Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Résultat pour “Les berges du marais”

Bonjour, aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant "LE SOUFFLE D'ANGE"

« LE SOUFFLE D'ANGE »

Gilles LAPORTE

PRESSES DE LA CITE

Terre de France

25 août 2022

416 pages

 

 

Présentation

 

Entre 1898 et 1950, de Normandie en Lorraine, un destin de passions : Ange, brillante jeune fille issue d’une famille campagnarde modeste, devient une des grandes figures de la facture d’orgues, un univers très masculin.
Le jour inoubliable de l’enfance d’Ange, qui décide de son destin, est celui où elle entend l’orgue de Saint-Georges de Boscherville, une abbaye de sa Normandie natale. Aussitôt, sa conviction est faite : elle consacrera sa vie à cet instrument dont la voix la fascine.


Pas facile quand on est une femme d’origine rurale et modeste en 1900 ! Ange devra quitter son pays et les siens, gagner la Lorraine où, dans les Vosges, elle se formera au métier de facteur d’orgues, embrassé avec une ferveur qui ne la quittera jamais. Et puis il y a les rencontres, les amitiés, la découverte de sa patrie d’adoption et de coeur, les succès et les déceptions, le deuil, le temps qui passe et… l’amour !

Une plongée généreuse dans le monde de l’orgue, une ode aux mille beautés de deux régions envoûtantes et le parcours audacieux d’une femme digne et déterminée.

 

L'auteur

 

Né en 1945 d'une famille d'ouvriers du textile des Vosges, Gilles Laporte est un authentique Lorrain. ll se consacre depuis toujours à son pays et à ses gens qu'il aime passionnément.


Se présentant comme un " ouvrier des lettres ", il a reçu de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian. Son œuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l'ordre des Arts et Lettres et administrateur de la Société des Gens de lettres, Gilles Laporte intervient aussi régulièrement en milieu scolaire et anime des chroniques littéraires, notamment sur RCF.

Il a publié aux Presses de la Cité, « Des Fleurs à l'encre violette », « La Clé des âmes », « L'Etendard et la Rose », « Un Parfum de fleur d'oranger », La Fiancée anglaise » et « Les Silences de Julien ».
 

 

Mon avis

 

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Marie-Jeanne de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Le Souffle d'Ange », roman de Gilles LAPORTE, auteur dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages tant j'aime sa très belle plume fluide et précise.

 

Je remercie également Gilles pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

Gilles LAPORTE nous transporte en 1898 où nous faisons connaissance avec la famille Levral : Garin, le père jardinier à la Maizerie, Emilie son épouse et Ange leur fille.

Après une visite à l'Abbaye de St-Wandrille en Normandie et avoir entendu l'orgue de Saint-Georges de Boscherville, la jeune fille a une révélation : elle sera facteur d'orgues.

 

Nous découvrons le destin d'Ange, son parcours semé d'embuches pour pouvoir exercer un métier qui, à l'époque était réservé aux hommes. Fort heureusement, la jeune Ange est courageuse, forte et déterminée mais également passionnée par les orgues. Pour ce faire il lui faudra quitter sa famille et partir en Loraine, dans les Vosges.

 

Nous assistons aux rencontres qu'elle fera tant au cours de sa vie amoureuse que professionnelle.

 

Beaucoup d'émotions sont palpables au fil des mots de l'auteur. Il faut dire que Gilles LAPORTE décrit à merveilles les Vosges, région si chère à son cœur, mais aussi les spécialités régionales, nous faisant ainsi saliver à l'évocation de certains plats tels que l'andouille du Val d'Ajol, le pâté lorrain, l'omelette au lard, le munster sans oublier le vin de Moselle et l'eau de vie de mirabelle !

 

J'ai beaucoup aimé ce roman historique régional très bien écrit qui nous apprend énormément de choses sur le métier de facteur d'orgues.

 

J'ai également apprécié le clin d'oeil de l'auteur au Docteur Schweitzer, à Jean Marais, Louise Michel et Julie Victoire Daubié.

 

Un excellent ouvrage que je recommande aux amateurs du genre, qui, comme moi, passeront un très bon moment de lecture.

 

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com !

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisé ce soir avec Catherine BOISSEL sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Catherine BOISSEL
Lundi 25 NOVEMBRE 2019 à 18 h

(en différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

J'ai lu récemment “La Chanson de Julien”, roman de notre amie Catherie BOISSEL qui a accepté de répondre, ce soir à mes questions. Je partage donc avec vous cet entretien et à l'issue, Catherine répondra en direct ou plus tard à vos questions, selon ses disponibilités.

 

JM : - Bonsoir Catherine

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Catherine : Bonsoir Joëlle

Merci beaucoup de me recevoir pour une interview. Oui, oui, prête à subir “la question” !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Catherine : J’habite et je travaille en Normandie à Caen, plus exactement à l’Université où je suis responsible d’une bibliothèque. L’écriture a toujours été une passion pour moi, de même que la lecture. J’aime aussi beaucoup la photo, les balades dans la campagne, la nature en général.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes livres ?

 

Catherine : Sous mon vrai nom, Catherine Sevestre-Loquet, j’ai d’abord écrit un essai sur les contes et rédigé des articles pour des revues professionnelles d’enseignants. Puis, alors que jusque là je m’en croyais incapable, je me suis lancée dans la fiction avec un recueil de nouvelles ainsi que deux polars médiévaux (Le loup des ponts d’Ouve et Le prieuré des ténèbres), publiés par un éditeur régional. Enfin sous le pseudonyme de Catherine Boissel - qui est le nom de mon arrière-grand-père – sont parus aux Presses de la Cité les deux premiers volumes de l’histoire d’une famille pendant la Grande Guerre et les années 1920, Les portes du bonheur en 2017 et La chanson de Julien en 2019.

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tes ouvrages sont tous des “romans historiques régionaux”. Pourquoi as-tu choisi ce thème ?

 

Catherine : Historiques, parce que sans être historienne, certaines périodes me fascinent, notamment le Moyen Âge ainsi que la Grande Guerre et les années 1920-1930. Régionaux, parce que j’aime beaucoup la région où j’ai grandi, les marais du Cotentin. Et aussi parce que je suis capable d’écrire uniquement sur des thèmes que je connais bien.

 

JM : - Ecrire des romans historiques nécessite de nombreuses recherches. Comment as-tu procédé pour ce faire ?

 

Catherine : En règle générale, je lis les grands historiens de la période concernée : Jacques Le Goff et Marc Bloch pour le Moyen Âge, Nicolas Offenstadt pour la Première Guerre mondiale, par exemple, entre autres, et je prends des notes manuscrites. J’ai aussi lu des oeuvres d’époque pour me familiariser avec la langue et les mentalités : Roman de Renart et lais médiévaux pour les polars, mémoires de Poilus pour la Grande Guerre. J’effectue également des recherches en ligne, dans des bases de données : à propos de la Première Guerre mondiale, j’ai trouvé beaucoup de choses sur le sort des chevaux de guerre dans les revues vétérinaires anglaises. Dans ce cas précis, j’ai aussi travaillé sur des photos d’époque. Certaines sont en ligne sur ma page Facebook (mois de juin 2019).

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Catherine : Pour l’instant je suis en train d’écrire le 3e et dernier tome de l’histoire de Pauline et Henri, les héros des Portes du bonheur et de La chanson de Julien. Entre les recherches documentaires et la rédaction, cela va m’occuper quelques mois ! Ensuite ? je ne le sais pas encore moi-même.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Catherine : Travaillant toute la semaine, je fais peu de dédicaces. Il y aura le salon de Cheux (14) le 17 novembre, et une dédicace à l’espace culturel du Leclerc de Caen (14) le 7 décembre.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Catherine : oui, bien sûr, les retours de lecture, qu’ils arrivent par la presse, la radio ou les blogs littéraires, sont primordiaux. Ils contribuent à donner de la visibilité à nos livres. Et nous les auteurs, nous sommes très heureux quand des lecteurs aiment nos livres et le disent. C’est un encouragement pour continuer lorsque parfois, c’est difficile, parce que l’inspiration ne vient pas, ou qu’on manque de temps, que l’esprit est occupé ailleurs, par les soucis de la “vraie” vie. Les réseaux sociaux sont un immense vecteur de partage.

 

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) et pendant combien d'heures ?

 

Catherine : je n’écris qu’au week end et pendant les vacances. Toujours l’après-midi. La nuit je dors :-) ! Combien d’heures ? Difficile à dire, c’est en fonction du temps disponible. Ce peut être entre 1 heure et 5 heures. Mais j’ai un petit carnet qui me suit partout, même au travail, où je note les idées qui me passent par la tête.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (membre de ta famille, bêta lecteurs)

Catherine : A Clarisse Enaudeau, la directrice de la collection “Terres de France” aux Presses de la Cité. Après les vacances d’été, je lui ai envoyé les dix premiers chapitres du tome 3, qu’elle a validés.

 

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteur ?

 

Catherine : En 2011, j’ai écrit et dessiné un album L’histoire de Bibi afin de sensibiliser les enfants au sort tragique des animaux abandonnés au moment des vacances, et qu’un animal n’est pas un jouet dont on peut se débarrasser après quelques mois. Lors d’un salon, une petite fille a voulu que j’accompagne ma signature de coeurs et de bisous, et elle est repartie radieuse en serrant le livre contre elle. Comme un trésor !

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Catherine : Je devais avoir 9 ou 10 ans quand j’ai commencé à écrire les aventures (policières) de ma poupée mannequin. A cette époque, j’adorais les Alice de Caroline Quine, L’Ile au trésor de Robert Louis Stevenson, mais aussi Tintin, Astérix, Lucky Luke… Sans oublier une collection de romans historiques pour la jeunesse publiée chez Rageot ? Nathan ? Je ne sais plus. Il y avait un titre consacré à l’Egypte ancienne, un autre au Moyen Âge, etc. Je le adorais. Je crois que ce sont tous ces auteurs qui m’ont donné envie de raconter des histoires. Plus il y a Emily Brontë, Truman Capote, Lovecraft, en passant par Barbey d’Aurevilly, Daphné du Maurier, Hans Fallada… Sans oublier les auteurs de polars historiques : C.J Samson, Paul Doherty, Ellis Peters, Philip Kerr, etc.

 

 

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu à des lecteurs qui souhaitent se lancer dans l'écriture ?

 

Catherine : d’être patient, méthodique. Ne pas se décourager. Et aussi lire, lire énormément. L’écriture n’est pas un don. Au départ, il faut avoir de l’imagination, c’est certain. Après c’est du travail, beaucoup de travail.

 

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Catherine : J’ai toujours été une grosse lectrice. Mes goûts sont assez éclectiques. Je lis et relis les grands auteurs du 19e siècle (Hugo, Balzac, Flaubert), des romans policiers et aussi des romans de guerre, de la poésie aussi. Et beaucoup d’essais, de témoignages. Quelques coups de coeur récents, parmi d’autres : Le vent, de Dorothy Scarborough (Phébus), Les marécages, de Joe Lansdale (Folio policier), Berlin finale d’Heinz Rein (Belfond).

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou est-ce que tu connais la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Catherine : dans mon imagination et peut-être aussi dans mes souvenirs. Oui, je connais la fin de l’histoire et même l’épilogue est un tant soit peu rédigé dès le début. Je sais d’où je pars et où je vais. Mais quel chemin vais-je prendre ? Avant de dérouler l’histoire, je rédige une sorte de plan que j’appelle un chemin de fer, avec des “noeuds ferroviaires” que je serai obligée d’emprunter. En revanche, entre deux noeuds, je ne sais jamais trop par où je vais passer, même si j’ai une petite idée. Je laisse la porte ouverte à l’imprévu, à l’improvisation, et aux personnages secondaires qui sauront s’imposer.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire qui inviterais-tu à ta table ?

 

Catherine : je n’aime pas les dîners donc ce ne serait pas un dîner. Plutôt une balade littéraire sur les traces d’un écrivain : George Sand, Victor Hugo, Maupassant, ou d’autres… Les invités ? Tous ceux qui le souhaitent !
 

JM : - Quel est ton endroit préféré (pièce chez toi – région – pays) ?

 

Catherine : les marais du Cotentin. Ce qui ne surprendra pas celles et ceux qui ont lu mes livres :) !

 

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Catherine : non, plus maintenant. Je n’en veux plus. J’en ai eu, - beaucoup - mais aussi trop de chagrin à leur départ. Ce n’est pas long, une vie de chien ou de chat à l’échelle d’une vie humaine. Et puis j’ai maintenant un rythme de vie qui ne me permettrait plus d’en avoir. C’est sans doute très égoïste mais je ne supporterais plus un nouveau chagrin de cet ordre.

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Catherine : “Wait and see” ! Dans la vie comme au travail.

 

 

JM : - Aimes-tu le cinéma ? Quel est ton film culte ?

 

Catherine : Oui. Davantage les DVD que les salles, peut-être à cause de ma vue, peut-être aussi parce que je suis une solitaire. Un film culte ? J’en ai plusieurs. Dans le désordre : De sang-froid, de Richard Brooks (1967) ; La bête humaine, de Jean Renoir (1938) ; Le vent, de Victor Sjöström (1928) ; Les tontons flingueurs, de Georges Lautner (1963)…

Et aussi des téléfilms : Galilée, avec Claude Rich (2006) ; Les Hauts de Hurlevent, adaptation par la BBC (1998), la plus proche du roman, à mon avis du moins.

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Catherine : Juste quelques mots pour te remercier, Joëlle, de m’avoir proposé cet entretien auquel j’ai pris beaucoup de plaisir à répondre ! Et aussi pour te féliciter pour ton site La passion des mots, qui offre aux auteurs une belle occasion de rencontrer des lecteurs, dans une ambiance très conviviale.

 

 

JM : - Merci Catherine BOISSEL pour cet agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Catherine.

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Un autre coup de coeur :« LE VAL AUX IRIS »

« LE VAL AUX IRIS »

Suzanne de ARRIBA

Editions Lucien SOUNY

Date de publication : JANVIER 2017

304 pages

 

 

RESUME EDITEUR :

 

La guerre fait rage en Espagne. On fait fuir les enfants vers des cieux plus cléments. Quels hommes deviendront-ils ? Parviendront-ils à effacer la douleur de l'exil et à se construire durablement ?

 

1936, Abuelo et ses trois petits-fils vivent pauvrement à Escurial, mais ils sont heureux... Jusqu'à ce que la guerre civile frappe ce petit village et déchire corps et cœurs. A treize ans, Andrès est le témoin de drames irréparables. Sa vie est en danger. Alors avec son grand frère Pablito, ils franchissent clandestinement les Pyrénées et gagnent la France. Ils seront hébergés par un cousin. Mais la tempête continue de s'acharner car ils arrivent dans un pays en guerre. Andrès doit fuir chez des paysans au grand cœur qui cachent une autre enfant Sarah. Il la prendra sous sa protection, avant de s'engager dans la Résistance.
Lorsque la paix revient, il réalise enfin son rêve et devient peintre. Cependant, rien ne lui apportera le bonheur. Ni le succès, ni les femmes. A l'apogée de son art, pris dans des imbroglios sentimentaux, cet homme, à l'âme brisée, brûlé de l'intérieur, restera toujours un déraciné.

 

Suzanne de Arriba a rassemblé ici avec maestria tous les thèmes qui sont les siens : les ambiguïtés de l'amour, le deuil impossible de la jeunesse et de ses libertés, le nécessaire apprentissage de la sagesse.

 

L'AUTEUR :

 

Suzanne de Arriba évoque avec une grande justesse les gens ordinaires et leurs expériences qui elles, c'est bien connu, n'ont rien d'ordinaire. Elle sait saisir les petits détails pleins de sens de la vie quotidienne. Cette sensibilité se traduit sous sa plume par un style à la fois réaliste et naturel. Elle fait également preuve de tendresse et de compassion envers ses personnages, ce qui ne l'empêche pas de rire d'eux parfois ! Originaire de la vallée du Rhône, elle vit aujourd'hui en Isère, à la Côte-Saint-André. Elle est l'auteur d'une quarantaine de romans.

 

Précédentes publications aux éditions Lucien SOUNY : Le Mas Serpolet (2009), Une famille du coteau (2010 et en poche en 2016), La Terre des retrouvailles (2011), La Saison des sorbiers (2012), Les trois fleurs (2013), La bergerie des sources (2014), Une vie en chantier (2015), Le vent sur les longues terres, Le fils d'Yvonne, Le chemin des châtaigniers, Le troupeau sous l'orage (2016).

AVIS :

Merci aux Editions Lucien SOUNY de m'avoir permis de lire, en service de presse, ce roman de Suzanne de Arriba dans lequel nous découvrons la vie tourmentée d'Andrès, ce jeune Espagnol, qui face aux drames bouleversants de son existence, est incapable de s'adapter et de connaître le bonheur et reste un « déraciné ».

 

J'ai été bercée par la plume légère, poétique et pleine de tendresse de l'auteur et j'ai pu imaginer aisément le Val aux Iris, la beauté de la nature et des fleurs mais aussi le tableau peint par Andrès immortalisant un très joli moment de bonheur furtif dans une période tourmentée par la guerre.

 

Que d'émotions ressenties au cours de la lecture de ce livre qui m'a donné à plusieurs reprises, je dois l'avouer, des frissons et la larme à l’œil...

 

Ce magnifique roman d'amour, fresque émouvante et généreuse où se mêlent l'amitié, l'amour et l'humanité est pour moi un véritable COUP DE COEUR  et j'attends avec impatience, Suzanne, la suite de cette belle histoire!

 

 

 

Voir les commentaires

Bonsoir aujourd'hui mardi je vous propose ma chronique concernant : "UN ANGE EGARE SUR LA TERRE"

« UN ANGE EGARE SUR LA TERRE »

Suzanne de ARRIBA

EDITIONS LUCIEN SOUNY

Collection « Le chant des pays »

Février 2018

192 pages

 

 

Présentation

 

 

C’est un bel enfant, ce Janet ! On le dit un peu attardé, parce qu’il est plus lent, plus calme que les gamins de son âge. Mais il a tellement d’amour à donner : à son père indifférent, à sa mère bien-aimée, à sa chère tante Justine, à la vieille Laurentine, et même à Jules, le régisseur de l’oliveraie familiale. Et surtout à Arthur, son demi-frère, qui a tout, alors que lui n’a rien. Cet ange égaré sur la terre réussira-t-il à surmonter toutes les épreuves qui se dresseront devant lui, pour réunir ceux qu’il aime ? Arthur, lui, regrette sa terre natale ; le murmure des oliviers lui manque. Sa trépidante vie parisienne dans les médias, pas plus que ses amours compliquées, ne le satisfont. Il se demande s’il ne pourrait pas tout recommencer dans les collines. Mais le plus urgent est d’apprivoiser de nouveau Janet, et de lui donner une part de ce qui aurait dû lui revenir de droit.

 

 

L'auteure

 

Originaire de la vallée du Rhône, Suzanne de ARRIBA vit aujourd'hui en Isère, à la Côte-Saint-André. Ell est l’auteur de nombreux livres, parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels : Le Mas Serpolet (2009), Une famille du coteau (2010 et en poche en 2016), La Terre des retrouvailles (2011), La Saison des sorbiers (2012), Les Trois fleurs (2013), La Bergerie des Sources (2014), Une Vie en chantier (2015), Le Vent sur les longues terres, Le Fils d'Yvonne, Le Chemin des Châtaigniers, Le Troupeau sous l'orage (2016), Le Val aux iris (2017).

 

 

Mon avis

 

Je viens de lire « Un ange égaré sur la terre », de Suzanne de ARRIBA, auteure dont j'ai lu de nombreux romans étant fascinée par sa plume légère et poétique.

 

Suzanne de ARRIBA nous transporte à la Peyrade dans le Lubéron et nous conte l'histoire de Janet, garçon de dix ans, qui à la mort brutale de sa mère, est confié à sa tante alors que son père et son demi-frère ne semblent pas s'inquiéter de son devenir.

 

Comme à son habitude, l'auteure dresse une fine analyse des caractères, des sentiments, des émotions des protagonistes de son roman, les rendant pour certains très attachants, vrais et simples, pour d'autres superficiels, peu intéressants et surtout révoltants...

 

Suzanne de ARRIBA décrit à merveille le milieu rural, la beauté de la nature nous permettant ainsi de percevoir les bonnes odeurs des pins, des oliviers, de la lavande mais également de la terre et des alpages.. Ce roman fleure bon la cuisine du terroir, les châtaignes et le fromage de chèvres de Laurentine !

 

J'ai beaucoup aimé ce livre poignant et fort émouvant, empli d'amour et de tendresse, sur la solitude d'un enfant lent certes mais pas du tout attardé, ne demandant qu'à partager avec ses proches, tout l'amour qu'il a dans son petit cœur.

 

Je vous recommande donc ce roman avec lequel j'ai passé un excellent moment de lecture et que j'ai refermé à regrets.

 

Bonne lecture !

 

 

 

Voir les commentaires

Seconde chronique du jour concernant : "FAUTES D'AMOUR"

« FAUTES D'AMOUR »

Béatrice BOURRIER

Editions Lucien SOUNY

Le chant des pays

25 avril 2021

231 pages

 

Présentation

 

Quand l’une trouve l’amour et connaît le bonheur de la maternité, l’autre conclut un mariage de raison. Ni heureuse ni comblée, mais riche, Julienne se fait un devoir de soutenir ses vieux parents et sa sœur cadette, poursuivis par la misère. Or la vie se charge de rebattre les cartes et entraîne les deux filles, qui avaient tant d’affection l’une pour l’autre, dans une confrontation impitoyable pour défendre leur famille… Mais laquelle, celle de sang ou celle de cœur ? Les affrontements sont encore plus violents lorsqu’ils opposent des gens qui s’aiment.


Dans cette histoire aussi juste que touchante, Béatrice Bourrier continue à explorer et à disséquer les thèmes qui lui sont chers : les liens familiaux, les aspirations à la résilience et au pardon... La sagesse et la générosité peuvent-elles nous sauver des inévitables tragédies humaines ?

 

 

L'auteure

 

Beatrice BOURRIER est l'auteure de nombreux romans publiés aux Editions Lucien Souny, dont Le Pacte de sel ; Au Défaut de l'épaule, Le Berger et son étoile.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Béatrice BOURRIER de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son dernier roman « Fautes d'amour ». J'ai découvert la très jolie plume de cette auteure lors de la lecture de « Le Pacte de sel », ouvrage que j'ai beaucoup aimé. Je la remercie également pour sa confiance et la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.

 

La très jolie couverture, le titre et le résumé fort alléchant, m'ont de suite interpellée et je me suis sentie de suite emportée par les si jolis mots de Béatrice.

 

L'auteure nous emmène dans l'Hérault et nous conte les destins opposés de deux sœurs Emilie et Julienne : l'une a fait un mariage de raison, elle a une vie aisée mais n'a pas connu les joies de la maternité et l'autre, mène une existence simple, pas facile mais riche d'amour avec son époux et ses enfants.

 

C'est avec son don habituel que Béatrice BOURRIER dépeint les paysages des Cévennes, le métier de potier, les traits tant physiques que psychologiques des protagonistes de son ouvrage les rendant authentiques, attachants pour certains, détestables pour d'autres..

 

Elle nous offre un magnifique roman de femmes, captivant, émouvant, dur et tendre à la fois, mêlant l'Histoire de notre pays pendant la Première Guerre Mondiale à celle d'une famille déchirée par l'injustice de la vie mais liée par le sang.

 

J'ai ADORE ce roman régional historique que j'ai lu d'une traite ne pouvant me résoudre à le refermer tant il me passionnait et que j'ai quitté à regret.

 

MERCI Béatrice pour cet excellent moment de lecture qui fut pour moi un COUP DE COEUR.

 

 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "LE PACTE DE SEL"

« LE PACTE DE SEL »

Béatrice BOURRIER

Editions Lucien SOUNY

Collection Chant des Pays

4 MAI 2018

304 pages

 

 

Présentation

 

Au grand dam de sa famille, Juliette découvre l’amour fou dans les bras d’Aurélio, un ouvrier italien venu ramasser le sel. Sous le soleil écrasant d’Aigues-Mortes en proie à une misère criante et à un nationalisme exacerbé, le drame couve… Une hystérie meurtrière s’empare du village qui voit ses travailleurs italiens assassinés à tour de bras, en toute impunité. Dans un délire halluciné et sans que personne s’en rende compte, le frère de Juliette élimine celui qui a déshonoré sa sœur. Après deux jours d’émeutes, les habitants se réveillent de leur cauchemar et tous décident de ne plus évoquer ces odieux événements. De les oublier… Tous, sauf Juliette. Isolée dans un vieux château de schiste et d’ardoise en Cévennes, elle s’attachera formidablement à cette terre et nouera un lien très solide avec sa belle-mère. Benoîte l’accompagnera dans sa mue de jeune fille vers la femme forte et amoureuse de la vie, capable de savourer les plaisirs comme d’affronter les trahisons familiales, de s’élever pour comprendre les siens et peut-être de pardonner.


 

 

L'auteure

 

 

Originaire de Montpellier, Béatrice Bourrier s’est fait connaître avec ses nouvelles qui ont été récompensées par le Prix des libraires 1999 et par le Prix de la nouvelle du Conseil Général de l’Ariège (2002). En 2005, elle signe son premier roman, et depuis les autres s’enchaînent. Tous nous entraînent au cœur de ce coin de pays qu’elle aime – les Cévennes – qu’elle dépeint finement et dont elle restitue toute la finesse et l’âme. Elle vit à Montpellier.

Du même auteur : aux éditions Lucien Souny : Au défaut de l’épaule, 2015 ; Le berger et son étoile, 2014. Le souper du lion, Éditions L’Harmattan, 2014 ; Manon, magicienne de pharaon, Éditions Mogador, 2010 ; Collines au Crépuscule, Éditions Cheminements, 2006.

 

 

 

Mon avis


 

Je remercie Béatrice BOURRIER de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Le Pacte de sel » et ainsi de découvrir sa très jolie plume. Je la remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.


 

L'auteure nous emporte à la fin du XIXème siècle à Aigues-Mortes où nous faisons connaissance de la famille Davignon : Marius le père, Esther, la mère, Frédéric et Juliette leurs enfants. Juliette âgée de 17 ans tombe amoureuse d'Aurélio, jeune ouvrier Italien venu travailler aux salins.

Nous découvrons le destin de cette jeune fille courageuse et volontaire, son histoire d'amour impossible avec Aurélio, ses tourments, sa vie de femme dans les Cévennes et sa reconstruction après toutes les épreuves qu'elle aura surmontées..


 

L'auteure aborde avec précision un thème de notre Histoire que je ne connaissais pas : le massacre d'ouvriers Italiens qui a eu lieu en Camargue en 1893 et le nationalisme de la population en proie à la misère sociale.

Béatrice BOURRIER évoque également des sujets tels que l'amour, l'amitié, la vengeance, la politique, les religions, la place des femmes au XIXème siècle, les secrets, les trahisons, la passion du jeu, la résilience.. le tout se déroulant dans une belle région de France si chère au cœur de l'auteure et qu'elle décrit d'ailleurs à merveille.


 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant, très bien écrit et documenté tant sur le plan régional qu'historique, qui dresse un très beau portrait de femme et dont les multiples rebondissements tiennent vraiment le lecteur en haleine. J'ai lu cet ouvrage en seulement deux soirées tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement puis refermé à regret.


 

Un excellent moment de lecture.


 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE JOUR AVEC EDOUARD BRASEY SUR MON GROUPE FB

GROUPE FB

LECTEURS-AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

 

 

INTERVIEW AUTEUR

Edouard BRASEY

 

Bonjour à tous,

 

 

⁃ Notre ami Edouard BRASEY a gentiment accepté, récemment, de répondre à mes questions.

 

  • Je partage avec vous cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Edouard qui y répondra selon ses disponibilités

 

 

JM : - Bonsoir Edouard

 

⁃ Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Edouard : J'ai un peu peur, car je n'aime pas être soumis à la question, mais je suis prêt à vaincre mes appréhensions.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Edouard : Je suis écrivain professionnel depuis 35 ans et ai publié une centaine d'ouvrages, dont un tiers de romans environ. J'ai notamment publié de très nombreux livres consacrés au merveilleux, à la Féerie, aux contes et à la Fantasy, notamment « L'Encyclopédie du merveilleux » en 2005 dont la 5e réédition (au moins) sera remise en vente en fin d'année. Elle est devenue, et je m'en réjouis, un document de référence dans le domaine, et inspiré aussi bien des amateurs que des universitaires ou des romanciers dans le domaine de la Fantasy.

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans (la liste est longue, je sais !)

 

Edouard : Depuis quelques années je suis devenu romancier à temps plein, publiant deux romans par an : un sous mon nom, dans le genre de la saga familiale sur fond historique : Les Marais de Bourges (Bourges et le Berry durant l'Occupation), La Belle de mai (Marseille dans l'entre-deux guerres), Les Amants de l'exil (le Portugal sous la dictature de Cortazar) ; et un thriller contemporain sous le pseudonyme de James Barnaby : A Fleur de peau, A Bout de nerfs, Sanguines, Masques (à paraître). J'aime ces deux genres pourtant bien différents l'un de l'autre, et me repose de l'un en écrivant l'autre...

 

 

 

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Edouard : Mes autres projets concernent plutôt des scénarios audiovisuels basés sur mes romans, mais dans le contexte actuel, les ouvertures sont assez difficiles...

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ? Improvises-tu ou connais-tu la fin avant de commencer l'écriture ?

 

Edouard : L’inspiration vient toujours du réel : l'étude d'une époque, d'un milieu, d'un fait divers, etc. J'établis un synopsis complet de quelques pages, que je soumets à l'éditeur pour avoir son aval, puis je me lance dans l'écriture en m'écartant souvent du synopsis de départ. Pour les thrillers et policiers, je connais la fin mais me laisse souvent « surprendre » en inventant au dernier moment une fin différente, inattendue, afin de mieux surprendre mes lecteurs.

 

 

 

 

JM : Comment procédes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Edouard : J'écris directement sur ordinateur, et ceci depuis 1984, date à laquelle j'ai acheté mon premier Macintosh ! Pour la documentation, j'utilise internet ou des ouvrages spécialisés, mais j'évite de faire des fiches ou de prendre des notes, pour conserver la fraîcheur de l'écriture.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? ? Le jour ? La nuit ? En combien de temps écris-tu un ouvrage ?

 

Edouard : J'écris la journée, généralement l'après-midi jusqu'à l'heure du dîner. Le soir, quand je suis seul, je regarde des films ou des séries en blu-ray ou dvd, en me faisant des cycles : réalisateurs, genres, pays. J'y trouve souvent des sources d'inspiration. Par exemple, en ce moment je ne regarde que des films d'auteurs japonais, tels que ceux de Kiyoshi Kurosawa qui flirte avec le fantastique et les apparitions de fantômes. J'écris un roman en quatre à six mois, selon le temps que j'y consacre chaque jour.

 

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices, peux-tu nous en parler ?

 

Edouard : Il y a déjà les réseaux sociaux, qui permettent d'échanger avec les lecteurs et lectrices, mais aussi les séances de dédicaces en salons du livre ou dans les boutiques France Loisirs qui publient tous mes romans en avant première six mois avant la sortie en librairie.

 

 

JM : -Losque la situation sanitaire le permettra, envisages-tu d'assister à des séances de dédicaces, de rencontrer tes lecteurs ?

 

Edouard : Bien sûr, mais hélas il faudra attendre encore un peu. J'ai cela dit des salons du livre privilégiés, tels que ceux de Brive-la-Gaillarde ou les Nocturnes littéraires de Pierre Defendini dans le sud l'été.

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteur ?

 

Edouard : Lorsqu'un lecteur ou une lectrice vient me voir en me disant que l'un de mes livres l'a aidé moralement à surmonter une épreuve dans sa vie ou lui a permis de ressusciter des souvenirs.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?


Edouard : Au début, comme tout le monde, j'ai adressé des manuscrits par la Poste qui ont été refusés, jusqu'au jour où un éditeur m'a fait confiance : Paul Fournel chez Ramsay en 1987. Depuis, mes éditeurs me font un contrat sur synopsis et je n'ai plus qu'à écrire le livre en étant sûr qu'il sera publié à telle date. Je peux ainsi m'organiser au mieux.

 

 

JM : - Quel le dernier livre qui fut pour toi un COUP de COEUR ?

 

Edouard : Une bande dessinée : « Spirou chez les Soviets », chez Dupuis, de Neidhardt et Tarrin, qui se trouve dans la lignée des albums du regretté Franquin.

 

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Edouard : Bien sûr ! Il est toujours agréable d'avoir des critiques élogieuses, cela dit, on ne peut pas plaire à tout le monde, et je ne me formalise pas des critiques négatives. Si elles sont fondées, j'en tiens compte pour mes livres à venir.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Edouard : Jean Giono pour la Provence, Nikos Kazantakis pour la Grèce, Boris Vian pour l'originalité, Jean Raspail pour le royaume imaginaire, Alain Gerber (qui est devenu un ami) pour le style.

 

 

JM : - Quels conseils peux-tu donner aux lecteurs qui veulent devenir écrivains ?

 

Edouard : Lisez, lisez, lisez, et lorsque vous tombez à cours de lecture, écrivez le livre que vous aimeriez lire.

 

 

JM : Lis-tu et quel genre de lecture ?

 

Edouard : je lis peu, par manque de temps, et aussi pour éviter d'être influencé par le style d'un écrivain particulier. Sinon, je lis plutôt des thrillers...

 

 

JM : - Quels sont tes endroits préférés, sources d'inspiration ( pièce de ta maison, région de France, pays) ?

 

Edouard : Mon bureau à Bourges, face aux vitraux d'une église ; le train lorsque je vais à Paris ; tous les pays que je découvre et d'où je reviens avec une idée de livre (par exemple le Portugal pour « Les Amants de l'exil »).

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Edouard : La cinéphilie (je me fais des « cycles » de réalisateurs dont je possède les œuvres en blu-ray ou dvd) ; la bonne cuisine et les bons vins ; l'Ecosse (je fais partie d'un clan écossais, le clan MacKinnon) ; la Grèce ; la musique (le jazz, le classique, la musique traditionnelle grecque) ; les conversations entre amis.

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Edouard : Après-guerre, dans les années 50 et 60 à Saint-Germain des Prés.

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Edouard : « Sans essayer, point de succès » (c'est la devise du feuilleton « La Demoiselle d'Avignon »).

 

JM : Quel mot te définit le mieux ?

 

Edouard : le courage et l'enthousiasme (oui, je sais, ça fait deux, mais je pourrais ajouter un troisième : l'humilité!)

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Edouard : un billet de retour.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, campagne ou montagne ?

 

Edouard : Cathé (café et thé) ; chocolat ; ville avec vue sur mer.

 

 

 

JM : - Si tu étais une odeur, une couleur, un animal : tu serais...

 

Edouard : Jasmin, rouge fuschia, cerf.

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Edouard : Oui, mais il y faudrait un roman.

 

 

 

JM : - Merci Edouard pour ce très agréable moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Edouard qui vous répondra avec plaisir sous ce post.

 

 

 

http://edouardbrasey.com

 

https://www.facebook.com/people/Edward-Brasey-MacKinnon/100007008856179

 

 

https://www.facebook.com/Edouard-Brasey-820826851295034/

 

https://www.facebook.com/edouardbrasey/

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Bonjour aujourd'hui dimanche voici ma chronique GROS COUPE DE COEUR concernant : 'Les Liaisons périlleuses"

« LES LIAISONS PERILLEUSES »

Frédérique-Sophie BRAIZE

Editions PRESSES DE LA CITE

TERRES DE FRANCE

17 février 2022

445 pages

 

 

Présentation

 

Des Alpes sauvages aux salons du Paris romantique, les destins croisés et tumultueux de deux femmes bien décidées à gravir le versant d'une autre existence et qui vont marquer l'Histoire par la conquête féminine du mont Blanc.

1838. Tout sépare Quitterie d'Arcy, comtesse française établie à Genève, de Pernette Croz, fille d'auberge à Chamonix. Pendant que l'aristocrate s'étourdit dans les bals pour se soustraire au temps qui passe, la servante porte sur ses épaules des secrets plus lourds que des montagnes. Or leur sort est lié par des nœuds serrés.


Quand elles se rencontrent à la Mer de Glace débute entre elles un jeu intriguant avec de vigoureux guides dont la réputation n'est plus à faire.
Quitterie nourrit un projet fou : être la première femme alpiniste. Malgré les railleries, les obstacles, cette pionnière veut gravir le Mont-Blanc avec le soutien du séduisant Gabin, le seul guide à croire en elle.


Des Alpes sauvages aux salons du Paris romantique, ce roman tout en sensualité - fondé sur des faits réels - raconte une histoire de passions, celles qui submergent une vie pour la transformer à jamais.


 

L'auteure

Frédérique-Sophie BRAIZE romancière, nouvelliste, chroniqueuse de presse écrite, née à Évian.

Fille unique d’un alpiniste - réalisateur des Colonnes de Buren à Paris - elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Elle travaille dans la sécurité privée et industrielle avant de se lancer dans l'écriture. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris avec Mouton, son chien de berger.

Prix Livre sans Frontières 2014. Grand Prix littéraire de l'Académie de Pharmacie 2018 remis par Philippe Grimbert. Prix Patrimoine 2019. 'Livre à deux places' 2020 pour les 20 ans de 'Lire et faire lire' d'Alexandre Jardin. Lauréate des Trophées des Savoyards du monde 2021. Prix Machiavel du roman en langue française - remis à l'Assemblée Nationale le 26/11/21;

Ses livres sont toujours inspirés de faits réels tombés dans l'oubli : histoire vraie, fait de société, fait historique...

Parutions récentes et à venir :

- "Sœurs de lait" (éd. De Borée 2018) Grand Prix littéraire de l'Académie de Pharmacie 2018. Prix Patrimoine 2018. Format poche (Coll. Terre de Poche, éd. De Borée 2019)

- "Lily sans logis" (éd. De Borée - 2019) Adapté en 'Livre à deux places' pour 'Lire et faire lire' d'Alexandre Jardin en 2020.

- "Une montagne de femmes" (éd. Les Passionnés de bouquins 2019) Prix Welter. Prix Ecriture d'Azur

- "Un voyage nommé désir" (éd. Presses de la Cité 2021) Trophée des Savoyards du monde. Prix Machiavel 2021.

- "Les liaisons périlleuses" (éd. Presses de la Cité 02/2022)

Liens :

https://www.instagram.com/frederiquesophiebraize/?hl=fr

https://www.facebook.com/frederiquesophie.braize.3


 


 

Mon avis


 

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Marie-Jeanne de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Les Liaisons périlleuses », roman de Frédérique-Sophie BRAIZE. Etant une fan inconditionnelle de cette auteure dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages, je me suis empressée de découvrir ce dernier roman dont la très jolie couverture et le résumé fort alléchant, m'avait de suite interpellée.


 

Je viens de refermer à regret ce magnifique roman et sans chauvinisme aucun puisque l'auteure est Haut-Savoyarde et que l'histoire se déroule en Haute-Savoie, région dans laquelle je vis, je pousse un WHAOU !! Quelle pépite littéraire !

Sans trop dévoiler l'histoire que je vous laisserai découvrir par vous-mêmes, je vais vous en dire toutefois quelques mots.

Nous sommes au XIXème siècle et nous faisons connaissance avec Quitterie d'Arcy, quadragénaire, toujours célibataire, vivant à Genève, éprise de liberté et rêvant de devenir la première femme alpiniste. Pour ce faire, celle-ci décide de monter une expédition en direction du Mont-Blanc.

Elle rencontre celui qui sera son guide, Jean Gabin ainsi qu'une pauvre femme nommée Pernette Croz.


 

Frédérique-Sophie, comme à son habitude, nous offre un sublime récit inspiré en partie de l'histoire de Marie Paradis et d'Henriette d'Angeville, première et seconde femme ayant réussi à gravir le Mont-Blanc, dans lequel elle fait revivre des personnages célèbres tels que Jacques Balmat, Alexandre Dumas, George Sand, Victor Hugo..

J'ai souri à maintes reprises à la lecture des noms que l'auteure a judicieusement donné aux guides : Jean Gabin, Bourvil, Fernandel etc... petit clin d'oeil bien sympathique aux acteurs disparus.


 

Frédérique-Sophie BRAIZE décrit avec moult détails et finesse les traits tant physiques que psychologiques des protagonistes de son roman, les rendant ainsi authentiques et attachants pour certains, détestables pour d'autres comme Annibal d'Arcy, le frère de Quitterie..


 

J'ai ADORE cet ouvrage, très bien écrit, parsemé de mots Savoyards, empli de sensualité, très bien documenté sur la vie en haute-montagne, le rôle et la place des femmes à l'époque.


 

J'ai lu ce roman aux multiples rebondissements pratiquement d'une traite tant il me passionnait et je suis certaine qu'il restera longtemps gravé dans ma mémoire.

BRAVO Frédérique-Sophie BRAIZE et bonne route à ce roman qui mérite vraiment un grand succès.

Un GROS COUP DE COEUR pour moi que je recommande vivement aux amateurs du genre qui comme moi, passeront un excellent moment de lecture et auront beaucoup de difficulté à commencer une nouvelle lecture....


 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/


 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com


 


 


 


 


 

 

Voir les commentaires

Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Coralie WINKA sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion de mots

INTERVIEW AUTEURE

Coralie WINKA
 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Coralie WINKA a gentiment accepté, de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez poser vos questions à Coralie qui y répondra en direct ou plus tard en fonction de ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Coralie

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Coralie : et comment ! Je suis en pleine forme et ravie de commencer l’interview.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Coralie : je suis originaire du Nord de la France, et après avoir roulé un peu ma bosse à Strasbourg, puis dans différents coins du Bade-Wurttemberg et même en Finlande, je me suis posée dans un petit village du sud de l’Allemagne près de Schwäbisch Hall. J’ai 42 ans, un mari allemand et trois enfants bilingues.

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans ?

 

Coralie : « Le lieutenant et la dame blanche » est mon premier roman. Il a été publié en avril 2019 chez Gloriana Editions. Il s’agit d’un roman historique se déroulant pendant l’occupation allemande. Angélique, une jeune femme de 17 ans sur qui reposent de nombreuses responsabilités, rencontre Ulrich von Brackenstein, un lieutenant de la Wehrmacht. Son arrivée coïncide avec l’occupation de la zone sud par l’armée allemande en novembre 1942 en représailles au débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Forcée de le côtoyer au quotidien, la jeune femme va s’éprendre de cet ennemi. Naturellement, cet amour interdit sera contrarié par les évènements qui ne vont pas leur laisser de répit.

 

Dans « Rencontre sous les flocons » paru en décembre 2019, on change complètement de registre. C’est une romance hivernale contemporaine avec toutefois un petit clin d’œil aux années 1990. L’histoire commence dans un lycée du nord de la France. Séverine, une lycéenne germanophile est déterminée à faire ses études d’allemand à Strasbourg une fois son Bac en poche. Attirée par tout ce qui a un lien avec la culture germanique, elle se rend seule à un voyage en Autriche près de Salzbourg. Là-bas, dans un charmant hôtel au pied de sommets enneigés, elle va faire, entre la découverte de la ville de Mozart, ses marchés de Noël et les joies des sorties alpines, des rencontres inoubliables qui vont chambouler tous ses projets. J’ai pris un plaisir fou à écrire ce livre qu’on peut qualifier de feel-good et qui comporte des aspects autobiographiques.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Coralie : oui. J’ai écrit un autre roman historique qui nous plonge cette fois à la fin du XVe siècle dans la Flandre des Ducs de Bourgogne qui devrait, si tout va bien, être publié courant 2020. Il retrace les semaines qui ont suivi le décès de Charles le Téméraire lorsque Marie de Bourgogne, unique héritière du Duché de Bourgogne, se voit contrainte de prendre époux pour conserver son titre, époux qui ne sera autre que Maximilien Ier de Habsbourg. Une union qui a changé la géopolitique de l’époque.

 

Actuellement, je travaille sur une histoire qui me tient à cœur car elle retrace l’histoire de mes arrières-grands parents, des Polonais ayant quitté leur pays pour la région de la Ruhr à la fin du XIXe siècle, quittée à son tour au milieu des années 1920 pour aller travailler dans les mines de charbon du nord de la France. A travers le destin d’Ilona, fille d’émigrés polonais née dans la Ruhr pendant la première guerre mondiale, on assiste, en plus de l’histoire familiale, aux lendemains du traité de Versailles, à l’hyperinflation de 1923 en Allemagne et aux prémices du nazisme. C’est durant cette période de crise que sa famille décide de répondre à l’offre alléchante des compagnies minières du Nord de la France et s’installe à Waziers, dans le Douaisis. J’essaie d’y évoquer les traditions, les fêtes et les valeurs autant des mineurs polonais que français de cette région, les années 30, l’arrivée au pouvoir du Front populaire jusque la Seconde Guerre mondiale qui réservera des surprises à Ilona, mais le dernier tiers reste encore à écrire ...

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou connais-tu la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Coralie : Je suis très visuelle. Des images se forment dans mon esprit, un peu comme les scènes d’un film. Ces images surgissent souvent lors de promenades dans la nature. Pour le Lieutenant et la dame blanche, j’avais fait pas mal de recherches. J’avais, entre autre, regardé tous les épisodes d’ « un village français » pour m’immerger totalement dans cette époque quand j’ai écrit le roman. J’ai lu des témoignages et tout ce qui m’est tombé sous la main se rapportant aux lieux ou aux périodes qui m’intéressaient. Je suis aussi allée à Berlin pour rencontrer un ancien soldat de l’armée de l’air allemande, malheureusement décédé entre temps, qui m’a raconté ses souvenirs du temps où il était occupant en France.

Pour Rencontre sous les flocons, je n’ai eu qu’à plonger dans mes souvenirs.

 

En ce qui concerne la seconde question, disons que je connais plus ou moins la fin, sauf dans le cas de l’histoire sur mes immigrés polonais, pour laquelle je suis encore indécise. Sinon, je connais les grandes lignes de l’histoire dès le début, avec comme je l’ai dit avant, certaines scènes précises que j’intègre au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue et que j’étoffe spontanément lors de l’écriture.

 

JM : - T'arrive-t-il de t'attacher à tes personnages et certains te ressemblent-ils ?

 

Coralie : absolument ! Dans le Lieutenant et la dame blanche, Angélique (d’ailleurs c’est mon deuxième prénom ) vit des choses que j’ai l’impression d’avoir vécues dans une autre vie…

Dans Rencontre sous les flocons , Séverine c’est tout moi quand j’étais lycéenne.

 

 

JM : - Tu as écrit des romances (historique et contemporaine). Pourquoi ce choix ? Envisages-tu d'écrire dans un autre genre ?

 

Coralie : car je suis d’abord lectrice avant d’être auteure, et en tant que lectrice, j’aime rêver et ressentir des émotions fortes quand je lis. Quand on écrit de la romance, on aborde souvent la phase la plus intense du sentiment amoureux : celle de l’amour passionnel quand on « tombe amoureux » phase qui ne dure malheureusement pas très longtemps dans la vraie vie (si quelqu’un pense le contraire, il doit absolument me contacter pour qu’on en discute  ). C’est un moyen de revivre cet état d’esprit et d’échapper à la monotonie du quotidien. Je me suis lancée dans l’écriture du Lieutenant et la dame blanche, car je rêvais de lire une histoire où la romance figurerait au premier plan dans ce contexte quotidien de l’occupation, mais je n’en ai pas vraiment trouvé. Je trouve que le contexte historique, en plus d’apporter une touche de culture générale permet d’accentuer les émotions. Qu’il s’agisse de guerres, de révoltes, de famines ou autre, je trouve que les événements historiques offrent une toile de fond parfaite pour faire évoluer des histoires d’amour semées d’embûches et qui nous font vibrer. Dans le contemporain, c’est plus ardu vu qu’a priori, dans notre vie d’aujourd’hui, tout est permis. C’est pourquoi je pense rester plutôt dans l’historique qui m’offre en plus la possibilité d’apprendre des choses par l’intermédiaire des recherches que j’effectue quand j’écris sur une période précise.

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Coralie : J’ai un petit carnet sur lequel j’écris le nom des différents personnages, quelques mots succincts sur ces fameuses scènes ou images dont j’ai parlé plus tôt, ou encore le résultat de mes recherches comme par exemple des dates d’évènements ou toute info utile, historiquement parlant. Pour le reste, j’écris directement sur mon ordinateur portable.

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ? Est-ce que parfois tu passes des nuits blanches ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Coralie : j’écris quand j’ai le temps et surtout quand je suis au calme. Avec trois enfants à la maison qui ont rarement l’école l’après-midi, ce n’est pas toujours évident. En général, j’écris plus en été car je peux m’isoler tranquillement dans un coin du jardin avec mon ordi. Sinon, j’écris plutôt le matin quand la maison est vide et dès que l’occasion se présente. Le soir, je préfère plutôt lire. Donc pas de nuit blanche passée à écrire. Il m’a fallu 18 mois pour écrire Le lieutenant et la dame blanche et 5 mois pour Rencontre sous les flocons.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Coralie : rien de prévu pour l’instant mais j’espère pouvoir être présente à Mon’s Livre (Belgique) en novembre 2020.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, amie, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Coralie : à ma mère qui lit mes textes comme un feuilleton au fur et à mesure de leur avancement, à Yannick Kujawa, un ami auteur, et deux amies pour le Lieutenant et la dame blanche. Depuis que je fais partie de la famille Gloriana, Marie Laurent, Rose Morvan et Eve Terrellon ont eu la gentillesse de me relire.

La couverture du Lieutenant et la dame blanche a été réalisée par Carpe Librum Book design et celle de Rencontre sous les flocons par London Montgomery.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Coralie : comme tout le monde j’imagine  : j’ai envoyé le texte du Lieutenant à quelques maisons d’édition qui publiaient des romans historiques et de la romance.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Coralie : Ute Jäckle, alors je me doute bien que ce nom ne dira rien à personne et pour cause : c’est une auteure allemande qui habite près de chez moi. J’ai lu un article sur elle dans le journal local, elle venait de publier son premier livre et je me suis dit « pourquoi pas moi ? » et j’ai commencé à écrire l’histoire qui me trottait dans la tête depuis des années.

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

Coralie : oui, j’ai toujours aimé lire. Ado, j’ai commencé à lire les romans préférés de ma mère : « Angélique » d’Anne et Serge Golon et la série des Catherine de Juliette Benzoni, puis je me souviens avoir eu une phase Barbara Cartland. Aujourd’hui, je lis de préférence des romans/romances historiques, mais aussi des témoignages et des magazines historiques et culturels.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Coralie : en dehors de la marche, elles sont essentiellement culturelles : voyages dans différentes villes européennes, architecture, histoire, gastronomie, concerts…

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Coralie : « Les limites, ce sont nos peurs. On vit dans un monde où les gens se sentent victimes de tout et de rien. Comme si plus personne ne voulait prendre son destin en main. » citation de Philippe Croizon, qui malgré l’amputation de ses 4 membres a réussi la traversée de la Manche à la nage en 13h26.

 

 

JM : - Quel est ton endroit favori (pièce dans ta maison, une région, un pays) ?

 

Coralie : sous le marronnier dans mon jardin l’été, et autour des marais de Lecluse quand je retourne dans le Nord de la France.

 

 

JM : - Quel est ton péché mignon ?

 

Coralie : la gourmandise !

 

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ?

 

Coralie : Film culte : La grande vadrouille - Musique : selon l’humeur, chanson française, allemande, swing, rock, pop, hard-rock, classique… un peu de tout en fait.

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Coralie : des lunettes de soleil

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Coralie : Merci Joëlle de m’avoir permis de m’exprimer !

 

 

JM : - Merci Coralie pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Coralie qui vous répondra sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/Coralie-Winka-113152320078464/

Page auteur: https://coralie-winka.jimdofree.com/

instagram: @coraliewinkaauteur

 

Voir les commentaires

INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC DANY ROUSSON SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Dany ROUSSON

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Dany ROUSSON a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Dany répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Dany

 

Comment vas-tu ?  es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Dany : je suis prête, en espérant ne pas finir sur la chaise électrique. :)

 

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Dany : Que dire...? Ce n'est pas l'exercice le plus facile pour moi.

J'ai 57 ans, je suis originaire d'Uzès dans le Gard où je vis. J'ai commencé à écrire un peu par accident en 2013 et depuis, je ne me suis plus arrêtée. C'est un grand plaisir, un besoin. Le bonheur c'est d'être lue, appréciée et de continuer à écrire.

 

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans ?

 

Dany :

Mon premier roman est “les genêts de Saint-Antonin” paru chez les nouveaux auteurs en juillet 2014 puis chez Pocket en 2016. Une “petite histoire” que je pensais écrire juste pour moi et qui a révélé ma passion pour l'écriture. Il a obtenu le “coeur de coeur des lectrices Femme Actuelle 2014” et m'a permis d'être éditée.

Une jeune Blanche, cultivatrice de plantes aromatiques et médicinales qui vit dans une campagne gardoise, découvre au fin fond de la garrigue un mazet abandonné avec les effets d'une femme ayant vécu là des années durant, un petit carnet : son journal.

A partir de cet instant, elle n'aura de cesse de chercher a en savoir plus sur la vie cachée d'Odile Coste, sur sa fille, sur le mystérieux J dont elle est amoureuse. Pourquoi se cachait-elle non loin de son village natal ? De quel mal souffrait-elle ? Qui était-elle réellement ?

Ce roman parle de l'amour très fort qui lie Blanche et Marcel son grand-père, entre autres. L'amitié y tient une grande place avec la bande d'amis toujours présente autour de l'héroïne. Et bien sûr l'amour, lorsque Blanche rencontre son Marceau.

 

L'ensoleillée” paru aux presses de la cité en juin 2016, puis chez Pocket en 2017. Nous sommes prés de Nîmes, en 1980. L'histoire débute avec l'enterrement de Grégoire Fabre, vigneron passionné et oncle chéri de Clarisse qu'il a élevé au décés accidentel de ses parents. Chez le notaire, celle-ci apprend qu'elle hérite du mas, des vignes et de la cave où elle s'investie mais aussi d'une maisonnette à Sanary sur mer, objet d'un mystérieux leg. Ce qui va bouleverser sa vie, c'est la lettre que lui a laissé Grégoire, lui avouant qu'elle a été une enfant adoptée par ses parents mais auparavant un nourrisson abandonné dans la grange du mas Fabre, avec pour seule indication un prénom griffonné sur une feuille : Clarissa Alégra. Meurtrie de ne pas appartenir à cette famille à laquelle elle est tant attachée, avec l'aide d'Héloïse son amie d'enfance, de Momo le petit boulanger un peu farceur et celle de Gaspard son premier amour, Clarisse va partir à la recherche de ses origines.

Je pourrais dire de “l'ensoleillée” qu'il est un roman plein de rebondissements, où l'on passe du rire aux larmes et qui véhiculent mes valeurs, celles de l'attachement familial, de l'amitié et de l'amour.

 

 

L'été retrouvé” paru aux presses de la cité en juin 2018 et chez Pocket en 2019, a pour personnages principaux Lazare et Gérald, tout deux âgés de 39 ans aux caractères très opposés, les meilleurs amis d'enfance qui se sont fâchés à mort un 13 juin 1970 alors qu'ils avaient seize ans, se jurant de ne jamais se revoir. Il faudra des lettres anonymes envoyées à Gérald évoquant cette mystérieuse date, pour que celui-ci se décide à retrouver Lazare 23 ans plus tard. Après des retrouvailles très fraîches, les deux hommes se réapprivoisent peu à peu et partent à la recherche d'une certaine Elisa dont ils étaient tout deux fous amoureux, cause de leur séparation. Qu'est devenue toutes ces années durant celle qui a disparu depuis ce fameux 13 juin 1970 et qu'ils n'ont jamais oublié ? Est-elle l'auteur des lettres ? Le personnage de Séraphine, belle voisine de Lazare et son espiègle fillette Pia ont un rôle important, apportant fraîcheur et enthousiasme, la touche féminine essentielle.

En dehors de l'intrigue, vous découvrirez la beauté des paysages de la vallée de la Cèze, Goudargues la venise gardoise et Cornillon, village médiéval voisin. Vous aimerez sûrement ma petite Pia qui zozotte, une petite curieuse qui dit sa vérité d'enfant. Moi, je l'aime fort.

 

 

Pour le sourire de Lenny”, paru aux presses de la cité en août 2019. Ce roman aborde des sujets qui me tiennent beaucoup à coeur tels que la déchéance, la vie sans toit et la résilience. Celui qu'on surnomme “Savate”, sans domicile fixe, après avoir traîné sa bosse sur les routes de France, arrive par hasard en Camargue à Aigues-Mortes. Il y rencontre, comme partout, la méfiance, la bêtise mais aussi la bienveillance et des mains tendues. Blessé par la vie, on ne sait qui il est, ni ce qui l'a mis dans cette situation. Ce n'est qu'au contact d'un gamin qui s'accroche à lui que celui-ci va commencer à se dévoiler. Acrobate accompli, Savate va enseigner l'équilibre au jeune Lenny passionné de skate-board. Un réel attachement s'installe entre le gamin mal aimé par son père et le vagabond brisé par son histoire douloureuse. Ensemble, ils redeviennent joyeux, jusqu'à ce que Lenny soit victime d'une grave chute le laissant hagard et amnésique. Tout d'abord bouleversé, Savate culpabilise et veut fuir une nouvelle fois. Gaelle, la maman de Lenny, le retient. Il va alors user de tout les stratagèmes pour que l'enfant retrouve sa vie d'avant, son sourire et son dynamisme.

Je suis très attachée à ce roman, parce-qu'à mon avis, il est le plus touchant que j'ai écrit. Il parle simplement de la réalité de la vie, des joies, des peines et d'espérance.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Dany :

Je suis en train de terminer mon cinquième roman qui paraîtra au printemps 2021. Il est trop tôt pour en dévoiler l'histoire... Plus tard, avec plaisir.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Dany :

J'ai beaucoup d'imagination. Je les vois, les décrit, leur donne vie. Et ensuite, ils m'accompagnent pour toujours. C'est une phase extrêmement intéressante. Certains ont des traits de caractères des gens qui m'entourent, mais seulement quelques détails.

 

 

 

JM : Comment fais-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Dany :

J'écris tout d'abord un synopsis qui va être mon guide.

Puis, je fais des fiches où je pose les lieux où va se dérouler mon histoire avec beaucoup de détails, d'autres sur les personnages que j'ai créee (caractère, histoire, physique), et des arbres généalogiques assez précis.

Ensuite, j'écris directement sur l'ordinateur.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

 

Dany :

La nuit j'essaie de dormir ;). J'écris l'aprés-midi, de 14h à 19h environ.

 

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Dany :

A mon époux dont l'avis sera sans concession, à ma mère qui est une lectrice aguerrie et à ma meilleure amie.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes romans et qui réalise les couvertures de ceux-ci ?

 

Dany :

J'ai participé au concours de romans Femme Actuelle. Mon manuscrit a été envoyé en mode numérique. J'ai eu la grande chance qu'il soit parmi les quatre gagnants du prix. Ça restera un formidable souvenir qui m'a ouvert les portes de l'édition.

C'est ma maison d'édition (les presses de la cité) qui choisit les couvertures, avec beaucoup de goût.

 

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices, peux-tu nous en parler ?

 

Dany :

Oh oui ! Je suis toujours touchée quand une lectrice me dit ce qu'elle a ressenti en lisant mes romans. Partager des émotions, c'est une richesse.

Cela crée une complicité entre nous. C'est pour cela que j'écris.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Dany :

Le 17 octobre au salon du livre de Quissac (30) et le 18 octobre à la fête du livre de Laudun, où je serai l'invitée d'honneur. D'autres dates restent à déterminer selon l'actualité.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs ouvrages ?

 

Dany :

Oui, j'y suis sensible car les blogs sont tenus par de grands lecteurs et leurs avis a de l'importance pour moi.

De nos jours, les réseaux sociaux sont un mode de communication indispensable.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Dany :

Romain Gary, Régine Desforges, Claude Michelet, Jacques Lanzman, Voltaire avec son “Zadig”, Gustave Flaubert avec “Emma Bovary”...

 

 

JM : - Quel roman, lu pendant ton enfance, t'a le plus marquée ?

 

Dany :

Pendant mon enfance, je lisais, grâce à ma mère, la bibliothèque rose et verte. La comtesse de Ségur, avec “les malheurs de Sophie”.

 

 

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaiteraient devenir écrivains ?

 

 

Dany :

De ne pas hésiter, de se lancer car on n'a rien à perdre à essayer. Je leur conseillerai de rester eux-mêmes, d'écrire avec leurs mots, avec sincérité.

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

 

Dany :

Beaucoup. J'aime mélanger les genres. Je lis avec engouement Michel Bussi, un auteur formidable. Virginie Grimaldi dont j'adore l'humour et la simplicité. Joel Dicker, pour le suspens... et tant d'autres encore !

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Dany :

Généreuse.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Dany :

Le modelage, la peinture et le dessin, le cinéma, la nature et la cuisine !

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Dany :

Aujourd'hui. Je me sens bien dans mon époque.

 

 

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Dany :

Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul”.

Michel de Montaigne

 

 

JM : - Quel est ton film culte ? Ton chanteur ou chanteuse préféré ?

 

Dany :

J'ai plusieurs films cultes que je pourrais revoir et revoir :

Forest Gump”de Zemeckis, “La gloire de mon père” d'Yves Robert, “Les enfants du marais” de Jean Becker, “Une époque formidable” de Gérard Jugnot, “Le bonheur est dans le pré” d'Etienne Chatillez...

J'adore le cinéma.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire, quelles personnes aimerais-tu convier à ta table ?

 

Dany :

Pas de célébrités, mais de fervents lecteurs anonymes. Ce serait plus vrai.

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Dany :.

Une violette

Un rossignol

Une mousse au citron

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, montagne ou campagne ?

 

 

Dany :

Jus d'orange

Chocolat

Mer

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Dany :

Un grand merci à vous Joelle, pour votre gentillesse et votre patience !!

 

 

 

JM : - Merci Dany ROUSSON pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Dany qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>