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INTERVIEW REALISEE HIER AVEC ALICE MASSON SUR MON GROUPE FB

GROUPE LECTEURS – AUTEURS :

LA PASSION DES MOTS

__________

 

INTERVIEW AUTEURE

Alice MASSON

(réalisée en 2020)

 

JM : - Bonjour à tous,

 

  • Notre amie Alice MASSON a gentiment accepté de répondre, récemment, à mes questions.


 

  • Je partage donc cette interview à l'issue de laquelle vous pourrez, si vous le souhaitez, poser des questions à Alice qui y répondra selon ses disponibilités.

 

 

JM : - Bonsoir Alice

 

  • Comment vas-tu ? Es-tu prête « à  passer sur mon gentil gril ! » ?  

 

Alice : Bonjour ma chère Joëlle, merci beaucoup pour cette invitation, je suis ravie de passer sur ton gril, je vais tâcher d’être la plus authentique possible !

 

 

JM : - Question habituelle mais incontournable : peux-tu, tout d'abord, te présenter afin que nos amis puissent mieux te connaître ?

 

Alice : Je vis à Marseille où je suis arrivée à l’âge de cinq ans. Comme je suis née à l’étranger, j’ai appris le français à l’école. Ce fut une véritable révélation parce que je suis complètement tombée amoureuse de cette belle langue. J’ai deux enfants qui sont adultes et sont partis de la maison. J’écris depuis toute petite mais mon premier livre a été publié en 2019. J’avais publié un article sur un de leurs auteurs dans le média numérique dans lequel je tiens une chronique littéraire. Ils avaient aimé ma plume et m’ont proposé de publier un recueil de nouvelles. L’aventure a commencé ainsi !

 

 

JM : - Que représente pour toi l'écriture ?

 

Alice : J’ai toujours aimé écrire, c’est un moyen d’expression incroyable. C’est mon institutrice de CM1 qui a détecté mes capacités rédactionnelles. Un jour elle a lu à toute la classe une rédaction que j’avais faite et ça m’a fait un énorme effet ! Depuis, j’ai fait des études littéraires pour découvrir les écrits des auteurs et pour m’en inspirer.

 

JM : - Peux-tu nous parler de tes ouvrages ?

 

Alice : J’ai publié deux recueils de nouvelles : Modern Love en 2019 et Le Croustilleur de Versailles en janvier 2020. Et en septembre 2020 mon tout premier roman : La chair est cendre, l’âme est flamme. C’est un roman de développement personnel basé sur le travail de Lise Bourbeau sur les cinq blessures de l’âme. Ce sont cinq personnages principaux, chacun porteur d’une des blessures : la trahison, le rejet, l’humiliation, l’injustice et l’abandon, qui vont évoluer vers une meilleure version d’eux-mêmes tout au long d’un voyage initiatique.

 

JM : - Si ma mémoire est bonne, tu as remporté plusieurs prix littéraires chez Grasset et au Cherche Midi. Peux-tu nous raconter comment tu as vécu ces aventures ?

 

Alice : Grasset m’a passé un coup de fil, j’étais à mon bureau en train de travailler sur un texte pour le concours George Sand. J’ai sauté de ma chaise, j’étais en ébullition ! Pour les Abeilles de Guerlain du Cherche Midi, j’ai été contactée par mail. J’ai relu quinze fois le mail pour être sûre de ne pas m’être trompée. Ils ont fait les choses en grand, avec la publication d’un recueil, une cérémonie de remise de prix à Paris sur les Champs, la venue de Patrick Poivre d’Arvor (la photo avec lui a été la plus likée sur mon mur FB cette année-là !). J’ai vécu ça comme un conte de fées. Cependant, je tiens à dire qu’aucune de ces maisons d’édition ne m’a fait de proposition concrète après ça.

 

JM : - As-tu d'autres projets d'écriture et souhaites-tu nous en parler ?

 

Alice : Oui, j’ai commencé à écrire un livre sur l’histoire de ma famille qui va s’appeler : Revenir à Marseille. C’est le témoignage de mon père sur son parcours de vie. Il est né à Marseille et à l’âge de douze ans, il a été obligé par sa mère et ses frères ainés à aller vivre en Arménie (le pays d’origine de ses parents). Pendant vingt-six ans, son unique obsession a été de revenir chez lui à Marseille. J’en profite évidemment pour raconter l’horreur du génocide des arméniens auquel mes grands-parents ont réussi à survivre, mais aussi la difficulté de l’immigration forcée, la détermination pour s’échapper d’un régime totalitaire (l’Arménie était incluse dans l’URSS), la capacité d’adaptation quand on doit s’intégrer…

 

JM : - Comment écris-tu (carnets, cahiers, directement sur l'ordinateur) ?

 

Alice : J’utilise les deux, quand j’en suis à la phase de recherches, de montage du plan, à l’élaboration des personnages, j’utilise des carnets. Puis, quand je commence la rédaction, c’est directement sur ordinateur.

 

JM : - Dans ta prime enfance avais-tu déjà envie de devenir écrivain ?

 

Alice : Pas tellement dans la prime enfance, mais l’envie d’être romancière m’est venue pendant l’adolescence. J’ai commencé par écrire des poèmes puis j’ai écrit une pièce de théâtre. Mais il a fallu que j’attende d’avoir cinquante ans pour voir mon rêve d’adolescente se concrétiser.

 

 

JM : - Tu as une imagination débordante ! Comment procèdes-tu pour créer les protagonistes de tes ouvrages et connais-tu, lorsque tu commences à écrire, la fin de l'histoire ou est-ce que tu improvises au fil des mots ?

 

Alice : J’ai besoin de verrouiller ma trame narrative et la psychologie de mes personnages avant de me lancer dans la rédaction. Je fais énormément de recherches. Par exemple pour le Croustilleur de Versailles, j’ai relu très attentivement les Lettres de Madame de Sévigné pour m’inspirer de ses tournures de phrases. Pour mon dernier roman, j’ai étudié à fond les livres de Lise Bourbeau. Quand je commence à rédiger, je dois avoir quatre-vingt pour cent des rebondissements en tête. Effectivement, les enchainements, les dialogues et certains passages me viennent au fur et à mesure.

 

 

JM : -As-tu des séances de dédicaces prévues prochainement – quand la situation sanitaire le permettra bien sûr.. - et où  ?

 

Alice : J’avais prévu de faire 22 salons littéraires en 2020, j’en ai fait quatre ! Donc si mon calcul est bon, si tous les salons qui ont été annulés en 2020 sont reportés en 2021, mon agenda est déjà plein ! Non, sérieusement, cette année 2020 est une véritable catastrophe pour nous autres auteurs indépendants. J’avais prévu de sortir mon livre dans une librairie à Marseille et de faire le tour des salons littéraires et de bien-être dans ma région et aussi dans d’autres régions, mais tout est gelé pour l’instant. C’est très anxiogène.

 

 

JM : - A qui confies-tu tes manuscrits (amie, membre de ta famille, bêta-lecteur) ?

 

Alice : Pour mes premiers écrits, j’ai envoyé effectivement à beaucoup de mes amis, à ma sœur, mes enfants, mes nièces. Puis j’ai commencé à participer à des concours de nouvelles, et j’ai eu la chance d’en remporter quelques-uns.

 

JM : - Comment as-tu procédé pour faire publier tes ouvrages ?

 

Alice : Je n’avais jamais imaginé qu’un jour mes écrits seraient publiés, mais par un concours de circonstances, une de mes nouvelles a été publiée dans un recueil collectif suite à ma participation à un concours. C’était pour les éditions du Cherche Midi. Avant ça, j’avais remporté un prix chez Grasset mais la nouvelle n’a pas été publiée. Puis comme je le raconte plus haut, j’ai été contactée par une maison d’édition qui m’a mis le pied à l’étrier.

 

 

JM : - Que penses-tu de l'édition numérique ?

 

Alice : C’est à double tranchant. D’une part c’est formidable de pouvoir diffuser au grand jour ses écrits, mais du fait de la facilité du processus, il est très difficile de se faire remarquer parmi le nombre impressionnant de publications.

 

JM : - Tu as plusieurs pages Fb peux-tu nous en communiquer les liens ?

 

Alice : Je ne suis pas très active malheureusement sur les réseaux sociaux. Je trouve que c’est très chronophage. Cependant, j’ai effectivement une page FB qui s’appelle le blog littéraire d’Alice où je publie mes retours de lectrice et les informations sur mes livres. Mais j’ai conscience que je pourrais en faire plus, mais le temps me manque cruellement !

 

JM : - Que ressens-tu lorsque tu écris le mot FIN ?

 

Alice : C’est une libération, mais aussi, le début d’un processus qui prend beaucoup de temps et d’énergie : la correction. Heureusement que pour mon dernier roman, j’ai eu la grande chance d’être aidée par mon amie auteure Dominique Guenin qui m’a beaucoup fait évoluer dans mon écriture grâce à ses conseils.

 

 

JM : - Je sais que tu es également une dévoreuse de livres et une chroniqueuse littéraire de grand talent puisque tu travailles pour un média en ligne : France Net Infos. Peux-tu nous parler de ton job au sein de ce groupe ?

 

Alice : Merci beaucoup Joelle, l’aventure de FranceNetInfos a débuté en 2012, j’avais vu une annonce en ligne où ils cherchaient des correspondants locaux. Comme Marseille avait été élue Capitale de la culture pour 2013, j’ai proposé ma candidature pour couvrir l’évènement. De fil en aiguille, j’ai continué à leur envoyer des articles, sur le cinéma, le théâtre, les festivals, des interviews… Et j’en suis à ce jour à plus de mille articles publiés ! Et j’espère continuer encore longtemps avec eux.

 

JM : - Quel est ton genre de lecture préféré ?

 

Alice : Je suis passionnée par l’histoire, j’aime beaucoup les livres de vulgarisation de la philosophie et de la science. Mais j’aime aussi beaucoup les romans feelgood et les essais en général.

 

JM : - En dehors de l'écriture quelles sont tes passions ?

 

Alice : J’ai travaillé pendant six ans dans le spectacle vivant, je suis passionnée par les artistes, la création, l’expression culturelle par tous les biais possibles.

 

 

JM : - Quelle est ta musique préférée et écris-tu en musique ?

 

Alice : Je suis très fan de la pop britannique qui est, pour moi, l’origine de tous les mouvements musicaux modernes. J’ai grandi avec David Bowie et Peter Gabriel !

 

JM : - Si tu devais partir sur une île déserte quel objet, indispensable à tes yeux, emporterais-tu ?

 

Alice : J’emporterai une photo de mes enfants.

 

JM : - Quel est ton plus grand rêve ?

 

Alice : J’aimerais arriver à lire un livre par jour comme Bernard Pivot.

 

JM : - Si tu étais : un fruit, une fleur, un animal : tu serais ?

 

Alice : une grenade (symbole de mon pays de naissance), une rose (c’est le prénom de ma grand-mère paternelle qui a inspiré ma nouvelle : Un nouveau départ qui a remporté le prix des Abeilles de Guerlain), une louve (il parait que c’est mon animal totem).

 

JM : - As-tu des animaux de compagnie ?

 

Alice : Je ne conçois pas ma vie sans animaux. J’en ai eu beaucoup depuis que je suis petite et je tenais absolument à ce que mes enfants grandissent en compagnie d’animaux. J’ai eu une chatte qui s’appelait Poupounette, qui est morte pendant le confinement, elle me manque énormément. Actuellement, j’ai un chat qui s’appelle Bouboulito qui est en « pension » chez moi (il appartient à ma fille) et mon fils est parti de la maison avec sa chienne qui s’appelle Siam que j’ai gardée pendant deux ans.

 

JM : - Quel mot te définit le mieux ?

 

Alice : Authentique

 

JM : - As-tu quelque chose à ajouter ?

 

Alice : Effectivement, ton grill était très bienveillant, ce fut un réel plaisir de répondre à tes questions, merci beaucoup Joëlle.

 

JM : - Merci Alice pour cet agréable moment passé en ta compagnie.

Les amis, vous pouvez, si vous le souhaitez, poser d'autres questions à Alice qui se fera un plaisir de vous répondre sous ce post.

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