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Résultat pour “Les berges du marais”

Bonsoir aujourd'hui mardi je vous propose ma chronique concernant : "UN ANGE EGARE SUR LA TERRE"

« UN ANGE EGARE SUR LA TERRE »

Suzanne de ARRIBA

EDITIONS LUCIEN SOUNY

Collection « Le chant des pays »

Février 2018

192 pages

 

 

Présentation

 

 

C’est un bel enfant, ce Janet ! On le dit un peu attardé, parce qu’il est plus lent, plus calme que les gamins de son âge. Mais il a tellement d’amour à donner : à son père indifférent, à sa mère bien-aimée, à sa chère tante Justine, à la vieille Laurentine, et même à Jules, le régisseur de l’oliveraie familiale. Et surtout à Arthur, son demi-frère, qui a tout, alors que lui n’a rien. Cet ange égaré sur la terre réussira-t-il à surmonter toutes les épreuves qui se dresseront devant lui, pour réunir ceux qu’il aime ? Arthur, lui, regrette sa terre natale ; le murmure des oliviers lui manque. Sa trépidante vie parisienne dans les médias, pas plus que ses amours compliquées, ne le satisfont. Il se demande s’il ne pourrait pas tout recommencer dans les collines. Mais le plus urgent est d’apprivoiser de nouveau Janet, et de lui donner une part de ce qui aurait dû lui revenir de droit.

 

 

L'auteure

 

Originaire de la vallée du Rhône, Suzanne de ARRIBA vit aujourd'hui en Isère, à la Côte-Saint-André. Ell est l’auteur de nombreux livres, parus aux éditions Lucien Souny, parmi lesquels : Le Mas Serpolet (2009), Une famille du coteau (2010 et en poche en 2016), La Terre des retrouvailles (2011), La Saison des sorbiers (2012), Les Trois fleurs (2013), La Bergerie des Sources (2014), Une Vie en chantier (2015), Le Vent sur les longues terres, Le Fils d'Yvonne, Le Chemin des Châtaigniers, Le Troupeau sous l'orage (2016), Le Val aux iris (2017).

 

 

Mon avis

 

Je viens de lire « Un ange égaré sur la terre », de Suzanne de ARRIBA, auteure dont j'ai lu de nombreux romans étant fascinée par sa plume légère et poétique.

 

Suzanne de ARRIBA nous transporte à la Peyrade dans le Lubéron et nous conte l'histoire de Janet, garçon de dix ans, qui à la mort brutale de sa mère, est confié à sa tante alors que son père et son demi-frère ne semblent pas s'inquiéter de son devenir.

 

Comme à son habitude, l'auteure dresse une fine analyse des caractères, des sentiments, des émotions des protagonistes de son roman, les rendant pour certains très attachants, vrais et simples, pour d'autres superficiels, peu intéressants et surtout révoltants...

 

Suzanne de ARRIBA décrit à merveille le milieu rural, la beauté de la nature nous permettant ainsi de percevoir les bonnes odeurs des pins, des oliviers, de la lavande mais également de la terre et des alpages.. Ce roman fleure bon la cuisine du terroir, les châtaignes et le fromage de chèvres de Laurentine !

 

J'ai beaucoup aimé ce livre poignant et fort émouvant, empli d'amour et de tendresse, sur la solitude d'un enfant lent certes mais pas du tout attardé, ne demandant qu'à partager avec ses proches, tout l'amour qu'il a dans son petit cœur.

 

Je vous recommande donc ce roman avec lequel j'ai passé un excellent moment de lecture et que j'ai refermé à regrets.

 

Bonne lecture !

 

 

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : "LE PACTE DE SEL"

« LE PACTE DE SEL »

Béatrice BOURRIER

Editions Lucien SOUNY

Collection Chant des Pays

4 MAI 2018

304 pages

 

 

Présentation

 

Au grand dam de sa famille, Juliette découvre l’amour fou dans les bras d’Aurélio, un ouvrier italien venu ramasser le sel. Sous le soleil écrasant d’Aigues-Mortes en proie à une misère criante et à un nationalisme exacerbé, le drame couve… Une hystérie meurtrière s’empare du village qui voit ses travailleurs italiens assassinés à tour de bras, en toute impunité. Dans un délire halluciné et sans que personne s’en rende compte, le frère de Juliette élimine celui qui a déshonoré sa sœur. Après deux jours d’émeutes, les habitants se réveillent de leur cauchemar et tous décident de ne plus évoquer ces odieux événements. De les oublier… Tous, sauf Juliette. Isolée dans un vieux château de schiste et d’ardoise en Cévennes, elle s’attachera formidablement à cette terre et nouera un lien très solide avec sa belle-mère. Benoîte l’accompagnera dans sa mue de jeune fille vers la femme forte et amoureuse de la vie, capable de savourer les plaisirs comme d’affronter les trahisons familiales, de s’élever pour comprendre les siens et peut-être de pardonner.


 

 

L'auteure

 

 

Originaire de Montpellier, Béatrice Bourrier s’est fait connaître avec ses nouvelles qui ont été récompensées par le Prix des libraires 1999 et par le Prix de la nouvelle du Conseil Général de l’Ariège (2002). En 2005, elle signe son premier roman, et depuis les autres s’enchaînent. Tous nous entraînent au cœur de ce coin de pays qu’elle aime – les Cévennes – qu’elle dépeint finement et dont elle restitue toute la finesse et l’âme. Elle vit à Montpellier.

Du même auteur : aux éditions Lucien Souny : Au défaut de l’épaule, 2015 ; Le berger et son étoile, 2014. Le souper du lion, Éditions L’Harmattan, 2014 ; Manon, magicienne de pharaon, Éditions Mogador, 2010 ; Collines au Crépuscule, Éditions Cheminements, 2006.

 

 

 

Mon avis


 

Je remercie Béatrice BOURRIER de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, son roman « Le Pacte de sel » et ainsi de découvrir sa très jolie plume. Je la remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée.


 

L'auteure nous emporte à la fin du XIXème siècle à Aigues-Mortes où nous faisons connaissance de la famille Davignon : Marius le père, Esther, la mère, Frédéric et Juliette leurs enfants. Juliette âgée de 17 ans tombe amoureuse d'Aurélio, jeune ouvrier Italien venu travailler aux salins.

Nous découvrons le destin de cette jeune fille courageuse et volontaire, son histoire d'amour impossible avec Aurélio, ses tourments, sa vie de femme dans les Cévennes et sa reconstruction après toutes les épreuves qu'elle aura surmontées..


 

L'auteure aborde avec précision un thème de notre Histoire que je ne connaissais pas : le massacre d'ouvriers Italiens qui a eu lieu en Camargue en 1893 et le nationalisme de la population en proie à la misère sociale.

Béatrice BOURRIER évoque également des sujets tels que l'amour, l'amitié, la vengeance, la politique, les religions, la place des femmes au XIXème siècle, les secrets, les trahisons, la passion du jeu, la résilience.. le tout se déroulant dans une belle région de France si chère au cœur de l'auteure et qu'elle décrit d'ailleurs à merveille.


 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant, très bien écrit et documenté tant sur le plan régional qu'historique, qui dresse un très beau portrait de femme et dont les multiples rebondissements tiennent vraiment le lecteur en haleine. J'ai lu cet ouvrage en seulement deux soirées tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement puis refermé à regret.


 

Un excellent moment de lecture.


 

Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Coralie WINKA sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion de mots

INTERVIEW AUTEURE

Coralie WINKA
 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Coralie WINKA a gentiment accepté, de se soumettre, récemment, à mes questions.

 

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez poser vos questions à Coralie qui y répondra en direct ou plus tard en fonction de ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Coralie

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Coralie : et comment ! Je suis en pleine forme et ravie de commencer l’interview.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Coralie : je suis originaire du Nord de la France, et après avoir roulé un peu ma bosse à Strasbourg, puis dans différents coins du Bade-Wurttemberg et même en Finlande, je me suis posée dans un petit village du sud de l’Allemagne près de Schwäbisch Hall. J’ai 42 ans, un mari allemand et trois enfants bilingues.

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans ?

 

Coralie : « Le lieutenant et la dame blanche » est mon premier roman. Il a été publié en avril 2019 chez Gloriana Editions. Il s’agit d’un roman historique se déroulant pendant l’occupation allemande. Angélique, une jeune femme de 17 ans sur qui reposent de nombreuses responsabilités, rencontre Ulrich von Brackenstein, un lieutenant de la Wehrmacht. Son arrivée coïncide avec l’occupation de la zone sud par l’armée allemande en novembre 1942 en représailles au débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Forcée de le côtoyer au quotidien, la jeune femme va s’éprendre de cet ennemi. Naturellement, cet amour interdit sera contrarié par les évènements qui ne vont pas leur laisser de répit.

 

Dans « Rencontre sous les flocons » paru en décembre 2019, on change complètement de registre. C’est une romance hivernale contemporaine avec toutefois un petit clin d’œil aux années 1990. L’histoire commence dans un lycée du nord de la France. Séverine, une lycéenne germanophile est déterminée à faire ses études d’allemand à Strasbourg une fois son Bac en poche. Attirée par tout ce qui a un lien avec la culture germanique, elle se rend seule à un voyage en Autriche près de Salzbourg. Là-bas, dans un charmant hôtel au pied de sommets enneigés, elle va faire, entre la découverte de la ville de Mozart, ses marchés de Noël et les joies des sorties alpines, des rencontres inoubliables qui vont chambouler tous ses projets. J’ai pris un plaisir fou à écrire ce livre qu’on peut qualifier de feel-good et qui comporte des aspects autobiographiques.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Coralie : oui. J’ai écrit un autre roman historique qui nous plonge cette fois à la fin du XVe siècle dans la Flandre des Ducs de Bourgogne qui devrait, si tout va bien, être publié courant 2020. Il retrace les semaines qui ont suivi le décès de Charles le Téméraire lorsque Marie de Bourgogne, unique héritière du Duché de Bourgogne, se voit contrainte de prendre époux pour conserver son titre, époux qui ne sera autre que Maximilien Ier de Habsbourg. Une union qui a changé la géopolitique de l’époque.

 

Actuellement, je travaille sur une histoire qui me tient à cœur car elle retrace l’histoire de mes arrières-grands parents, des Polonais ayant quitté leur pays pour la région de la Ruhr à la fin du XIXe siècle, quittée à son tour au milieu des années 1920 pour aller travailler dans les mines de charbon du nord de la France. A travers le destin d’Ilona, fille d’émigrés polonais née dans la Ruhr pendant la première guerre mondiale, on assiste, en plus de l’histoire familiale, aux lendemains du traité de Versailles, à l’hyperinflation de 1923 en Allemagne et aux prémices du nazisme. C’est durant cette période de crise que sa famille décide de répondre à l’offre alléchante des compagnies minières du Nord de la France et s’installe à Waziers, dans le Douaisis. J’essaie d’y évoquer les traditions, les fêtes et les valeurs autant des mineurs polonais que français de cette région, les années 30, l’arrivée au pouvoir du Front populaire jusque la Seconde Guerre mondiale qui réservera des surprises à Ilona, mais le dernier tiers reste encore à écrire ...

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? Improvises-tu ou connais-tu la fin de tes histoires avant d'en commencer l'écriture ?

 

Coralie : Je suis très visuelle. Des images se forment dans mon esprit, un peu comme les scènes d’un film. Ces images surgissent souvent lors de promenades dans la nature. Pour le Lieutenant et la dame blanche, j’avais fait pas mal de recherches. J’avais, entre autre, regardé tous les épisodes d’ « un village français » pour m’immerger totalement dans cette époque quand j’ai écrit le roman. J’ai lu des témoignages et tout ce qui m’est tombé sous la main se rapportant aux lieux ou aux périodes qui m’intéressaient. Je suis aussi allée à Berlin pour rencontrer un ancien soldat de l’armée de l’air allemande, malheureusement décédé entre temps, qui m’a raconté ses souvenirs du temps où il était occupant en France.

Pour Rencontre sous les flocons, je n’ai eu qu’à plonger dans mes souvenirs.

 

En ce qui concerne la seconde question, disons que je connais plus ou moins la fin, sauf dans le cas de l’histoire sur mes immigrés polonais, pour laquelle je suis encore indécise. Sinon, je connais les grandes lignes de l’histoire dès le début, avec comme je l’ai dit avant, certaines scènes précises que j’intègre au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue et que j’étoffe spontanément lors de l’écriture.

 

JM : - T'arrive-t-il de t'attacher à tes personnages et certains te ressemblent-ils ?

 

Coralie : absolument ! Dans le Lieutenant et la dame blanche, Angélique (d’ailleurs c’est mon deuxième prénom ) vit des choses que j’ai l’impression d’avoir vécues dans une autre vie…

Dans Rencontre sous les flocons , Séverine c’est tout moi quand j’étais lycéenne.

 

 

JM : - Tu as écrit des romances (historique et contemporaine). Pourquoi ce choix ? Envisages-tu d'écrire dans un autre genre ?

 

Coralie : car je suis d’abord lectrice avant d’être auteure, et en tant que lectrice, j’aime rêver et ressentir des émotions fortes quand je lis. Quand on écrit de la romance, on aborde souvent la phase la plus intense du sentiment amoureux : celle de l’amour passionnel quand on « tombe amoureux » phase qui ne dure malheureusement pas très longtemps dans la vraie vie (si quelqu’un pense le contraire, il doit absolument me contacter pour qu’on en discute  ). C’est un moyen de revivre cet état d’esprit et d’échapper à la monotonie du quotidien. Je me suis lancée dans l’écriture du Lieutenant et la dame blanche, car je rêvais de lire une histoire où la romance figurerait au premier plan dans ce contexte quotidien de l’occupation, mais je n’en ai pas vraiment trouvé. Je trouve que le contexte historique, en plus d’apporter une touche de culture générale permet d’accentuer les émotions. Qu’il s’agisse de guerres, de révoltes, de famines ou autre, je trouve que les événements historiques offrent une toile de fond parfaite pour faire évoluer des histoires d’amour semées d’embûches et qui nous font vibrer. Dans le contemporain, c’est plus ardu vu qu’a priori, dans notre vie d’aujourd’hui, tout est permis. C’est pourquoi je pense rester plutôt dans l’historique qui m’offre en plus la possibilité d’apprendre des choses par l’intermédiaire des recherches que j’effectue quand j’écris sur une période précise.

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Coralie : J’ai un petit carnet sur lequel j’écris le nom des différents personnages, quelques mots succincts sur ces fameuses scènes ou images dont j’ai parlé plus tôt, ou encore le résultat de mes recherches comme par exemple des dates d’évènements ou toute info utile, historiquement parlant. Pour le reste, j’écris directement sur mon ordinateur portable.

 

JM : - Quand écris-tu (la nuit, le jour) pendant combien d'heures ? Est-ce que parfois tu passes des nuits blanches ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

Coralie : j’écris quand j’ai le temps et surtout quand je suis au calme. Avec trois enfants à la maison qui ont rarement l’école l’après-midi, ce n’est pas toujours évident. En général, j’écris plus en été car je peux m’isoler tranquillement dans un coin du jardin avec mon ordi. Sinon, j’écris plutôt le matin quand la maison est vide et dès que l’occasion se présente. Le soir, je préfère plutôt lire. Donc pas de nuit blanche passée à écrire. Il m’a fallu 18 mois pour écrire Le lieutenant et la dame blanche et 5 mois pour Rencontre sous les flocons.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Coralie : rien de prévu pour l’instant mais j’espère pouvoir être présente à Mon’s Livre (Belgique) en novembre 2020.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, amie, bêta lecteur) ? Qui réalise les couvertures de tes livres ?

 

Coralie : à ma mère qui lit mes textes comme un feuilleton au fur et à mesure de leur avancement, à Yannick Kujawa, un ami auteur, et deux amies pour le Lieutenant et la dame blanche. Depuis que je fais partie de la famille Gloriana, Marie Laurent, Rose Morvan et Eve Terrellon ont eu la gentillesse de me relire.

La couverture du Lieutenant et la dame blanche a été réalisée par Carpe Librum Book design et celle de Rencontre sous les flocons par London Montgomery.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Coralie : comme tout le monde j’imagine  : j’ai envoyé le texte du Lieutenant à quelques maisons d’édition qui publiaient des romans historiques et de la romance.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Coralie : Ute Jäckle, alors je me doute bien que ce nom ne dira rien à personne et pour cause : c’est une auteure allemande qui habite près de chez moi. J’ai lu un article sur elle dans le journal local, elle venait de publier son premier livre et je me suis dit « pourquoi pas moi ? » et j’ai commencé à écrire l’histoire qui me trottait dans la tête depuis des années.

 

 

JM : Lis-tu ? Quel genre ?

 

Coralie : oui, j’ai toujours aimé lire. Ado, j’ai commencé à lire les romans préférés de ma mère : « Angélique » d’Anne et Serge Golon et la série des Catherine de Juliette Benzoni, puis je me souviens avoir eu une phase Barbara Cartland. Aujourd’hui, je lis de préférence des romans/romances historiques, mais aussi des témoignages et des magazines historiques et culturels.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Coralie : en dehors de la marche, elles sont essentiellement culturelles : voyages dans différentes villes européennes, architecture, histoire, gastronomie, concerts…

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Coralie : « Les limites, ce sont nos peurs. On vit dans un monde où les gens se sentent victimes de tout et de rien. Comme si plus personne ne voulait prendre son destin en main. » citation de Philippe Croizon, qui malgré l’amputation de ses 4 membres a réussi la traversée de la Manche à la nage en 13h26.

 

 

JM : - Quel est ton endroit favori (pièce dans ta maison, une région, un pays) ?

 

Coralie : sous le marronnier dans mon jardin l’été, et autour des marais de Lecluse quand je retourne dans le Nord de la France.

 

 

JM : - Quel est ton péché mignon ?

 

Coralie : la gourmandise !

 

 

JM : - Quel est ton film culte et quel genre de musique écoutes-tu ?

 

Coralie : Film culte : La grande vadrouille - Musique : selon l’humeur, chanson française, allemande, swing, rock, pop, hard-rock, classique… un peu de tout en fait.

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Coralie : des lunettes de soleil

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Coralie : Merci Joëlle de m’avoir permis de m’exprimer !

 

 

JM : - Merci Coralie pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta disponibilité et ta gentillesse.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Coralie qui vous répondra sous ce post.

 

 

 

https://www.facebook.com/Coralie-Winka-113152320078464/

Page auteur: https://coralie-winka.jimdofree.com/

instagram: @coraliewinkaauteur

 

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INTERVIEW REALISEE CE SOIR AVEC DANY ROUSSON SUR MON GROUPE FB

INTERVIEW AUTEURE

Dany ROUSSON

 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Notre amie Dany ROUSSON a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Dany répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Dany

 

Comment vas-tu ?  es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Dany : je suis prête, en espérant ne pas finir sur la chaise électrique. :)

 

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Dany : Que dire...? Ce n'est pas l'exercice le plus facile pour moi.

J'ai 57 ans, je suis originaire d'Uzès dans le Gard où je vis. J'ai commencé à écrire un peu par accident en 2013 et depuis, je ne me suis plus arrêtée. C'est un grand plaisir, un besoin. Le bonheur c'est d'être lue, appréciée et de continuer à écrire.

 

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes romans ?

 

Dany :

Mon premier roman est “les genêts de Saint-Antonin” paru chez les nouveaux auteurs en juillet 2014 puis chez Pocket en 2016. Une “petite histoire” que je pensais écrire juste pour moi et qui a révélé ma passion pour l'écriture. Il a obtenu le “coeur de coeur des lectrices Femme Actuelle 2014” et m'a permis d'être éditée.

Une jeune Blanche, cultivatrice de plantes aromatiques et médicinales qui vit dans une campagne gardoise, découvre au fin fond de la garrigue un mazet abandonné avec les effets d'une femme ayant vécu là des années durant, un petit carnet : son journal.

A partir de cet instant, elle n'aura de cesse de chercher a en savoir plus sur la vie cachée d'Odile Coste, sur sa fille, sur le mystérieux J dont elle est amoureuse. Pourquoi se cachait-elle non loin de son village natal ? De quel mal souffrait-elle ? Qui était-elle réellement ?

Ce roman parle de l'amour très fort qui lie Blanche et Marcel son grand-père, entre autres. L'amitié y tient une grande place avec la bande d'amis toujours présente autour de l'héroïne. Et bien sûr l'amour, lorsque Blanche rencontre son Marceau.

 

L'ensoleillée” paru aux presses de la cité en juin 2016, puis chez Pocket en 2017. Nous sommes prés de Nîmes, en 1980. L'histoire débute avec l'enterrement de Grégoire Fabre, vigneron passionné et oncle chéri de Clarisse qu'il a élevé au décés accidentel de ses parents. Chez le notaire, celle-ci apprend qu'elle hérite du mas, des vignes et de la cave où elle s'investie mais aussi d'une maisonnette à Sanary sur mer, objet d'un mystérieux leg. Ce qui va bouleverser sa vie, c'est la lettre que lui a laissé Grégoire, lui avouant qu'elle a été une enfant adoptée par ses parents mais auparavant un nourrisson abandonné dans la grange du mas Fabre, avec pour seule indication un prénom griffonné sur une feuille : Clarissa Alégra. Meurtrie de ne pas appartenir à cette famille à laquelle elle est tant attachée, avec l'aide d'Héloïse son amie d'enfance, de Momo le petit boulanger un peu farceur et celle de Gaspard son premier amour, Clarisse va partir à la recherche de ses origines.

Je pourrais dire de “l'ensoleillée” qu'il est un roman plein de rebondissements, où l'on passe du rire aux larmes et qui véhiculent mes valeurs, celles de l'attachement familial, de l'amitié et de l'amour.

 

 

L'été retrouvé” paru aux presses de la cité en juin 2018 et chez Pocket en 2019, a pour personnages principaux Lazare et Gérald, tout deux âgés de 39 ans aux caractères très opposés, les meilleurs amis d'enfance qui se sont fâchés à mort un 13 juin 1970 alors qu'ils avaient seize ans, se jurant de ne jamais se revoir. Il faudra des lettres anonymes envoyées à Gérald évoquant cette mystérieuse date, pour que celui-ci se décide à retrouver Lazare 23 ans plus tard. Après des retrouvailles très fraîches, les deux hommes se réapprivoisent peu à peu et partent à la recherche d'une certaine Elisa dont ils étaient tout deux fous amoureux, cause de leur séparation. Qu'est devenue toutes ces années durant celle qui a disparu depuis ce fameux 13 juin 1970 et qu'ils n'ont jamais oublié ? Est-elle l'auteur des lettres ? Le personnage de Séraphine, belle voisine de Lazare et son espiègle fillette Pia ont un rôle important, apportant fraîcheur et enthousiasme, la touche féminine essentielle.

En dehors de l'intrigue, vous découvrirez la beauté des paysages de la vallée de la Cèze, Goudargues la venise gardoise et Cornillon, village médiéval voisin. Vous aimerez sûrement ma petite Pia qui zozotte, une petite curieuse qui dit sa vérité d'enfant. Moi, je l'aime fort.

 

 

Pour le sourire de Lenny”, paru aux presses de la cité en août 2019. Ce roman aborde des sujets qui me tiennent beaucoup à coeur tels que la déchéance, la vie sans toit et la résilience. Celui qu'on surnomme “Savate”, sans domicile fixe, après avoir traîné sa bosse sur les routes de France, arrive par hasard en Camargue à Aigues-Mortes. Il y rencontre, comme partout, la méfiance, la bêtise mais aussi la bienveillance et des mains tendues. Blessé par la vie, on ne sait qui il est, ni ce qui l'a mis dans cette situation. Ce n'est qu'au contact d'un gamin qui s'accroche à lui que celui-ci va commencer à se dévoiler. Acrobate accompli, Savate va enseigner l'équilibre au jeune Lenny passionné de skate-board. Un réel attachement s'installe entre le gamin mal aimé par son père et le vagabond brisé par son histoire douloureuse. Ensemble, ils redeviennent joyeux, jusqu'à ce que Lenny soit victime d'une grave chute le laissant hagard et amnésique. Tout d'abord bouleversé, Savate culpabilise et veut fuir une nouvelle fois. Gaelle, la maman de Lenny, le retient. Il va alors user de tout les stratagèmes pour que l'enfant retrouve sa vie d'avant, son sourire et son dynamisme.

Je suis très attachée à ce roman, parce-qu'à mon avis, il est le plus touchant que j'ai écrit. Il parle simplement de la réalité de la vie, des joies, des peines et d'espérance.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Dany :

Je suis en train de terminer mon cinquième roman qui paraîtra au printemps 2021. Il est trop tôt pour en dévoiler l'histoire... Plus tard, avec plaisir.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Dany :

J'ai beaucoup d'imagination. Je les vois, les décrit, leur donne vie. Et ensuite, ils m'accompagnent pour toujours. C'est une phase extrêmement intéressante. Certains ont des traits de caractères des gens qui m'entourent, mais seulement quelques détails.

 

 

 

JM : Comment fais-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Dany :

J'écris tout d'abord un synopsis qui va être mon guide.

Puis, je fais des fiches où je pose les lieux où va se dérouler mon histoire avec beaucoup de détails, d'autres sur les personnages que j'ai créee (caractère, histoire, physique), et des arbres généalogiques assez précis.

Ensuite, j'écris directement sur l'ordinateur.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

 

Dany :

La nuit j'essaie de dormir ;). J'écris l'aprés-midi, de 14h à 19h environ.

 

 

JM : - A qui confies-tu la première lecture de tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Dany :

A mon époux dont l'avis sera sans concession, à ma mère qui est une lectrice aguerrie et à ma meilleure amie.

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes romans et qui réalise les couvertures de ceux-ci ?

 

Dany :

J'ai participé au concours de romans Femme Actuelle. Mon manuscrit a été envoyé en mode numérique. J'ai eu la grande chance qu'il soit parmi les quatre gagnants du prix. Ça restera un formidable souvenir qui m'a ouvert les portes de l'édition.

C'est ma maison d'édition (les presses de la cité) qui choisit les couvertures, avec beaucoup de goût.

 

 

JM : - Tu as noué un lien très fort avec tes lecteurs et lectrices, peux-tu nous en parler ?

 

Dany :

Oh oui ! Je suis toujours touchée quand une lectrice me dit ce qu'elle a ressenti en lisant mes romans. Partager des émotions, c'est une richesse.

Cela crée une complicité entre nous. C'est pour cela que j'écris.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Dany :

Le 17 octobre au salon du livre de Quissac (30) et le 18 octobre à la fête du livre de Laudun, où je serai l'invitée d'honneur. D'autres dates restent à déterminer selon l'actualité.

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs ouvrages ?

 

Dany :

Oui, j'y suis sensible car les blogs sont tenus par de grands lecteurs et leurs avis a de l'importance pour moi.

De nos jours, les réseaux sociaux sont un mode de communication indispensable.

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Dany :

Romain Gary, Régine Desforges, Claude Michelet, Jacques Lanzman, Voltaire avec son “Zadig”, Gustave Flaubert avec “Emma Bovary”...

 

 

JM : - Quel roman, lu pendant ton enfance, t'a le plus marquée ?

 

Dany :

Pendant mon enfance, je lisais, grâce à ma mère, la bibliothèque rose et verte. La comtesse de Ségur, avec “les malheurs de Sophie”.

 

 

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaiteraient devenir écrivains ?

 

 

Dany :

De ne pas hésiter, de se lancer car on n'a rien à perdre à essayer. Je leur conseillerai de rester eux-mêmes, d'écrire avec leurs mots, avec sincérité.

 

 

JM : Lis-tu et quel genre ?

 

 

Dany :

Beaucoup. J'aime mélanger les genres. Je lis avec engouement Michel Bussi, un auteur formidable. Virginie Grimaldi dont j'adore l'humour et la simplicité. Joel Dicker, pour le suspens... et tant d'autres encore !

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Dany :

Généreuse.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Dany :

Le modelage, la peinture et le dessin, le cinéma, la nature et la cuisine !

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Dany :

Aujourd'hui. Je me sens bien dans mon époque.

 

 

 

JM : - Quelle est ta citation préférée ?

 

Dany :

Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul”.

Michel de Montaigne

 

 

JM : - Quel est ton film culte ? Ton chanteur ou chanteuse préféré ?

 

Dany :

J'ai plusieurs films cultes que je pourrais revoir et revoir :

Forest Gump”de Zemeckis, “La gloire de mon père” d'Yves Robert, “Les enfants du marais” de Jean Becker, “Une époque formidable” de Gérard Jugnot, “Le bonheur est dans le pré” d'Etienne Chatillez...

J'adore le cinéma.

 

 

JM : - Si tu devais organiser un dîner littéraire, quelles personnes aimerais-tu convier à ta table ?

 

Dany :

Pas de célébrités, mais de fervents lecteurs anonymes. Ce serait plus vrai.

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Dany :.

Une violette

Un rossignol

Une mousse au citron

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer, montagne ou campagne ?

 

 

Dany :

Jus d'orange

Chocolat

Mer

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Dany :

Un grand merci à vous Joelle, pour votre gentillesse et votre patience !!

 

 

 

JM : - Merci Dany ROUSSON pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ta gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Dany qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 

 

 

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Bonsoir à tous voici l'interview que j'ai réalisée ce soir Mardi 24 juillet sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

JM : - Bonsoir à tous

 

Je vous ai parlé sur ces pages d'Alysa MORGON que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amies et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Alysa a gentiment accepté, récemment, de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Alysa répondra en différé en fonction de ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Alysa

 

Comment allez-vous ? Etes-vous prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Alysa :

 

C’est avec grand plaisir que je vais répondre à vos questions, une super idée, Joëlle, et une belle façon de faire plus ample connaissance avec tout le monde, lecteurs, auteurs, et visiteurs.

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

 

 

 

Alysa :

 

Je suis née dans la campagne Provençale, entre Aix-en-Provence et Marignane, près du petit village de Calas, et plus exactement, dans un émetteur de radio ! Un grand émetteur, de ce qu’on appelait à l’époque (en 1945 ma date de naissance) la Radiodiffusion Française.

En effet, mon père était technicien radio, et nous étions 11 familles, à vivre dans cet émetteur, dans une propriété privée et fermée de plusieurs hectares.

La musique m’a donc bercée dès ma naissance. Aussi bien la musique dite de variété que la musique classique, puisque c’était les seules chaînes qui existaient.

L’émetteur était situé en pleine campagne, dans cette garrigue provençale qui m’est chère ; avec, comme frontière à ma vue, la Sainte Victoire, le Pilon du Roy et la chaîne de l’Etoile. Et au pied des forêts de pins, un lac : le lac du Réaltort. La Provence de Cézanne, de Pagnol, de Daudet, réunie. Et je reste persuadée que tout cela m’a beaucoup influencée.

Je suis restée dans ce lieu de rêve et privilégié (aujourd’hui ravagé par les routes et surtout la gare TGV d’Aix) jusqu’à l’âge de 20 ans.

Après quoi, en 1964, mon père ayant été muté, et ayant rejoint cette fois, le centre de télévision TDF (Télédiffusion de France) à Gap, je suis arrivée dans ce département des Hautes-Alpes que je connaissais bien, car j’y venais chaque année en vacances. Donc je n’arrivais pas en pays inconnu.

Voilà pour mon parcours personnel. Je n’évoquerai pas mes études, car elles ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable ! Et rien de bien original, pour en parler. Quant à ma profession de fonctionnaire, exercée durant une trentaine d’années, rien de particulier non plus.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans (la liste est longue je sais pour les avoir pratiquement tous lus (sauf un : “L'Epervière en Provence” !) et en particulier de vos derniers : “La dernière Transhumance”, “Le jardin des anges” et “Miroir en bois d'amandier” ?

 

Alysa :

 

Avant de vous les citer, je vous dirai, tout d’abord, que tous mes romans sont aujourd’hui publiés aux Éditions Lucien Souny. Et je rajouterai, car cela me semble important, que ce qui unit tous mes romans, c’est une région. La région PACA, qui fait leur décor. Ils se situent tous, soit en Provence, soit dans mes montagnes. Vu ce que je vous ai dit précédemment, cela peut se comprendre, et je me sens ainsi, un droit légitime pour en parler dans mes histoires.

Ensuite, ils sont, je crois, assez reconnaissables, car j’ai une écriture très particulière, étant donné que je suis, au départ, auteur compositeur. Alors j’aime bien mettre, non seulement de la poésie dans mes histoires, mais également, de la musique. Ainsi, mes phrases sont chantantes, rimées et rythmées. C’est peut-être ce qui me différencie vraiment, des autres auteurs de cette littérature dite de Terroir.

 

En ce qui concerne les romans qui se déroulent en Provence, voici leurs titres :

 

. « Un parfum de farigoulette », qui se passe au cœur du monde des santons, en 1953. Un roman pétillant, enthousiaste et amusant.

(sorti en broché, et en poche)

 

. « L’Epervière en Provence » : un roman pur Provence ! Où vous allez rire souvent, et où on retrouve vraiment la belle parole des anciens.

(publié également au Grand Livre du Mois).

 

. « Un miroir en bois d’amandier » : qui se déroule du côté de Grasse, autour de l’amandier, de l’olivier, du caroubier et sa fleur d’oranger. Et bien sûr, autour d’un miroir qui a beaucoup de choses à raconter à qui prend le temps de le regarder et de s’y regarder !

(publié également au Grand Livre du Mois)

 

. « Le jardin des anges » : Un roman très particulier, parce que tout d’abord, il se passe sur une île de Méditerranée (imaginaire) et surtout par son lieu, puisqu’il s’agit d’un couvent ! D’un couvent et ses femmes très déterminées et courageuses. Milieu du 19ème siècle, avec quelques méchants pirates qui vont arriver… Suspens !!!

 

. « Marie des garrigues » : un roman, cette fois, au cœur de la Haute-Provence. Un roman parfumé, autour de la fleur d’amandier, et de la lavande !

(publié également au Grand Livre du Mois)

 

 

En ce qui concerne les romans qui se déroulent dans les Hautes-Alpes :

 

. « Le hameau près du ciel » : un roman qui se déroule au pied des glaciers, avec tous les aléas de la haute montagne que sont les avalanches, les inondations, le manque de terre et de bois. Une famille courage, qui sait trouver le bonheur dans de toutes petites choses, ce que nous ne savons plus faire aujourd’hui, malheureusement !

(sorti en broché, mais épuisé. Sorti en poche, disponible)

 

. « La Combe Noire » : Durant la guerre de 14-18. Les femmes d’un village, pour pouvoir survivre, vont devoir abattre toute une forêt, contre l’avis de tous les vieux du village. Un pan d’Histoire d’un village haut-alpin.

(sorti en broché, mais épuisé. Sorti en poche, disponible)

 

. « Un bouquet de fiançailles » : Un roman, avec des traditions très particulières qui se font autour de la fleur de génépi que vont aller cueillir les jeunes gens du pays, au péril de leur vie !

 

. « La dernière transhumance » : Un roman qui se déroule un peu en Provence, un peu dans les Hautes-Alpes et en Amérique ! L’épopée de trois jeunes bergers qui vont quitter chacun leur village, pour aller ensemble garder d’immenses troupeaux dans la grande plaine de Californie et essayer ainsi d’y faire fortune. Un pan d’Histoire de la vallée du Champsaur, où 6000 Champsaurins ont traversé ce qu’on appelait à l’époque, « le tomple » : l’océan.

(publié également aux Editions La Loupe –gros caractères-).

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Alysa :

 

Fin du mois d’août, sortira mon dixième roman : « Les arbres ont aussi leur histoire ». Un roman très provençal, avec quelques accents italiens ! Et puis un arbre bien sûr, qui va mettre en émoi tout un village, le maire et le curé compris. Une histoire où l’humour, l’émotion, l’amitié, l’incrédulité aussi, et le surnaturel, vont faire bon ménage, et où vous pourrez peut-être, entendre les arbres chanter ! Comme quoi, il y a toujours un peu de musique dans mes livres. À croire que compositeur je resterai !!

Et puis, bien sûr, je suis en train de terminer un nouveau roman…

 

 

JM : - Avant de devenir écrivain, si ma mémoire est bonne, vous avez fait carrière dans la chanson.. Souhaitez-vous nous en parler ??

 

Alysa :

 

Volontiers, puisque, comme je viens de vous le dire, compositeur je resterai ! Car effectivement, j’ai fait, non pas carrière dans la chanson, mais un passage de quelques années. Je ne peux ni ne veux le renier, car ce fut tout de même, une expérience des plus enrichissante, et je dois mon écriture d’aujourd’hui, à ce penchant pour la musique. J’ai effectivement deux passions : celle de composer et celle d’écrire.

J’ai donc commencé par la musique, (c’était de 1967 à 1973) et j’ai eu la chance d’être chez Eddie Barclay et ensuite chez les disques Vogue. J’ai enregistré des 45 T, dont un, et la chanson « Retard », avait eu un petit succès. Mais le show-biz, ce n’était vraiment pas mon truc ! Alors j’ai arrêté.

Deux ans plus tard, mais hors circuit commercial cette fois, je créais le trio « Les Itinérants » et là, par contre, nous avons chanté durant presqu’une vingtaine d’années. Nous tournions surtout dans le Sud de la France. Nous ne chantions que mes chansons (et j’en ai écrit près de 400 !). Nous avons été choisis deux fois, sur le plan national, pour aller représenter la chanson poétique française, tout d’abord au Québec, avec deux tournées et ensuite en Louisiane avec également deux tournées et une participation, entre autre, au festival acadien de Lafayette. Des expériences fabuleuses ! Des rencontres aussi extraordinaires. Qui n’ont absolument rien à voir avec le show-biz bien sûr !! Mais je ne peux pas tout évoquer ici ! Mais je répondrai bien volontiers à toutes vos questions, les amis, si vous souhaitez m’en poser ! Vous comprenez mieux, maintenant, et surtout vous, qui avez déjà lu mes romans, pourquoi il y a toujours une mélodie qui court dans mes livres, de la première à la dernière page…

 

 

 

 

 

JM : Comment faites-vous pour écrire vos romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Alysa :

 

J’écris toujours sur des feuilles volantes. Des demi-pages. J’en ai toujours d’avance des petits paquets tenus par un élastique (vous savez tout, jusque dans le détail !!). Pas de cahier ni d’ordi. L’ordi, c’est plus tard, lorsque l’histoire est terminée. Là, je la mets sur l’ordi pour pouvoir y apporter les corrections directement. Mais souvent je fais des tirages, même pour les relectures. Surtout pour les relectures !

 

 

JM : - Comment avez-vous procédé pour faire publier vos livres ?

 

Alysa :

 

Ohhh !!! Alors là, c’est une très très longue histoire ! Je ne sais pas si je peux tout vous raconter, mais je vais essayer d’aller à l’essentiel. Sinon vous couperez chère Joëlle !!

 

Lorsque, avec le groupe Les Itinérants nous avons décidé de nous arrêter de chanter, je me suis tournée bien sûr, vers la poésie. Cela me semblait couler de source ! J’ai eu quelques poèmes publiés, chez l’Éditeur Breton, Jean Grassin. Mais cela ne me satisfaisait pas vraiment. Alors, je suis passée à l’écriture de nouvelles. Un art que je ne connaissais pas du tout. Fallait oser !! Et puis un jour, j’ai entendu l’appel à la télé, d’un Éditeur de Forcalquier qui cherchait des auteurs. (et maintenant je réalise que j’étais vraiment « culotée » !) Sans hésiter, je lui ai envoyé la première nouvelle que j’avais écrite. Peu après, ce monsieur me répondait que j’avais le don des dialogues et que je devrais plutôt écrire des romans que des nouvelles. Ce que je fis illico. Pas contrariante ! J’étais jeune, pleine d’enthousiasme ! Le premier manuscrit écrit, je ne savais pas où l’envoyer. Je ne connaissais personne qui aurait pu me renseigner… Alors j’ai acheté un annuaire des Éditeurs (je ne suis pas sûre que cela existe encore !) et j’ai cherché mon bonheur. J’ai découvert ainsi qu’à Arles, il y avait la maison Actes Sud, et j’ai envoyé mon manuscrit, parce que je me disais qu’entre Provençaux, on pouvait se comprendre ! Naïve, je vous dis !! J’ai reçu ainsi, une lettre d’Hubert Nyssen, (quand même !) le directeur de la maison, me disant qu’avec l’écriture que j’avais, il était fort possible de réussir, mais que lui ne pouvez pas me publier car mon texte n’entrait pas dans sa ligne éditoriale. Je n’avais pas pensé à la ligne éditoriale ! Très important la ligne éditoriale ! Mais pour moi, c’était tout de même un bel encouragement. Alors, tant qu’à faire, j’ai frappé à la porte encore plus haut !! J’ai envoyé mon manuscrit, cette fois, carrément chez Grasset ! Aujourd’hui, tout cela me fait rire, devant tant d’innocence de ma part ! Ma jeunesse était peut-être mon excuse. Mais là encore, je n’ai pas reçu de lettre type, mais un petit mot, de la main même d’Yves Berger, le grand directeur littéraire de Grasset, l’auteur qu’on connaît, le décideur souvent du prix Goncourt !! Mais je n’étais pas pour autant impressionnée. J’étais avant tout rassurée et j’avais l’impression d’une reconnaissance d’auteur, même si ce monsieur ne me parlait pas de me publier. Et ainsi, durant une dizaine d’années (eh oui, dix ans… je n’ai jamais renoncé) et j’ai correspondu avec M. Berger. Et puis, un jour, il m’a téléphoné, et m’a demandé de venir le voir au salon de Toulon où il serait. Mais… malheureusement, il est décédé un mois avant le salon. Fin de notre longue histoire, et de nos nombreux échanges écrits… Pour moi, après cela, il était impossible de continuer, d’aller voir ailleurs, même d’écrire. J’étais vraiment bouleversée. Et quelques années ont encore passé… Patience et longueur de temps… Puis un jour, dans une librairie, j’ai vu une présentation de plusieurs livres des Éditions De Borée, que je ne connaissais pas. J’ai regardé les livres, j’ai lu des passages, (ce qui était une bonne idée !) et je me suis rendue compte que cela correspondait à ce que j’avais écrit. Que j’étais peut-être dans le bon créneau de la ligne éditoriale !! Encore la ligne éditoriale ! Très important la ligne éditoriale. (J’insiste, pour ceux qui souhaiteraient envoyer un manuscrit à une maison d’édition.) Donc, j’ai envoyé un nouveau manuscrit (entre temps j’en avais écrit quelques autres) à cette maison d’Édition qui m’a contacté dans le mois suivant, pour me dire qu’il publiait « Le hameau près du ciel » dans leur filiale, les Éditions l’Écir. Voilà ! c’était en 2007 et le pied était mis dans l’engrenage de l’édition. J’ai publié ensuite un deuxième livre chez L’Écir, (La Combe Noire) puis la filiale a fermé et j’ai contacté immédiatement les Éditions Lucien Souny où je suis encore aujourd’hui pour mon plus grand plaisir !

 

 

 

 

 

 

JM : - Quand écrivez-vous : le jour, la nuit et pendant combien

d'heures ?

 

Alysa :

 

Alors c’est assez variable. J’écris surtout le soir, dans mon lit, les premières moutures. Je jette des idées, où bien j’écris des passages. Puis dans la journée, parfois je continue… Je ne peux dire combien d’heures. Car il y a la première écriture, puis il y a la lecture ; il y a des arrêts, en panne d’idée pour continuer… Pour moi, rien n’est figé, ni institué. C’est suivant mon humeur ! Et puis, il se peut que dans la journée, n’importe quand, me vienne une idée, la suite d’un passage, que je note tout de suite sur n’importe quel bout de papier. Et que je n’utiliserai pas forcément. Pour moi, c’est très anarchique. Bien sûr, lorsque j’arrive au bout du roman, qu’il me faut le lire et le relire avant de l’envoyer à mon Éditrice, là, j’y passe des heures !! Ce que je suis en train de faire d’ailleurs, en ce moment !!

 

 

JM : -Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Alysa :

 

Oui, beaucoup de salons du livre surtout. Cela a commencé dès début mai à Nyons, (en Drôme Provençale) avec une signature à la fameuse librairie Pinet ; puis au salon du livre de Nyons ; et encore au salon du livre à Banon avec la librairie Le Bleuet. J’ai eu une pause en Juin, ce qui m’a permis de partir une semaine en vacance, et cela reprend début juillet jusqu’à fin novembre. Mais pas toutes les dates sont encore fixées ni les salons assurés.

Pour l’instant, je peux vous dire que je serai :

. au salon du livre de Sablet dans le Vaucluse, le samedi 7 et dimanche 8 juillet. (Un des plus important salon de la région.)

. de nouveau à la Librairie Le Bleuet à Banon, pour le salon du livre de la Fête de la lavande, le dimanche 22 juillet.

. dimanche 5 août, au salon du livre « La ruche des mots » à Riez dans les Alpes de Haute-Provence.

. samedi 11 août, au centre culturel Leclerc de Valréas dans le Vaucluse pour une signature.

. Le 15 août, au salon du livre de Sault dans le Vaucluse.

Pour les suivants, je vous invite à venir voir dans mes pages où je les annoncerai.

 

 

JM : Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Alysa :

 

La critique est très importante. Qu’elle soit positive ou pas. C’est toujours constructif. J’aime les blogs littéraires pour cela. Les retours de lecture des lecteurs sont aussi importants. Sur les salons du livre et sur les réseaux sociaux, comme sur le site de mon Éditeur. Rien n’est jamais vraiment négatif, et même si cela est le cas, cela nous fait tout de même nous remettre en question, nous poser des questions, et certainement, quelque part, avancer.

Et je suis absolument persuadée, car je le constate tous les jours, que les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs livres. Il s’agit aujourd’hui, d’un outil essentiel. Même si l’Éditeur, le distributeur et le diffuseur, jouent aussi un rôle primordial de promotion, nous avons tous besoin, même les auteurs les plus connus, de ces vitrines ouvertes sur le monde. Car quel beau moyen pour moi, de pouvoir échanger avec des lecteurs de Belgique, de Suisse ou du Québec ! C’est formidable ! Même si cela me prend énormément de temps !

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

 

Alysa :

 

Le premier est sans conteste, Saint Exupéry et son Petit Prince. Là, j’ai compris le pouvoir des mots, la poésie, et l’envie de lire et relire une histoire, même si je la connaissais par cœur.

Ensuite je dirai Daudet, parce qu’il m’a parlé de la Provence, comme j’avais envie de l’entendre.

Bien entendu aussi Pagnol, mais pour la belle parole qu’il savait donner à ses personnages, et parce que je retrouvais mon enfance dans « La gloire de mon père » et ses suites.

Et puis, celui qui m’a conforté dans mon écriture, Philippe Delerm. Que je lis régulièrement.

 

 

JM : Lisez-vous et quel genre de lecture ?

 

 

Alysa :

 

Bien sûr, je lis, mais pas autant que je le voudrais, car il me faut écrire !! Je lis, bien entendu, beaucoup de livres de la littérature de Terroir, ne serait-ce que ceux de mes amis auteurs, et entre autre, ceux de ma marraine d’écriture, Françoise Bourdon. Mais j’aime beaucoup lire les livres de mon ami René Frégni. Même si je ne suis pas une fan des romans noirs ! Mais il a une écriture tellement magnifique que je passe outre mes réticences !

Mais je suis ouverte aussi, à ce qu’on appelle la littérature générale. C’est surtout le temps qui me manque ! Pas les titres à découvrir ! D’autant que dans vos diverses pages, vous nous proposez beaucoup de lectures intéressantes !

 

 

JM : - Quels sont vos endroits préférés, région de France, pays ?

 

Alysa :

 

Je ne vous dirai pas la Provence, car elle a vraiment trop changé !

J’avoue que je ne connais pas bien la France… Parce que j’ai beaucoup voyagé. Alors quel pays ? Il y en a beaucoup qui m’ont marqué. La Bolivie, l’Argentine, le Chili, l’Equateur… mais aussi le Canada de l’Ouest, Vancouver ! le Québec… Mais encore la Namibie, l’Afrique du Sud, le Groenland, l’Islande, le Spitzberg… Mais j’adore aussi mes montagnes, et mon grand plaisir est de randonner dans certains endroits encore protégés de mon département (comme la vallée du Valgaudemard par exemple) où la nature est encore sauvage. J’ai la chance d’habiter une région magnifique en toutes saisons. Alors parfois, je n’ai pas besoin d’aller bien loin. Juste derrière chez moi il y a la forêt…

 

 

 

 

JM : - Etes-vous thé ou café ? Chien ou chat ?

 

Alysa :

 

Alors je ne suis ni thé ni café ! Je serais plutôt tisane, mais surtout, je suis chocolatttt !!!! NOIR ! C’est ma drogue… Mais chut !!!

Je suis chat, parce que j’ai un très gentil Figaro, tout noir qui me tient bien compagnie lorsque je suis sur mon ordi ! Mais je suis aussi chien, même si je n’en ai pas. En fait, je crois que je suis surtout : animaux !!

 

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

 

Alysa :

 

Je crois qu’il serait mal venu de ma part d’en rajouter ! J’ai été vraiment très bavarde, et puis vos questions étaient très pertinentes, donc je crois que tout a été évoqué. Et s’il en manque, les amis, eh bien demandez-moi !!

 

Merci beaucoup Joëlle, pour cet échange, pour ce moment de partage que vous me permettez d’avoir avec tous les amis de votre blog et de vos pages Facebook. Un très beau lien entre lecteurs et auteurs qui ont la même passion !!! Merci aussi, à tous ceux qui liront ces lignes et à bientôt à chacun d’entre vous. Mille bisous à vous partager.

 

 

JM : - Merci Alysa MORGON pour ce très agréable moment passé en votre compagnie. Je voudrais, si vous le permettez, vous remercier également de m'avoir encouragée et aidée à poursuivre mon activité de chroniqueuse littéraire en me donnant confiance et en m'incitant à créer un blog, ce que je ne me sentais pas capable du tout il y a un an et demi... C'est donc grâce à vous, Alysa, que j'ai aussi créé ce groupe. Je remercie également l'éditrice des Editions Lucien Souny de m'avoir confié mes premiers « services de presse ».

 

Alysa : Cela m'a paru tellement évident, tout de suite, chère Joelle, de vous encourager à créer un blog de chroniques littéraires. Et la preuve de cette évidence vous est donnée aujourd'hui, par le nombre d'auteurs, et de lecteurs qui vous ont rejoint aussi dans vos pages FB. Par le nombre d'auteurs qui demandent de participer à une interview avec vous ! On a, en fait, que le succès que l'on mérite, et celui que vous avez aujourd'hui, n'est que le reflet de votre opiniatreté, de votre travail, et du regard attentif et professionnel que vous savez porter chaque fois sur les textes que vous lisez. Sans oublier, bien éviemment, votre gentillesse, et votre disponibilité. Alors pour tout cela aussi, c'est moi qui vous dois et vous dis un grand merci Joelle.


 

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Alysa qui vous répondra avec plaisir, selon ses disponibilités.

 

 

 

 

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Je partage l'interview que j'ai réalisée hier soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Christian GUILLERME

 

 

JM : - Bonsoir à tous,

 

  • Notre ami Christian GUILLERME a gentiment accepté, récemment, de répondre à mes questions.

 


Je partage donc avec vous l'entretien que nous avons réalisé, à l'issue duquel, vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Christian qui y répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Christian

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Christian : Bonsoir Joëlle. La forme, je suis prêt avec grand plaisir !

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Christian : Je suis né à Clichy La Garenne, dans le 92, il y a de cela de nombreuses années. J'ai longtemps été musicien dans des groupes de rock et de métal de la scéne parisienne. Je suis actuellement Designer fonctionnel et exepert en solutions dans le domaine du digital au sein d'une très grosse société d'assurances à La Défense.

 

 

JM : - Je crois savoir que tu as été musicien.. peux-tu nous parler un peu de cette passion pour la musique ?

 

Christian : Oui, la musique est LA grande passion de ma vie « artistique ». Comme je le disais, j'ai été pendant très longtemps musicien (bassiste précisément) dans des groupes de la scène hard-rock sur Paris. Puis une courte expérience de musicien de studio. La musique a été importante dans ma vie durant de très nombreuses années. Et puis, faute de temps, et la vie aidant, je suis passé à autre chose. Je ne joues plus que pour le plaisir

 

 

JM : - L'écriture est-ce une passion ou un métier pour toi ?

 

Christian : Pour le moment, une passion, je n'en vis pas, mais avec un peu de chance, je ne désespère pas d'en faire un jour un métier...que je pratiquerai avec passion !

 

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes romans ?

 

Christian : Mon premier, La corde de Mi, est un thriller qui se passe, comme son nom le suggère, dans le milieu musical. Plus précisément dans le monde de la musique Rock semi-pro. L'histoire d'un groupe comme il en existe des milliers et qui voit son destin basculer à partir du moment où un personnage extrêmement dérangeant vient passer une audition. A partir de là va se mettre en place un engrenage fatal qui finira dans une explosion de violence.

Pour le second, le monde est totalement différent. Il se situe dans l'univers de l'urbex (exploration urbaine). Des jeunes gens, férus de ce sport, vont devoir passer une nuit dans un sanatorium désaffecté afin de remporter une belle somme d'argent. Malheureusement pour eux, ils vont vite se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans ce lieu réputé hanté. Là aussi, le final sera « sauvage »

 

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as écrit un recueil de nouvelles fantastiques avec Nelly TOPSCHER et Emmanuel STARCK et un thriller fantastique. Pourquoi ces choix et envisages-tu d'écrire dans un autre registre ?

 

Christian : Disons plutôt qu'il s'agissait d'un recueil où j'ai eu l'occasion après remaniement, d'y intégrer des nouvelles écrites spécialement à l'époque pour une plate forme spécialisée dans les histoires courtes, Short Editions.

Pour ce qui concerne le thriller fantastique, là aussi, il s'agit plutôt d'une longue nouvelle qu'un roman. C'était pour participer à un concours sur le thème du fantastique effectivement, « Et si vous trouviez un très vieux manuscrit » ?

 

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Christian: Tout à fait classiquement. J'ai envoyé mes manuscrits à différentes maisons d'édition ayant une ligne éditoriale spécialisée dans la littérature noire.

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Christian : J'ai écrit quelque chose de totalement différent, vraiment, pour un concours organisé cet été. Mon roman n'a pas été retenu parmi les finalistes, mais le manuscrit sera envoyé dans les maisons spécialisées en littérature blanche...ça donne déjà une indication sur le type de roman non ?

Et je suis actuellement sur l'écriture de mon 3ème thriller.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes livres ? En combien de temps écris-tu un roman ?

 

 

Christian : Pour ce qui concerne les protagonistes de mes romans, il s'agit presque toujours de gens que j'ai eu l'occasion de côtoyer de près ou de loin. Bien évidement j'extrapole énormément, mais la base est toujours réelle.

Pour un roman, je mets environ une année entre l'écriture, béta lectures et corrections.

Mon record a été de 2 mois, tout compris, pour mon roman de littérature blanche, évoqué plus haut.

 

 

JM : - Comment écris-tu (cahiers, carnets, direct sur l'ordinateur) ?

 

 

Christian : Je prends énormément de notes pendant les recherches que j'effectue une fois le thème de l'histoire bien défini. Puis j'attaque direct sur l'ordinateur. Un tapuscrit tout ce qu'il y a de plus « classique ».

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement  ?

 

 

Christian : A l'heure où je réponds à ton interview, il y a 2 séances de prévues en janvier. Le 22 au Hellfest Corner sur Paris et le 25, au Cultura La Défense. En Mars, le Salon du Livre de Paris où j'aurai un stand avec une autre auteure. Puis ensuite les salons s'enchaîneront ; avec notamment ma participation au salon Polar et Méditerranée, à Port-Barcares en juin ou encore le salon Sang Pour Sang à Longperrier en septembre en passant par le salon Sang et Encre de Nogent le Rotrou fin mai. Et pas mal de séances de dédicaces qui restent à confirmer.

 

 

 

 

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits en première lecture (membre de ta famille, ami, bêta-lecteur) ?

 

Christian : A mes fidèles Bêta-lectrices qui se reconnaîtront. C'ets une étape extrêmement important et à ne surtout pas négliger.

 

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Christian : Une sensation de vide. Passer à autre chose me demande du temps. Avant de ré-attaquer de nouveau l'écriture d'un nouveau roman, je maisse passer quelques semaines de procrastination et je n'écris que des nouvelles. Histoire de vraiment me vider l'esprit.

 

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Christian : Oui, les réseaux sociaux sont indissociables de la promotion d'un roman, tu ne peux absolument pas passer à côté. Et comme tout le monde, je suis sensible à la critique. Si celle-ci est fondée et étayée, elle est toujours à prendre en compte. Cela veut dire que au moins pour ce lecteur, tu n'as pas atteint ton objectif, et c'est important de savoir pourquoi.

 

JM : - Quel est ton meilleur souvenir d'auteur ?

 

Christian : Avoir eu la chance d'avoir une page complète dans un magazine à diffusion nationale, Metallian. Un magazine spécialisé dans le metal et tiré à plusieurs dizaines d'exemplaires. Mais également tous les salons (Pusignan, Figeac, Mons en Belgique et d'autres...) où j'ai eu la chance de croiser des lecteurs et lectrices. Ce sont les moments que je préfère.

 

 

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Christian : Pouvoir vivre de mes écrits. Un peu comme le rêve que font tous les auteurs ou presque.

 

 

 

 

JM : - Quels auteurs t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

 

Christian : Il y en a beaucoup, mais je citerai pêle-mêle Jules Verne, Stephen King, Maxime Chattam, Dennis Lehanne, Franck Thilliez...

 

JM : - As-tu un film ou une série culte ?

 

Christian : Les tontons flingueurs, pour les dialogues de Jacques Audiard, impérissables, ou encore Le père Noël est une ordure, toujours pour la même raison. Les dialogues et scènes cultes sont légion dans ses deux films.

 

 

 

JM : - Quel ouvrage, lu dans ton enfance, t'a particulièrement marqué et pourquoi ?

 

Christian : Le vieil homme et la mer, de E. Hemingway. Il y a tout dans ce roman, il est sublime. Une véritable leçon d'humilité. Dans un autre genre, 20,000 Lieux sous les mers de Jules Vernes, ou encore La peste, d'Albert Camus.

 

 

 

JM : - Lis-tu ? Quel genre de lecture ?

 

Christian : Je lis pas mal oui, mais moins qu'avant que je ne devienne auteur. Mes genres de prédilection sont le thriller et le fantastique, mais il m'arrive de lire d'autres genres. L'essentiel est que l'histoire soit bonne et que ça correponde à mon envie du moment.

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Christian : Café, j'ai horreur du thé et des infusions en général. Les deux parfums me vont, mais peut-être plus vanille. Je répondrais instinctivement la mer, mais j'avoue que la montagne en été, c'est vraiment sympa aussi.

 

 

JM : - Quel est ta citation préférée ?

 

Christian : « Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent. Ceux qui parlent, parlent, et ceux qui agissent font parler d'eux».

 

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet incontournable à tes yeux emporterais-tu ?

 

Christian : Une liseuse bourrée à craquer de livres.

 

JM : - Peux-tu nous donner une des tes qualités ? Un de tes défauts ?

 

Christian : Une de mes qualités ? L'écoute. Un de mes défauts ? L'impatience.

 

 

JM : - As-tu des animaux ?

 

Christian : Non, ils seraient malheureux seuls à la maison la plupart du temps. Lorsque j'étais jeune, j'ai toujours été entouré de chiens (des bergers Allemands principalement), chez mes parents. Je n'ai jamais eu d'animaux domestiques depuis que je suis en âge d'avoir mon chez-moi.

 

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Christian : Oui, simplement dire un grand merci à tous ceux qui me lisent et y prennent du plaisir, c'est le plus belle des récompenses. Sans lecteurs, un auteur n'est rien, peu importe la qualité de ses écrits.

 

 

JM : - Merci Christian pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

 

Christian : Je t'en prie, cela a été un réel plaisir.

 

 

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Christian qui se fera un plaisir de vous répondre plus tard sous ce post.

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Déchéance auteur sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

 

INTERVIEW AUTEUR

Déchéance auteur
Vendredi 13 décembre 2019 à 18 h

(différé)

 

JM : - Bonsoir à tous

 

-Déchéance Auteur a gentiment accepté de se soumettre, ce soir à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cet entretien à l'issue duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions en direct à Déchéance qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

 

JM : - Bonsoir Déchéance

 

Comment vas-tu ? Es-tu prêt à « passer sur mon gril” ?

 

Déchéance Auteur : Hé ! Hé ! Je vais très bien merci. Et toi, es-tu prête à passer un moment avec moi un vendredi 13 ?

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Déchéance Auteur : LOL. Je suis un affreux psychopathe qui écris des trucs atroces ! Non je rigole. Comme je le dis dans ma bio je suis un ancien cadre dans la finance reconverti dans l'agriculture bio après un burn out et deux ans a ne pas pouvoir lever mon cul de mon canapé. J'assume sans complexes une assez piètre opinion de la nature humaine et pas mal de choses à exorciser. Sinon j'ai une femme (méritante), trois filles, deux chiens, trois chats et cinq chevaux (un pour moi, un pour ma femme et un pour chacune des trois princesses).

 

JM : Petite question indiscrète peut-être : “Déchéance” est un pseudo de plume. Quel est ton nom ?

 

Déchéance Auteur : Déduction logique. C'est vrai que Déchéance est un prénom qui ne se donne pas beaucoup et que l'officier d'état civil aurait sûrement fait des histoires si mes parents avaient vraiment voulu m'appeler comme ça ! Pour mon vrai nom je vais sortir mon jocker. Il n'y a que deux personnes à part ma femme et mes filles qui connaissent mon bouquin et savent que je suis Déchéance et je leur ai fait promettre de garder le secret. Pour de bonnes et de mauvaises raisons il en restera ainsi jusqu'à ce qu'un jour, peut-être je décide du contraire si éventuellement je continue à écrire. Et je dois dire que cet anonymat m'amuse beaucoup et me donne une certaine liberté que je pourrais peut-être moins avoir si j'écrivais sous mon vrai nom.

Et chère amie, je suis sûr qu'une question te brûle les lèvres : pourquoi ce pseudonyme ? Eh oui pourquoi ? Parce que ça claque d'enfer ! Et comme je l'ai dit plus haut j'ai dans ma vie personnelle eu une vie d'avant, un gros TILT et j'ai une vie de maintenant. Où est la déchéance là dedans ? Chacun se fera son opinion, la mienne est faite. Eh puis la déchéance, dans mes histoires c'est le point de départ de tout.

 

JM : - Peux-tu nous parler de ton roman ?

 

Déchéance Auteur : Comment mieux en parler que ceux qui l'ont lu? Pour l'instant quatre personnes l'ont chroniqué et elles ont été plutôt enthousiastes. Toutes sont tombées d'accord pour dire qu'il s'agissait d'un bouquin exta gore et assez dérangeant, mais que ce n'était pas du trash pour le trash. Geneviève Montenon y a vu de la subtilité (la flatteuse), Eric le Parc une spiritualité qu'il a qualifié de très moderne (le fayot). En gros c'est l'histoire de Stan, un psychopathe dont on m'a demandé si il s'agissait de Satan mais que je définirais plutôt métaphoriquement comme l'esprit du monde avec toutes ses promesses trompeuses qui nous conduisent à notre déchéance librement acceptée. Stan organise une “Death Party” avec des convives triés sur le volet. L'idée c'est que toutes les heures, l'un des participants est tiré au sort pour vivre une folle dernière heure qui, contre toute attente, se termine après la mort, dans une autre dimention où son âme est supposée être dévorée par ce même Stan et plusieurs de ses accolytes.

 

JM : - Pourquoi as-tu choisi d'écrire un “thriller gore” ?

 

Déchéance Auteur : Je n'ai pas vraiment “choisi”. J'avais et j'ai toujours des tas de trucs à exorciser et c'est venu comme ça. En fait à la base je n'avais pas vraiment prévu d'en faire un livre. C'était une idée comme ça que j'ai couchée sur le papier un soir de déprime, puis l'idée s'est développée peu à peu et elle a fini par devenir ce petit bouquin auquel je n'ai jamais vraiment cru avant que mon ami Eric Le Parc (qui est un pote dans la vraie vie) ne me l'arrache pratiquement sous la torture LOL et ne me convainque d'en faire quelque chose.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

Déchéance Auteur : Pas de gros dossier littéraire pour le moment. Je m'étais promis suite à la publication du premier, d'écrire un autre “Death Party” avant la fin de l'année mais pour l'instant l'inspiration ne vient pas. Si. Je participe depuis deux sessions avec un goût immodéré au superbe “petit jeu d'écriture” organisé sur sa page par Sophie Lescuyer et son fameux “boudoir”. Et je recommande vivement ce qui me liront d'y participer ou de venir lire les textes. On peut y découvrir ou y redécouvrir la plume de ses amis auteurs et d'autres personnes. L'ambiance est excellente et la qualité des participations, souvent bluffante. Et en plus il y a à chaque fois un bouquin à gagner. C'est moi qui ai proposé le dernier sujet, directement inspiré par Eric Le Parc et certaines de ses excentricités vestimentaires LOL. Mais le garçon a totalement assumé et s'est même offert le luxe de se moquer de mon look et de ma bagnole. Stan, le personnage principal de Death Party est intervenu dans mes deux participations qui n'y ont pour l'instant pas soulevé l'enthousiasme. L'ambiance n'y est pas au trash. Mais je pense que mon bouquin suivant partira de ces textes.

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où ?

 

Déchéance Auteur : Non ! Pour l'instant j'écris incognito donc pas de dédicaces ni de rencontre avec mes légions de fans surexcités. Pas pour l'instant en tout cas.

 

JM : - Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

 

Déchéance Auteur : En fait j'aurais facilement tendance à m'en fouttre. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce bouquin plaise et qu'il ait plu à ses quelques chromiqueurs m'a surpris et flatté. Mais ce n'est à aucun point de vue un bouquin tous publics. Il est susceptible de déplaire et de susciter l'incompréhension. Par contre je ne sais pas si les blogs aident ou non à la diffusion des livres. Je suppose que oui mais je n'ai que peu d'expérience en la matière!

 

JM : - Ecrire est-ce pour toi une passion ou un métier ?

 

Déchéance Auteur : C'est un petit truc que je fais comme ça. Un exutoire et une thérapie peut-être surtoût. Non, certainement pas un métier, pas pour moi en tout cas, ou alors pas pour le moment. D'ailleurs “Death Party” est au prix minimum autorisé par Amazon et je ne gagne donc rien sur les ventes.

 

JM : - Quand écris-tu (le jour, la nuit) et pendant combien d'heures ?

 

Déchéance Auteur : En général le soir jusqu'à ce que l'inspiration me quitte ou que la fatigue ne vienne à bout de ma motivation.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Déchéance Auteur : Non et je n'ai toujours pas cette ambition. Ecrire est pour moi plus un petit plaisir et une thérapie mais ça me viendra peut-être un jour qui sait?

 

JM : Comment as-tu procédé pour faire éditer ton livre et qui a réalisé la couverture de ton ouvrage ?

 

Déchéance Auteur : C'est là qu'intervient le compère Eric Le Parc. Je savais qu'il écrivait des livres et je lui ai avoué lors d'une soirée de dégusation de rhum organisée chez lui que j'avais écrit un bouquin. Il a alors insisté pour le lire, et ensuite pour que je le mette sur Amazon. J'ai alors beaucoup profité de son expérience en la matière pour calibrer mon texte comme il fallait et le mettre en ligne. C'est également lui qui a réalisé la couverture.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Déchéance Auteur : Aucun en particulier. Ecrire m'est venu comme ça sans réelle préméditation ni sans qu'un auteur ou un autre me donne spécialement envie de le faire.

 

JM : - Lis-tu ? Si oui quel genre ?

 

Déchéance Auteur : Je lis environ un livre par semaine et au risque de surprendre, peu de livres du style de “Death Party”. Il y a bien sûr les King et les Lovecraft dont j'apprécie beaucoup l'univers mais à part ça beaucoup de livres philosophiques et religieux, des fictions de toutes sortes, policier, aventure SF etc. Jusqu'à il y a peu je ne lisais pas d'autoédités mais je m'y suis mis avec de très belles découvertes à la clé!

 

JM : - En dehors de l'écriture as-tu d'autres passions ?

 

Déchéance Auteur : Ma famille, le cheval, la lecture.

 

JM : - Quel est ton rêve le plus fou ?

 

Déchéance Auteur : Des rêves “fous” j'en ai réalisé des tas dans ma vie d'avant. Aujourd'hui je rêve que mes filles deviennent des personnes comme il faut et vivent avec des personnes comme il faut. La présentation au paternel a été une rude épreuve pour les petits copains respectifs mais les princesses les avaient bien brieffés et ils se sont tous mis direct à me parler canasson et m'ont présenté toutes les “garanties” voulues LOL alors j'ai pas lâché les chiens ni sorti le fusil et le gros sel.

 

JM : - Si tu écrivais tes mémoires quel en serait le titre ?

 

Déchéance Auteur : J'avoue ne pas avoir ce genre de projet ni d'idée de titre pour un tel ouvrage.

 

JM : - Peux-tu nous donner une de tes qualités ? Un défaut ?

 

Déchéance Auteur : Je suis assez jusquauboutiste ce que je considère comme une qualité mais qui peut aussi être un gros défaut.

 

JM : - Quel genre de musique écoutes-tu ? Ecris-tu en musique ?

 

Déchéance Auteur : je suis un grand fan de métal et j'écris bien sûr en musique !

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Déchéance Auteur : Comme dit plus haut j'ai deux bergers allemands, trois chats et cinq chevaux.

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Fruit ou gâteau ?

 

Déchéance Auteur : Je bois et je mange de tout ou presque LOL, mais surtout du café et des gateaux même si je n'ai rien contre le thé et les fruits.

 

JM : - Souhaites-tu ajouter quelque chose  ?

 

Déchéance Auteur : Un grand merci à toi pour cette sympathique discussion.

 

JM : - Merci Déchéance Auteur pour ce moment passé en ta compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Déchéance Auteur.

 

 

 

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Bonsoir je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir avec Colette MAJOR sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEURE

Colette MAJOR-McGRAW
 

 

JM : - Bonsoir à tous

 

Mon amie Québécoise Colette MAJOR-McGRAW a gentiment accepté, récemment,   de se soumettre à mes questions.

 

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions auxquelles Colette répondra en direct ou plus tard selon ses disponibilités (sachant que chez elle il est midi !).

 

 

 

JM : - Bonsoir Colette

 

Comment vas-tu ? Es-tu prête à « subir mon petit interrogatoire » ?

 

Colette : Bonsoir Joëlle, et merci pour cette belle invitation. Je vais très bien et je suis très heureuse de participer à cette entrevue.

 

 

JM : - Peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Colette : Je suis la 3e d’une famille de 6 enfants, mais la plus vieille des filles, ce qui veut dire que c’est moi qui secondais ma mère pour accomplir les tâches ménagères. Naturellement, on parle ici d’une tout autre époque !

 

J’ai travaillé durant plus de 15 ans dans des services policiers à titre de préposée aux télécommunications (911) et par la suite à l’escouade des drogues et du jeu. J’ai ensuite travaillé à mon compte avec mon conjoint (un policier retraité) dans le domaine de l’automobile et ensuite de l’informatique. Parallèlement à cela, nous avons ouvert le 1er café internet des provinces maritimes au Nouveau-Brunswick. Finalement, la vraie retraite est arrivée et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à penser « réaliser mon rêve » et écrire un roman, soit en 2010.

 

 

 

JM : - Et si tu nous parlais de tes ouvrages

 

Colette : Dans les 5 dernières années, j’ai publié 5 romans, soit une trilogie « SUR LES BERGES DU LAC BRÛLÉ » et un diptyque « L’HÉRITAGE DU CLAN MOREAU. Deux histoires qui nous permettent de suivre des familles québécoises dans les Laurentides, soit au nord de Montréal.

 

Dans la première série, on peut suivre une famille habitant sur une petite ferme de 1958 à 1989. On se plaît à détester l’un des personnages principaux, qui est vil et dominateur. On réalise toutefois que les liens familiaux sont forts et que l’amour permet très souvent de gagner les batailles.

 

Dans la 2e série, on partage le quotidien de 2 frères âgés dont l’un, Hector, souffre d’alzheimer. Celui-ci a des enfants et ils s’occupent de lui trouver une résidence privée où l’on pourra prendre soin de lui.

 

Raoul, son frère décide lui aussi de vendre sa maison, mais il n’a pas d’enfant et demande à sa nièce de s’occuper de lui.

 

Des histoires qui font vivre beaucoup d’émotions et de questionnement, mais où il y a toujours une place pour l’humour.

 

 

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et peux-tu nous en dire quelques mots ?

 

 

Colette : Je viens de soumettre le 1er tome d’une histoire où l’un des personnages principaux est policier au début des années 1960. Loin de moi l’idée d’en faire un roman policier, mais plutôt de démontrer qui étaient ces personnes qui travaillaient comme policier dans ces années-là et comme ce déroulait leur vie à la maison. On voudrait ainsi découvrir « L’envers de l’uniforme ».

 

Aucune date prévue pour la sortie, mais j’ai hâte tout autant que vous de pouvoir le tenir dans mes mains.

 

J’ai aussi participé à un recueil de nouvelles qui devrait sortir au plus tard à l’automne 2020.

 

 

JM : - Où trouves-tu l'inspiration pour créer les protagonistes de tes écrits ?

 

Colette : J’ai plusieurs idées pour de futurs romans et déjà des personnages habitent ma pensée. Au moment où je débute un roman, j’utilise celui qui était prévu pour l’histoire et je vis avec lui tout au long des quelque 500 pages. Je le découvre tout comme vous jour après jour. Il se révèle à moi tout simplement tout au long de l’intrigue.

 

 

JM : Si ma mémoire est bonne, tous tes livres sont des sagas familiales historiques ! Peux-tu nous donner la raison de ce choix et envisages-tu d'écrire dans un genre différent ?

 

 

Colette : J’aime beaucoup écouter parler les gens et très souvent, ils aiment se raconter. Les histoires familiales me passionnent. Nous avons grandi dans la maison de ma grand-mère et elle est décédée à 101 ans et 4 mois. Elle faisait partie des gens qui avaient colonisé la région. La maison familiale qui était autrefois un magasin général ne fermait jamais sa porte à clé et on pouvait y venir jaser quand on en avait envie.

 

J’aimerais peut-être écrire pour les enfants et les adolescents, mais ce n’est pas pour le moment ma priorité.

 

 

 

 

JM : Comment procèdes-tu pour écrire tes romans (carnets, cahiers, fiches, écriture directe sur l'ordinateur) ?

 

Colette : Je ne prépare aucun plan … j’y vais d’un chapitre à l’autre sans connaître la fin. L’histoire se tisse comme une toile d’araignée. Je prends rarement des notes. J’écris directement sur l’ordinateur et même si je me lève la nuit pour noter une idée, je le fais à l’ordinateur et il n’est pas rare que j’écrive à ce moment-là un chapitre au complet.

 

 

JM : - À quel moment de la journée écris-tu ? Le jour ? La nuit ? Et pendant combien de temps ?

 

Colette : Je ne suis pas suffisamment disciplinée dans mes horaires d’écriture, mais je tente de me corriger. Il me faudra apprendre à dire « non » plus souvent. Je m’embarque dans plein de choses (bénévolement… et on me qualifie de mère Thérésa), mais je devrai commencer à penser un peu plus à moi.

 

J’écris souvent tard le soir et dans la nuit.

Je ne suis pas une couche-tôt, mais plutôt une lève tard !

 

J’écris souvent pendant 5 à 6 heures par jour et parfois plus.

 

 

JM : - Quel endroit est pour toi source d'inspiration (pièce de ta maison, région, pays...)

 

Colette : L’été au Québec dans mon pavillon d’écriture derrière la maison et l’hiver dans notre condo en Floride où mon bureau est situé en face du golf.

 

On fait habituellement une croisière par année et c’est un moment idéal pour moi pour écrire. Aucun repas à préparer … pas de ménage … pas de visiteurs ! J’adore la mer !

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes livres ?

 

Colette : J’en ferai un roman un jour ! J’ai dû faire preuve de beaucoup de persévérance. Depuis le tout début, j’avais une seule idée en tête. Je voulais être publié par une grande maison d’édition. Pas question pour moi d’auto-édition. Je me disais que si c’était suffisamment bon, un éditeur voudrait se l’approprier, sinon il resterait dans mon tiroir.

J’ai donc envoyé mon manuscrit à 6 grandes maisons d’édition et j’ai attendu les retours. Souvent je n’avais aucune réponse ou j’avais des réponses négatives. J’écrivais ailleurs et je recommençais. Ça a duré 4 ans avant qu’un éditeur me dise qu’il publierait mon roman alors qu’il ne l’avait même pas lu. Tout semblait beau, mais j’ai eu affaire à un mauvais éditeur avec qui d’autres auteurs avaient déjà eu des démêlés juridiques pour se faire payer. J’ai donc repris mes droits après plus d’un an et j’ai frappé à une seule porte : GUY SAINT-JEAN ÉDITEUR. Il semble qu’ils ont aimé ma persévérance et ils ont lu, ils ont aimé et une belle histoire a débuté pour moi.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement et où (au Québec en France ? (Mon rêve étant de te rencontrer !!!)

 

Colette :

 

18 avril séance de dédicaces à Place Rosemère dans le cadre de la Journée du livre et du droit d’auteur

 

23 avril Conférence « Croire en ses rêves » à la Bibliothèque de Mont-Tremblant au Québec.

 

Du 1er au 3 mai Auteure invitée au Salon des Mots de la Matapédia au Québec.

 

Et ça se poursuit ainsi jusqu’en juin avant de reprendre à la fin août !

 

Malheureusement rien de prévu pour la France … mais Dieu sait que j’ai hâte d’y aller et de tous vous rencontrer ! Malheureusement avec 5 romans, on ne vit pas de sa plume !

 

 

 

 

JM : Es-tu sensible à la critique littéraire et penses-tu que les blogs, les réseaux sociaux aident les écrivains à promouvoir leurs écrits ?

 

Colette : J’ai été privilégié depuis le tout début pour les critiques et oui, je crois que les réseaux sociaux nous aident grandement. Ce sont particulièrement des gens comme toi Joëlle qui font la différence. Si je commence à être connue en France, c’est grâce à vous tous qui m’avez lu et avez pris la peine de commenter mon travail. Il y a tellement d’auteurs et de bons auteurs qu’il est parfois difficile de percer. Je me crois toutefois privilégiée.

 

 

 

JM : - Quels sont les auteurs qui t'ont donné l'envie d'écrire ?

 

Colette : La toute première est Louise Tremblay D’Essiambre, car je me retrouvais dans ses écrits. J’aimais son style et la fluidité de ses textes. J’aime beaucoup Marie-Bernadette Dupuy également.

 

JM : Lis-tu ? Quel genre

 

Colette : Je lis beaucoup moins depuis que j’écris et j’évite de lire des romans historiques. Je ne voudrais pas contaminer mes textes avec des phrases ou des idées de mes collègues.

 

Lorsque j’ai le temps de lire, je me tourne alors vers Paulo Coelho (j’ai adoré L’alchimiste… que je relis à l’occasion) ou vers un thriller de Mary Higgins Clark.

 

Je lis également Danielle Steele en anglais afin de parfaire ma compréhension de cette langue.

 

 

JM : En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Colette : Le golf, la marche et la natation. J’aime beaucoup flâner devant la télé et écouter un bon film romantique, d’action ou policier, mais sans trop de violence. Je trouve qu’on fait beaucoup trop de films d’horreur ou de violence atroce. On apprend par l’exemple et je doute que ce soit bien pour nos jeunes de voir autant de laideur.

 

JM : - Quel est ton plus beau souvenir d'auteure ?

 

Colette : Le matin où l’équipe de GUY SAINT-JEAN m’a dit qu’ils allaient publier tout ce que j’allais écrire. C’était pour moi un cadeau du ciel.

 

JM : - Quels conseils donnerais-tu aux lecteurs qui souhaitent devenir auteurs ?

 

Colette : De ne jamais abandonner et de croire en eux. Tout au long de ma démarche pour trouver un éditeur, il y a une maison d’édition qui m’a donné de bons conseils et je les ai suivis. Notre roman n’est jamais terminé tant et aussi longtemps qu’il reste du temps avant d’aller au montage.

 

 

JM : - À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

 

Colette : La fin des années 50 début 60 me convient bien !

 

 

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Colette : Fonceuse

 

 

JM : - Quel est ton proverbe préféré ?

 

Colette : Rien n’arrive pour rien … n’abandonne surtout pas.

 

 

JM : - Ecoutes-tu de la musique ? Quel genre ? Ecris-tu en musique ?

 

Colette : J’aime bien la musique country anglaise et française. J’aime aussi les ballades françaises et québécoises. J’adore chanter, mais j’ai une voix ordinaire.

 

En atelier d’écriture, j’ai déjà écrit une chanson et j’aimerais bien en écrire une pour une amie qui fait ce métier.

 

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte, quel objet indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Colette : Un livre

 

 

 

JM : - Si tu étais : une fleur, un animal, un dessert … tu serais ?

 

Colette : Fleur : marguerite

Animal : lionne

Dessert : crème glacée

 

 

JM : - Es-tu thé ou café ? Vanille ou chocolat ? Mer ou montagne ?

 

Colette : Café, chocolat et impossible de trancher : mer et montagne

 

 

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Colette : J’aimerais remercier tous les gens qui me suivent depuis le début de cette belle aventure et qui prennent la peine de m’écrire leurs commentaires et même de m’envoyer des photos de mes livres partout où ils se trouvent tant au Canada qu’en Europe.

 

Vous nourrissez ma passion pour l’écriture !

 

 

JM : - Merci Colette pour ce très agréable moment passé en ta compagnie, ton extrême gentillesse et ta disponibilité.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Colette qui vous répondra, j'en suis certaine, avec plaisir sous ce post.

 

 

 

 

Colette McGraw sur Facebook

N’hésitez pas à me faire une demande d’amitié

 

En 2020, mon site web sera également en fonction… c’est à suivre…

 

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Bonsoir aujourd'hui lundi 20 août je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Gérard GLATT

lundi 20 août à 18 h

 

Effectué en différé.

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

Je vous ai parlé sur ces pages de Gérard GLATT que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amis et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Gérard a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Gérard qui y répondra en différé selon ses disponibilités.

 

JM :

Bonsoir Gérard
Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « passer sur le gril » ?

Gérard :

Bonsoir Joëlle, et bonsoir à toutes et tous.

Si je suis prêt à répondre à vos questions ? Oui, bien sûr. Sinon... Disons que je n’aurais sans doute pas accepté cette interview. Vous en êtes d’accord ? Quant à « passer sur le gril », c’est en revanche une autre question. Nous verrons bien... Pour tout vous dire, je n’imagine pas que vous soyez trop exigeante, ou sévère. Alors, allons-y !

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

Gérard :

Gagné ! J’ai déjà envie de me sauver à toutes jambes. La question à laquelle j’ai horreur de répondre... Se présenter, c’est parler de soi. Et ce n’est pas toujours évident. Certains en raffolent, au contraire, parfois jusqu’au ridicule... Ils ne s’en rendent pas compte. N’est pas Jupiter qui veut ! Enfin, bon... Je vais tout de même faire un effort.

Alors, voilà ! Je suis de l’année 44, du siècle dernier bien entendu. Pour être plus précis, du 2 juillet. Paraît-il qu’il pleuvait des cordes, ce jour-là. Dois-je à cette pluie mon côté parfois chagrin ? Possible. En tout cas, côté pleurs, étant enfant, j’ai su tenir ma place. Il suffisait que l’on me regarde, me rappelait ma mère en souriant, pour que j’éclate en sanglots... Une chose est certaine, la sensibilité du gamin m’est restée jusqu’à aujourd’hui. Et je crois que cela n’est pas sans se ressentir parfois dans mes écrits...

Bon, que souhaitez-vous exactement ? Un CV ? Alors, je reprends à zéro, et voilà ce que ça pourrait donner :

Je suis né à Montgeron, en 1944.

Si mes premiers souvenirs, en même temps que mes premières peurs, sont de l’été 47, sur la côte normande – le bruit de la mer, son va et vient agressif m’effraient –, pour singulier que ce soit, mes joies d’enfant, je les dois à la maladie. Je n’ai alors que sept ans. Une primo infection tuberculeuse, entre autres, me cloue au lit pendant des mois ; je découvre alors la lecture, nous sommes en 1952 ; ma mère m’achète un livre tous les deux jours, mon père, chaque vendredi, m’en rapporte un, plus épais que les autres. Et puis... Et puis il y a ce long séjour à Chamonix, au préventorium des Soldanelles : et là, c’est l’émerveillement.

Pendant mes études secondaires, je suis gâté. J’ai tout d’abord, pour professeur de français/latin, l'écrivain Jean Markale, spécialiste de la littérature celtique ; puis René Khawam, orientaliste renommé ; et, en terminales, première et philo, Roger Vrigny, prix Femina, pour La Nuit de Mougins, puis Grand Prix de l’Académie française, qui me fait rencontrer Jacques Brenner, alors éditeur chez Julliard. L'un et l'autre m’encouragent à poursuivre mes débuts littéraires. Car, bien sûr, je leur ai déjà fait lire quelques-uns de mes textes.

En 1977, Roger Vrigny, devenu directeur littéraire chez Calmann Lévy, publie mon premier roman : « Holçarté ». En 1981, chez Hachette, sortent les « Contes du Pays Basque », un ouvrage destiné aux adolescents et, en 1994, au Livre de Poche Jeunesse, « 3 contes du Pays Basque ».

Entre temps, je suis entré dans l'administration des finances, après de bien pénibles études de droit. Très vite, j’ai repris ma liberté pour prendre la direction d'un cabinet de conseils en commerce extérieur. Douze ans plus tard, en 1983, j’ai intégré mon activité à celle d’un cabinet de plus ample envergure. En 2000, changement de cap : le développement de l'Internet me conduit à créer une start-up spécialisée en marketing direct. Au mois d’août de cette même année, mon associé et moi avons lancé le premier site français d’e-mails rémunérés. Pour finir, en 2011, j’ai pris ma retraite et... Eh non, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas à ce moment que le virus de l’écriture s’est réveillé... Car depuis mon premier roman jusqu’à ce mois d’août 2011, je n’avais cessé d’écrire, bouquin sur bouquin, poème sur poème, voire même quelques pièces de théâtre... Tout cela non publié, ni même présenté à des éditeurs, et surtout pas autoédité !

Aujourd'hui, en 2018, comme vous le savez, chère Joëlle, je partage mon temps entre l'Ile de France et la Bretagne, bien que mon cœur soit toujours resté là-bas, dans cette vallée, ce temple au pied du Mont-Blanc, qui, voici plus de soixante-cinq ans, m’a rendu la joie de vivre. Nostalgie d’un paradis perdu ? Oui, sans doute. Je ne me consacre plus qu'à l'écriture. Ecrire, ce besoin que j’assume depuis toujours, avec autant de bonheur.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans et en particulier des deux derniers

Et le ciel se refuser à pleurer ” et “ Le destin de Louise ” ?

Gérard :

Encore une question piège ! Non, je plaisante...

Du « Destin de Louise », en premier lieu. Parce qu’il s’agit d’une réédition par les Presses de la Cité, dans la belle collection des Trésors de France, d’un roman publié en 2013 chez De Borée.

Le lieu de l’action : l’Auvergne. Et pourquoi l’Auvergne, et plus précisément le Puy de Dôme ? tout bonnement parce que mon épouse est née à Clermont-Ferrand et qu’elle y a toujours sa famille... Nous n’avons pas l’occasion d’y aller très souvent. Cependant, ce que j’en connais, la chaine des Puys – qui vient d’être classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité – à l’ouest, et le Livradois-Forez à l’est, deux coulées montagneuses, chargées d’histoire, qui s’amollissent vers le sud, auquel j’ajoute ce que mon épouse m’a donné à connaître, à travers ses yeux, de l’âme de cette région et de ses habitants, me permettent, du moins je l’espère, de donner de la crédibilité aux personnes qui s’invitent, comme chez elles, dans mon imagination, au point de prendre corps et caractère, quand bien même parfois, comme nous dans la vie, je les surprends en contradiction avec elles-mêmes.

Le Destin de Louise ? L’histoire d’une femme, Louise Charlannes, qui perd son mari, Gustave, dans l’incendie de la scierie familiale, située sans doute du côté de Vollore-Ville, non loin de Courpière. Gustave qui meurt, tandis qu’il est allé chercher une gamine, prisonnière des flammes. Tous les deux, on les retrouve, deux corps calcinés, inséparables à jamais. Dans le même temps, sous les décombres effondrés, un troisième cadavre est découvert dont on ignore l’identité... Une enquête est ouverte, qui semble ne pas devoir aboutir. C’est le commissaire Gagne qui la mène... Le destin de Louise est-il de s’interroger sur la présence de ce cadavre non identifié ? Non, le temps passant, une seule chose l’anime. Un seul objectif l’obsède. Un projet fou : remettre à flot l’entreprise. Pour tous les ouvriers qu’elle connait si bien. Et pour ses enfants. Pour ça, elle comptera sur le contremaître de la scierie et sur François Chang, gardien de parcs, avec qui elle entretient une singulière et inestimable amitié... Six années passeront lorsque le commissaire Gagne relancera l’enquête sur l’incendie et les relations pleines d’ombres qu’entretenait peut-être Gustave...

Je ne veux pas en dire davantage... Pourtant, j’ajoute que « Le Destin de Louise » a aussi été pour moi l’occasion de retourner en Haute-Savoie, non pas à Chamonix, ni même dans la vallée de l’Arve, mais à Annecy où le jeune fils de Louise, Antoine, pour qui j’ai une affection particulière – un cœur sensible, je crois – passe quelques semaines, quelques mois.

Après «  Le Destin de Louise », il y a eu «  La chouette idée d’Alexandre Pluche », toujours chez De Borée, plus léger où je mettais en scène deux enfants de sept et neuf ans, Mathieu et Léonie, en vacances en Bretagne avec leurs parents. Et pour la première fois, en camping-car !

Ensuite, sont sortis aux Presses de la Cité : « Retour à Belle Etoile », en 2016, qui a reçu le prix du « SalonduLivre.net » 2017, puis « Les Sœurs Ferrandon », en 2017. L’un et l’autre, en suite indépendante, se déroulent en Auvergne, à Olliergues (devenu Valliergue), dans la vallée de la Dore. Deux ouvrages auxquels je suis fort attachés.

J’en arrive à « Et le ciel se refuse à pleurer... », sorti au début de cette année, en même temps que la réédition du « Destin de Louise ». Le début d’un long pèlerinage... Une sorte de tragédie grecque qui se déroulerait sous le regard impassible du mont Blanc... Vous me demandez de vous en parler ? J’ai presque envie de vous envoyer sur votre blog, « leslecturesdecerise74 », ou sur d’autres encore qui en ont également bien parlé... Pourquoi je parle ici de pèlerinage ? Parce que ce séjour, enfant, que j’ai passé à Chamonix me remplit encore aujourd’hui, et peut-être un peu plus chaque jour, d’une nostalgie dont je ne puis me départir.

De quoi s’agit-il ? Le 17 août 2016, au-dessus de Saint-Martin d'Arve, en Haute Savoie, Joseph Tronchet, monté dans les alpages où paissent ses vaches, retrouve Germaine, sa femme, morte, écrasée sous un sapin, surprise, peut-on supposer, par sa chute soudaine. Ce n'est pas sans mal qu'il parvient à la ramener à la ferme. Il appelle Echenoz, le médecin de famille. Curieusement, l'examen auquel celui-ci procède est aussi rapide que succinct. Très vite, il conclut à un accident. En montagne, ce n'est pas chose rare. Il remplit le permis d'inhumer. Dans le même temps, on ne sait trop ce que ressent Tronchet, peine ou soulagement, ni ce qu'éprouve Echenoz comme médecin et ami. C'est que Germaine était une femme tyrannique. Jeune fille, elle courait après les hommes, aguicheuse, assoiffée de sexe. Tout ce qui passait à sa portée était à essayer, puis à jeter. A sa décharge, ne manquant pas de beauté, elle ne laissait pas insensible la gent masculine...

Trente-quatre ans plus tôt, en 1982, elle s'était soudain éprise de Tronchet, qui la guignait déjà depuis longtemps, mais sans trop oser. Amoureux transi, il serait resté sur la touche, sans rien dire, car son bonheur à elle lui importait plus que le sien. A cette époque, ils se retrouvent chaque soir ou presque. Prennent les précautions qui s'imposent... L'amour, oui, mais pas d'enfant ! Lui a vingt-quatre ans, elle deux années de moins. Et puis, malgré tout, ce qui doit arriver arrive. Germaine est furieuse après Tronchet : elle est enceinte. Pour Tronchet, au contraire, c'est la félicité. Ils se marient. Mais Germaine, fille de commerçants, n'est pas faite pour la vie de la ferme. Ce qu'elle voulait, c'était devenir femme de patron. Toute sa vie, elle reprochera à Tronchet sa condition. L’enfant naît bientôt. Antoine. Un gamin qui ne lui ressemble pas. Qui ne ressemble pas plus à Tronchet. Il a la peau mate, le poil brun. Elle, cet enfant, elle l'abhorre et lui préfère Edmé, le fils de voisins, qui leur est confié chaque jour, tandis que ses parents travaillent à la fromagerie familiale, sise à dix kilomètres de là, entre Sallanches et Saint Gervais. Edmé et Antoine sont comme deux frères. Mais Germaine n’a de cesse de marquer leur différence. Les sentiments forts qu'elle éprouve pour Edmé. A tel point que... Oui, Germaine exècre Antoine. Il en est ainsi depuis que, deux semaines après sa naissance, une personne qui travaillait à l'hôpital de Sallanches, où elle a accouché, lui a confié une chaîne au bout de laquelle pendait un médaillon, l’exhortant de toujours le porter sur elle...

En ai-je dit assez ? ou trop ? Germaine, et ces trois hommes, Joseph Tronchet, son fils Antoine, et Edmé... Trois hommes qui se découvrent, non comme on ôte son chapeau pour saluer un cadavre, mais trois hommes qui s’apprennent, face à leur destin...

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Gérard :

Si tout va bien, mon prochain roman sortira en janvier 2019. Il est déjà entre les mains de mon éditeur. Et une fois encore il se déroulera en Haute-Savoie. Disons dans la vallée de l’Arve, entre Chamonix et Magland, avec le mont Blanc du Tacul comme point culminant. C’est certainement le livre qui m’a demandé le plus d’investissement émotionnel. Un véritable roman, mais dont la première partie relève davantage du récit... Je ne veux pas vous en dire plus... Laissez-moi me réserver pour plus tard... Joëlle, vous voulez bien ?

Ah, si vous aviez quelque inquiétude, je vous rassure tout de suite : celui que j’écris actuellement – pour 2020, pourquoi pas ? –, c’est aussi là-bas qu’il se déroulera. Et vous y retrouverez – si je parviens à mettre le point final, et pour ça il me reste encore pas mal de chemin à parcourir –, vous y retrouverez le commissaire Gagne que vous avez découvert dans « Le Destin de Louise ». Vous souvenez vous ? Un homme dont j’apprécie la démarche.

 

JM : - Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

Gérard :

Je ne sors pas trop. Je ne suis guère à l’aise. Ne vais pas de l’avant pour parler de mes écrits. C’est certainement un tort, mais je suis ainsi. Dans les salons, les gens passent, ne répondent pas à un bonjour. Ou s’ils s’arrêtent, tentent de vous faire raconter votre vie pendant une dizaine de minutes, pourquoi ? pour rien. Cela dit, si l’on me demande, je ne refuse pas. Au jour d’aujourd’hui, deux salons sont prévus, je crois, l’un dans le Puy de Dôme, à Royat, début octobre, un autre à Creil, au nord de Paris, fin novembre. Et puis quelques dédicaces dans des librairies... à venir.

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

Gérard :

Sensible à la critique, oui, beaucoup trop, alors qu’elle ne le mérite pas, tant de sottises sont écrites par certains, parfois dans le seul but de se faire remarquer ou de faire du mal. Avant de critiquer, il faut apprendre à lire. Il faut savoir écouter cette voix intérieure, silencieuse qui prononce les mots, les chante à votre place. Ce n’est pas seulement mâchouiller de la mie de pain et déclarer, après l’avoir avalée : « Ce pain n’est pas bon ! » Car c’est oublier le goût plus ou moins agréable que votre propre salive lui a donné...

Auparavant, des réseaux dits sociaux – où on lâche plus souvent les chiens qu’on ne fait du bien, pardonnez-moi – on se passait fort bien. Et ma foi, auteurs et lecteurs ne s’en portaient pas plus mal. Un critique de films, attaché à Télérama, ancien camarade de lycée, me dit un jour : « Finalement, nous sommes des imposteurs... Nous jugeons des œuvres que nous ne serions pas capables de réaliser nous-mêmes... » Un critique, oui, dont c’est pourtant le métier depuis des décennies. Dépourvu de cette vanité qui caractérise bon nombre d’amateurs... J’en connais, notamment sur Amazon, puisque Amazon il y a, qui jugent indifféremment de l’arôme du café moulu à la stabilité d’une table à repasser, de la qualité du rasoir électrique à la fiabilité du stylo Bic, du lubrifiant pour chaîne de vélo à l'anti-moustique, du dernier roman paru aux casseroles inox, du livre, oui, parfaitement, aux couches culottes Pampers... J'en passe et des meilleurs... Ce que je vous écris là, n'est pas en l'air, hélas ! Voilà à quoi conduisent très exactement les réseaux sociaux... Il ne faut surtout pas imaginer que les pages Facebook comme les vôtres drainent des milliers de personnes, compétentes ou plus ou moins compétentes, mais au moins lecteurs et (surtout) lectrices. Ces lecteurs et lectrices, ce sont ceux et celles que vous retrouvez abonnés à tous les sites du genre, intéressés par le fait littéraire. Un bien petit nombre finalement, même s’ils sont un ou deux milliers peut-être, par rapport aux nuisibles qui polluent l'ensemble du Net...

Alors, oui, je suis sensible à la critique. Comme à la remarque stupide, parce que spontanée, qui s’y ajoute parfois en guise de commentaire et qui me touche davantage encore. Sans rapport aucun avec l’ouvrage en question. Du style : « Ho, la, la, c’est trop triste. Moi, je lirai pas ça ! ». Et vlan ! Pouvez-vous me dire, chère Joëlle, chers lecteurs et lectrices, ce que vous avez à faire d’une telle observation ? Il n’en est pas moins que son impact négatif restera dans l’esprit de celui qui en aura eu connaissance. Et le détournera de l’ouvrage en question. Comme me disait encore un blogueur, il y a quelques années : « Vous savez, nous pouvons faire beaucoup de mal... » J’avais envie de lui répondre qu’il ne tenait qu’à lui. En se taisant tout simplement. Je veux dire en réfléchissant rien qu’un peu avant de taper sur son clavier et de cliquer sur Envoi. Seulement, non, l’être humain est ainsi : le mal est en lui, plus fort que tout, bien souvent encouragé en cela par la Société elle-même.

Je crois avoir répondu à votre question en toute franchise.

 

 

 

JM : - Comment préparez-vous vos livres (carnets, cahiers, écriture directe sur l'ordinateur) ?

Gérard :

Ni carnets, ni cahiers. Un roman, une fiction, c’est d’abord un déclic. Il suffit parfois d’un lieu pour que naisse un personnage. D’un souvenir qui ressurgit brusquement, ou plutôt brutalement, pour qu’une vie m’apparaisse soudain évidente. Evidente à écrire, je veux dire. L’imagination, c’est l’énigmatique par excellence. Pourquoi ma Germaine, celle de « Et le ciel se refuse à pleurer.. » est-elle arrivée au monde ? Pourquoi la gamine qu’elle était, belle, intéressante à tout point vue, aguicheuse certes, et dont les hommes, bien que se méfiant de ses capacités, profitaient sans nul doute, a-t-elle épousé Tronchet ? Pour le rendre malheureux ? Non, certainement pas. Alors pourquoi ? Tout simplement, je pense, parce qu’elle devait conduire sa vie, et l’existence de son entourage, comme cela s’est fait, tout naturellement, comme cela devait être dès l’instant où j’ai pensé à elle, à Tronchet, à son fils Antoine, à Edmé, à toutes ces personnes qui gravitent autour d’elle, autour d’eux... Je parle bien de personnes, non de personnages. Parce que, lorsque j’écris, c’est à des personnes que j’ai affaire, à des êtres de chair, à des êtres qui respirent, qui ont un cœur, qui m’aiment ou ne m’aiment pas, que j’aime ou que je n’aime pas, mais que je tente toujours de comprendre... Je crois que si je devais tout prévoir, du début à la fin d’un roman, je ne pourrais rien écrire qui soit vrai.

Non, ni carnets, ni cahiers. Sauf, hier, il y a longtemps, où sans clavier d’aucune sorte, j’étais bien obligé d’écrire sur un cahier. Mais pas davantage qu’aujourd’hui il n’y avait de notes préalables. Ce qui ne m’empêchait pas, naturellement, de faire, défaire et refaire sans cesse.

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

Gérard :

Ni une passion, ni un métier. Un besoin. Les passions sont faites pour mourir. Elles se diluent d’elles-mêmes dans l’air du temps. C’est la passion amoureuse. Qui se raisonne peu à peu. Perdure, se transforme et s’installe en amour véritable. Ou disparaît bêtement, aussi vite qu’elle a surgi. Un métier non plus. Cette idée me fait penser à certains écrivains qui se lèvent tôt le matin, écrivent pendant quatre heures, puis font autre chose le restant de leur journée. Un peu comme s’ils devaient pointer chaque jour et justifier d’un temps de présence, passé derrière leur table à travailler ou bien à papoter dans les couloirs de la société qui les emploie. Je vous l’avoue la passion qui brûle de l’intérieur et qu’un broc d’eau éteint, je la trouve aussi désolante que les quatre ou cinq heures d’écriture à heures fixes. Comme sont désolants à entendre ces écrivains qui vous disent, une fois leur roman publié qu’ils ont terriblement souffert en l’écrivant... Ou bien ils sont maso, auquel cas ça nous indiffère de le savoir. Ou bien... ils n’ont qu’à faire autre chose qui leur permettra de moins souffrir... Non, ce qui m’anime depuis que je suis au monde ou presque c’est ce besoin qui est en moi d’écrire. Il y a là quelque chose de vital, comme les battements du cœur ou la respiration. Mon professeur, Roger Vrigny, avait publié un livre, publié chez Grasset, qui s’intitulait : « Le besoin d’écrire ». Il expliquait fort bien ce besoin vital, naturel en quelque sorte chez certains. Inexplicable en soi. Mais bel et bien là. Je ne sais s’il faut davantage parler de vocation. Conduire sa vie en écriture comme on peut la conduire en prière.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

Gérard:

Aucun. Ou tous. Alors, je dirai tous. Et dans la mesure où le besoin d’écrire est sans doute né avec moi, je dirai plutôt que mes lectures ont permis à ce besoin de se développer, de prendre forme, de mûrir, de se concrétiser, que sais-je encore. J’ai écrit mon premier poème à l’âge de sept ans. Il était pour ma mère. Elle l’avait conservé, il est chez moi, quelque part. Vous imaginez bien que je n’avais pas encore lu Victor Hugo. Plus tard, je ne l’ai pas lu davantage, d’ailleurs. En revanche, lorsque j’étais malade, tout gamin, j’en ai déjà un peu parlé, les livres, je les dévorais littéralement. « Le dernier des Mohicans », « Robin des bois », « L’Ile au Trésor », « Robinson Crusoé », «  Croc Blanc », etc... Est-ce que je comprenais tout ? A huit, neuf ans, pas si sûr. Mais je lisais, lisais... En cinquième ou quatrième, je ne sais plus, j’ai acheté en cachette le prix Goncourt. Il avait été décerné à Vintila Horia pour son livre « Dieu est né en exil ». Ovide et sa vie. Une vie inventée, en fait. Je faisais du latin, ça tombait bien. Voilà. J’ai lu, beaucoup lu, je continue...

 

JM : - Aimez-vous lire ? Si oui quel genre ?

Gérard :

J’ai presque déjà répondu à cette question. Oui, j’aime lire. Et mon regret est de ne pas pouvoir lire davantage. Quel genre ? Tous, il me semble, ont quelque chose à me dire. Parmi les classiques, ou du moins que je considère ainsi, je lis ou relis Proust, même si je n’y retrouve pas toujours ma Madeleine, je me délecte en relisant Roger Martin du Gard, « Les Thibault » sont pour moi un régal, Zola que j’admire et, naturellement, les romans de Maupassant. Parmi les modernes, Armistead Maupin et John Fante, l’écriture au plus haut niveau, ils sont américains, je n’y peux rien. Le germanopratisme ambiant m’éloigne naturellement de notre prétendue littérature, ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de bons écrivains, au contraire, tels que JMG Le Clézio, incontournable, Laurent Gaudé, presque toujours, ou, parfois, Jean-Christophe Rufin. Presque tous les livres des Editions de Minuit. De Becket à Simon, de Chevillard à Ravet. Actuellement, le thriller est pour moi essentiel. Je pense à Michel Bussi, à Sandrine Colette ou à Paula Hawkins. Les livres que l’on écrit uniquement pour plaire – Lévy, Musso, Foenkinos – n’ont aucun intérêt, hormis pour les mauvais libraires d’en garnir leur vitrine, comme si l’un et l’autre en avaient besoin... Bref, je lis ce qui me plaît, ce qui me tente, et des livres qui me tentent, il y en a beaucoup... Je dispose de cinq minutes ? Un recueil de poésie à découvrir, assis dans un parc, à l’ombre... Il ne m’en faut pas davantage pour être heureux.

 

JM : - Quel est votre endroit favori et votre animal préféré ?

Gérard :

Ai-je un endroit favori ? Je ne sais pas. J’aime les endroits où je me sens à l’aise pour écrire. Une table, un bureau, et tout près de moi, une fenêtre donnant sur une rue ou sur un parc. Il me faut un peu de vie, des gens de tous âges qui passent ou s’arrêtent pour bavarder un moment, des enfants... Je n’ai pas besoin de les entendre. Il suffit que je puisse les voir aller et venir... Et plus près de moi encore, devinez ? Des livres, tout simplement.

Quant à mon animal préféré, c’est le chat... Le chat, depuis toujours... J’en ai connu plusieurs, ma grand-mère paternelle avait des chiens. Des chats également, mais jamais plus d’un. De superbes bergers, côté chiens. Mon affection pour les chats reste sans bornes. La déesse égyptienne Bastet n’est d’ailleurs jamais très loin de moi... Protectrice des femmes et des enfants, déesse aussi de la maternité... N’est-ce pas accoucher que d’écrire un livre ? J’en ai eu un, Domino, noir et blanc bien entendu, il n’appartenait qu’à moi et je n’appartenais qu’à lui. J’étais alors étudiant, dans la soirée, il s’en allait vagabonder dans le parc qui entourait notre maison, en banlieue parisienne. Ma chambre était au deuxième étage. Lorsque l’heure était venue de me coucher, je descendais, j’ouvrais une fenêtre et l’appelais. Du plus loin qu’il était, je l’entendais me répondre. Il courait, sautait vite sur le rebord de la fenêtre et s’assurait un instant que c’était bien moi, dès fois qu’il ait fait erreur sur la personne, puis il galopait jusqu’au second où je le retrouvais bientôt, lui tout fier d’être arrivé là-haut avant moi et de m’attendre... Il a veillé sur moi durant de belles années.

 

JM : - Etes-vous thé, café ou chocolat ?

Gérard :

Thé vert, par la force des choses. Le café ne m’est plus guère recommandé. Le chocolat non plus. Sinon, café, sans nul doute ! Et ristretto ! Court, très court. Un premier, toujours suivi d’un deuxième. Le deuxième pour déguster, savourer, profiter du moment.

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

Gérard :

N’ai-je pas tout dit ? Peut-être même me suis-je laissé aller à en dire trop, non ?

 

JM : - Merci Gérard GLATT pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Gérard.

 

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