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Résultat pour “comme une aurore dans la brume”

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Jocelyne GODARD sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Jocelyne GODARD
Vendredi 26 avril 2019 à 18 h

(différé)

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

⁃ Je vous ai parlé sur ces pages de Jocelyne GODARD que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu une grande partie des ouvrages. Jocelyne a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

⁃ Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Jocelyne répondra plus tard, selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Jocelyne

 

⁃ Comment allez-vous ? Êtes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Jocelyne :

Oui, je suis prête. Il est tôt ce matin et la journée s'annonce froide et pluvieuse.

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

Jocelyne :

Je suis née au Mans, dans la Sarthe. Puis, je suis venue à Paris à 21 ans (l'âge de la majorité à l'époque. J'y suis restée 40 ans, y ayant fait toute ma carrière professionnelle de journaliste d'entreprise.

A Paris, je découvre la poésie moderne, ce qui est nouveau pour moi ne connaissant que la poésie classique étudiée en classe. Je fréquente donc les milieux de la poésie moderne et publie mes premiers recueils.

Un peu plus tard, en parallèle à ma profession, j'ai créé une revue d'arts "SEPIA" : littérature, photos, peinture et poésie, ouverte à toutes formes de culture. Nous étions une équipe de femmes et chacune y tenait sa rubrique auxquelles nous avons ajouté le théatre et le cinéma.

 

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans qui, si ma mémoire est bonne, sont nombreux : 55 ?

 

Jocelyne :

Oui, mais en fait si j'ai commencé à écrire mes romans très tôt, j'ai publié assez tard. Ma profession et la revue "SEPIA" me prenaient tout mon temps. Alors, j'écrivais très tôt le matin, ce qui ne me dérangeait pas, et durant mes week-end. Vers l'âge de 40 ans, toute ma saga "LES THEBAINES" était pratiquement achevée (11 tomes, 11 années de recherches et d'écriture) si bien que l'orsqu'elle fut publiée par Les Editions Le Sémaphore, puis reprise par le Livre de Poche, les Editions Pocket, France-Loisirs et Le Grand Livre du Mois, j'avais ma saga suivante "LYS EN VAL DE LOIRE" en 6 tomes complètement achevée. Elle fut publiée par les Editions Stock et Le Livre de Poche.

J'avais alors ma saga suivante "LES ATELIERS DE DAME ALIX", terminée. Elle fut publiée par les Editions Le Sémaphore et reprise par les Editions Pocket.

Entre les deux sagas, l'une sur le Moyen-Age et l'autre sur la Renaissance, j'avais découvert Dhuoda, cette femme hors du commun élevée à la Cour de Charlemagne. J'eus envie d'écrire son histoire en même temps que cela me plaisait d'aborder la période carolingienne et de m'y enfoncer avec joie.

Plus récemment, "DHUODA" et les deux sagas "LYS EN VAL DE LOIRE" et "LES ATELIERS DE DAME ALIX" ont été publiés en version numérique par les Editions du 38 qui ont également fait paraître la série "LES AMOURS DES FEMMES CELEBRES" (10 titres publiés et d'autres à paraître).

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Jocelyne :

Après la parution aux Editions le Sémaphore, de "GUERRE ET FEMMES", une saga sur l'investissement, la force, le courage et la détermination des femmes durant la guerre 14-18, puis d'une trilogie : "LES CHEVAUX DE LA MER" où l'action se passe à l'époque de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, j'ai fait paraître aux Editions Picquier deux romans sur le Japon médiéval : "AU BOUT DE L'EVENTAIL" et "DANS LES PLIS DU KIMONO".

Nullement lassée par l'époque médiévale française après avoir raconté l'époque médiévale japonaise, j'ai publié aux Editions Le Sémaphore "TERRES DE SANG ET DE LUMIERE" qui relate les difficultés du périlleux parcours de la première Croisade en l'an 1096 pour atteindre Jérusalem afin d'y délivrer le tombeau du Christ tombé entre les mains des hérétiques.

Actuellement, je poursuis, ma grande série "LES AMOURS DES FEMMES CELEBRES" qui paraissent en version numérique aux Editions du 38.

 

 

JM : - Où trouvez-vous l'inspiration pour créer les protagonistes de vos écrits ?

 

Jocelyne :

L'inspiration est toujours là, même si, parfois, elle se fait attendre un peu, elle ne tarde jamais à se concrétiser. Pour moi, il est toujours question de femmes éloignées de notre époque que je découvre. Puis, j'aime raconter ce qu'elles ont fait, vécu, enseigné, aimé, pour les sortir de l'ombre quand elles y sont toujours restées ou les remettre en lumière lorsque l'Histoire les a oubliées ou ignorées.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tous vos livres sont des romans historiques, mettant en lumière des femmes célébres du passé. Pouvez-vous nous donner la raison de ce choix ?

 

Jocelyne :

Pour ne pas me répéter avec la question précédente parce que j'ai tendance à mêler "inspiration" et "choix du sujet", car pour moi les deux forment un tout, je peux ajouter que tous mes romans historiques ont une héroïne fictive qui se mêle à la vie des femmes authentiques. Cela me permet de brosser harmonieusement la "Grande Histoire" et la "petite histoire" en introduisant dans la partie romancée des femmes célèbres avec ce qu'elles ont fait et vécu à leur époque. C'est un parti pris qui laisse la place aussi largement que possible à la réalité et à la fiction en restant bien en place dans mon choix, chacune d'elles y étant à l'aise.

 

 

JM : - L'écriture de romans historiques nécessite de nombeuses recherches. Comment avez-vous procédé pour ce faire ?

 

Jocelyne :

Il y a beaucoup à dire sur ce sujet, car le temps que je mets dans mes recherches historiques est long et important. Lors de mes premières sagas, il n'y avait pas Internet, il fallait chercher la documentation dans les livres, les dossiers, les bibliothèques et les biographies publiées ainsi que les ouvrages détaillant les moeurs, les coutumes et la vie quotidiennes des diverses époques. Il fallait prendre des tas de notes sur des cahiers, des carnets, des classeurs, annoter, rayer, compléter ! Mais depuis Internet, c'est beaucoup plus facile : chercher, imprimer et classer. Il faut, cependant, ne pas tout prendre et s'assurer des sources choisies. En ce qui me concerne, chaque classeur que je mets en route concerne une époque avec ses personnages, la vie quotidienne, les évènements historiques, etc... C'est long et minutieux. Il faut de la méthode, du temps et de la précision.

 

 

JM : Comment faites-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Jocelyne :

Je me souviens de mes poèmes publiés lorsque je suis arrivée à Paris. Je les ai tapés à la machine à écrire. C'était une vieille "underwood". Il fallait mettre des feuilles "pelures" pour avoir des doubles. Après sont venues les petites "Japy" plus légères et plus maniables. Puis celles où le chariot revenait tout seul en bout de course et la ligne entière s'imprimait. Quel gain de temps ! Après tout a été très vite, les machines étaient de plus en plus perfectionnées, les photocopieuses sont arrivées, puis Internet et les imprimantes.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écrivez-vous ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Jocelyne :

Le matin très tôt, quand tout est calme et silencieux. Il est environ 4 heures du matin. J'ai gardé cette habitude que j'avais avant ma retraite, sauf qu'à présent je peux poursuivre mon travail beaucoup plus longuement, parfois jusqu'à midi. Je préfère travailler longtemps et en une seule fois.

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

 

Jocelyne :

Hélas, je ne me déplace plus. Malheureusement, les complications sont trop nombreuses et les déplacements de tout un week-end sont devenus pour moi trop fatigants. J'ai fait beaucoup de Salons et beaucoup de dédicaces en librairies, FNAC et grandes surfaces, sur toute la France, la Suisse et la Belgique et j'ai réuni, à ce jour, un gros dossier de presse. Une partie de ce dossier est sur mon site : www.jocelynegodard.com

 

 

JM : Êtes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Jocelyne :

Oui, je suis sûre que les blogs et réseaux sociaux aident à faire connaître les auteurs. Il ne faut surtout pas négliger cette nouvelle possibilité de pouvoir accéder à cet avantage pour faire parler de ses romans. Toutes les critiques et chroniques littéraires par Internet, sur FB, blogs et autres réseaux, et plus encore les chroniques d'excellente qualité comme les vôtres, Joelle, sont très importantes et aident beaucoup à faire connaître les auteurs et leurs ouvrages.

 

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos ouvrages ?

 

Jocelyne :

J'ai eu une grande chance en 1998 de passer dans une émission télévisée de FRANCE 3 intitulée "Coup de Coeur" de Gérard Collard pour présenter ma saga Les Thébaines. Puis est venue se greffer une autre émission télévisée sur FRANCE 2 intitulée "Au cercle de l'Art" présentée par Frédéric Mittérand. Ce fut un succès dès le départ. Puis, de ce jour, le reste a suivi assez facilement. Les émissions télé régionales et les émissions radio ont également suivi. A l'époque, le sujet de l'Egypte Ancienne était très en vogue. Ma seconde chance fut que la saga comprenait 11 tomes et qu'ils ont tous plu. Et la troisième chance, car celle-ci compte aussi, c'est qu'on avait, jusqu'alors, peu parlé et peu écrit sur la pharaonne Hatchepsout. Pour l'anecdote, Gérard Collard avait fait rire le public en concluant, livre en main, couverture tournée vers l'écran : "Enfin une nana parisienne qui écrit sur une nana égyptienne, une pharaonne en plus ! ".

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Jocelyne :

En fait, j'ai toujours eu envie d'écrire, mais poussée par personne. Je faisais des poèmes très jeunes, des petites poésies qui rimaient, cela me plaisait de chercher les bonnes rimes. Et puis, je me souviens avoir lu vers l'âge de 14/16 ans une suite de livres qui racontaient la vie des grandes aviatrices du début du siècle avec des illustrations, style jeunesse. Ces lectures m'avaient marquée par le caractère bien trempé de ces femmes. Les grandes pionnières des débuts de l'aviation ! Pourquoi avaient-elles frappé autant mon imagination ? Je rêvais d'écrire de tels ouvrages. Partie de cette idée, et vite passionnée d'Histoire, ma route était déjà tracée.

 

 

JM : - Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaiteraient devenir écrivains ?

 

Jocelyne :

Très difficile à dire. Chacun ayant sa propre nature, sa propre sensibilité. Je conseillerai juste d'avoir le goût d'écrire, c'est essentiel. Puis avoir l'inspiration féconde, de l'enthousiasme et ne pas perdre le sens de l'assiduité et de la ténacité.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

Jocelyne :

J'ai beaucoup lu, un certain temps, les ouvrages de plusieurs historiens comme Maurice Druon, Georges Bordonave, Alain Decaux et beaucoup d'autres. Puis, bien sûr, j'ai adoré les grandes sagas des années 70/80 écrites par des femmes, Mazo de la Roche, Jeanne Bourin, Juliette Benzoni. Actuellement, je suis portée plutôt sur les biographies de femmes célèbres, ce qui m'inspire pour choisir les titres de ma série "Les amours des femmes célèbres". Je lis, bien sûr, des romans historiques portant sur des époques diverses, par exemple je viens de terminer "Les Piliers de la Terre" de Ken Follet, le moyen-age des cathédrales qui m'a enthousiasmée.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont vos passions ?

 

Jocelyne :

Autrefois la photographie (noir et blanc) que je développais moi-même dans un tout petit labo installé dans mon appartement parisien. J'ai publié d'ailleurs un recueil de photographies sur les rues de Paris comme on les voyait "encore" dans les années 60/70.

Mais vivant à la campagne depuis ma retraite, je me suis prise de passion pour les fleurs à cultiver. J'ai donc fait beaucoup de jardinage. A présent, ce n'est plus le cas, mes genoux et mes lombaires ne me le permettent plus ! Outre la lecture et l'écriture, il me reste la musique, et comme j'adore la recherche, je me passionne pour toutes celles que je poste sur ma page facebook.

 

 

JM : - À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?

 

Jocelyne :

Grande hésitation : quand je me plonge dans une époque précise pour écrire, j'ai envie d'y rester. Alors, toutes celles qui m'ont inspirée pour mes romans me plaisent.

 

 

JM : - Quel est votre proverbe préféré ?

 

Jocelyne :

Qui veut la fin, veut les moyens.

 

 

JM : - Quel est votre film culte ?

 

Jocelyne :

Film culte ! Alors je dirai que fidèle à mes sagas, fidèle à mon cher moyen-âge, je cite "Les Rois Maudits", oeuvre de Maurice Druon.

 

 

JM : - Si vous étiez : une fleur, un animal, un dessert … vous seriez ?

 

Jocelyne :

-Fleur : le lys (si beau et si facile à cultiver)

 

-Animal : le chat (pour la déesse égyptienne qu'il représente si majestueusement)

 

-Dessert : Le Paris-Brest (il me suggère les voyages de l'esprit .... avec une crème pralinée délicieuse)

 

 

JM : - Etes-vous thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Jocelyne :

-Café / Chocolat / Montagne.

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

Jocelyne :

Je vous remercie, Joëlle, de m'avoir accordé toute votre attention, de m'avoir lue, appréciée, et sollicitée pour cette interview. Un grand merci à vous.

.

 

 

 

JM : - Merci Jocelyne GODARD pour ce très agréable moment passé en votre compagnie, votre gentillesse et votre disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Jocelyne qui vous répondra, plus tard n'étant pas connectée ce soir du fait de problèmes informatiques.

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi voici ma chronique concernant : "LE VOYAGEUR DES BOIS D'EN HAUT'

« LE VOYAGEUR DES BOIS D'EN HAUT'

Jean-Guy SOUMY

PRESSES DE LA CITE

Terres de France

5 septembre 2019

297 pages

 

 

Présentation

 

1860. A seize ans, Camille quitte sa mère et les Bois d'en Haut pour rejoindre les « limousinants », paysans creusois itinérants qui vont travailler comme maçons jusqu'à Lyon. Dans la ville en pleine mutation commence pour l'adolescent un dur apprentissage : onze heures par jour sur des échafaudages dangereux à servir maçons et tailleurs de pierre. Quatre ans plus tôt, son père, lui aussi maçon, a disparu dans la crue centennale qui a balayé la ville. Son père... Une histoire manquée et pleine d'ombres. D'autant qu'un doute subsiste : il serait encore en vie. Camille part alors sur les traces de l'absent dans une itinérance initiatique émaillée de rencontres, de révélations.

Jusque dans le comté de Nice, à la frontière italienne, dans le sillage d'une mystérieuse Emilia...


Un beau roman sur la quête du père et sur une page méconnue de notre histoire, les maçons migrants de la Creuse.
 

L'auteur

 

Membre de l'Ecole de Brive, Jean-Guy SOUMY est né dan la Creuse. Il est notamment l'auteur de La Belle Rochelaise (Prix des Libraires 1998) et de la trilogie Les Moissons délaissées chez Robert Laffont.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Marie-Jeanne de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le Voyageur des Bois d'en Haut », roman de Jean-Guy SOUMY, auteur dont j'ai découvert la plume fluide et précise lors de la lecture de « La Belle Rochelaise ».

 

Jean-Guy SOUMY nous emmène dans la Creuse en 1860 où Camille, âgé de 16 ans, laisse sa mère seule à la ferme familiale située aux Bois d'en Haut et part à pied, muni d'un bâton et de son baluchon, avec son oncle, en direction de Lyon afin de « limousiner ».

 

Camille souhaite apprendre ce dur métier pour rapporter un peu d'argent à sa mère car la vie est dure depuis le décès de son père survenu quelques années plus tôt : celui-ci a été emporté par les crues du Rhône mais son corps n'a toutefois pas été retrouvé....

 

Nous suivons donc le voyage de ce jeune garçon qui le conduira, sur les traces de son père, à la recherche de la vérité, vers Lyon puis à la frontière italienne.

 

L'auteur décrit la vie de ces paysans, maçons, tailleurs de pierre.. qui étaient contraints de quitter leurs familles pendant neuf mois afin de survivre certes mais qui ont participé à l'édification des grandes villes.

 

Il dépeint à merveille, au fil des saisons, les paysages et dresse une analyse fine des sentiments et des émotions des protagonistes de son roman en nous faisant partager les pensées de Camille.

 

J'ai bien aimé ce roman régional original, émouvant qui aborde les thèmes des secrets de famille et du pardon, bien documenté tant sur le plan historique que régional, que j'ai lu pratiquement d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement .



Un bon moment de lecture.

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique COUP DE COEUR : "L'ECHO DE TA MEMOIRE"

« L'ECHO DE TA MEMOIRE »

Cristine VERLEDENE

Auto-Edition

23 juin 2019

228 pages

 

 

Présentation

 

Nous sommes au crépuscule des années soixante. Cristine, une fillette de douze ans, se pâme de ravissement face à un film culte, "Le Clan Des Siciliens." Elle sera dès lors toute acquise à la Sicile, et bien qu'elle ne puisse y associer pas plus des mots que des images, elle n'aura de cesse d'en rêver treize années durant.

 

Juillet 1982. La fillette d'hier, alors âgée de vingt-cinq ans, foule pour la première fois la terre de Sicile. Mais cette puissance souveraine, qu'est la destinée, avait-elle pour dessein de faire, un jour, se croiser deux regards ? Ceux de deux êtres en quête d'absolu, si semblables et conjointement si différents. D'une plume poétique et par instants lyrique, l'auteure nous transporte dans une tranche de vie, dans un récit où se côtoient irrépressible joie de vivre et insoutenable souffrance, un récit qui ne manque d’interpeller le lecteur sur la passion, la mort, le deuil, l'impossible oubli, et sur cette "chose" que nous, les humains, avons choisi de nommer "Hasard ".

 

L'auteure

 

« Je suis née dans une île amoureuse du vent, où l'air a des senteurs de sucre et de vanille, et que berce au soleil du tropique mouvant, le flot tiède et bleu de la mer des Antilles. »

Extrait d'un poème de Daniel Thaly, poète antillais, (1879-1950)


 

 

Mon avis

 

Je remercie Emma, « La Voie de Calliopé » de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Echo de ta mémoire », roman de Cristine VERLEDENE.

 

La très jolie couverture et le résumé très alléchant m'ont interpellée et j'ai été de suite séduite par les mots de l'auteure.

 

Cristine vit en Guadeloupe avec ses parents et ses onze frères et sœurs. A l'âge de douze ans, elle tombe amoureuse de la Sicile en regardant à la télévision un film culte des années 60 : « Le Clan des Siciliens ». Quelques années plus tard, elle décide de découvrir ce pays qui la fascine tant et part donc en Sicile avec sa sœur Eléanore.

Sa rencontre avec Santo, un jeune homme mystérieux qui vit dans le village où elles séjournent, va vraiment bouleverser sa vie...

 

 

L'auteure nous conte l'histoire d'un amour impossible, un premier amour fou et destructeur. Elle nous invite au voyage et nous entraîne dans les souvenirs de Cristine où nous partageons ses joies, ses peines, ses espoirs et ses déceptions..

 

Il faut dire que Cristine VERLEDENE a une magnifique plume poétique et envoûtante et que l'on se sent bercé par ses mots qu'elle a écrits vraiment avec son cœur. Je me suis demandé si cette histoire est autobiographique ou une fiction du fait que l'héroïne se prénomme Cristine et vit en Guadeloupe comme l'auteure... peut être tout simplement le « hasard » me direz-vous...

 

J'ai ADORE ce sublime ouvrage, extrêmement bien écrit, nostalgique et bouleversant qui aborde des thèmes délicats tels que : la passion, le deuil, le manque de l'autre, la mafia, que j'ai lu d'une traite ne pouvant me résoudre à le quitter et refermé à regret.

 

Voici un premier roman très prometteur qui fut pour moi un vrai COUP DE COEUR.

 

Excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : "DU SANG SUR LA NEIGE"

« DU SANG SUR LA NEIGE »

Serge CAMAILLE

Editions de BOREE

10 octobre 2019

240 pages

Présentation

Hiver 1980. Mont d'Auvergne. Suite à un accident de voiture qui a laissé son mari dans le coma, Claire s'est installée dans la maison coupée du monde où il s'était isolé pour écrire son prochain roman. Mais pourquoi son mari, brillant médecin, a-t-il tout quitté soudainement ? Comment a-t-il pu avoir un accident de voiture, lui d’habitude si prudent ? E t si finalement, elle ne connaissait pas si bien que cela l'homme qu'elle a épousé ? Lorsqu'une inconnue frappe à sa porte en pleine nuit, Claire ne se doute pas qu'elle vient de aire entrer le malheur dans son foyer...

 

L'auteur

 

Tour à tour libraire, pigiste de presse, chroniqueur radio et chef de publicité pour des journaux, Serge CAMAILLE a désormais décidé de ne lus se consacrer qu'à l'écriture. C'est dans les campagnes d'Auvergne et du Berry, celles de ses plus jeunes années, qu'il puise l'inspiration de ses histoires. L'Enfant du Carladès (de BOREE) a obtenu le Prix Arverne 2018.

 

Mon avis

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virginie de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Du Sang sur la neige », roman de Serge CAMAILLE, auteur dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages tant j'aime sa plume fluide et précise.

Je remercie également Serge pour la très gentille dédicace et le marque-page qui m'ont beaucoup touchée.

 

Serge CAMAILLE nous transporte dans un village Auvergnat très enneigé en cette période hivernale de 1980.

 

Suite à l'accident de voiture dont son mari a été victime, Claire vient d'emménager avec sa belle-mère et le fils de son époux dans une maison isolée en pleine campagne.

C'est alors qu'une visite imprévue va mettre le doute dans son esprit : Son mari a-t-il réellement eu un accident de voiture ? Quelqu'un a-t-il essayé de le tuer ?

 

Comme à son habitude, l'auteur nous offre une intrigue prenante où le suspense est grand et fort bien mené nous emmenant sur des pistes qui s'avèrent fausses..

L'histoire est originale et complexe à souhait, les rebondissements nombreux tiennent le lecteur en haleine.

L'auteur nous fait revenir à une époque pas si lointaine où le franc était notre monnaie, les cartes routières bien pratiques puisque le GPS n'existait pas encore et les enquêtes de police diligentées avec les moyens du moment !

 

J'ai bien aimé ce polar rural très rythmé qui aborde plusieurs thèmes tels que : la famille, les secrets, le milieu rural, la vengeance et que j'ai lu d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement que je vous laisse toutefois découvrir par vous-mêmes..

 

Un très bon moment de lecture.

 

 

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FICHE LECTEUR COMPULSIF AGNES FERREIRA

FICHE LECTEUR (JOUR 9)

 

 

« ES-TU UNE LECTRICE COMPULSIVE ? »

 

QUESTIONS pour Agnès FERREIRA

 

 

JM : -A quel âge as-tu commencé à lire ?

 

Agnès : Entre 5 et 6 ans si ma mémoire ne me fait pas défaut !

 

JM : - Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

 

Agnès : J'ai des périodes pendant lesquelles, je dévore les livres à grande vitesse. Du coup, les achats suivent.

 

 

JM : - Où as-tu l'habitude d'acheter tes livres ?

 

Agnès : N'ayant pas de librairies très proche, je les achète à l'Espace Culturel de Mimizan. Ou bien sur Amazon, quand ils ne peuvent pas se les procurer.

 

JM : - Quel format de lecture préfères-tu : numérique ou papier ?

 

Agnès : Le format papier, sans hésitation !

 

 

JM : - Est-ce que tu achètes des livres neufs ou d'occasion et pourquoi ?

 

Agnès : Des livres neufs pour avoir la primeur de les lire la première !

 

 

JM : - A combien de livres s'élève ta PAL ?

 

Agnès : Environ une quinzaine mais plus d'une centaine dans ma bibliothèque !

 

 

JM : Peux-tu nous dire les titres des trois prochains livres que tu as hâte de lire ?

 

Agnès : Au bout de la nuit, Intrigue chez Virginia Woolf, Forever & Ever.

 

 

JM : - Quels sont tes genres de lectures ?

 

Agnès : Romance,thriller.

 

 

JM : - Est-ce que tu lis plusieurs romans en même temps ?

 

Agnès : Non, jamais !

 

 

JM : - Combien lis-tu en moyenne d'ouvrages par mois ?

 

Agnès : Je peux en lire 4 comme faire une pause de plusieurs mois.

 

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de lire le soir puis une grande partie de la nuit jusqu'à t'endormir au petit matin ?

 

 

Agnès : Quand un livre me plait, je me dis ! Je vais lire un dernier chapitre, et hop ! Au lit ! Mais impossible de m'arrêter avant la dernière page.

 

JM : - Qu'est-ce qui te décide à choisir un livre plutôt qu'un autre – la couverture ? le nom de l'auteur ? Le résumé ?

 

Agnès : Il arrive qu'en lisant le titre, je trouve mon bonheur très vite. La couverture a son importance aussi, le résumé peut faire pencher la balance ou pas. Concernant, l'auteur ou l'auteure il n'est pas besoin qu'il soit connu. J'aime découvrir de nouveaux auteurs. Pour mon chouchou Marc Levy, je les achète tous sans réfléchir !

 

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de prêter tes livres ?

 

Agnès : Oui, si je sais que cette personne en prendra aussi bien soin que moi.

 

 

JM : - Si tu étais un livre, un personnage féminin, un personnage masculin : tu serais... ?

 

Agnès : Un livre, sans hésiter « Si c'était vrai » de Marc Levy. Un personnage féminin, Elisabeth qui hante l'appartement de ce même roman.

 

 

JM : - Penses-tu être une lectrice compulsive ?

 

Agnès : Cela m'arrive bien évidemment !

 

Voici les réponses données par Agnès FERREIRA.

 

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "LE FRONT DANS L'AZUR"

« LE FRONT DANS L' AZUR »

Hélène LEGRAIS

Editions CALMANN-LEVY

23 octobre 2019

380 pages

 

Présentation

 

 

Été 36. Madeleine, élève-infirmière et athlète prometteuse, monte dans le train à destination de Barcelone pour participer avec la délégation française aux Olympiades populaires antifascistes, organisées en réaction aux Jeux olympiques de l’Allemagne nazie à Berlin.


Des compétiteurs venus de tous les pays se retrouvent en Catalogne pour une grande fête du sport et de la fraternité. À l’hôtel, au stade de Montjuïc où ils s’entraînent, au gré des promenades dans une ville riche de découvertes, les amitiés se nouent dans la joie et l’enthousiasme. Mais, la veille de la cérémonie d’ouverture, le coup d’État militaire de Franco plonge Barcelone dans le chaos et signe le déclenchement de la guerre.


Courtisée par Marcel, brigadiste libertaire parisien, et Aleix, militant catalan indépendantiste, Madeleine est emportée dans la tourmente qui s’empare de l’Espagne…

 

L'auteure

 

Née à Perpignan, journaliste de formation, Hélène LEGRAIS a travaillé à France Inter et à la rédaction d'Europe 1, avant de retourner dans sa Catalogne natale pour se consacrer à l'écriture. Elle réside à Perpignan.

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions CALMANN-LEVY et en particulier Antoine de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le Front dans l'Azur », roman d'Hélène LEGRAIS. Un grand MERCI également à Hélène pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

Hélène LEGRAIS nous transporte en 1936. Alors que les Jeux Olympiques d'été doivent avoir lieu à Berlin, une délégation composée d'athlètes du monde entier arrive à Barcelone. Parmi elle, Madeleine, une lyonnaise élève-infirmière, volontaire et passionnée, s'engage dans ce combat, en pleine guerre civile provoquée par le coup d'Etat de Franco et soigne de nombreux blessés. D'autres, comme Aleix et Marcel, prennent les armes au nom de la fraternité.

 

L'auteure décrit avec moult détails les sentiments des protagonistes de son roman et les situations dans lesquelles ils se trouvent emportés dans ce combat. Nous découvrons une période de l'Histoire peu connue, ô combien douloureuse et tourmentée, que les populations françaises et espagnoles ont vécue.

 

Hélène LEGRAIS rend ainsi un très bel hommage à ces jeunes gens, à ces femmes fortes, courageuses et dévouées, infirmières, reporters.. qui ont combattu, à leur manière, contre le fascisme. Aux côtés de son héroïne elle associe des personnes réelles telles que Carmen Crespo, Elisabeth Eidenbenz...

 

Beaucoup d'émotions sont palpables à la lecture des mots de l'auteure et certains passages sont durs mais reflètent la terrible réalité de ce conflit. Les dialogues sont très vivants, naturels et rendent le récit très addictif : un vrai régal.

 

J'ai ADORE ce roman historique captivant, émouvant, extrêmement bien écrit et documenté, qui mêle l'Histoire à celle de personnes qui n'ont pas hésité à s'engager, corps et âme, dans cette lutte pour la liberté.
 

Un grand MERCI Hélène LEGRAIS pour ce magnifique roman qui fût pour moi un gros COUP DE COEUR.


 

 

 

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Bonjour aujourd'hui vendredi je vous propose ma chronique concernant : "LE LIEUTENANT ET LA DAME BLANCHE"

« LE LIEUTENANT ET LA DAME BLANCHE »

Coralie WINKA

GLORIANA EDITIONS

5 avril 2019

422 pages

 

 

Présentation

 

Lorsque les Allemands envahissent la zone sud en novembre 1942, Angélique a dix-sept ans. Elle s'occupe seule de la ferme familiale et de sa grand-mère qui est gravement malade. Croulant sous le poids des tâches et des responsabilités, elle trouve une aide inespérée en la personne du lieutenant Ulrich von Brackenstein, un jeune officier de la Wehrmacht, qui vient réquisitionner une parcelle de forêt appartenant à la famille. Son comportement correct et son charme ont très vite raison des réticences d'Angélique à côtoyer l'occupant. Elle accepte de l'affronter aux échecs en guise de remerciements. C'est le début d'une histoire d'amour interdite.

 

 

L'auteure

 

« Mon premier roman "Le Lieutenant et la Dame Blanche" que l'on peut qualifier de romance historique sur fond d'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale paru aux éditions Gloriana en avril 2019 est commandable en papier et numérique chez votre libraire ou sur Amazon sous  https://goo.gl/U5CrG1  »

 

 

Mon avis

 

Je remercie Coralie WINKA de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Le Lieutenant et la dame blanche » et pour la gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée. J'ai ainsi pu découvrir la plume fluide et légère de cette auteure.

 

La jolie couverture et le résumé fort alléchant m'ont interpellée et je me suis sentie de suite happée par l'histoire d'Angélique et d'Ulrich.. Le titre m'a également intriguée et j'ai compris qui était « la dame blanche »...

 

Coralie nous entraîne en 1942 à Clunize où nous faisons connaissance avec Angélique, jeune fille de 17 ans qui gère seule la ferme familiale. Son père est parti au front, sa mère travaillant beaucoup, est peu présente à la maison et sa grand-mère est souffrante.

 

La France est occupée par les allemands qui ont réquisitionné un manoir proche de la ferme. Angélique voit arriver Ulrich, lieutenant allemand qui se révèle être très cultivé et charmant dans tous les sens du terme. Il lui fait apporter du bois coupé sur les parcelles de forêts appartenant à la famille ainsi qu'un peu de réconfort et apprennent, au fil des jours, à mieux se connaître.

 

L'histoire est belle, bien écrite, les personnages sont authentiques et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine. Ce roman aborde divers thèmes tels que : la résistance, la collaboration, les restrictions alimentaires pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman mêlant l'Histoire ô combien tourmentée de notre pays à celle d'une jeune fille qui a connu un amour interdit. L'auteure fait passer un message démontrant que tous les allemands n'étaient pas de vrais « nazis », que certains étaient enrôlés d'office et ne partageaient pas forcement les idées d' Hitler : ils étaient des êtres humains qui aspiraient comme les français à la paix..

 

Voici un premier roman fort émouvant et très prometteur. Je lirai assurément d'autres ouvrages de Coralie WINKA.

 

Un très bon moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Carole DUPLESSY-ROUSEE SUR MON GROUPE FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Carole DUPLESSY
Vendredi 22 novembre 2019 à 18 h

(différé)

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages de Carole DUPLESSY que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Carole a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Carole répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Carole

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Carole : Avec Plaisir !

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : Peux-tu tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Carole : Je suis un auteur normand, attaché à ma région, même si j’écris des romans qui ne se passent pas uniquement en Normandie.

J’ai commencé à écrire en 2008 et j’ai eu la chance d’être publiée dès 2009 dans une toute petite maison d’édition. En 2010 j’ai rejoint Pygmalion, département de Flammarion, avec qui j’ai publié 6 romans. J’ai ensuite fait la connaissance de mon éditrice d’aujourd’hui, une femme que j’adore et que je suis, presque les yeux fermés, dans les maisons d’éditions où elle m’entraîne. Nous avons publié un ouvrage chez Incartades, deux chez de Borée, et Toutes les dernières fois qui fait actuellement l’objet d’une avant-première chez France Loisirs, avant sa sortie en librairie au printemps prochain.

Je ne cesse jamais d’écrire car c’est vital pour moi. Une sorte d’antidote à tous les problèmes de la vie… Une bulle, une récréation dans laquelle je me ressource.

En dehors de l’écriture, j’enseigne dans un lycée, le français et l’histoire-géographie. Et je suis maman de deux grands garçons, mon plus beau rôle dans la vie. J’aime aussi passionnément mes chiens. Toujours des boxers, ils m’accompagnent depuis mon enfance. J’apprécie leur caractère joueur, indiscipliné, parfois un peu brut mais aussi leur côté câlin, fidèle et protecteur.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Carole : Mes romans sont contemporains. Mais ils peuvent comporter une page d’Histoire. Par exemple Toutes les dernières fois évoque un secret de famille lié à une page de l’Histoire espagnole, le franquisme, et les années qui ont suivi. C’est un de ces secrets qu’une famille ne choisit pas de posséder. Une épreuve qui nous tombe dessus. Qu’on va taire, pensant bien faire, alors que plus on tarde à en parler, plus la vérité est douloureuse pour les personnes concernées. C’est une histoire vraie, transformée en roman bien sûr… Ce n’est pas une histoire banale puisqu’elle touche les enfants… et que bien souvent les enfants sont les premières victimes des secrets des adultes. Le message, s’il y en a un, est autour du tabou et du non-dit. Il est des tabous et secrets qu’il faut cesser d’enfouir. La vérité fait toujours mal mais moins que le mensonge lorsqu’il est découvert.


 

J’aime que les personnages de mes romans nous ressemblent. Qu’ils aient des défauts et des qualités, comme nous. Surtout qu’ils ne soient pas parfaits. Les gens qu’on aime ne sont jamais parfaits. Et ça donne à nos sentiments quelque chose de vrai.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

Carole : J’ai toujours des projets d’écriture car je ne cesse jamais d’écrire. Quand je parviens à la fin d’un manuscrit, j’en ai déjà commence un nouveau. Ça m’est indispensable sinon je déprime. Alors quand je pose le mot “fin” au bout d’un roman, je sais qu’il y a déjà d’autres personnages qui m’attendent, dans une autre histoire et ça me permet de ne pas souffrir.

 

Il n’y aura pas d’Histoire dans le prochain roman. C’est un texte totalement d’actualité et sans retour vers le passé. Les thèmes essentiels sont la manipulation, la perversité, le mensonge, l’arrivisme… et la naïveté, l’espoir, la soif d’être aimé.

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Carole : Dans la vie. Il me suffit de regarder autour de moi, d’écouter les autres… et puis bien sûr de m’intéresser à l’Histoire. J’aime beaucoup rencontrer des personnes qui ont vécu des événements particuliers et qui racontent toutes ces petites anecdotes qui font la grande Histoire.

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Carole : Mon premier roman a été envoyé chez un petit éditeur par mon fils aîné et une amie. Je l’ignorais. Je ne voulais pas publier. J’ai fini par céder quand j’ai reçu un second contrat… j’avais déchiré le premier.

Ce premier roman s’est retrouvé entre les mains de Michel de Decker, que je ne connaissais pas et qui m’a envoyé un mail. Il trouvait que je méritais un bon éditeur et a proposé mon second manuscrit chez Pygmalion-Flammarion. J’ai publié 6 romans dans cette maison.

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Carole : c’est un + , ça ne remplace absolument pas un livre papier.

Il faut être très attentif à l’édition numérique quand elle publie n’importe quel texte. Elle est valable quand elle est celle d’un veritable éditeur. Qui vous publie à compte d’éditeur et non pas à compte d’auteur.

 

JM : Comment fais-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Carole : J’écris sur l’ordinateur mais j’ai des cahiers et carnets pour prendre des notes, établir le plan, faire des fiches pour les personnages, les lieux… Et j’ai des “dossiers” dans lesquels je collecte tout ce qui m’intéresse. Parfois pendant plusieurs années. Avant d’écrire Toutes les dernières fois, j’ai accumulé des témoignages, des chiffres, des infos sur ce qui s’était passé en Espagne pendant la période franquiste concernant le vol de bébés.

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien d'heures ? Combien de temps te faut-il en général pour écrire un roman ?

 

Carole : Je n’ai ni rituel, ni horaires d’écriture. Je peux écrire n’importe où, à n’importe quelle heure même s’il y a du bruit autour de moi. Une fois que j’écris, je suis enfermée dans ma bulle et rien ne me dérange. Mon métier d’enseignante que j’exerce maintenant à temps partiel, passe en premier. Je prépare les cours, corrige les copies… mais ensuite, ce n’est que du temps pour moi et donc pour l’écriture. Je peux passer une soirée à écrire, ou un dimanche entier, ou bien une nuit si le sommeil me fuit. Parfois je n’ai qu’une petite heure mais j’en profite !

Je refuse que l’écriture soit une contrainte, qu’elle obéisse à des heures ou à des règles, je veux qu’elle reste bonheur. Il me faut 9 mois pour écrire un roman… une grossesse !

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices : peux-tu nous en parler ?

 

Carole : C’est un lien qui s’est tissé très naturellement. Souvent par mail, mais aussi par letter, et puis au gré des rencontres dans les salons et signatures. Quand c’est possible, j’essaie de trouver du temps (avant ou après une signature) pour prendre un verre avec des lectrices et bavarder un peu plus librement.

Parfois on parvient même à manger ensemble.

C’est un lien qui part de l’écriture et de la lecture bien sûr mais aussi de la vie. Il se crée une certaine intimité entre auteur et lecteur et parfois on peut finir par échanger sur sa propre existence.

Le silence d’Amarine a été pour bon nombre de lecteurs l’occasion de me parler de leurs soucis avec des parents vieillissants.

Demain, peut-être a été l’occasion de parler de suicide…

On arrive à dire des choses, à faire sortir des émotions. Les lecteurs se confient volontier et ils y trouvent un soulagement.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Carole : Pour cette année, plus que 2 salons, le Neubourg dans l’Eure Dimanche 3 novembre et les Essarts le Roi en région Parisienne le 17 novembre. Ensuite c’est la trêve !!! Repos jusqu’au début février. Les salons reprennent avec celui d’Igoville dans l’Eure.

Je fais un peu moins de salons maintenant car c’est épuisant…

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Carole : Comme tout être humain qui se respecte, je suis sensible à la critique. Il y a des commentaires qui font plaisir, d’autres qui font mal. Cependant je sais prendre de la distance avec la critique surtout quand elle émane de personnes qui ne cherchent que le négatif dans les ouvrages qu’ils lisent. Et parfois, ça peut même me faire franchement rire tellement c’est idiot. Pourquoi lire un livre quand on le commence avec un apriori négatif ? Pourquoi lire un auteur qu’on n’aime pas ? Ce serait comme aller au restaurant, commander un plat qu’on déteste et se forcer à l’avaler !

Il y a des livres et des auteurs pour tous les goûts. Aucune raison de s’imposer ce qu’on n’aime pas.

La critique, la vraie doit être constructive. Si elle n’apporte rien, elle est inutile. Et puis, c’est tellement facile de critiquer ce qui est écrit par d’autres… plus facile que d’écrire soi-même peut-être.

C’est très français, la critique… Et souvent dans l’esprit grognon et râleur. Il y a aussi beaucoup d’envie, de frustration, de jalousie dans la critique. Personnellement, je peux dire que j’ai aimé ou pas un livre, un film mais j’évite de n’en pointer que les aspects négatifs et surtout je ne descends jamais les auteurs. Derrière chaque page, il y a un être humain que je respecte, dont je respecte le travail.

Certains auteurs n’auront jamais un Goncourt mais ils sont néanmoins populaires et plus lus que les Goncourt ! Et puis la littérature populaire, celle qu’on appelle à tort roman de gare est celle qui fait vivre les éditeurs, les distributeurs et les libraires ! Ne l’oublions pas. Si on ne comptait que sur les Prix prestigieux, il y a belle lurette que les éditeurs auraient fait faillite.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Carole : sans doute Emile Zola, maître du naturalisme, et génie du detail… peut-être Régine Deforges, avec son style plein de liberté, avec son côté rebelle, et justement pas du tout en accord avec la critique !

 

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaiteraient devenir écrivains ?

 

Carole : Ecrire ! Si on n’a pas testé, on ne sait pas si on peut aller au bout d’une page, d’un chapitre ou d’un livre.

Ne jamais chercher à copier un auteur qu’on admire.

Ensuite, confier son manuscrit à un ami qui lit beaucoup, qui soit assez honnête pour donner un avis juste. Pas pour corriger les fautes, mais pour lire le texte comme il lirait un livre.

Se lire, se relire, se corriger.

Epurer le texte de tous les mots inutiles.

Envoyer le texte chez un éditeur, un vrai ! tenir compte de toutes ses remarques.

Ecrire encore.

Plus on écrit, plus on apprend à écrire.

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

Carole : Beaucoup de biographies historiques, des romans et BD historiques, des livres de géographie et géo politiques.

Un peu de polars, un peu de romans contemporains.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Carole : un objet… mon ordinateur puisqu’avec lui je peux lire et écrire !

 

JM : Quel mot te définit le mieux ?

 

Carole : sincérité, je crois puisque c’est ce qu’on dit souvent de moi.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Carole : la lecture bien sûr, les arts (photo, peinture), l’Histoire et la géographie.

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Carole : dans la mienne.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Carole : ce n’est pas vraiment un proverbe

Mais j’aime bien me dire que “le meilleur reste à venir”

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ? Ton chanteur ou chanteuse préféré ?

 

Carole : chanteur avec un S car ils sont 2 : Freddy Mercury et David Bowie sans aucun doute

 

Film et série… franchement je ne sais pas, rien de culte à mes yeux…

 

Peut-être que la série qui m’a le + marquée c’est Docteur House, à une époque où je fréquentais beaucoup l’hôpital… l’humour noir de ce toubib était exactement ce dont j’avais besoin pour accompagner mon parcours cancer et faire preuve d’auto-dérision pour courber l’échine et ramasser les coups…

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui inviterais-tu à ta table ?

 

Carole : des auteurs cultivés mais pas suffisants, pas méprisants, pas imbus de leur personne, avec lesquels on peut parler de tout et avec lesquels on rigole !

Michel de Decker évidemment s’il était encore là… à chaque fois que nous déjeunions ensemble c’était deux heures de fous rires.

Sandrine Destombes et Angélina Delcroix sont 2 auteurs dont j’apprécie beaucoup la compagnie.

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Carole : Une fleur, la lavande. Un animal, le chien. Un dessert, le fondant au chocolat.

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ?

 

Carole : Café et chocolat.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Carole : Merci !!!

 

 

JM : - Merci Carole DUPLESSY pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Carole qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir.

 

 

http://www.caroleduplessy-rousee.com/

https://www.facebook.com/Carole-Duplessy-Rous%C3%A9e-ses-romans-son-actualit%C3%A9-135821613198337/

 

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FICHE LECTEUR COMPULSIF : MARTINE MAGNIN

FICHE LECTEUR (JOUR 21)
 
« ES-TU UNE LECTRICE COMPULSIVE ? »
 
QUESTIONS pour Martine MAGNIN
 
 
JM : -A quel âge as-tu commencé à lire ?
 
Martine : 6 ans, mais comme je suis née dans une famille d'écrivains, c'est à dire dans une bibliothèque, c'est assez ormal
 
 
 
JM : - Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?
 
Martine : oui, mais pas n'importe quel livre, je choisis, je me délecte avant 
 
 
JM : - Où as-tu l'habitude d'acheter tes livres ?
 
Martine : partout > brocantes, bourses de livres, direct éditeur, direct auteur, lors de signatures et salons, librairies et par internet (amazon) , je précise que j'habite dans un petit village du Gard 7 mois sur 12
 
 
JM : - Quel format de lecture préfères-tu : numérique ou papier ?
 
Martine : que papier !!!!!
 
 
JM : - Est-ce que tu achètes des livres neufs ou d'occasion et pourquoi ?
 
Martine : plutôt d'occasion si je peux, par économie, mais propre et pas abîmés
  
 
JM : - A combien de livres s'élève ta PAL ?
 
Martine : 20/30 livres
 
 
JM : Peux-tu nous dire les titres des trois prochains livres que tu as hâte de lire ?
 
Martine : les 3 du haut de la PAL, Baîkonour d'Odile d'Outremont, pour en faire une chronique pour les 68, Soif d'Amélie Nothomb, Tom est mort de Marie Darrieussecq
 
 
JM : - Quels sont tes genres de lectures ?
 
Martine : tout sauf SF et romance, donc je tourne selon les moments, roman-fiction, récit-témoignage, essai philo ou socio, Histoire, biographie, nouvelles, polar et thriller, voyage… et même livre de grammaire
 
 
JM : - Est-ce que tu lis plusieurs romans en même temps ?
 
Martine : impossible, un à la fois
 
 
JM : - Combien lis-tu en moyenne d'ouvrages par mois ?
 
Martine : 8/10 , ça dépend des moments, en vacances ou en voyage, au moins 15
 
 
JM : - Est-ce qu'il t'arrive de lire le soir puis une grande partie de la nuit jusqu'à t'endormir au petit matin ?
 
 
Martine : rarement, mais ça m'est arrivé, surtout en vacances, je me sens libre de mes nuits
 
 
JM : - Qu'est-ce qui te décide à choisir un livre plutôt qu'un autre – la couverture ? le nom de l'auteur ? Le résumé ?
 
Martine : en vrac, les critiques ou chroniques, un auteur que j'aime, une couverture, un titre, un éditeur, un sujet 
 
 
JM : - Est-ce qu'il t'arrive de prêter tes livres ?
 
Martine : beaucoup, j'aime partager mes bons moments de lecture, ça commence par mon mari, puis j'ai un réseau de copines lectrices et ça me revient assez fidèlement
 
 
JM : - Si tu étais un livre, un personnage féminin, un personnage masculin : tu serais... ?
 
Martine : difficile - Le nom de la Rose, Cent ans de solitude, le cimetière des livres perdus, une grammaire, un dictionnaire, je ne sais pas, mais pas un héros
 
 
JM : - Penses-tu être une lectrice compulsive ?

 

 
Martine : oui, dans la mesure où je ne peux m'en passer, ni m'endormir, ni voyager, sans lire, que ma PAL me rassure et que j'ai besoin de l'odeur et du toucher des livres, du poids des livres, 
  
Voici les réponses données par Martine MAGNIN.
 
 
Les amis, Martine est-elle, à votre avis, une lectrice compulsive ?
 

 

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Bonjour aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant : "L'OR DE SALOME"

« L'OR DE SALOME »

Geneviève SENGER

Editions CALMANN-LEVY

Littérature Française

TERRITOIRES

13 NOVEMBRE 2019

400 pages

Présentation

 

Une Alsacienne à la conquête d’Hollywood.


Dans le Bas-Rhin, au début du XXe siècle.
Chez les Bach, on exploite le pétrole de père en fils. Alors, lorsque la belle Salomé fête ses quinze ans, il est naturel pour son père de lui faire épouser un foreur.


Pourtant, Salomé en aime un autre : Martin de Hauteville, un homme marié. Si chacun préserve les apparences, les amants ne peuvent étouffer leurs sentiments qui ne font que croître au fil des années.


Même la guerre, qu’ils traversent dans des camps opposés, ne  parvient pas à les séparer. Quand Martin, écœuré par la barbarie des combats, décide de partir tenter sa chance en Californie, il propose à Salomé de le rejoindre.

Mais sur le bateau qui l’emmène vers son amant, Salomé fait une rencontre décisive : celle d’un jeune coiffeur berlinois introduit dans le petit milieu du cinéma.

 

L'auteure

 

Geneviève SENGER est née à Mulhouse. Infirmière pendant dix ans, elle a ensuite embrassé une carrière littéraire. Elle puise son inspiration dans l'histoire tumultueuse de l'Alsace où elle vit et travaille comme journaliste. Geneviève Senger réside à Strasbourg.

 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions CALMANN-LEVY et en particulier Antoine de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, le roman de Geneviève SENGER : « L'Or de Salomé ». Je remercie également Geneviève pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

Etant une fan inconditionnelle de cette auteure dont j'ai lu tous les ouvrages, je me suis empressée de découvrir ce dernier roman ayant été interpellée de suite par la très jolie couverture et le résumé fort alléchant.

 

Geneviève SENGER nous emporte au début du XXème siècle, en Alsace, à l'époque Allemande, où nous faisons connaissance avec Salomé qui est issue d'un milieu prolétaire puisque son père exploite « l'or noir » de la région : le pétrole.

 

Nous la suivons pendant son adolescence et sa vie de femme et assistons à sa rencontre avec Martin de Hauteville, ingénieur du pétrole ainsi qu'à son mariage avec Oskar, prétendant choisi par son père..

 

L'auteure met en avant les difficultés que les Alsaciens ont rencontrées pour trouver leur place, certains ayant combattu avant la Première Guerre Mondiale pour la France et d'autres pour l'Allemagne.

Elle nous fait voyager, par ses si jolis mots, du Bas-Rhin à Hollywood et nous accompagnons Salomé sur le transatlantique où elle connaîtra Moshé, un jeune coiffeur qui jouera un grand rôle dans la réussite de sa vie.

 

J'ai beaucoup aimé ce très beau portrait de femme, extrêmement bien écrit et documenté tant sur le plan historique que régional, mêlant or noir du pétrole, paillettes du milieu du cinéma hollywoodien, amour, secrets et non-dits que j'ai lu pratiquement d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement et refermé à regret.

 

Un excellent moment de lecture.

 

 

 

 

 

 

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