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Résultat pour “GLATT”

Bonjour aujourd'hui samedi voici ma chronique concernant : "GAILLAND, PERE ET FILS"

« GAILLAND, PERE ET FILS »

Gérard GLATT

PRESSES DE LA CITE

TERRES DE FRANCE

6 mai 2021

398 pages

 

 

Présentation

 

Tout l'amour d'un père pour son fils à la jeunesse foudroyée à la suite d'un accident de voiture. Entre Savoie et Bretagne, un roman bouleversant sur le puissant lien filial.

Chaque jour, sous les yeux de Chris, se déploie la beauté immuable de la chaîne des Aravis.


Un matin qu'il observe ses montagnes à la longue-vue, la vision d'un corps suspendu au-dessus du vide le renvoie brutalement à son passé.
Juillet 1990. Ils étaient six copains qui fêtaient à Chamonix la fin de leur année d'études. La conduite folle dans les lacets. L'accident. Lui seul touché de plein fouet. Des jambes devenues inertes, inutiles, une vie atomisée...
C'est son père qui, dans un flot d'amour, accompagne le rescapé, tente de lui reconstruire pierre par pierre sa jeunesse perdue. Mais il ne peut s'empêcher de penser aux amis de son fils unique qui l'ont rayé de leur existence. Cette vie pleine de promesses à laquelle Chris avait droit lui aussi, n'est-ce pas eux qui la lui ont volée ?


Entre Savoie et Bretagne, un suspense poignant sur la puissance du lien filial.


 

L'auteur

Gérard Glatt est né en 1944, à Montgeron, quelques semaines avant la Libération.


Ses premiers bonheurs, c’est la maladie qui les lui offre, à sept ans, quand une mauvaise pleurésie le cloue au lit pendant des mois : il découvre la lecture. Pendant ses études secondaires à Paris, Gérard Glatt a pour professeurs l'écrivain Jean Markale, spécialiste de la littérature celtique, et René Khawam, orientaliste renommé et traducteur des Mille et Une Nuits.  Il rencontre également Roger Vrigny – l'année où celui-ci reçoit le prix Femina – et Jacques Brenner, éditeur chez Julliard. L'un et l'autre l'encouragent à poursuivre ses débuts littéraires. Quelques années plus tard, entré dans l'administration des Finances, il fait la connaissance de Pierre Silvain, sans doute l'une des plus fines plumes contemporaines, qui le soutient à son tour. En 1977, il publie son premier roman, Holçarté, chez Calmann-Lévy. Auteur d'une dizaine d'ouvrages (romans, poésies, livres pour la jeunesse), Gérard Glatt ne se consacre aujourd'hui qu'à l'écriture. Il partage son temps entre la région parisienne et la Bretagne et tient activement un site : www.gerard-glatt.net.


 


 

Mon avis

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Marie-Jeanne de m'avoir permis de lire, en service de presse, « Gailland, père et fils », roman de Gérard GLATT, auteur dont j'ai lu tous les ouvrages tant j'aime sa plume fluide et précise.


 

Gérard GLATT nous fait voyager entre Haute-Savoie et Bretagne. Nous sommes en 2018 et nous découvrons Chris, la cinquantaine qui, dans son fauteuil roulant, regarde avec ses jumelles la chaîne des Aravis, montagne Haut-Savoyarde. Il aperçoit alors le corps sans vie d'un homme.. Mais qui est-il ?


 

Les souvenirs de l'accident de voiture dont il fut victime en juillet 1990 après une soirée arrosée entre amis, lui reviennent. Ses amis ont eu la chance de ne pas avoir de séquelles mais Chris a perdu l'usage de ses jambes.


 

L'auteur nous conte le combat du père de Chris qui ne pouvant accepter que son fils ne puisse remarcher sans que justice soit faite, entreprend des recherches pour retrouver les six amis qui ont lâchement abandonné son fils après l'accident.


 

Gérard GLATT nous offre un magnifique roman sur le lien filial. Comme à son habitude, il décrit à merveille les paysages de Haute-Savoie et de Bretagne, régions qu'il connaît fort bien. Il en est de même pour les protagonistes de son roman qu'il sait rendre authentiques. J'ai beaucoup aimé Odile, la douce maman de Chris.


 

L'intrigue est intéressante et le suspense bien mené tient vraiment le lecteur en haleine. Certains pans mystérieux se dévoilent tout doucement à la lecture des carnets écrits par Gailland père lorsque son fils était à l'hôpital.


 

Gérard GLATT aborde avec brio divers thèmes tels que l'amour filial, le désir de vengeance, le pardon, le handicap, les secrets..

J'ai ADORE cet ouvrage bouleversant, un peu noir certes mais tellement émouvant que je l'ai lu d'une traite et refermé à regret.


 

Un très bon moment de lecture que je recommande aux amateurs du genre.

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/


 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com


 


 


 


 

 

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Bonjour aujourd'hui mercredi je vous propose ma chronique concernant : "NOSTALGIE 89"

« NOSTALGIE 89 »

(Poésie)

Gérard GLATT

EDITIONS DU CYGNE

2 mai 2019

58 pages

 

 

Présentation

 

C’était au siècle dernier. Près de Würzburg, à la frontière des deux Allemagne. Des murs grillagés, suivi d'un no man's land impénétrable, barraient une ancienne route. Chaque matin, des cars entiers de voyageurs arrivaient de toute la RFA et se rangeaient sur le bas-côté. Dans un chemin qui longeait cette frontière, ces voyageurs erraient alors en foule compacte, comme encagés. Ils parlaient bas, on aurait dit qu’ils priaient. On les aurait cru venus tout exprès pour pleurer ce qu’ils pensaient avoir perdu : leur sol et leur liberté, la paix, la beauté... A ce moment, le poète était subjugué. Tétanisé, peut-être. Car n’était-ce pas le monde à l’envers qu’on lui donnait à voir ? De quelle tromperie était-il victime ?... Depuis lors, le temps a passé. Il n’y a plus qu’une Allemagne réunifiée. Mais c’est de là qu’en ce nouveau siècle, ont surgi Nostalgie 89 et son étonnante illusion…
 

 

L'auteur

 

Gérard GLATT est né en 1944 à Montgeron. Il partage son temps entre la région parisienne et la Bretagne.

Il écrit son premier poème à sept ans. Il publie son premier roman en 1977 chez Calmann-Lévy.

Depuis, il a notamment publié aux Presses de la Cité « Les Soeurs Ferrandon », « Le Destin de Louise » et « L'Enfant des Soldanelles », un roman semi-autobiographique. Ses ouvrages ont tous été favorablement accueillis par le public.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Gérard GLATT de m'avoir envoyé, en service de presse, son recueil de poésie « Nostalgie 89. Etant une fan inconditionnelle de cet auteur dont j'ai lu et beaucoup aimé tous les romans, j'ai découvert avec grand plaisir cet ouvrage.

 

Dans ce recueil composé de 7 poèmes ayant pour thème principal « La liberté » mais également la beauté des mots, des choses, des humains, Gérard GLATT évoque la chute du mur de Berlin, les attentes et les constatations des personnes qui ont vécu cet événement de près.

 

Il adresse aussi dans le dernier texte « Les temps révolus », un clin d’œil sympathique à Daniel Cohen auteur de « Il faut dire que les temps ont changé... ».

Bien que peu habituée à lire de la poésie, je me suis laissée porter par les si jolis mots de Gérard.

Bonne lecture.

 

 

 

 

 

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Rebonjour aujourd'hui samedi je vous propose ma chronique concernant : "L'ENFANT DES SOLDANELLES"

« L'ENFANT DES SOLDANELLES »

Gérard GLATT

Editions PRESSES DE LA CITE

Terres de France

17 janvier 2019

464 pages

 

Présentation

 

Pendant la seconde moitié du XXème siècle, le roman d'une indéfectible amitié entre deux jeunes hommes, et l'initiation parfois douloureuse de l'un d'eux, Guillaume. Un parcours ancré dans le décor puissant des Alpes.

 

La montagne comme une évidence.. Tout a commencé alors qu'il avait huit ans : à la suite d'une grave maladie, Guillaume est envoyé six mois à Chamonix dans un préventorium, Les Soldanelles, en hiver 1952. Pour l'enfant venu de la région parisienne, c'est une révélation, puis plus tard, le souvenir d'un paradis perdu. Alors il reviendra car le besoin est là, irrésistible, de vivre non loin des cimes, dans la vallée de l'Arve, tout comme son ami d'enfance, Augustin. Ils y rencontrent Julien Villermoz, plus âgé d'une vingtaine d'années. Singulière amitié pour certains... pourtant Julien joue le rôle d'un grand frère, d'un mentor. Il leur fera découvrir l'entreprise familiale, les initiera à la montagne, à ses beautés et ses mystères. Mais un après-midi, parti seul en randonnée, Julien, le montagnard, si agile, si passionné, chute et meurt. Comment est-ce possible ?

 

Comment Julien a-t-il pu rater une prise ? Pour les jeunes gens, le coup est rude. Et davantage encore pour Marguerite, sa mère, qui le célébrait comme un dieu, d'un amour vibrant, exclusif. Elle reporte bientôt son amour sur Guillaume, qui présente de nombreuses ressemblances avec son fils disparu...

 

 

L'auteur

 

Né à Montgeron en 1944, Gérard GLATT, romancier et auteur pour la jeunesse, a publié aux Presses de la Cité « Retour à Belle Etoile », « Les Soeurs Ferrandon », « Le Destin de Louise », « Et le ciel se refuse à pleurer »... Il est sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL), membre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature ainsi que de l'Association des Ecrivains bretons.

 

 

Mon avis

Je remercie les Editions PRESSES DE LA CITE et en particulier Yéléna de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Enfant des Soldanelles », roman de Gérard GLATT que je remercie également pour la très gentille dédicace qui m'a beaucoup touchée. Etant une fan inconditionnelle de cet auteur, j'ai retrouvé avec grand plaisir sa plume fluide et précise.

 

Gérard GLATT nous transporte en 1952 où nous faisons connaissance avec Guillaume, jeune parisien âgé de 8 ans qui, suite à une primo-infection, doit séjourner plusieurs mois, loin de sa famille, au préventorium des Soldannelles à Chamonix.

 

C'est alors qu'il découvre le Mont-Blanc, la beauté de cette majestueuse montagne, l'air pur et la vie en communauté. Il se lie d'amitié avec Augustin puis Julien, leur mentor, qui leur fera partager sa passion pour la haute montagne. Devenus adultes, Guillaume et Augustin, qui ressentaient tous deux le même besoin vital, reviendront vivre dans la Vallée de l'Arve en Haute-Savoie.

 

Les personnages sont attachants et vrais. J'ai particulièrement aimé celui de Marguerite, la maman de Julien qui, après la disparition de son fils, a reporté son amour sur Guillaume.

 

Dans ce roman, l'auteur nous dévoile une partie de sa vie en mêlant réalité et fiction et nous comprenons ainsi les raisons pour lesquelles il est devenu « amoureux de la montagne ». Gérard GLATT connaît parfaitement la région et décrit avec moult détails les sublimes paysages des Alpes, les villages, la beauté du Mont-Blanc mais aussi les pièges qu'il peut cacher...

 

J'ai ADORE ce roman fort émouvant sur l'amitié sincère, le combat contre la maladie, les relations avec la famille et le parcours difficile d'initiation à l'âge adulte d'un jeune enfant. J'ai dévoré ce livre pratiquement d'une traite tant j'avais hâte d'en connaître le dénouement et je l'ai refermé à regret.

 

Excellent moment de lecture.

 

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Bonsoir voici mon avis concernant "ET LE CIEL SE REFUSE A PLEURER..."

« ET LE CIEL SE REFUSE A PLEURER... »

Gérard GLATT

PRESSES DE LA CITE

Terres de France

18 janvier 2018

354 pages

 

Présentation

 

Dans les montagnes alpines des Aravis, trois hommes se retrouvent à la mort de celle qui a broyé leur vie. Souvenirs et confidences de chacun jaillissent pour faire éclater le secret de la défunte...

 

Germaine est morte et muette à jamais, fauchée par un sapin. C'est son mari, Joseph Tronchet, qui en fait la macabre découverte ce jour d'août 2016. Le travail harassant de la ferme, le soin constant porté aux bêtes auront été le ciment et le quotidien d'un couple désassorti. Pourquoi cette femme belle, vénéneuse, ne cachant pas son désir pour d'autres hommes, s'est-elle mariée avec cet honnête paysan qu'elle méprisait ?


Dans sa solitude et sa peine, car l'homme était amoureux, Tronchet a auprès de lui son grand fils Antoine, revenu de la ville le temps des funérailles, mais aussi Edmé, frère de cœur d'Antoine, toujours fidèle à la besogne. Tous trois forment une chaîne unie, solidaire, délivrée de l'emprise toxique de Germaine, mais pas de leurs tourments ni de leurs doutes quant aux circonstances étranges de sa mort.

Il y a aussi ce médaillon doré, que tous ont toujours vu au cou de la défunte, qui renfermait un prétendu secret... Un secret que l'opaque Germaine n'a jamais voulu dévoiler.

 

L'auteur

Né à Montgeron en 1944 et habitant dans les Hauts-de-Seine, Gérard GLATT, romancier et auteur pour la jeunesse, a notamment publié Le temps de l'oubli (2012), La chouette idée d'Alexandre Pluche (2014), Retour à Belle Etoile (2016) et Les Soeurs Ferrandon. Il est sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL), il est également membre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature (MEL), ainsi que l'Association des Ecrivains Bretons (AEB). L'auteur tient très activement un site : www.gerard-glatt.net

Mon avis

 

Merci aux Editions PRESSES DE LA CITE et à Gérard GLATT de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Et le ciel se refuse à pleurer.. ». La très belle couverture et le résumé fort alléchant m'ont de suite interpellée. En effet, cette histoire se déroule dans les Alpes du Nord, région où je réside.

 

Gérard GLATT nous emmène en 2016 dans un hameau Haut-Savoyard où Joseph Tronchet, un fermier, retrouve, dans les bois le cadavre de Germaine son épouse. Alors une question se pose : Germaine a-t-elle été victime d'un accident ou a-t-elle été assassinée ?

 

Au fil des pages, l' auteur nous narre les préparatifs liés aux funérailles de la défunte et nous faisons plus ample connaissance avec Joseph, l'époux, Antoine, le fils et son ami Edmé, tous trois semblant soudain libérés de l'influence négative de Germaine....

 

L'écriture est simple et sensible. L'intrigue habilement menée et le secret fort bien gardé, tenant ainsi le lecteur en haleine jusqu'aux dernières pages où le dénouement est au demeurant fort surprenant...

 

Les dialogues entre les protagonistes de ce livre et l'analyse fine des traits physiques et de caractère faite par l'auteur, les rendent tellement authentiques que l'on s'imagine les connaître. Il en est de même pour les descriptions des magnifiques paysages de cette région montagnarde qui sont fidèles à la réalité.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman régional à suspense, émouvant, ponctué d'une touche d'humour noir certes, que j'ai dévoré pratiquement d'une traite et avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture.

 

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Bonjour aujourd'hui jeudi voici ma chronique concernant : LE DESTIN DE LOUISE

« LE DESTIN DE LOUISE »

Gérard GLATT

PRESSES DE LA CITE

18 janvier 2018

345 pages

 

Présentation

 

Vaincre l’adversité, renouer le fil cassé de sa vie à la suite de la mort de son mari, élever seule ses enfants… Dans le milieu rude des forestiers, Louise parviendra-t-elle à faire revivre l’entreprise familiale ?

 

Louise Charlannes a un projet fou : remettre à flot la scierie familiale fondée  après la  Grande Guerre dans une petite ville non loin de Clermont-Ferrand. Un jour brûlant de septembre 1997, un terrible incendie a ravagé l’entreprise et lui a ravi son mari Gustave. Dans le brasier éteint, se trouvaient aussi le corps calciné d’une fillette, Emilie, et un troisième cadavre resté non identifié. Grâce à ses biens personnels, Louise souhaite donc reprendre les rênes de la société. Pour tous les ouvriers et employés qu’elle a côtoyés chaque jour, pendant des années, aujourd’hui  désemparés. Pour ses enfants aussi, qu’elle devra élever seule désormais.

 

Elle peut compter sur le contremaître de la scierie mais aussi sur François Chang, avec lequel elle entretient une amitié singulière. François est gardien de parc, malgré son sourire constant on devine qu’il n’a pas été épargné par les coups du sort lui non plus... Aussi tenace et volontaire que soit Louise, le chemin sera long et difficile : il lui faut préserver l’amour des siens et la cohésion familiale. Car son mari, semble-t-il, entretenait des relations qui suscitent la curiosité du commissaire Gagne, désireux de relancer l’enquête sur l’incendie non élucidé…

 

L'auteur

 

Né à Montgeron, Gérard Glatt, romancier et auteur pour la jeunesse, a notamment publié Le Temps de l’oubli (2012), et La Chouette Idée d’Alexandre Pluche (2014). Sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SGDL), il est également membre de l’Association des Ecrivains Bretons (AEB). L’auteur tient très activement un site : www.gerard-glatt.net/. Les Presses de la Cité ont publié Retour à Belle Etoile en 2015 et Les Sœurs Ferrandon en 2017.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Gérard GLATT pour son extrême générosité et les Editions PRESSES DE LA CITE, de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « Le destin de Louise ». J'avais pu apprécier la plume fluide et précise de l'auteur lors de la lecture de « Et le ciel se refuse de pleurer... », roman que j'avais beaucoup aimé.

 

Dès les premières pages, Gérard GLATT nous emmène en Auvergne, à Loupières près de Clermont-Ferrand. Un incendie s'est produit dans la scierie appartenant à la famille Charlannes et Gustave, le patron, est retrouvé mort en compagnie d'une fillette et d'un homme dont le corps ne peut être identifié. Qui est-il ? Que faisait-il là ?

 

Après investigations des gendarmes, enquête des assureurs, le dossier est classé mais les villageois ne manquent pas de commenter et de subodorer les causes et noms des responsables ! C'est avec humour que l'auteur nous narre cette histoire en employant « le nous », représentant les habitants de ce petit village où rumeurs et suspicions se colportent dans les bars !

 

Le personnage de Louise, la veuve est attachant. Avec l'aide de Paul le contremaître, celle-ci va tout faire pour reprendre les rênes de la scierie, seule femme dans un milieu d'hommes, mais également gérer au mieux sa famille.

 

Au fil des pages, l'auteur nous dévoile le passé de François, un vietnamien, gardien de parc ainsi que les liens amicaux qu'il entretiendra avec Louise. Le suspense est rondement mené et les secrets bien gardés jusqu'à la réouverture de l'enquête par le commissaire Gagne...

 

L'histoire se passe en Auvergne mais également dans la région d'Annecy où Antoine, le fils de la famille s'est engagé au 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins, régions que l'auteur décrit à merveille.

 

J'ai bien aimé ce roman du terroir moderne, mystérieux et bien écrit, se déroulant dans le monde des forestiers, avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture. 

 

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Bonsoir aujourd'hui dimanche voici ma chronique concernant : "TETE DE PAILLE"

« TETE DE PAILLE »

Gérard GLATT

Editions RAMSAY

13 octobre 2020

200 pages

 

Présentation

 

 

En mars 1984, un après-midi, le père du narrateur lui annonce la mort de son frère, Daniel, qu'il n'avait pas revu depuis le mois de mai 1968. À cette époque, seize ans plus tôt, il effectuait son service militaire. C'est à l'occasion d'une permission qu'il avait appris qu'à la suite d'une colère incontrôlable, en présence des gendarmes et des pompiers appelés à la rescousse, rien moins que la force de trois ambulanciers avait été nécessaire pour maîtriser le jeune homme et le conduire dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne. Daniel va y être interné pendant presque treize années, un tunnel sans fin, avant d'être admis, à Evry Petit-Bourg, dans une maison spécialisée pour handicapés mentaux adultes. Trois années plus tard, un cancer des poumons devait l'emporter. Il aurait eu 39 ans...

Le narrateur, qui n'est autre que l'auteur de ce roman autobiographique raconte à sa manière, et sans pathétisme, l'histoire d'une vie brève, peuplée d'orages et de superbes éclaircies.

 

 

 

L'auteur

 

 

Gérard Glatt est né en 1944, à Montgeron. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, essentiellement des romans, il écrit depuis son plus jeune âge. Encouragé dans cette voie tout au long de ses études par ses professeurs, dont Roger Vrigny, Grand Prix de littérature de l'Académie française. Il a notamment publié chez de Borée, La Chouette idée d'Alexandre Pluche, en 2014, et aux Presses de la Cité, Les Sœurs Ferrandon, en 2017, Le Destin de Louise, en 2018, Et Le ciel se refuse à pleurer..., en 2018 également, L'Enfant des Soldanelles, en 2019, ainsi qu'un recueil de poésie, Nostalgie 89, aux Editions du Cygne, toujours en 2019.

 

 

Mon avis

 

Je remercie Gérard GLATT et les Editions RAMSAY de m'avoir permis de lire, en service de presse, le dernier ouvrage de Gérard, auteur dont j'ai lu tous les ouvrages tant j'aime sa plume fluide et précise.

 

La photo du jeune garçon sur la couverture du livre m'a de suite émue et j'ai su qu'il s'agissait de Daniel, le frère de Gérard.

 

Gérard GLATT nous conte le destin tragique de Daniel qui fut un enfant puis un adolescent colérique et incontrôlable. Après avoir été interné d'office dans un établissement de soins psychiatriques puis dans une maison pour handicapés mentaux adultes, Daniel est décédé à l'âge de 39 ans des suites d'un cancer.



L'auteur nous offre un récit fort bouleversant au cours duquel il témoigne des difficultés rencontrées par sa famille, les moqueries et le regard des autres face aux agissements du jeune handicapé « différent » comme certains disent...

 

Par ses mots, l'auteur exprime l'amour qu'il a toujours éprouvé et aujourd'hui encore, pour son frère.

 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage autobiographique très émouvant, écrit avec le cœur qui reflète la culpabilité, les questionnements et l'impuissance que l'auteur ressent après toutes ces années mais il en ressort également que Daniel restera à jamais dans son cœur.

 

J'ai lu cet ouvrage prenant pratiquement d'une traite et je l'ai refermé les yeux humides.

 

Un très beau moment de lecture.

 

 

 

Petite précision : Les droits d'auteur de la première édition seront reversés à l'Association Les Jours Heureux, qui accompagne des personnes en situation de handicap.

 

 

Page FB :https://www.facebook.com/joellemarchal74/

 

Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com

 

 

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Bonsoir voici mon bilan 2018

VOICI VENU LE TEMPS DE FAIRE MON BILAN DE L'ANNEE 2018

186 SERVICES DE PRESSE + 16 romans achetés ou reçus en cadeau et lus pour le plaisir sans chronique..

27 COUPS DE COEUR :

Philomène et les siens – Florence Roche-Barthélémy Romancière
L'Impossible aveu – Nicole Provence Romancière
Le Secret des princes – Christian Maria
Osipov un Cosaque de Légende – Philippe Ehly
L'Ange gardien et le Poltergeist – Alain Anceschi
Le Bal des poupées – Hélène Legrais
Le Pinceau du roi - Martial Debriffe
Trilogie Anna et Roger – Nathalie Brunal
Les Tribulations d'Hortense – Nathalie Brunal
Un Frère de trop – Sébastien Theveny Auteur
L'Antichambre du bon Dieu – Emmanuel Prost
La Tempête des cœurs – Mélodie Ambiehl
L'Eau de Rose – Laurence Martin
L'Appel des Laudenas – Muriel Martinella
Les Amants de l'été 44 - Karine Lebert
Les Brumes de St-Malo – Gaële VAILLARD
Saga Mémoire – Christine Machureau
Aztèques, Eric Costa
Et le ciel se refuse à pleurer - Gérard Glatt
L'Inconnu de Sandy Cove –Sylvie OUELETTE 
Un Eté d'Orage - Corinne Javelaud
La Dame d'Aquitaine – Jacquie Béal
Les Sanglots de Pierre- Dominique Faget
La Lettre froissée – Alice Quinn
Mémoire d'un cœur funambule – Annie Barbier
Le Chagrin en héritage – Annie Barbier
Vous l'amie – Madeleine Petitpantalon

- 27 INTERVIEWS (de mai à décembre).

Et un grand nombre d'échanges très intéressants et sympathiques avec vous mes amis, lecteurs, auteurs, responsables de maisons d'éditions, que je remercie du fond du coeur.

 

 

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MON BILAN ANNEE 2020

VOICI VENU LE TEMPS DE FAIRE
MON BILAN DE LECTURES DE L'ANNEE 2020
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194 LIVRES LUS (156 SERVICES DE PRESSE + 4 romans lus avis négatif donc pas de chronique + 34 romans achetés ou reçus en cadeau et lus pour le plaisir avec ou sans chronique..)
 
Dont 35 COUPS DE COEUR :
Un Matin ordinaire –
Les Héritiers de Castel Dark T 3 – JC
Les Stanton 2 –
Le Vélo rouge –
Poldark (trilogie) - Winston Graham ( )
L'Ombre de Rose May –
La Femme d'un Dieu –
Le Ciel de Darjeeling – Nicole Vosseler ( )
Les Berges du Marais T1-2-3 –
La Lettre d'amour interdite – Lucinda RILEY
Le Dernier salut de l'Amazone –
La Cuisinière – Mary Beth KEANE
Le Pacte de sel –
L'Appel du loup –
Le Baiser de Gustav –
Le Confort de l'autruche –
L'Ile de la Mangrove – Sarah LARK (
L'Envol du papillon –
Sucre Amer –
Le Roi d'angoisse –
Dies Irae –
Déviation Nord –
Un été d'espérances –
Tête de paille – Gérard
L'Héritière du Lotus rose – Kate McALISTAIR ( )
Nous étions trois –
L'Orpheline des sœurs de la Charité –
Le sourire d'un ange –
Coeurs en miettes –
D'Une pierre deux coups –
Qu'Importe le chemin –
Les Amours tourmentées d'Hortense –
Le Noël explosif d'Hortense -
Le Défi d'Apolline –
AU-Dela des collines –

.

 

84 INTERVIEWS Auteurs et Responsables de ME
6 BETA-LECTURES
21 CONCOURS.
 
Et un grand nombre d'échanges très intéressants et sympathiques avec vous mes amis, lecteurs, auteurs, chroniqueurs, responsables de maisons d'éditions, que je remercie du fond du coeur.
Bonne fin d'année à tous et toutes.

 

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MON BILAN LES LECTURES DE CERISE 74 2019

Bonjour les amis,

VOICI VENU LE TEMPS DE FAIRE MON BILAN DE LECTURES DE L'ANNEE 2019

---------------

188 LIVRES LUS (173  SERVICES DE PRESSE + 15 romans achetés ou reçus en cadeau et lus pour le plaisir sans chronique.)

 

Dont 53 COUPS DE COEUR :

L'Enfant des Soldanelles – Gérard Glatt

Pour l'amour de Lauren – Karine Lebert

Les Damoiselles de Castel Dark – Jc Staignier

Envers et contre tout t1 et t2 Quoi qu'il nous en coûte et Quoi qu'il advienne – Marjorie Levasseur

De Sang et d'encre – Jacquie Béal

L'Homme de cristal – Olivia Jones Auteure

Lord Bettany – Lhattie Haniel

Aux Douceurs du temps – Véronique Chauvy

Les Amants maudits de Spirit Lake – Claire Bergeron

Pour l'amour d'une Sassennach – Aurélie Depraz

Le Dernier chant du rossignol –Nathalie Thomas-verney

L'Héritière de la Nouvelle France – Rose Morvan

La Vallée du lotus rose – Kate McAlistair

C'était ma petite sœur – Yves Viollier

Une passion interdite t1 et t 2 – Rose Morvan

La Poupée sur l'autoroute - Annie Barbier

La Route de Savannah Winds – Tamara MCKINLEY

Une promesse si fragile – Nicole Provence Romancière

L'Hydromel Hindou – Nathalie Brunal

La Promesse de Lucile - Albert Ducloz

Le Mystérieux secret de Jane Austen – Lhattie Haniel

La Dentellière de près – Alysa Morgon

Le Bal des folles – Victoria MAS

Le Destin de cœurs brisés t2 – Jc Staignier

Les Coquelicots de sang –Rose Morvan

Dans les yeux d'Ana - Christian LABORIE

Demain peut-être – Carole Duplessy-Rousée

Le Destin de Marie – Marie de PALET

La Chanson de Julien – Catherine Boissel Auteur

Les Mariés de Rivière Jaune – Marie Laurent

Un Escalier – Elisabeth Lafont

La Fille du maître de chai – Kristen HARNISCH

Le Fiancée anglaise – Gilles Laporte

L'Echo de ta mémoire – Cristine Verlédène

Le Feu sur la peau – Olivia Jones Auteure

Le Pensionnat de Catherine – Florence Roche Romancière

Le Destin de Cassandra – Anna JACOBS

La Couleur oubliée de l'arc en ciel – Martine Pilate

Saga Chevrefeuilles t1 l'Enfant des solitudes –Nicole Provence Romancière

La Cité du lotus rose – Kate McAlistair

Un Noël saupoudré d'espoir – Nathalie Brunal

Cassandra et ses sœurs – Anna JACOBS

Le Front dans l'azur – Hélène Legrais

De Miroir et d'amour – Jc Staignier et Julie-anne Bastard

Les Vignes de Sarah – Kristen HARNISCH

Quand on ne peut oublier – Tamara MCKINLEY

Ne lui dis pas qu'il me manque – Marjorie Levasseur

L'Arbre des oublis – Corine Valade

Cueilleuse de thé – Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT

L'Aile des vierges – Laurence PEYRIN

L'Ange de Marchmont Hall – Lucinda RIPLEY

Mémoire du Nil - Christine MACHUREAU

 

+

45 INTERVIEWS AUTEURS

30 FICHES LECTEURS COMPULSIFS

6 BETA-LECTURES

21 CONCOURS.

 

Et un grand nombre d'échanges très intéressants et sympathiques avec vous mes amis, lecteurs, auteurs, chroniqueurs, responsables de maisons d'éditions, que je remercie du fond du coeur.

 

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Bonsoir aujourd'hui lundi 20 août je partage l'interview que j'ai réalisée ce soir sur mon groupe FB : lecteurs-auteurs : la passion des mots

INTERVIEW AUTEUR

Gérard GLATT

lundi 20 août à 18 h

 

Effectué en différé.

 

 

 

JM : - Bonsoir à tous

Je vous ai parlé sur ces pages de Gérard GLATT que je compte depuis plusieurs années parmi mes fidèles amis et dont j'ai lu pratiquement tous les ouvrages. Gérard a gentiment accepté de se soumettre, récemment, à mes questions.

Je partage donc avec vous cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser vos questions à Gérard qui y répondra en différé selon ses disponibilités.

 

JM :

Bonsoir Gérard
Comment allez-vous ? Etes-vous prêt à « passer sur le gril » ?

Gérard :

Bonsoir Joëlle, et bonsoir à toutes et tous.

Si je suis prêt à répondre à vos questions ? Oui, bien sûr. Sinon... Disons que je n’aurais sans doute pas accepté cette interview. Vous en êtes d’accord ? Quant à « passer sur le gril », c’est en revanche une autre question. Nous verrons bien... Pour tout vous dire, je n’imagine pas que vous soyez trop exigeante, ou sévère. Alors, allons-y !

 

 

JM : - Pouvez-vous, tout d'abord, vous présenter afin que nos amis puissent mieux vous connaître ?

Gérard :

Gagné ! J’ai déjà envie de me sauver à toutes jambes. La question à laquelle j’ai horreur de répondre... Se présenter, c’est parler de soi. Et ce n’est pas toujours évident. Certains en raffolent, au contraire, parfois jusqu’au ridicule... Ils ne s’en rendent pas compte. N’est pas Jupiter qui veut ! Enfin, bon... Je vais tout de même faire un effort.

Alors, voilà ! Je suis de l’année 44, du siècle dernier bien entendu. Pour être plus précis, du 2 juillet. Paraît-il qu’il pleuvait des cordes, ce jour-là. Dois-je à cette pluie mon côté parfois chagrin ? Possible. En tout cas, côté pleurs, étant enfant, j’ai su tenir ma place. Il suffisait que l’on me regarde, me rappelait ma mère en souriant, pour que j’éclate en sanglots... Une chose est certaine, la sensibilité du gamin m’est restée jusqu’à aujourd’hui. Et je crois que cela n’est pas sans se ressentir parfois dans mes écrits...

Bon, que souhaitez-vous exactement ? Un CV ? Alors, je reprends à zéro, et voilà ce que ça pourrait donner :

Je suis né à Montgeron, en 1944.

Si mes premiers souvenirs, en même temps que mes premières peurs, sont de l’été 47, sur la côte normande – le bruit de la mer, son va et vient agressif m’effraient –, pour singulier que ce soit, mes joies d’enfant, je les dois à la maladie. Je n’ai alors que sept ans. Une primo infection tuberculeuse, entre autres, me cloue au lit pendant des mois ; je découvre alors la lecture, nous sommes en 1952 ; ma mère m’achète un livre tous les deux jours, mon père, chaque vendredi, m’en rapporte un, plus épais que les autres. Et puis... Et puis il y a ce long séjour à Chamonix, au préventorium des Soldanelles : et là, c’est l’émerveillement.

Pendant mes études secondaires, je suis gâté. J’ai tout d’abord, pour professeur de français/latin, l'écrivain Jean Markale, spécialiste de la littérature celtique ; puis René Khawam, orientaliste renommé ; et, en terminales, première et philo, Roger Vrigny, prix Femina, pour La Nuit de Mougins, puis Grand Prix de l’Académie française, qui me fait rencontrer Jacques Brenner, alors éditeur chez Julliard. L'un et l'autre m’encouragent à poursuivre mes débuts littéraires. Car, bien sûr, je leur ai déjà fait lire quelques-uns de mes textes.

En 1977, Roger Vrigny, devenu directeur littéraire chez Calmann Lévy, publie mon premier roman : « Holçarté ». En 1981, chez Hachette, sortent les « Contes du Pays Basque », un ouvrage destiné aux adolescents et, en 1994, au Livre de Poche Jeunesse, « 3 contes du Pays Basque ».

Entre temps, je suis entré dans l'administration des finances, après de bien pénibles études de droit. Très vite, j’ai repris ma liberté pour prendre la direction d'un cabinet de conseils en commerce extérieur. Douze ans plus tard, en 1983, j’ai intégré mon activité à celle d’un cabinet de plus ample envergure. En 2000, changement de cap : le développement de l'Internet me conduit à créer une start-up spécialisée en marketing direct. Au mois d’août de cette même année, mon associé et moi avons lancé le premier site français d’e-mails rémunérés. Pour finir, en 2011, j’ai pris ma retraite et... Eh non, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas à ce moment que le virus de l’écriture s’est réveillé... Car depuis mon premier roman jusqu’à ce mois d’août 2011, je n’avais cessé d’écrire, bouquin sur bouquin, poème sur poème, voire même quelques pièces de théâtre... Tout cela non publié, ni même présenté à des éditeurs, et surtout pas autoédité !

Aujourd'hui, en 2018, comme vous le savez, chère Joëlle, je partage mon temps entre l'Ile de France et la Bretagne, bien que mon cœur soit toujours resté là-bas, dans cette vallée, ce temple au pied du Mont-Blanc, qui, voici plus de soixante-cinq ans, m’a rendu la joie de vivre. Nostalgie d’un paradis perdu ? Oui, sans doute. Je ne me consacre plus qu'à l'écriture. Ecrire, ce besoin que j’assume depuis toujours, avec autant de bonheur.

 

JM : - Pouvez-vous nous parler de vos romans et en particulier des deux derniers

Et le ciel se refuser à pleurer ” et “ Le destin de Louise ” ?

Gérard :

Encore une question piège ! Non, je plaisante...

Du « Destin de Louise », en premier lieu. Parce qu’il s’agit d’une réédition par les Presses de la Cité, dans la belle collection des Trésors de France, d’un roman publié en 2013 chez De Borée.

Le lieu de l’action : l’Auvergne. Et pourquoi l’Auvergne, et plus précisément le Puy de Dôme ? tout bonnement parce que mon épouse est née à Clermont-Ferrand et qu’elle y a toujours sa famille... Nous n’avons pas l’occasion d’y aller très souvent. Cependant, ce que j’en connais, la chaine des Puys – qui vient d’être classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité – à l’ouest, et le Livradois-Forez à l’est, deux coulées montagneuses, chargées d’histoire, qui s’amollissent vers le sud, auquel j’ajoute ce que mon épouse m’a donné à connaître, à travers ses yeux, de l’âme de cette région et de ses habitants, me permettent, du moins je l’espère, de donner de la crédibilité aux personnes qui s’invitent, comme chez elles, dans mon imagination, au point de prendre corps et caractère, quand bien même parfois, comme nous dans la vie, je les surprends en contradiction avec elles-mêmes.

Le Destin de Louise ? L’histoire d’une femme, Louise Charlannes, qui perd son mari, Gustave, dans l’incendie de la scierie familiale, située sans doute du côté de Vollore-Ville, non loin de Courpière. Gustave qui meurt, tandis qu’il est allé chercher une gamine, prisonnière des flammes. Tous les deux, on les retrouve, deux corps calcinés, inséparables à jamais. Dans le même temps, sous les décombres effondrés, un troisième cadavre est découvert dont on ignore l’identité... Une enquête est ouverte, qui semble ne pas devoir aboutir. C’est le commissaire Gagne qui la mène... Le destin de Louise est-il de s’interroger sur la présence de ce cadavre non identifié ? Non, le temps passant, une seule chose l’anime. Un seul objectif l’obsède. Un projet fou : remettre à flot l’entreprise. Pour tous les ouvriers qu’elle connait si bien. Et pour ses enfants. Pour ça, elle comptera sur le contremaître de la scierie et sur François Chang, gardien de parcs, avec qui elle entretient une singulière et inestimable amitié... Six années passeront lorsque le commissaire Gagne relancera l’enquête sur l’incendie et les relations pleines d’ombres qu’entretenait peut-être Gustave...

Je ne veux pas en dire davantage... Pourtant, j’ajoute que « Le Destin de Louise » a aussi été pour moi l’occasion de retourner en Haute-Savoie, non pas à Chamonix, ni même dans la vallée de l’Arve, mais à Annecy où le jeune fils de Louise, Antoine, pour qui j’ai une affection particulière – un cœur sensible, je crois – passe quelques semaines, quelques mois.

Après «  Le Destin de Louise », il y a eu «  La chouette idée d’Alexandre Pluche », toujours chez De Borée, plus léger où je mettais en scène deux enfants de sept et neuf ans, Mathieu et Léonie, en vacances en Bretagne avec leurs parents. Et pour la première fois, en camping-car !

Ensuite, sont sortis aux Presses de la Cité : « Retour à Belle Etoile », en 2016, qui a reçu le prix du « SalonduLivre.net » 2017, puis « Les Sœurs Ferrandon », en 2017. L’un et l’autre, en suite indépendante, se déroulent en Auvergne, à Olliergues (devenu Valliergue), dans la vallée de la Dore. Deux ouvrages auxquels je suis fort attachés.

J’en arrive à « Et le ciel se refuse à pleurer... », sorti au début de cette année, en même temps que la réédition du « Destin de Louise ». Le début d’un long pèlerinage... Une sorte de tragédie grecque qui se déroulerait sous le regard impassible du mont Blanc... Vous me demandez de vous en parler ? J’ai presque envie de vous envoyer sur votre blog, « leslecturesdecerise74 », ou sur d’autres encore qui en ont également bien parlé... Pourquoi je parle ici de pèlerinage ? Parce que ce séjour, enfant, que j’ai passé à Chamonix me remplit encore aujourd’hui, et peut-être un peu plus chaque jour, d’une nostalgie dont je ne puis me départir.

De quoi s’agit-il ? Le 17 août 2016, au-dessus de Saint-Martin d'Arve, en Haute Savoie, Joseph Tronchet, monté dans les alpages où paissent ses vaches, retrouve Germaine, sa femme, morte, écrasée sous un sapin, surprise, peut-on supposer, par sa chute soudaine. Ce n'est pas sans mal qu'il parvient à la ramener à la ferme. Il appelle Echenoz, le médecin de famille. Curieusement, l'examen auquel celui-ci procède est aussi rapide que succinct. Très vite, il conclut à un accident. En montagne, ce n'est pas chose rare. Il remplit le permis d'inhumer. Dans le même temps, on ne sait trop ce que ressent Tronchet, peine ou soulagement, ni ce qu'éprouve Echenoz comme médecin et ami. C'est que Germaine était une femme tyrannique. Jeune fille, elle courait après les hommes, aguicheuse, assoiffée de sexe. Tout ce qui passait à sa portée était à essayer, puis à jeter. A sa décharge, ne manquant pas de beauté, elle ne laissait pas insensible la gent masculine...

Trente-quatre ans plus tôt, en 1982, elle s'était soudain éprise de Tronchet, qui la guignait déjà depuis longtemps, mais sans trop oser. Amoureux transi, il serait resté sur la touche, sans rien dire, car son bonheur à elle lui importait plus que le sien. A cette époque, ils se retrouvent chaque soir ou presque. Prennent les précautions qui s'imposent... L'amour, oui, mais pas d'enfant ! Lui a vingt-quatre ans, elle deux années de moins. Et puis, malgré tout, ce qui doit arriver arrive. Germaine est furieuse après Tronchet : elle est enceinte. Pour Tronchet, au contraire, c'est la félicité. Ils se marient. Mais Germaine, fille de commerçants, n'est pas faite pour la vie de la ferme. Ce qu'elle voulait, c'était devenir femme de patron. Toute sa vie, elle reprochera à Tronchet sa condition. L’enfant naît bientôt. Antoine. Un gamin qui ne lui ressemble pas. Qui ne ressemble pas plus à Tronchet. Il a la peau mate, le poil brun. Elle, cet enfant, elle l'abhorre et lui préfère Edmé, le fils de voisins, qui leur est confié chaque jour, tandis que ses parents travaillent à la fromagerie familiale, sise à dix kilomètres de là, entre Sallanches et Saint Gervais. Edmé et Antoine sont comme deux frères. Mais Germaine n’a de cesse de marquer leur différence. Les sentiments forts qu'elle éprouve pour Edmé. A tel point que... Oui, Germaine exècre Antoine. Il en est ainsi depuis que, deux semaines après sa naissance, une personne qui travaillait à l'hôpital de Sallanches, où elle a accouché, lui a confié une chaîne au bout de laquelle pendait un médaillon, l’exhortant de toujours le porter sur elle...

En ai-je dit assez ? ou trop ? Germaine, et ces trois hommes, Joseph Tronchet, son fils Antoine, et Edmé... Trois hommes qui se découvrent, non comme on ôte son chapeau pour saluer un cadavre, mais trois hommes qui s’apprennent, face à leur destin...

 

 

 

JM : - Avez-vous d'autres projets d'écriture et pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Gérard :

Si tout va bien, mon prochain roman sortira en janvier 2019. Il est déjà entre les mains de mon éditeur. Et une fois encore il se déroulera en Haute-Savoie. Disons dans la vallée de l’Arve, entre Chamonix et Magland, avec le mont Blanc du Tacul comme point culminant. C’est certainement le livre qui m’a demandé le plus d’investissement émotionnel. Un véritable roman, mais dont la première partie relève davantage du récit... Je ne veux pas vous en dire plus... Laissez-moi me réserver pour plus tard... Joëlle, vous voulez bien ?

Ah, si vous aviez quelque inquiétude, je vous rassure tout de suite : celui que j’écris actuellement – pour 2020, pourquoi pas ? –, c’est aussi là-bas qu’il se déroulera. Et vous y retrouverez – si je parviens à mettre le point final, et pour ça il me reste encore pas mal de chemin à parcourir –, vous y retrouverez le commissaire Gagne que vous avez découvert dans « Le Destin de Louise ». Vous souvenez vous ? Un homme dont j’apprécie la démarche.

 

JM : - Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement  et où ?

Gérard :

Je ne sors pas trop. Je ne suis guère à l’aise. Ne vais pas de l’avant pour parler de mes écrits. C’est certainement un tort, mais je suis ainsi. Dans les salons, les gens passent, ne répondent pas à un bonjour. Ou s’ils s’arrêtent, tentent de vous faire raconter votre vie pendant une dizaine de minutes, pourquoi ? pour rien. Cela dit, si l’on me demande, je ne refuse pas. Au jour d’aujourd’hui, deux salons sont prévus, je crois, l’un dans le Puy de Dôme, à Royat, début octobre, un autre à Creil, au nord de Paris, fin novembre. Et puis quelques dédicaces dans des librairies... à venir.

 

JM : - Etes-vous sensible à la critique littéraire et pensez-vous que les blogs, les réseaux sociaux aident les auteurs à promouvoir leurs écrits ?

Gérard :

Sensible à la critique, oui, beaucoup trop, alors qu’elle ne le mérite pas, tant de sottises sont écrites par certains, parfois dans le seul but de se faire remarquer ou de faire du mal. Avant de critiquer, il faut apprendre à lire. Il faut savoir écouter cette voix intérieure, silencieuse qui prononce les mots, les chante à votre place. Ce n’est pas seulement mâchouiller de la mie de pain et déclarer, après l’avoir avalée : « Ce pain n’est pas bon ! » Car c’est oublier le goût plus ou moins agréable que votre propre salive lui a donné...

Auparavant, des réseaux dits sociaux – où on lâche plus souvent les chiens qu’on ne fait du bien, pardonnez-moi – on se passait fort bien. Et ma foi, auteurs et lecteurs ne s’en portaient pas plus mal. Un critique de films, attaché à Télérama, ancien camarade de lycée, me dit un jour : « Finalement, nous sommes des imposteurs... Nous jugeons des œuvres que nous ne serions pas capables de réaliser nous-mêmes... » Un critique, oui, dont c’est pourtant le métier depuis des décennies. Dépourvu de cette vanité qui caractérise bon nombre d’amateurs... J’en connais, notamment sur Amazon, puisque Amazon il y a, qui jugent indifféremment de l’arôme du café moulu à la stabilité d’une table à repasser, de la qualité du rasoir électrique à la fiabilité du stylo Bic, du lubrifiant pour chaîne de vélo à l'anti-moustique, du dernier roman paru aux casseroles inox, du livre, oui, parfaitement, aux couches culottes Pampers... J'en passe et des meilleurs... Ce que je vous écris là, n'est pas en l'air, hélas ! Voilà à quoi conduisent très exactement les réseaux sociaux... Il ne faut surtout pas imaginer que les pages Facebook comme les vôtres drainent des milliers de personnes, compétentes ou plus ou moins compétentes, mais au moins lecteurs et (surtout) lectrices. Ces lecteurs et lectrices, ce sont ceux et celles que vous retrouvez abonnés à tous les sites du genre, intéressés par le fait littéraire. Un bien petit nombre finalement, même s’ils sont un ou deux milliers peut-être, par rapport aux nuisibles qui polluent l'ensemble du Net...

Alors, oui, je suis sensible à la critique. Comme à la remarque stupide, parce que spontanée, qui s’y ajoute parfois en guise de commentaire et qui me touche davantage encore. Sans rapport aucun avec l’ouvrage en question. Du style : « Ho, la, la, c’est trop triste. Moi, je lirai pas ça ! ». Et vlan ! Pouvez-vous me dire, chère Joëlle, chers lecteurs et lectrices, ce que vous avez à faire d’une telle observation ? Il n’en est pas moins que son impact négatif restera dans l’esprit de celui qui en aura eu connaissance. Et le détournera de l’ouvrage en question. Comme me disait encore un blogueur, il y a quelques années : « Vous savez, nous pouvons faire beaucoup de mal... » J’avais envie de lui répondre qu’il ne tenait qu’à lui. En se taisant tout simplement. Je veux dire en réfléchissant rien qu’un peu avant de taper sur son clavier et de cliquer sur Envoi. Seulement, non, l’être humain est ainsi : le mal est en lui, plus fort que tout, bien souvent encouragé en cela par la Société elle-même.

Je crois avoir répondu à votre question en toute franchise.

 

 

 

JM : - Comment préparez-vous vos livres (carnets, cahiers, écriture directe sur l'ordinateur) ?

Gérard :

Ni carnets, ni cahiers. Un roman, une fiction, c’est d’abord un déclic. Il suffit parfois d’un lieu pour que naisse un personnage. D’un souvenir qui ressurgit brusquement, ou plutôt brutalement, pour qu’une vie m’apparaisse soudain évidente. Evidente à écrire, je veux dire. L’imagination, c’est l’énigmatique par excellence. Pourquoi ma Germaine, celle de « Et le ciel se refuse à pleurer.. » est-elle arrivée au monde ? Pourquoi la gamine qu’elle était, belle, intéressante à tout point vue, aguicheuse certes, et dont les hommes, bien que se méfiant de ses capacités, profitaient sans nul doute, a-t-elle épousé Tronchet ? Pour le rendre malheureux ? Non, certainement pas. Alors pourquoi ? Tout simplement, je pense, parce qu’elle devait conduire sa vie, et l’existence de son entourage, comme cela s’est fait, tout naturellement, comme cela devait être dès l’instant où j’ai pensé à elle, à Tronchet, à son fils Antoine, à Edmé, à toutes ces personnes qui gravitent autour d’elle, autour d’eux... Je parle bien de personnes, non de personnages. Parce que, lorsque j’écris, c’est à des personnes que j’ai affaire, à des êtres de chair, à des êtres qui respirent, qui ont un cœur, qui m’aiment ou ne m’aiment pas, que j’aime ou que je n’aime pas, mais que je tente toujours de comprendre... Je crois que si je devais tout prévoir, du début à la fin d’un roman, je ne pourrais rien écrire qui soit vrai.

Non, ni carnets, ni cahiers. Sauf, hier, il y a longtemps, où sans clavier d’aucune sorte, j’étais bien obligé d’écrire sur un cahier. Mais pas davantage qu’aujourd’hui il n’y avait de notes préalables. Ce qui ne m’empêchait pas, naturellement, de faire, défaire et refaire sans cesse.

 

JM : - Ecrire est-ce pour vous une passion ou un métier ?

Gérard :

Ni une passion, ni un métier. Un besoin. Les passions sont faites pour mourir. Elles se diluent d’elles-mêmes dans l’air du temps. C’est la passion amoureuse. Qui se raisonne peu à peu. Perdure, se transforme et s’installe en amour véritable. Ou disparaît bêtement, aussi vite qu’elle a surgi. Un métier non plus. Cette idée me fait penser à certains écrivains qui se lèvent tôt le matin, écrivent pendant quatre heures, puis font autre chose le restant de leur journée. Un peu comme s’ils devaient pointer chaque jour et justifier d’un temps de présence, passé derrière leur table à travailler ou bien à papoter dans les couloirs de la société qui les emploie. Je vous l’avoue la passion qui brûle de l’intérieur et qu’un broc d’eau éteint, je la trouve aussi désolante que les quatre ou cinq heures d’écriture à heures fixes. Comme sont désolants à entendre ces écrivains qui vous disent, une fois leur roman publié qu’ils ont terriblement souffert en l’écrivant... Ou bien ils sont maso, auquel cas ça nous indiffère de le savoir. Ou bien... ils n’ont qu’à faire autre chose qui leur permettra de moins souffrir... Non, ce qui m’anime depuis que je suis au monde ou presque c’est ce besoin qui est en moi d’écrire. Il y a là quelque chose de vital, comme les battements du cœur ou la respiration. Mon professeur, Roger Vrigny, avait publié un livre, publié chez Grasset, qui s’intitulait : « Le besoin d’écrire ». Il expliquait fort bien ce besoin vital, naturel en quelque sorte chez certains. Inexplicable en soi. Mais bel et bien là. Je ne sais s’il faut davantage parler de vocation. Conduire sa vie en écriture comme on peut la conduire en prière.

 

JM : - Quels sont les auteurs qui vous ont donné l'envie d'écrire ?

Gérard:

Aucun. Ou tous. Alors, je dirai tous. Et dans la mesure où le besoin d’écrire est sans doute né avec moi, je dirai plutôt que mes lectures ont permis à ce besoin de se développer, de prendre forme, de mûrir, de se concrétiser, que sais-je encore. J’ai écrit mon premier poème à l’âge de sept ans. Il était pour ma mère. Elle l’avait conservé, il est chez moi, quelque part. Vous imaginez bien que je n’avais pas encore lu Victor Hugo. Plus tard, je ne l’ai pas lu davantage, d’ailleurs. En revanche, lorsque j’étais malade, tout gamin, j’en ai déjà un peu parlé, les livres, je les dévorais littéralement. « Le dernier des Mohicans », « Robin des bois », « L’Ile au Trésor », « Robinson Crusoé », «  Croc Blanc », etc... Est-ce que je comprenais tout ? A huit, neuf ans, pas si sûr. Mais je lisais, lisais... En cinquième ou quatrième, je ne sais plus, j’ai acheté en cachette le prix Goncourt. Il avait été décerné à Vintila Horia pour son livre « Dieu est né en exil ». Ovide et sa vie. Une vie inventée, en fait. Je faisais du latin, ça tombait bien. Voilà. J’ai lu, beaucoup lu, je continue...

 

JM : - Aimez-vous lire ? Si oui quel genre ?

Gérard :

J’ai presque déjà répondu à cette question. Oui, j’aime lire. Et mon regret est de ne pas pouvoir lire davantage. Quel genre ? Tous, il me semble, ont quelque chose à me dire. Parmi les classiques, ou du moins que je considère ainsi, je lis ou relis Proust, même si je n’y retrouve pas toujours ma Madeleine, je me délecte en relisant Roger Martin du Gard, « Les Thibault » sont pour moi un régal, Zola que j’admire et, naturellement, les romans de Maupassant. Parmi les modernes, Armistead Maupin et John Fante, l’écriture au plus haut niveau, ils sont américains, je n’y peux rien. Le germanopratisme ambiant m’éloigne naturellement de notre prétendue littérature, ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de bons écrivains, au contraire, tels que JMG Le Clézio, incontournable, Laurent Gaudé, presque toujours, ou, parfois, Jean-Christophe Rufin. Presque tous les livres des Editions de Minuit. De Becket à Simon, de Chevillard à Ravet. Actuellement, le thriller est pour moi essentiel. Je pense à Michel Bussi, à Sandrine Colette ou à Paula Hawkins. Les livres que l’on écrit uniquement pour plaire – Lévy, Musso, Foenkinos – n’ont aucun intérêt, hormis pour les mauvais libraires d’en garnir leur vitrine, comme si l’un et l’autre en avaient besoin... Bref, je lis ce qui me plaît, ce qui me tente, et des livres qui me tentent, il y en a beaucoup... Je dispose de cinq minutes ? Un recueil de poésie à découvrir, assis dans un parc, à l’ombre... Il ne m’en faut pas davantage pour être heureux.

 

JM : - Quel est votre endroit favori et votre animal préféré ?

Gérard :

Ai-je un endroit favori ? Je ne sais pas. J’aime les endroits où je me sens à l’aise pour écrire. Une table, un bureau, et tout près de moi, une fenêtre donnant sur une rue ou sur un parc. Il me faut un peu de vie, des gens de tous âges qui passent ou s’arrêtent pour bavarder un moment, des enfants... Je n’ai pas besoin de les entendre. Il suffit que je puisse les voir aller et venir... Et plus près de moi encore, devinez ? Des livres, tout simplement.

Quant à mon animal préféré, c’est le chat... Le chat, depuis toujours... J’en ai connu plusieurs, ma grand-mère paternelle avait des chiens. Des chats également, mais jamais plus d’un. De superbes bergers, côté chiens. Mon affection pour les chats reste sans bornes. La déesse égyptienne Bastet n’est d’ailleurs jamais très loin de moi... Protectrice des femmes et des enfants, déesse aussi de la maternité... N’est-ce pas accoucher que d’écrire un livre ? J’en ai eu un, Domino, noir et blanc bien entendu, il n’appartenait qu’à moi et je n’appartenais qu’à lui. J’étais alors étudiant, dans la soirée, il s’en allait vagabonder dans le parc qui entourait notre maison, en banlieue parisienne. Ma chambre était au deuxième étage. Lorsque l’heure était venue de me coucher, je descendais, j’ouvrais une fenêtre et l’appelais. Du plus loin qu’il était, je l’entendais me répondre. Il courait, sautait vite sur le rebord de la fenêtre et s’assurait un instant que c’était bien moi, dès fois qu’il ait fait erreur sur la personne, puis il galopait jusqu’au second où je le retrouvais bientôt, lui tout fier d’être arrivé là-haut avant moi et de m’attendre... Il a veillé sur moi durant de belles années.

 

JM : - Etes-vous thé, café ou chocolat ?

Gérard :

Thé vert, par la force des choses. Le café ne m’est plus guère recommandé. Le chocolat non plus. Sinon, café, sans nul doute ! Et ristretto ! Court, très court. Un premier, toujours suivi d’un deuxième. Le deuxième pour déguster, savourer, profiter du moment.

 

JM : - Avez-vous quelque chose d'autre à ajouter ?

Gérard :

N’ai-je pas tout dit ? Peut-être même me suis-je laissé aller à en dire trop, non ?

 

JM : - Merci Gérard GLATT pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

 

Les amis, vous avez la parole : vous pouvez si vous le souhaitez poser d'autres questions à Gérard.

 

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