que j’aurais aimé écrire : Il y a une histoire d’amour, du drame avec la maladie de l’héroïne. Et pourtant, j’aime quand les histoires finissent bien.

 

JM : Aimes-tu la musique ? Ecris-tu en musique ?

 

Nadine : J’aime beaucoup mais non, je n’écris pas en musique (sauf parfois quelques scènes).

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Nadine : Tout d’abord un grand merci Joëlle pour cet interview.

 

Merci aussi à tous ceux qui m’ont fait confiance : mes différents éditeurs et mes lecteurs.

N’hésitez pas à faire savoir aux auteurs ce que vous pensez de leurs romans, c’est très motivant d’avoir des retours et cela peut nous aider à progresser dans nos écrits.

J’ajouterai aussi qu’il est important de laisser des avis sur les réseaux sociaux. Les lecteurs ont le pouvoir, par le bouche-à-oreille, de donner une chance aux auteurs qui n’ont pas derrière eux une structure pour les faire connaître et des médias qui leurs ouvrent facilement leurs portes.


 

JM : - Merci Nadine pour ce très agréable moment passé en ta compagnie , ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Nadine qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

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Je partage l'interview que j'ai réalisée ce jour avec Gérald VAUSORT, Responsable Projet Editions 7e CIEL, sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW Gérald VAUSORT

Responsable projet Editions 7e Ciel

___________

 

Notre ami Gérald VAUSORT a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions et je partage donc cet entretien sous ce post.

 

 

Bonjour Gérald,

 

JM : - Comment vas-tu ?

 

Gérald : Bien ! Très bien, même. Beaucoup d’événements importants depuis début 2019.

 

 

JM : - Certains amis du groupe te connaissent et tu as bien voulu m'accorder une interview en ta qualité d'auteur il y a déjà un certain temps mais peux-tu tout de même te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Gérald : Bon, vous l’aurez voulu. Je vous préviens c’est un court résumé, qui est un peu long…

Gérald Vausort – alias G.F. Spencer - Né en Belgique en 1964, mon enfance et mes études se déroulent normalement, avec des orientations plutôt scientifiques et sportives que j’approfondirai pour deux années à l’issue de mes études secondaires pour obtenir un diplôme de régent en biologie et éducation physique. De niveau Bac+2 à 19 ans, et un peu poussé par mes parents, j’ai poursuivi et terminé des études d’ingénieur en Biochimie en 1989.

 

Ensuite, un an de service militaire me pousse vers le nord (Anvers) où je m’installe pour dix ans pour y exercer le métier d’inspecteur maritime rattaché au transport chimique, et ensuite de technico-commercial dans la vente de câbles électriques.

L’environnement de ce grand port international qu’est Anvers m’a beaucoup apporté tant au niveau de la pratique des langues que de la vie. Je suis au cours de cette période 6 jours sur 7 en « vadrouille » de par mes activités musicales.

 

C’est en 2000 que tout bascule puisque je rencontre celle qui deviendra mon épouse (Olya) et que je déménage dans le Loiret, attiré par la beauté de la région mais aussi par une certaine envie de retour au calme.

Pour être le plus franc possible, je n’ai pu tenir plus d’une année… Chassez le naturel… Ce vieil adage se vérifia encore une fois, et je n’ai pu m’empêcher de reprendre mes activités musicales.

Ainsi est né Hobo, un groupe composé de 5 musiciens qui a eu ses heures de « gloire » entre 2001 et 2015. Entre temps, je me suis marié, et nous avons eu deux garçons, Sébastien et Sacha, aujourd’hui âgés de 17 et 15 ans.

Pour ce qui est de l’écriture, c’est simple, j’ai toujours écrit. Quand j’avais 12 ans, je remplissais des pages de carnets de poésies. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi. C’était comme une musique pour moi. Tant que ça sonnait, ça me plaisait.

Vers 14 ans, j’ai découvert la « vraie » musique. La période était franchement punk, mais j’étais plutôt attiré par les groupes psyché tels que Pink Floyd, Deep Purple, Led Zeppelin etc. Et c’est là que tout a commencé.

Je vous parle plus de musique que de lettres, je sais, mais l’écriture est vraiment venue de cette façon, quand je me suis mis, à 16 ans, à composer des chansons.

Pendant 34 ans, je n’ai plus écrit un mot en français. L’anglais était devenu ma langue d’écriture. J’avoue même ne pas avoir aimé ma propre langue pendant plusieurs années, la trouvant rébarbative musicalement. C’était une erreur, je ne l’ai compris que bien plus tard.

Et puis, il y a eu cette séparation du groupe, forcée par le départ de l’un de nos musiciens. Ce jour-là, je me suis senti perdu. Cette impression d’avoir fait « tout ça pour rien ». J’ai donc lancé un projet : une comédie musicale à partir de notre cd « Bamboo Town » dont j’avais écrit les paroles, toujours en anglais.

Malheureusement, sans sponsor, ce projet n’a pas pu voir le jour. Je me suis donc retrouvé avec un script inutilisable de 80 pages, que j’ai décidé de transformer en un roman : « Hobo Johnson » dont l’écriture fut achevée en juin 2016.

Le Monde selon Marie, tout en étant chronologiquement antérieur, découle de ce premier roman. Dans « Hobo Johnson », le héros est un orphelin qui a vécu en Californie durant la première moitié du XXe siècle. À la recherche de ses origines, il prend un train pour Mexico City. À peine a-t-il passé la frontière qu’il rencontre Jane, une jeune dame dont les parents, Marie Laveau et Louis Cypher sont des adeptes du culte vaudou. Je n’en dirai pas plus sur ce roman, car il est aujourd’hui devenu le tome 3 de la tétralogie. En effet, au terme de l’écriture d’Hobo Johnson, la nécessité de faire connaitre l’origine de mes personnages (Marie, Hobo, Swann, Louis Cypher…) s’est déclarée. J’ai reconstitué la vie de Marie à travers les siècles, mais en filigrane. Ce livre n’est pas l’histoire complète du personnage, mais une période importante au cours de laquelle elle joua un rôle décisif dans l’histoire américaine : l’abolition de l’esclavage en 1865.

Vous l’aurez compris, c’est avant tout un roman historique, mêlé d’ésotérisme, de romance, d’humour et d’idées résolument utopiques de paix, d’amour et de beauté. Ce Monde auquel j’aspire, en somme. C’est donc aussi un « feel good », dans lequel les frissons, les sourires et les larmes se mélangent.

 

 

 

JM  : - Et si tu nous présentais également la maison d'édition que tu as créée ?

 

Gérald : Les Éditions 7e Ciel est un projet qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. Quelque peu impressionné par les commentaires d’auteurs sur les réseaux sociaux à propos de la difficulté d’accès à l’édition classique, j’avais pensé à cette solution déjà en 2015 (oui, j’ai l’esprit d’entreprise et de plus, vouloir me sentir libre est un de mes fondamentaux). Devant l’imbroglio administratif que cela représentait, j’y avais renoncé, préférant me consacrer complètement à l’écriture. Puis vint cette chance, en avril 2018, qui me fut donnée par Alain Anceschi et Anne Seliverstoff des Éditions ROD, que je ne remercierai jamais assez. En découlèrent une année euphorique au cours de laquelle je me suis remis sur mon ouvrage (Le Monde selon Marie) afin de l’améliorer, avec l’aide d’Alain, et puis, la parution, le 15 décembre 2018, de ce premier opus. La suite, beaucoup la connaissent, la maladie d’Alain qui se déclara en janvier 2019, les petits soucis de la maison ROD etc. Dans l’attente de la récupération de mes droits, j’ai envisagé plusieurs axes de progression : retrouver une autre ME, m’autoéditer, reprendre ROD, ou créer une nouvelle ME. Je vous avoue avoir exploré ces quatre possibilités pendant 6 mois et c’est finalement une lecture associée à une rencontre qui m’ont décidé à créer du neuf. Quatre personnes sont donc partiellement responsables ;-) de l’existence de 7e Ciel : 1. L’auteur(e) Isabelle Malowé, avec son roman « Les rumeurs de la terre », qui réussit à me communiquer sa passion pour les romans historiques ethniques. 2. L’auteur de contes dogons Amassolou Guindo, qui, en recherche d’éditeur, fit naître en moi l’idée que la conjonction de ces deux lectures n’était peut-être pas que le fruit du hasard. 3. Moi-même, qui croit encore et toujours au père Noël, résolument, et ce jusqu’à la fin de mon adolescence, au siècle prochain ;-). Et finalement, mon épouse, Olya, qui prit le parti de m’accompagner dans cette aventure (mes enfants aussi, qui à 15 et 17 ans se sont mis à écrire…).

7e Ciel est donc née le 4 février 2020. En voici la très succincte ligne éditoriale :

 

Née de la volonté de créer une structure offrant aux lecteurs la possibilité de découvrir de nouveaux auteurs, 7e Ciel a pour objectif de faire naître, par la lecture, du rêve et de la bienveillance au sein des esprits. Ésotérisme, fantastique, mystique, fantasy, poésie, histoire, contes, fables, tous les genres sont acceptés, à condition qu'ils respectent ce précepte.

Fondée le 4 février 2020, cette très jeune maison, distribuée par Sodis Distribution, ne publiera qu'une quantité limitée d'ouvrages. Mettre en avant la qualité plutôt que le nombre étant notre ligne de conduite. 

 

 

 

JM : - Pourquoi avoir choisis d'appeler ta maison d'édition 7e Ciel ?

 

Gérald : Tout le monde a entendu cette expression populaire : « envoyé au 7e Ciel ». On se trouve au "septième ciel" lorsqu'on est au comble du bonheur. La formule s'utilise aussi pour décrire le plus haut point du plaisir sexuel. Mais d'où vient en réalité cette expression ?

Je vous mets en copie ci-dessous un article du Figaro, qui éclaire la question. (de Joanne Girardo)

Le ciel... D'où vient-il ? De quoi est-il fait et qu'y a-t-il «au bout» du ciel ? Depuis toujours, les humains sont fascinés par cette toile bleu marine constellée qui s'exhibe au-dessus de leur tête. Et depuis l'Antiquité, ils tentent de l'expliquer. C'est à cette période qu'est née cette locution exprimant la félicité. À l'époque, n'en déplaise au pauvre Galilée, on pensait que la Terre était à l'univers ce qu'une reine est à son royaume. En clair, on imaginait que tous les objets stellaires tournaient autour de notre planète. Ces objets, pensait-on, étaient englobés dans des sphères transparentes, car ils présentaient chacun des mouvements et trajectoires singuliers. Chaque sphère correspondait à un ciel distinct. Il y avait le ciel de la Lune, puis celui de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter et de Saturne !

Dieu, le maître de l'univers, trônait quant à lui dans une sphère surplombant toutes les autres et portant les étoiles, nommée le firmament. À cette époque, lorsqu'on était dans un état de bonheur total, on disait « être ravi au ciel» ou bien «être au troisième ciel». Car c'est dans ce dernier que se trouvait Vénus, la déesse de l'Amour.

Être ravi au ciel signifiait donc au sens propre être arraché du sol et emmené vers les cieux!
Chaque ciel représentait un degré de plaisir. Au fur et à mesure, le bonheur s'est élevé encore plus haut, pour se nicher dans le ciel de Saturne. L'expression «être au septième ciel» était née. De l'autre côté de l'Atlantique, les Québécois disent, quant à eux, «être aux oiseaux».

Finalement, qu'importe le lieu, s'élever au septième ciel ou au milieu des oiseaux est toujours un ravissement exquis. Vous êtes prévenu(e)s ;-) .

 

 

JM : - Quelles sont les missions d'un éditeur et comment se déroule une journée type aux Editions 7e Ciel ?

 

Gérald : Mon avis : l’éditeur a pour rôle essentiel de magnifier l’œuvre qu’il choisit d’éditer, non seulement en participant par ses corrections et conseils à son élaboration, mais aussi en mettant à la disposition des auteurs tous les moyens nécessaires à la mise en avant de leur travail. Je pense notamment aux supports publicitaires imprimés, mais aussi à un blog internet, une vidéo de présentation, des interviews radio ou de presse écrite, les salons, etc.

La plupart des autoédités se disent sans doute « tout ça, je le fais déjà, je n’ai dons pas besoin d’un éditeur ». C’est effectivement un choix qui peut se justifier. Et c’est sur ce point que je désire insister : 7e Ciel fera (et fait déjà) tout pour offrir à ses auteur(e)s le temps libre nécessaire à la pratique sereine de l’écriture. Et finalement, se doter de moyens de distribution efficaces, raison pour laquelle nous avons fait le choix de travailler en collaboration avec la SODIS, faisant partie du top 5 de la distribution en France et permettant également une distribution active au niveau international.

La journée type correspond à celle d’une entreprise « normale », avec ceci de particulier que les tâches nécessitant le plus de concentration (corrections, relectures etc.) sont groupées le matin.

 

 

JM : - Combien as-tu de collaborateurs et quelles sont les tâches qui leur sont confiées ?

 

Gérald : Trois personnes, pour l’instant (et ce jusqu’à fin 2021, période test que nous nous sommes imposée) : Une correctrice, amie, qui souhaite garder l’anonymat. Mon épouse, qui effectue toutes les tâches administratives, contrats, comptabilité, envois etc. et moi-même, qui gère la partie commerciale et les pré-corrections.

 

JM : - Comment as-tu fait pour constituer les membres de ton comité de lecture ?

 

Gérald : J’ai envoyé des demandes par mp sur Facebook. Six personnes constituent en ce moment le comité de lecture, chaque livre étant lu par tous les membres, les 6 publications par an des deux prochaines années permettant cela. (un rythme d’un livre tous les deux mois environ).

 

 

JM : - Dans le cas où des chroniqueurs, blogueurs seraient intéressés par les ouvrages de ta maison d'édition, comment doivent-ils procéder pour présenter leur candidature ?

 

Gérald : Soit par mp sur Facebook, ou par email (info@e7ciel.com), ou par message sur le site (https://www.e7ciel.com)

 

 

JM : - Sur quels critères retiens-tu les manuscrits à publier et combien de textes lis-tu par mois ?

 

Gérald : Depuis février, j’ai dû recevoir une vingtaine de manuscrits. Je n’accepte que les versions électroniques en pdf. Le format A4 me convient, l’A5 aussi. Je fais une première sélection à la suite de deux tests : 1. La correspondance entre le résumé et notre ligne éditoriale. 2. La lecture du premier chapitre et de quelques passages pris au hasard dans l’œuvre. Si le manuscrit passe cette sélection, je le lis dans son entièreté, ce qui constitue un troisième test. Je l’envoie ensuite en comité de lecture. J’ai donc besoin de 4 à 6 semaines pour me prononcer. Les réponses parviennent aux auteurs sous 2 mois maxi.

 

 

JM : - Comment choisis-tu tes auteurs et quelles relations entretiens-tu avec eux ?

 

Gérald : La question est cruciale et je vais expliquer pourquoi. J’ai appris au cours de ces dernières années que la relation, autant que la qualité de l’écriture, est un aspect important au sein de la vie d’une maison d’édition. Donc, oui, je vous avoue tester les auteurs sur leur manière d’être et leurs réactions aux demandes d’amélioration(s) de leur manuscrit. Je regarde aussi leur page et la manière avec laquelle ils abordent les réseaux sociaux et plus particulièrement les groupes. J’avoue être très pointilleux sur ces aspects. Il est donc possible que je ne désire pas éditer l’un ou l’une auteure si celle-ci a un caractère de cochon ;-)

 

JM : - Lis-tu et quel genre ?

 

Gérald : Mon activité induit naturellement un nombre important de manuscrits à lire ;-). Mes genres de prédilection sont ceux qui me procurent des émotions positives, tous genres confondus. Je lis très peu de thrillers ou de SF.

 

JM : - Quel a été ton dernier coup de cœur littéraire ?

 

 

Gérald : Sans hésitation, un roman qui est en ce moment en cours de production… mais ça, c’est encore un secret ;-)

 

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir de rencontres lors d'un salon du livre ?

 

Gérald : Quand vous lisez une œuvre telle que « Les Rumeurs de la Terre » et que par le plus grand des bonheurs vous faites partie de la même maison d’édition, rencontrer Isabelle Malowé fut sans nul doute mon plus grand plaisir littéraire, au SLP 2019. J’aimerais toutefois citer Bernard Werber, que j’ai eu le bonheur de rencontrer à Orléans, à la librairie Passion Culture, un jour où, avec le groupe Hobo, nous faisions une animation musicale sous la direction de France Bleu. J’aime raconter cette anecdote, car, tandis que nous présentions notre nouveau CD, Bernard Werber s’est renseigné auprès des organisateurs du nom de notre groupe, qu’il avait beaucoup aimé. Je n’ai malheureusement pas pu lui signer d’autographe, étant à ce moment-là en train de jouer . Je peux cependant vous assurer que j’ai lu tous ses livres depuis lors ;-)

 

 

 

JM : - Penses-tu que le livre papier a encore de l'avenir ou que l'édition numérique va bientôt le détrôner ?

 

Gérald : Je pense que le livre papier vivra tant que des idéalistes se mettront à créer des maisons d’édition. Par contre, que le volume des ventes baisse est plus que probable, même si une grande proportion de sorties se font en papier certifié, garantissant ainsi le maintien des surfaces boisées. Je m’attends aussi à l’arrivée sur le marché de « livres blancs » d’ici quelques années. Alternative aux tablettes, et constitué comme un livre, de plusieurs pages, chaque page montrera un contenu électronique tel que sur les liseuses, avec un toucher semblable au papier. Une sorte de livre au contenu variable, dans lequel on chargerait les fichiers epub. La boucle serait ainsi bouclée… j’en ai entendu parler, mais la technologie des écrans souples n’est pas encore suffisamment avancée pour permettre une fabrication en série de ce produit. Pour en revenir à la question posée, je pense que le livre deviendra au final un produit « de luxe » que les lecteurs s’achèterons si ce qu’ils ont lu électroniquement leur a vraiment plu. (Ce qui se passe encore un peu avec les CD’s ou les LP’s en ce moment). L’envie de détenir « l’objet » existera toujours.

 

 

JM : - En dehors de la littérature quelles sont tes passions ?

 

Gérald : Houlà… vaste programme… je resterai concis : Ma famille, la musique (guitare et chant), l’aquariophilie (eh oui !), la cuisine, la peinture (les regarder et les acheter, pas dessiner, bientôt, peut-être, dans une autre vie…), la photographie, les concerts…

 

 

JM : - Quelle est ton proverbe préféré ?

 

Gérald : Le succès est d'obtenir ce que l'on veut, le bonheur est d’apprécier ce que l'on a obtenu. (Dale Carnegie)

 

 

 

JM : - Si tu étais une fleur, un fruit, une couleur, un animal : tu serais ?

 

Gérald : l’orchidée, la cerise, le turquoise, le goéland

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Gérald : Oui, bien sûr, j’invite les auteur(e)s à nous présenter leur(s) manuscrit(s). Nous entrerons le 1er juillet en période de sélection des œuvres pour 2021. Nous allons bientôt créer une page dédiée sur le site e7ciel.com Six manuscrits seront choisis d’ici septembre.

Joëlle, mille MERCIS pour cette opportunité, je te souhaite une très bonne santé et tout le bonheur pour la suite, ainsi qu’à ce groupe très sympathique que je visite régulièrement depuis bientôt deux ans, environ.

 

 

JM : - Gérald, je te remercie vivement d'avoir bien voulu m'accorder cette interview.

 

Le site de 7e Ciel : https://www.e7ciel.com

Mon site d’auteur : https://www.gfspencer.fr

Facebook 7e Ciel : https://www.facebook.com/e7ciel/

Facebook G.F. Spencer : https://www.facebook.com/gfgspencer/

Facebook Gérald Vausort : https://www.facebook.com/gerald.vausort

 

 

 

 

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Bonsoir je partage l'inteview que j'ai réalisée ce soir avec Marie F-AUTEURE sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Marie FUKUMI

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre amie Marie FUKUMI a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.

 

  • Je partage donc l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Marie qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Marie

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Marie :

Je vais bien 😊 Oui vas-y !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Marie :

Je suis une lectrice passionnée et écrivaine, je me fixe toujours un objectif que j’essaye d’atteindre quelques soit le moyen pour y parvenir. Quand j’ai une chose en tête, je ne l’ai pas ailleurs !

 

JM : - Marie FUKUMI est-ce ton nom de plume ?

 

Marie :

Non, c’est mon pseudo de Facebook, mon nom de plume est Marie F. C’est mon vrai prénom et le F de mon nom de famille.

 

 

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Marie :

Mes livres publiés, j’en ai quelques-uns, tout d’abord des recueils de poésies :

Les mots du cœur partie 1 (illustré) où j’expose mes maux.

Lueurs sensuelles (poésies érotique)

Ensuite j’ai une série Elsa (conte jeunesse illustré)

La série fera 8 tomes, j’ai déjà les titres ! Enfin normalement…

Elsa (tome 1)

Elsa est jeune fille de 17 ans qui va tout faire pour sauver sa mère quitte à se mettre en danger, pour chercher les ingrédients dans la forêt interdite. Elsa est une gentille sorcière, elle devra fabriquée une potion.

Elsa et le médaillon disparu (tome 2)

Elsa a trouvé une jeune fille dans le tome 1 qui par la suite vont devenir inséparable. Iris la jeune fille découvre qu’elle n’a plus son médaillon autour du cou. Les deux sorcières vont se mettre à la recherche.

(Le tome 3 est également clos mais pas publié)

Et pour finir Victoire-la bataille de ma vie (romance thriller psychologique)

Victoire est une mère qui a fui la violence conjugale, elle cherche le bonheur. Sa fille Lindsay est en pleine de crise d’adolescence. Une mère et sa fille dont leur vie est loin d’être calme.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Marie:

 

J’ai choisi l’auto-édition pour être autonome sur mes choix de ma sortie livresque, la couverture par une illustratrice au top (PRZ Drawing).

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Marie :

C’est un bon moyen de lire sans prendre trop place et où on peut trouver des pépites à moindre prix.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Marie :

 

Bien sûr, j’ai pas mal de projet, même trop, j’ai au moins une dizaine de manuscrit, certain commencer, d’autres seulement le titre.

Alors, j’ai plusieurs genres : Romances, albums jeunesses à partir de 4 ans, des contes pour les plus grands et d’autres dans les tiroirs.

Je vais également sortir un livre de coloriage prochainement, je vends des mp qui vont à cette même association et pour m’aider à payer le livre de coloriage qui ne sera pas publier sur amazon.

Une partie des bénéfices seront reversé dans l’association « Dans les pas de Léonie » une jeune fille de 9 ans atteintes d’une maladie rare et dont elle y restera y vie :/ Alors je souhaite aider sa famille et dont le premier livre sera offert à Léonie.

 

JM : - Où as-tu trouvé l'inspiration pour créer les protagonistes de tes ouvrages ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Marie :

L’inspiration est aléatoire, elle peut venir durant mon sommeil (mon cerveau est rarement en pause !), devant un film, une scène dans la rue, lorsque je me promène où même les saisons, ça peut aussi venir de l’actualité comme Victoire… Pour écrire mon roman, ça dépend d’énormément de chose du genre que c’est. De l’inspiration si elle est présente où en veille, ça arrive. En général, c’est entre 1 mois et 3 mois mais ça peut prendre plus lorsque je suis bloquée.

 

 

JM : - Comment écris-tu (cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?

 

 

Marie :

Cahier, plein de cahier où je note le déroulement des chapitres puis je recopie en développant à l’ordi, je ne vais rarement direct à l’ordinateur.

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit des romances, de la poésie et des histoires pour enfants. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un tout autre registre ?

 

Marie :

Parce que ça me vient, je suis ouverte pour un autre registre et sortir de ma zone de confort, je voudrais aussi tenter un policier, peut-être un jour.

 

 

 

JM : - Y a-t-il dans tes livres, des personnages qui te touchent particulièrement et auxquels tu t’identifies ?

 

Marie :

 

Oui victoire, cette femme battante malgré les bâtons dans les roues, elle fera tout pour trouver son équilibre.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Marie :

Non

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Marie :

En première lecture aux béta-lecteur et après à un correcteur.

 

JM : - Je crois savoir que tu lis et chroniques un grand nombre de livres. Peux-tu nous dire quelques mots sur cette activité et nous donner le nom de ta page et/ou groupe FB ? Est-ce que tu parviens à chroniquer un livre qui ne t'a pas plu ?

 

Marie :

J’adore lire et mettre en avant les auto-édités qui sont parfois rejeté par des chroniqueurs-euses malgré ça, j’ai pu dénicher de jolies pépites ! Je lis aussi les livres édités. Je n’ai pas de page dédier au chronique, j’en avais une mais il n’y avait pas de vues et c’était difficile à gérer deux pages en plus de ma page auteure. Oui je vais jusqu’au bout.

Je tiens un blog : La voix littéraire

https://lavoixlitteraire.wordpress.com/

 

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Marie  :

 

La cuisine, la pâtisserie, je suis une gourmande et j’assume totalement ! J’ai aussi le dessin et la photo

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Marie :

Joker ! 😊

 

 

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Marie :

Difficile à répondre. Je ne saurais que dire.

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre ?

 

Marie :

Je lis oui 😊 de tout, sauf le mm/ff et la dark romance, pas encore testé donc je ne peux pas répondre. J’adore le feel good, la romance,

 

 

 

 

JM : - Quel roman lu dans ta prime enfance t'a particulièrement touchée ?

 

Marie :

L’élan bleu et le démon des maths.

 

JM : - Quel est l'endroit que tu préfères (pièce de ta maison, région, pays) ?

 

Marie :

L’endroit que je préfère dehors regarder la nature.

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Marie :

Café ou thé, aucun des deux : Capuccino au chocolat

Le chocolat

La mer

 

 

JM : - Peux-tu nous donner une des tes qualités ? Un de tes défauts ?

 

Marie :

Dévouée pour la qualité, manque de confiance en soi en défaut

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet indispensable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Marie :

Pas facile, un album photo.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Marie :

Quoi qu’il arrive,

Crois en la vie,

Crois en demain

Crois en tout ce que tu fais

Mais surtout crois en toi

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ?

 

Marie :

Harry potter 

 

 

 

 

 

JM : - Quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

Marie :

J’écoute de tout année 80 à maintenant, musique qui bouge ou musique relaxante sauf la classique.

Oui, ça m’arrive d’écrire en musique

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Marie :

Je remercie Joelle pour cette interview et ce que tu fais pour les auteurs, merci de donner aussi de ton temps pour l’interview.

 

 

JM : - Merci Marie pour cet agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Marie qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

 

 

https://mariefauteur.wixsite.com/leslivresdemarief

 

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Bonsoir je partage avec vous l'interview que j'ai réalisée ce soir avec un auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

BRIGITTE LECHANTEUR

Vendredi 25 Janvier 2019 à 18 h

DIRECT

 

JM : - Bonsoir à tous

 

J'ai lu récemment “La Voix de mon père” et “Et que mon cri parvienne jusqu'à vous”, romans de notre amie Brigitte LECHANTEUR qui a gentiment accepté, ce soir, de répondre à mes questions.

 

 

JM : - Bonsoir Brigitte

 

⁃ Comment allez-vous ? Êtes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Brigitte :

 

Merci Joëlle de m’avoir invitée, je vais bien et je suis prête, même si j’ai un peu le trac car je ne suis pas rompue à ce genre d’exercice !

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Brigitte :

 

Je suis belge, mariée à un français et mère de deux grands enfants.

J’ai été comédienne, productrice de spectacle, chargée de production, directrice administrative.

À présent, je travaille dans l’édition musicale. Plus précisément, je m’occupe des droits d’auteur de musiques d’émissions de télévision.

J’écris depuis toujours, poèmes, chansons, nouvelles, romans.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans ?

 

Brigitte :

 

« La Voix de mon père », mon premier roman, est un thriller inspiré par le thème « double vie », imposé il y a quelques années par un concours d’écriture.

Il part d’un fait réel : 15 ans après la mort brutale de mon père, j’ai eu envie de réentendre sa voix. J’ai écouté les cassettes sur lesquelles il dictait son courrier à sa secrétaire…

Je suis partie de cette fameuse phrase qui ouvre l’imaginaire de l’écrivain : « Et si jamais ? Si jamais j’avais entendu… ».

C’était parti !

 

« Et que mon cri parvienne jusqu’à vous », mon second roman vient de sortir. Chacun de nous s’est déjà demandé ce qui se passait après la mort. Je me suis interrogée sur ces décès accidentels, forcément violents.

Comment réagissent les membres d’une même famille ?

Le défunt peut-il entrer en contact avec les êtres aimés qu’il a dû quitter trop tôt ?

Dans mon histoire, seul l’amour d’une mère pour son enfant est capable de ce tour de force.

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et souhaitez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Brigitte :

 

Oui, j’ai d’autres projets et tout d’abord, commencer sans tarder mon troisième roman « les enfants de la rivière ». Il traite des fulgurances de l’adolescence, pôle plus, pôle moins ! Une partie de l’histoire se passera dans ma Belgique natale, plus précisément dans les Ardennes, une région magnifique, pleine de légendes.

 

JM : - Que représente pour vous l'écriture ?

 

Brigitte :

 

Un cocon quand cela se passe bien, une prison quand cela se passe mal.

Je puise dans l’écriture une énergie vitale. Ce n’est pas un acte anodin même si je ruse pour ne pas le sacraliser. Mon moral subit les up and down de mes pages. Je tente de relativiser, mais c’est peine perdue.

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos écrits ?

 

Brigitte :

 

Dans la vie de tous les jours, dans ma mémoire, dans mes rêves, dans mon imaginaire. Quand je regarde quelqu’un avec mon œil de plume, je lui trouve toujours quelque chose d’intéressant, de beau, de particulier. J’adore transcender la nature humaine.

 

JM : Si ma mémoire est bonne, dans vos deux romans vous avez abordé les mêmes sujets : le deuil, l'amour filial et les secrets de famille. Pourquoi avoir choisi ces thèmes ?

 

Brigitte :

 

C’est exact. Je n’en avais pas conscience au départ mais force est de le constater. Le prochain n’échappera pas à la règle.

Jaime écrire sur ce que je connais le mieux : la famille au sens large du terme : la naissance, nos parents, la vie, la mort, l’amour, les secrets, décident souvent de notre destin. Quoi de plus palpitant que de se fondre dans une histoire qui aurait pu être la nôtre ?

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos livres ?

 

Brigitte :

 

« La Voix de mon père » avait tout de suite trouvé un éditeur, mais ce monsieur est décédé avant la sortie du livre.

Je n’ai plus retrouvé de maison d’édition par la suite.

Ma fille m’a parlé d’Amazon, de l’opportunité de publier son livre sans être à compte d’auteur. J’ai regardé des témoignages sur YouTube, lu l’excellent livre de Jacques-Line Vandroux « Comment grimper vers le Top 100 », potassé les règles amazoniennes et je me suis lancée !

 

JM : - Que pensez-vous de l'édition numérique ? Avantages et inconvénients ?

 

Brigitte :

 

Votre livre dispose de temps et c’est un avantage énorme. Même si des nouveautés sortent tous les jours, il peut faire son bonhomme de chemin, notamment grâce aux sites comme le vôtre, les clubs de lecture, les blogueurs, les acheteurs qui laissent des commentaires sur Amazon etc. Personne ne va mettre votre bébé « au pilon » sauf si vous le décidez.

Le souci, c’est qu’il faut être multitâche et s’occuper de tout : la couverture, la promo, les publications sur les réseaux sociaux, tout cela vous incombe et c’est chronophage. Vous faites le travail d’un éditeur avec vos propres moyens, mais une motivation féroce !

Personnellement, je n’ai pas trouvé le rythme de croisière et je me demande si cela existe !

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Brigitte :

 

Pas assez et je le regrette, c’est précisément ce genre d’évènements qu’un éditeur organise et pour en avoir fait quelques-unes, j’adore ça ! J’aime le contact avec les gens, lecteurs, acheteurs, curieux, passants…

Je serai au marché du 10 février à Maisons-Alfort au Café Le Debussy de 10 h à midi.

 

JM : - Êtes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Brigitte :

Oui ! Je suis sensible à la critique, mais je me blinde ! On ne peut pas éprouver de la joie en lisant tout le bien qu’on pense de votre roman et ne rien ressentir dans le cas contraire.

 

Je pense que les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs œuvres, ils sont devenus incontournables, le tout est de garder du temps pour écrire ! J’en profite pour vous remercier, Joëlle, de toutes vos initiatives en ce sens.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Brigitte :

 

Mes premières lectures ont eu une grande influence. Je dévorais « Le Club des cinq » de Enid Blyton pour l’aventure, la collection des « Alice » pour les enquêtes, Pearl Buck pour le goût des voyages. Par la suite Daphné du Maurier et les classiques français avec une préférence pour Zola et bien sûr, Marcel Proust dont la perfection des phrases me fascine. Jack London, John Fante, William Styron, Marguerite Duras, Kundera, Zweig, Schnitzer, Rilke m’ont aussi insufflé l’énergie de prendre la plume !

« Écriture, mémoires d’un métier » de Stephen King est mon livre de chevet dédicacé par le Master himself !

 

JM : - Lisez-vous ? quel genre ?

 

Brigitte :

 

Je suis éclectique ! Je peux relire « Orgueil et préjugés » de Jane Austen, me précipiter sur le nouveau Dicker ou le dernier tome de « L’amie Prodigieuse » de Elena Ferrante, faire un crochet chez Stephan Zweig, revenir à Duras en passant par Grégoire Delacourt et m’arrêter sur Sempé dont le génie me bouleverse. Sans parler des Indés que je lis également parce que c’est quand même la meilleure façon de faire connaissance avec mes collègues !

Par goût et par manque de temps aussi, je suis une grande consommatrice de livres audio, j’adore ça, j’ai toujours une histoire dans l’oreille !

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Brigitte :

 

J’adore cuisiner, essayer de nouvelles recettes, préparer de bons petits plats pour ceux que j’aime.

Je ne raterai mon cours de yoga pour rien au monde et suis une inconditionnelle de la méditation.

J’ai mes enfants quasiment tous les jours au téléphone.

 

JM : - Si vous deviez partir sur une île déserte quel ouvrage emporteriez-vous ?

 

Brigitte :

 

« À la Recherche du temps perdu », j’aurais le temps de voir venir !

 

JM : - Si vous étiez un fruit, une couleur, une fleur, un animal ?

 

Brigitte :

 

Un fruit : une pêche.

Une couleur : jaune.

Une fleur : un tournesol.

Un animal : un rossignol.

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Brigitte :

 

Merci Joëlle pour votre bienveillance et votre amour des auteurs. C’est très important pour nous, écrivains. Votre passion nous met en lumière et je sais que vous prendrez soin des mots que je vous ai confiés.

 

JM : - Merci Brigitte LECHANTEUR pour ce très agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Brigitte qui vous répondra avec plaisir, à l'issue de cet entretien ou plus tard si vous n'êtes pas disponibles ce soir.

https://www.facebook.com/brigittelechanteurauteur/

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Karine LEBERT, sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Karine LEBERT
lundi 4 février 2019 à 18 h

(différé)

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages de Karine LEBERT que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Karine a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Karine répondra en direct.

 

 

 

JM : - Bonsoir Karine

 

Comment allez-vous ? Êtes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Karine : Avec grand plaisir, Joëlle. Je vais bien. C’est une période très agréable. Je reviens de vacances et mon nouveau roman est paru le 17 janvier.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Karine : Je suis romancière aux éditions Presses de la Cité. Normande, je vis près de Honfleur, Deauville et Trouville. J’ai commencé à être publiée il y a maintenant 10 ans. Toute jeune, j’ai travaillé dans le milieu médical. Puis j’ai été biographe pour des particuliers, journaliste à Paris Normandie, et styliste déco. A présent, je me consacre exclusivement à l’écriture de mes romans.

 

 

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans et en particulier de votre petit dernier : “Pour l'amour de Lauren ?

 

Karine : Mes premiers romans sont essentiellement du genre terroir. J’étais alors éditée chez De Borée. Avec le temps, j’ai enrichi mes domaines de prédilection en me lançant dans le roman contemporain et historique. « Pour l’amour de Lauren » est la suite et la fin des « Amants de l’été 44 » qui est paru l’année dernière. On suit une war bride, ces jeunes filles qui ont connu un GI après le débarquement, sont tombées amoureuses, l’ont épousé et sont parties vivre aux Etats-Unis. Dans ce second tome, une partie se passe donc en Louisiane puis mon héroïne, Philippine, revient en Normandie. Je n’en dirais pas davantage pour l’intérêt de l’histoire.

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

 

Karine : Je suis en train de finaliser le livre qui sera publié en 2021. C’est trop tôt pour en parler ! En 2019, paraitra un poche aux Éditions De Borée, « Les sortilèges du Tremblay ». « Les Amants de l’été 44 » vient de sortir en gros caractères aux éditions Gabelire. Je peux d’ores et déjà annoncer que « Les Murmures du lac », un roman contemporain à suspense, sortira aux Presses de la Cité au printemps 2020. Il est actuellement en avant-première chez France Loisirs.

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos écrits ?

 

Karine : Dans tout : mes lectures, Internet, les échanges avec les autres, les paysages, les voyages… Je suis à l’affût de tout ce qui peut nourrir mon imaginaire et donc mon écriture.

 

 

JM : Dans la plupart de vos romans, si ma mémoire est bonne, vous mettez les femmes à l'honneur... Pouvez-vous nous donner la raison de ce choix ?

 

 

Karine : Je ne sais pas si c’est un choix, en fait je ne me vois pas faire autrement. Bien entendu, il y a des hommes dans mes romans mais il est vrai que les femmes y sont plus présentes. Peut-être parce que, pendant longtemps, elles ont été dans l’ombre, avec plus de devoirs que de droits. J’ai envie de les mettre à présent dans la lumière.

 

 

 

 

 

JM : Comment faites-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Karine : J’écris directement sur l’ordinateur. En revanche, je réfléchis au préalable à l’histoire et je prends des notes. Je ne fais pas de synopsis mais, quand une idée me vient, je la note avant de l’oublier. J’aime travailler dans le calme et le silence, dans mon bureau avec vue sur la campagne, la forêt, la vallée.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écrivez-vous ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Karine : Je m’efforce d’écrire régulièrement mais c’est parfois compliqué. Jamais la nuit en tout cas. J’ai changé souvent mes habitudes depuis dix ans. Avant j’écrivais plutôt le matin et, à présent, c’est l’après-midi. Le matin, je fais un peu de sport (pas trop, je ne suis pas une grande adepte !) et les tâches quotidiennes m’incombant. Et j’ai l’esprit tranquille ensuite pour écrire. Mais cela peut encore changer ! En fait, je suis capable aussi d’écrire puis de passer à autre chose puis d’écrire à nouveau. C’est très appréciable. La seule chose impossible pour moi est de le faire dans le bruit et la foule, par exemple dans un café. Par ailleurs, j’essaye de rédiger au moins deux pages par jour. J’ai une date butoir pour rendre le manuscrit.

 

 

 

 

JM : - Vous avez noué un lien très fort avec vos lecteurs et vos lectrices, pouvez-vous nous en parler ?

 

Karine : Je suis la première surprise de tous les messages que je reçois. Ils me vont droit au coeur. Je sais pourquoi, pour qui, j’écris. Les réseaux sociaux m’ont permis des rencontres virtuelles qui se sont transformées en vraies rencontres. Les salons du livre, aussi, même si j’ai ralenti le rythme, ont engendré de chaleureux échanges. Notre activité est solitaire, il est toujours plaisant de se confronter à notre lectorat.

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Karine : Je commence le dimanche 28 avril avec le salon du livre de Romilly-sur-Andelle (27) puis ce sera Vimoutiers (61) le samedi 8 juin et Notre-dame de L’Isle (27) le dimanche 30 juin. Je continue sur la côte normande durant l’été : Cabourg, Villers-sur-mer… Je privilégie les salons de ma région, d’autant plus qu’ils sont d’excellente qualité. Plus trop envie, je l’avoue, de courir à l’autre bout de la France !

 

JM : Êtes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Karine : Il est certain que les blogs et les réseaux sociaux aident considérablement l’auteur. Je m’en aperçois lors du service de presse : je signe pour énormément de blogueuses (ce sont surtout des femmes). Mais je dois aussi avouer que, si je n’avais pas été romancière, je n’aurais pas eu de page Facebook. J’y vois trop circuler de violence et de propos outranciers. C’est tout le problème d’Internet, un formidable outil mais aussi un défouloir où, sous couvert d’anonymat, on peut raconter n’importe quoi.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Karine : Stéfan Zweig, Doris Lessing, France Mayes, Kate Morton, Tracy Chevalier…

 

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaiteraient devenir écrivains ?

 

 

Karine : Pas de précipitation. Ecrire avec soin, lire et relire, corriger, faire lire aussi. Bien choisir sa maison d’édition. Inutile d’envoyer une saga historique à une maison spécialisée dans les thrillers. Tenir compte des critiques mais ne pas se décourager. Persévérer. Et surtout, surtout, vivre à fond le bonheur de l’écriture.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

 

Karine : Je lis de tout, en dehors de la science fiction. Longtemps, je me suis détournée des thrillers puis j’en ai pris le goût, à condition toutefois qu’ils ne soient pas trop violents. La surenchère de la violence dans certains écrits me gêne beaucoup. J’ai beaucoup aimé les sagas historiques, à présent je préfère les romans contemporains. En fait, je me rends compte que mes goûts ont évolué au fil des décennies.

 

 

JM : - Quels sont vos endroits préférés (pièce de votre habitation, région de France, pays ) ?

 

Karine : Je me sens bien en Normandie, dans ma maison. Ayant travaillé dans la décoration, je suis très sensible aux lieux d’habitation qui reflètent souvent la personne qui y vit. Nous avons un grand parc avec des animaux. C’est un endroit paisible pour écrire, à deux pas de la mer et de l’animation de la côte.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Karine : La lecture, bien sûr. Avec mon mari, nous sortons et voyageons beaucoup : restaurants, sorties culturelles et de nombreux voyages. Le plaisir de partir se double du plaisir de revenir puis de penser à la prochaine escapade. Nous avons même vécu six mois en Afrique du Sud. Par ailleurs, nous avons la chance d’habiter au bord de la mer et nous adorons faire de longues balades en respirant le bon air !

 

JM : - À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?

 

Karine : La mienne. Il en existe de bien plus romanesques mais je vois le côté pratique.

 

 

JM : - Quel est votre proverbe préféré ?

 

Karine : Demain est un autre jour

 

 

JM : - Quel est votre film culte ?

 

Karine : Autant en emporte le vent

 

 

JM : - Si vous étiez : une fleur, un animal, un fruit vous seriez ?

 

Karine : une pâquerette, un chat, une mangue.

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Karine : Tout ce que j’ai envie d’ajouter, c’est merci et bravo, Joëlle, pour votre implication, votre passion et votre dévouement envers les auteurs. Nous avons besoin de personnes comme vous.

 

JM : - Merci Karine LEBERT pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre gentillesse et votre disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Karine qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir.

 

 

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