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Résultat pour “Les berges du marais”

Bonsoir à tous voici l'interview que j'ai réalisée ce soir Mardi 24 juillet sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages d'Alysa MORGON que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Alysa a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Alysa répondra en différé en fonction de ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Alysa

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Alysa :

 

C’est avec grand plaisir que je vais répondre à vos questions, une super idée, Joëlle, et une belle façon de faire plus ample connaissance avec tout le monde, lecteurs, auteurs, et visiteurs.

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

 

 

Alysa :

 

Je suis née dans la campagne Provençale, entre Aix-en-Provence et Marignane, près du petit village de Calas, et plus exactement, dans un émetteur de radio ! Un grand émetteur, de ce qu’on appelait à l’époque (en 1945 ma date de naissance) la Radiodiffusion Française.

En effet, mon père était technicien radio, et nous étions 11 familles, à vivre dans cet émetteur, dans une propriété privée et fermée de plusieurs hectares.

La musique m’a donc bercée dès ma naissance. Aussi bien la musique dite de variété que la musique classique, puisque c’était les seules chaînes qui existaient.

L’émetteur était situé en pleine campagne, dans cette garrigue provençale qui m’est chère ; avec, comme frontière à ma vue, la Sainte Victoire, le Pilon du Roy et la chaîne de l’Etoile. Et au pied des forêts de pins, un lac : le lac du Réaltort. La Provence de Cézanne, de Pagnol, de Daudet, réunie. Et je reste persuadée que tout cela m’a beaucoup influencée.

Je suis restée dans ce lieu de rêve et privilégié (aujourd’hui ravagé par les routes et surtout la gare TGV d’Aix) jusqu’à l’âge de 20 ans.

Après quoi, en 1964, mon père ayant été muté, et ayant rejoint cette fois, le centre de télévision TDF (Télédiffusion de France) à Gap, je suis arrivée dans ce département des Hautes-Alpes que je connaissais bien, car j’y venais chaque année en vacances. Donc je n’arrivais pas en pays inconnu.

Voilà pour mon parcours personnel. Je n’évoquerai pas mes études, car elles ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable ! Et rien de bien original, pour en parler. Quant à ma profession de fonctionnaire, exercée durant une trentaine d’années, rien de particulier non plus.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans (la liste est longue je sais pour les avoir pratiquement tous lus (sauf un : “L'Epervière en Provence” !) et en particulier de vos derniers : “La dernière Transhumance”, “Le jardin des anges” et “Miroir en bois d'amandier” ?

 

Alysa :

 

Avant de vous les citer, je vous dirai, tout d’abord, que tous mes romans sont aujourd’hui publiés aux Éditions Lucien Souny. Et je rajouterai, car cela me semble important, que ce qui unit tous mes romans, c’est une région. La région PACA, qui fait leur décor. Ils se situent tous, soit en Provence, soit dans mes montagnes. Vu ce que je vous ai dit précédemment, cela peut se comprendre, et je me sens ainsi, un droit légitime pour en parler dans mes histoires.

Ensuite, ils sont, je crois, assez reconnaissables, car j’ai une écriture très particulière, étant donné que je suis, au départ, auteur compositeur. Alors j’aime bien mettre, non seulement de la poésie dans mes histoires, mais également, de la musique. Ainsi, mes phrases sont chantantes, rimées et rythmées. C’est peut-être ce qui me différencie vraiment, des autres auteurs de cette littérature dite de Terroir.

 

En ce qui concerne les romans qui se déroulent en Provence, voici leurs titres :

 

. « Un parfum de farigoulette », qui se passe au cœur du monde des santons, en 1953. Un roman pétillant, enthousiaste et amusant.

(sorti en broché, et en poche)

 

. « L’Epervière en Provence » : un roman pur Provence ! Où vous allez rire souvent, et où on retrouve vraiment la belle parole des anciens.

(publié également au Grand Livre du Mois).

 

. « Un miroir en bois d’amandier » : qui se déroule du côté de Grasse, autour de l’amandier, de l’olivier, du caroubier et sa fleur d’oranger. Et bien sûr, autour d’un miroir qui a beaucoup de choses à raconter à qui prend le temps de le regarder et de s’y regarder !

(publié également au Grand Livre du Mois)

 

. « Le jardin des anges » : Un roman très particulier, parce que tout d’abord, il se passe sur une île de Méditerranée (imaginaire) et surtout par son lieu, puisqu’il s’agit d’un couvent ! D’un couvent et ses femmes très déterminées et courageuses. Milieu du 19ème siècle, avec quelques méchants pirates qui vont arriver… Suspens !!!

 

. « Marie des garrigues » : un roman, cette fois, au cœur de la Haute-Provence. Un roman parfumé, autour de la fleur d’amandier, et de la lavande !

(publié également au Grand Livre du Mois)

 

 

En ce qui concerne les romans qui se déroulent dans les Hautes-Alpes :

 

. « Le hameau près du ciel » : un roman qui se déroule au pied des glaciers, avec tous les aléas de la haute montagne que sont les avalanches, les inondations, le manque de terre et de bois. Une famille courage, qui sait trouver le bonheur dans de toutes petites choses, ce que nous ne savons plus faire aujourd’hui, malheureusement !

(sorti en broché, mais épuisé. Sorti en poche, disponible)

 

. « La Combe Noire » : Durant la guerre de 14-18. Les femmes d’un village, pour pouvoir survivre, vont devoir abattre toute une forêt, contre l’avis de tous les vieux du village. Un pan d’Histoire d’un village haut-alpin.

(sorti en broché, mais épuisé. Sorti en poche, disponible)

 

. « Un bouquet de fiançailles » : Un roman, avec des traditions très particulières qui se font autour de la fleur de génépi que vont aller cueillir les jeunes gens du pays, au péril de leur vie !

 

. « La dernière transhumance » : Un roman qui se déroule un peu en Provence, un peu dans les Hautes-Alpes et en Amérique ! L’épopée de trois jeunes bergers qui vont quitter chacun leur village, pour aller ensemble garder d’immenses troupeaux dans la grande plaine de Californie et essayer ainsi d’y faire fortune. Un pan d’Histoire de la vallée du Champsaur, où 6000 Champsaurins ont traversé ce qu’on appelait à l’époque, « le tomple » : l’océan.

(publié également aux Editions La Loupe –gros caractères-).

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Alysa :

 

Fin du mois d’août, sortira mon dixième roman : « Les arbres ont aussi leur histoire ». Un roman très provençal, avec quelques accents italiens ! Et puis un arbre bien sûr, qui va mettre en émoi tout un village, le maire et le curé compris. Une histoire où l’humour, l’émotion, l’amitié, l’incrédulité aussi, et le surnaturel, vont faire bon ménage, et où vous pourrez peut-être, entendre les arbres chanter ! Comme quoi, il y a toujours un peu de musique dans mes livres. À croire que compositeur je resterai !!

Et puis, bien sûr, je suis en train de terminer un nouveau roman…

 

 

JM : - Avant de devenir écrivain, si ma mémoire est bonne, vous avez fait carrière dans la chanson.. Souhaitez-vous nous en parler ??

 

Alysa :

 

Volontiers, puisque, comme je viens de vous le dire, compositeur je resterai ! Car effectivement, j’ai fait, non pas carrière dans la chanson, mais un passage de quelques années. Je ne peux ni ne veux le renier, car ce fut tout de même, une expérience des plus enrichissante, et je dois mon écriture d’aujourd’hui, à ce penchant pour la musique. J’ai effectivement deux passions : celle de composer et celle d’écrire.

J’ai donc commencé par la musique, (c’était de 1967 à 1973) et j’ai eu la chance d’être chez Eddie Barclay et ensuite chez les disques Vogue. J’ai enregistré des 45 T, dont un, et la chanson « Retard », avait eu un petit succès. Mais le show-biz, ce n’était vraiment pas mon truc ! Alors j’ai arrêté.

Deux ans plus tard, mais hors circuit commercial cette fois, je créais le trio « Les Itinérants » et là, par contre, nous avons chanté durant presqu’une vingtaine d’années. Nous tournions surtout dans le Sud de la France. Nous ne chantions que mes chansons (et j’en ai écrit près de 400 !). Nous avons été choisis deux fois, sur le plan national, pour aller représenter la chanson poétique française, tout d’abord au Québec, avec deux tournées et ensuite en Louisiane avec également deux tournées et une participation, entre autre, au festival acadien de Lafayette. Des expériences fabuleuses ! Des rencontres aussi extraordinaires. Qui n’ont absolument rien à voir avec le show-biz bien sûr !! Mais je ne peux pas tout évoquer ici ! Mais je répondrai bien volontiers à toutes vos questions, les amis, si vous souhaitez m’en poser ! Vous comprenez mieux, maintenant, et surtout vous, qui avez déjà lu mes romans, pourquoi il y a toujours une mélodie qui court dans mes livres, de la première à la dernière page…

 

 

 

 

 

JM : Comment faites-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Alysa :

 

J’écris toujours sur des feuilles volantes. Des demi-pages. J’en ai toujours d’avance des petits paquets tenus par un élastique (vous savez tout, jusque dans le détail !!). Pas de cahier ni d’ordi. L’ordi, c’est plus tard, lorsque l’histoire est terminée. Là, je la mets sur l’ordi pour pouvoir y apporter les corrections directement. Mais souvent je fais des tirages, même pour les relectures. Surtout pour les relectures !

 

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos livres ?

 

Alysa :

 

Ohhh !!! Alors là, c’est une très très longue histoire ! Je ne sais pas si je peux tout vous raconter, mais je vais essayer d’aller à l’essentiel. Sinon vous couperez chère Joëlle !!

 

Lorsque, avec le groupe Les Itinérants nous avons décidé de nous arrêter de chanter, je me suis tournée bien sûr, vers la poésie. Cela me semblait couler de source ! J’ai eu quelques poèmes publiés, chez l’Éditeur Breton, Jean Grassin. Mais cela ne me satisfaisait pas vraiment. Alors, je suis passée à l’écriture de nouvelles. Un art que je ne connaissais pas du tout. Fallait oser !! Et puis un jour, j’ai entendu l’appel à la télé, d’un Éditeur de Forcalquier qui cherchait des auteurs. (et maintenant je réalise que j’étais vraiment « culotée » !) Sans hésiter, je lui ai envoyé la première nouvelle que j’avais écrite. Peu après, ce monsieur me répondait que j’avais le don des dialogues et que je devrais plutôt écrire des romans que des nouvelles. Ce que je fis illico. Pas contrariante ! J’étais jeune, pleine d’enthousiasme ! Le premier manuscrit écrit, je ne savais pas où l’envoyer. Je ne connaissais personne qui aurait pu me renseigner… Alors j’ai acheté un annuaire des Éditeurs (je ne suis pas sûre que cela existe encore !) et j’ai cherché mon bonheur. J’ai découvert ainsi qu’à Arles, il y avait la maison Actes Sud, et j’ai envoyé mon manuscrit, parce que je me disais qu’entre Provençaux, on pouvait se comprendre ! Naïve, je vous dis !! J’ai reçu ainsi, une lettre d’Hubert Nyssen, (quand même !) le directeur de la maison, me disant qu’avec l’écriture que j’avais, il était fort possible de réussir, mais que lui ne pouvez pas me publier car mon texte n’entrait pas dans sa ligne éditoriale. Je n’avais pas pensé à la ligne éditoriale ! Très important la ligne éditoriale ! Mais pour moi, c’était tout de même un bel encouragement. Alors, tant qu’à faire, j’ai frappé à la porte encore plus haut !! J’ai envoyé mon manuscrit, cette fois, carrément chez Grasset ! Aujourd’hui, tout cela me fait rire, devant tant d’innocence de ma part ! Ma jeunesse était peut-être mon excuse. Mais là encore, je n’ai pas reçu de lettre type, mais un petit mot, de la main même d’Yves Berger, le grand directeur littéraire de Grasset, l’auteur qu’on connaît, le décideur souvent du prix Goncourt !! Mais je n’étais pas pour autant impressionnée. J’étais avant tout rassurée et j’avais l’impression d’une reconnaissance d’auteur, même si ce monsieur ne me parlait pas de me publier. Et ainsi, durant une dizaine d’années (eh oui, dix ans… je n’ai jamais renoncé) et j’ai correspondu avec M. Berger. Et puis, un jour, il m’a téléphoné, et m’a demandé de venir le voir au salon de Toulon où il serait. Mais… malheureusement, il est décédé un mois avant le salon. Fin de notre longue histoire, et de nos nombreux échanges écrits… Pour moi, après cela, il était impossible de continuer, d’aller voir ailleurs, même d’écrire. J’étais vraiment bouleversée. Et quelques années ont encore passé… Patience et longueur de temps… Puis un jour, dans une librairie, j’ai vu une présentation de plusieurs livres des Éditions De Borée, que je ne connaissais pas. J’ai regardé les livres, j’ai lu des passages, (ce qui était une bonne idée !) et je me suis rendue compte que cela correspondait à ce que j’avais écrit. Que j’étais peut-être dans le bon créneau de la ligne éditoriale !! Encore la ligne éditoriale ! Très important la ligne éditoriale. (J’insiste, pour ceux qui souhaiteraient envoyer un manuscrit à une maison d’édition.) Donc, j’ai envoyé un nouveau manuscrit (entre temps j’en avais écrit quelques autres) à cette maison d’Édition qui m’a contacté dans le mois suivant, pour me dire qu’il publiait « Le hameau près du ciel » dans leur filiale, les Éditions l’Écir. Voilà ! c’était en 2007 et le pied était mis dans l’engrenage de l’édition. J’ai publié ensuite un deuxième livre chez L’Écir, (La Combe Noire) puis la filiale a fermé et j’ai contacté immédiatement les Éditions Lucien Souny où je suis encore aujourd’hui pour mon plus grand plaisir !

 

 

 

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous : le jour, la nuit et pendant combien

d'heures ?

 

Alysa :

 

Alors c’est assez variable. J’écris surtout le soir, dans mon lit, les premières moutures. Je jette des idées, où bien j’écris des passages. Puis dans la journée, parfois je continue… Je ne peux dire combien d’heures. Car il y a la première écriture, puis il y a la lecture ; il y a des arrêts, en panne d’idée pour continuer… Pour moi, rien n’est figé, ni institué. C’est suivant mon humeur ! Et puis, il se peut que dans la journée, n’importe quand, me vienne une idée, la suite d’un passage, que je note tout de suite sur n’importe quel bout de papier. Et que je n’utiliserai pas forcément. Pour moi, c’est très anarchique. Bien sûr, lorsque j’arrive au bout du roman, qu’il me faut le lire et le relire avant de l’envoyer à mon Éditrice, là, j’y passe des heures !! Ce que je suis en train de faire d’ailleurs, en ce moment !!

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Alysa :

 

Oui, beaucoup de salons du livre surtout. Cela a commencé dès début mai à Nyons, (en Drôme Provençale) avec une signature à la fameuse librairie Pinet ; puis au salon du livre de Nyons ; et encore au salon du livre à Banon avec la librairie Le Bleuet. J’ai eu une pause en Juin, ce qui m’a permis de partir une semaine en vacance, et cela reprend début juillet jusqu’à fin novembre. Mais pas toutes les dates sont encore fixées ni les salons assurés.

Pour l’instant, je peux vous dire que je serai :

. au salon du livre de Sablet dans le Vaucluse, le samedi 7 et dimanche 8 juillet. (Un des plus important salon de la région.)

. de nouveau à la Librairie Le Bleuet à Banon, pour le salon du livre de la Fête de la lavande, le dimanche 22 juillet.

. dimanche 5 août, au salon du livre « La ruche des mots » à Riez dans les Alpes de Haute-Provence.

. samedi 11 août, au centre culturel Leclerc de Valréas dans le Vaucluse pour une signature.

. Le 15 août, au salon du livre de Sault dans le Vaucluse.

Pour les suivants, je vous invite à venir voir dans mes pages où je les annoncerai.

 

 

JM : Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Alysa :

 

La critique est très importante. Qu’elle soit positive ou pas. C’est toujours constructif. J’aime les blogs littéraires pour cela. Les retours de lecture des lecteurs sont aussi importants. Sur les salons du livre et sur les réseaux sociaux, comme sur le site de mon Éditeur. Rien n’est jamais vraiment négatif, et même si cela est le cas, cela nous fait tout de même nous remettre en question, nous poser des questions, et certainement, quelque part, avancer.

Et je suis absolument persuadée, car je le constate tous les jours, que les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs livres. Il s’agit aujourd’hui, d’un outil essentiel. Même si l’Éditeur, le distributeur et le diffuseur, jouent aussi un rôle primordial de promotion, nous avons tous besoin, même les auteurs les plus connus, de ces vitrines ouvertes sur le monde. Car quel beau moyen pour moi, de pouvoir échanger avec des lecteurs de Belgique, de Suisse ou du Québec ! C’est formidable ! Même si cela me prend énormément de temps !

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Alysa :

 

Le premier est sans conteste, Saint Exupéry et son Petit Prince. Là, j’ai compris le pouvoir des mots, la poésie, et l’envie de lire et relire une histoire, même si je la connaissais par cœur.

Ensuite je dirai Daudet, parce qu’il m’a parlé de la Provence, comme j’avais envie de l’entendre.

Bien entendu aussi Pagnol, mais pour la belle parole qu’il savait donner à ses personnages, et parce que je retrouvais mon enfance dans « La gloire de mon père » et ses suites.

Et puis, celui qui m’a conforté dans mon écriture, Philippe Delerm. Que je lis régulièrement.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

 

Alysa :

 

Bien sûr, je lis, mais pas autant que je le voudrais, car il me faut écrire !! Je lis, bien entendu, beaucoup de livres de la littérature de Terroir, ne serait-ce que ceux de mes amis auteurs, et entre autre, ceux de ma marraine d’écriture, Françoise Bourdon. Mais j’aime beaucoup lire les livres de mon ami René Frégni. Même si je ne suis pas une fan des romans noirs ! Mais il a une écriture tellement magnifique que je passe outre mes réticences !

Mais je suis ouverte aussi, à ce qu’on appelle la littérature générale. C’est surtout le temps qui me manque ! Pas les titres à découvrir ! D’autant que dans vos diverses pages, vous nous proposez beaucoup de lectures intéressantes !

 

 

JM : - Quels sont vos endroits préférés, région de France, pays ?

 

Alysa :

 

Je ne vous dirai pas la Provence, car elle a vraiment trop changé !

J’avoue que je ne connais pas bien la France… Parce que j’ai beaucoup voyagé. Alors quel pays ? Il y en a beaucoup qui m’ont marqué. La Bolivie, l’Argentine, le Chili, l’Equateur… mais aussi le Canada de l’Ouest, Vancouver ! le Québec… Mais encore la Namibie, l’Afrique du Sud, le Groenland, l’Islande, le Spitzberg… Mais j’adore aussi mes montagnes, et mon grand plaisir est de randonner dans certains endroits encore protégés de mon département (comme la vallée du Valgaudemard par exemple) où la nature est encore sauvage. J’ai la chance d’habiter une région magnifique en toutes saisons. Alors parfois, je n’ai pas besoin d’aller bien loin. Juste derrière chez moi il y a la forêt…

 

 

 

 

JM : - Etes-vous thé ou café ? Chien ou chat ?

 

Alysa :

 

Alors je ne suis ni thé ni café ! Je serais plutôt tisane, mais surtout, je suis chocolatttt !!!! NOIR ! C’est ma drogue… Mais chut !!!

Je suis chat, parce que j’ai un très gentil Figaro, tout noir qui me tient bien compagnie lorsque je suis sur mon ordi ! Mais je suis aussi chien, même si je n’en ai pas. En fait, je crois que je suis surtout : animaux !!

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Alysa :

 

Je crois qu’il serait mal venu de ma part d’en rajouter ! J’ai été vraiment très bavarde, et puis vos questions étaient très pertinentes, donc je crois que tout a été évoqué. Et s’il en manque, les amis, eh bien demandez-moi !!

 

Merci beaucoup Joëlle, pour cet échange, pour ce moment de partage que vous me permettez d’avoir avec tous les amis de votre blog et de vos pages Facebook. Un très beau lien entre lecteurs et auteurs qui ont la même passion !!! Merci aussi, à tous ceux qui liront ces lignes et à bientôt à chacun d’entre vous. Mille bisous à vous partager.

 

 

JM : - Merci Alysa MORGON pour ce très agréable moment passé en votre compagnie. Je voudrais, si vous le permettez, vous remercier également de m'avoir encouragée et aidée à poursuivre mon activité de chroniqueuse littéraire en me donnant confiance et en m'incitant à créer un blog, ce que je ne me sentais pas capable du tout il y a un an et demi... C'est donc grâce à vous, Alysa, que j'ai aussi créé ce groupe. Je remercie également l'éditrice des Editions Lucien Souny de m'avoir confié mes premiers « services de presse ».

 

Alysa : Cela m'a paru tellement évident, tout de suite, chère Joelle, de vous encourager à créer un blog de chroniques littéraires. Et la preuve de cette évidence vous est donnée aujourd'hui, par le nombre d'auteurs, et de lecteurs qui vous ont rejoint aussi dans vos pages FB. Par le nombre d'auteurs qui demandent de participer à une interview avec vous ! On a, en fait, que le succès que l'on mérite, et celui que vous avez aujourd'hui, n'est que le reflet de votre opiniatreté, de votre travail, et du regard attentif et professionnel que vous savez porter chaque fois sur les textes que vous lisez. Sans oublier, bien éviemment, votre gentillesse, et votre disponibilité. Alors pour tout cela aussi, c'est moi qui vous dois et vous dis un grand merci Joelle.


 

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Alysa qui vous répondra avec plaisir, selon ses disponibilités.

 

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Déchéance auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEUR

Déchéance auteur
Vendredi 13 décembre 2019 à 18 h

(différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

-Déchéance Auteur a gentiment accepté de se soumettre, ce soir à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions en direct à Déchéance qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Déchéance

 

Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur mon gril” ?

 

Déchéance Auteur : Hé ! Hé ! Je vais très bien merci. Et toi, es-tu prête à passer un moment avec moi un vendredi 13 ?

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Déchéance Auteur : LOL. Je suis un affreux psychopathe qui écris des trucs atroces ! Non je rigole. Comme je le dis dans ma bio je suis un ancien cadre dans la finance reconverti dans l'agriculture bio après un burn out et deux ans a ne pas pouvoir lever mon cul de mon canapé. J'assume sans complexes une assez piètre opinion de la nature humaine et pas mal de choses à exorciser. Sinon j'ai une femme (méritante), trois filles, deux chiens, trois chats et cinq chevaux (un pour moi, un pour ma femme et un pour chacune des trois princesses).

 

JM : Petite question indiscrète peut-être : “Déchéance” est un pseudo de plume. Quel est ton nom ?

 

Déchéance Auteur : Déduction logique. C'est vrai que Déchéance est un prénom qui ne se donne pas beaucoup et que l'officier d'état civil aurait sûrement fait des histoires si mes parents avaient vraiment voulu m'appeler comme ça ! Pour mon vrai nom je vais sortir mon jocker. Il n'y a que deux personnes à part ma femme et mes filles qui connaissent mon bouquin et savent que je suis Déchéance et je leur ai fait promettre de garder le secret. Pour de bonnes et de mauvaises raisons il en restera ainsi jusqu'à ce qu'un jour, peut-être je décide du contraire si éventuellement je continue à écrire. Et je dois dire que cet anonymat m'amuse beaucoup et me donne une certaine liberté que je pourrais peut-être moins avoir si j'écrivais sous mon vrai nom.

Et chère amie, je suis sûr qu'une question te brûle les lèvres : pourquoi ce pseudonyme ? Eh oui pourquoi ? Parce que ça claque d'enfer ! Et comme je l'ai dit plus haut j'ai dans ma vie personnelle eu une vie d'avant, un gros TILT et j'ai une vie de maintenant. Où est la déchéance là dedans ? Chacun se fera son opinion, la mienne est faite. Eh puis la déchéance, dans mes histoires c'est le point de départ de tout.

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton roman ?

 

Déchéance Auteur : Comment mieux en parler que ceux qui l'ont lu? Pour l'instant quatre personnes l'ont chroniqué et elles ont été plutôt enthousiastes. Toutes sont tombées d'accord pour dire qu'il s'agissait d'un bouquin exta gore et assez dérangeant, mais que ce n'était pas du trash pour le trash. Geneviève Montenon y a vu de la subtilité (la flatteuse), Eric le Parc une spiritualité qu'il a qualifié de très moderne (le fayot). En gros c'est l'histoire de Stan, un psychopathe dont on m'a demandé si il s'agissait de Satan mais que je définirais plutôt métaphoriquement comme l'esprit du monde avec toutes ses promesses trompeuses qui nous conduisent à notre déchéance librement acceptée. Stan organise une “Death Party” avec des convives triés sur le volet. L'idée c'est que toutes les heures, l'un des participants est tiré au sort pour vivre une folle dernière heure qui, contre toute attente, se termine après la mort, dans une autre dimention où son âme est supposée être dévorée par ce même Stan et plusieurs de ses accolytes.

 

JM : - Pourquoi as-tu choisi d'écrire un “thriller gore” ?

 

Déchéance Auteur : Je n'ai pas vraiment “choisi”. J'avais et j'ai toujours des tas de trucs à exorciser et c'est venu comme ça. En fait à la base je n'avais pas vraiment prévu d'en faire un livre. C'était une idée comme ça que j'ai couchée sur le papier un soir de déprime, puis l'idée s'est développée peu à peu et elle a fini par devenir ce petit bouquin auquel je n'ai jamais vraiment cru avant que mon ami Eric Le Parc (qui est un pote dans la vraie vie) ne me l'arrache pratiquement sous la torture LOL et ne me convainque d'en faire quelque chose.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Déchéance Auteur : Pas de gros dossier littéraire pour le moment. Je m'étais promis suite à la publication du premier, d'écrire un autre “Death Party” avant la fin de l'année mais pour l'instant l'inspiration ne vient pas. Si. Je participe depuis deux sessions avec un goût immodéré au superbe “petit jeu d'écriture” organisé sur sa page par Sophie Lescuyer et son fameux “boudoir”. Et je recommande vivement ce qui me liront d'y participer ou de venir lire les textes. On peut y découvrir ou y redécouvrir la plume de ses amis auteurs et d'autres personnes. L'ambiance est excellente et la qualité des participations, souvent bluffante. Et en plus il y a à chaque fois un bouquin à gagner. C'est moi qui ai proposé le dernier sujet, directement inspiré par Eric Le Parc et certaines de ses excentricités vestimentaires LOL. Mais le garçon a totalement assumé et s'est même offert le luxe de se moquer de mon look et de ma bagnole. Stan, le personnage principal de Death Party est intervenu dans mes deux participations qui n'y ont pour l'instant pas soulevé l'enthousiasme. L'ambiance n'y est pas au trash. Mais je pense que mon bouquin suivant partira de ces textes.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Déchéance Auteur : Non ! Pour l'instant j'écris incognito donc pas de dédicaces ni de rencontre avec mes légions de fans surexcités. Pas pour l'instant en tout cas.

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Déchéance Auteur : En fait j'aurais facilement tendance à m'en fouttre. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce bouquin plaise et qu'il ait plu à ses quelques chromiqueurs m'a surpris et flatté. Mais ce n'est à aucun point de vue un bouquin tous publics. Il est susceptible de déplaire et de susciter l'incompréhension. Par contre je ne sais pas si les blogs aident ou non à la diffusion des livres. Je suppose que oui mais je n'ai que peu d'expérience en la matière!

 

JM : - Ecrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Déchéance Auteur : C'est un petit truc que je fais comme ça. Un exutoire et une thérapie peut-être surtoût. Non, certainement pas un métier, pas pour moi en tout cas, ou alors pas pour le moment. D'ailleurs “Death Party” est au prix minimum autorisé par Amazon et je ne gagne donc rien sur les ventes.

 

JM : - Quand écris-tu (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Déchéance Auteur : En général le soir jusqu'à ce que l'inspiration me quitte ou que la fatigue ne vienne à bout de ma motivation.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Déchéance Auteur : Non et je n'ai toujours pas cette ambition. Ecrire est pour moi plus un petit plaisir et une thérapie mais ça me viendra peut-être un jour qui sait?

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire éditer ton livre et qui a réalisé la couverture de ton ouvrage ?

 

Déchéance Auteur : C'est là qu'intervient le compère Eric Le Parc. Je savais qu'il écrivait des livres et je lui ai avoué lors d'une soirée de dégusation de rhum organisée chez lui que j'avais écrit un bouquin. Il a alors insisté pour le lire, et ensuite pour que je le mette sur Amazon. J'ai alors beaucoup profité de son expérience en la matière pour calibrer mon texte comme il fallait et le mettre en ligne. C'est également lui qui a réalisé la couverture.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Déchéance Auteur : Aucun en particulier. Ecrire m'est venu comme ça sans réelle préméditation ni sans qu'un auteur ou un autre me donne spécialement envie de le faire.

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Déchéance Auteur : Je lis environ un livre par semaine et au risque de surprendre, peu de livres du style de “Death Party”. Il y a bien sûr les King et les Lovecraft dont j'apprécie beaucoup l'univers mais à part ça beaucoup de livres philosophiques et religieux, des fictions de toutes sortes, policier, aventure SF etc. Jusqu'à il y a peu je ne lisais pas d'autoédités mais je m'y suis mis avec de très belles découvertes à la clé!

 

JM : - En dehors de l'écriture as-tu d'autres passions ?

 

Déchéance Auteur : Ma famille, le cheval, la lecture.

 

JM : - Quel est ton rêve le plus fou ?

 

Déchéance Auteur : Des rêves “fous” j'en ai réalisé des tas dans ma vie d'avant. Aujourd'hui je rêve que mes filles deviennent des personnes comme il faut et vivent avec des personnes comme il faut. La présentation au paternel a été une rude épreuve pour les petits copains respectifs mais les princesses les avaient bien brieffés et ils se sont tous mis direct à me parler canasson et m'ont présenté toutes les “garanties” voulues LOL alors j'ai pas lâché les chiens ni sorti le fusil et le gros sel.

 

JM : - Si tu écrivais tes mémoires quel en serait le titre ?

 

Déchéance Auteur : J'avoue ne pas avoir ce genre de projet ni d'idée de titre pour un tel ouvrage.

 

JM : - Peux-tu nous donner une de tes qualités ? Un défaut ?

 

Déchéance Auteur : Je suis assez jusquauboutiste ce que je considère comme une qualité mais qui peut aussi être un gros défaut.

 

JM : - Quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

Déchéance Auteur : je suis un grand fan de métal et j'écris bien sûr en musique !

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Déchéance Auteur : Comme dit plus haut j'ai deux bergers allemands, trois chats et cinq chevaux.

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Fruit ou gâteau ?

 

Déchéance Auteur : Je bois et je mange de tout ou presque LOL, mais surtout du café et des gateaux même si je n'ai rien contre le thé et les fruits.

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Déchéance Auteur : Un grand merci à toi pour cette sympathique discussion.

 

JM : - Merci Déchéance Auteur pour ce moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Déchéance Auteur.

 

 

 

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Je partage l'interview que j'ai réalisée hier soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Christian GUILLERME

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre ami Christian GUILLERME a gentiment accepté, récemment, de répondre à mes questions.

 


Je partage donc avec vous l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Christian qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Christian

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Christian : Bonsoir Joëlle. La forme, je suis prêt avec grand plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Christian : Je suis né à Clichy La Garenne, dans le 92, il y a de cela de nombreuses années. J'ai longtemps été musicien dans des groupes de rock et de métal de la scéne parisienne. Je suis actuellement Designer fonctionnel et exepert en solutions dans le domaine du digital au sein d'une très grosse société d'assurances à La Défense.

 

 

JM : - Je crois savoir que tu as été musicien.. peux-tu nous parler un peu de cette passion pour la musique ?

 

Christian : Oui, la musique est LA grande passion de ma vie « artistique ». Comme je le disais, j'ai été pendant très longtemps musicien (bassiste précisément) dans des groupes de la scène hard-rock sur Paris. Puis une courte expérience de musicien de studio. La musique a été importante dans ma vie durant de très nombreuses années. Et puis, faute de temps, et la vie aidant, je suis passé à autre chose. Je ne joues plus que pour le plaisir

 

 

JM : - L'écriture est-ce une passion ou un métier pour toi ?

 

Christian : Pour le moment, une passion, je n'en vis pas, mais avec un peu de chance, je ne désespère pas d'en faire un jour un métier...que je pratiquerai avec passion !

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Christian : Mon premier, La corde de Mi, est un thriller qui se passe, comme son nom le suggère, dans le milieu musical. Plus précisément dans le monde de la musique Rock semi-pro. L'histoire d'un groupe comme il en existe des milliers et qui voit son destin basculer à partir du moment où un personnage extrêmement dérangeant vient passer une audition. A partir de là va se mettre en place un engrenage fatal qui finira dans une explosion de violence.

Pour le second, le monde est totalement différent. Il se situe dans l'univers de l'urbex (exploration urbaine). Des jeunes gens, férus de ce sport, vont devoir passer une nuit dans un sanatorium désaffecté afin de remporter une belle somme d'argent. Malheureusement pour eux, ils vont vite se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans ce lieu réputé hanté. Là aussi, le final sera « sauvage »

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de nouvelles fantastiques avec Nelly TOPSCHER et Emmanuel STARCK et un thriller fantastique. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

Christian : Disons plutôt qu'il s'agissait d'un recueil où j'ai eu l'occasion après remaniement, d'y intégrer des nouvelles écrites spécialement à l'époque pour une plate forme spécialisée dans les histoires courtes, Short Editions.

Pour ce qui concerne le thriller fantastique, là aussi, il s'agit plutôt d'une longue nouvelle qu'un roman. C'était pour participer à un concours sur le thème du fantastique effectivement, « Et si vous trouviez un très vieux manuscrit » ?

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Christian: Tout à fait classiquement. J'ai envoyé mes manuscrits à différentes maisons d'édition ayant une ligne éditoriale spécialisée dans la littérature noire.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Christian : J'ai écrit quelque chose de totalement différent, vraiment, pour un concours organisé cet été. Mon roman n'a pas été retenu parmi les finalistes, mais le manuscrit sera envoyé dans les maisons spécialisées en littérature blanche...ça donne déjà une indication sur le type de roman non ?

Et je suis actuellement sur l'écriture de mon 3ème thriller.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Christian : Pour ce qui concerne les protagonistes de mes romans, il s'agit presque toujours de gens que j'ai eu l'occasion de côtoyer de près ou de loin. Bien évidement j'extrapole énormément, mais la base est toujours réelle.

Pour un roman, je mets environ une année entre l'écriture, béta lectures et corrections.

Mon record a été de 2 mois, tout compris, pour mon roman de littérature blanche, évoqué plus haut.

 

 

JM : - Comment écris-tu (cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?

 

 

Christian : Je prends énormément de notes pendant les recherches que j'effectue une fois le thème de l'histoire bien défini. Puis j'attaque direct sur l'ordinateur. Un tapuscrit tout ce qu'il y a de plus « classique ».

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Christian : A l'heure où je réponds à ton interview, il y a 2 séances de prévues en janvier. Le 22 au Hellfest Corner sur Paris et le 25, au Cultura La Défense. En Mars, le Salon du Livre de Paris où j'aurai un stand avec une autre auteure. Puis ensuite les salons s'enchaîneront ; avec notamment ma participation au salon Polar et Méditerranée, à Port-Barcares en juin ou encore le salon Sang Pour Sang à Longperrier en septembre en passant par le salon Sang et Encre de Nogent le Rotrou fin mai. Et pas mal de séances de dédicaces qui restent à confirmer.

 

 

 

 

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, ami, bêta-lecteur) ?

 

Christian : A mes fidèles Bêta-lectrices qui se reconnaîtront. C'ets une étape extrêmement important et à ne surtout pas négliger.

 

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Christian : Une sensation de vide. Passer à autre chose me demande du temps. Avant de ré-attaquer de nouveau l'écriture d'un nouveau roman, je maisse passer quelques semaines de procrastination et je n'écris que des nouvelles. Histoire de vraiment me vider l'esprit.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Christian : Oui, les réseaux sociaux sont indissociables de la promotion d'un roman, tu ne peux absolument pas passer à côté. Et comme tout le monde, je suis sensible à la critique. Si celle-ci est fondée et étayée, elle est toujours à prendre en compte. Cela veut dire que au moins pour ce lecteur, tu n'as pas atteint ton objectif, et c'est important de savoir pourquoi.

 

JM : - Quel est ton meilleur souvenir d'auteur ?

 

Christian : Avoir eu la chance d'avoir une page complète dans un magazine à diffusion nationale, Metallian. Un magazine spécialisé dans le metal et tiré à plusieurs dizaines d'exemplaires. Mais également tous les salons (Pusignan, Figeac, Mons en Belgique et d'autres...) où j'ai eu la chance de croiser des lecteurs et lectrices. Ce sont les moments que je préfère.

 

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Christian : Pouvoir vivre de mes écrits. Un peu comme le rêve que font tous les auteurs ou presque.

 

 

 

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

 

Christian : Il y en a beaucoup, mais je citerai pêle-mêle Jules Verne, Stephen King, Maxime Chattam, Dennis Lehanne, Franck Thilliez...

 

JM : - As-tu un film ou une série culte ?

 

Christian : Les tontons flingueurs, pour les dialogues de Jacques Audiard, impérissables, ou encore Le père Noël est une ordure, toujours pour la même raison. Les dialogues et scènes cultes sont légion dans ses deux films.

 

 

 

JM : - Quel ouvrage, lu dans ton enfance, t'a particulièrement marqué et pourquoi ?

 

Christian : Le vieil homme et la mer, de E. Hemingway. Il y a tout dans ce roman, il est sublime. Une véritable leçon d'humilité. Dans un autre genre, 20,000 Lieux sous les mers de Jules Vernes, ou encore La peste, d'Albert Camus.

 

 

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?

 

Christian : Je lis pas mal oui, mais moins qu'avant que je ne devienne auteur. Mes genres de prédilection sont le thriller et le fantastique, mais il m'arrive de lire d'autres genres. L'essentiel est que l'histoire soit bonne et que ça correponde à mon envie du moment.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Christian : Café, j'ai horreur du thé et des infusions en général. Les deux parfums me vont, mais peut-être plus vanille. Je répondrais instinctivement la mer, mais j'avoue que la montagne en été, c'est vraiment sympa aussi.

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Christian : « Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent. Ceux qui parlent, parlent, et ceux qui agissent font parler d'eux».

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Christian : Une liseuse bourrée à craquer de livres.

 

JM : - Peux-tu nous donner une des tes qualités ? Un de tes défauts ?

 

Christian : Une de mes qualités ? L'écoute. Un de mes défauts ? L'impatience.

 

 

JM : - As-tu des animaux ?

 

Christian : Non, ils seraient malheureux seuls à la maison la plupart du temps. Lorsque j'étais jeune, j'ai toujours été entouré de chiens (des bergers Allemands principalement), chez mes parents. Je n'ai jamais eu d'animaux domestiques depuis que je suis en âge d'avoir mon chez-moi.

 

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Christian : Oui, simplement dire un grand merci à tous ceux qui me lisent et y prennent du plaisir, c'est le plus belle des récompenses. Sans lecteurs, un auteur n'est rien, peu importe la qualité de ses écrits.

 

 

JM : - Merci Christian pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Christian : Je t'en prie, cela a été un réel plaisir.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Christian qui se fera un plaisir de vous répondre plus tard sous ce post.

 

 

 

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INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC MICHELLE MAZOUE SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEURE

Michelle MAZOUE

 

 

 

JM : - Bonjour à tous

 

Notre amie Michelle MAZOUE a récemment accepté   de répondre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Michelle répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Michelle

 

Comment vas-tu ?? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Michelle : Bonsoir Joëlle, avant toute chose je tiens à vous remercier, toi et le groupe pour l’accueil chaleureux et la bienveillance qui règne dans cette communauté de passionnés des mots. Même si je ne suis pas habituée à l’exercice, je me prête bien volontiers à ce petit interrogatoire.

 

 

 

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Michelle : Pour l’état civil je suis une vendéenne depuis plusieurs décennies ! Mariée, maman de deux grands fils et de deux petits enfants (qui ne sont plus si petits…) D’une génération, où trouver un emploi n’était pas le parcours du combattant, j’ai pu évoluer dans le milieu de la finance qui m’a offert une belle possibilité de formation en interne. Depuis que je sais lire (avant le CP !) j’ai dévoré tout ce que je pouvais. Ce qui a fait de moi une lectrice aux goûts très éclectiques. J’ai toujours pris la plume, pour le plaisir, sans chercher réellement à sortir mes « créations » de l’ombre. Le temps (enfin !) devenu libre, j’ai pensé que le moment était peut-être venu !

 

 

 

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Michelle : Mes romans, c’est un bien grand mot. Au début des années 2000 j’en ai écrit 2 : Une élite sur commande et Au-delà des siècles parus chez Édilivre, des romans policiers. Mon ambition à l’époque était de me prouver que j’étais capable d’écrire un livre qui soit publiable, pour en faire des cadeaux de Noël à ma famille et à mes proches, j’étais loin d’une publication nationale !

Depuis que j’ai du temps libre, je m’y suis mise plus sérieusement avec un vrai travail d’écriture qui a donné « Le Secret des Jeanne », roman sur lequel je me suis investie dans le but affirmé de le proposer à l’édition. C’est un roman sentimental, avec des personnages féminins forts en butte aux jalousies et malveillances… je n’en dis pas plus. City-Editions dans sa collection Terre d’Histoires m’a fait le grand plaisir de le retenir dans son catalogue. Il est sorti le 24 mars 2021. Ce qui fait de moi une jeune auteure (pied de nez à l’état civil !).

 

 

 

 

 

JM : - Où peut-on trouver tes livres ?

 

Michelle : Pour Le Secret des Jeanne dans toutes les librairies et les plateformes, pour les deux autres sur les plateformes. Ils sont en version brochée et ebook

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Michelle : Les temps de l’édition entre l’envoi d’un manuscrit et sa sortie en librairie sont si longs (2 ans pour le Secret des Jeanne) que la réponse est oui. Deux ouvrages sont terminés. Le premier, met en scène une jeune femme qui subit des violences conjugales, je l’ai commencé fin 2019, année où les cas de féminicides ont explosés en France, mon but était de rendre hommage à ces femmes anonymes souvent ignorées. Covid s’est invité malgré moi dans l’histoire,  il est en attente de validation… Pour le second après avoir traité des violences faites aux femmes, je me suis interrogée sur la condition masculine, celle de la génération de ces hommes jeunes dont le destin a été brisé par la première guerre mondiale, et j’ai voulu aussi leur rendre hommage, ils n’avaient rien demandé… donc un roman historique. Le troisième est en fin de rédaction, historique également, mes héros vivent à la fin du règne de Louis XV. (C’est un peu mon chouchou…)

J’en profite, puis-je me permettre de faire une sollicitation dans le cadre de cet interview ? : Je n’ai pas de bêta-lecteur… mes « Jeanne » n’ont pas eu de relectures, ni de conseils extérieurs, elles s’en sont bien sorties, mais c’est un manque… Aussi… bêta-lecteurs, bêta-lectrices vous êtes les bienvenus…

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Michelle : C’est la bonne question… Si j’avais la réponse… Tout commence par l’envie de traiter un sujet, par exemple (pour les Jeanne) j’ai eu le désir (ou le besoin) de parler de la médisance bête et gratuite, de la jalousie et du rejet de ceux qui n’entrent pas dans le cadre des bien-pensants. Après il faut donner vie aux personnages, construire le décor, mettre en scène , je pratique le « laisser venir »… J’ai quand même un  « truc » à moi… Sans être une grande sportive, j’adore courir, mon lieu de vie entre plage, forêt et marais est le lieu idéal. Je cours seule, une heure ou deux selon le temps ou la forme, les écouteurs ne font pas partis de ma culture… et là ? et bien les idées viennent toutes seules. Ce n’est pas glorieux, mais c’est ainsi, inutile de chercher à comprendre, d’autres s’y retrouveront certainement.

 

 

JM : Ton dernier ouvrage est un roman “historique”. Pourquoi ce choix ?

 

 

Michelle : Pour celui-ci, ce n’était pas vraiment un choix. Je le situe entre roman historique et de terroir, j’en ai profité pour mettre en avant des lieux que je connais bien et j’ai pris du plaisir à faire des recherches pour faire revivre ces lieux, avec leurs coutumes et histoires oubliées. Je dois dire que la rédaction de ce style de roman me plaît bien, et en analysant mes lectures il est vrai que je suis souvent attirée par les romans plus ou moins historiques.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler en quelques phrases de ton dernier livre ?

 

Michelle : En quelques mots : à sa naissance dans un milieu frustre de « producteurs de patates » ma première Jeanne n’est pas la bienvenue. Sa mère est décédée en la mettant au monde, un garçon était attendu… rejetée, maltraitée par ses grands-parents et son père, connus pour leurs tendances alcooliques, elle grandit et finit par faire sa place en dépit (ou grâce ?) aux violences qu’elle subit. Dans une famille en butte aux malveillances et commérages, Jeanne a le tort d’être belle et fière, elle se protège derrière une armure d’indifférence. Plus tard une rencontre fragilisera ses défenses et fera basculer sa vie et celle de sa descendance. Des interdits sont franchis, un scandale éclate avec ses secrets qui une génération plus tard feront exploser une famille….

 

 

 

 

JM : - L'écriture de romans historiques nécessite de nombreuses recherches. Comment as-tu procédé pour ce faire ?

 

Michelle : Tu as raison, les problématiques d’un roman historique sont, entre autres, les recherches et la crédibilité. Pour les Jeanne, l’histoire n’était pas très loin dans ma mémoire, j’ai complété avec des recherches sur le Net. Pour les suivants dont je parle ci-dessus, je me suis aussi aidée avec Internet et quelques ouvrages de référence. Notre époque nous donne la chance de pouvoir accéder à l’information, confortablement installés à la maison !!! Hommage à nos ainés avec leurs manuscrits bien nommés.

 

 

JM : Comment écris-tu ? (sur des carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Michelle : Pour écrire j’ai plusieurs cahiers sur lesquels je prends des notes principalement pour mes recherches, et la biographie de mes personnages (parfois je m’y perds !) Sinon j’écris directement sur l’ordinateur (tellement pratique !) En fait je n’ai pas de méthode type, c’est au feeling, j’ai peur de museler mon imagination en me fixant des règles.

 

 

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Michelle : J’essaie de m’y mettre chaque jour, ce qui n’est pas trop difficile, n’ayant pas de contraintes de travail ni d’enfants. C’est selon la météo, souvent en fin de journée. Je n’ai pas forcément besoin de m’isoler, quand j’écris je suis totalement déconnectée de mon environnement. Souvent ce sont mes personnages qui me bousculent, ils réclament, ils ont des choses à dire et je leur obéi.

 

 

 

JM : Lorsque la situation sanitaire le permettra, envisages-tu de participer à des séances de dédicaces, de rencontrer tes lecteurs et lectrices ? et où ?

 

Michelle : Pour les dédicaces, depuis que les librairies font partie des commerces vendant des produits dits de première nécessité, dans mon département la majorité d’entre elles acceptent sans difficultés les dédicaces. J’en ai fait 2 en Avril, 2 autres sont programmées en Mai, d’autres en Juin et plusieurs sur la côte pour la saison estivale, soit en librairie ou dans l’espace culturel de grandes surfaces. Les séances se passent très bien, tant avec les libraires qu’avec leurs clients, les règles de distanciation sont respectées. C’est important de rencontrer des lecteurs, même s’ils ne sont pas en « mode achat », car un livre pèse aussi sur un budget, les échanges sont chaleureux et donnent confiance.

 

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Michelle : Oh oui ! je suis sensible à la critique littéraire ! Elle est indispensable pour donner vie à un roman et le porter à la connaissance des lecteurs, et aussi pour aider l’auteur à améliorer ses écrits. Je découvre le monde des blogs et des réseaux sociaux et je suis fascinée par cette vaste communauté, la qualité des échanges et le respect de ses membres entre eux, amoureux des lettres. J’y navigue avec maladresse et sans doute lourdeur ! mais je suis convaincue qu’ils sont indispensables pour promouvoir les écrits.

 

 

 

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Michelle : Parlons surtout du Secret des Jeanne, je l’ai adressé à une première maison (que je ne nommerai pas), qui me l’a retourné avec des critiques dont je ne saisissais pas le sens. N’ayant pas de bêta-lecteur, j’ai retravaillé mon texte pour le renvoyer à d’autres maisons. Les mois sont passés avec des refus polis et formatés, quand un message très courtois de City est tombé : «votre roman a des qualités, mais en l’état nous ne le publierons pas, si vous voulez retravailler tels et tels points, nous serions heureux de vous offrir une seconde lecture » Tu penses bien que j’étais déjà en mode YOUPI. J’ai retravaillé mon roman pour le retourner en

septembre ou octobre 2019. De longs mois s’écoulent… un deuxième éditeur se manifeste et City prévenu, réagit aussitôt pour aboutir à une offre de contrat dans les premiers jours du confinement de mars 2020. La suite tu la connais, mais la pandémie, comme pour beaucoup d’auteurs a ralenti le processus d’édition.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Michelle : Disons que l’envie d’écrire est inscrite en moi depuis la nuit des temps ! J’ai d’ailleurs une anecdote : lors de mes années de primaire et de collège, je faisais un rêve récurrent : je lisais un livre dont toutes les pages étaient blanches, elles s’animaient et se remplissaient au fur et à mesure que je les tournais ! ma première expérience d’écriture ? Je pourrais citer de nombreux auteurs classiques ou contemporains qui m’ont accompagnée, ou nommer quelques célébrités, je ne me suis jamais posée la question de savoir si l’un ou plusieurs m’ont donné l’envie d’écrire car cette envie a toujours été présente. Mon premier grand souvenir de lecture doit remonter à mes 9 ou 10 ans : je suis tombée amoureuse de Mowgli avec le Livre de la Jungle de Kipling !

 

.

 

 

 

 

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

 

Michelle : Je lis énormément, plusieurs livres par mois. Tous les genres, c’est par période en fonction de mon état d’esprit, de mes joies de mes peines. Actuellement je suis dans la romance et l’historique, ça colle avec mes écrits, mais je fréquente aussi les thriller, je viens de terminer le dernier Bernard Minier « La Chasse ». Juste avant j’ai dévoré « La femme au manteau violet » de Clarisse Sabard et « Le village des secrets » de Sylvie Lassalle, sans oublier le dernier Schmitt « Paradis Perdus ». Je crois que ce soir je vais commencer « Les sept sœurs » de Lucinda Riley. J’ai des auteurs dont je lis tous les ouvrages, comme Ken Follet, José Rodrigues Dos Santos (un nouveau vient de sortir), Kate Mosse. Même si les styles sont variés, je suis toujours un peu dans l’historique, et avec le temps je me suis éloignée des classiques.

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Michelle : Avec la lecture elles sont assez simples. J’aime les longues ballades dans la nature, vivant en bord de mer c’est la plage, la forêt, aussi la rando en montagne et enfin le Jogging solitaire en forêt. Avec mon

époux nous voyageons aussi beaucoup (enfin c’était dans la vie d’avant !)

Amoureuse du Sahara, j’y ai passé de longs mois l’hiver où mes errances m’ont confrontée aux traces du passé préhistorique, riche dans cette région, mais c’est un peu mon jardin secret…. (dans le Secret des Jeanne, j’y fais un petit clin d’œil)

 

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Michelle : En référence à ce que je dis ci-dessus, je pourrais dire la préhistoire, mais il faudrait que je m’en explique plus longuement…c’est compliqué, ça peut sembler bizarre…

Cette question me rappelle un souvenir d’enfance. La maitresse nous avait donné une rédaction dont c’était exactement le sujet. Elle était très mécontente en rendant les copies : toutes les fillettes s’étaient imaginées princesse au mieux, ou dans des familles bourgeoises, aucune ne se voyait en Cosette ! A 9/10 ans, nous avions envie de rêver, la maîtresse ne l’avait pas compris. Mais je m’égare…

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Michelle : Ce ne serait pas un proverbe mais une citation de l’empereur et philosophe romain Marc Aurèle :

« Que la force me soit donnée de supporter ce que ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

 

 

JM : - Quel est ton film culte ?

 

Michelle : Culte ? je ne sais pas. Je vais être honnête, je n’aime pas trop ce mot, je le trouve réducteur. Il y a des films que j’aime voir et revoir, selon les acteurs ou les réalisateurs. J’aime les films réalisés par Clint Eastwood, les Tarentino, les dialogues d’Audiard, et toute une palette d’acteurs. Un souvenir émerge, celui d’un très vieux film que je ne rate pas quand le petit écran le programme, c’est un péplum (style un peu tombé dans les oubliettes) Le Ben Hur de 1959 ! Tu vois ça date un peu !

Hélas cette pandémie nous a éloignés des salles obscures et de l’actualité cinématographique.

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Michelle : Solitaire

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, une couleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Michelle : Je serais une fleur au parfum de dune, je serais toutes les nuances de rouge, avec du noir et blanc, je serais une panthère noire. Je ne crois pas que je serais un dessert, sauf peut-être un fromage blanc, dégusté avec du pain sec ! (c’est du moins ce que diraient mes amies (is) qui ont partagé mes repas du midi pendant de nombreuses années !)

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, campagne ou montagne ?

 

Michelle : Je suis café. Je n’aime pas le chocolat, par défaut la vanille sans plus, en fait je ne suis pas très sucre. La Mer, la mer, la mer et encore la mer… je m’en éloigne rarement.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Michelle : J’ai le sentiment d’avoir été très bavarde. L’exercice me faisait un peu peur car de nature je n’aime pas trop parler de moi, et bien c’est fait ! J’espère que je n’ai pas abusé. Merci Joëlle pour cette interview qui a été aussi une petite introspection et a fait remonter des souvenirs.

 

JM : - Merci Michelle pour ce très agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Michelle qui vous répondra sous ce post.

 

 

 

Page FB : Michelle Mazoué Romancière

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Colette MAJOR sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Colette MAJOR-McGRAW
 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Mon amie Québécoise Colette MAJOR-McGRAW a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Colette répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités (sachant que chez elle il est midi !).

 

 

 

JM : - Bonsoir Colette

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Colette : Bonsoir Joëlle, et merci pour cette belle invitation. Je vais très bien et je suis très heureuse de participer à cette entrevue.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Colette : Je suis la 3e d’une famille de 6 enfants, mais la plus vieille des filles, ce qui veut dire que c’est moi qui secondais ma mère pour accomplir les tâches ménagères. Naturellement, on parle ici d’une tout autre époque !

 

J’ai travaillé durant plus de 15 ans dans des services policiers à titre de préposée aux télécommunications (911) et par la suite à l’escouade des drogues et du jeu. J’ai ensuite travaillé à mon compte avec mon conjoint (un policier retraité) dans le domaine de l’automobile et ensuite de l’informatique. Parallèlement à cela, nous avons ouvert le 1er café internet des provinces maritimes au Nouveau-Brunswick. Finalement, la vraie retraite est arrivée et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à penser « réaliser mon rêve » et écrire un roman, soit en 2010.

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes ouvrages

 

Colette : Dans les 5 dernières années, j’ai publié 5 romans, soit une trilogie « SUR LES BERGES DU LAC BRÛLÉ » et un diptyque « L’HÉRITAGE DU CLAN MOREAU. Deux histoires qui nous permettent de suivre des familles québécoises dans les Laurentides, soit au nord de Montréal.

 

Dans la première série, on peut suivre une famille habitant sur une petite ferme de 1958 à 1989. On se plaît à détester l’un des personnages principaux, qui est vil et dominateur. On réalise toutefois que les liens familiaux sont forts et que l’amour permet très souvent de gagner les batailles.

 

Dans la 2e série, on partage le quotidien de 2 frères âgés dont l’un, Hector, souffre d’alzheimer. Celui-ci a des enfants et ils s’occupent de lui trouver une résidence privée où l’on pourra prendre soin de lui.

 

Raoul, son frère décide lui aussi de vendre sa maison, mais il n’a pas d’enfant et demande à sa nièce de s’occuper de lui.

 

Des histoires qui font vivre beaucoup d’émotions et de questionnement, mais où il y a toujours une place pour l’humour.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Colette : Je viens de soumettre le 1er tome d’une histoire où l’un des personnages principaux est policier au début des années 1960. Loin de moi l’idée d’en faire un roman policier, mais plutôt de démontrer qui étaient ces personnes qui travaillaient comme policier dans ces années-là et comme ce déroulait leur vie à la maison. On voudrait ainsi découvrir « L’envers de l’uniforme ».

 

Aucune date prévue pour la sortie, mais j’ai hâte tout autant que vous de pouvoir le tenir dans mes mains.

 

J’ai aussi participé à un recueil de nouvelles qui devrait sortir au plus tard à l’automne 2020.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Colette : J’ai plusieurs idées pour de futurs romans et déjà des personnages habitent ma pensée. Au moment où je débute un roman, j’utilise celui qui était prévu pour l’histoire et je vis avec lui tout au long des quelque 500 pages. Je le découvre tout comme vous jour après jour. Il se révèle à moi tout simplement tout au long de l’intrigue.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tous tes livres sont des sagas familiales historiques ! Peux-tu nous donner la raison de ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

 

Colette : J’aime beaucoup écouter parler les gens et très souvent, ils aiment se raconter. Les histoires familiales me passionnent. Nous avons grandi dans la maison de ma grand-mère et elle est décédée à 101 ans et 4 mois. Elle faisait partie des gens qui avaient colonisé la région. La maison familiale qui était autrefois un magasin général ne fermait jamais sa porte à clé et on pouvait y venir jaser quand on en avait envie.

 

J’aimerais peut-être écrire pour les enfants et les adolescents, mais ce n’est pas pour le moment ma priorité.

 

 

 

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Colette : Je ne prépare aucun plan … j’y vais d’un chapitre à l’autre sans connaître la fin. L’histoire se tisse comme une toile d’araignée. Je prends rarement des notes. J’écris directement sur l’ordinateur et même si je me lève la nuit pour noter une idée, je le fais à l’ordinateur et il n’est pas rare que j’écrive à ce moment-là un chapitre au complet.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Colette : Je ne suis pas suffisamment disciplinée dans mes horaires d’écriture, mais je tente de me corriger. Il me faudra apprendre à dire « non » plus souvent. Je m’embarque dans plein de choses (bénévolement… et on me qualifie de mère Thérésa), mais je devrai commencer à penser un peu plus à moi.

 

J’écris souvent tard le soir et dans la nuit.

Je ne suis pas une couche-tôt, mais plutôt une lève tard !

 

J’écris souvent pendant 5 à 6 heures par jour et parfois plus.

 

 

JM : - Quel endroit est pour toi source d'inspiration (pièce de ta maison, région, pays...)

 

Colette : L’été au Québec dans mon pavillon d’écriture derrière la maison et l’hiver dans notre condo en Floride où mon bureau est situé en face du golf.

 

On fait habituellement une croisière par année et c’est un moment idéal pour moi pour écrire. Aucun repas à préparer … pas de ménage … pas de visiteurs ! J’adore la mer !

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Colette : J’en ferai un roman un jour ! J’ai dû faire preuve de beaucoup de persévérance. Depuis le tout début, j’avais une seule idée en tête. Je voulais être publié par une grande maison d’édition. Pas question pour moi d’auto-édition. Je me disais que si c’était suffisamment bon, un éditeur voudrait se l’approprier, sinon il resterait dans mon tiroir.

J’ai donc envoyé mon manuscrit à 6 grandes maisons d’édition et j’ai attendu les retours. Souvent je n’avais aucune réponse ou j’avais des réponses négatives. J’écrivais ailleurs et je recommençais. Ça a duré 4 ans avant qu’un éditeur me dise qu’il publierait mon roman alors qu’il ne l’avait même pas lu. Tout semblait beau, mais j’ai eu affaire à un mauvais éditeur avec qui d’autres auteurs avaient déjà eu des démêlés juridiques pour se faire payer. J’ai donc repris mes droits après plus d’un an et j’ai frappé à une seule porte : GUY SAINT-JEAN ÉDITEUR. Il semble qu’ils ont aimé ma persévérance et ils ont lu, ils ont aimé et une belle histoire a débuté pour moi.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où (au Québec en France ? (Mon rêve étant de te rencontrer !!!)

 

Colette :

 

18 avril séance de dédicaces à Place Rosemère dans le cadre de la Journée du livre et du droit d’auteur

 

23 avril Conférence « Croire en ses rêves » à la Bibliothèque de Mont-Tremblant au Québec.

 

Du 1er au 3 mai Auteure invitée au Salon des Mots de la Matapédia au Québec.

 

Et ça se poursuit ainsi jusqu’en juin avant de reprendre à la fin août !

 

Malheureusement rien de prévu pour la France … mais Dieu sait que j’ai hâte d’y aller et de tous vous rencontrer ! Malheureusement avec 5 romans, on ne vit pas de sa plume !

 

 

 

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Colette : J’ai été privilégié depuis le tout début pour les critiques et oui, je crois que les réseaux sociaux nous aident grandement. Ce sont particulièrement des gens comme toi Joëlle qui font la différence. Si je commence à être connue en France, c’est grâce à vous tous qui m’avez lu et avez pris la peine de commenter mon travail. Il y a tellement d’auteurs et de bons auteurs qu’il est parfois difficile de percer. Je me crois toutefois privilégiée.

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Colette : La toute première est Louise Tremblay D’Essiambre, car je me retrouvais dans ses écrits. J’aimais son style et la fluidité de ses textes. J’aime beaucoup Marie-Bernadette Dupuy également.

 

JM : Lis-tu ? Quel genre

 

Colette : Je lis beaucoup moins depuis que j’écris et j’évite de lire des romans historiques. Je ne voudrais pas contaminer mes textes avec des phrases ou des idées de mes collègues.

 

Lorsque j’ai le temps de lire, je me tourne alors vers Paulo Coelho (j’ai adoré L’alchimiste… que je relis à l’occasion) ou vers un thriller de Mary Higgins Clark.

 

Je lis également Danielle Steele en anglais afin de parfaire ma compréhension de cette langue.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Colette : Le golf, la marche et la natation. J’aime beaucoup flâner devant la télé et écouter un bon film romantique, d’action ou policier, mais sans trop de violence. Je trouve qu’on fait beaucoup trop de films d’horreur ou de violence atroce. On apprend par l’exemple et je doute que ce soit bien pour nos jeunes de voir autant de laideur.

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteure ?

 

Colette : Le matin où l’équipe de GUY SAINT-JEAN m’a dit qu’ils allaient publier tout ce que j’allais écrire. C’était pour moi un cadeau du ciel.

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaitent devenir auteurs ?

 

Colette : De ne jamais abandonner et de croire en eux. Tout au long de ma démarche pour trouver un éditeur, il y a une maison d’édition qui m’a donné de bons conseils et je les ai suivis. Notre roman n’est jamais terminé tant et aussi longtemps qu’il reste du temps avant d’aller au montage.

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Colette : La fin des années 50 début 60 me convient bien !

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Colette : Fonceuse

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Colette : Rien n’arrive pour rien … n’abandonne surtout pas.

 

 

JM : - Ecoutes-tu de la musique ? Quel genre ? Ecris-tu en musique ?

 

Colette : J’aime bien la musique country anglaise et française. J’aime aussi les ballades françaises et québécoises. J’adore chanter, mais j’ai une voix ordinaire.

 

En atelier d’écriture, j’ai déjà écrit une chanson et j’aimerais bien en écrire une pour une amie qui fait ce métier.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Colette : Un livre

 

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Colette : Fleur : marguerite

Animal : lionne

Dessert : crème glacée

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Colette : Café, chocolat et impossible de trancher : mer et montagne

 

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Colette : J’aimerais remercier tous les gens qui me suivent depuis le début de cette belle aventure et qui prennent la peine de m’écrire leurs commentaires et même de m’envoyer des photos de mes livres partout où ils se trouvent tant au Canada qu’en Europe.

 

Vous nourrissez ma passion pour l’écriture !

 

 

JM : - Merci Colette pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ton extrême gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Colette qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 

Colette McGraw sur Facebook

N’hésitez pas à me faire une demande d’amitié

 

En 2020, mon site web sera également en fonction… c’est à suivre…

 

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INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC JEAN-PAUL DOS SANTOS G. CHRONIQUEUR LITTERAIRE SUR MON GROUPE FB

GROUPE FB :

LECTEURS-AUTEURS : LA PASSION DES MOTS

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INTERVIEW

CHRONIQUEUR

Jean-Paul DOS SANTOS GUERREIRO

 

 

 

JM : - Bonjour à tous,

 

Notre ami Jean-Paul DOS SANTOS GUERREIRO a, récemment, accepté de répondre à mes questions.

 

  • Je partage donc l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Jean-Paul qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Jean-Paul

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur mon gentil gril » ?

 

Jean-Paul : Bonjour à toutes et à tous !

Je vais plutôt bien, compte tenu de la situation actuelle et de cette météo très étrange…

Le fait de vivre en maison, de pouvoir profiter de mon jardin et de mes animaux y est sûrement pour quelque chose !

Je suis prêt !

C’est parti…

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Jean-Paul : je suis né le 7 mars 1967.

 

Au plus loin que me ramènent mes souvenirs, très vite la musique, la lecture et le dessin ont fait parti moi.

Un jour il a fallu faire un choix et c’est le dessin qui l’a emporté professionnellement, mais je n’ai jamais délaissé mes autres passions.

Le premier geste lorsque je me lève ? C’est la musique !

Je dois avouer, après avoir été très “Rock” et même “Gothic” pendant de longues années, aujourd’hui elle est de plus en plus douce au fur et à mesure où les années avancent…

 

 

JM : Tu es chroniqueur littéraire et tu publies tes avis de lectures sur les réseaux sociaux. Peux-tu nous parler de cette activité, nous dire depuis combien de temps tu partages tes retours de lectures mais également comment t'est venue cette passion ?

 

Jean-Paul : C’est une vraie envie de partage à la base. Enfant quand je terminais un roman j’en parlais autour de moi, à ma famille, à mes amis et je n’ai jamais cesser. J’étais chroniqueur sans le savoir, sans même savoir que cela existait. Alors quand Facebook est arrivé, j’y ai vu un support incroyable qui allait me permettre de diffuser plus largement. Je m’y suis mis timidement d’abord, puis de plus en plus… Au point plus tard de créer mon propre Blog “Le ressenti de Jean-Paul”.

C’est toujours un réel plaisir de partager mes lectures, même si à chaque fois j’y passe au minimum 3 heures.

 

 

JM : - Comment procèdes-tu pour rédiger tes chroniques ? Est-ce que tu prends des notes ou le fais-tu dès que tu as terminé ta lecture ?

 
Jean-Paul : Dans la mesure du possible, je rédige ma chronique dès la fin de ma lecture, tant que tout est encore “chaud” dans mon esprit. Alors, c’est parfois dans le train, parfois pendant ma pause déjeuner, je n’ai pas vraiment de lieu attitré. Puis, une fois que j’ai bien avancé, je compile le tout en arrivant à la maison sur mon ordinateur !

 

 

JM : - Lorsque tu n'as pas adhéré à un ouvrage, écris-tu une critique négative ou nuances-tu tes avis ?

 

Jean-Paul : Je ne suis pas “fan” des critiques négatives surtout lorsqu’elle sont méchantes pour plusieurs raisons. D’abord qui suis-je pour me donner le droit de critiquer le travail, les heures passés par un auteur pour construire son ouvrage ? J’ai je droit de ne pas aimer mais en aucun cas je ne représente ce que les gens peuvent ressentir. Mon avis est personnel et n’engage que moi. De toute façon j’ai beaucoup de chance, car ma curiosité naturelle m’a amené vers des écrits souvent très différents et il est rare que je n’aime pas le livre que j’ai entre les mains…

 

 

JM : - Es-tu en partenariat avec des maisons d'éditions ? Si oui lesquelles ?

 

Jean-Paul : Depuis quelques années, je fait parti des “Flingueuses” du Collectif Polar.

Les éditions Taurnada, m’envoient régulièrement leurs livres que je trouve particulièrement attractifs, et dernièrement je suis en contact avec les édition De Borée - Centre France, qui m’ont ouvert vers de nouveaux horizons.

 

 

JM : - Sur quels groupes, sites publies-tu tes chroniques ?

 

Jean-Paul : Houlà ! J’espère que vous êtes bien accrochés…

 

Et sinon en ce Moment Je Lis…

Salon du livre déconfiné

Complètement Legardinier

Polaraddicts

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Les addicts de la lecture

Errances littéraires

BlaBlaBook

CES SI BELLES LECTURES

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Groupe de la Fureur De Lire

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La nouvelle vague littéraire

Livres addicts

Les romans historiques

Les dingues de lecture

Lire Délivre

fan de polars

L’Antre du mal (Thriller, Horreur & Fantastique)

 

 

JM : - A quel âge as-tu commencé à lire ?

 

Jean-Paul : J’avais huit/neuf ans, j’étais malade et il a fallu que je reste plusieurs jours à la maison, tout seul…

Ma mère en rentrant un soir m’a ramener une “surprise”. Je l’ai ouverte. C’était un livre… Je m’attendais à un jouet, un jeu mais sûrement pas à un livre que j’ai balancé au pied de mon lit !

Le lendemain matin, je m’ennuyais, je l’ai pris, ouvert et me suis mis à lire…

J’ai attrapé le virus ce jour là ! Dès que ma mère est arrivée le soir je lui en ai demandé un autre…

Depuis maintenant plus de quarante ans “le livre” tiens une place très importante.

Une journée sans avoir caressé la couverture d’un livre ou tourné quelques pages est une journée perdue !

D’abord livres fantastiques et sciences-fictions, très vite je me suis rendu compte que comme en musique il y avait une diversité telle qu’il était dommage de se limiter…

Alors j’ai flirter avec les romans historiques, aventures, classiques, horreurs, les romans qui font du bien à la tête et au cœur aussi, bref, aujourd'hui je lis de tout…

 

Mon premier boulot adolescent était dans une librairie, j’avais l’impression d’avoir atteint le “Graal”

J’ai toujours deux livres dans mon sac, je n’imagine même pas la possibilité de me déplacer sans ! Même lorsque je vais à la banque ou à la boulangerie j’en prends un !

J’arrive même à marcher en lisant… Suis-je normal docteur ???

 

JM : - Quel livre découvert dans l'enfance, t'a le plus marqué et pourquoi ?

 

Jean-Paul : Le livre qui m’a le plus marqué, que je garde toujours précieusement dans ma bibliothèque, que j’ai lu et relu ensuite à mes enfants qui eux-mêmes l’ont lu à leur tour, c’est “ Croc blanc” de jack London.

 

 

JM : - Quels sont tes auteurs préférés (disparus et contemporains) ?

 

Jean-Paul :  Oups !

Ça c’est la question piège… Je vais prendre mon joker !

Il y en a beaucoup trop… aussi bien dans le polar, que dans le fantastique, la science fiction, l’horreur, le thriller, les romans de terroir, les livres historiques, le feel-good, les classiques, etc…

 

 

JM : - Es-tu un acheteur compulsif de livres ?

 

Jean-Paul : Je n’en ai acheté que deux aujourd’hui !!!

C’était la bonne réponse ???

 

JM : - Où as-tu l'habitude d'acheter tes ouvrages ?

 

Jean-Paul : Partout !

Dans ma petite librairie bien sûr, à la Fnac, dans les vides greniers, sur internet aussi. Avec moi pas de jaloux !

 

JM : - Quel format de lecture préfères-tu : numérique ou papier ?

 

Jean-Paul : Je suis 100% papier. Je suis un tactile. j’ai besoin de toucher, de souligner, de corner certaines pages pour y revenir plus tard… Ayant une collection impressionnantes de marques pages, il serait dommage de ne pas m’en servir !

 

 

JM : - Est-ce que tu achètes des livres neufs ou d'occasion et pourquoi ?

 

Jean-Paul : Les deux !

Pourquoi ? J’ai trouvé tellement de pépites littéraires en occasion que je ne peux m’en passer…

 

 

JM : - A combien de livres s'élève ta PAL ?

 

Jean-Paul : Aujourd’hui ?

Nous sommes le 12 août 2021, j’ai 423 livres dans ma PAL.

 

 

JM : Peux-tu nous dire les titres des trois prochains livres que tu as hâte de lire ?

 

Jean-Paul : Sans ordre précis.

- Le livre de Gwybod de Morgane Muller

- Dessiner les nuages de Sandrine Roy

- Elle voudrait des étoiles, des étincelles, et des papillons verts dans ses cheveux de Blandine Bergeret

 

 

JM : - Quels sont tes genres de lectures ?

 

Jean-Paul : Je lis absolument de tout… Par curiosité, par envie, parce que je vais connaître l’auteur, parce qu’on m’en aura dit du bien, parce que la couverture est belle, parce que la 4e de couverture est intrigante, parce qu’il est arrivé par surprise dans ma boîte aux lettres, et pour bien d’autres raisons encore…

 

 

JM : - Est-ce que tu lis plusieurs romans en même temps ?

 

Jean-Paul : Avant oui. J’avais les brochés et les grands formats que je lisais le soir à la maison et les poches dans les transports. Depuis que je fais mes “Ressentis” j’évite de mélanger mes lecture, mais cela m’arrive parfois encore surtout en congés.

 

 

JM : - Combien lis-tu en moyenne d'ouvrages par mois ?

 

Jean-Paul : Entre six et dix.

 

 

JM : - Est-ce qu'il t'arrive de lire le soir puis une grande partie de la nuit jusqu'à t'endormir au petit matin ?

 

Jean-Paul : C’est ma spécialité !!!

Heureusement que j’ai un chien qui vient me réveiller pour sa promenade matinale !

 

JM : - Qu'est-ce qui te décide à choisir un livre plutôt qu'un autre – la couverture ? le nom de l'auteur ? Le résumé ? Les avis des chroniqueurs ?

 

Jean-Paul : J’ai déjà un peu répondu indirectement à cette question… - Quels sont tes genres de lectures ?

 

 

JM : - Est-ce que tu prêtes tes livres ?

 

Jean-Paul : Bien sûr, au contraire !!!

Depuis plusieurs années, ma famille, mes amis et voisins le savent… Ils peuvent venir quand ils veulent pour m’emprunter des livres !

J’ai toujours trouvé dommage de voir des bibliothèques qui ne “vivent” pas. Un livre doit avoir une vie aussi…

La seule condition que je donne est de noter sur un cahier dédié, le nom de la personne, la date et le titre du roman emprunter.

 

 

JM : - En dehors de la lecture quelles sont tes passions ?

 

Jean-Paul : Le dessin bien sûr qui est devenu par extension mon métier, la musique (même si je ne peux plus jouer suite à un accident qui a pénaliser mon bras et ma main gauche) grâce à mon ordinateur je m’amuses comme un fou !

Et aussi le cinéma… y aller deux à trois fois dans une même journée ne me fait pas peur du tout.

 

 

 JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Jean-Paul : Solitaire.

Même si je suis régulièrement entouré, par on chien, mes chats, mes enfants, ma famille, et mes amis, au bout d’un moment j’ai besoin de me sentir seul…

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée ?

 

Jean-Paul : Là encore, l’éventail musical qui me suis dans mon quotidien est tellement vaste que je ne peux y répondre.

J’adore les bandes originales de films, Hans Zimmer en tête, John Williams, Michel Legrand, Alexandre Desplat, Maurice Jarre, Howard Shore, Danny Elfman…

Je suis un grand fan de chansons françaises, Brel, Piaf, Gainsbourg, Golman, Cabrel, Berger, Bashung, Luciani, Hoshi, Les Frangines, Bénabar…

Tout types de Rock des années 50 à aujourd’hui… Musiques espagnoles, Fado portugais, Tziganes, Grecques, musiques du monde…

Sans oublier la musique classique qui me fait vraiment vibrer… Agnès Obel, j’adore…

 

Pour les personnes plus curieuses voici des groupes découverts dernièrement :

Gros coup de cœur pour HAEVN et Havasi Balázs,

The Irrepressibles, RY X, CLANN,

 

 

JM : - Quel est ton film ou ta série culte ?

 

Jean-Paul : “Lalaland” ou “The Greatest Showman” pour les films, “Black Mirror” ou “La Casa de Papel” pour les séries.

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Jean-Paul : DIRIGER LE MONDE !!!

Non, sans rire…

Ça va paraitre sûrement très kitsch, voire niais pour beaucoup de personnes, mais puisque c’est “mon” plus grand rêve : Que les gens arrivent à discuter entre eux, sans crier, sans se battre, que la notion de tuer disparaisse, ainsi que les gouvernements peut-être ! Que l’Homme deviennent suffisamment sage pour s’entraider dès que cela s’avère nécessaire… Qu’il se recentre sur de vraies priorités, et oubli la course à l’armement et à la richesse à tout prix !

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Jean-Paul : J’hésite entre ma pompe à bière et un bateau !

Je crois que le bateau finirait par l’emporter, car au bout d’un moment, ma femme et mes enfants me manqueraient.

 

 

JM : - Si tu étais : un fruit, un dessert, une fleur, une couleur, un animal : tu serais ?

 

Jean-Paul : Un fruit, un Citron

Un dessert, la Tarte Tatin de ma femme

Une fleur, une Rose noire

Une couleur, le Noir

Un animal, un Loup

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

 

Jean-Paul : J’espère que vous prendrez tous autant de plaisir à me lire que j’en ai eu à répondre à ces questions !

J’ai passé un agréable moment qui m’a obligé à me poser un peu de temps pendant lequel je n’ai pas lu, je vous le promet !

 

 

JM : Tu peux insérer ici le ou les liens de tes pages, blog etc...

https://leressentidejeanpaul.com/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100000582861329

 

 

JM : - Merci Jean-Paul pour cet échange fort intéressant et sympathique.

 

Jean-Paul : Merci surtout à toi pour ta proposition, C’était très gentil !

Gros bisous à toutes et à tous…

 

JM : Les amis je vous laisse poser vos questions sous ce post à Jean-Paul qui y répondra dès que possible.

 

 

 

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Bonsoir aujourd'hui lundi 20 août je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Gérard GLATT

lundi 20 août à 18 h

 

Effectué en différé.

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

Je vous ai parlé sur ces pages de Gérard GLATT que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amis et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Gérard a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Gérard qui y répondra en différé selon ses disponibilités.

 

JM :

Bonsoir Gérard
Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « passer sur le gril » ?

Gérard :

Bonsoir Joëlle, et bonsoir à toutes et tous.

Si je suis prêt à répondre à vos questions ? Oui, bien sûr. Sinon... Disons que je n’aurais sans doute pas accepté cette interview. Vous en êtes d’accord ? Quant à « passer sur le gril », c’est en revanche une autre question. Nous verrons bien... Pour tout vous dire, je n’imagine pas que vous soyez trop exigeante, ou sévère. Alors, allons-y !

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

Gérard :

Gagné ! J’ai déjà envie de me sauver à toutes jambes. La question à laquelle j’ai horreur de répondre... Se présenter, c’est parler de soi. Et ce n’est pas toujours évident. Certains en raffolent, au contraire, parfois jusqu’au ridicule... Ils ne s’en rendent pas compte. N’est pas Jupiter qui veut ! Enfin, bon... Je vais tout de même faire un effort.

Alors, voilà ! Je suis de l’année 44, du siècle dernier bien entendu. Pour être plus précis, du 2 juillet. Paraît-il qu’il pleuvait des cordes, ce jour-là. Dois-je à cette pluie mon côté parfois chagrin ? Possible. En tout cas, côté pleurs, étant enfant, j’ai su tenir ma place. Il suffisait que l’on me regarde, me rappelait ma mère en souriant, pour que j’éclate en sanglots... Une chose est certaine, la sensibilité du gamin m’est restée jusqu’à aujourd’hui. Et je crois que cela n’est pas sans se ressentir parfois dans mes écrits...

Bon, que souhaitez-vous exactement ? Un CV ? Alors, je reprends à zéro, et voilà ce que ça pourrait donner :

Je suis né à Montgeron, en 1944.

Si mes premiers souvenirs, en même temps que mes premières peurs, sont de l’été 47, sur la côte normande – le bruit de la mer, son va et vient agressif m’effraient –, pour singulier que ce soit, mes joies d’enfant, je les dois à la maladie. Je n’ai alors que sept ans. Une primo infection tuberculeuse, entre autres, me cloue au lit pendant des mois ; je découvre alors la lecture, nous sommes en 1952 ; ma mère m’achète un livre tous les deux jours, mon père, chaque vendredi, m’en rapporte un, plus épais que les autres. Et puis... Et puis il y a ce long séjour à Chamonix, au préventorium des Soldanelles : et là, c’est l’émerveillement.

Pendant mes études secondaires, je suis gâté. J’ai tout d’abord, pour professeur de français/latin, l'écrivain Jean Markale, spécialiste de la littérature celtique ; puis René Khawam, orientaliste renommé ; et, en terminales, première et philo, Roger Vrigny, prix Femina, pour La Nuit de Mougins, puis Grand Prix de l’Académie française, qui me fait rencontrer Jacques Brenner, alors éditeur chez Julliard. L'un et l'autre m’encouragent à poursuivre mes débuts littéraires. Car, bien sûr, je leur ai déjà fait lire quelques-uns de mes textes.

En 1977, Roger Vrigny, devenu directeur littéraire chez Calmann Lévy, publie mon premier roman : « Holçarté ». En 1981, chez Hachette, sortent les « Contes du Pays Basque », un ouvrage destiné aux adolescents et, en 1994, au Livre de Poche Jeunesse, « 3 contes du Pays Basque ».

Entre temps, je suis entré dans l'administration des finances, après de bien pénibles études de droit. Très vite, j’ai repris ma liberté pour prendre la direction d'un cabinet de conseils en commerce extérieur. Douze ans plus tard, en 1983, j’ai intégré mon activité à celle d’un cabinet de plus ample envergure. En 2000, changement de cap : le développement de l'Internet me conduit à créer une start-up spécialisée en marketing direct. Au mois d’août de cette même année, mon associé et moi avons lancé le premier site français d’e-mails rémunérés. Pour finir, en 2011, j’ai pris ma retraite et... Eh non, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas à ce moment que le virus de l’écriture s’est réveillé... Car depuis mon premier roman jusqu’à ce mois d’août 2011, je n’avais cessé d’écrire, bouquin sur bouquin, poème sur poème, voire même quelques pièces de théâtre... Tout cela non publié, ni même présenté à des éditeurs, et surtout pas autoédité !

Aujourd'hui, en 2018, comme vous le savez, chère Joëlle, je partage mon temps entre l'Ile de France et la Bretagne, bien que mon cœur soit toujours resté là-bas, dans cette vallée, ce temple au pied du Mont-Blanc, qui, voici plus de soixante-cinq ans, m’a rendu la joie de vivre. Nostalgie d’un paradis perdu ? Oui, sans doute. Je ne me consacre plus qu'à l'écriture. Ecrire, ce besoin que j’assume depuis toujours, avec autant de bonheur.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans et en particulier des deux derniers

Et le ciel se refuser à pleurer ” et “ Le destin de Louise ” ?

Gérard :

Encore une question piège ! Non, je plaisante...

Du « Destin de Louise », en premier lieu. Parce qu’il s’agit d’une réédition par les Presses de la Cité, dans la belle collection des Trésors de France, d’un roman publié en 2013 chez De Borée.

Le lieu de l’action : l’Auvergne. Et pourquoi l’Auvergne, et plus précisément le Puy de Dôme ? tout bonnement parce que mon épouse est née à Clermont-Ferrand et qu’elle y a toujours sa famille... Nous n’avons pas l’occasion d’y aller très souvent. Cependant, ce que j’en connais, la chaine des Puys – qui vient d’être classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité – à l’ouest, et le Livradois-Forez à l’est, deux coulées montagneuses, chargées d’histoire, qui s’amollissent vers le sud, auquel j’ajoute ce que mon épouse m’a donné à connaître, à travers ses yeux, de l’âme de cette région et de ses habitants, me permettent, du moins je l’espère, de donner de la crédibilité aux personnes qui s’invitent, comme chez elles, dans mon imagination, au point de prendre corps et caractère, quand bien même parfois, comme nous dans la vie, je les surprends en contradiction avec elles-mêmes.

Le Destin de Louise ? L’histoire d’une femme, Louise Charlannes, qui perd son mari, Gustave, dans l’incendie de la scierie familiale, située sans doute du côté de Vollore-Ville, non loin de Courpière. Gustave qui meurt, tandis qu’il est allé chercher une gamine, prisonnière des flammes. Tous les deux, on les retrouve, deux corps calcinés, inséparables à jamais. Dans le même temps, sous les décombres effondrés, un troisième cadavre est découvert dont on ignore l’identité... Une enquête est ouverte, qui semble ne pas devoir aboutir. C’est le commissaire Gagne qui la mène... Le destin de Louise est-il de s’interroger sur la présence de ce cadavre non identifié ? Non, le temps passant, une seule chose l’anime. Un seul objectif l’obsède. Un projet fou : remettre à flot l’entreprise. Pour tous les ouvriers qu’elle connait si bien. Et pour ses enfants. Pour ça, elle comptera sur le contremaître de la scierie et sur François Chang, gardien de parcs, avec qui elle entretient une singulière et inestimable amitié... Six années passeront lorsque le commissaire Gagne relancera l’enquête sur l’incendie et les relations pleines d’ombres qu’entretenait peut-être Gustave...

Je ne veux pas en dire davantage... Pourtant, j’ajoute que « Le Destin de Louise » a aussi été pour moi l’occasion de retourner en Haute-Savoie, non pas à Chamonix, ni même dans la vallée de l’Arve, mais à Annecy où le jeune fils de Louise, Antoine, pour qui j’ai une affection particulière – un cœur sensible, je crois – passe quelques semaines, quelques mois.

Après «  Le Destin de Louise », il y a eu «  La chouette idée d’Alexandre Pluche », toujours chez De Borée, plus léger où je mettais en scène deux enfants de sept et neuf ans, Mathieu et Léonie, en vacances en Bretagne avec leurs parents. Et pour la première fois, en camping-car !

Ensuite, sont sortis aux Presses de la Cité : « Retour à Belle Etoile », en 2016, qui a reçu le prix du « SalonduLivre.net » 2017, puis « Les Sœurs Ferrandon », en 2017. L’un et l’autre, en suite indépendante, se déroulent en Auvergne, à Olliergues (devenu Valliergue), dans la vallée de la Dore. Deux ouvrages auxquels je suis fort attachés.

J’en arrive à « Et le ciel se refuse à pleurer... », sorti au début de cette année, en même temps que la réédition du « Destin de Louise ». Le début d’un long pèlerinage... Une sorte de tragédie grecque qui se déroulerait sous le regard impassible du mont Blanc... Vous me demandez de vous en parler ? J’ai presque envie de vous envoyer sur votre blog, « leslecturesdecerise74 », ou sur d’autres encore qui en ont également bien parlé... Pourquoi je parle ici de pèlerinage ? Parce que ce séjour, enfant, que j’ai passé à Chamonix me remplit encore aujourd’hui, et peut-être un peu plus chaque jour, d’une nostalgie dont je ne puis me départir.

De quoi s’agit-il ? Le 17 août 2016, au-dessus de Saint-Martin d'Arve, en Haute Savoie, Joseph Tronchet, monté dans les alpages où paissent ses vaches, retrouve Germaine, sa femme, morte, écrasée sous un sapin, surprise, peut-on supposer, par sa chute soudaine. Ce n'est pas sans mal qu'il parvient à la ramener à la ferme. Il appelle Echenoz, le médecin de famille. Curieusement, l'examen auquel celui-ci procède est aussi rapide que succinct. Très vite, il conclut à un accident. En montagne, ce n'est pas chose rare. Il remplit le permis d'inhumer. Dans le même temps, on ne sait trop ce que ressent Tronchet, peine ou soulagement, ni ce qu'éprouve Echenoz comme médecin et ami. C'est que Germaine était une femme tyrannique. Jeune fille, elle courait après les hommes, aguicheuse, assoiffée de sexe. Tout ce qui passait à sa portée était à essayer, puis à jeter. A sa décharge, ne manquant pas de beauté, elle ne laissait pas insensible la gent masculine...

Trente-quatre ans plus tôt, en 1982, elle s'était soudain éprise de Tronchet, qui la guignait déjà depuis longtemps, mais sans trop oser. Amoureux transi, il serait resté sur la touche, sans rien dire, car son bonheur à elle lui importait plus que le sien. A cette époque, ils se retrouvent chaque soir ou presque. Prennent les précautions qui s'imposent... L'amour, oui, mais pas d'enfant ! Lui a vingt-quatre ans, elle deux années de moins. Et puis, malgré tout, ce qui doit arriver arrive. Germaine est furieuse après Tronchet : elle est enceinte. Pour Tronchet, au contraire, c'est la félicité. Ils se marient. Mais Germaine, fille de commerçants, n'est pas faite pour la vie de la ferme. Ce qu'elle voulait, c'était devenir femme de patron. Toute sa vie, elle reprochera à Tronchet sa condition. L’enfant naît bientôt. Antoine. Un gamin qui ne lui ressemble pas. Qui ne ressemble pas plus à Tronchet. Il a la peau mate, le poil brun. Elle, cet enfant, elle l'abhorre et lui préfère Edmé, le fils de voisins, qui leur est confié chaque jour, tandis que ses parents travaillent à la fromagerie familiale, sise à dix kilomètres de là, entre Sallanches et Saint Gervais. Edmé et Antoine sont comme deux frères. Mais Germaine n’a de cesse de marquer leur différence. Les sentiments forts qu'elle éprouve pour Edmé. A tel point que... Oui, Germaine exècre Antoine. Il en est ainsi depuis que, deux semaines après sa naissance, une personne qui travaillait à l'hôpital de Sallanches, où elle a accouché, lui a confié une chaîne au bout de laquelle pendait un médaillon, l’exhortant de toujours le porter sur elle...

En ai-je dit assez ? ou trop ? Germaine, et ces trois hommes, Joseph Tronchet, son fils Antoine, et Edmé... Trois hommes qui se découvrent, non comme on ôte son chapeau pour saluer un cadavre, mais trois hommes qui s’apprennent, face à leur destin...

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Gérard :

Si tout va bien, mon prochain roman sortira en janvier 2019. Il est déjà entre les mains de mon éditeur. Et une fois encore il se déroulera en Haute-Savoie. Disons dans la vallée de l’Arve, entre Chamonix et Magland, avec le mont Blanc du Tacul comme point culminant. C’est certainement le livre qui m’a demandé le plus d’investissement émotionnel. Un véritable roman, mais dont la première partie relève davantage du récit... Je ne veux pas vous en dire plus... Laissez-moi me réserver pour plus tard... Joëlle, vous voulez bien ?

Ah, si vous aviez quelque inquiétude, je vous rassure tout de suite : celui que j’écris actuellement – pour 2020, pourquoi pas ? –, c’est aussi là-bas qu’il se déroulera. Et vous y retrouverez – si je parviens à mettre le point final, et pour ça il me reste encore pas mal de chemin à parcourir –, vous y retrouverez le commissaire Gagne que vous avez découvert dans « Le Destin de Louise ». Vous souvenez vous ? Un homme dont j’apprécie la démarche.

 

JM : - Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

Gérard :

Je ne sors pas trop. Je ne suis guère à l’aise. Ne vais pas de l’avant pour parler de mes écrits. C’est certainement un tort, mais je suis ainsi. Dans les salons, les gens passent, ne répondent pas à un bonjour. Ou s’ils s’arrêtent, tentent de vous faire raconter votre vie pendant une dizaine de minutes, pourquoi ? pour rien. Cela dit, si l’on me demande, je ne refuse pas. Au jour d’aujourd’hui, deux salons sont prévus, je crois, l’un dans le Puy de Dôme, à Royat, début octobre, un autre à Creil, au nord de Paris, fin novembre. Et puis quelques dédicaces dans des librairies... à venir.

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

Gérard :

Sensible à la critique, oui, beaucoup trop, alors qu’elle ne le mérite pas, tant de sottises sont écrites par certains, parfois dans le seul but de se faire remarquer ou de faire du mal. Avant de critiquer, il faut apprendre à lire. Il faut savoir écouter cette voix intérieure, silencieuse qui prononce les mots, les chante à votre place. Ce n’est pas seulement mâchouiller de la mie de pain et déclarer, après l’avoir avalée : « Ce pain n’est pas bon ! » Car c’est oublier le goût plus ou moins agréable que votre propre salive lui a donné...

Auparavant, des réseaux dits sociaux – où on lâche plus souvent les chiens qu’on ne fait du bien, pardonnez-moi – on se passait fort bien. Et ma foi, auteurs et lecteurs ne s’en portaient pas plus mal. Un critique de films, attaché à Télérama, ancien camarade de lycée, me dit un jour : « Finalement, nous sommes des imposteurs... Nous jugeons des œuvres que nous ne serions pas capables de réaliser nous-mêmes... » Un critique, oui, dont c’est pourtant le métier depuis des décennies. Dépourvu de cette vanité qui caractérise bon nombre d’amateurs... J’en connais, notamment sur Amazon, puisque Amazon il y a, qui jugent indifféremment de l’arôme du café moulu à la stabilité d’une table à repasser, de la qualité du rasoir électrique à la fiabilité du stylo Bic, du lubrifiant pour chaîne de vélo à l'anti-moustique, du dernier roman paru aux casseroles inox, du livre, oui, parfaitement, aux couches culottes Pampers... J'en passe et des meilleurs... Ce que je vous écris là, n'est pas en l'air, hélas ! Voilà à quoi conduisent très exactement les réseaux sociaux... Il ne faut surtout pas imaginer que les pages Facebook comme les vôtres drainent des milliers de personnes, compétentes ou plus ou moins compétentes, mais au moins lecteurs et (surtout) lectrices. Ces lecteurs et lectrices, ce sont ceux et celles que vous retrouvez abonnés à tous les sites du genre, intéressés par le fait littéraire. Un bien petit nombre finalement, même s’ils sont un ou deux milliers peut-être, par rapport aux nuisibles qui polluent l'ensemble du Net...

Alors, oui, je suis sensible à la critique. Comme à la remarque stupide, parce que spontanée, qui s’y ajoute parfois en guise de commentaire et qui me touche davantage encore. Sans rapport aucun avec l’ouvrage en question. Du style : « Ho, la, la, c’est trop triste. Moi, je lirai pas ça ! ». Et vlan ! Pouvez-vous me dire, chère Joëlle, chers lecteurs et lectrices, ce que vous avez à faire d’une telle observation ? Il n’en est pas moins que son impact négatif restera dans l’esprit de celui qui en aura eu connaissance. Et le détournera de l’ouvrage en question. Comme me disait encore un blogueur, il y a quelques années : « Vous savez, nous pouvons faire beaucoup de mal... » J’avais envie de lui répondre qu’il ne tenait qu’à lui. En se taisant tout simplement. Je veux dire en réfléchissant rien qu’un peu avant de taper sur son clavier et de cliquer sur Envoi. Seulement, non, l’être humain est ainsi : le mal est en lui, plus fort que tout, bien souvent encouragé en cela par la Société elle-même.

Je crois avoir répondu à votre question en toute franchise.

 

 

 

JM : - Comment préparez-vous vos livres (carnets, cahiers, écriture directe sur l'ordinateur) ?

Gérard :

Ni carnets, ni cahiers. Un roman, une fiction, c’est d’abord un déclic. Il suffit parfois d’un lieu pour que naisse un personnage. D’un souvenir qui ressurgit brusquement, ou plutôt brutalement, pour qu’une vie m’apparaisse soudain évidente. Evidente à écrire, je veux dire. L’imagination, c’est l’énigmatique par excellence. Pourquoi ma Germaine, celle de « Et le ciel se refuse à pleurer.. » est-elle arrivée au monde ? Pourquoi la gamine qu’elle était, belle, intéressante à tout point vue, aguicheuse certes, et dont les hommes, bien que se méfiant de ses capacités, profitaient sans nul doute, a-t-elle épousé Tronchet ? Pour le rendre malheureux ? Non, certainement pas. Alors pourquoi ? Tout simplement, je pense, parce qu’elle devait conduire sa vie, et l’existence de son entourage, comme cela s’est fait, tout naturellement, comme cela devait être dès l’instant où j’ai pensé à elle, à Tronchet, à son fils Antoine, à Edmé, à toutes ces personnes qui gravitent autour d’elle, autour d’eux... Je parle bien de personnes, non de personnages. Parce que, lorsque j’écris, c’est à des personnes que j’ai affaire, à des êtres de chair, à des êtres qui respirent, qui ont un cœur, qui m’aiment ou ne m’aiment pas, que j’aime ou que je n’aime pas, mais que je tente toujours de comprendre... Je crois que si je devais tout prévoir, du début à la fin d’un roman, je ne pourrais rien écrire qui soit vrai.

Non, ni carnets, ni cahiers. Sauf, hier, il y a longtemps, où sans clavier d’aucune sorte, j’étais bien obligé d’écrire sur un cahier. Mais pas davantage qu’aujourd’hui il n’y avait de notes préalables. Ce qui ne m’empêchait pas, naturellement, de faire, défaire et refaire sans cesse.

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

Gérard :

Ni une passion, ni un métier. Un besoin. Les passions sont faites pour mourir. Elles se diluent d’elles-mêmes dans l’air du temps. C’est la passion amoureuse. Qui se raisonne peu à peu. Perdure, se transforme et s’installe en amour véritable. Ou disparaît bêtement, aussi vite qu’elle a surgi. Un métier non plus. Cette idée me fait penser à certains écrivains qui se lèvent tôt le matin, écrivent pendant quatre heures, puis font autre chose le restant de leur journée. Un peu comme s’ils devaient pointer chaque jour et justifier d’un temps de présence, passé derrière leur table à travailler ou bien à papoter dans les couloirs de la société qui les emploie. Je vous l’avoue la passion qui brûle de l’intérieur et qu’un broc d’eau éteint, je la trouve aussi désolante que les quatre ou cinq heures d’écriture à heures fixes. Comme sont désolants à entendre ces écrivains qui vous disent, une fois leur roman publié qu’ils ont terriblement souffert en l’écrivant... Ou bien ils sont maso, auquel cas ça nous indiffère de le savoir. Ou bien... ils n’ont qu’à faire autre chose qui leur permettra de moins souffrir... Non, ce qui m’anime depuis que je suis au monde ou presque c’est ce besoin qui est en moi d’écrire. Il y a là quelque chose de vital, comme les battements du cœur ou la respiration. Mon professeur, Roger Vrigny, avait publié un livre, publié chez Grasset, qui s’intitulait : « Le besoin d’écrire ». Il expliquait fort bien ce besoin vital, naturel en quelque sorte chez certains. Inexplicable en soi. Mais bel et bien là. Je ne sais s’il faut davantage parler de vocation. Conduire sa vie en écriture comme on peut la conduire en prière.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

Gérard:

Aucun. Ou tous. Alors, je dirai tous. Et dans la mesure où le besoin d’écrire est sans doute né avec moi, je dirai plutôt que mes lectures ont permis à ce besoin de se développer, de prendre forme, de mûrir, de se concrétiser, que sais-je encore. J’ai écrit mon premier poème à l’âge de sept ans. Il était pour ma mère. Elle l’avait conservé, il est chez moi, quelque part. Vous imaginez bien que je n’avais pas encore lu Victor Hugo. Plus tard, je ne l’ai pas lu davantage, d’ailleurs. En revanche, lorsque j’étais malade, tout gamin, j’en ai déjà un peu parlé, les livres, je les dévorais littéralement. « Le dernier des Mohicans », « Robin des bois », « L’Ile au Trésor », « Robinson Crusoé », «  Croc Blanc », etc... Est-ce que je comprenais tout ? A huit, neuf ans, pas si sûr. Mais je lisais, lisais... En cinquième ou quatrième, je ne sais plus, j’ai acheté en cachette le prix Goncourt. Il avait été décerné à Vintila Horia pour son livre « Dieu est né en exil ». Ovide et sa vie. Une vie inventée, en fait. Je faisais du latin, ça tombait bien. Voilà. J’ai lu, beaucoup lu, je continue...

 

JM : - Aimez-vous lire ? Si oui quel genre ?

Gérard :

J’ai presque déjà répondu à cette question. Oui, j’aime lire. Et mon regret est de ne pas pouvoir lire davantage. Quel genre ? Tous, il me semble, ont quelque chose à me dire. Parmi les classiques, ou du moins que je considère ainsi, je lis ou relis Proust, même si je n’y retrouve pas toujours ma Madeleine, je me délecte en relisant Roger Martin du Gard, « Les Thibault » sont pour moi un régal, Zola que j’admire et, naturellement, les romans de Maupassant. Parmi les modernes, Armistead Maupin et John Fante, l’écriture au plus haut niveau, ils sont américains, je n’y peux rien. Le germanopratisme ambiant m’éloigne naturellement de notre prétendue littérature, ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de bons écrivains, au contraire, tels que JMG Le Clézio, incontournable, Laurent Gaudé, presque toujours, ou, parfois, Jean-Christophe Rufin. Presque tous les livres des Editions de Minuit. De Becket à Simon, de Chevillard à Ravet. Actuellement, le thriller est pour moi essentiel. Je pense à Michel Bussi, à Sandrine Colette ou à Paula Hawkins. Les livres que l’on écrit uniquement pour plaire – Lévy, Musso, Foenkinos – n’ont aucun intérêt, hormis pour les mauvais libraires d’en garnir leur vitrine, comme si l’un et l’autre en avaient besoin... Bref, je lis ce qui me plaît, ce qui me tente, et des livres qui me tentent, il y en a beaucoup... Je dispose de cinq minutes ? Un recueil de poésie à découvrir, assis dans un parc, à l’ombre... Il ne m’en faut pas davantage pour être heureux.

 

JM : - Quel est votre endroit favori et votre animal préféré ?

Gérard :

Ai-je un endroit favori ? Je ne sais pas. J’aime les endroits où je me sens à l’aise pour écrire. Une table, un bureau, et tout près de moi, une fenêtre donnant sur une rue ou sur un parc. Il me faut un peu de vie, des gens de tous âges qui passent ou s’arrêtent pour bavarder un moment, des enfants... Je n’ai pas besoin de les entendre. Il suffit que je puisse les voir aller et venir... Et plus près de moi encore, devinez ? Des livres, tout simplement.

Quant à mon animal préféré, c’est le chat... Le chat, depuis toujours... J’en ai connu plusieurs, ma grand-mère paternelle avait des chiens. Des chats également, mais jamais plus d’un. De superbes bergers, côté chiens. Mon affection pour les chats reste sans bornes. La déesse égyptienne Bastet n’est d’ailleurs jamais très loin de moi... Protectrice des femmes et des enfants, déesse aussi de la maternité... N’est-ce pas accoucher que d’écrire un livre ? J’en ai eu un, Domino, noir et blanc bien entendu, il n’appartenait qu’à moi et je n’appartenais qu’à lui. J’étais alors étudiant, dans la soirée, il s’en allait vagabonder dans le parc qui entourait notre maison, en banlieue parisienne. Ma chambre était au deuxième étage. Lorsque l’heure était venue de me coucher, je descendais, j’ouvrais une fenêtre et l’appelais. Du plus loin qu’il était, je l’entendais me répondre. Il courait, sautait vite sur le rebord de la fenêtre et s’assurait un instant que c’était bien moi, dès fois qu’il ait fait erreur sur la personne, puis il galopait jusqu’au second où je le retrouvais bientôt, lui tout fier d’être arrivé là-haut avant moi et de m’attendre... Il a veillé sur moi durant de belles années.

 

JM : - Etes-vous thé, café ou chocolat ?

Gérard :

Thé vert, par la force des choses. Le café ne m’est plus guère recommandé. Le chocolat non plus. Sinon, café, sans nul doute ! Et ristretto ! Court, très court. Un premier, toujours suivi d’un deuxième. Le deuxième pour déguster, savourer, profiter du moment.

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

Gérard :

N’ai-je pas tout dit ? Peut-être même me suis-je laissé aller à en dire trop, non ?

 

JM : - Merci Gérard GLATT pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Gérard.

 

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